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dimanche, 24 mars 2013

SHERYL SANDBERG, PATRONNE DE FACEBOOK ET SUPERWOMAN FEMINISTE

 

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Connaissez-vous Sheryl Sanberg? Cette ancienne de Google est la toute puissante numéro 2 de Facebook.

Sheryl Sandberg a publié un manuel de la féministe moderne qui a pour volonté de réussir efficacement l’alliance entre vie professionnelle et vie familiale. N’est ce pas tout ce que nous recherchons en tant qu’ayana?

Sheryl Sandberg lance sa révolution féministe: "Lean In" (Bougez-vous) armée de cette conviction profonde : "Je crois que le monde serait meilleur si la moitié de nos entreprises et des pays étaient dirigés par des femmes et la moitié de nos foyers par des hommes".

Ce premier livre de la directrice d'exploitation de Facebook, publié lundi dernier (11 mars 2013) aux Etats-Unis et présenté par les médias américains comme un manifeste féministe moderne, exhorte les femmes à "se bouger" afin de gérer avec aisance leurs vies professionnelles et familiales.

«Lean In» s'adresse aux femmes de tous les âges, comme l’explique la talentueuse et rigoureuse femme d'affaires de 43 ans sur son site LeanIn.org, qu'elle a lancé mercredi dernier, quelques jours avant son livre.

Riche et mère de deux enfants, diplômée de Harvard, Sheryl Sandberg est devenue l’idole des Américaines qui rêvent d'allier carrière brillante et vie familiale accomplie. Après un passage au ministère de l'Économie, Sheryl Sandberg a été économiste à la Banque mondiale, puis a été embauchée chez Google avant de devenir la directrice d'exploitation de Facebook.

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 "Un geste révolutionnaire"

Dans son bouquin, elle soutient que "les femmes mettent elles-mêmes un frein à leur carrière pour préserver leur vie de famille, même lorsqu'elles n'ont pas encore d'enfant". Elle les invite  "à croire en leurs rêves" et à dépasser, avec l'aide des hommes, l'ordre social actuel dicté par la hiérarchisation des sexes.

Selon l’analyse de Lori Mackenzie, directrice adjointe d'un institut de l'Université de Stanford spécialisé dans les rapports homme-femme, "la question de l'égalité des sexes est au point mort depuis les années 90. Mettre ce sujet sur la place publique est un acte révolutionnaire. Elle ne dit pas que l'équilibre entre le travail et la famille est facile à atteindre", poursuit la sociologue. "Elle dit bougeons-nous, mettons-nous-y ensemble".

Sur son site LeanIn.org, Sheryl Sandberg, cette passionnée des réseaux sociaux, sensibilise les femmes à poster leur expérience. Parmi elles, on retrouve la présentatrice vedette Oprah Winfrey, l'actrice Reese Witherspoon ou encore l'ancienne Première dame, Laura Bush."Ces témoignages dressent un tableau des épreuves et des obstacles que nous rencontrons toutes", explique la femme d'affaires sur son site. "Elles nous permettent de voir qu'il est payant de croire en nous-même et de tendre vers des objectifs".

Toujours sur son site LeanIn.org, elle propose aussi des cercles de rencontres où les femmes peuvent se retrouver régulièrement pour partager leurs idées et suivre des cours gratuits sur la négociation en entreprise, le langage corporel ou encore l'animation d'équipe.

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Ses détracteurs lui rétorquent déjà qu'il est aisé pour une femme riche et puissante" de bien combiner vie professionnelle et vie personnelle. » Car selon ces mêmes détracteurs, "les femmes ne veulent plus qu'on se concentre sur les changements qu'elles doivent apporter à leur conduite mais plutôt sur un changement profond de la société. C'est là dessus que le débat va avoir lieu".

Notez chères ayana qu’il est courant aux Etats-Unis de voir des femmes se mettre en retrait, parfois parce qu'elles ont une famille. Et c’est pareil en Afrique.

Alors que pensez-vous du message global issu du livre du numéro 2 de Facebook?

Bey


Source: AYANA WEBZINE

vendredi, 04 mai 2012

INTERNET - RESISTANCE DEMOCRATIQUE POUR LA COTE D'IVOIRE: LUMIERE SUR CES SITES PATRIOTIQUES QUI SOUTIENNENT LE COMBAT

 

LA DEPECHE D'ABIDJAN. MUR.jpg

Un brillant hommage aux sites de la résistance. Même si bien d'autres parmi eux n'ont pu être cités dans cet article. Merci, cher frère Germain Séhoué!


Les sites internet patriotiques sont ces portails créés sur la toile par des patriotes d’ici  et d’ailleurs pour permettre à la dispora ivoirienne, africaine, au monde d’être informés sur la Côte d’Ivoire. Par leur résistance et leur pugnacité, les démocrates ivoiriens sont en train de remporter la victoire de la communication. Mais qui sont ces sites ? Enquête.
 
Dans une dictature comme celle de la Côte d’Ivoire où la télévision nationale (Rti) est devenue un instrument de propagande du régime Ouattara, l’Internet joue un rôle primordial dans la diffusion de l’information plurielle. Comment informer la diaspora et la communauté internationale sur les faits et méfaits, les crimes et autres exactions contre lesquels luttent quotidiennement les populations ? L’Internet constitue un réel contrepouvoir. Car les sites patriotiques relaient les publications des journaux libres, les articles allant dans le sens du combat pour les libertés et les opinions d’analystes et de politologues indépendants. Bien sûr, que les partisans de la dictature ont leurs sites web pour les conforter, désinformer et manipuler. Mais au moins l’Internaute a le choix de ne pas être intoxiqué, en allant sur les sites qui lui montrent la Côte d’Ivoire telle qu’elle souffre en ce moment. C’est pourquoi il convient de présenter l’essentiel de ses sites et leur rendre hommage pour leur travail bien souvent bénévole, mais combien formidable ! 
  
Outil de résistance 
  
Au fort de la crise, lorsque le site abidjan.net a montré sa proximité avec l’agresseur de la Côte d’Ivoire, les patriotes et amis de notre pays, ont été heureux de découvrir un autre portail, relayant les informations, les vraies préoccupations de la Nation en danger. Il s’agit de Telediaspora.net, site patriotique populaire administré par Demba Traoré (ancien Dg de Vitib) et sa jeune et dynamique équipe. On a également, un groupe qui, en un temps record, fait autorité dans le milieu des sites patriotiques non seulement dans la spontanéité du relai de l’information, mais surtout dans la particularité et l’adaptation géniale des images illustrant ses informations. Le groupe se nomme SPRI (Sites pionniers de la résistance ivoirienne : Infodabidjan.net; Ivorian.net; Abidjandirect.net ; Côtedivoire-lavraie.fr; Ivoirediaspo-Abidjanici.net; Afrik53.com). Mais comment est né Infodabidjan.net, le premier du groupe?   
  
Nous sommes en novembre 2010. Un groupe de jeunes intellectuels ivoiriens décide de s’engager dans la campagne présidentielle en Côte d’Ivoire, en participant au débat démocratique à travers leur analyse des projets de société des différents candidats. Pour être efficaces, ils décident de produire des écrits de facon quotidienne, des articles destinés à être publiés sur les sites internet gérés par des ivoiriens. Mais malgré leurs efforts, très peu de sites acceptent de publier leurs écrits. Leurs articles sont segrégués. Ou alors certains sites ivoiriens établis à l’époque, demandent à se faire payer, parfois jusqu’à 50 dollars américains, « pour publier de simples contributions ». Comment dans ces conditions, peut-on contribuer à éclairer l’opinion nationale et internationale sur les abus et mensonges ressassés de façon effrénée  sur nos pays? L’administration légale de la Côte d’Ivoire a des difficultés pour se faire entendre. La crise sévit. Il est difficile de retrouver des informations assez élaborées autres que celles relayées par les réseaux de Alassane Dramane Ouattara. Il suffit de faire une simple recherche sur Google en écrivant Côte d’Ivoire, pour s’en rendre compte. Que faire ? Pas question de laisser les impérialistes malmener la Côte d’Ivoire comme pendant la traite négrière ! Le 7 mars 2011, infodabidjan.net est lancé, avec un objectif clair: « donner au monde entier des informations non tendancieuses sur notre Afrique et susciter le débat entre les Africains en général et les Ivoiriens en particulier », explique son administrateur et Coordinateur général du SPRI, Don Sihi Luc olivier, résidant en Allemagne. Et le site a pris. Si bien que, grâce à ses collaborateurs et la bonne volonté d’amis et de contributeurs bénévoles dont Hassane Magued, Eliahou Abel et bien d’autres, infodabidjan.net met à nu les mensonges et violations de droit de l’homme dans nos pays. Crimes dont sont coupables nos autocrates, soutenus momentanément par les prédateurs de nos ressources. 
  
Le combat contre les oppresseurs du peuple ivoirien 
  
Presse et portail d'informations générales, www.ivorian.net est créé en novembre 2002 par Severin Labé, quelques mois après l'attaque de la Côte d'Ivoire par une rébellion armée. Ce portail ivoirien se voulait dans un premier temps un support de communication pour relayer et élargir les informations de sources authentiques sur la Côte d'ivoire et un portail d'informations générales sur l'Afrique et le Monde. Ivorian.net, membre et partenaire de l'Organisation de la Presse africaine, connaît, selon ses dirigeants, près de 40 000 visiteurs par jour. Le site est devenu de ce fait, l'un des instruments de communication de référence les plus prisés. 
  
Le réseau des sites patriotique compte également abidjandirect.net. Un site créé en janvier 2011 pour contrer la désinformation menée à outrance par les sites ivoiriens au service du camp Ouattara. Il est l'œuvre de jeunes Ivoiriens et Africains. Il a fait de la vraie information son leitmotiv. Aujourd’hui ce site a plus de 7.000 visiteurs par jour repartis dans plusieurs pays. 
  
Quant au site www.cotedivoire-lavraie.fr, il est créé le 10 décembre 2010 et totalise à ce jour, selon sa gestionnaire Prisca Joelle Stani, plus de 2 000 000 de pages visitées. Il a vu le jour pour faire face à la désinformation des médias français sur les vrais enjeux de la crise postélectorale. C'est un site d’information générale : actualité ivoirienne, internationale, politique, économique, militaire, religieux, sportif, culturelle et touristique. De même, www.ivoirediaspo.net, créé en novembre 2002 et dirigé par Daniel Atteby, mène sans relâche la résistance contre les oppresseurs du peuple ivoirien. 
   
Les nouveau-nés du groupe SPRI
  
Les derniers nés du groupe  SPRI  sont Eburnienews.net ; Civox.net ; Ladepechedabidjan.info. Pour ce groupe, l’image de l’Afrique, berceau de l’humanité, mérite d’être peinte en des termes plus glorieux que cela ne l’est par les occidentaux. Eburnienews.net, un des dernier-nés du groupe, est lancé dans cette ambiance. Il se présente comme un site d’information générale conçu par des ivoiriens soucieux de donner au monde entier des informations nuancées sur la Côte d’Ivoire en particulier et l’Afrique en général. ”A l’écoute des souffrances de nos peuples africains, de la Libye à la Côte d’Ivoire, en passant par le Mali, la Rdc ou encore le Sénégal, notre coeur a vibré au son des baillonettes des boureaux de nos peuples. Nous avons donc pris partie pour la liberté d’expression et pour le droit de nos peuples à réflichir par eux-mêmes et pour eux-mêmes.”, explique la Direction de publication basée en Europe. 
  
Détermination et bénévolat 
  
A écouter ces hommes et ses femmes engagés, ce qui fait leur fierté, c'est leur liberté d'esprit, justifiée par leur indépendance de tout groupe de pression. L’amour de la patrie sublimant toute autre considération. La production du contenu de Eburnienews est le fruit d’une franche collaboration entre des journalistes de la rédaction, des experts, des passionnés de l’information juste et vraie, des témoins et tous les visiteurs du site. Les visiteurs et utilisateurs sont appelés à participer à l’animation de l’information sur le site à travers leurs commentaires, leurs contributions et leurs réactions. Et le résultat est bon. 
  
Un autre de la dernière génération : www.civox.net.  Officiellement mis en ligne le vendredi 13 avril 2012 par le confrère Zéka Togui, ce site est un organe d'informations générales, relatives à la Côte d'Ivoire, à l'Afrique et au reste du monde. Il est également au service de la diaspora dont il procède. Ses dirigeants tirent leur fierté de son caractère d’outil de résistance patriotique. Une résistance, selon eux, grosse de promesse de restaurer la démocratie, la liberté, la souveraineté et la prospérité de la Côte d'Ivoire. A travers sa rubrique "Pensées politiques", il se veut un site de formation politique. 
  
La Dépêche d'Abidjan (ladepechedabidjan.info) est créée en 2009 par Axel Illary, journaliste-réalisateur ivoirien résidant en France, pour combler un déficit communicationnel. Le site met essentiellement en avant l'actualité ivoirienne, africaine mais aussi celle des Ivoiriens et Africains de la diaspora. En plus d’être un relai de publications diverses,  ladepechedabidjan.info produit de l’audiovisuel et des articles. 

Si le site www.abidjandici.net, du groupe SPRI n’existe plus, son combat mérite néanmoins d’être salué.    
  
Au-delà de ce groupe, il y a d’autres sites patriotiques qui mènent la haute lutte pour la libération de la Côte d’Ivoire des mains des prédateurs. Ainsi on a Ivoirebusiness.net de Christian Vabé, Deboutciv.com, Legrigriinternational.com ; Cameroun24.net, etc. La résistance est également bien menée au sein d’autres réseaux sociaux dont Facebook où des Ivoiriens et amis de la Côte d’Ivoire, à travers leurs pages directement connectées sur Tweeter, animent intensément l’information. Les blogs de Théophile Kouamouo et Fernand Dindé Agbo sont parmi tant d’autres, des relais et sources d’opinions confortées. 
 
C’est donc pour leur rôle important que les sites web patriotiques sont bien souvent l’objet d’attaque d’hackers et autres cybercriminels. 
  
Les attaques contre les sites 
  
Les sites patriotiques sont confrontés à deux types d’attaque : les attaques d’origine externe et les attaques de source interne. Les attaques d’origine  externe sont le fait des adversaires connus. Les attaques internes sont celles émanant de personnes malveillantes, issues du milieu même de la résistance qui, à un certain moment de la lutte, pensaient que ces sites devaient leur servir de lieu de dénigrement interne. C’est le constat du contraire qui les a retournés. Tous ceux-là agissent ainsi dans le but de saboter et de paralyser la résistance en ligne ou de nuire au propriétaire du site. Ce qui revient au même. Les attaques se caractérisent par l’indisponibilité temporaire du site. Ou alors les internautes se rendant sur le site découvrent autre chose en lieu et place de la page d’accueil. Les hackers détruisent des pages ou les remplacent par d’autres produites par eux-mêmes. Ils paralysent tout, bloquent le fonctionnement du site. 
  
« A la nomination du porte-parole officiel du Président Gbagbo, nous avions mis les sites de notre rayon à la disposition du Porte-parolat afin de mieux expliquer la ligne de conduite voulue par le Président. C’était un travail immense. Il fallait en même temps inonder les pages Facebook, les forums, etc. et on avait donné aussi priorité à tout communiqué venant des exilés », explique Don Sihi Luc Olivier. Et ce moment crucial ne fut pas de tout repos pour les administrateurs des sites patriotiques. Don Sihi poursuit : « On était attaqué par les adversaires grâce à des génies de l’informatique. Des gens qui allaient jusqu’à l´hébergeur, après localisation du lieu de résidence du propriétaire du site. C’est la raison qui pousse à ne jamais dévoiler dès le commencement, qui était derrière le site. Lorsqu’ils remarquent durant une semaine que la presse en ligne était totalement Pro-Gbagbo, ils attaquent le site moteur. Ils se demandent: Qui est le  site ? D´où part la première mise en ligne d’un important communiqué repris par d’autres sites qui marquent Source : manioc.net, par exemple ?» 
  
Dans ces conditions, Don Sihi par exemple, appelle les différents responsables  de son rayon par téléphone ou email et les informe qu’il a un important communiqué à mettre en ligne. Et leur demande donc de se préparer. Une fois trois sites mettent simultanément l’important communiqué en ligne, les cybercriminels ont du mal à repérer le site moteur. Quand un site est attaqué, il demande à un autre d´informer les lecteurs du site en difficulté. « Je restais souvent devant mon ordinateur jusqu´à 3h du matin  pour voir si un site de mon rayon n’est pas attaqué », confie-t-il. 
  
Lorsqu’ils remarquent que le repérage du site moteur est devenu difficile, ils adoptent le brouillage du pays où les sites ont le plus de visites. Mais là encore, les résistants finissent par trouver une solution. La lutte est donc permanente. « Mais je pense que leur jalousie est due au  fait que leurs sites web, qui ont les soutiens financiers, ont perdu la lutte de la presse en ligne. Une bataille que nous avons remportée grâce à la volonté, au sacrifice de notre temps, à la vie de nos foyers… Et je suis heureux de voir que les sites ce créent aujourd’hui comme un jeu ». Car il est bon de le savoir, tous ces sites, les patriotes les créent sur fonds propres ou en associations de moyens. 
  
Dans un paysage où sévit le Conseil national de la presse (Cnp), que serait aujourd’hui l’information sans les sites internet et autres blogs patriotiques ? On peut le dire, ces canaux en ligne sont d’excellents outils où s’expriment de plus en plus aisément les intellectuels du monde pour participer aux débats d’ici et d’ailleurs, donnant ainsi de la matière à la presse locale. C’est vrai, il faut prendre soin de bien trier les contributions et ne pas céder au sensationnel, mais il est indéniable qu’à travers les sites patriotiques, l’Internet joue un rôle majeur dans la résistance de l’Afrique digne.      
  
  
Germain Séhoué in le quotidien ivoirien "Le Temps".

gs05895444@yahoo.fr


 

jeudi, 19 janvier 2012

ENQUETE - PROSTITUTION EN LIGNE: QUAND L'INDUSTRIE DU SEXE SEVIT SUR INTERNET


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Une prostituée de rue

L’une des découvertes les plus fascinantes du millénaire reste, l’Internet, à partir duquel le monde n’est plus qu’un village planétaire. Pourtant, ce qui a suscité autrefois autant d’espoir à sa création, est en passe de devenir un couteau à double tranchant dans son utilisation. Via Internet, on gruge, on arnaque, on vole et on se «vend». 

Présentation

Moyen de communication par excellence, l’Internet sert aussi à se faire des amis (es). Ainsi, des sites ont été conçus dans ce sens pour faciliter les rencontres entre individus. A cet effet, des sites de tout genre existent pour les célibataires, les gays, les lesbiennes, etc…Si certains sont gratuits d’autres cependant, sont payants. Entre autres sites, nous pouvons citer, ‘’Easyflirt’’ qui est un site de rencontre avec chat et webcam. ‘’Easyflirt’’ revendique 27 millions de célibataires qui lui font confiance pour rencontrer le grand amour. ‘’Meetic’’, est le site de rencontre classé n°1 en Europe avec le plus de célibataires inscrits, où il y a plus de chances de faire une belle rencontre’’, lit-on sur le site. C’est un site de rencontres 100% gratuit. ‘’Badoo.com’’, ‘’123love.com’’ et ‘’Babel.com’’ qui sont aussi des sites de rencontres, permettent de dialoguer avec des célibataires près de chez vous. C'est gratuit et sans abonnement. Il existe plusieurs sites de rencontres cependant sur Internet, pour le bonheur de leurs adeptes. 

Manifestations

« J’ai besoin d’argent, aidez-moi », « recherche homme pour relation sérieuse », « toi, homme de 40-50 ans, je te fais la totale à trente mille francs CFA. Je fais tout, sans discussion », « bonsoir, je me nomme coup de coeur, j’ai des amies femmes d’affaires qui payent de cinquante à cent mille francs et plus après rapports protégés et discrets. Veuillez me contacter pour une réservation au numéro suivant (…) », « vous me donnez cinq mille et on fait ça chez moi à domicile ». Ce sont les phrases qu’on lit sur les profils des abonnés ou visiteurs des sites de rencontres sur le net. Les motivations d’un site de rencontres à un autre sont diversifiées. Certains y vont pour des opportunités d’affaires, d’autres pour se faire des amis (es), mais la grande majorité y va pour assouvir un quelconque désir sexuel ou pour satisfaire sa libido. Les femmes et les hommes sont tous logés à la même enseigne. Vous vous inscrivez sur un site de rencontres avec un pseudo ou votre propre nom- c’est selon- puis ensuite, vous avez la possibilité d’échanger avec des milliers d’individus. Pour la plupart du temps, il n’y a aucun sujet tabou. Au bout de quelques minutes, vous vous en sortez avec des numéros de vos correspondants virtuels. Si vous poussez l’accès un peu plus loin, vous avez la possibilité le même soir, de coucher cette dernière dans votre lit. Parce que quand certaines feignent de faire les saintes nitouches, d’autres par contre ouvrent de prime à bord, les hostilités. Plus besoin de se faire prier, car l’adage le dit, « les oiseaux de même plumage volent ensemble». 

Tout le monde s’y adonne…

Après la destruction de certains sites reconnus pour être des nids de promotion de la prostitution ou des lupanars dans le district d’Abidjan, les jeunes filles déscolarisées ou non ont recours à la toile. De la prostitution de quartier, elles sont passées à une autre forme de prostitution de luxe : la prostitution sur Internet. Elles n’hésitent plus à mettre le grappin sur des hommes férus de sensation forte et adeptes de lubricité. Il est souvent loisible de voir des femmes de plus de 40 ans se connecter pour rechercher une partenaire plus ou moins jeune pour des rapports sexuels à trois ou quatre. Sur les différents sites de rencontres, les relations contre nature se répandent comme des champignons au grand dam de la morale. Normal, sur Internet, on affectionne la démesure et sans restriction. Des homosexuels ou lesbiennes ou encore des bisexuels font de ces espaces-rencontres sur Internet leurs choux gras. Sur Internet, il n’y a pas d’âge et tout le monde est à la recherche d’émotions et de plaisir. La plupart des filles qui s’adonnent à cette activité viennent de Yopougon, Riviera Palmeraie, Marcory, Koumassi, Zone 4 et Port-Bouët.


Réalisée par Patrick Krou, in le quotidien ivoirien "L'Intelligent d'Abidjan".


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

lundi, 26 avril 2010

L’IMPACT DU MONDE DIGITAL ET D’INTERNET DANS NOTRE VIE (DIGITAL NATION)

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La chaîne américaine PBS a fait un excellent documentaire sur l’impact du monde digital et d’Internet dans notre vie.

Tout d’abord nous remercions TwitJob pour avoir présenté ce sujet ainsi que PixelBoy.

Le sujet est la suite d’un documentaire fait en 2007. La chaîne s’interrogeait à l’époque sur l’impact des nouvelles technologies sur les enfants (“Growing up online”).

Douglas Rushkoff va plus loin en s’interrogeant cette fois sur leur impact sur toutes les couches de la population. Quel est l’impact du monde digital sur nos vies ?

La réponse se fait jour à travers un documentaire d’1h26, et aborde un maximum d’angles différents.

Le documentaire est en anglais et il est passionnant.

Voici quelques réflexions mises en avant :

1/ Point de départ de la réflexion

Une mère de famille se rend compte que dans son foyer, entre son mari qui navigue sur son ordinateur pour son travail, et ses enfants qui utilisent les nouvelles technologies pour faire leurs devoirs ou se divertir, plusieurs “mondes” ou univers se côtoient sous le même toit familial. Ce constat (différents individus avec différents centres d’intérêts) n’est pas une chose nouvelle mais il est ici matérialisé par l’utilisation d’appareils numériques et de programmes en fonction de chacun.

2/ Une activité cérébrale “multitâche”

Les universités du MIT et de Stanford se sont penchées sur le phénomène de l’utilisation quasi continuelle de nouvelles technologies par leurs étudiants. Leur résultat est que les étudiants ont sans cesse une activité “multitâches” (“multitasking activity”). Ils suivent plusieurs applications en même temps, font plusieurs choses en même temps.

Cela nuit-il à leur capacité de concentration ? L’université de Stanford a fait des tests, et apparemment, oui.

Les étudiants pensent plutôt bien réussir cette activité “multitâches”. Cependant les tests montrent le contraire, le fait de ne pas se concentrer sur une chose à la fois, leur fait perdre de l’efficacité.

Un enseignant se demande même si ces étudiants seront capables de penser correctement et clairement (“enable to think well and clearly”)

Les chercheurs se sont également interrogés sur l’impact de vivre vite et toujours en inter-connexion. Ils ont ainsi pu constater que l’impact sur le cerveau est 2/3 fois supérieur lorsqu’on utilise Google que lorsqu’on lit un livre. Cela en raison du processus de décision qui est très fortement stimulé de façon presque permanente.

L’impact des nouvelles technologies est très fort, et l’est d’autant plus dans celui des mondes virtuels des jeux vidéo.

3/ Les jeux vidéo

Douglas Rushkoff part alors en Corée du Sud, ou des milliers de cybercafés existent, et où beaucoup de jeunes viennent s’adonner à leur passe temps favori : le jeu vidéo.

Dans le reportage, on évoque des cas de joueurs qui sont morts pour avoir joué pendant 50h d’affilé en mangeant et buvant peu.

L’addiction au monde digital peut être très forte, elle est vraiment plus puissante avec les jeux vidéo, notamment les jeux “Online”

4/ Le monde digital et l’éducation

Avant de revenir sur la question des jeux vidéo, Douglas Rushkoff nous conduit au sein d’un établissement scolaire défavorisé aux États-Unis.

Celui-ci devait faire face à beaucoup de problèmes aboutissant à des résultats scolaires très médiocres. Pour améliorer ces résultats, cette école a décidé de faire rentrer massivement les nouvelles technologies dans tous les cours, et de faire en sorte que chaque élève ait un ordinateur portable.

Les résultats se sont profondément améliorés. La puissante attractivité des nouvelles technologies a fait son œuvre.

Cependant, là encore, de grandes questions se posent pour savoir si au final ça n’est pas un piège dans lequel on enferme ces jeunes élèves. Le danger est qu’en effet, ils ne soient pas en mesure d’avoir une pensée réellement linéaire en raison de toutes ces sollicitations (programmes, musique, jeux, etc).

Retour avec les étudiants du MIT et de Stanford, qui corroborent ces doutes : ils n’écrivent quasiment plus d’essais mais des paragraphes uniquement. Les sollicitations de leur environnement les empêchent d’écrire de façon longue, continue et, surtout, de façon logique. Ces paragraphes n’étant, souvent, pas logiquement reliés entre eux.

Les étudiants de ces écoles prestigieuses lisent également de moins en moins. Privilégiant les sites qui leur permettront de lire les résumés essentiels dont ils ont besoin.

5/ Les mondes virtuels et les jeux en ligne

Douglas Rushkoff revient ensuite sur la question des jeux vidéo en ligne et sur les mondes virtuels en général.

Il rencontre le fondateur deSecond Life“. Ce dernier lui explique que dès le départ, il souhaitait créer un monde imaginaire dans lequel les utilisateurs pourraient se plonger complétement. Ces utilisateurs ayant la possibilité d’avoir une vie réelle d’un coté et de l’autre une vie virtuelle, avec des possibilités, des opportunités, que la première ne leur offre pas.

Dans le domaine des jeux en ligne, notre reporter s’intéresse alors àWorld of Warcraft“. On découvre des milliers de personnes passionnées, qui se retrouvent lors de grands évènements, et qui se découvrent après avoir joué en ligne pendant des heures ensemble, sans se connaître. La majorité se voient pour la première fois, et viennent de tous les pays du monde. Cela crée des rapprochements et certains même se marient.

Réfléchissant sur ce besoin profondément humain de se rapprocher, de se “connecter” à d’autres, Douglas Rushkoff nous dit que cela nous permet “d’être ensemble, seul sur Internet”. Puis, il se reprend et dit :”plutôt d’être seul, ensemble, sur Internet”

Les mondes virtuels n’intéressent pas que les particuliers. Ils intéressent également les entreprises. Coca Cola et quelques autres ont tenté d’exister et de vendre dans “Second Life”, mais ça n’a pas marché. D’autre comme IBM, ont en revanche trouvé là un moyen pour faire travailler à distance certaines équipes. Ainsi, nous visitons le centre de “travail mobile” de l’entreprise qui était destiné à offrir des locaux à leurs employés itinérants. Le centre est désert désormais. Tout se passe sur “Second Life”.

6/ Le monde digital et l’armée

Le plus inquiétant sur l’impact des nouvelles technologies tient aux développements que peuvent en faire les militaires.

Ainsi, le reportage explore les différentes utilisations que peuvent en faire l’US Army et l’US Air Force. La première les utilise pour aider à soigner les vétérans souffrant de “Stress from post traumatic disorder” (angoisses liées aux expériences traumatiques de combats). Cela permet, en remettant virtuellement ces personnes en situation, de les aider.

La seconde utilise ces technologies pour faire piloter ses drônes à des “pilotes” étant à des milliers de kms du théâtre d’opérations. Des hommes et des femmes, militaires, peuvent depuis les alentours de Las Vegas, être aux commandes d’un appareil (un “Predator” par exemple) en Irak ou en Afghanistan. Ils peuvent effectuer leurs missions et…rentrer le soir à la maison et faire faire leurs devoirs à leurs enfants !

L’US Air Force vient d’ailleurs de recruter sa première promotion de “pilotes” n’ayant aucune compétence en vol. Elle a également fermé 3 centres de formations de pilotage, pour en ouvrir autant destinés à “piloter” ces drônes.

L’US Army a quant à elle ouvert un immense centre de recrutement avec des batteries de jeux vidéo. Tous les enfants peuvent venir, même s’ils ne peuvent pas encore être recrutés…

Les jeux peuvent aussi servir à autre chose, notamment dans certains programmes d’éducation. C’est sur cette note optimiste que Douglas Rushkoff finit son reportage.

7/ Conclusion

Plusieurs personnes concluent le documentaire. Une professeure d’université nous dit que “la technologie n’est ni bonne, ni mauvaise, mais qu’elle est très puissante et compliquée, et qu’un temps d’apprentissage, comme de réflexion, est toujours nécessaire”. Une autre personne nous rappelle “qu’à chaque évolution des technologies, on perd quelque chose et que l’on gagne quelque chose. Mais que cela ne date pas d’hier, et lors du passage du courrier au téléphone, on avait perdu et gagné quelque chose à la fois”.

Douglas Rushkoff, après avoir rappelé dans le reportage, preuve à l’appui avec une interview d’époque, combien il était exalté en 1995 sur les apports possibles des nouvelles technologies et d’Internet, conclut en disant que ce qu’il aimait aussi avec ces technologies c’est qu’on pouvait les éteindre.

Pour nous, ce documentaire est non seulement bien fait mais il a surtout le mérite de poser les bonnes questions.

 Pascal Labouheure

 

Source : RE-SOURCES HUMAINES

samedi, 29 novembre 2008

COMMENT INTERNET SAPE LES BASES MORALES DE NOS JEUNESSES

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Trouver, aujourd'hui, un poste dans un cyber, à Abidjan (où j'ai élu domicile depuis quelques semaines pour une formation professionnelle), en vue d'effectuer des recherches sérieuses, est un vrai cauchemar! La raison? Des arnaqueurs de tout poil et de tout acabit (particulièrement nos frères nigérians) qui occupent inutilement les écrans pendant des heures et des heures et de jeunes gens, filles et garçons, véritables accros des sites de rencontres et de pornographie, qui ne vous laissent plus le temps de remplir vos engagements vis-à-vis de vos lecteurs, sur les blogs, et d'effectuer vos travaux de recherches! Franchement déprimant!

C'est une grande douleur pour moi de voir tous ces jeunes ne trouver d'autre intérêt à Internet que l'accès au sexe facile, les relations libertines et l'arnaque. Nombre d'entre eux se font passer pour des jeunes filles (quite à utiliser des photographies de leurs soeurs ou de leurs amies, ou même d'inconnues), avec la claire intension de séduire, de tromper et de se faire de l'argent, sur la base de monsonges bien ficellés. Quel naufrage pour la jeunesse ivoirienne.

Je croyais les jeunes ivoiriens seuls à se pervertir de la sorte. Que neni! Un article camerounais lu sur www.20mai.net, nous édifie sur la dérive et la catastrophe qui sont en cours dans nos pays, du fait de la pauvreté et de la misère. Bonne lecture!


Les cybers cafés de Yaoundé sont désormais envahis par une clientèle de plus en plus jeune.
Loin d’y aller pour effectuer des recherches académiques, les jeunes y vont pour rencontrer des blancs. Aucun obstacle ne semble pouvoir arrêter ces internautes qui sont prêts à tout pour quitter le pays.
La toile est désormais assimilable à un marché de bétail. A la merci des proxénètes et des trafiquants de toutes sortes les jeunes filles qui veulent trouver des preneurs sont amenées à développer toutes sortes d’ astuces pour se faire remarquer.

On peut par exemple citer :

- L’envoi des photos en petite tenue,
- Se déshabiller devant une webcam pour montrer sa poitrine et son sexe
- Se masturber et regarder son partenaire le faire devant une webcam .


Les gérants de cybers café ont flairé la bonne affaire et ont installé des cabines privées avec webcam. Le coût de la navigation sur internet à partir d’une cabine privée est parfois le double du prix normal, mais cela ne suffit pas à décourager les jeunes filles qui ne pensent qu’à se mettre à l’abri des regards indiscrets pour satisfaire la perversité de leur futur époux.

Peu importe que l’homme rencontré soit un vieillard, un handicapé, ou un psychopathe, l’essentiel est qu’il soit un blanc afin que l’obtention du visa d’entrée dans un pays européen soit facilité.

Le coupable de cette dépravation n’est autre que la pauvreté: une pauvreté morale qui à l’exemple d’un cancer ronge petit à petit toutes les bonnes mœurs.

Trouver l'âme soeur grâce à Internet

S’il est vrai qu’il n’y a pas de lieu standard de rencontre, on peut tout de même constater la multiplication des sites de rencontre sur internet. En effet, au lieu d’aller danser ou draguer dans les cafés, beaucoup préfèrent l’intimité d’un clavier, d’un écran d’ordinateur et surtout d’un pseudonyme.

Lorsque la solitude devient lourde à porter, internet se présente comme une solution facile pour faire des rencontres. Toutefois, les romances virtuelles cachent parfois quelques pièges :

- L’on n’est pas toujours sûr de la bonne foi de son interlocuteur
- Le risque de tomber sur des psychopathes, et des escrocs est plus élevé sur les sites de rencontre.
- Les correspondants mentent souvent sur leur apparence physique et leur situation matérielle ce qui cause de grosses déceptions lors de la rencontre réelle.


Les rencontres sur internet n’ont pas que des inconvénients:

- Les personnes timides et mal dans leur peau ont à travers internet, l’occasion de sortir virtuellement de leur coquille.
- Internet est également un moyen puissant de créer des liens entre les gens qui en ont envie.


Comme le montrent quelques avis recueillis dans les rues de Yaoundé, au Cameroun, l’idée générale est que les gens qui s’essaient aux rencontres sur internet le font plus par intérêt que par amour.


Anne-Mireille NZOUANKEU.

A propos de l'auteur: Anne-Mireille est une jeune journaliste qui a fait ses armes à Camer.be, au quotidien camerounais "Le Jour" avant de rejoindre l'aventure 20mai.net



22:53 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : internet, pauvreté, misère morale, cyber-café | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |