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mardi, 04 juin 2013

LA JUGE SILVIA FERNANDEZ DE GURMENDI DEMANDE LA LIBERATION DU PRESIDENT GBAGBO

 

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Urgent!!! Une juge de la CPI demande la libération du président Gbagbo

 

La Cpi vient de renvoyer la décision sur la confirmation des charges contre le président Gbagbo. Dans un communiqué, la Cour pénale internationale affirme en substance qu’au vu des preuves en possession des juges, il n’est pas possible de confirmer les charges contre le président Gbagbo, et les juges accordent au procureur un peu de temps afin d’apporter plus de preuves.

Cette dernière décision des juges a été contestée par la juge Silvia Fernández de Gurmendi qui, arguant du fait que la majorité des juges soient d’accord sur le fait que les preuves soient insuffisantes, a demandé à la cour de prononcer simplement et purement une décision. Prononcer une décision, dans ce cas, aurait voulu dire relaxer purement et simplement le président Gbagbo.

Dans une longue lettre de 20 pages adressée aux autres membres de la cour, la juge Silvia Fernández de Gurmendi donne les raisons de son désaccord avec la décision d’ajourner l’audience qui aurait purement et simplement fait relaxer le président Gbagbo.

Nous reviendrons plus en détails sur cette décision historique qui prouve que le président Gbagbo se trouve à la CPI pour des raisons politiques, et que la majorité des juges fait le jeu de la France et de son pouvoir vassal d’Abidjan, en le maintenant loin de son pays.

 

SourceACC – Côte d’Ivoire

lundi, 05 décembre 2011

UN GBAGBO AMAIGRI, DIMINUE MAIS OFFENSIF CONTRE LA FRANCE ET OUATTARA


GBAGBO A LA CPI.jpg

La première audience du président ivoirien renversé Laurent Gbagbo s'est achevée vers 14 heures 30 locales (13 heures 30 GMT) devant la troisième Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale de La Haye. Vêtu d'un costume noir, d'une chemise blanche et d'une cravate bleu nuit, rasé de près, Laurent Gbagbo est apparu publiquement, pour la première fois depuis le 11 avril 2011, amaigri, visiblement fatigué, diminué au point de vue de sa santé comme il a eu à le dire lui-même, mais pugnace et offensif. En dépit du fait que l'audience ne consistait qu'en une présentation des charges et en une vérification de son identité.

Interrogé par la juge Silvia Fernandez de Gurmendi sur ses conditions de transfert et de détention, il a rappelé les conditions de son arrestation le 11 avril 2011, insistant sur le fait que "ce sont les Français qui ont fait le travail", le remettant aux forces d'Alassane Ouattara, "qui n'étaient pas encore des forces régulières". Laurent Gbagbo a rappelé l'assassinat de Désiré Tagro, les tortures auxquelles ont été soumises son fils Michel et son médecin particulier Christophe Blé "qui se trouve toujours à Korhogo".

Le président Gbagbo a aussi révélé aux juges les conditions de sa détention à Korhogo. "Je ne voyais pas le soleil. Je ne savais ce qui se passait dans le ciel que quand il pleuvait sur le toit. (...) L'enfermement sans pouvoir marcher, sans pouvoir voir le ciel, sans pouvoir sortir... ont fait que j'ai des nouvelles pathologies en plus de celles que j'avais déjà", a-t-il dit. Il a également expliqué qu'il a été transféré à La Haye suite à une audience "volée" avec le juge ivoirien d'application des peines, camouflée sous d'autres motifs, sans que ses avocats ni lui n'aient été préparés à la remise d'un mandat d'arrêt.

Le président Gbagbo s'est dit prêt à "aller jusqu'au bout" de son procès, et dit attendre les "preuves" de ceux qui l'accusent, qu'il confrontera avec sa vérité à lui. La prochaine étape de ce procès, l'audience de confirmation des charges, aura lieu le 18 juin 2012, donc après le départ du procureur Louis Moreno-Ocampo. "Il s'agit d'une audience publique au cours de laquelle la Chambre préliminaire de la CPI décide de confirmer ou non, partiellement ou dans leur totalité, les charges retenues par le Procureur à l'encontre du suspect et de renvoyer l'affaire, le cas échéant, en jugement devant la Chambre de première instance."


Source: NOUVEAU COURRIER.INFO

 

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GBAGBO CHARGE LA FRANCE DEVANT LA COUR PENALE INTERNATIONALE


L'audience de comparution initiale de Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien soupçonné de crimes contre l'humanité, s'est ouverte ce lundi après-midi devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

 

Laurent Gbagbo, écroué à La Haye, est soupçonné d'être « coauteur indirect » de crimes contre l'humanité lors des violences post-électorales de 2010-2011 commis par ses forces entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Son refus de céder le pouvoir à son rival et actuel président Alassane Ouattara avait plongé le pays dans une crise meurtrière qui avait fait 3 000 morts.

« La présence du président Laurent Gbagbo dans le box des accusés est manifestement une erreur judiciaire, une tromperie », s'est élevé son conseiller Toussaint Alain, lors d'une conférence de presse tenue avant l'ouverture du procès. « Nous dénonçons le parti pris d'une procédure insensée, prétendument judiciaire, qui a conduit au transfèrement illégal et à l'incarcération tout aussi illégale du président Gbagbo, victime expiatoire d'une justice politique », a-t-il déclaré.

« J'ai été arrêté sous les bombes françaises »

« J'ai été arrêté le 11 avril 2011 sous les bombes françaises », a déclaré Laurent Gbagbo en début d'audience. « C'est l'armée française qui a fait le travail. » Interrogé par la présidente Silvia Fernandez de Gurmendi sur ses conditions de détention, l'ancien président ivoirien a assuré que celles-ci étaient « correctes ». Mais a ajouté : « Ce sont les conditions de mon arrestation qui le sont moins. Une cinquantaine de chars français encerclaient la résidence - présidentielle, ndlr - pendant que les hélicoptères bombardaient. »

L'audience de confirmation des charges débutera quant à elle le 18 juin, ont annoncé les juges de la CPI.


Source: OUEST-FRANCE.COM