topblog Ivoire blogs

jeudi, 17 octobre 2013

FACE AUX CRITIQUES PERSISTANTES, LE PATRON DE LA CPI ROMPT LE SILENCE

SANG-HYUN SONG.jpg

CPI: la Cour n'a «jamais pourchassé aucun pays africain», estime son président


La Cour pénale internationale (CPI) n’a « jamais pourchassé aucun pays africain », a déclaré jeudi à l’AFP à Bucarest son président, le juge coréen Sang-Hyun Song, qualifiant de « regrettables » les virulentes critiques de certains leaders africains.

Il s’agit de la réaction la plus marquée de la Cour après que le président kényan Uhuru Kenyatta et le Premier ministre éthiopien et président en exercice de l’Union africaine Hailemariam Desalegn ont accusé la Cour la semaine dernière de pratiquer « une chasse raciale ».

L’UA a demandé l’ajournement des procédures de la CPI pour crimes contre l’humanité contre les deux têtes de l’exécutif kényan, M. Kenyatta et le vice-président William Ruto.

« La CPI ne doit pas être blâmée pour quelque chose qu’elle n’a pas fait. Nous n’avons jamais pourchassé aucun pays africain », a déclaré M. Song interrogé par l’AFP lors d’une conférence sur la CPI organisée par le ministère des Affaires étrangères roumain.

Les pays d’Afrique qui font l’objet d’enquêtes de la CPI « nous ont déféré les situations » qui ont conduit à l’ouverture d’enquêtes, a souligné M. Song.

« La CPI enquête dans huit pays (Kenya, Côte d’Ivoire, Libye, Soudan, République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Mali, ndlr) tous africains c’est vrai, mais dans cinq cas ce sont les gouvernements eux-mêmes qui nous ont déféré ces situations et dans deux cas, le Soudan et la Libye, c’est le Conseil de sécurité qui nous a sollicités », a-t-il ajouté.

« Il n’y a que dans le cas du Kenya que le procureur a lancé sa propre enquête », a expliqué le président de la Cour.

« Il n’y avait pas d’autres options » alors que le Parlement kényan avait rejeté par deux fois l’idée de créer un tribunal local chargé de rendre justice pour les violences post-électorales qui firent au moins 1.100 morts en 2007-2008, selon M. Song.

« Ces enquêtes ont été lancées avec la bénédiction du gouvernement, de la population et de la communauté internationale », a-t-il insisté.

M. Song a aussi évoqué des critiques contre la décision récente de la Cour de laisser la Libye juger l’ancien espion en chef de Mouammar Kadhafi, Abdallah al-Senoussi, une première historique.

« Il est inévitable que l’action de la CPI suscite des réactions fortes, des louanges mais aussi des critiques. Les juges ne prendront pas en compte les facteurs politiques », s’en tenant au droit, a-t-il dit.

Egalement invitée lors de la conférence de Bucarest, la présidente de l’Assemblée des Etats parties au statut de Rome ayant créé la CPI, Tiina Intelmann, a reconnu que la situation avec l’Afrique « nous préoccupe tous ».

 

Source: CAMEROON VOICE

dimanche, 06 octobre 2013

BAIN DE SANG KENYAN: LA RECOLTE DES «BENEFICES» DE LA COLLABORATION AVEC LE COMMANDEMENT US AFRICOM (LAND DESTROYER)

 

KENYA. BAIN DE SANG.jpg

 

La marée de terreur de l’OTAN en Afrique du Nord balaie de manière prévisible le Kenya

D’emblée et de la façon dont les médias occidentaux tentent de le décrire, le siège de la galerie marchande Westgate dans la capitale kenyane de Nairobi, semble être une nouvelle attaque insensée de “fanatiques religieux” de la franchise somalienne d’Al Qaïda, Al Shabab. Déjà, les politiciens kenyans et occidentaux, ainsi que les éditoriaux de presse à travers les médias occidentaux, essaient d’utiliser cette attaque comme un prétexte pour lancer une nouvelle campagne militaire contre le voisin somalien, tout en alimentant le sentiment anti-musulman à travers les audiences essentielleemnt ignorantes de l’occident.

Un édito de circonstance du quotidien USA Today titrait : “Nairobi mall attack strikes against all of us : Column” et dans son sous-titre que : comme pour le 11 Septembre, des terroristes ont déclaré la guerre à notre style de vie moderne et démocratique, aujourd’hui, nous sommes tous Kenyans.

L’édito continue en disant : tout aussi important, le combat n’est pas juste kenyan, ou africain. La Somalie pourrait bien être le nouvel Afghanistan. Une Somalie hors-la loi et fondamentaliste pourrait bien incuber un Ben Laden somalien et de nouvelles attaques sur les Etats-Unis, tout comme l’Afghanistan avait protégé Ben Laden et Al Qaïda.

Et :

Après l’attaque de Nairobi, le message devrait être : “Nous sommes tous Kenyans”. Pas seulement notre sympathie, mais aussi y aller plein pot pour prévenir une autre attaque terroriste. Laisser la Somalie à Al Shabab n’est pas une option.

Le Kenya : Une procuration pour l’agression américaine en Afrique

Ce que cet édito de USA Today oublie de mentionner, alors même qu’il fait allusion a une intervention militaire en Somalie, c’est que le Kenya a déjà participé à des opérations militaires contre son voisin du nord, et ce incluant une invasion militaire complète avec le soutien franco-américain en 2011. Dans le quotidien britannique The Independant cet article d’Octobre 2011 : “Somali invasion backed by West, says Kenya,” nous dit que :

Le Kenya a confirmé que des alliés occidentaux l’ont rejoint dans sa guerre contre les militants islamistes d’Al Shabab, malgré que la France et les Etats-Unis aient nié être impliqués dans des combats en Somalie. Des forces militaires étrangères ont effectué des raids aériens et un bombardement naval près du camp retranché des militants de Kismayo, a dit un porte-parole de l’armée kenyane hier.

“Il y a certainement d’autres acteurs dans ce théâtre d’opérations perpétrant d’autres attaques”, a dit le commandant kenyan Emmanuel Chirchir. L’invasion kényane a déjà causé une dispute majeure avec le premier ministre somalien par intérim et président, qui a condamné hier la présence de troupes étrangères dans son pays. Bien que les Etats-Unis essayaient de nier leur rôle dans l’invasion, ils ont admis avoir effectué des frappes aériennes sporadiques et des attaques de drones en Somalie comme cela le fut aussi rapporté en 2012 par la BBC dans son article : “Somalia air strike ‘kills foreign al-Shabab militants’ :”

L’armée américaine, qui a une base dans le pays voisin de Djibouti, a effectué des frappes par drone auparavant en Somalie. Ils ont également lancé des raids aériens contre les militants d’Al Qaïda dans le pays.”

Avant d’utiliser le Kenya comme proxy pour ses agressions en Afrique et au gré de deux décennies d’opérations unilatérales secrètes, les USA ont soutenu deux invasions éthiopienne de la Somalie. La première fut sous le prédident Bush en 2006. Comme le rapportait USA Today dans un article de 2007 : “U.S. support key to Ethiopia’s invasion,” :

Les Etats-Unis ont livré des armes et des conseillers militaires en catimini en Ethiopie, dont l’invasion récente de la Somalie a ouvert un nouveau front pour le gouvernement Bush dans sa guerre contre le terrorisme.

La seconde invasion éthiopienne soutenue par les Etats-Unis fut sous le président Obama en 2011, coordonnée avec l’attaque combinée du Kenya et de la France/Etats-Unis. Dans un article de décembre 2011 : “UN-backed invasion of Somalia spirals into chaos,” le quotidien britannique The Independant rapportait que :

“L’invasion kenyane de la Somalie, approuvée et encouragée par l’occident et le CS de l’ONU a été programmé pour délivrer un KO aux militants d’Al Shabab. Au lieu de cela, le rival régional de la Somalie, l’Ethiopie, est revenu dans le pays, a remonté les seigneurs de la guerre et renforcé le soutien populaire aux fondamentalistes islamistes qui pourtant manifestent plus de volonté à laisser mourir de faim la population que d’accepter une aide extérieure, ce qui les a laissé haïs du peuple.

Ce fut en fait cette dernière invasion soutenue par les Etats-Unis qui a servie de motivation pour l’attaque de la galerie marchande de Nairobi cette semaine.

Les mêmes terroristes que les Etats-Unis arment en Syrie tuent des civils au Kenya

Dès 2011, des analystes en géopolitiqe avaient prévenus que l’intervention des Etats-Unis, de la GB et de la France en Libye créerait un émirat de la terreur qui lâcherait une lame de fond de militants pour la déstabilisation de l’Afrique du Nord et au-delà. Du Mali au Kenya, et aussi loin à l’Est que la Syrie, la violence directement liée aux militants islamistes et à l’aide qu’ils reçoivent en armement de l’occident en Libye, se font maintenant sentir.

Peu de temps après l’intervention militaire en Libye, ce fut AQMI, listé comme groupe terroriste par le ministère des AE US, qui joua un rôle central dans l’invasion du nord-Mali, ce qui donna un prétexte pour une intervention militaire et occupation française. AQMI fut bien sûr fusionné avec le groupe combattant islamique armé lybien (GCIAL)lié à Al Qaïda, le groupe qui fut utilisé par l’OTAN pour opérer un changement de régime en Libye en 2011, dans des rapports de défense, AQMI et le GCIAL sont mentionnés comme travaillant la main dans la main. Un des rapports admettant même :

Il y a des Libyens qui ont voyagés vers l’Algérie pour s’entrainer avec AQMI, bien que ces rapports ne soient pas confirmés. AQMI a cherché à capitaliser sur la situation en Libye.

Le géopoloticien Pepe Escobar élaborait dans un article publié sur Asia Times : “How al-Qaeda got to rule in Tripoli” que : “Crucialement,en 2007, le #2 d’alors d’AQ Al-Zawahiri annonçait officiellement la fusion entre le groupe islamiste libyen et AQ en AQMI. Donc, pour des raisons pratiques, depuis lors AQMI et le GCIAL ont été un et un seul et Belhaj était son ‘émir’ “.

“Belhaj” se référant à Hakim Abdul Belhaj, leaders du groupe libyen, qui mena au renversement de Kadhafi avec l’aide, le soutien financier, militaire, logistique et le soutien par la reconnaissance diplomatique de L’OTAN et qui a maintenant plongé cette nation dans une guerre civile raciste génocidaire. Cette intervention a aussi vu l’épicentre de la rebellion, la ville de Benghazi, se détacher de Tripoli pour devenir un “émirat de la terreur” semi-autonome. La dernière campagne de Belhaj l’a mené en Syrie où il fut vu sur la frontière turco-syrienne, abreuvant la soi-disant “Armée Syrienne Libre” (ASL) d’argent, d’armes, de munitions et de combattants, toujours sous les auspices bienfaiteurs de l’OTAN.

Le torrent de militants et d’armes en provenance de Libye vers la Syrie pour soutenir un changement de régime voulu par l’occident et ses alliés régionaux a été très bien documenté ces deux dernières années.

En Novembre 2011, le Telegraph dans leur article “Leading Libyan Islamist met Free Syrian Army opposition group,” rapportait :

Hakim Belhaj, chef du conseil militaire de Tripoli et ancien leader du groupe islamique combattant libyen “a rencontré des leaders de l’ASL à Istanboul et à la frontière de la turco-syrienne”, a dit un officiel militaire qui travaille avec Mr Belhaj. “Moustapha Abdoul Jalil (le président libyen par intérim) l’a envoyé là-bas.”

Un autre article du Telegraph, “Libya’s new rulers offer weapons to Syrian rebels,” admettait :

Les rebelles syriens ont tenu des pourparlers secrets avec les nouvelles autorités libyennes ce vendredi, visant à sécuriser des armes et de l’argent pour leur insurrection contre le régime du président Bachar Al-Assad”, a appris le Daily Telegraph.

A la réunion qui se tint à Istanboul et à laquelle participaient des officiels turcs, les Syriens ont requis une “assistance” des représentants libyens qui leur offrirent des armes et potentiellement des volontaires pour le combat. “Il y a un plan pour envoyer des armes et des combattants en Syrie”, a dit une source libyenne parlant sous conditions d’anonymat. “Il y a une intervention en cours de préparation dans un intervalle de quelques semaines vous verrez.”

Plus tard ce mois là, quelques 600 terroristes libyens furent rapportés avoir pénétré en Syrie pour commencer des opérations de combat et aussi récemment que le mois dernier, CNN, dont Ivan Watson accompagna les terroristes au delà de la frontière turco-syrienne jusquà Alep, révéla que des combattants étrangers se trouvaient bien parmi les militants, particulièrement des Libyens. De plus des résidents du village où les faucons syriens avaient établi leur QG ont dit que des combattants de plusieurs pays nord-africains se trouvaient parmi la brigade.

Un volontaire combattant libyen a aussi expliqué à CNN qu’il avait l’intention de voyager de la turquie vers la Syrie dans les jours à venir afin d’ajouter une section de combattants libyens au mouvement armé. CNN a aussi ajouté :

Nous avons rencontré un combattant libyen qui avait franchi la frontière pour se rendre en Syrie avec 4 autres Libyens. Il portait un treillis camouflé et portait une Kalashnikov. Il a dit que plus de combattants libyens étaient en route.

Certains combattants étrangers sont vraiment attirés car ils voient cela comme un djihad. Ce conflit est un aimant pour djihadistes qui voient cela comme un combat pour l’islam sunnite.

Les rapports de CNN donnent des admissions sans fin en 2011 de grand nombre de terroristes libyens pompés d’argent et d’armes de l’OTAN, se rendant en Syrie avec les chefs du GICAL s’occupant de la logistique.

Al Shabab, la franchise somalienne d’AQ est aussi directement lié avec AQMI et la myriade d’autres subsides extrémistes d’AQ, incluant le groupe libyen et plus récemment le groupe Al Nosra de Syrie. Dans son rapport de 2012 titré “Africa’s Islamist militants ‘co-ordinate efforts’, la BBC disait :

Trois des plus gros groupes militants d’AQ en Afrique essaient de coordonner leurs efforts, a prévenu le chef de l’US AFRICOM. Le général Carter Ham a dit en particulier qu’AQMI partagerait probablement des explosifs et de l’argent avec le groupe nigérian Boko Haram. Parlant depuis Washington, il a dit que le mouvement séparatiste du nord-Mali a donné un havre de paix à AQMI. Le groupe somalien Al Shabab est l’autre “groupe le plus dangereux” a t’il dit.

Cette coopération entre AQMI, Boko Haram et Al Shabab a été manifestement favorisée par le flot accru d’argent et d’armes en provenance de l’OTAN et des armes d’abord entrant en Libye pour renverser Kadhafi, puis envoyées en Syrie pour renverser le gouvernement local. L’assistance systématique de l’OTAN à développer la capacité opérationnelle d’AQ en Afrique du Nord (AQMI) ne peut qu’aider les terroristes comme ceux qui sont derrière l’attaque de la galerie marchande kenyane. Ceci permet des opérations par delà les frontières.

Malgré les tentatives occidentales d’expliquer autrement comment AQ reçoit son financement, sa force humaine et son arsenal pour parfaire et perpétrer ses campagnes de terrorisme mondial,il est très clair que ceci est le résultat d’un soutien étatique, d’états comme les Etats-Unis, la GB, la France, l’Arabie Saoudite, Israël, le Qatar, la Turquie, la Jordanie et d’autres.

L’attaque d’Al Shabab au Kenya est une horreur et du terrorisme injustifiable, mais ce que les Kenyans et le monde en général doivent se rappeler est qui les a armé, qui les soutient continuellement, leur donne des nations entières (Libye) comme havre de paix et augmente leurs rangs et leurs arsenaux avec des milliards de dollars en cash et des milliers de tonnes d’armes et de munition dans des zones de guerre comme la Syrie.

L’existence continuelle d’un groupe comme Al Shabab, ainsi que ses contre-parties d’AQMI en Afrique du Nord, le groupe de combat islamiste armé libyen, Boko Haram au Nigéria et Al Nosra en syrie, n’est dûe entièrement qu’au financement et au soutien militaire ouvert et secret de l’occident. Le sang de personnes innocentes est sur les mains de ceux au sein du gouvernement kenyan qui servent de manière volontaire les intérêts par procuration de l’agression américaine à travers toute l’Afrique et ceux en occident qui utilisent AQ comme un outil géopolitique pour parvenir à leurs objectifs globaux.

Al Qaeda : Le prétexte parfait pour envahir, l’armée mercenaire secrète parfaite pour les guerres

Pour l’occident, AQ est l’outil géopolitique ultime. Il peut être utilisé comme prétexte pour envahir et est aussi une source quasi inépuisable de mercenaires capables de perpétrer les campagnes terroristes les plus odieuses et sans pitié et même maintenant des guerres ouvertes comme en Libye et maintenant en Syrie, afin d’atteindre les objectifs de l’occident. De plus l’omni-présence de la nébuleuse AQ sert de justification pour toujours plus de politique liberticide dans les pays occidentaux, perpétuant ainsi un climat de peur au sein duquel les graines des guerres très profitables pour certains peuvent être semées et continuellement moissonnées.

Quel profit ? Un article de recherche de la Harvard Kennedy School titré : “The Financial Legacy of Iraq and Afghanistan,” place les dépenses pour les seules guerres d’Afghanistan et d’Irak entre 4 et 6000 milliards de dollars. Ceci ne sont pas 4-6000 milliards de dollars disparus dans un trou noir. Ce fric est allé directement dans les poches des entreprises du Fortune 500 qui fabriquent et vendent ces conflits au public américain en premier lieu.

Le Washington Post dans un article récent intitulé : “Americans are tweeting about ‘Syria’ almost as much as ‘twerking’ – sometimes more,” a célébré l’ignorance générale du public en ce qui concerne la géopolitique.

C’est ce “manque d’éducation” que le comité éditorial du Washington Post et les intérêts spéciaux qu’il sert, pensent être ok, cela permet à ces intérêts spéciaux de continuer à utiliser Al Qaïda a la fois comme le super méchant et aussi pour gonfler sans fin les rangs de ses “combattants de la liberté”

L’édito sus-mentionné de USA Today cherchant à exploiter cette dernière tragédie au Kenya a aussi averti :

L’attaque de la galerie marchande de Nairobi brise le cœur. Cette histoire pourrait si bien être une histoire américaine.

Pour les véritables intérêts pilotant et bénéficiant exclusivement de la campagne d’AQ de terreur globale, s’ils devaient décider que ces histoires devaient également devenir américaines, alors elles le seront, à moins que nous ne rectifions ce “manque d’éducation” que ces intérêts très spéciaux ont particulièrement peaufiné tout en nous disant que cela était “OK”…


Tony Cartalucci


http://www.globalresearch.ca/kenyan-bloodbath-reaping-the-benefits-of-…

Traduction : Résistance 71 http://resistance71.wordpress.com/

 

Source: TSIMOKI GASIKARA

vendredi, 27 septembre 2013

LA COUR PENALE INTERNATIONALE N'A PLUS LA COTE EN AFRIQUE


afrique,monde,kenya,côte d'ivoire,libye,irak,la cour pénale internationale n'a plus la côte en afrique


 
Le Parlement Kenyan vient de voter le retrait du pays, du protocole de Rome, à l’origine de la Cour Pénale internationale (CPI). Bien que ne prenant effet que dans 12 mois, ce retrait est une mauvaise publicité pour la CPI. Les raisons de son fiasco résident dans l’impression qu’elle donne de n’être qu’une émanation des puissances occidentales dominatrices, quand elle s’en prend la plupart du temps, qu’aux vaincus de ses grandes. En effet, elle est incapable de lancer la moindre enquête sur les centaines de morts survenues en Égypte, en Lybie ou en Côte d’Ivoire. Certains criminels de guerre ou contre l’humanité avérés, sont ressortis blancs comme neige, malgré les preuves accablantes des dossiers d’instructions. Quand ces derniers n’ont pas disparus tout bonnement. Ce précédent historique pourrait servir d’exemple, pour de nombreux autres États africains. Les récentes déclarations du président somalien de l’O.U.A, lors du dernier congrès à Alger, illustraient le malaise de ces pays africains, qui après plus d’un demi-siècle d’indépendance, ont le sentiment de s’être faits dépossédés, par les puissances colonisatrices de naguère, de leurs libertés ou de l’organisation des conditions de justice de leurs propres concitoyens.
 
Avec l’invasion et l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan par les Etats-Unis des Bush père et fils, qui se sont soldées respectivement par près de 2 millions et un million de morts, à quoi avons-nous eu droit de la part de la CPI ? A aucune poursuite, car Washington qui encourage la CPI à traquer les criminels de guerre à travers le monde, quitte à les lui livrer, protège ses propres ressortissants. Comment l’expliquer ? Très simplement. La Cour Pénale Internationale est une juridiction permanente, chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre. En 1998, 121 États sur les 193 États membres de l’ONU, ont ratifié le Statut de Rome et accepté l’autorité de la CPI. Trente-deux États supplémentaires, dont la Russie et les États-Unis d’Amérique, Israël, l’Irak, la Libye, le Qatar et le Yémen, ont signé le Statut de Rome mais ne l’ont pas ratifié.
 
Prenons le cas des USA qui ont signé également avec 180 pays, l’ABI : l’Accord Bilatéral d’Immunité. Grâce à ces accords bilatéraux, les États-Unis obtenaient l’exclusion de la compétence de la CPI, à l’égard des ressortissants et des militaires nord américains, interdisant ainsi leur transfert devant le tribunal de la Haye. Les pays signataires de cet accord bénéficient en contrepartie, d’une aide financière et militaire des Etats Unis. C’est la raison pour laquelle la CPI ne peux intervenir en Israël, en Irak, en Libye, au Qatar ou au Yémen pour ne citer que ceux-la. Et l’article 98(2) du statut de Rome le dit clairement.

Ce qui veut dire, que si un citoyen américain est arrêté, dans l’un des pays signataire de l’accord ABI, pour que ce citoyen, auteur de crime contre l’humanité, soit remis a la CPI, il faut que l’Etat concerné  consente dans un premier temps a transférer le criminel et dans un deuxième temps, que cela soit compatible avec les accords bilatéraux internationaux.

En conséquence, on ne peut poursuivre les dirigeants Américains ou les alliés des Etats-Unis pour crime de guerre. Qu’importe le nombre de morts, les voilà absous par avance.
 
Cette puissance impériale se permet de porter le fer et le feu sur la planète en toute impunité. Voilà pourquoi les responsables des massacres ethniques, consécutifs à la destitution du président ivoirien Laurent Gbagbo, ne seront jamais jugés. Comme ceux de Sago en 2011 lorsque les hommes de la FRCI d’Alassane Ouattara, accusèrent les populations civiles d’avoir contribué à la fuite des dernières troupes loyalistes vers le Libéria mais aussi de cacher des armes en vue de venger le président Laurent Gbagbo. Fuyant dans la forêt, les moins heureux ont été rattrapés, fusillés et/ou égorgés et parfois brulés vifs. Les soldats d’Alassane Ouattara, avec l’aide de populations civiles étrangères au pays, massacrèrent ainsi, tout ceux de l’ethnie Godié qu’ils croisèrent sur leur chemin et cela pendant plusieurs jours. Des journalistes occidentaux, alertés par des cyber-activistes, viendront constater les massacres, mais minimiseront la portée de ceux-ci. Cela ne collant certainement pas avec la version officielle, commandée par leurs rédactions. Il est en effet difficile d’accepter la vérité, lorsque les mensonges sont exactement ce que l’on veut entendre. Comme en Bosnie, au Kossovo, en Lybie ou en Syrie de nos jours, en quelque sorte.
 
Ni le gouvernement Ouattara, ni la cour pénale internationale n’ont jusqu’à ce jour ouvert d’enquêtes, afin de déterminer qui furent les responsables de ces atrocités. Et les victimes attendent encore que justice leur soit rendue, comme pour tant d’autres crimes, commis sous couvert de la toute puissance occidentale, qui se sert du droit et de la morale pour effacer ses propres assassinats. Mais si la vérité est plus lente que le mensonge, elle finit toujours par arriver.


Source: PRORUSSIA.TV

mercredi, 03 avril 2013

RAILA ODINGA: ALORS POURQUOI AVAIT-IL FAIT TANT DE MISERES A LAURENT GBAGBO?

 

côte d'ivoire,kenya,jomo kenyatta,uhuru kenyatta,mwai kibaki,cei,youssouf bakayoko,raila odinga,alors pourquoi avait-il fait tant de misères à laurent gbagbo,franck toti,le quotidien ivoirien "le nouveu courrier",la côte d'ivoire debout


L'Histoire parle, mais avec une sacrée dose d'ironie

L'ancien Premier ministre kenyan, candidat malheureux au dernier scrutin présidentiel dans son pays, a finalement accepté sa défaite. En se pliant à la loi d'airain de la Constitution de son pays. Il n'avait pour autant pas eu d'égards pour la Loi fondamentale ivoirienne, dans le cadre de laquelle il a été un médiateur à la fois éphémère et partisan… D'une certaine manière, l'argumentaire qu'il déploie rend justice au «réprouvé de Scheveningen».

Non seulement l'Histoire parle, mais elle est dotée d'une sacrée dose d'ironie ! Près de deux ans après la fin tragique de la crise post-électorale ivoirienne, l'ancien Premier ministre kenyan Raila Odinga rend justice à la démarche politique du président Laurent Gbagbo.

Pour rappel, Raila Odinga avait appelé au départ du pouvoir de Gbagbo, pourtant déclaré élu par le Conseil constitutionnel, dès le début du contentieux consécutif au second tour de la présidentielle ivoirienne de 2010. Ce qui n'avait pas empêché l'Union africaine de le désigner comme médiateur. Bien entendu, Odinga avait usé de cette position pour prendre outrageusement partie pour celui qu'il appelait «le président élu Alassane Ouattara», au point d'être récusé par le camp de celui qu'il désignait par l'appellation «monsieur Laurent Gbagbo» et qui, disait-il, l'avait «déçu» pour avoir refusé de lever le «blocus» de l'hôtel du Golf. Le 12 avril 2011, Raila Odinga continuait d'enfoncer Gbagbo en s'indignant de ce qu'il avait refusé «toutes les offres», y compris un poste d'enseignant aux Etats-Unis, en échange de sa capitulation.

C'est le même Raila Odinga qui s'est retrouvé candidat à l'élection présidentielle de cette année dans son pays, le Kenya. En 2007-2008, le Kenya avait été secoué par une crise postélectorale, Mwai Kibaki, le président sortant, et Raila Odinga, principal opposant, se considérant tous les deux vainqueurs. Au final, cette crise a été réglée, après plus d'un millier de morts, par une formule mêlant partage du pouvoir et programme de réformes institutionnelles.

En cette année 2013, Odinga, Premier ministre sortant, était face à Uhuru Kenyatta, fils de l'ancien président Jomo Kenyatta. Et la Commission électorale a publié des résultats provisoires donnant Uhuru Kenyatta vainqueur, au terme d'un processus autrement plus régulier que celui qui a poussé le président de la CEI ivoirienne, Youssouf Bakayoko, à déclarer Ouattara en tête, de manière unilatérale et en violation totale du Code électoral.

Contrairement à son attitude dans le cadre de la crise ivoirienne, où il a fait mine de considérer comme élu de manière définitive le candidat déclaré en tête par la Commission électorale, Raila Odinga, s'estimant lésé, a déposé des recours devant la Cour suprême, équivalent du Conseil constitutionnel ivoirien. Comme Gbagbo !

Comme Gbagbo, il a fait état de bureaux de votes où le nombre de votants était supérieur au nombre d'inscrits – même s'il ne s'agissait que de dizaines de bureaux, loin des milliers de procès-verbaux litigieux du scrutin ivoirien.

Comme Gbagbo, il espérait de l'arbitre du jeu politique dans son pays, qu'il «renverse» les résultats provisoires. On est donc en droit de se demander ce que lui, et la «communauté internationale» qu'il représentait, reprochaient à Gbagbo et à sa démarche légaliste !

En effet, si l'on doit constater qu'Alassane Ouattara, en se proclamant vainqueur de manière unilatérale et en allant jusqu'à orchestrer une parodie de prestation de serment, a violé la Constitution, l'on est obligé de noter – même si on conteste intellectuellement la logique juridique du Conseil constitutionnel de l'époque – que Gbagbo a respecté de manière scrupuleuse l'esprit et la lettre de la Loi fondamentale. Y compris quand, régulièrement investi, il a ouvert la voie à un recomptage des voix qu'il pouvait ordonner en se servant de l'article 48 de ladite Loi fondamentale...

Doit-on rappeler qu'Odinga a refusé de considérer Kenyatta comme «président élu» avant le verdict de la Cour suprême ? La Cour suprême en question a finalement tranché et proclamé Uhuru Kenyatta vainqueur du scrutin, à la suite de l'examen des recours.

Ravalant sa déception, Raila Odinga a accepté sa défaite en se livrant à un plaidoyer vibrant en faveur de l'Etat de droit, diffusé notamment à travers son compte Twitter: «Ma foi dans le constitutionnalisme demeure intacte. En tant que nation, nous devons aller en avant dans notre détermination à réformer notre vie politique et nos institutions. Le respect de la suprématie de la Constitution dans la résolution de nos différends est la meilleure fondation de notre société démocratique.» On croit rêver !

Ces propos d'Odinga arrivent comme en écho à ceux tenus par Gbagbo le 28 février dernier, lors de son intervention à la Cour pénale internationale. «Nous avons besoin de la démocratie […]. Mais la démocratie ce n'est pas seulement le vote, c'est qui dit le vote. Qui dit le résultat du vote. C'est ça aussi la démocratie. […] La démocratie, c'est le respect des textes, à commencer par la plus grande des normes en droit qui est la Constitution. Qui ne respecte pas le Constitution, n'est pas démocrate. Madame, c'est parce que j'ai respecté la Constitution que je suis ici. Alors je suis là, mais je compte sur vous. Je compte que vous parce que je souhaite que tous les Africains qui me soutiennent et qui sont tout le temps ici devant la Cour, devant la prison, qui sont dans leurs pays en train de manifester, en train de marcher, tous ces Africains-là, qu'ils comprennent que le salut pour les Etats africains, c'est le respect des Constitutions que nous nous donnons et des lois qui en découlent.»


Franck Toti, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".


Source: LA COTE D'IVOIRE DEBOUT

vendredi, 27 juin 2008

BARACK OBAMA ET SA FAMILLE DU KENYA

 
aadafe9cca8090aacd7a68e01def4d64.jpg


De l'ainé Paul ARNAUD:

CHERS AMIS, Je vous donne en partage, cette photo de Barack Obama (qu'on ne présente plus?) avec sa famille. Une photo qui date de 1987. Une année au cours de laquelle, avant son entrée à la faculté de droit d'Harvard, il s'est rendu à 26 ans au Kenya, le pays de son père Barack Hussein Obama sr (1936-1982). Un voyage dans le Kenya profond (des hutes) qu'il décrit longuement dans les pages 315 à 452 de son livre: <<LES REVES DE MON PERE, l'histoire d'un héritage en noir et blanc>>. Je conseille à chacun la lecture de ce livre. Amicalement.