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mardi, 31 juillet 2012

ALASSANE OUATTARA, LE TEMPS DE L'ISOLEMENT DIPLOMATIQUE

 

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Au-delà des flonflons de la communication officielle et des images de poignées de main avec les grands de ce monde, il est aujourd’hui évident que le régime d’Alassane Ouattara vient d’entrer dans une nouvelle phase dans son rapport avec ce qu’il est convenu de nommer «la communauté internationale». Très clairement, l’actuel maître d’Abidjan est mis à l’épreuve par les puissances qui l’ont soutenu et ont participé à le hisser sur le trône sur lequel il siège depuis le 11 avril 2011. Le temps des complaisances est fini. Vient celui du doute, de la prise de distance voire de l’isolement.

Alors que tous les regards ivoiriens étaient fixés sur Paris, scrutant avec angoisse les moindres paroles de François Hollande, c’est de New York, le siège des Nations Unies, que sont venus les signes les plus pertinents. Ainsi, le Conseil de sécurité a refusé d’accéder au souhait du régime d’Abidjan de voir maintenus les 10 968 Casques bleus présents sur le sol ivoirien, et a réduit leur nombre à 8 837. Le message est limpide : «Débrouillez-vous pour assurer progressivement les missions régaliennes dévolues à chaque Etat. Nous en avons fait assez pour vous. Prenez vous désormais en main.» En cette époque de crise financière mondiale, le gaspillage de l’argent du contribuable mondial au profit d’un exécutif qui préfère armer des milices ethniques – les Dozos – plutôt que de travailler à la mise en place des conditions d’une paix durable est de plus en plus difficile à admettre.

Une feuille de route impérative du Conseil de sécurité

Vendredi dernier, il s’est passé quelque chose d’assez inhabituel. Lors d’un point de presse, Bert Koenders, le patron de l’ONUCI, a utilisé un ton particulièrement dur pour transmettre «les grands messages du Conseil de sécurité de l’ONU». Des messages qui ont tout l’air d’une feuille de route impérative.

- Le Conseil de sécurité «prie instamment le Gouvernement ivoirien de veiller le plus rapidement possible à ce que, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique, tous les auteurs de violations graves des droits de l’homme ou d’atteintes au droit international humanitaire, en particulier celles commises pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, soient traduits en justice, comme le lui imposent ses obligations internationales». Haro sur la justice des vainqueurs ! Le régime doit désormais livrer, pour sa survie, ses propres enfants ! Tous aux abris !

- Le Conseil de sécurité prie également le Gouvernement de veiller, le plus rapidement possible, «à ce que tous les détenus soient informés de leur statut en toute transparence et engage le Gouvernement ivoirien à continuer de coopérer avec la Cour pénale internationale». Koenders précise : «Je lance donc un appel au Gouvernement ivoirien à mettre fin à l’impunité». Guillaume Soro et les com’zones ont du souci à se faire ! Ils risquent de payer par leur incarcération le choix de Ouattara d’envoyer Gbagbo à La Haye.

- Le Conseil de sécurité estime qu’il faut en faire plus pour la réconciliation. «Il y a une certaine demande du Conseil de sécurité d’accélérer le processus», commente Koenders. Il faut faire «participer activement les groupes de la société civile», pour «remédier aux causes profondes des crises que connaît la Côte d’Ivoire». Il faut «dégager un large consensus national sur la façon de régler les questions d’identité et de propriété foncière», ce qui signifie que l’Assemblée nationale monopolisée par la coalition au pouvoir n’est pas l’endroit le mieux indiqué pour trancher ce sujet. Le gouvernement doit «ménager un espace politique à l’opposition», en particulier celle qui n’est pas représentée à l’Assemblée nationale. Il doit clarifier ses intentions en matière de DDR, et l’ONUCI doit avoir un droit de regard sur ce chantier.

- Pour les élections locales et régionales, le gouvernement doit favoriser «la représentation politique», c’est-à-dire convaincre l’opposition d’y participer. Il doit faire «les réformes électorales utiles», notamment, on l’imagine, en rééquilibrant la Commission électorale indépendante (CEI). Il doit faire régner la «sécurité» et choisir une «date opportune». La participation de l’opposition représentative, c’est-à-dire le FPI, est clairement un enjeu.

C’est l’ONU qui a accompagné la mascarade électorale qui s’est déroulée lors des dernières législatives, alors que ce qu’elle décrie aujourd’hui était déjà en place ; c’est l’ONU qui s’est félicitée de ce scrutin vicié d’avance ; c’est l’ONU qui reprend aujourd’hui implicitement à son compte les arguments de l’opposition complètement ignorés hier. Ainsi, dans une récente dépêche, IRIN, service de nouvelles dépendant du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA) évoque les «enlèvements», les «arrestations» et les mauvais traitements infligés par les FRCI et les Dozos à des jeunes, notamment ceux qui ont été présentés comme «des mercenaires fomentant un coup d’Etat».«Nous n'avons pas vu la lumière du soleil pendant dix jours. Des hommes armés nous ont attaché les mains et les pieds. Parfois, nous n'avions que de l'eau et des biscuits (…) Lorsque nous sommes arrivés, une dizaine d'autres personnes étaient enfermées dans une autre cellule dans des conditions difficiles (…) Les deux premières fois, j'ai eu de la chance, car j'avais ma carte d'identité professionnelle, mais cette fois-ci, mon nom était associé avec la région de l'ancien président. Les soldats nous ont humiliés. Je ne crois pas à la réconciliation dans notre pays dans les conditions actuelles», témoignent des personnes dont les propos sont repris par la dépêche de l’agence onusienne. N’est-ce pas ce type de récits qu’une partie de la presse ivoirienne, notamment Le Nouveau Courrier, relaie depuis des mois dans l’indifférence internationale ?

Profiter des frémissements en cours pour re-démocratiser le pays

Pourquoi la «communauté internationale» se rebiffe-t-elle aujourd’hui ? Les changements à la tête de l’ONUCI y sont sans doute pour quelque chose. Le temps de Young Jin Choi, qui aurait pu prendre sa carte au RDR tant il roulait pour Ouattara, est passé ; et un certain nombre d’informations remonte jusqu’à New York désormais. Les mauvaises manières du régime, qui s’est défaussé sur l’ONUCI lors du massacre de Nahibly, y sont aussi pour quelque chose. Au sein de la communauté diplomatique d’Abidjan, l’ambassadeur américain, Philip Carter III, a pris ses distances depuis plusieurs mois, même s’il envoie épisodiquement des signaux contraires. La France a désormais «honte» de son «homme à Abidjan», même si des réseaux puissants continuent de le soutenir, y compris et surtout au Quai d’Orsay, où règne le Françafricain Laurent Fabius.

Plus profondément, l’incapacité pratique de Ouattara à stabiliser durablement la Côte d’Ivoire et à servir – comme Félix Houphouët-Boigny hier – d’efficace relais en Afrique de l’Ouest le rend, au fond, presque «inutile». Dans un premier temps, les Occidentaux lui ont donné tous les moyens pour réussir une pacification «à l’ancienne», c’est-à-dire par la terreur puis la fabrication de «l’unité nationale». Mais il n’a réussi qu’à établir un système violent, porteur de risques pour l’avenir proche, garanti par une force armée disparate, illettrée et criminalisée, et qui ne peut survivre en dehors de la présence structurelle de forces internationales mises en situation de soutien à une dictature qui n’est plus si naissante que cela. Intronisé chef de la Françafrique par Nicolas Sarkozy, il n’a pas d’armée et ne peut donc pas fournir de troupes pour aller, par exemple, au Mali – et doit subir les sarcasmes d’un Idriss Déby qui explique très clairement qu’il faut arracher le dossier à la CEDEAO donc au couple ivoiro-burkinabè si l’on veut qu’il envoie ses hommes au combat. Au-delà des aspects «logistiques», Ouattara ne semble pas particulièrement briller par son habileté manœuvrière et sa capacité à trouver des solutions ingénieuses aux problèmes sous-régionaux en dehors d’un bellicisme de mauvais aloi. L’insécurité et la corruption compromettent une véritable reprise économique dans l’ancien poumon de l’Afrique de l’Ouest francophone. «Tout ça pour ça ?», soupirent les chancelleries.

Les mois qui viennent s’annoncent politiquement passionnants en Côte d’Ivoire. Le régime peut-il abandonner sans s’affaiblir profondément la «gouvernance par la violence» décryptée avec talent par le politologue Michel Galy, et qui lui a jusqu’ici si bien réussi ? Alors qu’il est mis au pied du mur par ses alliés internationaux, peut-il s’en sortir par la pratique de la seule politique et de la négociation, qu’il répugne profondément ? Le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), d’abord soudé par une allégeance commune à la France et à la «communauté internationale», survivra-t-il alors que le PDCI se soumet au RDR d’abord et avant tout parce qu’il croit que c’est ce que Paris veut de tout son cœur ?

Alors que des signes montrent qu’une partie de la «communauté internationale» parie désormais sur une normalisation démocratique, n’est-il pas temps qu’une vaste coalition allant des partis politiques aux activistes des droits de l’Homme, en passant par les syndicats et les associations de jeunesse, se mette en place sur la base d’une plateforme minimale de re-démocratisation du pays afin de profiter au maximum des frémissements que l’on peut observer sur l’échiquier diplomatique ? Le débat est ouvert.

 

Théophile Kouamouo

 

SourceLE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 01 juillet 2009

DES ENFANTS VENDENT LEURS CORPS ET DEVIENNENT PARENTS

 

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ABIDJAN, 26 juin 2009 (IRIN) - Le bébé est mort 12 jours après sa naissance, sur une terrasse délabrée au dessus du marché d’Adjamé à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire. La mère, Aminata*, est à peine âgée de 15 ans. Elle ne sait pas qui est le père. Aminata échange ses faveurs contre de l’argent – pour pouvoir manger, dit elle.



Aminata fait partie des nombreuses jeunes filles – dont certaines n’ont que 10 ans, selon une organisation non-gouvernementale (ONG) locale – qui vendent leur corps sur le marché d’Adjamé, localement connu sous le surnom ‘Biêlôgô’; en Dioula, lôgô signifie marché et biê désigne les organes génitaux féminins.

« Parfois, le corps des bébés qui meurent dans ces circonstances finissent dans les poubelles », a dit Irié Bi Tra Clément, fondateur de l’ONG locale Cavoequiva, ce qui signifie « Unissons-nous » en Gouro.

Les membres de Cavoequiva, basée dans le quartier d'Adjamé à Abidjan, ont rencontré et interrogé des centaines d’enfants des rues et de jeunes. M. Irié a raconté à IRIN qu’une fille avait récemment raconté qu’un client l’avait si violemment frappée, quand elle avait refusé une relation sexuelle anale, qu’il lui avait brisé la mâchoire. Le fondateur de l’ONG a souligné que la plupart des filles avaient déclaré devoir donner une partie de leur revenu à des « managers ».

En cette après-midi du 19 juin, la petite fille d’Aminata, âgée de huit jours, tousse, enroulée dans des pagnes posés sur un sol en béton. Près d’elle jouent les jumeaux d’une autre adolescente travailleuse du sexe.

Aminata dit qu’elle et son bébé sont mouillés quand la pluie s’infiltre dans l’échoppe du marché dans laquelle elles dorment. Quand elle en parle, elle commence à pleurer. « Je pleure parce que j’ai ce bébé, elle est malade et je n’ai pas les moyens de l’aider ».

Aminata ne sait plus vraiment depuis quand elle vit du commerce du sexe, mais elle dit qu’au moins quatre jours de l’An sont passés depuis qu’elle a commencé. Elle raconte qu’une femme de son village, dans le nord du pays, est venue voir ses parents et leur a dit qu’elle aiderait Aminata à faire du petit commerce.

« Je suis venue et j’ai commencé à vendre sur le marché, mais la femme pour laquelle je travaillais se plaignait tous les jours parce que je ne faisais pas assez d’argent. Alors j’ai commencé à travailler comme porteur dans le marché. Elle disait toujours que je ne rapportais pas assez d’argent. Elle me maltraitait et ne me payait jamais pour mon travail. C’est pour ça que je suis partie ».

Elle a rejoint d’autres jeunes qui vivaient dans la rue. « J’ai commencé à ‘faire des passes’ parce que je n’avais rien, ni nulle part où aller. Je demandais 500 ou 1 000 francs CFA [un à deux dollars] ».

M. Irié, de Cavoequiva, a souligné que de nombreuses jeunes filles avaient déclaré avoir été violées avant de commencer à échanger des relations sexuelles contre de l’argent.

Ce fut le cas de Djeneba*, qui raconte que la femme pour laquelle elle travaillait lui a demandé à plusieurs reprises de se mettre à vendre son corps.

« Elle m’a dit de le faire ; j’ai refusé », a dit Djeneba à IRIN. « Elle m’a redemandé de le faire ; j’ai refusé. Alors une nuit, cinq jeunes m’ont violée sous la menace d’un couteau ».

Djeneba, dont les yeux marrons sont encadrés par de grands faux cils bleus, a ajouté : « Quand mes blessures ont cicatrisé, j’ai commencé ».

Pourquoi a-t-elle commencé ? « Je n’avais pas d’argent ».

Quand on lui demande si elle veut continuer à faire ce travail, Djeneba laisse échapper un « Nooooon » guttural. « Si j’avais de l’argent, je ne ferais pas ça ».

Djeneba et ses amies ont reconnu qu’elles n’utilisaient qu’occasionnellement des préservatifs. Dans un film réalisé par Cavoequiva, des filles parlent des drogues qu’elles prennent avant de se préparer pour le travail, la nuit.

Après la mort de son bébé, le 23 juin, Aminata – malade depuis l’accouchement - a consulté un médecin grâce à l’aide de Cavoequiva.

M. Irié a expliqué qu’avec ses collègues, il cherchait à faire rentrer Aminata dans sa famille. « Elle a accepté à contrecœur », a-t-il dit. « Au début elle ne voulait pas, disant que son village natal était trop pauvre et qu’elle voulait rester à Abidjan. Mais finalement elle a accepté ».

L’équipe de Cavoequiva accompagnera Aminata dans son village, a-t-il dit.

Source: CRITICAFRIC

22:17 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : criticafric, irin, ong cavoéquiva, prostitution en côte d'ivoire, proxénétisme à abidjan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 08 mars 2009

LES METTEURS ENCEINTE ET LES ENCEINTEES

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L'un des films phares de l'école ivoirienne: "Les metteurs enceinte et les enceintées".
Kouamé Sylvie a 17 ans quand elle a eu des rapports sexuels avec un homme qu'elle a rencontré en ligne, en Côte d'Ivoire. Elle avait besoin de quelques billets de banque pour ses frais d'école.


Elle n'a plus eu besoin de cet argent car à 5 mois de grossesse, elle s'est vue dans l'obligation de laisser tomber l'école quelques années avant de pouvoir atteindre la classe de 3ème. "Figurez-vous que j'étais couverte de dépenses alors que mes parents étaient sans emploi depuis 6 ans. C'est ainsi qu'il y a 2 ans je m'étais jointe à un club de filles de mon école qui se prostituaient avec des mecs via l'Internet'', avance Sylvie Kouamé."

Selon l'ONG Jeunes Sans Vices, le nombre d'élèves dans le Secondaire et à l'Université qui abandonnent les études pour cause de grossesses chaque année et principalement durant ces 2 dernières années, avoisine les 30.000."C'est dramatique", dit Martine Angoh, membre de ladite ONG. ‘‘C'est une urgence et il faut arrêter cette hémorragie'', ajoute-t-elle.

Beaucoup de ces filles, à l'image de Kouamé Sylvie ont des rapports sexuels non-protegés avec des personnes qui leur sont pratiquement étrangères à cause de l'argent ou avec leurs enseignants pour avoir la moyenne.

‘‘Il existe une sorte de prostitution non avouée, mais réelle dans les écoles. Les filles s'adonnent de plus en plus à cette activité lucrative'' ajoute Angoh. "Les filles les plus chanceuses qui sortent avec leurs enseignants gagnent doublement: En argent et en moyenne" affirme l'ancienne élève Sylvie Kouamé. Et d'ajouter: "Faites le tour des écoles d'Abidjan et même dans tout le pays. Vous verrez que sur 10 filles, il n'y a pas plus de 3 qui ne s'adonnent pas à cette pratique''

Un officiel du Ministère de l'Education Nationale qui a préféré garder l'anonymat affirme que les enseignants informent régulièrement les élèves sur les méthodes contraceptives et les maladies sexuellement transmissibles.

Aux affirmations de Sylvie Kouamé et Martine Angoh, s'ajoute celle de Dr. Mathurin Allah, en sa qualité de médecin. Ce dernier ajoute que dans certains cas, les parents qui sont dans l'incapacité de s'occuper de leurs enfants encouragent leurs filles à avoir des relations sexuelles pour de l'argent.

Pour le sociologue Anicet Assandé ce phénomène à ses racines dans la guerre qui secoue la Côte d'Ivoire depuis septembre 2002. En effet, selon lui, la cause de ces grossesses juvéniles est liée à la crise socioéconomique de la Côte d'Ivoire. « Nous sommes dans un temps où ce genre de vices est devenu monnaie courante dans le monde de l'éducation. Nous sommes dans un contexte socioéconomique qui favorise ce genre de dépravation. »

« La crise a engendré beaucoup de problèmes entre autres le chômage. En outre elle a favorisé la prostitution ouverte et ‘‘cachée''. Les élèves et étudiantes sont dans la seconde catégorie de prostitution. Innocentes et sans encadrement parental réel, elles s'abandonnent facilement au premier venu et le résultat c'est la grossesse et les MST ».

Quoique les filles ont des rapports sexuels protégés ou non. Quoique ce soit pour de l'argent, pour les moyennes de classe ou pour de simples compagnies, le nombre est sobre ; ajoute des travailleurs d'ONG.

« Cette situation est due à une activité sexuelle intensive parmi les jeunes et la tendance est particulièrement aux rapports non-protégés », ajoute Dr. Allah.


Laboratoire de grossesses

Selon les sources du Centre de Santé Urbains spécialisés dans la santé estudiantine et scolaire (CSUS-SSU), des centaines d'élèves des cours secondaires sont tombées en grossesse dans les quatre premiers mois de l'année scolaire 2008-2009. Cela se repartit comme suit: 47 dans la ville de Daoukro; 65 à Dimbokro; 15 à Agboville; 42 à Bouaflé et 15 à Dabou pour ne mentionner que ces localités.

« Pendant longtemps, nous avons appelé à l'éducation de nos filles, mais l'appel est tombé dans l'oreille de sourds », affirme Angeline Kadio de l'association SOS Abstinence. « L'école est faite pour qu'on y reçoive une éducation et pour réussir dans la vie. Maintenant on a l'impression que c'est devenu un laboratoire de grossesses ».

Sylvie Kouamé, espère pouvoir avoir un boulot dans le futur malgré l'interruption de ses études. « Après mon bébé, j'espère pouvoir faire un stage professionnel afin de faire du commerce et me faire une vie ».

Publié sur http://criticafric.ning.com/

Source: IRIN

18:28 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, irin, grossesse, prostitution, éducation, criticafric, metteurs enceinte, enceintées | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |