topblog Ivoire blogs

samedi, 05 mai 2012

SELON LA LETTRE DU CONTINENT - OUATTARA FAIT EXPLOSER LE BUDGET DE SOUVERAINETE

 

ADO. FETE NATIONALE 2011.jpg


Pour à peine une centaine de milliards de budget de souveraineté du Président Laurent Gbagbo, qui servait d'ailleurs en grande partie comme la plus grosse caisse sociale d'Afrique de l'Ouest (tous venaient le solliciter, y compris ses adversaires), la presse pro-Bédié et pro-Ouattara d'alors lui avait tiré dessus à boulets rouges, l'avait présenté en permanence comme un pilleur de ressources nationales et ne s'est pas embarrassée de le traiter de tous les noms d'oiseaux. Aujourd'hui que Ouattara, leur champion, a triplé voire quadruplé ce budget sans aucune raison objective, tous ces sous-fiffres sont curieusement devenus aphones. Mauvaise foi quand tu nous tiens. Appréciez! Fernand Dindé.

 

Alors que les Ivoiriens ploient sous le poids de la vie chère et de la destruction d’emplois – comme les discours du 1er mai ont pu le montrer –, l’actuel maître d’Abidjan, Alassane Ouattara, ne se refuse rien. Si l’on en croit La Lettre du Continent, il s’octroie un budget de souveraineté de 300 milliards, et «offre» la même chose à son épouse Dominique. «Alors qu'il avoisinait 100 milliards F CFA sous Laurent Gbagbo, le fonds de souveraineté de la présidence ivoirienne atteint désormais plus de 300 milliards F CFA (457 millions €). C’est Téné Birahima Ouattara, alias "IBO", frère cadet d'Alassane Ouattara, qui gère cette cagnotte. Celui-ci cumule la fonction de directeur financier et de ministre chargé des Affaires présidentielles. Le cabinet autonome de la première dame, Dominique Ouattara fonctionne à partir du même fonds de souveraineté», écrit le périodique parisien, généralement informé par des milieux françafricains qui ont, on le sait, pignon sur rue à la présidence ivoirienne.

L’on se souvient qu’Alassane Ouattara et son parti n’avaient eu de cesse de critiquer le budget de souveraineté du président Laurent Gbagbo, qui gérait un pays déchiré par un conflit et faisant face à une multitude d’imprévus. Un budget qui était passé d’une trentaine de milliards avant le conflit à 76 milliards de FCFA en 2009, selon des données rendues publiques à l’époque par un député membre de la Commission des Affaires économiques et financières, Ibrahim Sanogo. Ouattara a donc multiplié par quatre le fameux budget de souveraineté. Et octroie à son épouse une somme complètement affolante pour ses mondanités et bonnes œuvres auxquelles participent de manière rémunérée des vedettes hexagonales sur le retour comme l’acteur Alain Delon.
 
 
Philippe Brou


samedi, 03 mars 2012

DE QUOI OUATTARA A-T-IL PEUR? AU COEUR DE SON DISPOSITIF SECURITAIRE

 

dispositif-securitaire-Ouattara.PNG

Dispositif sécuritaire d'Alassane Ouattara

 

Qu'est-ce qui se passe ? L'homme qui prétend que la sécurité est de retour en Côte d'Ivoire et qui se plaît à dire, à qui veut l'entendre, que plus de 80% des ivoiriens sont heureux de sa gestion du pouvoir, se barricade, renforce de plus en plus sa sécurité. De quoi Ouattara a-t-il peur ? Qu'est-ce qui le rend autant fébrile ?


Il faut le dire tout net, Alassane Ouattara, fait certainement partie des chefs d'Etat les plus surveillés en Afrique. En tout cas, selon le confrère La Lettre du Continent (LC), il vient de renforcer sa sécurité grâce à l'aide de la France, 11 mois après sa prise de pouvoir. Pendant ce temps, les ivoiriens vivent dans l'insécurité la plus totale... (les miliciens pro-ouattara, aujourd'hui transformés en coupeurs de route, sèment la désolation partout). Tous les observateurs sont unanimes, la Côte d'Ivoire vit dans une atmosphère de crise sécuritaire évidente.

Pendant que les ivoiriens vivent continuellement dans la peur, Ouattara qui prétend être leur président, s'est barricadé derrière plusieurs unités d'élite aussi bien ivoiriennes qu'étrangères.

Comme nous le montre l'image ci-dessus, sa sécurité, au second niveau est assurée par le Groupe de sécurité présidentielle (GSPR), commandé par le Lieutenant-colonel Diomandé Vagondo. Il est secondé par le chef rebelle Chérif Ousmane, commandant de la Compagnie Guépard des Forces Nouvelles (la rébellion pro-ouattara venue du Nord de la Côte d'Ivoire).

Cette unité qui semble avoir supplanté la Garde républicaine (GR, l'unité traditionnellement chargée de la sécurité du président de la République et des institutions), est de plus en plus visible avec ses véhicules avant-blindés (VAB), positionnés dans les rues d'Abidjan, chaque fois qu'Alassane Dramane Ouattara se déplace. Cette unité dispose de plusieurs dizaines de véhicules blindés tout terrain du constructeur ACMAT, le fournisseur exclusif de l'armée française, selon La Lettre du Continent. Le GSPR, bien équipé, travaille de concert, selon notre source, avec des éléments des Forces spéciales françaises (FSF) qui tiennent leurs ordres d'un officier de l'armée française détaché auprès de la présidence. Cet officier, révèle le confrère, est placé sous les ordres du commandant de la force Licorne, le Colonel Daniel Jaunin.

En outre, à en croire cette source, la récente visite d'Alassane Ouattara à Paris, du 25 au 28 janvier 2012, lui a été bénéfique à plus d'un titre. Il a obtenu de l'Elysée l'affectation à Abidjan de plusieurs hommes du Service de protection des hautes personnalités (SPHP), un service du ministère de l'Intérieur français spécialisé dans la protection rapprochée des hautes personnalités. Paris, poursuit la LC, aurait également obtenu des Nations Unies, une dérogation spéciale sur l'embargo pour faciliter l'achat de matériel militaire pour équiper le GSPR.

Deux membres du SPHP devraient se rendre, fin mars, dans la capitale ivoirienne pour faire un audit du ministère de l'Intérieur de Côte d'Ivoire. La GR, moins équipée que le GSPR, accomplit toutefois sa mission régalienne sous le commandement du Colonel Kouaho Amichia. Elle est secondée par le chef de guerre Issiaka Ouattara dit Wattao, de la compagnie Anaconda de la rébellion. Travaillant dans l'ombre du GSPR, la GR reste discrète mais bien visible.

La Lettre du Continent révèle par ailleurs que Ouattara bénéficie du soutien du président burkinabé Blaise Compaoré, en plus de celui de la France. Le facilitateur dans la crise ivoirienne n'aurait pas hésité, dès la prise du pouvoir d'Alassane Ouattara, à lui affecter des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), un bataillon d'élite qui est chargé de la sécurité du président Compaoré.

Et, en plus des éléments non armés de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) et du GSPR pour protéger le cortège de Alassane Ouattara, les unités au sol sont soutenues par un hélicoptère de type Apache, qui patrouille très souvent au-dessus dudit cortège.

L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire joue également un rôle important dans cette surveillance. En effet, des éléments jordaniens des Forces tactiques d'intervention (SWAT), régiments spéciaux des Nations Unies, formés aux Etats-Unis, sont très visibles dans la sécurité présidentielle.

Le palais présidentiel du Plateau et la résidence privée, modifiée, d'Alassane Ouattara sont sous le contrôle des casques bleus béninois, sénégalais et togolais de l'ONUCI. Le constat est clair, la sécurité d'Alassane Ouattara s'est renforcée davantage, près d'un an après sa prise effective du pouvoir.

Qu'est-ce qu'il craint ?

Affaire à suivre....


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

vendredi, 02 mars 2012

TRAFIC DE DIAMANTS: UN NOUVEAU SCANDALE MENACE LE REGIME OUATTARA


DIAMANT.jpg

C'est une véritable «bombe» que le périodique «La Lettre du Continent» dégoupille dans sa dernière édition. Alors que l'on pensait que le business de la guerre et les diverses formes de contrebande qui ont prospéré à la faveur du conflit ivoirien dans l'ex zone rebelle s'arrêteraient naturellement avec la réunification du pays, conséquence de la conquête définitive de tout le territoire par le camp Ouattara-Soro, l'on apprend que le trafic de ce qu'on appelait hier «les diamants du sang» continue de plus belle. En violation totale de l'embargo des Nations Unies. «Alors que les Nations unies maintiennent toujours leur embargo sur l'exportation des pierres précieuses ivoiriennes, le ministère des mines, du pétrole et de l'énergie, dirigé par Adama Toungara, n'a toujours que peu de contrôle sur certains gisements situés au Nord du pays, comme ceux de Séguéla et Tortiya. Ces sites restent aux mains de clandestins et de trafiquants bénéficiant localement de la protection d'éléments de la rébellion des ex-Forces nouvelles (FN)», écrit La Lettre du Continent.

Le périodique cite des noms qui prouvent que des figures centrales du régime Ouattara orchestrent et tirent profit de ces activités illicites. Ainsi, le maire RDR de Tortiya, Siaka Sekongo,  «octroie lui-même les permis et les périmètres d'exploitation» de façon totalement illégale. Les trafics ont un caractère si «officiel» que des avions de type Cessna atterrissent dans la zone pour récupérer les pierres précieuses ivoiriennes. Qui peut vraiment croire que des avions atterrissent en Côte d'Ivoire sans que les services de renseignements ivoiriens, fortement appuyés par la France, ne soient au courant ? Justement, ce sont les hommes du numéro deux des services de renseignement de la présidence, Hervé Touré dit «Vetcho», qui contrôlent le terrain à Tortiya, nous apprend La Lettre du Continent. Qui les juge «pas très enclins à lutter contre les trafics».

DIAMANTS 2.jpg

Des hommes proches d'Al Qaïda impliqués

A Séguéla, autre carrefour du trafic de diamants, ce sont les hommes d'Issiaka Ouattara dit Wattao, ex-commandant de zone bombardé numéro deux de la Garde républicaine, qui ont pignon sur rue. Dans ce contexte, les éléments de la Gendarmerie nationale, dirigée par le général Gervais Kouassi, sont impuissants. Quant au Premier ministre Guillaume Soro, il «ne parvient pas à mettre un terme à ces activités qui ont permis, par le passé, de financer la rébellion ivoirienne», écrit La Lettre du Continent. Qui nous apprend qu'une mission du comité des sanctions des Nations unies pourrait arriver en Côte d'Ivoire dans les prochaines semaines.

Ces informations à forte odeur de scandale sont d'autant plus dérangeantes que des personnes liées aux émirs d'Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI) seraient présentes de manière permanente sur ces zones d'exploitation de diamant à ciel ouvert, selon la Central Intelligence Agency (CIA), qui n'a pas manqué d'exprimer son agacement. Alors qu'AQMI se rapproche dangereusement d'Afrique de l'Ouest, se signalant au nord du Mali, et qu'Alassane Ouattara se plaît à dire à quel point il aimerait mettre son pays à la disposition des Occidentaux dans le cadre de leur «guerre mondiale contre le terrorisme», ces liaisons dangereuses que rien ne semble pouvoir troubler font désordre. C'est le moins que l'on puisse dire.


Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 08 septembre 2011

A CAUSE DES «BLANCS» DE OUATTARA SORO A MENACE DE DEMISSIONNER, SELON LA LETTRE DU CONTINENT



SORO GUILLAUME.jpg

L'entourage du Chef de l'Etat fortement composé de Français à tous les postes stratégiques irrite le premier ministre Guillaume Soro.


Si l'on en croit les confidences de La Lettre du Continent, feuille confidentielle spécialisée sur l'Afrique basée à Paris, les relations entre Alassane Ouattara et Guillaume Soro ne sont pas un long fleuve tranquille.

«D'ordinaire flegmatique, le Premier ministre Guillaume Soro a piqué une grosse colère le 7 août, allant jusqu'à menacer le chef de l'Etat de démissionner. En cause, l'emprise des Français nommés à la présidence, chargés de gérer des domaines aussi stratégiques que le budget et les projets d'infrastructures», écrit La Lettre du Continent.

Qui révèle que l'homme qui irrite le plus Soro est Philippe Serey-Eiffel, ingénieur des Ponts et Chaussées qui jouerait le rôle d'un vice-président omniprésent. Soro serait allé jusqu'à écrire une note à ses conseillers les sommant de désobéir à ses injonctions.

Ambiance. Eiffel n'est pas le seul. Claude Réglat, ancien patron des Forces françaises au Gabon, règne sur le domaine sécuritaire, et gère notamment le dossier délicat de l'insertion des hommes des Forces nouvelles au sein de la nouvelle armée. Tandis que la Direction du renseignement militaire (DRM) française gère directement les écoutes téléphoniques d'un régime accusé de très graves violations des droits de l'homme... «Concernant les réformes de l'administration et de la justice, Nicolas Sarkozy recherche actuellement la personnalité idoine pour remplir le job», écrit La Lettre du Continent. On croit rêver... Jusqu'où la recolonisation de la Côte d'Ivoire va-t-elle aller ?

Soro pense-t-il que les «sorciers blancs» de Ouattara sont là pour préparer un éventuel conflit ouvert avec lui, voire pour le liquider politiquement après avoir, par l'art du renseignement, bien pénétré le système dont il verrouille une partie pour demeurer indispensable aux yeux de Ouattara ? Sans doute. Moins sérieusement, on remarquera tout de même que le chef de l'Etat se méfie définitivement des Ivoiriens. Alors qu'on raconte que son premier cercle sécuritaire est composé de «coopérants» burkinabé, La Lettre du Continent nous apprend que l'alimentation d'Alassane Ouattara - le sujet est très sensible pour les chefs - sera l'affaire d'un Français du nom d'Olivier Payet, patron du restaurant de l'hôtel Tiama, que Dominique Ouattara voudrait recruter. Car c'est elle qui gère directement les recrutements.

Alors que l'on nous avait assurés, en avril dernier, qu'elle «ne se mêlerait pas de tout» comme la trop politique Simone Gbagbo, mais qu'elle s'occuperait tranquillement de sa Fondation. Les promesses, on le sait, n'engagent que ceux qui y croient...


Benjamin Silué, in le quotidien ivoirien « Le Nouveau Courrier » N° 311 du jeudi 8 septembre 2011.