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mercredi, 06 mars 2013

POURQUOI LA CPI NE PEUT PAS LACHER (DE SITOT) GBAGBO

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L’évènement est passé inaperçu.  Le 14 mars 2012, la cour pénale internationale, créée le 1er juillet 2002, a rendu son premier jugement en condamnant à 14 ans de prison un chef de milice congolais Thomas Lubanga, reconnu coupable de crimes de guerre pour avoir enrôlé des enfants de moins de 15 ans dans ses troupes.

Le procès avait débuté trois ans plus tôt, ce qui témoigne de l’extrême lenteur de la justice internationale. La défense de Lubanga avait pointé de nombreux faux témoignages, reconnus comme tels, dans le dossier d’accusation, ce qui illustre sa propension à mener des enquêtes bâclées. Et, on avait noté l’absence sur le banc des accusés de nombreux autres chefs de guerre responsables, autant que Lubanga, des millions de morts du conflit congolais.

D’où l’accusation d’exercer une justice des vainqueurs. Ce qui n’avait pas empêché le procureur de réclamer trente ans de prison. Les juges avaient coupé la poire en deux en infligeant à Lubanga une demi-peine.

Lenteur, approximation et partialité

Dans l’audience de confirmation des charges contre l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo qui a débuté depuis le 19 février, on retrouve les mêmes symptômes de lenteur, d’approximation, et de partialité dont la justice internationale a fait sa marque de fabrique.

L'ex chef d'État est accusé d'être «le coauteur indirect de meurtre, de viol et d’acte inhumain constituant un crime contre l’humanité». Au cœur de l'accusation, quatre événements, la répression de deux marches des pro-Ouattara, l'une  sur la Télévision ivoirienne, l'autre de femmes d'Abobo, un quartier d'Abidjan, le bombardement d'un marché d'Abobo, et les massacres qui ont suivi la chute de Gbagbo dans le quartier de Yopougon.

Au total plusieurs dizaines de victimes dans une crise post-électorale qui a fait des milliers de morts (le nombre de trois mille est communément avancé mais, en réalité, il est bien supérieur).

Pour étayer son dossier, Fatou Bensouda, la procureure de la CPI, a collecté des rapports de l'ONU, d'organisations de défense des droits de l'homme, cité des témoins le plus souvent anonymes, s'est appuyé sur des articles de presse souvent partisans mais n'a pas mené de véritable enquête pénale: pas d'autopsies des corps des victimes, pas d'expertises balistiques sérieuses...

Or, les partisans de Gbagbo rejettent la responsabilité de certains de ces événements meurtriers sur un «commando invisible», dirigé par un chef rebelle dissident, Ibrahim Coulibaly, qui avait pris, à l'époque, le contrôle d'une partie du quartier d'Abobo. Ce chef de guerre a été abattu par les partisans du tandem Ouattara-Soro après la chute de Gbagbo.

Silence sur les crimes commis par les nouvelles forces pro-Ouattara

La justice internationale pêche aussi par omission. Elle oublie ainsi d'évoquer l'exécution de centaines de pro-Gbagbo à Duékoué, dans l'ouest du pays. Des hommes et des adolescents, abattus selon un scénario qui évoque Srebreniça, sous les yeux de casques bleus marocains qui sont restés l'arme au pied.

Elle limite son champ d'investigation aux quatre mois de la crise post-électorale (décembre 2010-avril 2011) et ne prend pas en compte les événements antérieurs et postérieurs. Pas d'enquête sur les exactions commises depuis le coup d'état manqué du 19 septembre 2002 en zones gouvernementales et rebelles.

Silence sur les exécutions sommaires, les tortures commises par les nouvelles forces pro-Ouattara et dénoncées dans un récent rapport d'Amnesty International.

Et, enfin, symbole d'une justice inéquitable, aucun chef de guerre pro-Ouattara n'est traduit devant la CPI. On sait pourtant qu'au moins trois mandats ont été émis contre eux mais ils ne sont pas exécutés.

Selon la propre enquête du gouvernement Ouattara, au moins un tiers des morts de la crise post-électorale leur sont pourtant imputables. Sont-ils les «coauteurs indirects» des crimes qu'on impute pour l'instant au seul Gbagbo. Un concept fumeux qui induit l'idée qu'il y aurait des auteurs ou des coauteurs directs qui, eux, ne sont pas inquiétés.

Si Gbagbo encourt une lourde peine de prison dans l'hypothèse où les charges qui pèsent contre lui seraient confirmées, la Cour Pénale Internationale court un bien plus grand risque dans ce procès, celui de perdre le peu de crédibilité qui lui reste. Car, après plus de dix ans d'existence, son bilan est bien maigre.

Gbagbo: une «opportunité» pour la dispendieuse CPI

Depuis sa naissance en juillet 2002, la CPI n'a réussi à condamner qu'un seul criminel de guerre, le Congolais Lubanga. Pendant cette période, l'institution a dépensé plus de cent millions d'euros par an en budget de fonctionnement pour payer l'armée mexicaine de 800 fonctionnaires internationaux qu'elle emploie.

Un milliard d'euros en dix ans: Lubanga est donc le condamné le plus cher de l'histoire de l'humanité. Elle a mené à leur terme sept enquêtes dans sept pays, tous africains, dont la Côte d'Ivoire, le Congo, le Soudan (Darfour) et la Libye qui ont abouti à l'arrestation et à la détention de six personnes, Lubanga et trois autres obscurs chefs de guerre congolais, un centrafricain et Laurent Gbagbo, le seul à bénéficier d'une «notoriété» internationale.

Il est évident que, détenant un tel homme, ex chef d'état de surcroît, la CPI ne va pas le lâcher de sitôt pour continuer à justifier son existence, pour légitimer des budgets en perpétuelle augmentation et la présence à La Haye de dix-huit juges permanents (trois pour un détenu) rétribués 180 000 euros par an, hors de multiples avantages en nature.

Et le monde continuera à tourner. Omar El-Bechir, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI depuis 2009 pour les crimes commis au Darfour, vaquera tranquillement à ses occupations de président soudanais, Bachar El-Assad bombardera ses opposants, les Russes pourront écraser les Tchétchènes, les Chinois  réprimer les Tibétains...

Il est vrai que tous ces pays, des États-Unis à la Russie, de l'Inde à la Chine en passant par le Pakistan ou l'Iran, soit les deux tiers de la population de l'humanité, ne reconnaissent pas la compétence de la CPI.

La juridiction est aux ordres des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, dont la France, l'ex-puissance coloniale, qui a arrêté elle-même Gbagbo le 11 avril 2011 dans son palais présidentiel bombardé pour le livrer aux forces d'Alassane Ouattara - avant de le rétrocéder à la CPI.

Sarkozy était alors président. Depuis, les rapports d'organisations internationales de défense des droits de l'homme se multiplient pour dénoncer les tortures, les exactions commises par les nouveaux maîtres de la Côte d'Ivoire dans le silence assourdissant de François Hollande et de son gouvernement. Un président qui ne cesse d'appeler au respect des droits de l'homme... en Syrie.

 

Philippe Duval

 

Source: NEWSRING

ME AGATHE BAROAN: «L’HISTOIRE DE LA COTE D’IVOIRE, L’ACCUSATION EN A FAIT UNE CARICATURE»

 

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Chers lecteurs, je vous propose le speech intégral de l’avocat du Président Laurent Gbagbo, Maître Agathe Baroan, au dernier de jour de l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges notifiées par la procureure de la CPI contre son illustre client. Au nom de toutes les victimes volontairement oubliées par la «justice internationale», au nom de la restitution de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, infalsifiable, au nom tout simplement de la vérité! Bonne lecture. Fernand Dindé

 

«Madame la présidente, honorables juges, la rébellion de 2002 et la crise postélectorale de 2010 sont des événements dont les faits ne m’ont pas été racontés. Par ailleurs, à Abidjan, j’habite un quartier qui se trouve entre le Zoo et le quartier Samaké. Je pense que ces références pourront permettre à l’accusation et à la représentante légale des victimes de deviner où cela se trouve. Alors les populations qui fuient les atrocités, c’est sous mes yeux. Les jeunes gens qui tombent, les personnes égorgées ou brûlées vives, ce n’est pas des vidéos pour moi. Les femmes violées qu’il faut rassurer ne relèvent pas de faits divers. Tout ce vécu, notre passé et notre présent à nous, populations de Côte d’Ivoire, l’avenir de nos enfants, tous ces éléments m’imposent l’indécence, sinon la décence de ne pas faire de la question des victimes un débat d’un match en coupe Davis ou d’un championnat de ping-pong. Mais je voudrais simplement relever trois choses et dire que le village d’Anokoua-Kouté est un village appartenant à Abobo. Dans ce village, les 6 et 7 mars 2011, donc la période qui est ici prise en compte, les populations ont été attaquées. Et la plupart des victimes tuées étaient des Ebrié.

La représentante légale des victimes avait des Ebrié dans sa liste ? Je dis tout de suite non, si j’en crois la liste qu’elle même a voulu nous lire tout à l’heure sur les origines des victimes. Je le dis et je le répète, en Côte d’Ivoire, les populations ne vivent pas parquées par groupe ethnique. C’est vrai, il y a des quartiers où des groupes sont dominants, mais le système des cours communes en Côte d’Ivoire et la colportation de nos coutumes villageoises en ville les obligent à vivre en communauté quelles que soient les origines des groupes qui constituent la population dans la cour commune. Donc le miracle qui consiste à n’avoir qu’un seul groupe ethnique, que des membres d’un seul camp tués dans une attaque systématique en Côte d’Ivoire est un miracle possible par l’opération de l’accusation et de la représentante légale des victimes. Mais hélas, c’est un miracle, c’est un drame pour la Côte d’Ivoire.

Madame la présidente, Mesdames et Messieurs les juges, je voudrais continuer mon propos sur des choses beaucoup plus générales. Après ces trente heures d’audience, les Ivoiriens, toutes les personnes qui tressaillent au nom Côte d’Ivoire, les Africains ou les non-Africains qui pleurent l’Afrique au travers de la douloureuse histoire de la Côte d’Ivoire sont à la fin de notre audience entre tristesse et espoir. Tristesse devant une accusation qui déforme l’histoire pourtant bien récente.

L’histoire de la Côte d’Ivoire, l’accusation en a fait une caricature qui ne lui a pas permis de pouvoir saisir les enjeux et de comprendre la réalité dans la crise dans ce pays. Certes, on me dira que dans ce prétoire aujourd’hui, c’est Laurent Gbagbo qui est concerné par la procédure. Mais, faut-il le rappeler, le droit pénal et toutes discussions relatives à des charges pénales ne se nourrissent que de la réalité du terrain traité. En déformant les faits, l’accusation ne peut présenter un dossier de qualité à votre Cour. Madame la présidente, Mesdames et Messiers les juges, actuellement en Côte d’Ivoire, se chante un hymne, l’hymne à la réconciliation. Dans cet hymne, la justice judiciaire ou juridictionnelle est présentée comme l’élément incontournable et préalable. Alors peut-on rendre justice en faisant fi de la réalité ? La réponse est évidemment non.

Ce qu’on attend de la réconciliation, c’est l’écoute de tous. Chacun veut être entendu dans sa détresse pour repartir grâce au dialogue et regarder ensemble avec les autres pour la réconciliation de la Côte d’Ivoire. Une histoire trahie conduit où ? On l’a déjà indiqué, à de nouvelles violences. Parce qu’elle nie la souffrance des vraies victimes et n’identifie pas les vraies causes du conflit pour en résoudre les problèmes posés. Dans ces conditions, peut-on se reconstruire et construire ensemble ? Comme vous le voyez, la réconciliation ne peut se faire que si la vérité est respectée et c’est le respect de la vérité qui fait la justice. Est-ce la vérité de la défense qui voit comme un clair de lune sur la plaine dissiper la nuit des allégations du camp de l’accusation ? Madame la présidente, honorables juges, à cette interrogation, les populations de Côte d’Ivoire et d’ailleurs, les amis de la Côte d’Ivoire répondent avec espoir : la lumière triomphe toujours des  ténèbres et quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit par s’élever.

Je vous remercie».

 

In le quotidien ivoirien «Notre Voie», le 3 Mars 2013.

 

Propos recueillis par César Ebrokié.


Source: LA DEPECHE D'ABIDJAN

jeudi, 28 février 2013

LAURENT GBAGBO VA FAIRE UNE DECLARATION CE JOUR, 28 FEVRIER 2013

 

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Laurent Gbagbo va faire une déclaration le 28 février 2013


L’information selon laquelle Laurent Gbagbo s’exprimera le 28 février est relayée par plusieurs sources, mais aucune précision n’a pour le moment été donnée quant au contenu. 

Notons ainsi que le 28 février cette audience de confirmation des charges, devra se conclure par une déclaration de Gbagbo. Puis ce sera aux juges d'examiner si les éléments de preuve rassemblés par l'accusation sont suffisamment solides pour permettre, plus tard, la tenue d'un procès. 

Cette affaire reste capitale, car Gbagbo joue sa tête, et la justice internationale, sa crédibilité d’autant plus que dix ans après sa mise sur pied, la CPI n’a condamné que Thomas Lubanga, un chef de milice congolais, à 14 ans de prison.


 Source: AFRIK53.COM
 
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CPI : Fatou Bensouda, la fugitive!


Manifestement, Fatou Bensouda, la procureure de la Cour pénale internationale,se débrouille pour être désormais absente à toutes les audiences dans le cadre de l’affaire qui l’oppose au président Gbagbo. Après son «show» de départ, bilingue et hypermédiatisé, elle a disparu des écrans radars, ses adjoints plaidant ses nombreuses occupations. Curieux!


D’autant plus curieux que «l’affaire Gbagbo» est la plus importante de celles qui sont actuellement examinées par la CPI. La politesse élémentaire aurait voulu que Fatou Bensouda soit présente,d’autant plus que la juge Silvia Fernandez de Gurmendi a demandé – et obtenu – que Laurent Gbagbo, en dépit de son âge avancé et de son état de santé, participe à toutes les sessions. 

Quelles sont donc les obligations qui tiennent Fatou Bensouda éloignée de la Cour? Eh bien, hier matin (Mardi), elle était l’invitée péciale de l’université de Trento, en Italie, où elle fera son autopromotion au cours d’une sorte de «discours inaugural» qu’on imagine bien plus confortable qu’une audience contradictoire, technique et peut-être ,au fond, ennuyeuse pour la magistrate gambienne! 

Cette «stratégie de la fugitive» est-elle vraiment sérieuse ? Fatou Bensouda veut-elle, par son absence, envoyer un message subliminal à la Cour sur ce qui pourrait être un refus non énoncé d’assumer ses propres accusations, défendues dans le prétoire par le Canadien Eric MacDonald, qui apparaît comme le «vrai propriétaire du dossier» ? Son attitude accrédite en tout cas la thèse selon laquelle elle n’est qu’une «potiche noire» visant à désamorcer les critiques selon lesquelles la CPI est un tribunal de Blancs créé par l’Occident pour prévenir et punir toute indocilité africaine. 


Théophile Kouamouo, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".


Source: AFRIK53.COM

mercredi, 20 février 2013

INCOHERENCES A LA CPI

GBAGBO A L'HOTEL DU GOLF.jpg

 

Selon Fatou Bensouda, procureure de la CPI que nous citons: «Laurent GBAGBO a été arrêté par les forces françaises, le 11 avril 2011, mais continuait de donner des ordres à ses partisans pour continuer puisque le 12 avril, plus de 80 personnes ont été exécutées ou brûlées vives à Yopougon».

Merci Fatou Bensouda mais regarde cette photo du président datant du 11 avril 2011. C'était au Golf Hotel, dans le QG du putschiste Ouattara. Donc en ces lieux, le président Laurent GBAGBO avait un téléphone et pouvait communiquer avec les officiers tels Dogbo Blé, Boniface Konan, Jean-Noël Abéhi et les Alphonse Gouanou? Ou bien est-ce par télépathie qu'ils se parlaient?

Mais il y a aussi une chose qui m’intrigue: Ouattara détesterait tellement ses partisans qu'il aurait autorisé le président GBAGBO à continuer de planifier leur assassinat depuis sont propre QG?

 

Source: La page Facebook de La Majorité Présidentielle Gbagbo

jeudi, 14 février 2013

CPI - MAITRE EMMANUEL ALTIT: «NOUS ALLONS DEMONTRER QUE LES ACCUSATIONS REPOSENT SUR DU VENT»

 

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Me Emmanuel Altit (Conseil principal de la défense de Gbagbo)

L’audience de confirmation des charges dans l’affaire le procureur contre Laurent Gbagbo s’ouvre le 19 février prochain à la cour pénale internationale (CPI), à La Haye au Pays Bas. Avant cette étape finale de la phase préliminaire de la procédure engagée contre Laurent Gbagbo, le conseil principal de sa défense, Me Emmanuel Altit, explique ce qu’il fera lors de cette audience dont la durée n’excédera pas deux semaines.

«Le rôle de la défense est très particulier dans une audience de confirmation des charges. Parce que d’une certaine façon, on n’attend pas la même chose de la défense et du procureur. Lors de cette audience, c’est surtout au procureur qu’il appartient de montrer que sa preuve est solide et qu’il dispose de suffisamment d’éléments pour ensuite pouvoir aller au procès, pouvoir initier une procédure contre quelqu’un, pouvoir l’accuser. Nous sommes donc à une étape qui est très en amont du procès. Alors dans ce cadre-là, le rôle de la défense, c’est de pointer les insuffisances de la preuve du procureur et d’abord de pointer les faiblesses de l’enquête. Et puis de pointer la faiblesse de la preuve en elle-même, c’est-à-dire les témoignages dont il dispose, les éléments documentaires qu’il veut déposer; de montrer que, finalement, tout cela n’est pas solide de façon à souligner que les accusations elles-mêmes reposent sur du vent. Autant que faire ce peut naturellement. C’est cela l’idée. L’idée, encore une fois, c’est de pointer les insuffisances, les faiblesses, les manques du travail qu’a pu fournir le procureur pour constituer son dossier. De souligner les faiblesses du dossier à charge. Naturellement, nous allons discuter la teneur de la preuve du procureur. Nous allons aller en profondeur dans la preuve du procureur parce que nous disposons des éléments qui nous permettent de le faire. Nous allons monter toutes les insuffisances de cette preuve et nous allons conforter cette analyse en produisant nous-mêmes des documents. Nous avons, aujourd’hui même, transmis au procureur un certain nombre de documents qui viendront conforter, étayer nos arguments. Maintenant en ce qui concerne les témoins, ce n’est pas le rôle de la défense que de faire venir les témoins lors de l’audience de confirmation des charges. Si le procureur avait fait venir des témoins, ou si le besoin s’était fait sentir de faire venir un témoin particulier, nous l’aurions fait. Mais comme lors de cette audience, il appartient au procureur d’expliquer et de convaincre qu’il dispose d’un dossier solide et qu’il appartient à la défense de convaincre que le dossier du procureur n’est pas solide, le besoin de témoin est moins pressant».

 

Augustin Kouyo, in le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 14 février 2013, à partir d'une Vidéo Cpi.


Source: IVORIAN.NET