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samedi, 01 juin 2013

INTERVIEW KADER DOUMBIA: «TIKEN JAH FAKOLY A ETE TEMOIN DES CRIMES COMMIS PAR SORO GUILLAUME»


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Une vieille interview (2012), en deux volets, que je vous ai dégotée. Très révélatrice. Bonne lecture!


Plusieurs mois après l’assassinat du sergent chef Ibrahim Coulibaly, ses partisans ont décidé de saisir la Cour pénale internationale en vue d’obtenir justice. Kader Doumbia, porte-parole du collectif pour la justice sur l’assassinat de Ib s’est confié à ivoireinfo.com.


Vous êtes le porte parole du collectif pour la justice sur l’assassinat de IB, vous dites avoir déposé une plainte auprès de la Cpi. Contre qui est-elle adressée et qu’avez-vous obtenu de la part de la CPI?

Je vous remercie, pour l’intérêt que vous nous accordez en nous ouvrant les portes de votre journal. Le CJA-IB a effectivement porté plainte à la Cpi contre x, pour crime de guerre à la suite de l’assassinat extrajudiciaire du général Ibrahima Coulibaly (IB) et de certain de ses proches. En outre, le CJA-IB a demandé à la CPI de prendre en compte tous les crimes commis en Côte d’Ivoire depuis 2002, car cette période a été une des plus meurtrières de l’histoire de notre pays. Nous avons transmis à la Cpi des preuves sur les charniers de Korhogo. En effet, ces crimes sont tellement graves qu’il ne s’agit plus d’une question qui doit se limiter à la Côte d’Ivoire, mais elle doit concerner l’humanité toute entière. L’humanité ne peut pas laisser impunis des individus qui ont ordonné l’assassinat par asphyxie de plus d’une centaine de personnes qui ont étés enfermées dans des conteneurs en fer, exposés au soleil. Les droits de l’homme ne peuvent pas  fermer les yeux sur ces atrocités commises en Côte d’Ivoire, au vu et au su de tous. Ce serait un précédent, un recul regrettable pour la gente humaine.

Des personnes ont été assassinées de Bouaké à Mankono, parce qu’elles étaient tout simplement soupçonnées d’être des proches du général IB ou de ne pas être favorables à Soro. Ce sont là des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, sur lesquelles nous ne saurions nous taire par souci de plaire aux dirigeants actuels du pays ou par appartenance tribale. Des fonctionnaires de l’Etat de Côte d’Ivoire ont été assassinés à Bouaké alors qu’ils n’étaient pas des combattants. Ces fonctionnaires gendarmes avaient été arrêtés et emprisonnés à Bouaké, car ils étaient soupçonnés d’être des pro-Gbagbo. Ce qui est normal en temps de guerre, mais en aucun cas ceux qui les ont arrêtés n’avaient le droit de les assassiner. Il y a un droit international qui dit clairement qu’on ne doit pas assassiner des prisonniers, et pourtant cela a été fait en Côte d’Ivoire sous l’ordre de Soro qui aujourd’hui veut se donner l’ image d’un démocrate. Ceux qui ont été tués ce sont des pères de famille qui ne faisaient que leur travail de fonctionnaires. L’ONU et les organisations de droit de l’ homme ont fait des rapports sur ces crimes de guerre et violations des droits humains. Il va de soi que les auteurs et commanditaires de ces crimes soient entendus et punis. C’est une question de bon sens et c’est la seule réponse que peut apporter l’humanité, contre ceux qui violent les règles et lois qui régissent la vie en société humaine.

Si le droit humanitaire et la communauté internationale laissent ce genre de chose se faire sans réagir, cela ouvrira la porte à d’autres crimes de ce genre. Vous savez que l’impunité entretien le cycle des crimes !

Pouvons-nous avoir des précisions sur les charniers dont vous parlez et qui en sont les auteurs ?

C’est un exercice difficile que vous me demandez-là, à cause des souvenir douloureux que cela évoque en moi. Mais  c’est un simple rappel que je fais lorsque je fais remarquer ce que les populations ivoiriennes du Nord ont vécus pendant près de dix ans et dont ceux du Sud ne voient qu’un échantillon maintenant.

Pendant près de dix ans les populations ont constaté le résultat catastrophique des ambitions insensées des dirigeants des forces nouvelles qui n’avaient cure ni de la justice ni de ce que représente et vaut une vie humaine. Sans aucune retenue, ils ont défié et foulé aux pieds les règles de base de la justice internationale.

Mais ils doivent savoir qu’on ne peut pas impunément défier la conscience humaine et qu’il se trouvera toujours des hommes épris de justice qui leur rappelleront leurs forfaits.

Le 21 juin 2004, une centaine de personnes a été enfermée dans un conteneur de 40’ (pieds) à  Korhogo par les responsables des FN. Ils y ont mis du gaz lacrymogène, de la poudre à minutions et ils ont laissé le conteneur exposé au soleil. Quelques heures plus tard, toutes ces personnes trouvèrent la mort. L’armée française a fait les investigations et a découvert le charnier dans la zone de Ferké ainsi que les pelles estampillées FANSARA 110 (le nom du camp de Fofié Kouakou) qui ont servies pour enterrer les personnes assassinées de cette manière odieuse.

Ce même 21 juin 2004, plusieurs personnes ont été également massacrées à Bouaké et enterrées sur plusieurs sites, les parents de ces disparus n’ont que leurs yeux pour pleurer sans possibilité de faire leur deuil, faute de pouvoir avoir les corps de leurs proches!

Le 22 juin 2004, le chef militaire Djalman et ses éléments ont été arrêtés à Mankono puis emprisonnés, ils seront par la suite exécutés, cela s’appelle crime de guerre car nul n’a le droit de tuer quelqu’un qui est en prison.

Il y a également le cas de l’assassinat de Koné Moussa dit Barbu qui était l’ancien commandant de Ferké. Sous un simple soupçon, ce père de famille a été arrêté puis emprisonné à Bouaké. Son petit frère étant membre de l’équipe musicale du célèbre chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly , ce dernier est personnellement intervenu auprès des autorités des FN pour que monsieur Koné soit épargné. Tiken Jah a lui-même appelé Wattao qui le gardait dans son camp, puis Soro Guilaume, pour leur demander de libérer Koné Moussa. C’était sans compter avec la froideur de Guillaume Soro qui a ordonné à ses chefs de guerre de lui donner la mort, car il ne pouvait plus lui faire confiance, après son arrestation. C’est là un cas palpable de crime extrajudiciaire pour lequel un artiste qui a une réputation mondiale pourra apporter son témoignage et qui montre le visage hideux et l’atrocité de Soro Guillaume dont la véritable place se trouve derrière les barreaux. C’est ce qui explique d’ailleurs la distance prise par Tiken qui, par cette expérience, a pris connaissance de la teneur de la soif de sang de Soro et de ses hommes. Il a compris que ces personnes n’étaient pas fréquentables, puisqu’ils ne se gênent pas pour enlever des vies humaines.

Je ne vous fais pas cas des larmes de cette pauvre dame, la mère de Koné Bakary dit Bakus qui, ayant appris l’arrestation de son fils, est allée elle-même demander pardon aux mêmes nervis de Soro pour que la vie de son unique enfant soit épargnée. Malheureusement cette pauvre mère apprendra quelques heures plus tard l’assassinat de son fils dont le corps a été confisqué.

Le crime reproché à toutes ces personnes tuées était d’avoir partagé les valeurs qu’incarnait IB, souvent même sans le connaître. Le cas de l’étudiant Koné Morel que tout le monde connaît en Côte d’Ivoire est là pour illustrer le caractère criminel et sanguinaire de ces hommes. Ce n’est pas un cas caché, car le cousin de Koné Morel travaille aujourd’hui pour le journal Le Patriote, il se nomme Kigbafori Inza, sa sœur Koné mariam est en France où elle a eu le statut de réfugié politique. Ce pauvre étudiant que Soro a envoyé en mission dans le Nord a été arrêté à Korhogo, puis emprisonné sur simple dénonciation de Konaté, qui est le seul à pouvoir expliquer les raisons de l’arrestation de ce jeune qui pourtant n’a jamais été un combattant ni quelqu’un de dangereux pour eux. Le père de Koné Morel, qui est originaire de la ville de Ferké tout comme Soro lui-même, est allé demander la libération de son fils qui était en prison. Pour seule réponse à sa requête, ils l’ont informé qu’ils ont assassiné son fils, sans même qu’un tribunal l’ait jugé coupable de quoi que ce soit. Le pire c’est qu’ils ont confisqué le corps et ils ont interdit l’accès de la ville de Bouaké au père. Ce dernier est mort par la suite, de chagrin, car il n’a jamais pu avoir le corps de son fils pour faire son deuil.

Je rappelle que les différents massacres et tortures que nous venons de citer ont fait l’objet d’enquêtes par l’Onu et par les forces Licorne. Ces rapports mettent en cause les responsables des FN notamment Guillaume Soro et Fofié Kouakou qui lui a été l’objet d’inculpation par l’ONU pour crime contre l’humanité.

Fofié n’étant qu’un exécutant, vous comprendrez ce que cela veut dire. Cela signifie que les commanditaires doivent passer devant le tribunal pour répondre de ces crimes graves qui ont eu lieu contre l’espèce humaine. Inculpé Fofié et laisser ces chefs politique circuler librement, c’est comme si on inculpait Mangou et qu’on laissait Gbagbo se promener librement.

Ce sont-là de vraies atrocités que vous évoquez, pensez vous qu’on peut aller à la réconciliation sans justice contre les auteurs de ces crimes  ?

Pour un homme comme moi qui me suis toujours battu pour la démocratie et le respect des droits humains, il m’est toujours difficile de parler de ces victimes à cause de la valeur émotionnelle de ces choses. Vous savez que je suis moi-même une des victimes et un rescapé des massacres de Soro et de ses nervis des Forces nouvelles. Je ne dois ma vie qu’à la chance et à la grandeur de Dieu qui m’a permis d’échapper à leur traque dont le but était de mettre fin à ma vie.

La Côte d’Ivoire ne peut pas connaître la démocratie tant que des hommes qui ne connaissent que l’assassinat comme argument seront dans son univers politique. C’est pourquoi il faut qu’ils soient extirpés et remis à la justice pour que la réconciliation soit possible. On ne peut pas d’un côté arrêter Gbagbo pour des crimes qui se sont passés en temps de guerre et de l’autre côté laisser libres des individus qui ont assassinés massivement des citoyens qui étaient à leur merci. Pour la justice et pour l’image de la Côte d’Ivoire, on doit tenir les auteurs de ces graves crimes loin de l’espace démocratique que nous voulons pour notre pays. Tant que ce genre de personnes seront aux affaires, le désir de vengeance rôdera sur le pays et sa stabilité.


Interview recueillie par ADOU Basile pour IvoireInfo


NB: La direction d’Ivoireinfo.com a renoncé à publier la seconde partie de l’interview. Notre confrère Abidjandirect ayant publié une interview qui reprend les mêmes propos de monsieur Kader. La confraternité journalistique nous interdit de publier en doublons des propos d’un même interviewé.

 

Source: IVOIRE INFO.COM

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lundi, 20 mai 2013

VOICI PAR QUI ET POURQUOI LE MAJOR IBRAHIMA COULIBALY (IB) A ETE TUE

 

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Ce qui sépare le Major IB de son Mentor Alassane Dramane Ouattara dès le départ de la Rébellion, en Décembre 1999 d’abord et en Septembre 2002 ensuite est déjà une simple question de morale politique. 

En Décembre 1999, le père Noel n’était pas celui que l’on croyait, parce qu’un Général de brigade cachait un économiste qui ne voulait pas être taxé de « Putschiste ». Alassane Dramane Ouattara avait alors reproché à Ibrahima Coulibaly, de n’avoir pas abattu Henry Konan Bédié, qu’il a laissé se réfugier à la résidence de l’ambassadeur de France à 20 mètres de la résidence officielle du Chef de l’Etat. Tous ceux qui avaient alors entendu Alassane Dramane Ouattara vociférer  dans sa colère irraisonnée, ont retenu cette phrase assassine qui donnait froid dans le dos : « Pourquoi a-t-il laissé ce connard s’échapper, il fallait absolument l’abattre. Avec tous les milliards qu’il a, il reviendra à coup sûr nous emmerder » Dixit ADO. 

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La suite des évènements ne fut pas celle qu’il avait prévue. Et Laurent Gbagbo arriva au pouvoir. Mais ceci est une autre histoire…

En Septembre 2002 la violence nous rend de nouveau visite et la source et l’initiative viennent de la même personne. Alassane Dramane Ouattara possède une ipséité et une unicité  qui font de lui un être vraiment à part. Personne ne peut être comme Alassane Dramane Ouattara et Alassane Dramane Ouattara ne peut être comme personne d’autre, croyez moi. C’est en connaissance de cause que je me suis mis dans une opposition ferme et fermée à tous ses projets et à toutes ses ambitions. Pour tout dire, Alassane Dramane Ouattara ne fonctionne pas comme un être humain, il est véritablement l’associé du Diable, impitoyable et sanguinaire. Il a passé un pacte avec la Mort. Tout ce qu’il touche tombe dans le malheur et la désolation. Est-il nécessaire d’exposer tous les tableaux macabres qui entourent ses actes ? Les chauffeurs de ce pays se sont-ils mis brusquement et volontairement à rater tous les virages en rase campagne et tous les ponts de la ville d’Abidjan depuis que Alassane Dramane Ouattara prétend qu’il est Président ? Récemment encore à Man la Cote d’Ivoire a failli perdre tout son gouvernement dans un accident d’avion ! Même les jeunes boxeurs ne se relèvent plus de leurs KO sur le ring. Dire cela n’est assimilable ni à une diffamation ni à un crime d’aucune sorte. Les faits sont là, sous nos yeux, tous les jours. Du reste, je n’ai pas de qualités divinatoires dans mon patrimoine génétique mais ma connaissance de l’homme Alassane m’a fait dire des choses graves qui avaient été couvertes en son temps par « les bruits et les fureurs » des usurpateurs et des imposteurs. Pour autant, je ne me crois pas autorisé à demander au bon peuple de Côte d’Ivoire de plaider coupable d’angélisme et de Naïveté. Même pas à ceux de ma propre Région qui m’ont reproché et qui continuent de me reprocher d’avoir choisi de soutenir un homme de l’Ouest : Laurent Gbagbo. Ceci n’était qu’une petite digression qui avait pour but de mieux situer le sujet par rapport au caractère dangereux et associable de Alassane Dramane Ouattara.

Ou en étions-nous ? Aux 18 et 19 Septembre 2002.

Alassane fait attaquer la Cote d’Ivoire et la fait couper en deux à la hauteur de Bouaké. Voici venu le deuxième sujet de discorde entre le Major Ibrahima Coulibaly et Alassane Dramane Ouattara. Le fondement du désaccord est économique mais il est surtout moral. Alassane Dramane Ouattara demande à son poulain de spolier les paysans du Nord d’une somme avoisinant les 10 Milliards de F.CFA, au bénéfice d’un homme d’affaires Malien du nom de Sidy Kagnassi, en proposant à IB un bakchich de 500 Millions F.CFA pour son silence.  Le Major IB refuse cette offre et rappelle à son Mentor qu’il n’a pas fait la révolution pour ça. Il n’en fallait pas plus pour que IB se trouve brutalement écarté de la tête de la Rébellion au profit de Soro Guillaume. 

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Ibrahima Coulibaly n’a jamais plus retrouvé sa place de leader de la Rébellion.

Alassane Dramane Ouattara savait pertinemment qu’être Président de la République n’est pas une fonction mais une mission. Mais il n’en avait cure. Il savait depuis longtemps que les occidentaux l’avaient coopté pour assouvir leur triste dessein en Côte d’Ivoire. Ces sponsors savaient de surcroit pouvoir se servir d’Alassane Dramane Ouattara pour nourrir et appliquer le funeste projet d’imposer à notre pays une guerre de basse intensité de type Casamançais ou Colombien, pour s’octroyer parallèlement toutes latitudes et facilités pour piller nos ressources. Pour atteindre leur but, les blancs qui sont méthodiques et qui ne font rien au hasard avaient déjà positionné Dominique Nouvian Folloroux dans le pays. Elle deviendra très vite Madame Ouattara. Le tandem est constitué. A l’université on dirait le binôme.  Mais qui est Madame Ouattara Dominique Nouvian Folloroux ? 

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Elle aussi est exceptionnelle à sa manière mais elle est exceptionnellement négative pour des raisons simples : Elle est de basse extraction et ceci expliquant cela, elle a un lourd complexe d’infériorité à liquider; de préférence sur le dos des autres. Ce n’est pas tout: elle est atteinte d’une gravissime boulimie d’argent, d’or, de pierres précieuses et de pierres patrimoniales. A cela il faut ajouter une envie de pouvoir démesurée, et un désir permanent de proximité avec « les grands de ce monde ». Elle veut faire partie du Gotha, de la Jet-Set, fut-il au prix de milliers de morts. Pour notre malheur elle a choisi la Cote d’Ivoire.

C’est ce couple là, ce duo de maitres-chanteurs qui a fait froidement assassiner le Major Ibrahima Coulibaly au PK-18 à Abobo.

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Le soir même de l’acte criminel, IB sent venir le complot avec quelques un de ses proches, mais il connait les donneurs d’ordres. Il appelle en vain Alassane, se tourne ensuite vers son épouse Dominique qu’il connait bien, pour avoir jadis assuré sa sécurité rapprochée. « Pourquoi ton mari veut il me tuer, qu’est-ce que je lui ai fait ? » Et Dominique de lui répondre « Ne t’en fais pas, je vais arranger ça ». Moins de deux heures après cet échange, un commando lourdement armée mettait fin à la vie du soldat séditieux certes mais adulé par ses hommes et par sa Région. Je puis assurer que l’histoire confirmera ce que vous venez de lire. Ibrahima Coulibaly n’était pas armé, il avait son téléphone portable à l’oreille. Devinez qui était à l’autre bout du fil et qui a entendu les tirs meurtriers. Quelles leçons tirer de la mort de cet homme, qui n’était pas pire que ses assassins. Je ne m’attarderai pas sur ceux qui se sont réjouis de sa mort et qui se  reconnaitront ici, en attendant leur tour. Ce qu’il faut retenir de la mort de cet Ivoirien de souche (il est originaire de Séguéla), c’est moins les raisons objectives et évidentes que je vous ai données, que l’agenda caché du principal meurtrier Alassane Dramane Ouattara. On s’est empressé de me traiter de xénophobe et de vendu,  quand j’ai osé dire il y a quelques années que Alassane Dramane Ouattara n’était pas Ivoirien.  Préparons-nous maintenant à payer le prix de notre aveuglement ou de notre mauvaise foi. Avec son projet de nouveau code de la nationalité, et celui de sa réforme agraire, nous auront compris avant longtemps, qu’Alassane Dramane Ouattara veut nous déposséder des deux choses qui ne sont pas négociables pour les enfants de ce pays.  Et chacun sait qu’il veut le faire au bénéfice de ses frères Mossi dont il a favorisé et précipité l’immigration sauvage en Côte d’Ivoire. Ne nous y trompons pas, Le Nord souffrira plus encore que l’Ouest et le Sud. Tout le monde sait que le bétail électoral clandestin qui a fait son succès au Nord n’est pas reparti au Burkina Faso et qu’il impose aux autochtones Senoufo et Malinké impuissants, une loi des vainqueurs justifiée  par la présence de leur frère de sang Alassane Dramane Ouattara au palais de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire. Tout ayant valeur d’exemple, je voudrais maintenant vous expliquer pourquoi j’ai choisi le cas du Major Ibrahima Coulibaly pour démontrer que Alassane n’est pas Ivoirien et qu’il n’a investi ce pays avec brutalité que pour favoriser ses frères de sang Burkinabè. Le Major IB a servi Alassane Dramane Ouattara pendant ses années de braises. Il était un soldat redoutable. Le General Doué Mathias en sait quelque chose. Mais il n’était pas seul sur les champs d’opérations. Dès le départ un bandit de grand chemin, Amadé Ourémi, avait pris possession du Mont Péko.

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Tout le monde le savait. Le Député Déhé Gnahou originaire de cet endroit avait à maintes reprises posé officiellement le problème à l’assemblée Nationale sans succès, parce que le vrai patron de la Rébellion Alassane Dramane Ouattara bloquait toutes les initiatives à ce sujet. Le chef Rebelle Mossi Amadé Ourémi servait et garantissait trop d’intérêts croisés en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso pour se sentir menacé. Il faisait là-bas, sur le Mont Péko, exactement ce qu’il voulait au vu et au su de tous y compris de l’ONUCI. Personne ne pouvait l’affronter militairement et même politiquement. Avant sa dernière visite à l’Ouest, les Ivoiriens, s’ils ne sont pas frappés de cécité, doivent avoir constaté que Alassane Dramane Ouattara  avait invité Blaise  Compaoré à Yamoussoukro. Ce n’était pas pour admirer les crocodiles sacrés qui ont survécu au Vieux. Le centre d’intérêt de cette rencontre était le cas de leur frère Mossi Amadé Ourémi qui règne en maitre absolu sur toutes les richesses de la région du Mont Péko et qui dispose comme il l’entend de la vie des autochtones. Il possède une puissante armée et tout le désordre de l’Ouest part de chez lui. Alasssane le sait, Blaise le sait, Konders le sait donc le monde entier le sait. Alassane Dramane Ouattara a même menacé récemment d’envoyer 6.000 soldats FRCI contre son camp retranché pour ensuite se raviser. Au cours de sa dernière visite à l’Ouest, Alassane Dramane Ouattara a lâché une phrase inquiétante au sujet de Amadé Ourémi quand un journaliste s’est inquiété de sa longévité dans l’Ouest : « Je vais m’en occuper  » avait alors dit Alassane « Le problème sera réglé bientôt ». Compaoré a-t-il donné son accord à Yamoussoukro ? Alassane peut-il mettre fin à cette spoliation sauvage des Ivoiriens de l’Ouest ? Les rumeurs courent, elles courent et chacun sait que Alassane Dramane Ouattara a proposé 10 Milliards de F.CFA à Amadé Ourémi avec la caution de Blaise Compaore pour qu’il abandonne la Foret classée du Mont Péko. Evidemment, personne ne croit vraiment à ce deal mais certains Ivoiriens n’hésitent pas à suggérer qu’il suffit qu’Alassane Dramane Ouattara lui accorde la Nationalité Ivoirienne pour que le tour soit joué !

Le Président Mossi qui gouverne la Cote d’Ivoire pour les Mossi, dispose même du pouvoir de l’article 48 de la constitution pour se passer du « vote des bêtes sauvages » d’une assemblée Nationale qui lui est pourtant totalement acquise. Peut-être n’a-t-il plus aucune confiance en Soro Guillaume.

Cependant, une question demeure, lancinante et accablante pour Alassane Dramane Ouattara : pourquoi lui a-t-il été possible de se débarrasser si facilement du Major IB et pourquoi à contrario est-il si compliqué de chasser Amadé Ourémi des terres de nos frères de l’Ouest, alors qu’ils ont tous les deux troublé la Cote d’Ivoire de la même manière ? Il ne vous a pas échappé que l’un, le Major Ibrahima Coulibaly est Ivoirien, l’autre Amadé Ourémi est Mossi. Mossi comme Alassane Dramane Ouattara. Alassane tue les Ivoiriens sans aucune forme de procès mais s’impose le devoir de protéger ses frères Mossi. C’est la stricte vérité. Soro Guillaume le complice et le compère, devrait en tirer leçon s’il tient à sauver sa peau. 

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Alassane Dramane Ouattara n’est pas bon.

J’ai entendu au cours d’un débat un membre influent de l’inutile CDVR de Charles Banny à court d’arguments, dire que « la plupart des gens sont bons et honnêtes » Je me suis dit en silence : « Alors, mon bonhomme, on n’a pas dû rencontrer les mêmes »

 

Le 15 Mai 2013   

 

MAMADOU BEN SOUMAHORO 

Ancien Député à l’assemblée Nationale de Côte d’Ivoire


Source: Le blog de Claudus