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lundi, 13 août 2012

COTE D'IVOIRE: ÇA SENT LE ROUSSI ET LA POUDRE AU RHDP!

 

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Hamed Bakayoko, le ministre de l'intérieur de Ouattara, a imputé, après seulement une journée d'enquête (record du monde. Ne l'oublions pas, c'était en plein jeux olympiques), les récentes attaques de commissariats et de camps militaires à des pro-Gbagbo venus du Ghana. Il a omis ou fait semblant de ne pas voir se qui se passe dans sa propre famille politique, où tout risque bientôt de partir en vrille. Pour preuve, cet article au vitriol du quotidien pro-Ouattara invétéré, "Le Patriote", des samedi 11 et dimanche 12 août 2012 contre Djédjé Mady et Kouadio Konan Bertin dit "KKB", deux figures emblématiques de l'allié PDCI-RDA. Bonne lecture!


Attaques d'Akouédo, Yopougon, Abengourou - Mady et KKB: Des discours si troublants...

 

En politique, le hasard n’existe pas, bien plus que les discours des hommes politiques ne sont jamais anodins. Alphonse Djédjé Mady et Kouadio Konan Bertin dit KKB étaient-ils en phase avec les auteurs des attaques de Yopougon Niangon, d’Abengourou et d’Akouédo, à la veille de la célébration du 52ème anniversaire de notre Indépendance ? Leurs sorties fracassantes, quelques jours avant les tristes évènements qui ont endeuillé la nation, sont véritablement teintées de clair-obscur voire de déficit de loyauté envers le RHDP. Comme dans une symphonie bien orchestrée, ces deux hommes avaient un rôle à jouer, une partition à accomplir. Donner du grain à moudre aux assaillants et terroristes. Une semaine avant l’attaque d’Akouédo, précisément le 31 juillet, c’est KKB, sur qui pèsent de lourds soupçons de connivence avec la refondation, qui rentre en jeu. Comme en mission commandée, il charge Bédié et Ouattara. Le premier est accusé de plonger le PDCI dans l’immobilisme, du fait de son âge dépassé à tenir les rênes du vieux parti.

En outre, jugeant son bilan très négatif, KKB appelle carrément à une insurrection comme le président du PDCI. Il ne fait pas non plus dans la dentelle avec le Président Ouattara, accablé de faire du «rattrapage» et de se tromper en pensant que «le PDCI, c’est Bédié». Sans prendre de gants, il lui dit ouvertement que ses choix n’engagent nullement le vieux parti.

Comme dans un parfait jeu de rôles, c’est Djédjé Mady qui prend la relève. Dans une déclaration faite de façon solitaire, sans l’aval du président Bédié, il rue dans les brancards, le 4 août. Embouchant la trompette de la refondation, il accuse le pouvoir de spolier les terres de l’Ouest au profit d’étrangers de la sous région. « le PDCI s’inquiète vivement des informations persistantes tendant à accréditer le convoyage d’immigrants clandestins armés pour l’occupation intempestive de nos forêts et plantations », martèle t-il. On croirait entendre Laurent Akoun, le secrétaire général du FPI, qui disait la même chose, des jours plus tôt. Comme si cela n’était pas suffisamment outrageant pour le RHDP dont il fait partie, Djédjé Mady sonne à nouveau la charge : « Cette situation de violences endémiques entretient un climat d’insécurité généralisée d’autant plus préoccupante qu’elle constitue une grave menace sur la coexistence pacifique des communautés et sur la stabilité voire sur la survie de la nation ». Le décor était tellement bien planté que trois jours après cette déclaration à équivoque, des assaillants tentaient de déstabiliser la Côte d’Ivoire.

La sortie unilatérale de Mady était tellement troublante que le Premier ministre, Ahoussou Jeannot, a dû lui remonter les bretelles en dénonçant le caractère inconvenant et illogique du réquisitoire. On aura compris que Mady et KKB, qui se sont retrouvés en France peu avant la fin de la crise postélectorale, sont de mèche, pour détruire de l’intérieur, le RHDP. L’aveu de KKB dans son interview fleuve en dit long sur la connivence : « J’affirme qu’il y a des gens comme Mady et bien d’autres qui méritent que le PDCI leur renvoie l’ascenseur ».

Blé Goudé n’avait pas menti, en révélant aux Ivoiriens les propos que lui avaient confié KKB, qui a déclaré ne pas pouvoir soutenir la candidature de Ouattara dans le second tour qui l’opposait à Laurent Gbagbo. En remontant dans le temps, on se souvient que Djédjé Mady avait publiquement mis en avant son lien de parenté avec l’ancien Chef de l’Etat. On comprend aisément le sens de leurs discours troubles qui ont précédé l’attaque de Yopougon, d’Abengourou et surtout d’Akouédo.

 

Bakary Nimaga

 

Source: LE PATRIOTE

vendredi, 16 décembre 2011

FRAUDES AUX LEGISLATIVES, KKB HAUSSE LE TON FACE AU RDR: «CE N’EST PAS PARCE QU’ON EST EN ALLIANCE QU’ON DOIT SE LAISSER VOLER!»

 


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Le président de la Jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), allié du parti ouattariste dans le cadre du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, Kouadio Konan Bertin dit «KKB», n’a pas mâché ses mots dans une interview donnée hier à l’agence Alerte Info. «La crédibilité de la Commission électorale indépendante (CEI) est en jeu», a-t-il martelé face aux nombreuses accusations de fraude et de partialité. Poussant le bouton plus loin, il est allé jusqu’à suggérer que les recours du président Gbagbo devant le Conseil constitutionnel, qui lui ont valu d’être bombardé par l’armée française et de se trouver aujourd’hui devant la Cour pénale internationale (CPI), étaient peut-être fondés. S’adressant à l’institution dirigée par Youssouf Bakayoko,  il l’a appelé à ne pas donner «raison à Gbagbo qui, hier, a posé ce problème» d’impartialité de la CEI.

Répondant à une question sur le caractère un peu étrange des règlements de compte et sourtout des accusations de fraude entre des alliés au sein du RHDP, KKB a été catégorique. «Ce n’est pas parce qu’on est en alliance qu’on doit se laisser voler ses résultats», a-t-il dit, réclamant haut et fort «justice et transparence». Que fera désormais le régime Ouattara pour maintenir l’alliance entre «houphouétistes» ? Ira-t-il jusqu’à actionner le Conseil constitutionnel pour restituer au PDCI certaines circonscriptions sur lesquelles il y a conflit ? Les prochains jours nous situeront.


Benjamin Silué


Source: NOUVEAU COURRIER.INFO

mercredi, 16 novembre 2011

DES CANDIDATS RHDP DENONCENT UNE INJUSTICE A LA CEI

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Dembélé Tounka et Adjoumani Innocent, respectivement candidat titulaire du Rassemblement des républicains (Rdr) et du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) pour les législatives à Port-Bouët, ne sont pas du tout contents. Ils dénoncent une injustice dont ils ont été victimes et dans laquelle aurait tramé la commission électorale indépendante (Cei).

C'est que M. Dembélé et M. Adjoumani, ainsi que leurs suppléants sont vu leurs dossiers de candidatures, pourtant validés par leur parti, retirés de la course, à la dernière minute, et «avec la caution de la Cei», au profit de Kouadio Konan Bertin (KKB) et Yéo Fozié. Face à la presse le samedi 12 novembre dernier à Port-Bouët, les deux candidats malheureux ont dit leur indignation, accusant Mme Hortense Aka Anghui d'orchestrer cette injustice.

«Nous attendions tous la publication de la liste provisoire, lorsque de façon maladroite, Mme Aka Anghui, s'entend avec les deux autres titulaires (KKB et Yéo Fozié) pour légaliser et introduire leurs dossiers, hors délai, et nous éjecter de la liste», a expliqué, amer, M. Dembelé, disant avoir tous les détails sur cette affaire qui implique selon lui, la délégué communale du Pdci à Port-Bouët, et la Cei. «Nos dossiers ne figurent ni parmi les rejetés, ni parmi les retenus. Nous avons rencontré M. Gomis, vice-président de la Cei, et superviseur de la zone sud, pour trouver unesolution de rechange et aller enindépendant. Mais on nous a dit que ce n'était plus possible». Pour Dembélé Tounka, il faut éviter les frustrations, au moment où la Côte d'Ivoire se relève d'une douloureuse crise. «Nous nous sommes battu pour combattre l'injustice, mais nous avons découvert que la corruption, les malversations continuent à la Cei.

La crise que nous avons traversée devrait nous amener à plus de responsabilité. Mais grande a été notre surprise ce vendredi11 novembre de voir que l'institution chargée d'organiser les élections donne dans le favoritisme», a martelé le conférencier, non sans rappeler que ce rejet de leurs candidatures est mal perçu parleurs militants à Port-Bouët. Bien que frustrés, Dembelé et Adjoumani ont toutefois pris l'engagement d'apaiser les militants et de ne rien faire qui compromette la réconciliation.

Aussi interpellent-ils les autorités du pays, afin de veiller à la rigueur dans le travail effectué parla Cei. «Si la Cei était sérieuse, cela n'aurait jamais été possible», a-t-il conclu.


H. Ziao, in le quotidien ivoirien « L'Inter » N° 4036 du lundi 14 et mardi 15 novembre 2011.