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lundi, 28 février 2011

CREATION DE LA MONNAIE IVOIRIENNE - LE PARLEMENT DONNE SON OK AU GOUVERNEMENT

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Evoquant la question de la création d'une nouvelle monnaie Ivoirienne, le ministre du Budget Koné Katina, avait déjà annoncé les couleurs «Si on nous pousse dans le dos, on sera obligé de le faire».

Avait-il confié en substance, à cause des intrigues des pays de l'Uemoa, manipulés par la France.


Hier, le parlement ivoirien s'est légalement invité dans ce débat qui alimente actuellement les milieux financiers et politiques ivoiriens. Réunis en session à l'Assemblée Nationale, les députés ont donné quitus au gouvernement de battre sa nouvelle monnaie pour quitter l'Uemoa dont l'objectif est d'asphyxier la Côte d'Ivoire avec l'aide de la France. On remarque que les aspirations du peuple ivoirien viennent d'avoir des échos favorables auprès des législateurs. Reste maintenant à savoir quand le gouvernement va mettre à exécution ce Ok des députés. Car les Ivoiriens attendent avec impatience la réalisation de ce rêve qui confère à la Côte d'Ivoire, une véritable souveraineté.



Source: Le Temps


Publié par www.encoreplustv.com, le 25 Février 2011.

Lien, cliquer: ICI

jeudi, 17 février 2011

LA MIR (MONNAIE IVOIRIENNE DE LA RESISTANCE) EST-ELLE INFAISABLE ?

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En ces temps de « guerre », il est de plus en plus question d'une « Monnaie ivoirienne de la résistance » soit la « MIR » dont vous apercevez le spécimen ci-contre. Les économistes sont plutôt divisés sur la question à savoir si la Côte d'Ivoire peut battre monnaie dans les circonstances actuelles, avec une Côte d'Ivoire coupée en deux entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. On dit souvent que « l'argent est le nerf de la guerre » et cela s'avère vrai.

Cependant, l'idée d'une nouvelle monnaie nationale en Côte d'Ivoire taraude l'esprit des économistes ivoiriens depuis près de 5 ans déjà. En 2007, Mamadou Koulibaly, docteur en économie et président de l'Assemblée nationale se plaignait du fonctionnement du « compte d'opérations » déposé au Trésor français et où se trouve la majorité des avoirs extérieurs des pays de la zone franc : « Pour être libres, nous allons créer notre monnaie » avait t-il lancé. «  Ce serait une catastrophe pour la zone UEMOA et toute l'Afrique. Car la Côte d'Ivoire représente, à elle seule, la locomotive de l'Union. Et le Sénégal qui l'épaule, ne pourra pas seul tenir debout. Ce sera alors l'éclatement de l'union », lui avait répondu le Sénégalais Doudou N"Doye, président l'UPR.

Certains économistes posent des préalables à la question de faisabilité du projet, tel que : l'unification des caisses entre le nord et le sud, la réunification militaire du pays et la stabilité économique et sociale de la Côte d'Ivoire. Au delà des préalables, d'autres mettent en garde contre la probable non reconnaissance de la devise ivoirienne à l'extérieur des frontières ivoiriennes et même à l'intérieur du pays, notamment les zones centre, nord et ouest (communément appelé zone CNO). De sorte que certains économistes parlent d'une monnaie mort née.

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Néanmoins, le projet est-il réellement infaisable ?

On pourrait dire non, il est empiriquement démontré que des situations graves révèlent de grandes créations. Déjà au 19ème siècle, précisément en 1862, Clément Juglar, le spécialiste des crises que l'on retrouve dans tout cours d'économie, disait ceci à propos des crises: « Tout s'arrête pour un temps, le corps social paraît paralysé ; mais ce n'est qu'une torpeur passagère, prélude de plus belles destinées. En un mot, c'est une liquidation générale. Il ne faut donc jamais désespérer ni trop espérer de son pays, se rappelant sans cesse que la plus grande prospérité et la plus grande misère sont sœurs, et se succèdent toujours ». Il est bien dit que la crise est le prélude de belles destinées. Au 20ème siècle, les régulationnistes tels que Michel Aglietta, Bernard Billaudot, Robert Boyer, Benjamin Coriat démontraient théoriquement et empiriquement (sur une étude allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1970) que la crise est l'occasion du changement du mode de regulation et des régimes d'accumulations. Parmi ces changements figurent le changement des formes de la monnaie incluses parmi les 4 autres formes institutionnelles.

Au-delà du volet théorique, l'histoire nous montre bien que les grandes crises révèlent les grands changements, Notons que bien souvent d'importantes décisions monétaires ont été prise en temps de crise : la crise de 1929, la fin de la Seconde Guerre Mondiale en 1947 avec le Plan Marshall puis la Guerre du Kippour et les chocs pétroliers en 1979. Il est donc possible, voire souhaitable, pour un pays en mal de souveraineté nationale de poser le problème de son autonomie monétaire.

Au niveau technique, les économistes pessimistes invoquent un supposé problème d'inconvertibilité d'une nouvelle monnaie ivoirienne à l'extérieur ce qui poserait le problème de l'exportation de nos biens à l'étranger. Ce qui n'est en réalité pas un problème ou du moins un problème déjà présent. Rappelons que le franc CFA étant une monnaie divisionnaire, elle n'est point convertible internationalement, pourtant nous commerçons bien avec les Etats-Unis dont la devise est le dollar. En d'autres termes, il nous suffira d'établir une intra-conversion administrée par le Trésor public ivoirien ou la future Banque Centrale Ivoirienne (BCI), qui elles pré-détiendront des stocks de devises internationales.

L'autre problème que pourrait poser la MIR relève du domaine psycho-politique. Car une nouvelle monnaie ivoirienne devra compter sur la confiance totale de l'ensemble des ivoiriens en elle. Or, les partisans de Ouattara ne reconnaitrons pas cette monnaie. En sus, nul ne doute que l'économiste Alassane Ouattara n'hésitera pas à faire circuler du Franc CFA sur la territoire ivoirien tout en émettant des faux « MIR » afin de pousser à l'hyperinflation comme en Zimbabwe en 2009, ce qui pourrait conduire au désordre monétaire.

En somme le projet du « MIR » n'est pas infaisable. Mais face aux possibles difficultés exogènes et endogènes que cette monnaie devra affronter, il nous faudra de la volonté et du professionnalisme afin d'assurer nos échanges de manière efficace.

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Extrait du rapport : Introduction à l'Etude de faisabilité objective de la MIR (Décembre 2010 -Janvier 2011)


Jean-Philippe OBO et le cercle d'économistes ivoiriens à Paris


Source: IVOIRENEWS

L'ETAT MET LE CAP SUR LA SOUVERAINETE MONETAIRE

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Lentement mais sûrement, la Côte d'Ivoire est en train de conquérir sa souveraineté monétaire. La rupture brutale provoquée par la Bceao- Siège depuis Dakar y est pour quelque chose. Après avoir essayé vainement les armes diplomatique, militaire et politique, Sarkozy et sa Françafrique, ont décidé de désorganiser voire tuer le secteur bancaire de l'espace de l'Union économique et monétaire ouest-africain, (Uemoa).

Certainement, selon leurs propres termes, «étouffer financièrement et économiquement le camp Gbagbo». Dans l'espace, Uemoa, la France est membre très influent dans le Conseil d'administration. La Banque centrale des Etat de l'Afrique de l'Ouest (Bceao). Mieux, c'est elle qui contrôle et manipule à volonté plus de la moitié des avoirs extérieurs des pays ayant en commun, l'usage du Franc Cfa à travers le compte d'opération logé au Trésor français.

Ainsi, après le dernier sommet des chefs d'Etat et gouvernement de l'Uemoa tenu à Bamako au Mali, le gouverneur en fonction Dakoury-Tabley Henri Philippe a été contraint à la démission et depuis, le vice-gouverneur, le Burkinabé Jean Baptiste Compaoré, a pris l'intérim pour trois mois. Comme il n'attendait que ça, le premier acte qu'il a posé, c'est de déconnecter l'agence nationale de la Bceao pour la Côte d'Ivoire, du système informatique de la Banque d'émission.

Le gouvernement Aké N'Gbo ne se fera pas pier pour réquisitionner les agents nationaux de la Bceao travaillant en Côte d'Ivoire. Dès cet instant, Abidjan a mis le cap sur son autonomie. Ce qui fait mal à Bceao- Siège surtout que la Côte d'Ivoire, c'est le pays phare de l'Uemoa avec environ 40%. Face à cette nouvelle donne qui laisse entrevoir non seulement la désagrégation de l'Uemoa, avec à la clé une dévaluation du Fcfa, un nouveau conseil des ministres des Finances de l'Uemoa, a été tenu à Dakar ; le 5e en moins de deux mois. C'est à l'issue de cette rencontre que Jean-Baptiste Compaoré va brandir le bâton des sanctions contre les banques qui vont collaborer avec le gouvernement du Premier Aké N'Gbo.

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Comme il fallait s'y attendre, l'un des satellites en Côte d'Ivoire, la Banque internationale pour le commerce et l'industrie en Côte d'Ivoire (Bicici), filiale de la Banque nationale de Paris (Groupe Bnp Paribas), qui boycottait la transaction manuelle, mise en place par le gouvernement, a sauvagement et de façon inélégante, fermé nuitamment ses agences en Côte d'Ivoire. En attendant, le départ des autres épargnants, il convient de préciser que la Bicici perd avec le non virement des salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat, un dépôt mensuel d'environ 7 milliards de Fcfa sur lesquels, elle ne percevra plus des agios.

Par ailleurs, la Citibank qui a également fermé son agence a pris soin d'ouvrir ses guichets automatiques dit-on à l'hôtel Sebroko. En clair, nous sommes passés à une autre phase de la crise ivoirienne et qui porte à croire, que tout est mis en œuvre, pour pousser la Côte d'Ivoire, non seulement à bout, mais l'obliger à sortir de l'Uemoa. En le faisant, ceux qui poussent la Côte d'Ivoire confortent le ministre délégué au Budget Koné Katinan Justin quand il dit :

«Nous n'avons pas l'intention de sortir de l'espace communautaire, mais si on y oblige, nous aviserons». Pour montrer la bonne foi et faisant la posture de la mentalité de l'orphelin avec une vision de souveraineté affichée par le gouvernement Aké N'Gbo, le budget d'Etat 2011, est essentiellement bâti sur la mobilisation des ressources internes. Cap sur la souveraineté monétaire Le budget d'Etat 2011 s'équilibre en recettes et en dépenses à 2907,320 milliards de Fcfa dont 924,7 milliards de Fcfa seront mobilisés par la Direction générale des impôts (Dgi) contre 938 milliards de Fcfa des douanes ivoiriennes qui promettent mobiliser 1000 milliards de Fcfa.

S'agissant de la mobilisation des ressources, il convient de rappeler cette déclaration en substance du ministre Koné Katinan : « Nous n'attendons rien en terme de mobilisation des ressources extérieures, mais sur l'honneur nous prenons l'engagement d'honorer nos obligations envers nos créanciers extérieurs». Aux grands maux, un traitement de choc approprié. Pourrait-on dire. C'est ce que vient de faire le gouvernement à travers sa déclaration du 14 février 2011, avec la série de mesures prises pour sécuriser le paiement régulier des salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat.

Mais aussi et surtout ceux des travailleurs du secteur privé. Pour les salaires du mois de février et des mois à venir, la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique est instruite à l'effet de procéder à l'ouverture d'office, de comptes dans les autres banques afin d'y effectuer les virements des salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat.

Par ailleurs, le gouvernement qui ne veut plus se laisser distraire et se faire surprendre, a décidé de la fermeture immédiate dans ces deux banques, des comptes de sociétés d'Etat et ceux des sociétés à participation financière publique, afin de procéder à leur ouverture dans les autres banques. Pendant que le Garde des Sceaux est instruit d'engager sans délai, des poursuites judiciaires contre ces deux banques. En outre, un secrétariat est créé au sein du Trésor afin d'informer et d'orienter les usagers des secteurs privés et publics de ces deux banques.


Bamba Mafoumgbé


Source : GBAGBO.CI

samedi, 22 janvier 2011

PIERRE ALAKA ALAKA: «LA FRANCE VA PERDRE 65% DES RESERVES EN DEVISES DE LA COTE D'IVOIRE»

 

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Président de la Société africaine de finances publiques et droit fiscal, de l'Association française des docteurs en droit, section du Cameroun et spécialiste des questions fiscales et financières, cet expert fiscal hors hiérarchie opine sur les conséquences de la création d'une monnaie souveraine la Côte d'Ivoire, ainsi que le processus de sa survie.



Est-ce que la Côte d'Ivoire est capable de créer sa monnaie à l'heure actuelle, compte tenu de sa population et de son économie ?

Cette question pose tout le problème de la lutte africaine pour son indépendance économique, cinquante ans après les indépendances dites politiques. S'agissant du cas précis de la Côte d'Ivoire, à 40% de l'économie de l'Uemoa, premier producteur mondial de cacao, un sol et
un sous-sol riches, et une population décidée et volontaire, il me semble que ce pays est capable de créer sa propre monnaie.

Le facteur nombre d'habitant joue-t-il dans la création d'une monnaie ?

Oui et non. Oui, parce que la population implique la consommation qui sous-tend les échanges ; Non parce que la bonne tenue de l'économie et la discipline budgétaire sont les facteurs majeurs de la création monétaire. Des petits pays comme le Ghana, Maurice etc... ont des
monnaies, sans pour autant être des pays très peuplés.

Dans quels délais cette création peut-elle se faire ?

La création monétaire exige une réflexion qui peut prendre du temps lorsqu'il s'agit d'une monnaie communautaire. Ça peut être le cas pour un pays lorsque, en période de paix, on souhaiterait changer de cap. Mais dans la situation ivoirienne actuelle, il ne s'agit pas d'une question de délais, mais de survie. Bloqué et acculé de toute part, au bord de l'asphyxie, chaque peuple est capable de miracles. La Côte d'Ivoire a, par cette voie, les moyens de résister à l'adversité et de conquérir son indépendance économique. Dès lors les délais ne comptent plus.

Quelles peuvent être les conséquences de la création sur l'économie ivoirienne, la zone franc et sur la sous-région ?

Les conséquences sont multiples mais bénéfiques pour la Côte d'Ivoire. La France va perdre 65% des réserves en devises de la Côte d'ivoire, du fait de sa sortie de la zone franc. Ceci permettra de déverrouiller le système d'exportation en le sortant du monopole quasi institutionnel de la France, pour l'orienter vers un pays de son choix, dans un partenariat gagnant-gagnant. La France perdra ainsi les soldes créditeurs ivoiriens dans son Trésor et concurremment, le financement de ses déficits budgétaires d'autant et ça peut la desservir face à l'Allemagne au niveau de l'Euro. La sous-région perdra la Côte d'Ivoire, qui est pour l'UEMOA, ce que le NIL est pour l'Egypte. Tous les autres pays autour de la Côte d'ivoire vont connaître des difficultés et peuvent être tentés de rester sourds aux sollicitations étrangères, et poussés par la grogne de leurs populations, ils pourraient à moyen terme suivre l'exemple de la Côte d'Ivoire à défaut de bénéficier d'un surcroît d'effort financier de la France.On comprend que l'économie ivoirienne va sortir de la dépendance et profiter aux Ivoiriens et surtout aux Africains qui pourront y trouverle nouvel eldorado continental.

Cette monnaie peut-elle permettre à la Côte d'Ivoire d'être souveraine sur le plan économique ? Dans quelle mesure ?

La monnaie est l'expression première de la souveraineté d'un Etat et le reflet de son économie. Si vous n'avez pas votre propre monnaie, votre souveraineté est entre les mains de celui qui gère votre monnaie, ainsi que votre économie. C'est le cas des pays de la zone CFA avec la France. En créant sa monnaie et en la maintenant par une bonne discipline budgétaire et fiscale, un environnement sain des affaires, en la faisant gérer par des personnes compétentes et qualifiées, il n'y a pas de doute que ce pays deviendra le futur éléphant d'Afrique. Ceci implique une bonne gestion de ses ressources humaines, une mise à mort de la corruption, une justice indépendante, et un esprit patriotique majoritaire sans faille. Il y a donc lieu de voir ce pays se mettre au travail, car le travail est le fondement de la monnaie.

Dans quelle mesure cette monnaie peut-elle survivre ?

Le premier obstacle à la monnaie de tout Etat qui sortirait de la zone Cfa, est la France, qui a peur de perdre le Compte d'opérations qui lui procure un trésor de guerre impressionnant. La Côte d'Ivoire devra se préparer à affronter la guerre informatique qui viendra exacerber les dysfonctionnements de son système informatique dans des secteurs clés de la finance. Ensuite, on peut remettre à la Côte d'ivoire ce qui a été fait à la Guinée de Sékou Toure, avec la fausse monnaie qu'on tentera d'introduire dans son circuit financier à travers ses voisins. La parade est simple : il va falloir que les ivoiriens soient disciplinés, travailleurs, compétitifs. Le pays doit investir dans la formation technique, informatique et stratégique des jeunes pour le moyen et le long terme. Les ivoiriens doivent rester dignes et fiers de leur pays et mettre en avant le souci de l'intérêt général. Il va falloir rappeler toutes les compétences de la diaspora dans les secteurs stratégiques. Le deuxième obstacle reste l'instabilité politique qu'il faut absolument régler, pour que ce pays ne perde plus dix années à juguler la rébellion. Et c'est là où je m'interroge sur l'attitude de la France : hier lorsqu'il y avait un coup d'Etat militaire en Afrique qui renversait un régime démocratiquement élu, c'est RFI qui nous parlait à longueur de journée du nouvel homme fort. Aujourd'hui, en admettant même que le Président Gbagbo ait perdu (ce à quoi, je ne crois pas), pourquoi ne pas admettre qu'il est toujours l'homme fort par un coup d'Etat constitutionnel sans effusion de sang !! Sachant que c'est lui qui détient l'effectivité du pouvoir !!! Si on m'objecte que l'époque a changé, alors le président français aurait dû avoir l'élégance de l'annoncer au sommet France-Afrique de Montreux, comme le Président Mitterrand l'avait fait pour le multipartisme à la Baule. Il faut savoir que la sécurité qui implique la paix et la stabilité des institutions, lorsqu'elle est ébranlée, n'arrange pas la bonne tenue de la monnaie, si la Banque Centrale n'est pas indépendante de ces facteurs. Il y a donc lieu de transformer urgemment la Banque communautaire actuelle en Banque centrale ivoirienne. C'est une révolution qu'il faut mener tambour battant. Il faut la dépolitiser pour la techniciser afin de lui laisser sa matière.

La monnaie doit-t-elle être obligatoirement « coachée » par une grande monnaie ?

Il n'y a pas de grandes monnaies ni de petites monnaies ; il y a la monnaie et l'économie qui supporte cette monnaie. La notion de grande monnaie participe de ce que j'appelle les idées reçues, qui ont embrigadé la nouvelle élite des indépendances quasi analphabète économiquement. La monnaie est l'expression de la souveraineté de l'Etat, de sa force économique et de sa discipline budgétaire. Peut-être que ces conditions n'étaient pas remplies au moment des indépendances et les pères fondateurs aient été contraints de signer des accords de "protection", qui ont accouché d'une monnaie de la communauté française d'Afrique (CFA). Aujourd'hui, il ne me semble pas que ces données aient dompté le temps. En créant sa monnaie, la Côte d'Ivoire va asservir le Cfa des pays voisins et par conséquent, pourrait afficher une monnaie qui absorberait le Cfa dans le marché des échanges compte tenu de sa puissance économique dans la sous-région. Si cela venait à se produire à moyen terme, le pays pèsera sur la balance et la coopération égalitaire pourrait reprendre avec la France, après le départ du Président Sarkozy ou même pendant sa présidence. En politique tout est possible. Et alors, son indépendance et sa souveraineté pourraient être célébrées, et voir apparaître enfin un ETAT ivoirien. Mais tout ça nécessite une volonté affirmée du peuple ivoirien, car ce que le peuple veut, Dieu le veut.


lundi, 27 décembre 2010

LA NOUVELLE MONNAIE IVOIRIENNE SERAIT PRETE. RUMEUR OU REALITE?


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Economie: "L'IVOIRIEN", la nouvelle monnaie de la République de Côte d'Ivoire prête, au cas où le pays sortait de l'UEMOA et de la BCEAO.


Sept ministres de l'Economie et des Finances de l'Uemoa (Union monétaire ouest africaine) avaient demandé jeudi dernier à Bissau à la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) d'autoriser uniquement les représentants d'Alassane Ouattara, président de la République du Golf reconnu par l'ONU, à gérer les comptes du pays. Cette dernière aurait répondu par l'affirmative, tandis que le Présidence ivoirienne démentait l'information la qualifiant d'illégale et de nulle.

Les ministres de l'Uemoa pour prendre cette décision lourde de conséquences, se sont basés sur les décisions de l'ONU, de l'Union africaine et de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), de reconnaître M. Alassane Ouattara comme président légitimement élu de la Côte d'Ivoire".

Ils ont poursuivi en donnant instruction à la BCEAO et aux banques de l'Uémoa de prendre toutes mesures de sauvegarde pour l'application rigoureuse des mesures qui précédent.

Le gouvernement de l'Etat souverain de Côte d'Ivoire dirigé par Laurent Gbagbo, n'ayant pas été convié à une telle réunion, l'a déclaré nulle et de nul effet. Par la voix du ministre de l'Equipement Ahoua Don Mello, elle a déclaré que le conseil des ministres de l'Uemoa n'avait pas le pouvoir de prendre une telle décision. Agissant ainsi, elle a outrepassé ses prérogatives.
Mais le gouvernement ivoirien prend la menace de l'Uemoa très au sérieux. Elle a donc déjà préparé la nouvelle monnaie ivoirienne qui s'appellera « l'IVOIRIEN » au cas où la Côte d'Ivoire, comme la Guinée, le Libéria, le Nigéria, la Sierra Léone, la Gambie etc., était obligée de battre sa monnaie.


Selon nos sources, tout est fin prêt, pour que la Côte d'Ivoire, 40% de l'Uemoa sorte de la zone. Les billets de banque, les logos, les circuits financiers, le futur gouverneur de la Banque Centrale Ivoirienne, sont fin prêts pour que le pays acquière son indépendance monétaire si on l'y oblige.


Les choses peuvent se précipiter à tout moment en fonction de l'évolution de la situation politique.


Nous y reviendrons.


Christian Vabé


Source: IVOIREBUSINESS.NET