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jeudi, 04 avril 2013

OCCUPATION DES TERRES DE L'OUEST DE LA COTE D'IVOIRE: LE REGIME OUATTARA PASSE AUX AVEUX

 

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En visite à Toulépleu, dans l’ouest du pays, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, a enfin reconnu que les terres des populations autochtones sont occupées par des étrangers.

Au cours de sa visite dans l’ouest du pays, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, a déclaré, à Toulépleu, que des gens appellent leurs parents qui sont en France et leur demandent de l’argent pour payer des mercenaires à l’effet de libérer leurs terres occupées. Hamed Bakayoko estime que c’est de la « manipulation ». Par conséquent, il exhorte les populations à ne pas suivre ce genre de personnes qui font de la «manipulation», et que «l’Etat a conscience de l’existence du problème foncier et il s’attelle à le régler».

L’aveu du gouvernement

Ce qu’on peut retenir des propos du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur de Ouattara, c’est le fait qu’il reconnaît enfin l’occupation des terres des populations de l’ouest par des étrangers. Et que c’est cette occupation forcée qui est à la base des affrontements qui deviennent récurrents dans cette partie de la Côte d’Ivoire. Pour une fois, il n’a pas indexé ceux qu’il appelle les «pro-Gbagbo».

En effet, Hamed Bakayoko avait toujours soutenu que les affrontements dans l’ouest du pays étaient le fait des «pro-Gbagbo» qui, selon lui, veulent déstabiliser le régime de Ouattara à partir de l’ouest. Il n’avait jamais admis la thèse de l’occupation de force des terres des populations wê par des étrangers armées.

C’est le lieu de rappeler qu’il y a trois jours, le représentant spécial de l’Onu indiquait que les affrontements à l’ouest étaient justement dus aux conflits fonciers. Que le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur reconnaisse lui-même aujourd’hui que les affrontements à l’ouest sont le fait de conflits fonciers est un aveu de taille du gouvernement. Ce d’autant plus qu’Hamed Bakayoko n’est pas que ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur. C’est le n°2 du gouvernement ivoirien. C’est pourquoi il est à déplorer qu’en même temps qu’il reconnaît l’occupation des terres des populations wê par des individus qui n’en ont pas droit, il ne dit pas quand et comment le gouvernement compte régler le problème. Car si les populations sont amenées désespérément à solliciter l’aide de leurs enfants qui sont en France afin de libérer leurs terres comme il l’insinue, c’est certainement parce que ces populations se sentent abandonnées par le gouvernement dont le premier devoir est la protection du territoire national et la défense des intérêts de ses nationaux. Il s’est seulement contenté de dire que le gouvernement en a conscience. Mais il ne suffit pas d’en avoir conscience. Il faut y apporter des solutions idoines pour mettre fin aux affrontements à l’ouest du pays au lieu de passer le temps à accuser les «pro-Gbagbo».

Si Hamed Bakayoko ne veut plus qu’il y ait des affrontements à l’ouest, qu’il règle le problème de l’occupation des terres ! Car les terres constituent les seules richesses et le seul héritage des paysans. Donc sauver leurs terres est une question de survie pour les populations wê. Il appartient à l’Etat de vite agir.

De l’impuissance du gouvernement

Mais le pouvoir Ouattara peut-il régler le problème de l’occupation des terres ? Rien n’est sûr ! On pourrait même répondre par la négative. En ce sens que ce sont les chefs de guerre de l’ex-rébellion armée pro-Ouattara et leurs hommes, qui sont pour la plupart des Burkinabé, qui occupent de force les terres dans l’ouest du pays après avoir tué ou chassé les propriétaires terriens. Ne pouvant pas leur donner ce qu’il leur avait promis, Ouattara les a laissé s’installer dans les forêts en échange de ce qu’il leur doit, Ouattara leur étant redevable. En clair, il leur doit son pouvoir. Le cas d’Amadé Ouédraogo Rémi dit Ouréimi est éloquent. Ce chef rebelle burkinabé occupe la forêt du Mont Péko, dans la région de Bangolo, avec une armée de plus de 300 hommes sans que cela n’interpelle le chef de l’Etat. Selon des informations dignes de foi, cet ancien chef de guerre nargue même Ouattara en disant que c’est à Abidjan qu’on parle de son départ du Mont Péko. Mais ce n’est pas à l’ordre du jour chez lui. Et Ouattara sait ce que ce dernier fait dans cette forêt. C’était au moment où l’Etat parlait de son départ imminent. Et les faits lui ont donné raison puisqu’il n’a jamais été inquiété.

C’est donc pour toutes ces raisons qu’Alassane Ouattara est impuissant devant ce problème gravissime qui constitue une bombe à retardement dans tout le grand ouest. Car ce n’est pas seulement à l’ouest que les Burkinabé occupent de force les terres des Ivoiriens. On observe le même problème dans toute la zone forestière. Et c’est pour intimider autochtones pendant que les Burkinabé occupent leurs terres qu’on a déversé les dozos dans tous les villages et hameaux. De sorte que quand un paysan se plaint de ce qu’un Burkinabé occupe ses terres, les dozos se ruent sur lui, le ligotent et le battent à volonté. Et, pour mieux terroriser les paysans, les dozos ont érigé des barrages partout où les paysans doivent payer pour aller dans leurs champs. Et cela est su de l’administration de toutes les localités où se sont installés les dozos.

 

Boga Sivori, Bogasivo@yahoo.fr

 

In le quotidien ivoirien "Notre voie" du 3 avril 2013.


Source: IVORIAN.NET

dimanche, 19 août 2012

ATTAQUES D'AKOUEDO, TOULEUPLEU, DABOU... UN FRCI FAIT DES REVELATIONS

 

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Dans l’atmosphère d’insécurité et de violence généralisée que connaît le pays, des langues se délient.

En effet, un élément des Frci reconverti en chauffeur de taxi à Daloa dévoile tout sur les attaques d’Akouédo, Touleupleu, Dabou, etc. C’était hier (vendredi 17 août 2012, Ndlr). A la question d’un de ses amis de savoir qui est derrière toutes ces attaques, le dénommé Ahm Cho, ex-Frci en colère, lui répond: «Les militants du Fpi sont montrés du doigt par le gouvernement pour rien. Nos chefs savent bien que ce sont les éléments des Frci qui n’ont pas été retenus dans l’armée qui se vengent. Moi-même, j’ai combattu à Daloa, à Issia, à Méagui et à Soubré. A la fin de la crise, personne ne s’occupait de nous. Chacun luttait pour pouvoir manger. C’est ce qui m’a obligé à revenir à Daloa pour conduire mon taxi».

Après plus de dix minutes de causerie, son ami est descendu devant l’Hôtel Akakro. Notre curiosité nous pousse à interroger ce Frci reconverti. «Pourquoi tu as affirmé que ce n’est pas le Fpi qui est derrière les attaques alors que le pouvoir accuse ce parti politique?», avons-nous demandé. Et notre interlocuteur de répondre: «Les hommes de Gbagbo ont très peur des Frci. Ils ne peuvent pas les attaquer. Mon vieux, c’est la vérité. Ce sont les hommes d’IB qui sont les plus en colère. Ils n’ont rien obtenu du Président (Alassane Ouattara, Ndlr). Certains sont vigiles, d’autres dressent des barrages dans les villages pour trouver à manger. Les chefs savent que ce sont leurs anciens éléments abandonnés qui les attaquent; ça fait mal mais il faut dire la vérité», a-t-il conclu, avant de décliner son identité.

 

E.G.B.

eustachegoorebi@yahoo.fr


Source: IVORIAN.NET

lundi, 13 août 2012

RUMEURS DE COUP D'ETAT: DES TIRS ENTENDUS AU BANCO ET A BASSAM

 

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Hier dimanche, des tirs étaient entendus dans la forêt du Banco et dans la ville de Bassam.

Pour l’instant, on ne sait pas avec certitude les origines de ces tirs d’armes automatiques, ou qui tirait sur qui. Le pouvoir parle, lui, de nouvelles attaques déjouées, ourdies par des combattants armés non-identifiés. Aucun bilan de ces nouveaux affrontements n’est pour l’instant disponible. Toujours est-il que le régime Ouattara est sur le pied de guerre et prend ces attaques très au sérieux, depuis les récentes attaques qu’il a subies de la part des combattants armés non-identifiés, à Yopougon, Abengourou, Akouédo, et Agboville, dont le bilan cumulé est de 17 morts côté FRCI. Il a donc pris le taureau par les cornes en sécurisant la zone du Banco par la mise sur pied d’un vaste plan de sécurisation du district d’Abidjan. Un impressionnant détachement des FRCI est aussi allé sécuriser la ville de Bassam.

En effet, sur instruction du Général de Corps d’Armée SOUMAÏLA BAKAYOKO, Chef d’Etat-Major Général des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire et en exécution du plan de sécurisation du district d’ABIDJAN et des villes de l’intérieur, une opération de bouclage de la forêt du Banco s’est effectuée, dimanche dès 14 heures, pour selon nos sources, en déloger les individus mal intentionnés en cavale dans cette forêt qui jouxte la Maison d’Arrêt et de correction d’ABIDJAN (MACA).

Le Général de brigade DETOH LETHO FIRMIN (CEMGA), sur ordre du Général BAKAYOKO s’est déplacé sur les lieux pour s’assurer du déroulement des opérations conjointement menées par l’Armée, la Gendarmerie, la Police, les Eaux et forêts et la force de l’ONUCI.

La conduite des opérations placée sous le commandement du Chef de bataillon COULIBALY OUSMANE est à la tâche pour aseptiser toute la zone de la forêt du Banco.

Selon nos sources, l’Etat-major craint une vaste attaque de la ville d’Abidjan par ces combattants armés non-identifiés qui ont promis revenir bientôt faire tomber le régime, à qui ils ont donné jusqu’au 15 septembre prochain, pour faire ses valises.

Nous y reviendrons.


Patrice Lecomte


Source: IVORIAN.NET