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mercredi, 03 avril 2013

AFFAIRE «LE DRAPEAU DU BURKINA SUR LE CAMP COMMANDO D'ABOBO»: LA REPUBLIQUE TREMBLE

 

 

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Une information qui n’a pas été du tout du goût de la grande muette, au plus haut niveau de la hiérarchie. Celle relative à la présence du drapeau burkinabé au camp commando d’Abobo. En ce sens que sa déflagration et son onde de choc ont pulvérisé le monde entier, comme le démontrent les nombreux appels et autres réactions des internautes à notre rédaction, réagissant à la gravité de ce fait. Auquel nous avions accordé un traitement spécial pour en faire un large écho dans notre parution du mercredi 28 mars 2013.

Laquelle information a été largement diffusée sur la toile et qui a ameuté toute la République. Au point de susciter la réaction impromptue du commandant Koné Gaoussou dit Jah Gao, commandant en second du 1er Bataillon de commandos parachutistes (Bcp). Une réaction lue dans les colonnes d’un confrère de la presse, hier jeudi 28 mars 2013, à travers laquelle l’homme fort du camp commando d’Abobo tente de s’expliquer sur la présence déconcertante de ce drapeau du pays des hommes intègres, le Burkina. Mais au bout du fil, il se perd en conjectures, en confusions et en amalgames.

Un camp militaire est bien différent d’une école militaire

Mis devant les faits, selon le confrère, non seulement Jah Gao a sommé qu’on déguerpisse ledit drapeau des lieux, mais en même temps, il s’est évertué à se dédouaner de cette faute militaire. «A l’Efa, à l’Ensoa, à l’Empt, il y a les drapeaux de tous les pays dont les ressortissants sont en formation. Je reviens du Maroc et là-bas, j’ai vu le drapeau ivoirien. Est-ce que cela signifie que le Maroc est devenu un territoire ivoirien? Je ne veux plus parler de çà», dixit Jah Gao. Sans être très introduits dans les méandres du fonctionnement militaire, il nous est toutefois plausible d’affirmer qu’il y a bien une différence entre le cantonnement militaire d’une armée d’un Etat donné et les écoles qui instruisent ces militaires, dans le statut comme dans les principes. Ce qui revient à dire qu’un camp militaire est exclusivement composé de nationaux en armes, par ricochet lieu d’expression de la souveraineté, qui concentre des poudrières et tout autre symbole propre à l’Etat souverain.

Aucune autre représentation symbolique de la souveraineté d’une Nation étrangère n’y saurait être admise et tolérée. En revanche, les écoles de formations sont plutôt des lieux nationaux et transnationaux représentant plusieurs entités étatiques à travers leurs animateurs et leurs auditeurs.

Ce qui d’ailleurs explique la présence de plusieurs drapeaux de différentes Nations en ces endroits.

A ce titre, l’on ne saurait assimiler un camp stratégique militaire, comme celui du Camp commando d’Abobo, à l’Efa ou l’Empt ou encore celle de Saint-Cyr en France, par exemple. Il est donc impérieux de souligner que la présence du drapeau burkinabé à cet endroit stratégique suscite l’interprétation qui lui sied. Celle d’exprimer la présence militaire, (là où il ne le faut pas) du Burkina Faso en ces lieux.

Car le camp Commando d’Abobo n’est pas une école d’instruction militaire. Quitte à qui de droit de reconnaître que cette donne est de nature à franchir le Rubicon et faire son mea culpa, que de s’étaler dans une confusion de principe.


Marcel Dezogno


Paul Koffi Koffi et le Général Bakayoko dans de sales draps

 

La météo n’est pas du tout bonne pour la grande muette. La raison, un article paru dans le quotidien “LG Infos” du mercredi 27 mars 2013, mentionnant que le drapeau du Burkina Faso flotte sur le camp commando d’Abobo. A en croire des sources militaires, ce papier aurait provoqué la colère d’Alassane Ouattara, ministre de la Défense et chef suprême des armées. Il aurait demandé des comptes au ministre délégué Paul Koffi Koffi qui, à son tour aurait sommé le Général Soumaïla Bakayoko, Chef d’état-major général des armées de «tirer au clair cette affaire du drapeau du Burkina Faso qui flotte sur le camp commando.»

C’est donc un profond malaise qui secoue l’armée ivoirienne par sa tête, si nos informations étaient avérées, depuis que cette affaire a été rendue publique. Il y a de quoi ruer dans les brancards. Cela fait la seconde apparition inacceptable du drapeau du Burkina Faso dans les airs en Côte d’Ivoire, suite à une crise militaire d’envergure. En effet, il y a eu d’abord Kong au plus fort de la crise militaire née du coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002. Aujourd’hui, c’est au camp commando d’Abobo que flotte le drapeau du Burkina au sortir de la crise post-électorale. C’est du reste un acte assez important, un fait majeur qu’on ne peut snober aussi facilement. Dès lors, si elle existe, on peut comprendre la colère du chef de l’Etat, chef suprême des armées qui exige des explications! Car laisser flotter le drapeau du Burkina Faso sur le camp commando d’Abobo, est un langage sans équivoque pour dire que des militaires et/ou ressortissants de ce pays sont bien présents dans cet endroit. Au sein de l’armée ivoirienne, selon nos informateurs, certains hauts gradés voient dans la présence remarquée de ce drapeau une humiliation et donc la négation de la souveraineté nationale. Le tout apportant de l’eau au moulin de l’opposition qui aura beau jeu de clamer haut et fort : «Et pourtant, ils avaient tout nié en bloc !»

Comment a-t-on pu laisser ce drapeau flotter pendant tout ce temps, si tant est que l’on n’est pas en train de dire que nous sommes-là, se demandent des militaires écoeurés. Nos informateurs précisent que c’est fort de toute cette pression que le premier responsable du camp commando où flotte le drapeau du Burkina Faso s’est fendu d’une déclaration, à tout le moins hasardeuse le lendemain dans la presse. Déclaration qui a étalé sur la place tout le malaise que provoque cette patate chaude entre les mains du ministre délégué à la Défense Paul Koffi Koffi et le Chef d’état-major général des armées, le Général de corps d’armées, Soumaïla Bakayoko.

 

Osée Délamond, in le quotidien ivoirien "LG Info"


Source: ABIDJANTV.NET

samedi, 10 novembre 2012

LES DESSOUS DE LA MUTATION DE KONE ZACKARIA ET JAH GAO

 

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Koné Zackaria


Koné Zackaria n'est plus le patron de la Police militaire. Il attend son successeur pour faire la passation des charges et rejoindre son nouveau poste. Ce redoutable chef de guerre, qui a fait parler de lui pendant les heures chaudes de l'ex-rébellion armée des ex-Forces nouvelles (FN), avait été nommé par le président Alassane Ouattara à la tête de la Police militaire, une unité de l'armée dont le rôle était de traquer les éléments indélicats au sein des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI). Plus d'un an après, il a été «remercié» par la hiérarchie militaire, qui l'a affecté en tant que Commandant en second au Bataillon d'artillerie sol-air (Basa) d'Akouédo. Une promotion-sanction, pourrait-on dire. Parce que même si son arrivée à Akouédo s'apparente à une promotion, les conditions de son affectation laissent plus d'un dubitatif, et doivent interpeller les soldats ivoiriens. En effet, la mutation du patron de la Police militaire intervient après la publication d'un rapport d'Amnesty international, très critique contre le gouvernement ivoirien en ce qui concerne les violations des droits de l'Homme. 

Dans ce rapport, le camp génie d'Adjamé, qui abrite la Police militaire, ainsi que plusieurs autres camps militaires, ont été indexés comme des lieux de «détention arbitraire et de torture». Bien que le gouvernement ait tenté de démentir les allégations de l'ONG de défense des droits de l'Homme à travers des réactions du ministre des Droits de l'Homme et des libertés publiques et de son collègue de la Défense, il fallait donner un signal fort à la communauté internationale. Et la hiérarchie militaire a été obligée de se «débarrasser» en douceur de Koné Zackaria, en l'affectant à une fonction où ses actions pourront être canalisées. Idem pour Gaoussou Koné alias Jah Gao, qui dirigeait le Groupement tactique 9 basé à Abobo. Lui aussi a été muté au 1er Bataillon de commandos-parachutistes (BCP) d'Akouédo.

Cet ex-chef de guerre paierait cash son incapacité à maîtriser sa zone, qui a récemment été secouée par des violences suite à une politique d'assainissement de la commune d'Abobo. Que retenir de ces affections aux allures de sanction? Le président Ouattara veut envoyer un message clair à tous ces soldats supposés proches de lui qui se croient tout permis. Car il sait comme le célèbre philosophe Rousseau, que «le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir». Le chef de l’État veut donc dire à tous les chefs des unités de l'Armée qu'il est capable d'aller au-delà, si d'aventure pareille situation se reproduisait. S'il est vrai que la sécurité d'un État est très importante, il est tout aussi vrai que la construction d'un État moderne se base sur le respect des droits humains. Sur cette question, le président de la République ne transige pas, lui qui est conscient du poids que représentent les rapports des ONG internationales de défense de l'Homme dans l'appréciation de la gouvernance d'un État par la communauté internationale.

D'ailleurs, ce sont ces mêmes ONG qui ont défendu ses partisans quand il était encore dans l'opposition. Se liguer contre elles serait se faire hara-kiri, d'autant plus que leurs rapports sont déterminants dans la décision des bailleurs de fonds. C'est d'ailleurs ce qu'a compris le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, quand il affirmait en France, le jeudi 1er novembre 2012: «Dans le passé, j'ai été un prisonnier d'opinion défendu par Amnesty. Je ne vais donc pas faire de commentaires spécieux sur son rapport. Il faut que le gouvernement prenne toutes les dispositions pour que les droits de l'Homme soient au cœur de son action». Une invite à tous ceux qui tenteraient de justifier l'injustifiable au lieu d'ouvrir les yeux sur les allégations d'Amnesty international.



Y. Doumbia, in le quotidien ivoirien "L'Inter".
 

Source: La page Facebook de Bermuda Weed