topblog Ivoire blogs

lundi, 03 janvier 2011

CI : DUMAS ET VERGES DENONCENT LE MENSONGE GROSSIER DE LA PRESSE ET DES AUTORITES FRANÇAISES



ROLAND DUMAS ET JACQUES VERGES.jpg

Après leur visite à Abidjan : Dumas et Vergès : «Notre slogan, ce sera recomptons les voix»


In Le Nouveau Courrier N°168 du 03 Janvier 2011 par Saint-Claver Oula.


Au terme de leur visite de quatre jours sur le territoire ivoirien, à l'invitation du chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, l'ancien président du Conseil constitutionnel et ancien ministre des Affaires étrangères de la France, Roland Dumas, et l'avocat de renom Jaques Vergès ont pu se faire une opinion de la crise post-électorale.


«De retour en France, nous allons faire des conférences de presse, nous dirons la vérité au peuple français. Et nous sommes sûrs que l'entreprise actuelle du gouvernement français contre la Côte d'Ivoire est une entreprise criminelle qui doit être sanctionnée», a déclaré Jaques Vergès. Lui et son confrère Roland Dumas s'expliquent difficilement l'ingérence du gouvernement français dans une «affaire ivoiro-ivoirienne». «Il y a eu un contentieux électoral dans un pays souverain, ce que peut faire la France, c'est d'aider la Côte d'Ivoire à sortir pacifiquement de la crise et non de faire planer une menace de guerre. Le président Gbagbo a appelé les bonnes volontés à venir évaluer le contentieux, à recompter... Il faut saisir cette main tendue et non faire planer la menace de la guerre. Nous, nous pensons qu'il faut recompter. Notre slogan, ce sera recomptons les voix», ont noté Mes Vergès et Roland Dumas, qui estiment que si Alassane Ouattara pense qu'il a gagné régulièrement ce scrutin présidentiel, il devrait également adhérer à l'idée du recomptage des voix, sous le contrôle d'observateurs crédibles.

Mais en même temps, au regard de tous les rapports mis à leur dispositions, ces personnalités françaises ont conclu qu'il y a eu des «fraudes massives» dans les zones contrôlées par la rébellion. «Qu'est-ce qui s'est passé aux Etats-Unis que l'on prétend être le temple de la démocratie aux élections entre Al Gore et George Bush ?», a interrogé l'ancien président du Conseil constitutionnel français, avant de répondre lui-même qu'il y a eu tout simplement le recomptage des voix. «Personne ne s'est senti humilié aux Etats-Unis». Il ne comprend pas pourquoi Alassane Ouattara, retranché au Golf Hôtel, refuse le recomptage des voix. «Pourquoi une partie dit oui et l'autre dit non ? C'est déjà très suspect», a déclaré Roland Dumas, rappelant que c'est une question de bon sens. «Celui qui refuse qu'on recompte les voix, c'est que sa majorité n'existe pas», a ajouté Jaques Vergès, qui s'explique difficilement le fait que Laurent Gbagbo qu'on dit minoritaire circule librement, dans le peuple, et qu'Alassane qui est présenté comme majoritaire reste cloitré dans un Hôtel à Abidjan.

Jacques Vergès et Roland Dumas, estiment que Gbagbo est combattu parce qu'il refuse de faire partie du cercle des camarades, des présidents africains corrompus. Ils ont rappelé qu'en Afrique, des pays, tels que l'Angola, le Ghana, l'Afrique du Sud, l'Algérie..., ne sont pas d'accord avec la campagne anti-Gbagbo qui est menée touts-azimuts par le gouvernement français.


Source: LE NOUVEAU COURRIER