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vendredi, 13 février 2015

LIBYE: KADHAFI EST MORT, VIVE TOTAL!

 

Dans la nuit du mardi au mercredi 4 fevrier 2015 un champ pétrolier conjointement exploité par TOTAL et par la compagnie nationale libyenne NOC, a été attaqué par des hommes armés à Syrte, faisant 11 morts dont 10 libyens et 1 nigériens.

Cette information n’a ému personne. Il est bien évident que tant que les droits de pomper du  pétrole par  TOTAL sont garantis, le respect des droits de l'homme en Libye  ne constituent pas une préoccupation majeure pour les pourvoyeurs d'émotions sélectives et les  champions des droits de l'homme.

Je me suis demandé que fait Total dans le chaos complet qu’est devenu la Libye de l’après Kadhafi, surtout ces derniers mois. J’ai compris pourquoi il n’y a pas de sanctions économiques contre ces groupes armées qui contrôlent la Libye, y massacrent les populations, exploitent et mettent sous coupe réglée le territoire libyen, désormais éclaté entre 4 provinces hétéroclites (Bengazi, Syrte, Tripoli, le Faisan) : une « somalisation » complète. La compagnie nationale de pétrole libyenne représente qui dans un tel contexte? Que valent les contrats et quelle est la légalité et la légitimité des opérations des compagnies pétrolières en cours dans le pays ? Peut-on être aussi cynique et fermer les yeux sur le drame des populations libyennes à ce point ?

Déjà à la veille de la chute de Kadhafi, le Conseil national de transition (CNT) libyen annonçait en avril 2011 sa décision « attribuant 35 % du total du pétrole brut aux Français en échange du soutien total et permanent à notre conseil » : ceci représenterait une production de plus de 542 000 bb/j sur sa production journalière de 1 550 000 bb/j d’avant la guerre.

Dans le contexte de la guerre menée par l’OTAN pour tuer Kadhafi en 2011, une telle annonce pouvait apparaitre comme une contribution du groupe français à l’installation de la démocratie en Libye.

Aujourd’hui, 4 ans après, avec ce qui se passe sur le terrain en Libye on est bien loin de l’installation de la démocratie, le pays est en ruine, le semblant d’Etat qui existait sous Kadhafi est totalement délité, c’est le règne des groupes djihadistes qui se partagent le pays et rivalisent dans les exactions et les actions les plus horribles.

Alors comment comprendre que TOTAL, une entreprise « citoyenne » en France, puisse intervenir à l’aise dans un tel merdier.   

En fait, la Libye, qui recèle les plus vastes réserves de pétrole d'Afrique et 9eme dans le monde (44-46.5 milliards de barils), est déjà à elle seule la troisième source d'approvisionnement de la France, ex aequo avec la Mer du Nord (16 % du total en 2010), derrière les pays du Proche-Orient (17 %) et ceux de l'ex-URSS (32 %), selon l'Insee. La France importe plus de pétrole libyen (10,25 millions de tonnes en 2010) que de pétrole saoudien (6 millions de tonnes).

Le groupe français TOTAL, tout comme les firmes pétrolières liées à la Grande-Bretagne, avait peu à perdre et beaucoup à gagner dans la guerre en Libye ; Paris et Londres ont été les plus impliqués dans l'offensive de l'Otan en Libye.

Avant le début du conflit, le groupe français TOTAL était assez mal implanté en Libye, avec seulement deux champs fournissant une modeste production de 55 000 barils par jour (b/j) : très loin derrière l'italien Eni (244 000 b/j), les compagnies américaines (124 000 b/j), et même l'allemand BASF (100 000 b/j), d'après les chiffres du département de l'énergie américain pour 2010.

Plus généralement, l'Occident, qui est à court de nouvelles découvertes de pétrole, est dans la crainte d’une chute de la production contrôlée par les compagnies occidentales. Dès 2005, l'économiste en chef de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait annoncé, pour Le Monde, un déclin de la production hors-Opep « peu après 2010 ».

La conséquence serait que les grandes compagnies pétrolières occidentales, celles que l'on a pris l'habitude d'appeler les « majors », alors même que depuis les années 70 et l'émergence de l'Opep, elles ne contrôlent plus qu'à peine un septième des réserves de la planète, perdent leur place de leaders incontestables du marché. En effet, malgré leurs capitaux fantastiques, qui les placent toujours aux tout premiers rangs des plus grandes firmes privées de la planète, les majors sont désormais des « minors », du point de vue du contrôle des réserves, face aux firmes publiques des grands pays exportateurs.

Plus le temps passera, plus la proportion des réserves de pétrole contrôlées par les pays exportateurs augmentera, tandis que la part des compagnies occidentales, elle, s'amenuisera, et cela « mécaniquement », répète Fatih Birol à l'AIE.

N’est-ce pas ici que se trouve la réponse à toutes ces guerres fomentées opportunément dans les pays abritant les plus grandes réserves d’or noir au cours des dernières décennies (Irak, Lybie, Syrie, menaces contre l’Iran, Soudan puis Sud Soudan, Côte d’Ivoire, Mali, République centrafricaine, Tchétchénie et pays d’Asie de l’ancienne URSS, menace de guerre contre la Russie elle-même, instabilité au Nigeria avec la secte BokoHaram, etc.).

La présence et les activités de TOTAL et des autres grandes firmes pétrolières occidentales en Libye finissent de nous convaincre de l’hypocrisie des dirigeants occidentaux, pour lesquels en réalité ne comptent que leurs intérêts mesquins, loin des vociférations et agitations officielles se référant cyniquement à la défense de valeurs démocratiques et de respect des droits de l’homme à travers le monde.

Sous le masque de la protection des droits de l’homme et de la lutte contre le terrorisme que porte l’occident, se cache le contrôle et la protection des ressources de matières premières notamment le pétrole. La concurrence des pays émergents pousse l’occident vers un monopole de type colonial ou l’installation du chaos qui laisse la place au plus fort donc aux pays qui interviennent par la force au non de la démocratie ou de la lutte contre le terrorisme.

En Afrique de l’ouest, outre le Nigeria, cinq États de la région sont actuellement producteurs de pétrole : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Mauritanie et le Niger. Tandis que les dix autres États sont encore au stade de l’exploration. En termes de réserves avérées, l’Afrique de l’Ouest affiche des proportions identiques à celles de la production : elles s’élèveraient à près de 40 milliards de barils (en 2012), soit environ 30 % des réserves totales de l’Afrique.

S’agissant tout particulièrement du Nord Mali, là d’où est partie la guerre et où persistent les principales tensions, même si cette région contribue très peu – à l’heure actuelle – au PIB du pays, le sous-sol des régions de Gao, Kidal et Tombouctou suscite beaucoup d’espoir : 850 000 km2 de potentiel gazier et pétrolier, selon les études menées par l’Autorité pour la recherche pétrolière (Aurep). Un contexte qui pourrait  expliquer en partie la situation actuelle  et qui pourrait justifier  les velléités de partition du pays.

Quoi  qu’il en soit, 4 bassins principaux ont été identifiés dans cette zone : Tamesna (à cheval entre le Mali et le Niger), Taoudeni (qui couvre également une partie de l’Algérie et de la Mauritanie), le graben de Gao et le rift de Nara (vers Mopti). Le pyromane Barkhane a bien de l’avenir surtout que le pompier est déjà opérationnel : cette zone se situe dans le prolongement de la poudrière libyenne et aux confins de la région convoitée par Boko Haram.

Quand est-ce que les élites et les peuples africains vont-ils comprendre ce fait pour savoir la force que représentent les richesses du continent et prendre conscience de la nécessité de les exploiter pour le développement de nos populations tout en rejetant l’hypocrisie de l’occident et ses prétextes fallacieux pour intervenir dans nos pays.

 

Par Jean Charles TIEMELE, Expert Economiste Financier.

vendredi, 27 septembre 2013

LA COUR PENALE INTERNATIONALE N'A PLUS LA COTE EN AFRIQUE


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Le Parlement Kenyan vient de voter le retrait du pays, du protocole de Rome, à l’origine de la Cour Pénale internationale (CPI). Bien que ne prenant effet que dans 12 mois, ce retrait est une mauvaise publicité pour la CPI. Les raisons de son fiasco résident dans l’impression qu’elle donne de n’être qu’une émanation des puissances occidentales dominatrices, quand elle s’en prend la plupart du temps, qu’aux vaincus de ses grandes. En effet, elle est incapable de lancer la moindre enquête sur les centaines de morts survenues en Égypte, en Lybie ou en Côte d’Ivoire. Certains criminels de guerre ou contre l’humanité avérés, sont ressortis blancs comme neige, malgré les preuves accablantes des dossiers d’instructions. Quand ces derniers n’ont pas disparus tout bonnement. Ce précédent historique pourrait servir d’exemple, pour de nombreux autres États africains. Les récentes déclarations du président somalien de l’O.U.A, lors du dernier congrès à Alger, illustraient le malaise de ces pays africains, qui après plus d’un demi-siècle d’indépendance, ont le sentiment de s’être faits dépossédés, par les puissances colonisatrices de naguère, de leurs libertés ou de l’organisation des conditions de justice de leurs propres concitoyens.
 
Avec l’invasion et l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan par les Etats-Unis des Bush père et fils, qui se sont soldées respectivement par près de 2 millions et un million de morts, à quoi avons-nous eu droit de la part de la CPI ? A aucune poursuite, car Washington qui encourage la CPI à traquer les criminels de guerre à travers le monde, quitte à les lui livrer, protège ses propres ressortissants. Comment l’expliquer ? Très simplement. La Cour Pénale Internationale est une juridiction permanente, chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre. En 1998, 121 États sur les 193 États membres de l’ONU, ont ratifié le Statut de Rome et accepté l’autorité de la CPI. Trente-deux États supplémentaires, dont la Russie et les États-Unis d’Amérique, Israël, l’Irak, la Libye, le Qatar et le Yémen, ont signé le Statut de Rome mais ne l’ont pas ratifié.
 
Prenons le cas des USA qui ont signé également avec 180 pays, l’ABI : l’Accord Bilatéral d’Immunité. Grâce à ces accords bilatéraux, les États-Unis obtenaient l’exclusion de la compétence de la CPI, à l’égard des ressortissants et des militaires nord américains, interdisant ainsi leur transfert devant le tribunal de la Haye. Les pays signataires de cet accord bénéficient en contrepartie, d’une aide financière et militaire des Etats Unis. C’est la raison pour laquelle la CPI ne peux intervenir en Israël, en Irak, en Libye, au Qatar ou au Yémen pour ne citer que ceux-la. Et l’article 98(2) du statut de Rome le dit clairement.

Ce qui veut dire, que si un citoyen américain est arrêté, dans l’un des pays signataire de l’accord ABI, pour que ce citoyen, auteur de crime contre l’humanité, soit remis a la CPI, il faut que l’Etat concerné  consente dans un premier temps a transférer le criminel et dans un deuxième temps, que cela soit compatible avec les accords bilatéraux internationaux.

En conséquence, on ne peut poursuivre les dirigeants Américains ou les alliés des Etats-Unis pour crime de guerre. Qu’importe le nombre de morts, les voilà absous par avance.
 
Cette puissance impériale se permet de porter le fer et le feu sur la planète en toute impunité. Voilà pourquoi les responsables des massacres ethniques, consécutifs à la destitution du président ivoirien Laurent Gbagbo, ne seront jamais jugés. Comme ceux de Sago en 2011 lorsque les hommes de la FRCI d’Alassane Ouattara, accusèrent les populations civiles d’avoir contribué à la fuite des dernières troupes loyalistes vers le Libéria mais aussi de cacher des armes en vue de venger le président Laurent Gbagbo. Fuyant dans la forêt, les moins heureux ont été rattrapés, fusillés et/ou égorgés et parfois brulés vifs. Les soldats d’Alassane Ouattara, avec l’aide de populations civiles étrangères au pays, massacrèrent ainsi, tout ceux de l’ethnie Godié qu’ils croisèrent sur leur chemin et cela pendant plusieurs jours. Des journalistes occidentaux, alertés par des cyber-activistes, viendront constater les massacres, mais minimiseront la portée de ceux-ci. Cela ne collant certainement pas avec la version officielle, commandée par leurs rédactions. Il est en effet difficile d’accepter la vérité, lorsque les mensonges sont exactement ce que l’on veut entendre. Comme en Bosnie, au Kossovo, en Lybie ou en Syrie de nos jours, en quelque sorte.
 
Ni le gouvernement Ouattara, ni la cour pénale internationale n’ont jusqu’à ce jour ouvert d’enquêtes, afin de déterminer qui furent les responsables de ces atrocités. Et les victimes attendent encore que justice leur soit rendue, comme pour tant d’autres crimes, commis sous couvert de la toute puissance occidentale, qui se sert du droit et de la morale pour effacer ses propres assassinats. Mais si la vérité est plus lente que le mensonge, elle finit toujours par arriver.


Source: PRORUSSIA.TV

vendredi, 30 août 2013

IRAK, LIBYE, SYRIE DES «PREUVES» ET DES AGRESSIONS

SYRIE - ETATS-UNIS. RECHERCHE DE PREUVES CONTRE LA SYRIE.jpg

Les services de renseignements américains cherchent des preuves


L’impérialisme a-t-il jamais eu besoin de preuves pour agresser un peuple, un pays? Et s’il en a invoquées étaient-elles réellement crédibles et justifiaient-elles son ingérence dans les affaires intérieures des Etats concernés? La seule histoire récente, des interventions militaires des Etats-Unis, est implacable plutôt de preuves sur l’arrogance et le cynisme de la Maison-Blanche et de sa suite de vassaux.

A chaque crime correspond une montagne de mensonges qui sont immédiatement « oubliés » pour en resservir d’autres, à l’occasion d’autres entreprises de prédation. Les « preuves » ont toujours trait aux atteintes aux « droits de l’homme », à la « démocratie », à la « sécurité des Etats-Unis ou à leur way of life (sic !) ».

En face et autour le monde assiste impuissant et passif à sa mise en coupe réglée. Une « communauté internationale » bienveillante sert de caution « morale » au jeu de massacre. Elle est chargée d’applaudir au discours dominant à la demande. Les Nations unies, quand elles ne sont pas « paralysées » par un veto, peuvent ne plus servir à assurer la légalité internationale comme en Yougoslavie et en Irak. La Syrie pourrait-être ainsi la prochaine victime d’une ignominieuse attaque, à laquelle se prépare l’alliance atlantiste forte du silence sidéral de l’écrasante majorité des gouvernements du monde.

Le scénario est en place, le « régime de Damas » a utilisé des gaz mortels contre la population de son pays, les principaux membres de l’OTAN l’ont affirmé et n’ont pas eu besoin d’attendre le résultat des expertises. Pourquoi faire ? Pourrions-nous nous demander. Ce type de décret a déjà servi et a pu autoriser que deux peuples soient précipités dans un cauchemar sans fin, les Irakiens et les Libyens qui ne sont pas appelés à la barre pour témoigner sur le résultat de leur « libération de la tyrannie » et sur la « démocratie » que les bombardiers atlantistes leur ont larguée.

Pourtant il serait bien de les interroger, chose qui ne semble pas être à l’ordre du jour des médias de la bête. Et pour cause, aujourd’hui, ils sont trop occupés à resservir la soupe sur la Syrie. Cette soupe qui justifiera, le cas échéant, des « frappes chirurgicales » contre Bachar Al Assad ou plus s’il en faut, jusqu’à la « victoire » des « révolutionnaires » de la CNS/ALS. Le gouvernement syrien lui-même se situe dans la rhétorique en vigueur. Son représentant à l’ONU endosse la robe du défenseur: « Beaucoup de données tendent à prouver l'innocence du gouvernement syrien qui fait l'objet d'une accusation fallacieuse ». Il feint de croire au bon sens et à l’utilité de cette organisation, au moment même où se confirme le peu de cas fait des données, puisque Washington a demandé à l'ONU de mettre fin à la mission de ses inspecteurs sur les sites où les attaques chimiques se seraient produites. A la suite de quoi les inspecteurs ont cessé leurs activités pour « raison de sécurité ».

Un seul doute persiste, si les Etats-Unis envoient leurs avions, sur la nature des assurances qu’ils auraient eu auprès des Russes et des Chinois et en échange de quelle contrepartie. Si, toutefois, Moscou ou Pékin ou les deux réunies ne réagissent pas à la hauteur de l’outrecuidance étatsunienne.   
 
 
Ahmed Halfaoui


lundi, 28 janvier 2013

MALI ET GUERRES DE LA FRANCE DANS LE MONDE - DEBAT SUR FRANCE 3: MICHEL COLLON MASSACRE HENRI GUAINO

 


 

Le courage de la vérité et la force des arguments. Voici les armes du journaliste d'investigation Michel Collon qui ont littéralement sonné Henri Guaino, le député UMP des Yvelines, venu sur un plateau télé pour justifier l'injustifiable et cautionner le crime international, au nom de la "démocratie" et de la "protection des civils", en masquant le vrai motif de tous ces massacres et invasions subis par nos nations: les intérêts de l'Hexagone et ceux de petits copains des différents régimes français.

Il faut mettre un terme urgent aux dérives de la "bannière ensanglantée", par la dénonciation sans faiblesse, le refus de collaboration et une véritable révolution contre l'impérialisme local et mondial de cet Etat en déconfiture morale, économique et sociale avancée.

 

Que DIEU nous y aide, peuples dignes!

mardi, 06 novembre 2012

OBAMA, PUR PRODUIT DU CAPITALISME ETATSUNIEN NE DEFENDRA JAMAIS LES INTERETS DE L'AFRIQUE


BARACK OBAMA ILLUMINATI.jpg


A l’approche de l’élection présidentielle aux USA, certains africains lancent  des plaidoyers  pour la réélection le 6 novembre prochain du président sortant et candidat à la présidentielle M. Barack Obama. Cette personnalité politique au pouvoir depuis quatre ans, pur produit du capitalisme aurait-il fait du bien à l’Afrique, dont son père Obama du Kenya était originaire? Dans l’affirmatif, quelles seraient ses actions aux conséquences positives sur le processus de paix, de démocratie, de développement économique de l’Afrique? Pourquoi un tel engagement et engouement en faveur du président Obama? Les élections présidentielles dans les pays occidentaux ont-elles permis de sortir l’Afrique de la domination, des pillages de l’exploitation impérialiste ou de mettre un terme aux humiliations récurrentes?


L’attribution du prix Nobel de la Paix à Barak Obama, un blasphème à la mémoire des morts africains.

A l'appui de leur thèse de soutien au président Barack Obama, certains africains évoquent  notamment la prétendue paix mondiale qu’aurait instaurée Obama depuis 4 ans, suite aux multiples guerres déclenchées par ses prédécesseurs, les Présidents Bush (père et fils) dans «le Golfe, en Iran, Irak et en Afghanistan».

Pour notre part, nous avions contesté d'emblée l’immoralité du prix Nobel de la paix attribué au président  Barak Obama le 9 octobre 2009. En effet, c'est  bien sous sa présidence que les guerres de recolonisation  et de balkanisation de l'Afrique ont connu leur  essor actuel. Ces  drames  qui frappent l’Afrique, ne doivent jamais réjouir aucun africain conscient que ce premier président noir de l’histoire des Usa, a été intronisé par le cercle des puissants capitalistes pour servir leurs intérêts présents et futurs au cours de son mandat de quatre ans.

Les puissances impérialistes envoient leurs petits nègres de service exécuter leurs crimes en Afrique et  au moyen orient: Le président Paul Kagamé en RD Congo, l’Ex Secrétaire général de l’Onu Kofi Annan  et  l’Ex Secrétaire d’état américain Colin Powell pour la destruction de l’Irak. Au demeurant, rappelons que l’ancien Secrétaire d’état américain Colin Powell a menti au cours d’une réunion du 5 février 2003 devant le Conseil de sécurité de l’ONU, que l’Irak de Saddam Hussein détenait des armes de destruction massives (ADM) et que les USA frapperaient militairement le pays afin de détruire ces ADM. A cet effet, il avait exhibé ridiculement un tube à essai contenant une poudre de couleur blanche. Depuis l’invasion de l’Irak en mars 2003 par l’armée étatsunienne forte d’environ 200.000  hommes sur le terrain, elle n’a trouvé aucune trace minime soit elle d’ADM que le président Saddam Hussein détiendrait. De plus, la démocratie qu’ils prétendaient instaurée n’est pas au rendez-vous et le pays est toujours secoué par des affrontements et autres attentats faisant chaque jour des centaines de morts.

La diplomatie de mensonges institutionnalisés dans les relations internationales par les puissances impérialistes, ont depuis lors repris le haut du pavé: après l’assassinat du président Saddam Hussein  en 2003, ce fut le tour du Guide Kadhafi le 20 octobre 2011. Quant au président Laurent Gbagbo insoumis aux diktats des impérialistes comme Saddam Hussein et Kadhafi, il fut capturé et déporté par l’armée d’occupation française à la Haye pour y être jugé par la CPI, un tribunal  foncièrement raciste au service des impérialistes, qui est plutôt spécialisé dans le jugement des africains.

Une brève historique des événements tragiques auxquels le Président Obama a été l’un des principaux acteurs pendant ces quatre dernières années, battrait en brèche le faux visage idyllique et pacifique que ce dernier s’attribuerait ou que les crédules lui décerneraient.

1- Le président Obama a soutenu le président français Sarkozy dans sa guerre de recolonisation de la Côte d'Ivoire. Ce dernier a initié et fait adopter la résolution scélérate N°1975 du Conseil de sécurité qui a légitimé les bombardements du palais du président légitime Laurent Gbagbo par l'armée coloniale française. Ces troupes d'occupation ont capturé  puis déporté le président Laurent Gbagbo à La Haye pour y être jugé par la CPI, un tribunal créé et dominé par les impérialistes. Il conviendrait d’insister que ce la CPI s’est de surcroît spécialisée dans le jugement des africains. Ce comportement raciste ne pourrait échapper à aucune personne animée de peu d'esprit d'observateur soit-il, car elle est aveugle et s’oppose à tout jugement des dirigeants des puissances impérialistes, auteurs des crimes contre l'humanité en Irak, en Afghanistan, en Côte d'Ivoire, en Libye, en l'occurrence  les présidents Bush, Sarkozy, Obama, Tony Blair, Cameron. Ces criminels de guerres se pavent en toute quiétude à travers le monde  sans qu'aucun mandat d'arrêt international ne soit lancé contre eux par la CPI. Des millions de victimes ont péris sous les bombes de leurs aviations. Cette forfaiture intellectuelle des impérialistes est insupportable. 

2- Le président Obama a apporté le même soutient au président français Sarkozy et à l'Otan dans la croisade guerrière contre la Libye. Le résultat de cette tragédie est l'assassinat du héros et digne fils d'Afrique, le Guide Mouammar Kadhafi. Plus de 100.000 libyens ont été tués suite à ces bombardements otaniens de 8 mois de la Libye. Ce trophée macabre ne militerait jamais en faveur  d’un soutien africain à sa réélection le 6 novembre prochain.

3- C'est bien sous la présidence d'Obama, que le M 23, mouvement rebelle de la RD Congo (créature du Rwanda), a déclenché sa dernière offensive au Kivu depuis avril 2012 contre la patrie de Patrice Lumumba. Au demeurant, il serait judicieux de rappeler la terrible coïncidence de cette offensive rebelle avec la période où la Secrétaire d’état américain Hillary Clinton était en tournée dans la sous région de l’Afrique orientale. Cette guerre d'occupation du Kivu ou de balkanisation de la RD Congo menée par le Rwanda et l'Ouganda soutenus par les USA, ont permis aux deux pays agresseurs d'échapper à toutes condamnations, et ce malgré le dernier rapport du 26 juin 2012 accablant le Rwanda  pour son agression militaire  caractérisée contre la RD Congo  pour son soutien au M23.

Le comble de ce soutien des USA au Rwanda, a permis d'octroyer à ce pays belliqueux le siège de membre non permanent  pour l'Afrique au Conseil de sécurité en octobre 2012. Une prime attribuée  par Obama au Général-Président Kagamé pour le génocide des congolais. Cela est insupportable!

4- En Afghanistan, la guerre a été déclenchée et entretenue par les présidents Bush. Cependant, Obama qui avait promis  lors de sa première campagne 2008, d’arrêter immédiatement la guerre en rapatriant les troupes étatsuniennes, n’a pas tenu ses engagements. Il a en effet, plutôt renforcé de 30000 soldats les troupes en Afghanistan retirés d’Irak. Les lourdes pertes infligées par les afghans aux troupes d’occupation, ont contraint  le président Obama  qui a promis  de rapatrier tous ses soldats à partir de 2014 du bourbier afghan.

5- Sur le plan économique, la présidence d’Obama n’a pas conduit aux investissements importants pour le développement de l’Afrique comme c’est le cas de la Chine dont les investissements sont en constante progression.

De plus, les multinationales étatsuniennes, qui pillent les richesses minières du Kivu occupé par le Rwanda, chien de garde des Usa, n’ont jamais été empêchées par le président Obama pour leurs activités criminelles en symbiose avec le M23. La guerre de rapine continue à l’Est de la RD Congo avec  comme lourd bilan entre 5 millions et 7 millions de morts depuis 1995. Alors, quelle paix dans le monde aurait instaurée Obama pour pouvoir mériter le prix Nobel de la paix?

De ce qui précède, l’Afrique ne doit rien attendre de positif de la part des dirigeants occidentaux, quelle que soit leur option politique. En effet, ces derniers sont imposés par le système capitaliste à la magistrature suprême. Ils doivent par conséquent continuer à soutenir le mécanisme d’exploitation, de pillages des ressources naturelles et humaines de l’Afrique.

Si certains africains soutiennent Obama dans cette campagne inter capitaliste pour la couleur de sa peau noire, c’est faire preuve d’une myopie politique dangereuse pour l’avenir de  l’Afrique car Obama défend les intérêts des multinationales prédatrices capitalistes.

Ce qui  devrait guider notre choix politique, serait avant tout la réponse à la question suivante: Quels intérêts de classe sociale servira ou sert un homme politique? Evidemment, nous ne soutiendrons jamais la classe des prédateurs capitalistes qui voudrait maintenir pour l’éternité l’asservissement  colonial de l’Afrique.

La crise économique qui frappe les puissances impérialistes depuis 2008, perdure. Afin de maintenir leur niveau de vie et leurs rangs de puissances sur la scène politique internationale, les prédateurs capitalistes se lancent aujourd’hui dans des croisades guerrières de recolonisation de l’Afrique, illustrées  notamment  par  les cas ivoirien et libyen.

Quel africain conscient de ces humiliations et de cette domination impérialiste, infligées à notre continent, continuerait-il à faire l’apologie du système capitaliste, de ses dirigeants politiques formatés pour perpétrer  la servitude coloniale de l’Afrique?

Ces mêmes africains qui font l’apologie de la présidence du candidat Obama et du capitalisme, affirment aussi leur hostilité à l’égard de la coopération Sino-africaine.

A propos de la prétendue «colonisation» de l’Afrique par la Chine, il serait  judicieux de savoir  la genèse de cette expression. En effet, ce sont bien les puissances impérialistes capitalistes, qui depuis la traite négrière à nos jours continuent de dominer le monde, en pillant l’Afrique. Ayant perdu progressivement leur marché exclusif africain  face à la Chine émergeante, ces puissances occidentales se sont lancé dans une campagne de guerre médiatique de dénigrement de la Chine, en stigmatisant sa «colonisation de l’Afrique», de «concurrence déloyale».

Pourquoi ces impérialistes occidentaux  qui se seraient mus subitement en avocats de l’Afrique contre la Chine ne l'ont pas été pendant leur période faste où ils avaient l’exclusivité du marché africain?  Pourquoi n’avaient-ils pas été des mécènes de développement de l’Afrique pendant la période coloniale? Dans l’affirmatif, pourquoi persistent-ils à piller nos ressources naturelles, à imposer militairement  des dictateurs aux peuples grâce aux interventions de leurs armées? Dans ces derniers cas, il conviendrait de citer  les interventions de l’armée française  au Tchad  qui ont permis de sauver le tyran Déby face  aux révoltes des masses populaires et l’expédition coloniale punitive des troupes de l’hexagone  pour introniser Outtara en Côte d’Ivoire...

Selon la doctrine du système capitaliste qui est basée sur la libre entreprise et concurrence, la compétitivité, le profit…, n’est-il pas ridicule pour ces puissances occidentales de lancer une campagne de dénigrement économique contre la Chine alors que ce pays émergeant applique leur propre doctrine commerciale en Afrique? Ne devraient-ils pas au contraire se réjouir que leur doctrine économique a fait un émule de taille alors qu’ils combattaient la doctrine économique du communisme?

L’économie chinoise est compétitive sans  que ce pays ait  colonisé l’Afrique ni piller notre continent. Les Africains ne doivent pas se laisser prendre au piège de cette campagne anti chinoise des puissances occidentales qui voient leurs intérêts menacés par la puissance émergeante chinoise. Nous ne devons pas hurler avec les loups prédateurs qui voudraient maintenir pour l’éternité l’Afrique dans la servitude coloniale occidentale, d’où qu’elle vienne.

Les puissances occidentales s’opposent aux investissements directs chinois en Afrique, cependant, elles les accueillent à bras ouvert.  Voici ce que nous livre l’hebdomadaire français l'Express: «Malgré la détérioration des perspectives économiques dans la zone euro, les investissements directs de la Chine en Europe ont plus que doublé en 2011 pour atteindre 6,7 milliards de dollars» [Cf.L’Express du 05/02/2012]. 

Toujours dans le même journal, les états européens doivent de l’argent à la Chine: [La Chine détiendrait pour plus de 550 milliards de dollars de dette souveraine européenne]    

Les puissances occidentales acceptent de coopérer avec la Chine mais sont par contre foncièrement hostiles que cette dernière fasse la même chose avec l’Afrique. Il appartient à l’Afrique de se débarrasser de la domination coloniale occidentale afin d’amorcer un tournant décisif dans son développement.     

L’Afrique ne doit pas se laisser prendre au piège des colonisateurs d’hier qui s’autoproclament subrepticement « avocats » de la cause africaine pour garantir leurs intérêts. Nous devons choisir librement nos partenaires et leurs investissements conformément à nos intérêts de développement économiques et politiques.

Il appartient donc aux africains de tirer profit de la coopération impulsive de développement avec la Chine.

Nous avons une seule certitude, c’est que la  coopération chinoise en Afrique a permis la réalisation des grandes infrastructures (ponts, Autoroutes, chemins de fer, constructions des établissements scolaires et universitaires, hôpitaux, des usines de productions, des fermes agricoles…). La Chine aide aussi à la formation de quelques 30.0000 cadres africains dans tous les domaines et offre plus de 18.000 bourses d’études aux jeunes africains. [ Le Nouvel Observateur du 25-07-2012]

En guise d’illustration des résultats de la coopération chinoise avec l’Afrique, nous pouvons citer le chemin de fer «Tanzam» entre La Tanzanie et la Zambie, construit en 1970 et long de 1 860 kilomètres. Grâce à la Chine, le Tchad dispose depuis juin 2011 sa première raffinerie de pétrole,  en mars 2012 sa première cimenterie et enfin en 2015 le pays sera désenclavé par sa première ligne de chemin de fer d’une longueur de 1.344 kilomètres …

Combien de ces structures de bases indispensables à l’amorçage du développement des pays africains ont été construites par ces puissances impérialistes occidentales  depuis la traite négrière  à nos jours en passant par la période coloniale? Si ces colonisateurs occidentaux étaient si soucieux du développement de l’Afrique et du bien-être de ses populations, alors  pourquoi n’avaient-ils pas posé les bases élémentaires dans les territoires dominés  pendant des siècles de domination et d’occupation?

En si peu de temps, la Chine qui n’a jamais colonisé l’Afrique a considérablement investi dans des projets concrets, utiles au bien-être des populations et au développement des états africains. En effet, les investissements directs de la Chine (deuxième puissance économique mondiale depuis 2010) en Afrique  ont atteint 30 milliards de dollar  entre 2000 et 2005.

Il appartient aux Africains  de tirer les leçons des affres de la domination des impérialistes occidentaux  depuis la traite négrière à nos jours afin  d’éviter toute nouvelle colonisation d’où qu’elle vienne.

Les investissements chinois dans les infrastructures lourdes sont une véritable opportunité et  fondements  sur lesquels les africains devraient s’appuyer pour impulser un début de développement accéléré de notre continent à l’instar de celui de la Chine. Grâce à la Chine, l’Afrique obtient d’importants  capitaux à des taux très bas, tans dis que les banques occidentales refusent de lui prêter ou l’accordent à des taux très élevés.  Ces liquidités, ont permis aux états africains de réaliser  de nombreux projets. La coopération Afrique-Chine est une coopération « gagnant-gagnant » car la patrie de Mao qui a une croissance économique à deux chiffres a besoin des matières premières de l’Afrique notamment du pétrole et inversement l’Afrique qui a besoins des capitaux pour investir à besoin de la Chine.

Les africains devraient plutôt  profiter de la coopération avec les chinois  en s’appropriant de leur savoir faire  qui a fait ses preuves dans l’accélération inédite du développement de leur pays. Nous devons apprendre à construire, à maîtriser les sciences et technologies que les chinois apportent à l’Afrique afin que notre continent ne soit pas seulement maintenu au rang de consommateur des produits fabriqués ailleurs, mais que l’Afrique soit aussi capable d’exporter les produits « Made in africa ».

Afin de faire face à la mondialisation, il serait indispensable que nous œuvrions pour la création des Etats-Unis d’Afrique (EUA), projet cher au Guide Kadhafi et qui fut aussi l’une des causes de son assassinat par les puissances impérialistes occidentales (France-Usa-Grande Bretagne). Les dirigeants criminels: Sarkozy-Obama-Cameron qui ont lancé la croisade guerrière contre la Libye luttent pour maintenir l’Afrique dans la servitude coloniale occidentale.

Les dirigeants politiques des puissances impérialistes occidentales, issus de la matrice du système capitaliste qui maintient dans la servitude coloniale l’Afrique, ne doivent jamais bénéficier d’un quelconque soutien des africains. En effet, quelle que  soit  leur étiquette politique,  et les alternances  des présidents, notre continent  demeure exploité, pillé et humilié par ces puissances  occidentales.

En conséquence, l'élection présidentielle aux USA, avec l’affrontement des candidats démocrate  Barak Obama et républicain Mitt Romney, sont un non-événement. Le marathon électoral inter-impérialiste n’est autre chose que le choix du meilleur défenseur de l’exploitation capitaliste de l’Afrique pour les quatre années à venir.

 

Le 3 Novembre 2012, ALAC (African-Libyan Action Committees).


Le Secrétaire Général 

 Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum

E-mail: alac.africa@hotmail.com

samedi, 29 septembre 2012

EXISTE-T-IL ENCORE DES ORGANISATIONS DE DEFENSE DES DROITS HUMAINS?

 

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Faut-il encore accorder du crédit aux organisations internationales de défense des droits de l’Homme, des organisations créées de toutes pièces par les puissances impérialistes dont elles sont des bras séculiers dans les conflits mondiaux? Nombreux sont ceux qui se posent cette question aujourd’hui, face à leurs comportements douteux, suspects parfois même criminels. C’est pourquoi, il faut tenter de répondre à cette question pour aiguiller la curiosité et attirer l’attention de toute personne sur les actes macabres et le rôle néfaste de ces organisations censées défendre les droits de l’Homme. 

Plus le temps passe, plus les manigances, de la soi disant communauté internationale, en fait le Club de Sadiques et Voraces Impérialistes Occidentaux (CSVIO) et tous ses appendices d’ONG de défense des droits humains, sont mises à nu; en réalité, ces organisations ne sont que des clubs de soutien masqués des basses manœuvres déshumanisantes des puissances impérialistes qui les manipulent pour installer leur domination dans le monde. 

Comment pouvait-il en être autrement quand on sait que plutôt que de défendre les droits de l’Homme, ces organismes sont créés et financés par ces super puissances pour déstabiliser sournoisement les pays sous développés, contrôler, exploiter astucieusement et à vils prix leurs richesses. Ainsi, les actes les plus ignobles de ce CSVIO ne font-ils l’objet d’aucune condamnation (tueries massives des ivoiriens en Novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire et dans beaucoup d’autres endroits de la Côte d’Ivoire, génocide des Wè en Mars 2011 à Duékoué, massacre de plusieurs centaines de réfugiés du camp de Nahibly en Juillet 2012, pour ne citer que trois exemples). Ces organismes fantoches appelés abusivement organisations internationales de défense des droits de l’Homme ferment les yeux sur les agissements inhumains de leurs maîtres qui divisent des peuples, installent des rébellions et autres actions déstabilisatrices dans les pays bien choisis selon les besoins de la cause. Ces organisations confirment de plus en plus qu’elles sont le relais de dénigrement des dignes fils d’Afrique, ces Présidents qui nourrissent de nobles ambitions pour leurs populations, leurs pays et pour le continent noir. 

Après que leurs maîtres eurent brocardé ces dirigeants patriotes africains, les qualifiant par de grossiers mensonges de dirigeants-dictateurs exerçant un pouvoir antidémocratique, elles prennent le relai pour continuer de calomnier ces dirigeants souverainistes et patriotes à travers les organes de communication propagandistes au service des pays occidentaux néo-colonialistes. 

Le cas du Président Laurent Gbagbo, en Côte d’Ivoire, est très patent pour éclairer les vrais démocrates de ce Monde. Que n’a-t-on pas entendu dire sur son compte ? Voici un Président qui n’entrait pas dans le système de spoliation de la Côte d’Ivoire établi par la France. A ce sujet, l’homme politique, ancien Président de l’Assemblée Nationale française, Henri Emmanuelli disait de Gbgabo: « Ce Président sait ce qu’il veut pour son pays ». Cet homme qui, pendant plus de 40ans a mené une opposition démocratique et pacifique en Côte d’Ivoire, sans jamais recourir aux armes pour obtenir le pouvoir d’Etat, est traité de dictateur, de Président infréquentable, xénophobe. Quel mensonge honteux! 

A partir de l’an 2000 où il parvint à la Magistrature Suprême après une brillante élection, les complots de la France vont se succéder contre lui avec des assassinats, des charniers fabriqués par ceux-là-mêmes qu’elle a installés aujourd’hui au pouvoir. 
C’est alors que ces ONG de droits de l’Homme vont entrer en transe pour hurler aux massacres, des militants de l’opposition et engager ainsi la déstabilisation de la Côte d’Ivoire (CI). 

Inventer des raisons farfelues pour vilipender Gbagbo et aider une rébellion à s’installer, tel fut le rôle exercé par ces ONG en Côte d’Ivoire. Ainsi, la France de Chirac en Septembre 2002, va-t-elle déclencher contre le pouvoir du Président Gbagbo, une rébellion préparée et entretenue par le Burkina Faso de Blaise Compaoré, au vu et au su de Human Right Watch (HRW), Amnesty International (AI), la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et bien d’autres organisations aux objectifs semblables ; ces organisations dites humanitaires sont toujours promptes à vilipender les dignes Présidents du continent noir pour les objectifs cruels de leurs mandants, les membres du CSVIO. 

Ces rébellions seront pourvues en armements et en ressources financières pour déstabiliser les régimes réfractaires au néo-colonialisme. Ainsi pendant dix longues années, les rebelles du couple « infernalissime » Ouattara-Soro, avec la bénédiction de la France et de l’ONU, vont semer la terreur au sein des populations et s’enraciner au Nord, au Centre et à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Ils y feront régner une justice expéditive pour massacrer des pro-Gbagbo et de nombreuses populations innocentes: les gendarmes désarmés de Bouaké, les danseuses d’Adjanou de Sakassou, de nombreux sacrifices rituels humains, etc. 

C’est bien avec les armes offertes par la France que des tueries vont être perpétrées sans que ces crimes ne soient véritablement dénoncés par la soi-disant Communauté Internationale et les ONG à sa solde. Il faut rappeler que cette Communauté Internationale a été pleinement actrice dans ces événements douloureux de Côte d’Ivoire éloquemment attestés par les actes destructeurs de l’ONUCI et de la Licorne pourtant venues en CI pour y restaurer la paix. Les rapports sur les atrocités vécues par les ivoiriens rédigés par ces organisations de l’ONU et de défense des droits humains, au lieu d’être véridiques et équitables, vont toujours indexer le Président Gbagbo, l’accusant d’être le plus grand criminel de tous les temps, lui qui a été la victime de la barbarie de la communauté internationale dirigée par la France. 

HRW, AI, FIDH…. savent aujourd’hui l’issue de ce complot ourdi contre celui que les ivoiriens avaient élu et réélu pour les sortir du sous développement par son programme audacieux de gouvernement. Laurent Gbagbo, après avoir miraculeusement échappé aux milliers de tonnes de bombes et de missiles de l’armée française, a été déporté manu militari à La Haye, pendant que les vrais criminels Chirac, Sarkozy, Ban ki Moon, Choi et leurs larbins ivoiriens Ouattara, Soro et autres quasi analphabètes, promus Préfets de régions pour services rendus aux nombreux ivoiriens, aujourd’hui dans les cimetières, ne sont guère inquiétés pour leurs nombreux crimes. Patissanganan !!! La partie fut vraiment sanglante. 

Ces organisations dites de défense des droits humains savent très bien que l’occident est à la base de tous les conflits qui déchirent le monde. En Lybie, Sarkozy et son ami Obama se sont solidarisés dans le mal pour devenir les bourreaux de Kadhafi. Par cet assassinat, ce pays est devenu une proie à toutes sortes de groupuscules équipés d’armes, à eux offertes par ces deux gendarmes, en réalité les pyromanes pompiers des conflits dans ce monde. C’est avec ces mêmes armes que le Nord du Mali est aujourd’hui sous le contrôle d’une horde d’intégristes religieux et de plusieurs bandes de voyous sans cesse soutenus par ces mêmes impérialistes. Le deal était qu’ils combattent Kadhafi pour obtenir le Nord du Mali. 

Voilà donc des comportements inhumains à dénoncer au lieu de hurler sur les antennes des télévisions, la pratique obligée de la charia et les destructions de monuments historiques qui n’ont aucune importance devant les massacres d’êtres humains que l’OTAN a perpétrés en Lybie, tout comme les nombreux crimes de l’ONUCI et de la Licorne en Côte d’Ivoire. Oh ! Un crime n’est-il crime que quand Sarkozy et Obama en décident ainsi. A eux a été donné, par on ne sait qui, le permis de tuer. C’est pourquoi HRW, AI, FIDH et autres organismes de même acabit se taisent sur leurs crimes odieux en Irak, en Côte d’Ivoire, en Lybie, en Syrie. 

Ainsi, aujourd’hui en Côte d’Ivoire, ce régime tyrannique installé par la France commet les crimes les plus inimaginables. 

Il n’est pas exagéré de noter que le programme des gouvernants actuels se résume à la traque, l’emprisonnement, l’expropriation et à l’assassinat des pro-Gbagbo. Malheureusement, au lieu d’être sanctionnés, ces miliciens du RDR, sont plutôt promus dans le silence de ces organisations qui voient bien les affidés de leur poulain commettre ces crimes et exactions. Bien sûr que les puissances financières ont rendu aphones ces organisations qui claironnent à tout moment leur autonomie. Heureusement qu’il y a Dieu qui jugera leurs crimes et leurs perfidies pour que chaque membre coupable de ces ONG subisse la punition éternelle en enfer. 

De même, voici une révolution, baptisée « Printemps Arabe »comme si tuer des être humains était annonciateur de bonnes nouvelles, inventée de toutes pièces par ces mêmes impérialistes pour déstabiliser les pays arabes, prendre le contrôle de leur pétrole et y installer leurs voraces multinationales. Toujours dans le même style, ces cyniques ONG de défense des droits de l’Homme se fourvoient actuellement en Syrie. Après avoir dénigré injustement le régime de Bachar El Assad, le CSVIO a créé une opposition fictive pour envahir la Syrie de mercenaires recrutés par ses soins à partir de la Turquie, croyant réussir aussi facilement son coup de force contre le Président syrien. 

Comme en Côte d’Ivoire où la rébellion a été affectueusement dénommée « Forces Nouvelles », elle appellera la coalition des mercenaires occidentaux « Armée Libre de Syrie » (ALS). Comme pour dire que celle qui défend le peuple syrien est une armée esclave d’El Assad. OH Honte ! Qu’une rébellion contre un régime légalement installé dans un pays ne puisse émouvoir les membres d’une organisation Internationale de défense des droits humains parce qu’elle a la caution des maîtres du monde est tout simplement ahurissant. 

Y a-t-il aujourd’hui lieu de prendre au sérieux ces satellites de la Communauté Internationale que sont ces organisations des droits humains? Car à la vérité, elles sont au début et à la fin des processus de déstabilisation des pays avec leur rôle de pyromanes et pompiers. Elles installent le lit du désastre en accompagnant les maîtres impérialistes qui n’ont d’yeux que pour les richesses des petits pays. 

Comment faire pour échapper à leur manège désormais dévoilé? Beaucoup de pays sous développés vivent encore une pauvreté accrue que les populations n’arrivent pas à juguler, à cause des nombreux besoins que la société occidentale leur impose à travers tous leurs instruments de communications actuels. Alors, au niveau de certains politiciens véreux, la tentation est grande quand ils sont sollicités pour servir d’instrument de déstabilisation de leurs propres pays, par des propositions faramineuses de promotion politique et d’enrichissement illicite et rapide. 

Tant qu’il y aura cette espèce de politiciens, il sera difficile de fermer la porte aux déstabilisateurs ; il n’est cependant pas impossible d’y arriver. Il faut alors une prise de conscience collective, comme en Syrie, où la véritable armée du peuple a compris qu’il n’est pas question de renoncer à cette lutte et qu’elle doit aller jusqu’au bout. Chaque citoyen doit normalement comprendre qu’il doit être un résistant permanent, face aux impérialistes qui veulent maintenir le monde sous domination, en privant les faibles de la liberté vivre et de jouir de leurs richesses. Il est seulement regrettable de constater que les organisations de défense des droits humains ne les y accompagnent. Pour les Africains, ces ONG méritent-elles de continuer d’exister ? Assurément non. 

 
NANWOULET G. Simone 
 
 
Source: AFRIK53.COM

mercredi, 19 septembre 2012

FILM ANTI-ISLAM: LE COUP D'ETAT DE ROMNEY CONTRE OBAMA?

 

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Le film blasphématoire  «Innocence of Islam» dont la projection a embrasé à raison le monde de l’Islam va au-delà d’un simple acte islamophobe. Il y a là du complot bien mijoté, du dessin bien prémédité et tout porte à croire que les républicains y sont pour quelque chose. 11 ans après le 11 septembre, le monde assiste à un nouveau coup républicain qui survient, étrange hasard, au lendemain de l’anniversaire des attentats contre les tours jumelles.

Le scénario est écrit en plusieurs actes.

Acte I: Obama et la guerre contre l’Iran

Il n’est certes pas question de rendre hommage au président Obama dont la politique de quatre n’a été qu’une suite de promesses non tenue, de violences maintenue, de guerre et de crimes de guerre. Obama est le président qui a durci les sanctions contre l’Iran, a refusé tout compromis avec ce pays sous l’auspice turco-brésilienne, a intensifié les  raids aux drones US en Asie, en Afrique. Mais Obama n’a pas accepté d’entrer en guerre contre la RII, une guerre à tous point de vue imprévisible et dont l’issue est plus qu’incertaine. Si L’actuel locataire de la Maison Blanche a refusé de céder à l’appel des sirènes bellicistes; à sortir armes et munition contre l’Iran, c’est parce qu’il sait que ses chances de succès dans une entreprise aussi périlleuse que la guerre contre l’Iran sont infinitésimales. Obama est un rationaliste.

Mais dans le camp d’en face, Mitt Romney, le mormon républicain a prouvé à plus d’une reprise que la politique à ses yeux ne relève que de la passion. Aucun rationalisme ne frôle ce millionnaire aventuriste dont l’argent «sale» a servi depuis le début de la campagne électorale à séduire l’Amérique conservatrice raciste et xénophobe. N’oublions pas que le premier déplacement de Romney l’a conduit en Israël, et  en Amérique c’est cela qui fait la différence. Les liens entre Netanyahu et Obama n’ont jamais été cordiaux. Sur l’Iran les dissensions sont dorénavant si profondes que le président US refuse de rencontrer le premier ministre d’Israël. Et que dire de l’AIPAC qui appelle désormais très clairement les Américains à voter Romney.

Acte II: un coup d’état hollywoodien

La convention démocrate n’a pas seulement consacré la candidature du président sortant à sa propre succession mais a aussi servi à  booster Obama dans les sondages qui lui donnent à présent quatre points d’avance sur son rival républicain. Il fallait donc qu’une riposte républicaine se mette sur place et de toute urgence: la riposte devait être spectaculaire comme les attentats du 11 septembre pour pouvoir miner l’avancée d’Obama d’une part et de le fragiliser de l’autre.

Cinq millions de dollars auront suffi pour peaufiner la riposte: un film dont la première est projeté dans une salle vide. Les dialogues des acteurs sont doublés en arabe et le réalisateur et ses collègues savent bien où mettre quoi pour susciter la colère des musulmans.  Ce réalisateur est pour le reste occulté du regard du public et personne ne sait rien ni de son parcours ni de sa biographie.

Acte III: Libye, Etat inexistant

Aucun pays ne saurait mieux que la Libye servir de décor à ce scénario satanique. Un pays carrément ruiné, inexistant, où personne ne gouverne et où l’Etat n’est plus que l’ombre de lui-même. Pour Romney et son équipe, il n’était pas très difficile de trouver des relais locaux en Libye et de d’acheter des gardiens du consulat US à Benghazi, foyer de la «révolution anti-Kadhafi» et qui accueillent en ce moment des centaines d’occidentaux. Les témoignages venant de la Libye confirment d’ailleurs cette version des faits: les Libyens disent ne pas avoir eu l’intention de pénétrer le bâtiment, de tuer l’ambassadeur et ses collègues. Ils ne cherchaient, comme en Egypte, qu'à prendre d’assaut le drapeau et à le brûler. «Ce sont les Américains qui nous ont tiré dessus en premier», aurait dit l’un des manifestants. Le prophète n’a pas besoin que les innocents meurent pour protéger sa sacralité.

Que ce soit les salafistes extrémistes ou les agents républicains, l’assassin de Chris Stevens a grandement rendu service à Romney

Acte IV: Coup d’état républicain

Dans les premières heures suivants la mort de l’ambassadeur Stevens, un premier mort de ce genre depuis trente ans, Obama et sa secrétaire d’état n’ont pu souffler tant fut grand le choc subi. Ils ont affirmé de concert vouloir arrêter les criminels et dit ne pas approuver l’offense contre la religion musulmane.

Réaction immédiate de Romney: «Obama n’a pas à s’excuser puisqu’un américain vient d’être tué». Le discours qui plait fort à l’Américain lambda, qui a à l’esprit les images des attentats du 11 septembre, d’ailleurs récemment célébré en toute sobriété.  A ceci s’ajoute ces centaines de milliers d’autres images qui montrent  les drapeaux américains brûlés, les «musulmans en furie», criant «mort à l’Amérique», et le corps profané de Chris Stevens qui est sorti on ne sait comment du consulat US,  et passé entre les mains de ses présumés assassins.

La presse occidentale parle déjà de la victoire de Romney: «le coup ressemble à celui de la prise d’otages en Iran, affaire qui a couté à Carter son fauteuil présidentiel», titre La Republica.

Acte V: PNAC (Project for a New American Century)

Si Romney arrive au pouvoir, «le projet pour l’Amérique du siècle nouveau» pourra se concrétiser. La guerre avec l’Iran aura lieu, tout comme celle qui a ruiné l’Irak et l’Afghanistan. Israël lui, mènera ses frappes contre les sites nucléaires iraniens sans avoir à se heurter à la résistance et les réserves de Washington….. D’ores et déjà, deux navires de guerre US sont en route pour la Libye et la force spéciale américaine y débarque pour, dit-elle, protéger les diplomates américains…… et Romney rit dans son coin !!!


Davoud Abbasi

 

SourceABIDJAN DIRECT.NET

mercredi, 09 mai 2012

UNE AUTRE AFRIQUE EST POSSIBLE!

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Et maintenant ? Passée l'illusion lyrique du soir de la victoire, il devient urgent de réévaluer l'impact de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement de gauche à Paris sur les relations internationales, particulièrement africaines. Même si l’Afrique, et singulièrement la Cote d'ivoire, n'a pas été citée durant la campagne et durant les débats entre les deux principaux candidats.

Trois écueils me semblent à éviter: celui d'une évaluation de la situation franco-africaine en soi - alors que la politique étrangère est toute d’interdépendance. Celui d'un optimisme excessif - quand l'histoire d'une persistance de la Françafrique à travers les régimes pourrait désespérer les adeptes de l'incantation du changement, maintenant et partout ! Mais aussi celui d'un afropessimisme exagéré, car rien ne sera pire que la présidence précédente, et que de nouveaux acteurs peuvent forcer le destin de l'Afrique.

UNE NOUVELLE POLITIQUE ETRANGERE FRANÇAISE ...

Moins atlantiste, plus progressiste ? Plus européenne, moins africaine ? Plus démocrate, moins françafricaine ? Sans doute, mais encore ?

Un premier constat : celui d'un désengagement progressif, lent et chaotique de l'Afrique - au profit des intérêts européens, d'autant qu'un François Hollande, contrairement à Ségolène Royal n'a pas de passé ni de tropisme africain - non plus que de passif ou de volonté interventionniste, comme son prédécesseur. Et ce désengagement peut être une chance.

En effet, le désengagement en question s'inscrit en principe dans une opposition au courant « néoconservateur » et interventionniste, tant américain que français, qui prétend imposer « la démocratie par les bombes », si ce n'est procéder à des « guerres humanitaires » - en Irak, en Libye, en Côte d'Ivoire, et peut être bientôt en Iran.

Mais que ce soit sur le plan militaire, économique (par exemple la suppression du franc CFA), la diplomatie d'un pays européen se réoriente lentement : le retrait d'Afghanistan, le renouveau d'une relation équilibrée entre Israël et le monde arabe, la redéfinition d'une politique envers les pays du Sud prennent du temps, des années sans doute.

De la retenue, de la neutralité, voire du retrait: voilà ce qu'on peut raisonnablement espérer, sans trop d'illusion, d'un pouvoir socialiste à Paris. Ce que Jospin avait maladroitement baptisé « ni ingérence, ni indifférence », et qui lui avait permis, à la chute de Bédié, de s'opposer à Jacques Chirac – alors que ce dernier aurait voulu - déjà !, faire intervenir pour le pire le 43ème BIMA. Ce qui n'est pas rien. Qui ne voit ce qu'un retrait ou une neutralisation de la Force Licorne permettrait comme évolution à Abidjan ?

... OU UNE FRANÇAFRIQUE REPEINTE EN ROSE ?

Pour autant, l’expérience mitterandienne rappelle, hélas, qu'attendre des socialistes un bouleversement dans les rapports avec l'Afrique participe plus des promesses électorales que des réalités. En 1984, trois ans après la prise de pouvoir de la gauche, l'africaniste Bayard dénonçait « la politique africaine de François Mitterrand » : pour le « noyau dur » francophone africain, les réseaux « à la Foccard » et les liens de sujétion s’étaient maintenus.

Les affaires continuent, certes - et sous Laurent Gbagbo les intérêts des grands groupes français comme Bouygues et Bolloré ont été maintenus, et les structures de dépendance persistent, ou au mieux évoluent lentement. C'est aussi qu'ils sont portés par des hommes : des liaisons sulfureuses existent autour de Hollande;ainsi l'avocat Jean Pierre Mignard et ses fructueux contacts africains ; ou Maître Jean-Paul Benoît, défenseur de Ouattara. La « commission Afrique » du PS est tenue par la droite du Parti, notamment un certain Melonio, employé de son état à l' « Agence française de développement », grande institution progressiste comme on le sait... L'ancien premier ministre Laurent Fabius (ami personnel d'ADO autant que Strauss Kahn) s'il était nommé aux Affaires étrangères terminerait de dresser un tableau très sombre des dérives potentielles des socialistes à venir.

Car nous ne nous y trompons pas : au delà des anecdotes et des individus, c'est une dérive constante, à certains moments de notre histoire, des socialistes les plus droitiers vers le néocolonialisme, voire la répression armée. Le nom de Guy Mollet est attaché à cette politique paradoxale, qui peut tenir un discours progressiste, voire marxisant, et mener une répression féroce comme ce dernier l'a fait en Algérie.

Déjà Laurent Fabius n'a t-il pas fait un voyage exploratoire au Gabon ? Est ce par hasard - et je parle d’expérience, jusqu’à en prendre congé ! - que la « commission Afrique » du PS se refuse à nommer dictature une dictature et à faire une analyse politique des régimes francophones africains ?

DES ALLIANCES TRANSNATIONALES POUR LE CHANGEMENT

Alors, que faire ? Quoi d’autre que de combattre ces forces de l'ombre et de passer des alliances, définition même du politique. Partant des recherches novatrices de Marc Augé, anthropologue des alladian ivoiriens, j'ai proposé une « politologie des mondes contemporains » qui replace les enjeux nationaux ou de relations internationales dans un aller et retour constant entre l'ici et le là bas, entre l'Afrique et l’Europe, la Côte d'Ivoire et la France pour l'exemple.

Oui, il y a des internationalistes et des démocrates français opposés aux réseaux Foccard et à un retour impérial dans la terreur et les massacres, au Sud du Sahara, - comme en avril 2011 à Abidjan, mais aussi dans les 47 interventions armées françaises depuis 1960, sous des prétextes divers et variés !

Non, François Hollande ne sera pas seul à décider : lui aussi, dans la perspective des législatives, doit passer des alliances et prendre des engagements : avec la gauche du PS comme Benoît Hamon. Avec le Front de gauche et Jean-Luc Melenchon, qui ont soutenu la résistance ivoirienne, appelé à la libération des déportés politiques des geôles nordistes et à la dissolution des milices tribales FRCI, condamné l'intervention de la Licorne et de l'ONUCI et l'arrestation par les Forces spéciales françaises du président Laurent Gbagbo.

Et tout cela, après un an, va sortir dans les grands médias français, et devant l'opinion publique africaine : cette vérité politique que l'on nous a trop caché va être révélée - maintenant que les dossiers vont être découverts par le nouveau pouvoir et que l'ancien président ne sera plus là pour travestir les réalités de la guerre franco-ivoirienne.

Quant au pouvoir ivoirien, ce n'est pas par hasard si son éminent représentant nomadise entre hôpital et résidence, entre Mougins et Paris, entre XVIème arrondissement et Élysée. Cette fébrilité n'indique pas seulement une panique certaine devant l’alternance à Paris, ne signifie pas seulement que sa sécurité est plus assurée dans la capitale française que parmi ses compatriotes abidjannais, ni que ses affinités sont plus occidentales qu’africaines.

Car on peut caractériser la relation sarko-outtariste comme un pouvoir hybride, transcontinental, un pouvoir double. Non pas « en double », comme aiment le dire les africains se référant à la sorcellerie (quoique à décrypter les massacres d'avril, on se demande de quel exorcisme relèvent leurs auteurs - faute de justice), mais duel, caractérisé par « l'assimilation réciproque des élites », pour repolitiser une formule politologique à succès.

C'est une des premières choses que la gauche doit faire cesser : un général français à la présidence ivoirienne, un Serey Eiffel grand maître de la coopération, une force Licorne en pleine régression coloniale. Tout cela est aussi dangereux qu'anachronique et devra s’arrêter au plus vite.

Au delà, les démocrates africains et occidentaux demanderont des comptes au pouvoir socialiste pour que soient retirés au plus vite les corps expéditionnaires franco-onusiens, que soient jugés les crimes de guerre de quelque bord ou nationalité qu'en soient leurs auteurs.

Que les élections ne soient plus sous tutelle et la « continuation de la guerre par d'autres moyens » - et que des négociations s'engagent sérieusement avec l'opposition, le retour de Laurent Gbagbo et des formes d'union nationale que les intéressés définiront eux mêmes. Que les fauteurs de guerre, comme l'actuel responsable du Burkina, soient arrêtés dans leur déstabilisation de l'Afrique de l'Ouest - si son propre peuple ne se charge pas de l'alternance à Ouagadougou.

En Mai 1981, nous nous souvenons que François Mitterrand n'avait qu'un mot à dire pour encourager les oppositions démocratiques et que tombent les partis uniques et les dictatures africaines : il ne l'a pas dit, et tout a continué.

En Mai 2012, François Hollande n'a qu'un mot à dire, et il n'est pas sûr qu'il le dise. Et ce n'est pas grave : c'est nous tous qui le dirons, au nom des révolutions africaines encore à venir.

 

Michel Galy

 

Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

 

Source: Le blog de Delugio

vendredi, 27 avril 2012

L’OTAN, AVEC LES USA EN TETE, PREPARE LE TERRAIN POUR UNE GUERRE CONTRE LA SYRIE

DEMOCRATIE A L'ARME LOURDE.jpg

PressTv- Un analyste américain dit que les Etats-Unis ont dépêché des escadrons de la mort en Syrie qui se sont constitués en gangs armés pour attaquer des groupes de population avant que Washington n’envahisse la Syrie.


« Ces escadrons de la mort sont la principale cause des problèmes en Syrie » a déclaré l’auteur et historien Webster Griffin Tarpley dans un interview avec Press TV. Il a ajouté que chaque fois que les Etats-Unis veulent envahir un pays, ils commencent par envoyer des escadrons de la mort pour attaquer des groupes de population. Tarpley a expliqué que Washington avait envoyé des escadrons de la mort en Irak en 2006 et 2007 parce que la situation était intenable et avait instigué une guerre civile dans le seul but de maintenir sa présence dans la région.


 

Il a ajouté que les escadrons de la mort envoyés en Syrie avaient été recrutés dans plusieurs parties du monde. « La Syrie faisait partie du même plan (de “pacification” ndt) que l’Irak et donc ce qu’ils ont fait en Irak établissait un schéma qu’ils n’avaient plus qu’à reproduire ailleurs » selon l’analyste. Pour Tarpley, la situation actuelle en Syrie est le signe que l’OTAN cherche à « intervenir militairement » dans le pays. ”Les puissances de l’OTAN essaient de déclencher une guerre civile à partir de l’extérieur”, selon lui. La Syrie connaît des troubles depuis la mi-mars 2011 et beaucoup de gens, y compris des membres des forces de sécurité, ont été tués dans la tourmente. L’Occident et l’opposition syrienne accusent le gouvernement de tuer les opposants.

Mais Damas accuse « les hors la loi, les saboteurs et les groupes terroristes armés » d’être responsables de l’agitation qui, affirme Damas, est orchestrée de l’étranger.

 

Source: ELECTION 2012

mercredi, 21 mars 2012

FEDERALISME LIBYEN: LE RETOUR AU TRIBALISME, AU CLANISME ET A LA ROYAUTE RELIGIEUSEMENT OBSCURANTISTE



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La proclamation d'une entité autonome dans l'Est libyen rappelle cruellement la réalité sociologique d'une Libye patriarcale et tribale. Notons, au passage, que ce genre de structures sociales ne laisse aucune place au choix politique individuel et fait du vote d'une personne l'expression du choix du clan et non du sien. C'est dire l'imposture de ceux qui ont habillé la destruction de l'Etat libyen et de la Libye avec les oripeaux démocratiques déjà mis en haillons en Irak, en Afghanistan, à Ghaza, dans l'île de Grenade, à Guantanamo, dans le Patriot Act ou dans la légalisation américaine de la torture.

Pendant que la presse dominante encensait la destruction de la Libye, suivie, avec zèle, par la presse néocoloniale indigène, des dizaines d'articles et de textes alternatifs alertaient sur le web de l'inéluctable dislocation de ce pays avec la démolition de l'Etat libyen et des buts réels des agresseurs, lesquels avaient obstinément refusé les propositions africaines de négociations, acceptées du reste par Kadhafi. Il ne fait aucun doute que  l'OTAN - et particulièrement le couple Sarkozy - Cameron - cherchait à infliger à la Libye le maximum de  destruction et laisser le maximum de blessures et de rancœurs insurmontables. Ces analyses dévoilaient les buts stratégiques de morcellement du pays après la division du Soudan, et ce, afin de créer sur toute la zone sahélienne des mini-Etats en guerre et en demande permanente de protection extérieure, en contrepartie du bradage de leurs ressources.

La partition de la Libye n'est ni un accident ni un effet «non désirable». C'était le but même de la guerre. Sarkozy et Cameron savaient très bien que le CNT servait juste à camoufler la mise en branle des forces les plus rétrogrades à travers des identités politiques, tribales et religieuses d'avant la colonisation. La presse dominante a soigneusement caché le lynchage des Noirs  libyens - il ne fallait pas réveiller la vigilance et la conscience des Noirs américains - sinon il aurait fallu expliquer que ce lynchage prévient de la vengeance de leurs anciens maîtres (ou de leurs enfants) qui ne leur auraient pas pardonné leur libération. Jeter un œil sur la Mauritanie et sur l'histoire des «Haratine» (ou «H'ratane» en Algérie) permet en effet de cerner la question.

Le retour au tribalisme, au clanisme, à la royauté religieusement obscurantiste des Senoussi, à  l'idéologie esclavagiste des notables féodaux et au fétichisme et à l'animisme de la mort par la profanation des cimetières prélude à la mort spirituelle de la foi, voilà le contenu démocratique des bombes de l'OTAN et des gauches européennes, et voilà le contenu démocratique de certaines gauches algériennes qui ont tenté de nous vendre les «bienfaits» de l'OTAN par «la libération des Berbères» de Nefoussa. Fiction politique, fiction militaire, fiction sociale, le CNT ne servait donc qu'à couvrir l'action de forces réelles, mais rebutantes, que sont les tribus et leurs identités passéistes, l'OTAN, le Qatar, la CIA et ses Belhadj, ses Shalabi ou ses Jibril.

Quelques jours avant la proclamation de l'entité de Brêga ou Cyrénaïque, la presse française et sa comparse indigène ont commencé à lever le voile sur les crimes de guerre des «thouwars», sur le sort barbare réservé aux Noirs, sur les tortures jusqu'à la mort... Beaucoup de gens se sont interrogés sur l'origine de cette volte-face dans le traitement médiatique et se sont demandés s'il ne s'agissait pas d'une autocritique sans mea-culpa.

L'explication du mystère est tout entière dans la proclamation de cette nouvelle entité qui ruinait toutes les manœuvres de Sarkozy et ses ententes faussement secrètes avec le CNT. Cette autonomie de la Cyrénaïque n'était plus qu'une question de circonstances.

Pendant que le Qatar investissait sur le terrain dans les milices, dans les groupes djihadistes et dans les forces spéciales, et pendant que les Etats-Unis plaçaient leurs hommes passés par Guantanamo ou par la CIA dans les postes-clés, tout en téléguidant l'action du Qatar, des Saoudiens et de la Turquie, Sarkozy n'avait que la fiction du CNT pour signer ce fameux accord secret accordant aux Français le tiers du pétrole libyen. Et les Français n'ont eu que cette fiction du CNT pour croire à des contrats de reconstruction, d'armement ; ou encore ce contrat indécent de contrôle des frontières libyennes, côté algérien.

Durant la guerre d'agression, les analystes et observateurs avaient souligné le rôle de sous-traitant de la France. Elle se retrouve sans aucun recours. Sa seule planche de salut est d'aller contre les buts de la guerre qu'elle a exécutée pour le compte des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne et d'essayer de donner le maximum d'oxygène au CNT pour ne pas tout perdre. Du côté de la Tripolitaine et du Fezzan, la douche est glacée avec une prise de conscience d'enjeux autrement plus importants que celui de tenter de vivre la réalité à travers une PlayStation. Du coup, les milices se montrent prêtes à discuter d'intérêts supérieurs à ceux de leur univers tribal, en attendant que se décide le sort du pays en tant que nation et en tant qu'identité supérieure à celles des tribus. L'Algérie deviendra-t-elle le seul acteur régional capable d'éviter une implosion à la Libye ou, du moins, une implosion incontrôlée ? Quel paradoxe ! Surtout si l'on se souvient que le titre phare de la presse coloniale locale se faisait le relais des menaces d'un Abdeljalil reconnaissant aujourd'hui n'avoir aucun moyen d'assurer l'unité de la Libye.  Retenons, quand même, la reconnaissance timide et honteuse des crimes des rebelles, tout en notant qu'elle cherche à occulter le pire d'entre eux : avoir servi de supplétifs à des agresseurs étrangers. Nous savons déjà que cette presse ne pleure pas les malheurs des Libyens mais cherche à détourner un cours de l'histoire qui fait de la France de Sarkozy le dindon de la farce américano-qatarinne dans ce pays.


Mohamed Bouhamidi


Source: LE GRAND SOIR

vendredi, 03 février 2012

L'ADMINISTRATION US MANŒUVRE A L'ONU POUR IMPOSER UN MANDAT INTERNATIONAL ILLEGITIME A LA SYRIE



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Une analyse d'Amin Hoteit, expert en stratégie militaire.

Que peut attendre l'administration US du Conseil de Sécurité alors qu'elle en connaît toutes les ficelles ?

31 janvier 2012

La question se pose parce que toutes les données disponibles indiquent sans équivoques que le Conseil de sécurité ne déléguera pas les États-Unis pour mener la guerre contre la Syrie comme il l'a fait pour l'Afghanistan et, en aucune manière, ne déléguera qui que ce soit pour y intervenir militairement, ou y imposer des zones d'exclusion aérienne à l'instar de ce qui s'est passé pour l'Irak et la Libye, ou encore y établir des zones tampons et des couloirs humanitaires...

Ceci parce que la Russie, soutenue par la Chine, a déclaré clairement que son veto sera opposé à toute résolution internationale qui rééditerait les expériences du passé ; telle celle vécue récemment par la Libye, qui a conduit ce pays à sa destruction et vers l'inconnu, après assassinat de plus de 130.000 personnes par l'OTAN, directement ou indirectement. Cela à la faveur d'une intervention censée installer une zone d'exclusion aérienne, mais qui a fini par outrepasser le mandat du Conseil de sécurité pour aboutir à une attaque aérienne écrasante suivie de l'éradication du régime en place.

L'administration US sait parfaitement que les déclarations des Russes ne sont pas de simples manœuvres et que, du point de vue de ces derniers, la question syrienne ne saurait souffrir d'aucun faux semblant, parce qu'elle est directement liée aux intérêts mêmes de la Russie et se trouve en relation organique avec sa sécurité nationale. Autrement dit, la Russie ne peut se permettre de négocier ou de se plier à des logiques d'échange et de transactions. Malgré cela, les États-Unis insistent et continuent de frapper à la porte du Conseil de sécurité en utilisant des partenaires arabes et occidentaux, avec l'espoir d'obtenir quelque chose contre la Syrie.

En sciences stratégiques, il est un principe accepté par tous : « C'est à celui qui possède le pouvoir ou l'opportunité, de ne cesser de les mettre à profit pour atteindre son objectif ». En pratique, ceux qui possèdent cet atout établissent leurs plans avec l'idée que, si jamais un plan échoue, un autre plan le remplacera, aussi longtemps qu'ils n'ont pas perdu leurs capacités.

Ce qui nous amène au comportement des États-Unis et aux résultats observés suite aux interventions occidentales en Syrie. Or celle-ci résiste depuis près d'une année et a fait capoter tous les plans successifs conçus pour la conduire à sa perte. Des plans qui sont passés des soi-disant « manifestations pacifiques », aux tentatives de «  division de l'armée », et aux manœuvres de découpage de son territoire par des zones échappant à l'autorité de l'État dans le but de propager une terreur à grande échelle, pour finalement être obligé de reconnaître l'existence d'une opposition militaire organisée, armée et financée par l'étranger !

Par sa résistance déterminée, la Syrie a déjoué ces plans, l'un après l'autre, mais les forces d'agression n'ont pas perdu toutes leurs capacités de nuisance. Elles possèdent toujours l'appui des médias, l'argent, les moyens de pression économique, la possibilité de recruter et d'armer des mercenaires et des terroristes, et elles jettent le tout dans leur bataille animée par la vengeance.

Face à tout cela la Syrie résiste, forte de l'intime conviction que son peuple, son armée et son gouvernement sont suffisamment armés et immunisés contre la défaite. Elle a décidé de rétablir la sécurité des zones déstabilisées par les terroristes et a commencé à le faire, maintenant qu'une occasion historique lui a été donnée par le rapport des observateurs arabes qui ont été témoins du terrorisme et des crimes perpétrés contre l'État et les citoyens. Des observateurs qui ont certifié que des médias ennemis, diffusant à partir de certains satellites, sont fondamentalement responsables d'attiser l'agression et la subversion en Syrie.

Aujourd'hui, l'administration US réalise qu'elle a perdu sur le terrain syrien et qu'elle n'a plus de cartes pour en modifier les réalités militaires ou politiques. En même temps, elle sait que capituler devant la défaite est impossible en cette année électorale critique pour son chef qui se prépare à la course présidentielle pour renouveler son mandat. En effet, la capitulation de l'administration US serait catastrophique pour les bénéfices acquis suite à son déploiement tant en Tunisie qu'en Egypte et en Libye ; elle aurait des conséquences stratégiques désastreuses sur la scène internationale car elle rétablirait la Russie qui, avec ses alliés, serait un adversaire puissant du système occidental sous leadership des USA.

Oui, l'administration US est aujourd'hui face à un dilemme. Elle ne peut pas s'en sortir par une victoire en Syrie et, en même temps, elle ne peut pas déclarer son échec. C'est pour toutes ces raisons qu'elle rechercherait actuellement une solution honorable qui ne compterait pas pour une défaite. Elle consisterait à reporter le dossier à un moment plus propice pour rebattre les cartes et faire pencher la balance à son avantage. D'où, apparemment, ses tentatives pour renouveler l'expérience libanaise consécutive à la résolution 1559 [1] ; résolution qui a mis le Liban sous tutelle internationale et surveillance d'un proviseur, dossier indéfiniment ouvert sur la table du Conseil de sécurité, autorisant son ingérence quotidienne sous couvert du mensonge de la légitimité internationale ...

L'administration US veut donc pour la Syrie une résolution semblable à la résolution 1559 afin de lui imposer un mandat international, confisquer son droit d'élire son président, confisquer son droit aux relations internationales, en plus de confisquer son droit de posséder une puissance défensive. Elle espère réussir dans cette entreprise qu'elle pourra promouvoir comme une opération réussie de soustraction de la Syrie à l'axe de la résistance et du refus, comme en 2005, lorsqu'elle a soustrait le Liban à son environnement et à ses relations avec la Syrie pour en faire un pays hostile.

En 2004, les USA avaient réussi à faire adopter la résolution 1559 à la majorité de 9 voix [minimum requis pour l'adoption d'une résolution au Conseil de sécurité] dans un environnement stratégique international qui leur était favorable. À l'époque les USA affichaient leur fierté pour avoir occupé l'Irak, se vantaient d'être en route pour contrôler complètement l'Afghanistan, et avaient étendu leur pouvoir sur les pays du Golfe. Aucun des États membres ne pouvait leur faire face et les contredire pour n'importe quelles considérations subjectives ou internationales. Aujourd'hui tout a changé, et le Conseil de sécurité est soumis à un nouvel équilibre qui empêche les USA de le contrôler, ce qui signifie qu'adopter une résolution à minima est désormais presque impossible.

De plus, malgré l'adoption de la résolution 1559, les USA n'ont pas pu réussir à en faire grand chose d'un point de vue effectif au Liban. Le général Émile Lahoud est resté à la présidence jusqu'à la dernière minute de son mandat. La résistance visée par la résolution 1559 est toujours armée, et continue à nourrir sa force qui a vaincu Israël en 2006 ; elle n'accorde aucune importance aux initiateurs de la résolution et se moque des comptes-rendus de son proviseur. Quant au retrait de l'armée syrienne du Liban, il n'a pas eu lieu en application du 3ème décret de la résolution ; mais a été le résultat d'une décision stratégique majeure prise par la direction syrienne elle-même, dans l'intérêt de la sécurité nationale de la Syrie, suite aux nouvelles donnes sécuritaires surgies sur la scène libanaise.

Tout ce qui précède montre que l'administration US a échoué malgré ses pratiques meurtrières et terroristes et qu'elle sera, cette fois, impuissante au Conseil de sécurité malgré son instrumentalisation creuse de la Ligue, de ceux qui se prétendent arabes et qui se sont empressés de suspendre la mission de leurs observateurs en Syrie, pour empêcher la divulgation de leurs témoignages prouvant le caractère éminemment terroriste de la soi-disant « opposition syrienne », et aussi pour faire pression sur la Russie. Les circonstances ont changé et le monde entre dans une nouvelle ère de relations internationales où les USA n'ont plus l'exclusivité du leadership et du pouvoir. Par ailleurs, la Russie sait parfaitement qu'elle est visée à travers la Syrie et qu'elle se doit de se défendre.

Ce qui signifie que la Syrie ne subira pas une nouvelle résolution 1559 et qu'elle ne sera pas acculée à la soumission comme cela a été le cas au Liban, car le nouvel équilibre des forces peut la protéger d'un tel malheur. Il n'en demeure pas moins qu'elle doit s'attaquer au fléau terroriste pour l'éradiquer, ce qu'elle semble en train de réaliser. Dès lors, l'administration US ne pourra que se plier devant l'évidence ; et ses [alliés] Arabes et leur Ligue ne pourront plus nuire, maintenant qu'ils ont utilisé leur dernière cartouche en ramenant le dossier syrien devant un Conseil de sécurité qui ne répondra pas à leurs attentes.

Amin Hoteit


thawra.alwehda.gov.sy, 30 janvier 2012

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Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.
Article proposé et traduit de l'arabe par Mouna Alno-Nakhal (Biologiste) pour silviacattori.net

Texte original en arabe :

http://thawra.alwehda.gov.sy/_View_news2.asp ?FileName=65779514320120130010248


Source: SILVIA CATTORI.NET