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mardi, 12 février 2013

A QUELQUES JOURS DE L’AUDIENCE DE CONFIRMATION DE CHARGES A LA CPI: LES HOMMES D’IB FONT DE GRAVES REVELATIONS

 

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A quelques jours de l’audience de confirmation de charges de la Cpi contre le président Laurent Gbagbo, il nous apparait opportun et judicieux de sortir du mutisme dans lequel nous nous étions volontairement enfermés depuis un peu plus de deux années, afin de livrer à l’opinion nationale et internationale notre part de vérité, en notre qualité d’acteurs et témoins de cette crise ivoirienne depuis sa genèse jusqu’à ce jour.

De prime abord, nous voudrions marquer notre total accord avec ceux-là qui déclarent que la crise ivoirienne, telle qu’elle apparait aujourd’hui, est la conséquence naturelle de cette vague de violences, pourtant, introduite en Côte d’Ivoire par le Rdr. Les choses s’enchaînèrent et dès décembre 1999  avec le coup d’Etat qui renversa M. Henri Konan Bédié. Nous sommes largement instruis sur les commanditaires de ce putsch lorsque nous jetons un regard sur la liste des meneurs qui n’étaient autres que le sergent chef Ibrahim Coulibaly (Ib), Diarassouba alias Zaga Zaga, Diomandé «La grenade», Touré Pelican Hervé dit Vetcho, Chérif Ousmane , Koné Zakaria, Kambou Sansan, Boka Yapi, Adama Coulibaly, Issiaka Wattara dit Wattao, etc…

Pour ce coup-là, on a vite fait de se féliciter de ce qu’il fut fait sans effusion de sang. Mais quel Ivoirien ne se souvient–il pas des graves violations des droits humains enregistrées dans les jours et mois suivant ce coup de force? Est-il encore besoin de rappeler aux Ivoiriens les dérives et affres causées par le fameux PC-Crise? Le sang des Ivoiriens coulait déjà à cette période à profusion. Pouvait-il en être autrement avec ces chefs de guerre-là que nous connaissons désormais mieux?  Bref! Souvenons-nous que traqués et brimés par le pouvoir Guéi, ces chefs du PC-Crise et de la toute aussi fameuse Cosa-Nostra se retrouvèrent au Burkina faso dans le courant de l’année 2000. Sans leur donner le temps de revenir de leurs émotions, Monsieur leur mentor leur ordonna de se remettre assez rapidement au travail pour la déstabilisation  des institutions de la Côte d’Ivoire, car selon ce dernier, le temps pressait. Voilà pourquoi après moins de 4 mois d’entrainement, la Côte d’Ivoire connu une autre page sombre de son histoire à travers le coup de la Mercédès blanche.

Arrêtons-nous un peu et faisons un tout petit exercice pour savoir combien d’Ivoiriens ont sauvagement trouvé la mort lors de cette tentative de déstabilisation? Que sont devenus les enfants du commandant de brigade de Kong tué et dépossédé de sa Mercédès blanche? Que sont devenus les enfants, épouses et parents de ces jeunes gendarmes en service à la Rti, qui cette nuit de Janvier 2001 sont tombés sous les balles assassines des protégés du commanditaire? Pourrait-on objectivement parler de justice et de lutte contre l’impunité en gardant le silence sur ces faits?

Qu’à cela ne tienne, en cette nuit de janvier 2001, les troupes du mentor échouent et reculent. Le sergent chef Ibrahim Coulibaly, commandant des opérations, explique cet échec à celui-ci, par la survenue d’une défaillance du système de communication qui aurait suscité un massacre de la population civile, s’il s’entêtait à mener l’action jusqu’au bout; ce qui ne manqua de mettre le mentor dans une colère noire. On lui déclara à l’occasion que la préservation de la vie des civils n’importait en rien. Le sergent Chef Ib et ses hommes devaient se remettre au travail pour une ultime action qui ne saurait s’accommoder d’un quelconque échec. Survient alors l’inoubliable 19 septembre 2002.

Pour s’octroyer plus de chances de réussir ce coup, le couple Ouattara imposa au Sergent Chef Ib, l’implication et la collaboration de Modibo Adama dit Mobio Mobio et Régis Manon, tous deux membres de leur garde privée. La consigne était claire et sans ambigüité: éliminer sans état d’armes tous se qui seraient susceptibles de pouvoir empêcher la réalisation de ce complot. Les résultats sont aujourd’hui connus; gendarmes policiers, militaires et fonctionnaires soupçonnés à tort ou à raison d’être favorables à Gbagbo sont exécutés à bout portant ou égorgés sur les places publiques. Des centaines et des centaines de jeunes ivoiriens sont devenus orphelins. Des jeunes filles violées ou éventrées se ruaient vers le Sud réclamant justice et abri au Président Gbagbo. La Côte d’Ivoire était déstabilisée et il n’y avait que ça qui comptait aux yeux du commanditaire qui contrôlait désormais, via l’ex-rébellion, la moitié du pays.

Après une lecture objective de la situation socio–politique que vivait dès lors la Côte d’Ivoire, une résistance nationale s’organisa en Abidjan et dérangea profondément les plans du clan Ouattara. Entre temps survint au sein de la rébellion ivoirienne une profonde dissension entre Soro Guillaume et le Sergent Chef Ib. Des centaines et des centaines de soldats, fidèles au dernier cité, sont exécutés. Encore d’autres orphelins parmi les Ivoiriens. Nous ne comptons pas les tueries quotidiennes que l’on déplorait dans la zone CNO pendant ces huit années d’occupation et intéressons nous enfin à la crise postélectorale.

M. Ouattara n’envisageait nullement une défaite. De leur côté, les forces nouvelle devaient intervenir après le résultat des élections. Les commanditaires décidèrent de faire appel à tous. Ainsi donc, Koné Zakaria qui était en rupture de banc avec ses amis des forces nouvelles est rappelé et remis en selle. Sollicité par son mentor de tous les temps, le Sergent Chef Ib lui, décida de faire une démonstration de force et une manœuvre de séduction à l’endroit du couple Ouattara en s’installant à Abobo, au plus fort de la crise militaire ivoirienne.

Ainsi la majorité des combattants fidèles à Ib s’installèrent à Abobo, lorsqu’un groupe de 63 personnes dont nous-mêmes, fut détaché à la maison du PDCI à Cocody. Nous devions constituer un poste avancé et mater la FESCI qu’on nous avait décrite comme une milice pro-Gbagbo. Nos cibles étaient donc les résidents de la Cité Rouge, du Campus 2000 et ceux de la Cité Mermoz. Nos hommes dotés de pouvoirs mystiques qui les rendaient invulnérables aux armes à feu et autres armes blanches semèrent paniques et désolations chaque jour dans les rangs des étudiants. Et ce, depuis le début du mois de Janvier 2010.

Ainsi des jeunes filles étaient-elles violées pendant que les étudiants étaient mortellement agressés jours après jours. Pour ce travail, nos hommes étaient régulièrement pris en charge par le maire d’Abobo. C’est bien l’affluence des plaintes à l’encontre des méfaits de nos hommes qui a motivé la descente musclée mais légitime et justifiée des FDS au siége du PDCI, ce matin du 4 Janvier 2011.

Ce jour-là, l’un des notre, Diakité Karim, alias Krimo, fut tué après un long affrontement contre les forces régulières de l’ordre. Grâce au RHDP, notre séjour carcéral fut très court. Une fois libres, nous regagnons alors notre base à Abobo. Là, nous apprenons que les consignes restaient les mêmes. Le président Ouattara nous avait assigné la mission de débarrasser Abidjan de tous ceux qui étaient susceptibles d’être des pro- Gbagbo, par tous les moyens. Combien n’ont-ils pas été des victimes innocentes sur la base de leur appartenance ethnique ou politique? Comment se fait-il qu’aucun charnier n’ait été découvert à Abobo, alors que les cadavres jonchaient les rues par dizaines un peu partout dans cette commune? Où alors l’ONUCI qui se chargeait du ramassage des corps avec la Croix Rouge  a-t-il emporté les cadavres d’Abobo? Certainement loin de là pour en faire porter le chapeau au Président Gbagbo. Pourrais-je un jour oublier le regard effrayé mais digne du Capitaine Kassy de la Gendarmerie nationale et de ses hommes du CECOS avant leur exécution?

Face à de telles exactions, Laurent Gbagbo se devait-il de croiser les bras et regarder sa population se faire massacrer? Ne devait-il pas protéger les Ivoiriens? Pour notre part, nous croyons que dans cette crise, il y avait un agresseur et un agressé. Nous nous sentons offusqués de constater que l’agressé se retrouve en prison à la CPI, pendant que l’agresseur est sanctifié par la «communauté internationale». Est-il besoin de décrire aux Ivoiriens ce qui se serait produit comme massacre d’être humains si M. Gbagbo n’avait pas empêché cette prétendue marche sur la RTI pour l’installation de M. Brou Aka Pascal?

Je révèlerai seulement que nos hommes infiltrés parmi les manifestants avaient pour consigne d’éliminer le maximum d’éléments des ex-FDS en se servant des marcheurs comme bouclier humain. De ce qui précède, nous voudrions dire haut et fort que M. Laurent Gbagbo n’est pas et n’a jamais été le bourreau des Ivoiriens. Nous voulons qu’il nous soit permis de déclarer que le seul et unique bourreau du peuple ivoirien est le régime actuel. Le jour où ce régime commandita l’assassinat de notre mentor et chef Ibrahim Coulibaly, ses hommes crurent avoir effacé toute trace de liaison entre IB et M. Ouattara en confisquant les deux téléphones portables qu’ils trouvèrent sur lui. Mais qu’ils se renseignent bien auprès de tous ceux qui ont fréquenté l’homme, ils sauront alors que Ib avait toujours trois téléphones portables. Que le régime sache que nous détenons ce troisième téléphone ainsi que l’agenda de notre mentor. Toute chose qui permettra de démontrer, aux yeux de tous, la connivence entre les deux hommes. Pour ce qui nous concerne, nous prenons l’engagement de témoigner partout avec force détails et éléments de preuves en notre disposition, pour que Ouattara et Soro se retrouvent là où ils ont aujourd’hui mis injustement le Président Gbagbo et ses proches.


Le Collectif des ex-membres de la branche politique de l’Unir (proche du Sergent-Chef IB) en exil.


Source: Le quotidien "Le Temps" N° 2824 du 11 février 2013.

jeudi, 27 décembre 2012

COTE D'IVOIRE: DOUMBIA MAJOR APPELLE A UN COUP D'ETAT CONTRE ALASSANE OUATTARA

 

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"Pour Doumbia Major, ex porte-parole de IB, il faut enlever Ouattara par un coup d'Etat". Qui l'eut cru? Chien mange donc chien?


«Sur le plan politique, je pense que lorsqu'un régime vire vers des pratiques antidémocratiques il faut le renverser, et je continue de le penser. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu'une fois élu un régime doit faire ce qu'il veut, y compris s'adonner à des violations de droits humains, à des pillages de ressources collectives et de deniers publics, qu’on doit le laisser pratiquer l'injustice, les abus de pouvoir etc... Et que, pendant que les dirigeants du régime s'adonnent à ce type de pratiques antidémocratiques le peuple doit attendre passivement la fin du mandat pour espérer un hypothétique changement de gouvernants.

Comme aux USA, où il est prévu une procédure «d'impeachment», le peuple doit se réserver la possibilité d'empêcher un régime d'aller au terme de son mandat si celui-ci trahit le peuple. C'est pourquoi je ne regrette aucun renversement violent d'un régime qui vire à la dictature.

Quand les révolutions surviennent, elles se passent pendant que certaines personnes qui les désapprouvent se trouvent tranquillement à leurs domiciles, mais ce n'est pas leur passivité ou leur désapprobation qui empêchent la révolution d'avoir lieu!

Autant l'humeur et le sentiment de désapprobation du mouton n'a pas d'influence sur l'organisation de la fête de la Tabaski, autant les sentiments de désapprobation de quelques pseudo-pacifistes et de quelques partisans d'un régime, ne peuvent empêcher la survenue d'une révolution, quand un régime vire à la dictature.

Ce qui empêche la survenue d'une révolution ce ne sont pas les cris et les larmes de crocodiles de quelques partisans d'un régime qui vivent du luxe que leur procure un système dictatorial qui se nourrit d'injustice et d'inégalité ; ce qui empêche la survenue d'une dictature c'est le comportement démocratique des dirigeants!» Doumbia Major.

Oui ! Vous ne rêvez point! Ces mots sont de Doumbia Major qui se dit exilé politique depuis près de dix ans. Depuis près de quatre mois, le cerveau politique de l’aile de feu le sergent major IB, donne de plus en plus de la voix. Pour, lui, l’Afrique doit aller de coup d’Etat en coup d’Etat. Pour lui, seule Ibrahim Coulibaly dit IB méritait de gouverner ce pays. On l’aura bien comprit, les attaques en Côte d’Ivoire ne sont pas le seul fait des partisans de Gbagbo mais aussi et surtout de certains militaires qui ont combattus aux cotés de ce dernier jusqu’à sa mort. L’administration Ouattara se trouve donc confrontée à deux entités qui conjuguent bien le fait que l’ennemi de mon ennemi soit mon ami. En clair une coalition entre les deux camps n’est pas à exclure dans la mesure où Doumbia Major disait il y a peu: «l’exilé n’a pas d’état d’âme, il peut s’allier à n’importe qui, pourvu que ce dernier lui promettre de mettre fin à son exil».

Qui vivra verra!

 

Jean Pierre Assa, in Lementor.net

Le 26 décembre 2012 par Autre presse


Source: IVOIREBUSINESS.NET

vendredi, 09 novembre 2012

MENACES DE DESTABILISATION: UN LIEUTENANT D'IB FAIT DE GRAVES REVELATIONS SUR LA SECURITE D'ALASSANE OUATTARA

 

 

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Il se fait appeler «Dr Ali Konaté», un lieutenant du défunt sergent chef Ibrahim Coulibaly. Il s’est ouvert à nous, le dimanche dernier (4 novembre 2012, Ndlr) à Cocody, suite à notre entretien exclusif avec «Brebis galeuse», qui se dit élément des Frci ayant décidé de rompre le silence. Il a fait de graves révélations sur les attaques contre les positions et camps des Frci ainsi que sur certains événements de la crise post-électorale. Entretien. 
 

Qu’est-ce qui nous vaut l’honneur de votre visite? Qu’avez-vous à nous dire de particulier? 

Il y a l’actualité brûlante. Nous allons parler des causes et des effets de ce qui est en train de se passer dans notre pays. Et si possible, faire quelques ébauches de solutions. Mais avant tout, je voudrais commencer par la mort du Major, le sergent chef Ibrahim Coulibaly. Beaucoup de choses sont dites sur pourquoi il fallait l’éliminer; après son élimination qu’est-ce qu’on a fait de son corps, puisque sa famille biologique tout comme nous ses hommes attendons toujours. Il n’a pas bénéficié d’un enterrement digne; c’est plutôt à une parodie d’enterrement qu’on a assisté. Et dix jours après, on nous a même dit que son corps a été déterré. 

Pourquoi faites-vous ce rappel? 

Nous le faisons parce qu’en son temps, le chef suprême des armées, avait dit à son ministre de la Défense, aussi Premier ministre, de désarmer Ibrahim Coulibaly de gré ou de force. Tout le monde savait que de gré, cela était impossible. Mais personne n’avait idée du degré de la force. Cela a donc donné ce qu’on a constaté. Ces propos ont été tenus à la télévision nationale. Le même chef suprême des armées est venu dire peu après l’assassinat du Major qu’il était mort aux combats. Il avait diligenté une autopsie qui devrait être suivie de la remise de la dépouille à la famille biologique du Major pour un enterrement digne. Mais tout le monde attend les résultats de cette autopsie. Mais pour la petite histoire, une autopsie est faite pour élucider deux situations: démontrer que le corps sur lequel est pratiquée l’autopsie est bien celui dont il s’agit; et déterminer de quoi il est effectivement mort. Et c’est là que nous ne comprenons rien. 

Pourquoi? 

Le chef de l’Etat, chef suprême des armées a lui-même dit que le sergent chef Ibrahim Coulibaly est mort aux combats. Dès lors, à quoi sert l’autopsie? Cette confusion nous a intrigués. On s’est dit qu’il y avait anguille sous roche. Nous nous sommes demandés si le chef suprême des armées était manipulé par quelqu’un, s’il était en collusion avec quelqu’un sur ce coup-là ou s’il protégeait quelqu’un. Nous nous demandons toujours. 

Mais pour le besoin de la réconciliation, nous avons passé sous silence cet aspect très important. Etant donné que 4 Ivoiriens sur 10 se reconnaissent en Ibrahim Coulibaly, il serait souhaitable qu’on fasse la lumière sur les circonstances de sa mort; l’enterrer dignement et passer à autre chose. 

Est-ce pour cela que vous nous avez contactés pour cet entretien? 

Pas seulement ça. Lorsque les attaques ont commencé, notamment après la seconde attaque, nous avons entendu dire au sommet de l’Etat qu’il y a une connexion entre les pro Ibrahim Coulibaly et les pro Gbagbo pour attaquer l’Etat. 

Qui l’a dit? 

C’est ce qui a été dit. Vous êtes journaliste, renseignez-vous, vous saurez qui. Celui qui n’était pas loin de l’information, c’est l’actuel ministre de l’Artisanat, Konaté Sidiki. Il a été le premier à dire qu’il y a une connexion entre pro Ib et pro Gbagbo. Et ensuite cela a été ressassé par l’actuel ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko. Mais après cette deuxième attaque, il y en a eu bien d’autres de sorte qu’on ne sait plus s’il faut toujours parler de connexion, ou de bandits de grands chemins comme on l’a fait aussi croire. 

Ou alors s’il faut se focaliser sur le disque rayé des pro Gbagbo qui commencent à ne plus faire recette. Que des bandits n’attaquent plus les grandes surfaces qui pullulent à Abidjan, mais préfèrent attaquer des gendarmeries, des camps militaires, des postes frontaliers, et qui chaque fois qu’ils viennent repartent avec un butin, notamment des armes lourdes et des munitions. Où vont-ils avec ces armes? A qui profitent-elles? Nous les pro Ibrahim accusés à tort avons envie de savoir. 

Avant de vouloir savoir qui attaque les Frci, que répondez-vous à ceux qui vous accusent de vouloir déstabiliser Ouattara? 

Je vais plutôt vous donner matière à réflexion. Imaginez-vous des gens (ndlr, pro Gbagbo) qui seraient venus du Ghana, comme on veut le faire croire, qui ont traversé le tout Abidjan pour se retrouver à Akouédo, l’un des camps les mieux sécurisés de l’Afrique de l’Ouest, n’attaquent pas mais y entrent comme couteau dans du beurre, ne forcent pas la poudrière mais y ont accès et se servent en armes et munitions. Et le lendemain matin, on nous dit que ces gens-là ont fui et ont abandonné dans leur fuite des armes dans la forêt de Bingerville. Mais entre nous, y a –t-il une forêt à Bingerville? 

Il n’y en a pas. Nous savons qu’il y a des plantations de tecks mais pas de forêt. Et celui qui nous dit ça c’est le premier à se prononcer sur cette attaque d’Akouédo. La deuxième personnalité à se prononcer officiellement sur cette attaque d’Akouédo, c’est le président de l’Assemblée nationale. Mais il n’est ni ministre de l’Intérieur, ni le directeur de la Dst, ni le ministre de la Défense, il n’est même plus Premier ministre. Et c’est lui qui fait des commentaires. 

Il dit: «Nos éléments ont repoussé les assaillants. Et à l’heure où je vous parle, nos éléments sont en train de faire les ratissages». Qui sont ces éléments, et en tant que qui parlet-il? Mais c’est longtemps après que le ministre de l’Intérieur a dit que ce sont les pro Gbagbo, sans enquête aucune. La situation est tellement sérieuse, il fallait faire un minimum d’enquête avant de faire des affirmations. 

Et quand on dit qu’il s’agit de pro X ou Y, il faut brandir des preuves matérielles. Or tel n’a pas été le cas. Jusqu’à la dixième attaque, c’était la même rengaine. Finalement, il fallait en fabriquer. On nous parle d’armes lourdes que ceux qui attaquent emportent avec eux. Je reviens à ma question: où vont-ils avec, que vont-ils en faire? Ce qui nous ramène à qui est derrière ces attaques? 

Vous avez lâché le mot, qui est derrière ces attaques attribuées grossièrement aux pro Gbagbo? 

Nous les pro Ibrahim Coulibaly avons envie de le savoir autant que vous. Le chef suprême des armées a tranché, notre leader a été tué, nous militaires pro Ib attendons le retour de l’ascenseur. Mais en tant qu’Ivoiriens, nous voyons que notre pays est attaqué. Nous nous demandons si ceux qui ont attaqué hier, sont en train d’être attaqués aujourd’-hui, on se demande. Quand nous lisons entre les lignes, nous nous rendons compte que dans l’ordre hiérarchique militaire ceux qui doivent nous informer quand il y a des attaques ne sont pas ceux qui nous ont toujours informés. Il y a problème! 

Qui selon vous devrait en premier sonner le tocsin? 

Le directeur de la Dst est le mieux placé, selon moi. Mais ce n’est pas lui qui nous parle. Souventefois, c’est le ministre délégué qui monte au créneau. Mais il fait du réchauffé. Il répète parfois mot pour mot ce que le ministre de l’Intérieur a dit. On veut bien comprendre à quoi joue le ministre de l’Intérieur, à quoi joue Paul Koffi Koffi et à quoi joue le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro. Et nous voulons savoir pourquoi la Dst est muette, nous voulons savoir. 

Vous ne nous avez pas encore dit qui vous voyez derrière ces attaques? 

Si nous donnons un nom ici et maintenant l’on nous dira que ce sont les mêmes hostilités d’alors. C’est pourquoi, nous ouvrons des brèches qui vont permettre à chacun de se faire une opinion. 

Oui, mais vous pro Ib avez été associés aux pro Gbagbo comme auteurs des raids qui visent les Forces républicaines, alors qui voyez-vous derrière ces attaques? 

Nous ne nous reconnaissons pas dans ces raids. Parce que ceux qui nous accusent connaissent nos modes opératoires. Nous soldats qui nous réclamons du sergent chef Ibrahim Coulibaly, n’attaquons pas à moitié. Nous attaquons une fois et le résultat est là. Tout le monde sait comment nous fonctionnons depuis 1999. Et puis quand nous attaquons, nous revendiquons notre attaque. En 1999 quand nous avons «tapé», nous ne nous sommes pas cachés. Nous avons revendiqué l’attaque. En 2002, quand nous avons attaqué, nous l’avons revendiqué, même si chacun sait comment ça s’est terminé après. Quand nous étions à Abobo, nous l’avons revendiqué. Ce n’est pas nous. Ceux qui attaquent Ouattara ont un objectif. 

C’est lequel? 

Ils veulent déstabiliser; ils veulent faire peur à celui qui est là. Parce qu’ils savent qu’il n’est pas assis. Voilà la vérité. 

Qu’est-ce qui vous fait dire cela? 

Un pouvoir qui est réellement assis a un service de renseignement efficace. Il a un état-major efficace, donc avec un Chef d’état-major efficace. Même si nous sortons d’une guerre, l’embryon de son armée doit être solide. Il n’est donc pas assis. Ça c’est l’aspect militaire. Au plan politique, les Ivoiriens se regardent avec tellement de méfiance que chacun évite son prochain. Regardons la justice. La Cpi a demandé à ramener toutes les enquêtes sur les crimes commis en Côte d’Ivoire jusqu’en 2002. De cette date à ce jour, des crimes ont été commis à gauche comme à droite. Il y en a eu au Sud comme au Nord. 

Mais seuls les crimes commis au Sud ont été jugés. Parce que leurs auteurs présumés sont pro X. Pourquoi pas ceux qui ont été commis depuis 2002. Quand je parle des crimes de 2002, je fais allusion aux viols, aux vols, à la déforestation, au pillage du diamant, de l’or. Notre sous-sol a été exploité sans limites. Je ne cite pas la mainmise sur le coton, l’anacarde, le cacao, le bois, etc. Ceux qui ont fait cela sont devenus insolemment riches. Ils sont là. Et voilà un Monsieur que l’on traque au Ghana pour braquage de trois milliards à la Bceao et pour crime de sang. C’est quoi son crime économique? Le braquage de la Bceao à Abidjan. On dit qu’il a volé 3 milliards. 

Savez-vous combien de milliards a-t-on emportés à la Bceao de Bouaké, Daloa, Korhogo? Ces cas ne sont-ils pas des crimes économiques? S’ils le sont alors que la justice ivoirienne se prononce là-dessus. Que ceux qui ont commis ces crimes-là soient poursuivis comme les pro Gbagbo le sont actuellement. 

Qui doit-on poursuivre pour ces faits que vous venez d’énumérer? 

Celui qui s’est déclaré responsable de la rébellion, c’est-à dire le président de votre Assemblée nationale. C’est lui qui a dit haut et fort que c’était lui le patron de la rébellion. 

Pourquoi la justice ne traque pas ces gens-là, alors qu’elle est aux trousses des pro Gbagbo qu’on accable de tous les péchés d’Israël? 

(Il garde le silence pendant 2 minuties) Est-ce que le pouvoir veut réellement le livrer. Est-ce que la Cpi est réellement décidée à venir les chercher. Je voulais finir par cela, mais comme vous avez ouvert la brèche, je vais le dire… 

De quoi s’agit-il? 

Une chose va se passer, parlant de ce que la justice doit faire. Puisque le Président Ouattara n’est pas prêt de donner son ok pour que les criminels de son bord soient jugés et condamnés. Il a montré son incapacité à le faire. Il va amnistier tous les pro Gbagbo civils qui ne sont pas impliqués dans des crimes de sang. Il n’a pas le choix, il va les libérer pour jeter la poudre aux yeux de ceux qui disent qu’il y a la justice des vainqueurs en Côte d’Ivoire. Il y aura une parodie de justice qui va détourner l’attention des Ivoiriens. Ils ont commencé avec leur caravane de la paix qui réclame la libération de ces gens-là. Tout ça parce qu’il ne peut pas faire arrêter ceux que vous savez. 

Vous avez dit que les pro-Ib sont loin des attaques contre les positions des Frci. Au cas où elles devraient emporter le régime resteriez-vous dans votre position d’attentiste sans vouloir sauver le régime Ouattara? 

Si celui qui a demandé en son temps qu’on désarme de gré ou de force se rappelle que nous pouvons lui être utile et en fait la demande, il n’y a pas de raison que nous ne l’aidions pas. Sinon, nous ferons comme tous les Ivoiriens, nous regarderons de loin les choses. 

Vous confirmez donc ne rien avoir avec ce qui se passe ces derniers temps… 

Nous n’avons rien à voir avec ce qui se passe. Je le répète. Nous avons des signatures dont une signature qui est en train d’être imitée. D’un, quand nous attaquons nous revendiquons. De deux, en 1999 lorsque certains de nos frères d’armes étaient arbitrairement détenus à la Maca, nous avons forcé la Maca pour les extraire. Mais les autres détenus en ont profité. Nous attaquions les prisons pour en extraire nos éléments qui peuvent nous aider à atteindre nos objectifs. Mais aujourd’hui, presque toutes les prisons de Côte d’Ivoire ont été attaquées. 

Ce ne sont pas là les méthodes des pro Ib. Ils le savent. Nous n’attaquons pas les prisons pour le plaisir de le faire. Nous attaquons les prisons où nous avions des éléments arbitrairement arrêtés, et qui pouvaient nous aider à atteindre nos objectifs. C’est d’ailleurs pourquoi, nous n’avions attaqué que la seule Maca. 

Vous êtes en train de nous dire que ceux qui attaquent les prisons depuis un certain temps sont en train d’en extraire les leurs dont ils ont besoin les services? 

Pas seulement ça, à mon avis. Mais pour que l’on regarde dans notre direction, nous les pro Ib. Puisque c’est une de nos signatures qui est imitée par ces gens-là. Ils veulent brouiller les pistes en faisant croire à ceux qui connaissent nos signatures que c’est nous, alors que ce n’est pas nous. 

Vous êtes en train de nous dire que quelqu’un essaye de vous faire porter la responsabilité de ces actes criminels? 

Tout comme il essaie de la faire porter aux pro Gbagbo. Si l’occasion vous était donnée par ceux qui font les frais des attaques de ces encagoulés d’en finir avec eux, le feriez-vous? Ça dépend de quelle occasion. Je vous ai dit tantôt que si celui qui nous a fait désarmer hier se souvient de nous et nous fait appel, nous allons réagir. Nous avons désarmé. Nous avons désarmé cinq jours avant qu’on vienne nous attaquer et tuer celui qui a été tué. Nous avions déjà désarmé. Nous ne sommes pas revanchards. Sinon, celui qui est en face est civil. Ceux sur qui il compte sont pour la plupart de gens formés par nous. Certains étaient nos chauffeurs et d’autres nos cuisiniers. Si nous étions revanchards, quand il nous a ravi la tête de la rébellion il était facile pour nous de le contrer. 

Qui est ce civil qui est en face? 

La question a été déjà répondue. J’ai dit, celui qui a été notre porteparole, était le Premier ministre, ministre de la Défense, il disait à tout le monde que nous étions ennemis. Nous, nous le prenions peut-être pour un adversaire mais pas un ennemi. Car si c’était un ennemi on l’aurait éliminé. Je vous le répète, nous sommes militaires et stratèges, lui il est civil. Si nous avions envie de l’extraire lui seul pour que la Côte d’Ivoire que nous avons en commun ait la paix, nous n’allons pas hésiter. 

Mais nous n’avons pas encore la certitude que si nous l’extrayons cela n’aura pas de conséquences sur la Côte d’Ivoire que nous avons en commun. C’est pourquoi je vais vous ramener à ce que j’avais dit tantôt: si celui qui nous a fait désarmer hier nous dit que si nous extrayons ce civil, cela n’aura pas d’incidence sur la Côte d’Ivoire, nous entrerons dans la danse. Ce soir même (ndlr, dimanche soir)! 

N’essayez pas de distraire les Ivoiriens. Tout le monde sait que les soldats d’Ib ont été désarmés, éparpillés car confrontés à diverses difficultés. Il faut d’abord que vous existiez en tant que groupe pour prétendre faire quoi que ce soit… 

Si nous n’existions pas, on ne nous aurait pas associés aux pro Gbagbo comme auteurs de l’attaque d’Akouédo. Si nous n’existions plus, si nous n’étions plus rien car disloqués comme cela a été dit dans leur presse, on n’allait pas nous associer à ces attaques-là. On n’allait pas nous indexer. Ceux qui nous indexent savent qui nous sommes. Nous sommes militaires, ils le savent. Je vous le dis encore: si nous avons les preuves qu’extraire notre adversaire ne posera pas de problème à la Côte d’Ivoire, on l’extrait. Même ce soir! 

Il nous est revenu qu’il y a eu une connexion entre certains pro Ib et le ministre Hamed Bakayoko. Si oui, que s’est-il passé? 

Vous êtes bien informés. Il y a eu effectivement tentative de nous approcher. Mais comme certains disent que nous n’existons pas, nous lui avons donné cette réponse-là : nous n’existons plus, nous ne pouvons rien faire. On se rappelle qu’au nombre de ceux qui étaient dans la cabale contre le Major, il y avait un journal proche d’Hamed Bakayoko qui a passé plus d’un mois et demi à nous traiter de tous les noms. Alors quand il est venu, nous lui avons rappelé ce que son canard a dit sur notre inefficacité, sur notre malhonnêteté, sur notre mauvaise foi. Nous lui avons rappelé l’interview du Major qu’un journaliste de son canard a faite, mais qui a passé plusieurs jours dans un tiroir avant d’être publiée complètement lessivée. Il a du se rebiffer après tout ça. Mais il n’a pas abandonné dans sa quête de se faire aider. Il est rentré quelque part d’autre. 

Où? 

Il s’est retrouvé avec certains jeunes dits patriotes à Yopougon. Il est allé puiser là-bas, parce que l’autre aussi y a puisé. Si vous ne le savez pas, il y a puisé d’anciens miliciens. 

Quand vous dites l’autre, d’aucuns voient Guillaume Soro, et pensent que c’est la guerre de succession de Ouattara qui a commencé… 

Allez poser cette question aux instances du Rdr. Nous ne sommes pas politiques, mais militaires. Mais quand on lit entre les lignes, il y a effectivement assez de problèmes autour de Ouattara. Il y a Guillaume Soro qui est d’un côté et qui n’est pas très loin d’être supporté par Amadou Gon. Il y a Hamed Bakayoko de l’autre, qui entraîne dans son sillage des gens comme Adama Bictogo. 

Ceux-là ont formé des blocs tels que même pour les nominations de Dg ou de Pca, la signature est déposée devant Ouattara. Le Secrétaire général du gouvernement ou le Secrétaire général de la présidence se battent sur la signature des décrets de nominations. Pour tout vous dire, au début le ministre de l’Intérieur ne voyait pas la gêne de l’autre. Mais quand il a su la vérité, il nous a approchés. Il a approché les «jeunes patriotes» et c’est en train de donner ce que ça donne. Cela me choque que ceux-là mêmes qui ont organisé l’élimination des Maguy Le Tocard et autres soient aujourd’hui en train de s’adonner à cette parodie de réconciliation avec les mêmes jeunes patriotes. On se retrouve dans la même situation d’entre les deux tours où le «prix du Baoulé» avait grimpé. 

Aujourd’hui, ce sont les jeunes patriotes qui valent de l’or. On les exhibe à la télévision pour faire croire que tout baigne. Mais nous savons que ça ne va pas. 

Comment s’en sortir donc? 

Que le chef de l’Etat libère ceux qui doivent l’être. Qu’il se comporte comme le Président de tous les Ivoiriens en posant des actes qui le prouvent. Et puis, j’oubliais. Il y a à dire sur l’actuel procureur militaire Ange Kessi Kouamé. Récemment le Général Dogbo Blé a été jugé et condamné pour l’assassinat du colonel major Dosso, parce que le Général Dogbo Blé répondait aux ordres du chef suprême des armées d’alors. Et lui Ange Kessi, à qui répondait-il? C’était à Gbagbo aussi. Mais c’est lui qui juge. Pour qu’on s’en sorte, il faut que celui qui doit juger juge. Que celui qui mérite d’être jugé ne soit pas celui qui juge. 

Quand vous parlez de justice, pensez-vous que ceux qui ont tué votre chef doivent être poursuivis comme on l’a fait pour le colonel Dosso? 

Cela va de soit, c’est un assassinat. Le chef de l’Etat, quand il battait campagne a dit qu’une fois élu il ouvrirait des enquêtes sur la mort de Boga Doudou, le général Guéi. Mais aujourd’hui les enquêtes ont commencé sur la mort du général Guéi pour finir sur celle du colonel Dosso. Et les autres, on veut comprendre. Soit on juge tout le monde soit on ne juge personne. Je voudrais que vous le sachiez, et n’en déplaise, ceux qui attaquent en ce moment ont puisé chez les miliciens, chez certains Fds qui leur sont restés fidèles, chez les Frci actuelles. Ils sont en train de leur donner de l’argent. 

Je ne sais pas si des pro Gbagbo aussi mènent des attaques. Et puis nous ne comprenons pas quand on nous dit que ce sont les pro-Gbagbo qui attaquent. S’agit-il des pro Gbagbo militaires ou des civils. Puisque la plupart de ceux qui ont été pris sont des civils. On nous a dit ici que c’était Alphonse Doauti qui les finançait. 

Le ministre de la Défense a même dit que ces «déstabilisateurs» pro Gbagbo étaient payés à 175.000 FCfa. Mais il ne nous jamais dit qui les payait. Ils ont payé des 4X4 pour l’Ouest, on nous les a montrées à la télé. Ils ont payé des rangers, on nous les a montrés à la télé. Mais ceux qui payent des salaires à des déstabilisateurs on ne nous les montre pas. Parce qu’ils n’ont jamais existé. Alors Ivoiriens, soyez vigilants. Parce que Douati qu’ils avaient brandi comme le financier des assaillants est en prison. Donc logiquement ils devraient être à court d’argent. Mais regardez, combien d’attaques y a-t-il eues après l’emprisonnement de Douati. Le danger ne vient pas de là où on veut diriger nos regards. 



Interview réalisée par Osée Délamond, in le quotidien ivoirien LG-INFO


Source: AFRIK53.COM

vendredi, 10 décembre 2010

ABDOULAYE TRAORE, L'EX-CHEF DE GUERRE DE MAN, NOUS AVAIT PREVENUS DE LA FORFAITURE DE SORO ET DE COMPAORE

 

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Abdoulaye Traoré alias AB, ex-chef de guerre de Man

« Les armes des rebelles sont encore cachées au Burkina Faso »


A l'heure qu'il est, des informations entièrement crédibles font état de la présence massive de l'armée burkinabé dans toute la région Nord de la Côte d'Ivoire, ainsi que d'avions de guerre (français?) prépositionnés à l'aéroport de Ouagadougou, prêts à décoller vers le territoire ivoirien. Tout ce beau monde attendrait le signal de Nicolas Sarkozy pour passer à l'offensive. Les propos guerriers de Soro Guillaume, ces derniers jours, et la nouvelle posture du facilitateur du dialogue direct ivoirien sont à cet effet très révélateurs. Ces deux hommes ne jouaient pas franc jeu. Abdoulaye Traoré nous avait avertis. Apparemment, le Chef de l'Etat français n'a tiré aucune leçon de la déclaration du Général Henri Poncet, de retour de mission, en France: "Si vous n'avez pas encore vu DIEU, allez en Côte d'Ivoire"! Qui s'y frotte, s'y brûle. A bon entendeur... , Salut! Dindé.


Article publié le: 13 Août 2010 - Auteur: Yacouba Gbane - Source: Lebanco.net

Après sa sortie de prison au Mali, Abdoulaye Traoré alias AB, ex-chef de guerre de Man, a regagné Abidjan. Dans cet entretien il dénonce les pratiques mafieuses de Guillaume Soro, Alassane Ouattara et du facilitateur, Blaise Compaoré dont le seul but est de faire tomber le Président Laurent Gbagbo. Il dénonce la complicité de certains pays.

Cela fait bon moment qu'on ne vous entend plus. Qu'est-ce qui explique cela ?

Nous sommes là. Des personnes ont voulu nous réduire au silence. Elles ont monté un coup contre nous pour qu'on nous mette aux arrêts au Mali. Elles ont manipulé la brigade judiciaire malienne. Nous avons passé au moins deux mois dans les geôles de la brigade judicaire sans réel motif. Notre avocat a cherché en vain à savoir les raisons de notre arrestation. Quelques jours après, cette police soutient qu'elle a un mandat d'arrêt international contre nous. Notre avocat a avisé l'Interpol à Abidjan pour vérifier la véracité de cette affirmation. On s'est rendu compte qu'il s'agissait d'un complot et qu'il n'y avait rien contre nous. Un autre jour, les responsables de la brigade viennent signifier que notre arrestation est due à notre implication dans les dernières attaques de Man. Ce qui est faux. Le procureur leur a demandé les raisons de notre arrestation. Nos proches ont été mis aux arrêts. On a tout pris dans notre maison. Des documents ont été emportés.

Avez-vous des soupçons sur des personnes ?

Blaise Compaoré, des autorités maliennes, Guillaume Soro et sa bande. Sans oublier Tiken Jah. C'est le commandant de brigade qui nous l'a signifié. Selon lui, notre arrestation est une affaire politique. Mieux, il nous demande de pouvoir régler ce problème avec le ministre de la Sécurité malienne. Ainsi notre avocat a pris attache avec ce dernier. Il a confirmé les dires du commandant. Ils ont tenté de m'éliminer par empoisonnement en me donnant des médicaments. Sous prétexte que ce sont des remontants. Cela n'a pas marché. Un matin, ils nous ont envoyé devant le directeur de la police. Ce dernier nous annonce notre liberté. Mais il nous demande de ne plus faire des déclarations pour attaquer les personnalités citées plus haut si nous tenons à notre vie. Parce qu'elles n'ont pas apprécié nos interventions dans les journaux proches du Président Laurent Gbagbo. En plus, il nous reproche d'avoir fait échoué une attaque sur Abidjan.

Comment ?

Ils devaient attaquer le régime d'Abidjan dans le courant du mois de Mars. Leur coup ayant échoué, ils estiment que c'est nous qui avons informé les autorités à Abidjan. Alors que nous n'avions aucune information. Le coup était préparé depuis Ouagadougou. Nous vous avons dit dans une interview que Blaise Compaoré ne joue pas franc jeu. Il tient Soro dans sa main. C'est l'une des raisons du blocage dans l'application de l'Accord de Ouagadougou. Alassane Ouattara est également dans le coup. C'est lui le vrai père de la rébellion. Il veut prendre le pouvoir par les armes. Parce qu'il est convaincu qu'il ne pourra pas gagner les élections par les urnes. Toutes ses manigances qu'il a voulu faire pendant les opérations de l'audience foraine, de l'indentification et de l'enrôlement ont échoué. Le seul recours dans ce combat, sont les armes. Il est toujours dans la logique de coup d'Etat. Il n'a pas baissé les bras. Le pouvoir doit être vigilent. Alassane ne veut pas aller aux élections. Il est soutenu par Blaise Compaoré. 

Pourquoi ?

Les Français ont mis la pression sur Blaise Compaoré. On lui demande de s'arranger pour qu'Alassane prenne le pouvoir. Il ne faut pas que les élections aient lieu. Blaise Compaoré veut se représenter aux présidentielles prochaines. Alors que la constitution de son pays ne le permet pas. Il veut avoir la caution de la France pour la tripatouiller. Ce qui a été fait. En retour, il doit satisfaire aux exigences de Sarkozy par rapport à la Côte d'Ivoire.

Alassane Ouattara a toujours nié la paternité de la rébellion...

Il ne peut tenir de tels propos. Il faut qu'il soit sincère. C'est lui qui a payé les armes pour nous. Nous disposons de quels moyens pour les payer. Chaque fin du mois, il déboursait la somme de 25 millions FCFA pour notre nourriture. Alassane Ouattara ne dit pas la vérité. Nous sommes prêts à faire un débat avec lui. Nous avons les preuves. Ce monsieur montre qu'il est poltron. Il n'a pas les couilles pour assumer. Il nous a armés. Maintenant il fuit ses responsabilités. Ce sont les armes qui ont fait qu'il est devenu candidat exceptionnel. Le moment viendra où nous allons tout déballer. On le comprend il a peur d'aller au Tribunal Pénal International. Dans tous les cas, il va répondre de ses actes un jour. Nous avons intégré la rébellion avec bon nombre de jeunes pour la cause d'Alassane Ouattara. Nous avons eu plusieurs réunions avec lui-même à Ouagadougou avant les attaques du 19 septembre 2002. Quelques fois, il nous faisait venir certains de ses émissaires. Il s'agit de Hamed Bakayoko, Amon Tanoh, Aly Coulibaly, Amadou Gon...Tout le monde sait que c'est Ouattara qui nous a mis dans cette situation. Pour nous préparer, il a pris attache avec les autorités du Bukina Faso et du Mali pour qu'on soit logé et entraîner dans un camp militaire. Ce dernier a accepté. Ce qui a facilité notre attaque. On se rappelle quant le général français Joana est venu nous voir à Man. Il nous a demandé de faire tout pour qu'Alassane Ouattara arrive au pouvoir. Et qu'ils sont prêts à nous apporter un soutien logistique. Puisque la France veut que ce soit lui le nouveau Président de la Côte d'Ivoire pour remplacer Laurent Gbagbo. Il a tenu parole. Nous avons reçu du matériel, des treillis. Nos hommes ont été entraînés. En plus, l'armée française nous servait d'éclaireur. Ce sont les soldats de la Licorne qui nous donnait la position des Forces loyalistes. Si nous devons allés devant les tribunaux pour répondre de nos actes, Alassane Ouattara ne va pas échapper. On connait ceux qui ont fait le recrutement des hommes pour intégrer la rébellion.

C'est qui ?


C'est IB. Il était supervisé par des proches d'Alassane Ouattara. Aly Coulibaly, Hamed Bakayoko... Dans ces conditions est-ce qu'il peut nier la paternité de la rébellion ? Il faut qu'on nous prenne au sérieux. En plus la majorité des chefs de guerre ont été ses gardes de corps. A savoir : IB, Tuo Fozié, Mobio... Pendant que nous étions sur le terrain, on recevait toujours les encouragements d'Alassane Ouattara par des coups de fil téléphonique. Il nous demandait de tenir bon. Et de ne pas lâcher prise. Puisqu'on était plus loin de la victoire. On se rappelle également que lorsque les loyalistes avaient pris Man, il était dans tous ses états. Il était furieux.

En faisant de telles déclarations, n'avez-vous pas peur pour votre vie ?

On meurt une seule fois. Nous n'avons peur de rien. Nous ne craignons rien. Si nous avons peur, on ne serait pas venu à Abidjan. Nous avons le droit de dire la vérité rien que la vérité. Huit ans après la guerre, nous nous sommes rendu compte que nous avons pris le mauvais chemin. Nous ne disons pas cela pour que les Ivoiriens nous pardonnent. Nous reconnaissons avoir été induits en erreur. Ne dit-on pas que l'erreur est humaine.

Tiken Jah a quel rapport avec la rébellion ?

Notre arrestation au Mali a été menée par Tiken Jah. Nous étions en Libye lorsqu'il nous a demandé de venir le rejoindre au Mali pour parler affaire. Nous n'avons pas trouvé de problème. Puisqu'avant l'attaque du 19 septembre 2002, c'est lui qui était notre tuteur au Mali. Quelques jours après notre arrivée, nous sommes mis aux arrêts. Pendant notre incarcération, il n'a pas mis les pieds. C'est après que nous avons été informés que ce dernier a été actionné par les services de Guillaume Soro et malien pour nous conduire dans ce traquenard. C'est l'un des espions essentiels de la rébellion. Il a joué un rôle très important. C'était un pion essentiel. Il était chargé d'hébergé tous les éléments à Bamako. C'est lui le tuteur. Il nous a mis dans toutes les conditions. Il organisait des concerts. Les fonds recueillis étaient mis en notre disposition. Il s'est enrichi dans la rébellion. Il faisait du trafic du coton. C'est son petit frère qui était chargé de convoyer les camions vers le Mali. Il était dans un deal avec Kouakou Fofié.

C'est grave ce que vous dites ?

En quoi c'est grave. C'est la vérité. Il le sait. Il ne peut pas le nier. C'est lui qui était chargé de galvaniser les troupes à travers des chansons. Il nous encourageait à réussir notre mission. Toutes ces connexions ne veulent pas de la fin de la guerre. Il mange dedans. C'est pourquoi, cela nous fait sourire quant on parle de désarmement.

Pourquoi ?

Le Président Laurent Gbagbo refuse de prendre certaines responsabilités. Parce que Guillaume Soro roule pour Alassane Ouattara. Il travaille pour lui. Il envoie le pouvoir en bateau. Lorsque nous avons entendu dire que les deux se battent. C'est un camouflet pour distraire les gens. Ils ne vont pas déposer les armes. Alassane Ouattara n'a pas donné son accord. Il veut que ces hommes soient en armes jusqu'aux élections. Au cas où, il ne les gagne pas, il pourra contester les résultats. La dernière tournée d'Alassane dans le Nord était d'aller galvaniser les soldats à ne pas déposer les armes. Sinon ce serait sa mort politique. Il est allé leur dire qu'il compte sur eux à rester toujours en armes. Nous pensons qu'il faut les désarmer par la force. Sinon on va rester dans cette situation.

Sur quoi basez-vous pour dire qu'il n'y aura pas de désarmement ?

On se connaît. Il y a deux personnes qui peuvent leur demander de déposer les armes. Blaise Comparé et Alassane Ouattara. Malheureusement les deux personnes ne jouent pas franc jeu. Ils sont dans leur logique d'en découdre avec le Président Laurent Gbagbo.

On a assisté à l'encasernement des premiers éléments des Forces nouvelles...

Nous sommes dans un jeu de roublardise. Lorsque les gens venaient pour constater nos armes dans le cadre du désarmement, on embarquait nos armes pour aller les cacher à Ouagadougou. Nous savons de quoi on parle. Quant on dit qu'ils ont encasernés des gens et qu'ils ont pris leurs armes, c'est du faux. Ce sont des kalaches. Nous allons vous dire que les hommes de Soro veulent attaquer. Ils attendent les failles pour frapper. Nous ne savons pas pourquoi, le Président Gbagbo continue de leur faire confiance. Ils veulent l'avoir à l'usure.

A vous entendre, il y a un danger sur les élections ?

Blaise, Soro et Ouattara ne veulent pas des élections. C'est le pouvoir qui se fatigue. C'est le départ à la tête du pays de Gbagbo qui les intéresse. Pour eux, ils n'ont pas pris les armes pour organiser des élections où ils vont sortir perdants. Il faut remarquer que toutes les revendications qu'ils ont demandées au Président Laurent Gbagbo ont été satisfaites. En retour ils n'ont rien donné. Même pas le désarmement. Cela doit interpeller les uns et les autres. Ils ne sont pas prêts. Nous pensons qu'il faut imposer le désarmement. Nous vous disons que Soro et Ouattara jouent dans le même camp. La preuve, Soro a décidé de partir de la tête du mouvement. Il a mis un intérimaire. Tout cela pour distraire les gens. Les hommes d'Alassane Ouattara ont pris le pouvoir. Affoussy Bamba est devenue porte-parole. Mamadou Koné est devenu secrétaire général par intérim. Ces deux personnes sont des inconditionnels du mentor du RDR.

Pourquoi êtes-vous arrivé à Abidjan ?

Nous avons détourné l'attention des autorités maliennes. Nous étions obligés de nous déguiser pour regagner Abidjan. Nous avons décidé de mettre fin à notre exil. Nous ne pouvons plus accepter de prendre les armes pour venir attaquer à nouveau notre pays. En plus, pour notre propre sécurité, nous ne pouvons rester à Bamako. Nous regrettons tout ce que nous avons commis comme atrocités et dégâts. Nous demandons pardon aux populations ivoiriennes. Nous sommes prêts à répondre de nos actes. Nous ne serons pas les seuls à tomber. Alassane Ouattara et certains de ses proches ne vont pas échapper. Nous sommes prêts à aller devant le Tribunal Pénal International. Nous souhaitons qu'il nous convoque. Nous avons beaucoup de choses à dire.


Source: LEBANCO.NET

jeudi, 28 janvier 2010

GARDER UN OEIL OUVERT SUR LE BENIN

 

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Menaces sur le processus de paix en Côte d’Ivoire


Notre Voie - 28/1/2010

Depuis le Bénin, IB et Doza préparent des activités subversives Dans une interview qu’il a accordée, le samedi 23 janvier 2010, au magazine en ligne “Couleurs d’Afrique”, l’ex-journaliste et écrivain controversé de la défunte radio parisienne “Tropiques FM” Bernard Doza a proféré des menaces contre le processus de paix en Côte d’Ivoire, l’accord politique de Ouagadougou et le Président ivoirien, Laurent Gbagbo. “J’ai 1500 hommes à Abidjan. Dans les trois mois qui suivent, vous entendrez les premiers coups de feu à Abidjan. Le gouvernement Gbagbo est un gouvernement criminel contre les intérêts du peuple ivoirien”, soutient-il.

D’origine ivoirienne et installé en France depuis 1977, Bernard Doza s’est affiché dès le début des années 80 comme un militant socialiste et anti-néocolonialiste. C’est d’ailleurs à cette époque qu’il a fait la connaissance de l’opposant Laurent Gbagbo, en exil en France. Les chemins des deux hommes se sont séparés à la fin des années 80 avec le retour d’exil de Laurent Gbagbo en 1988. Ces chemins séparés sont devenus totalement antinomiques : Gbagbo a poursuivi son idéal politique et son combat pour la démocratie en Côte d’Ivoire avec pour point de mire l’avènement du multipartisme dont il fut le principal artisan.

Quant à Doza, il a emprunté des chemins sinueux qui l’on conduit vers les services de renseignements français dont il fut, soutiennent des sources crédibles, un des agents avant d’être frappé d’ostracisme par ces mêmes services pour des raisons non encore élucidées. Ami de putschistes et de rebelles sur le continent africain, Bernard Doza apparaît bien plus, aujourd’hui, comme un barbouze qu’un intellectuel dont les idées pourraient ouvrir des débats constructifs pour l’Afrique.

Séjournant actuellement au Bénin où il avait déjà passé, en juillet 2009, un bref séjour, Bernard Doza est en contact permanent, a-t-on appris de sources concordantes, avec l’ex-sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB, putschiste ivoirien. Les deux individus travailleraient depuis le Bénin à la préparation d’activités subversives ayant pour cible le processus de paix en Côte d’Ivoire. Sans doute sûr de ce fait, Bernard Doza a dévoilé dans l’entretien au magazine en ligne “Couleurs d’Afrique” un pan des préparatifs de la chienlit que sa bande et lui veulent instaurer en Côte d’Ivoire. “Depuis le 2 juillet 2009, de Paris, je suis allé au Sénégal pour rencontrer des opérateurs économiques africains. Ensuite, j’ai continué au Bénin. Du Bénin, je suis allé brièvement en Centrafrique voir d’autres personnes ressources qui m’ont fait appel.

L’objectif de ce périple, qui a duré 6 mois, était de récolter des fonds pour notre organisation, le Comité d’Action pour la Liberté (CAPL), car la situation empire en Côte d’Ivoire (…) Des discussions sont en cours avec le chef rebelle Laurent N’Kunda. On n’a pas encore trouvé une solution à mon problème. Mais entre autres, j’ai discuté avec beaucoup de chefs de guerre qui n’ont pas fait l’école française de l’armée. Ce sont des soldats africains qui sont d’accord pour qu’aujourd’hui, la libération du continent commence par la Côte d’Ivoire…”.

Ces propos de Doza doivent être pris au sérieux, même si l’homme n’a jamais rien incarné. Son rapprochement avec IB (que l’on disait réfugié politique au Ghana) et d’autres chefs de guerre du continent devrait interpeller la CEDEAO et l’UA au sujet du processus de paix en Côte d’Ivoire qui n’a pas besoin d’être perturbé. En sa qualité de pays membre de la CEDEAO et de l’Union africaine, le Bénin devra veiller à ce que son sol ne serve pas de base arrière à une rébellion armée ou à des activités subversives contre un autre pays membre de la CEDEAO ou de l’UA. Les principes de la CEDEAO et de l’UA l’édictent clairement. Et les rapports fraternels entre la Côte d’Ivoire et le Bénin le recommandent.

Didier Dépry

didierdepri@yahoo.fr

Source : ABIDJAN.NET

18:36 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, bénin, menaces sur le processus de paix, bernard doza, ib, capl, laurent kunda, cedeao | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |