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jeudi, 09 juillet 2009

LE JATROPHA CURCAS: PLANTE MIRACLE MAIS AUSSI PLANTE A HAUTE TOXICITE

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Le jatropha est toxique, très toxique même, et on n'en parle pas assez. Ne serait-ce que pour l'immense risque que des personnes inexpérimentées ou non-encadrées encourent en la manipulant, quotidiennement, pour extraire sa précieuse huile.

''En dehors de cette production d’huile végétale, le jatropha produit également, en situation de stress (notamment hydrique, mais aussi en cas de blessure ou de taille trop sévère de la plante), la curcine (ou curcasine), une toxalbumine très active, substance très toxique proche de la ricine, bloquant l’activité de synthèse ribonucléique (destruction partielle des codons messagers de l’ARN, ce qui conduit au blocage complet de l’activité cellulaire puis à sa mort rapide) ; cette propriété est utilisée en médecine comme agent antitumoral.

On retrouve des traces de cette puissante toxine dans l’huile végétale (extraite de ses graines), qui est donc impropre à la consommation normale humaine ou animale. La préparation de l’huile ou du diester expose aussi le préparateur à ce produit toxique. Traditionnellement, les graines étaient concassées et broyées, avant d'être brassées en pâte épaisse dans l’eau, pour être ensuite fortement pressées pour extraire cette toxine (qui était parfois utilisée pour confectionner des poisons utilisés sur des armes de guerre, pour la chasse, ou encore dispersée dans les lacs ou les rivières pour la pêche). L'huile était séparée après filtration pour la préparation d'onguents médicinaux antiseptiques pour soigner les blessures infectées, mais la farine résiduelle reste trop toxique pour l'alimentation humaine.

Appelée frofro baka dans l'ethnie ivoirienne Godié, elle y joue un rôle de conjuration du mauvais sort.'' WIKIPEDIA.


Le tourteau est utilisé en partie pour l'ajout de matière organique dans le sol. Il y a donc, tout naturellement, un important risque d'accumulation de ces toxines dans le sol, un risque de rendre cette terre-là impropre à toute autre culture, qui pourrait faire craindre la stérilisation de milliers d'hectares de terres arables voire de régions entières. Et le fait même de le brûler peut libérer ces toxines dans l'air. Cela, on ne le dit pas assez, pour éviter de dire qu'on en parle pas, du tout! En Côte d'Ivoire, a t-on scientifiquement évalué l'étendue des dégats et des dommages que peut causer une longue et permanente exposition à la curcine, la toxine du jatropha? Pas à ce jour.

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Devant de tels risques, il faut prévenir nos compatriotes qui ont trouvé en cette plante le moyen de sortir de la pauvreté qui gangrène notre pays. Parce que c'est à une véritable ruée que nous assistons, à l'heure actuelle, vers ce précieux ''or vert du désert''! Cette tâche revient à nos ingénieurs agronomes et à nos instituts de recherche (par exemple, le CNRA). Quelque chose doit être fait dans ce sens pour que nous ne nous mordions pas les doigts dans dix, vingt, trente, quarante, cinquante ans!

Vivement de la prospective, dans ce domaine. Il y va de la vie des Ivoiriens, de l'avenir de nos terres, de nos écosystèmes et de notre pays!

DINDE Fernand AGBO

Pour plus d'informations sur le Jatropha Curcas, cliquer ICI et ICI.

21:02 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Informations diverses | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : jatropha, toxicité du jatropha, la curcine - toxine du jatropha | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |