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jeudi, 07 avril 2016

AFFAIRE GUY-ANDRE KIEFFER: LE GROS CANULAR

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Manipulations, intox, campagnes médiatiques mensongères, etc. La disparition le 14 avril 2004  »sur le parking d’un supermarché » du journaliste franco-canadien qui enquêtait, dit-on sur la filière café cacao, avait fait le tour du monde. Tous les médias nationaux et internationaux s’en faisaient l’écho. Cette affaire, chou gras de ceux qui trouvent à manger et à boire à tous les râteliers et en toutes circonstances, resurgissait chaque fois que le président Laurent Gbagbo posait une action d’envergure sociale allant dans le sens de l’émancipation de son pays vis-à-vis de la tutelle française.

Tous les écrits convergeaient dans un seul sens et pour un seul unique but : salir le Président Laurent Gbagbo, son épouse, son entourage pour affaiblir son pouvoir sensé ne pas faire l’affaire des occidentaux. Guy-André Kieffer cet anonyme journaliste devient alors célèbre sans aucun passé glorieux sur son talent et sa disparition une affaire d’État pour ces journaux occidentaux et locaux qui soutiennent l’opposant Alassane Ouattara. Une affaire si infâme que le président Gbagbo est amené à la qualifier de  »chiffon rouge ». De quoi s’était-il agit, pour ne plus que les mêmes qui en avaient un épouvantail continuent d’en faire écho. En fait, Guy-André Kieffer était une barbouze pion de la Françafrique juste bon à liquider pour servir la cause de l’hexagone.

Décrit avec une bi-nationalité franco canadienne, l’on n’a jamais compris pourquoi c’est la France seule, et pourquoi pas le Canada, qui défende son cas. Et très vite, l’opinion avisée se rendit compte que la France, comme un charognard se servait de cette macabre affaire, pour exister dans la crise ivoirienne de laquelle le président Laurent Gbagbo l’avait réduite au silence avec une certaine maestria politique. L’on a fait disparaître  – et non lui tirer une balle dans la tête si l’intention était vraiment de le réduire au silence – cet homme dont on dit qu’il s’échinait à décrypter les malversations au sein de la filière café-cacao. GAK de ses initiales aurait été aperçu pour la toute dernière fois alors qu’il pénètre dans le parking d’un centre commercial d’Abidjan, où il a rendez-vous avec Michel Legré  »le beau-frère de la Première Dame de l’époque Simone Gbagbo ». Beau frère de la Première dame Simone Gbagbo. Petit rajout mais grand dommage causé à l’image de marque des officiels ivoiriens présentés comme de vulgaires voyous de quartier mal famé payés pour assassiner.

Le 28 mai 2004 Michel Legré,  »beau-frère de Simone Gbagbo, épouse du chef de l’Etat », est inculpé pour « complicité d’enlèvement », « séquestration » et « assassinat » par la justice ivoirienne, puis placé en détention. Le  11 oct 2004, il est mis en examen pour « enlèvement et séquestration » par le juge Patrick Ramaël. Et le 28 oct 2005, Michel Legré est … mis en liberté provisoire. Depuis cette date d’avril 2004 à la prise du pouvoir par Alassane Ouattara en avril 2011, sept années se sont écoulées. Et de la prise du pouvoir à la réélection d’Alassane Ouattara cinq autres années sont passées. Et toujours rien. Ni sous le pouvoir, ni sous et pendant le régime Ouattara. Quel est donc cet homme dont la disparition ameutait le monde entier et qui subitement n’intéresse plus personne ? C’est à croire que Laurent Gbagbo a été enfermé dans sa cellule de prison de la Cour pénale internationale (Cpi) avec Guy-André Kiefer. Et pourtant quelle bile et médisance les médias français n’ont-ils pas déversé sur l’ancien couple présidentiel ivoirien. Laurent et Simone Gbagbo ont fait les frais de lourds soupçons. Mais en réalité n’étaient que des rumeurs. Plus les journalistes français s’improvisaient enquêteurs, plus les fausses pistes se multipliaient. Dès lors les chasseurs de primes entrent en jeu. Le 13 janv 2006 un certain Jean-Tony Oulaï Ivoirien de nationalité et se disant ex-capitaine de l’armée, est mis en examen par le même juge Ramaël. Le 29 août 2006, des  »indiscrétions annoncent que les auteurs auraient été identifiés par le juge Ramaël, lequel serait en possession d’une liste de 17 personnes.

Le 23 août 2007 sur France 3 une chaîne publique française, le sieur Berté Seydou se présente comme le chauffeur d'un commando dirigé par Jean-Tony Oulaï, qui aurait enlevé Kieffer, l'aurait détenu deux jours « à la présidence à Abidjan » puis transféré dans une ferme et tué. Le 17 novembre 2008  la justice ivoirienne lance un mandat d'arrêt international contre Berté Seydou pour « déclarations mensongères tant à la presse française qu'au juge Ramaël ». Le 23 avril 2009 Mme Simone Ehivet-Gbagbo l'une des principales cibles de la calomnie est entendue à Abidjan par le juge français Patrick Ramaël. Tellement il y avait de quoi à boire et à manger dans l'affaire, même le juge d'instruction de l'époque, Patrick Ramaël, se plaisait à multiplier les voyages à Abidjan, parfois aussi à Bouaké anciennement zone rebelle. Mais ses enquêtes s'étant soldée sans résultats, le juge Patrick Ramaël est sommé de rendre le tablier, le 1er septembre 2013, jour d'expiration de son mandat décennal. Un brin mélancolique Ramaël part laissant derrière lui un goût d'inachevé. Ce d'autant la famille de Guy-André, n'en pouvant plus multiplie les courriers à François Hollande.

Dans la dernière missive adressée en janvier, la famille montre son agacement. « D'autant plus agaçant, soupire Bernard Kieffer, que les autorités ivoiriennes ont sous la main la plupart des protagonistes ». A commencer par l'ex-First Lady, en résidence surveillée à Odienné (Nord), ou celui qui fut le caïd de sa sécurité rapprochée Anselme Seka Yapo, dit « Seka Seka », détenu au secret. A la vérité, plus personne ne comprend ce qui pourrait bloquer l'enquête, ce d'autant que les suspects n°1 et 2 sont respectivement emprisonnés à La Haye en Hollande (Laurent Gbagbo) et Odienné (à cette époque pour Simone Gbagbo). Mais là où le ridicule manque de tuer c'est lorsque, le vendredi 6 janvier 2012, des enquêteurs trouvent des squelettes dans le village d'Issia à 360 km à l'ouest d'Abidjan, et sont sensés être ceux du journaliste franco canadien. Le choix n'est pas fortuit. Issia est le village natal de deux proches du Président Laurent Gbagbo. Il s'agit de Paul Antoine Bohoun Bouabré et Désiré Tagro.

Mais la découverte se fait précisément dans le ville du premier cité qui lui a réussi à s'échapper pour s'exiler en Israel. Tagro ayant péri le 11 avril 2011 sous les balles des rebelles, Laurent et Simone Gbagbo étant emprisonnés, il ne restait plus que Bouabré à porter le pêcher d'Israël. Mais là, la trouvaille se découvre inopérante dans le plan conçu pour accabler le couple Gbagbo. Les échantillons prélevés des squelettes sont transférés en France, précisément à Nantes, pour des analyses médico-légales à l'effet de déterminer si oui ou non, il s'agit des restes de Guy-André Kieffer. Mais là aussi la déception est grande. Les expertises ADN montrent que le squelette exhumé le 6 janvier en Côte d'Ivoire n'était pas celui de Guy-André Kieffer, selon Me Alexis Gublin, avocat du frère du journaliste franco-canadien enlevé en 2004. « L'expertise ADN est négative. Le corps retrouvé n'est pas celui de Guy-André Kieffer", a déclaré l'avocat de Bernard Kieffer ». Et depuis, le mensonge semble s'estomper. Pour reprendre de plus belle certainement le temps que Laurent Gbagbo revienne au Pouvoir par un coup du sort. De toute évidence ni la France ni la Côte d'Ivoire ne se préoccupent plus de cette affaire qui avait fait couler tant de salive et d'encre.

 

Source: IVOIREPOST.COM

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Deuxième information, extraite de la dernière chronique de Hassane Magued, (qui malheureusement ne s'exprime plus depuis le 9 octobre 2015).

 

Diendéré et l’assassinat de Guy-André Kieffer

 

Afin que la Famille Kieffer arrête de chercher dans tous les sens, nous donnons la présente information sans aucun commentaire. Selon les informations qui circulent dans le milieu des renseignements, Guy André Kieffer n’a pas été assassiné par des militaires Ivoiriens. Son exécution a été assurée de main de maître par des mercenaires Burkinabè. Au moment de l’assassinat, ces hommes faisant partie de la garde rapprochée des membres de la rébellion ivoirienne exerçaient à Abidjan. Récemment, nous avons appris qu’ils sont issus des RSP burkinabè. Le meurtre a été commandité par un ministre actuel en fonction.

Dans le courant du mois de mars 2015, dans un bar privé sis au-dessus du Restaurant appelé Respako dans la Commune de Cocody précisément aux II Plateaux à Abidjan, il s’est vanté en présence de témoins et langue dioula d’avoir réussi cet exploit de neutraliser Kieffer qui les gênait à l’époque et fait porter le chapeau à Simone Gbagbo en instrumentalisant Légré Michel, beau-frère de Simone Gbagbo, lequel a rejoint depuis 2011 les services de renseignement du pouvoir en place. Selon toujours les renseignements disponibles, le Général Gilbert Diendéré et certains des officiers impliqués aux côtés des rebelles ivoiriens peuvent en dire beaucoup sur la mort du journaliste français.

Une seule question se pose désormais. Pourquoi la France dont les éléments de la DGSE sont à Abidjan en contact avec tout l’appareil politique continue-t-elle de couvrir l’auteur de ce crime que vous pouvez deviner aisément ?
Naturellement, on ne devrait pas se poser cette question quand on sait que la France se tait sur la présence des deux plus grandes caches d’armes du régime situées au "Black Market d’Ajamé" et destinées aux civils proches du pouvoir pour les besoins des élections à venir, de deux autres caches d’armes dédiées aux armes lourdes à Assinie et à Minignan dans le Nord, caches d’armes autour desquels gravitent des mercenaires étrangers très connus par les renseignements internationaux pour leur implication dans les massacres de civils en Afrique centrale.

Mieux, on ne peut pas se poser cette question quand on sait que la France se tait sur le dispositif de guerre civile mis en place par le régime actuel, dispositif dont les premiers éléments spécialisés dans le massacre de civils sont les « Microbes », une milice tribale tuant depuis quelques mois à visage découvert et en patrouille à Abidjan, lesquels sévissent sous la protection du pouvoir en place avec une formation et un mode opératoire taillés sur le Modèle des génocidaires Interahamwé du Rwanda.

Dans tous les cas, Diendéré est la boîte de pandore. Elle pourrait s’ouvrir si les bonnes questions lui sont posées. Mais qui aura intérêt à lui poser les bonnes questions et à le faire parler ?
A lui seul, il constitue la bibliothèque la mieux fournie du crime de sang en Afrique de l’Ouest. Qui donc osera ouvrir cette boîte de pandore ?

A Très Bientôt.

 

Hassane Magued. 

La révolution Permanente.

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

vendredi, 23 août 2013

AFFI NGUESSAN ANNONCE COMME NOUVEAU PREMIER MINISTRE!

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C’est désormais un secret de polichinelle que de se le murmurer à l’oreille. Affi N’Guessan sera le prochain Premier Ministre dans un Gouvernement de réconciliation à former avec le régime Ouattara.

Telle est en substance, l’information que nous tenons de diverses sources diplomatiques.

Alors c’est fait. Ouattara ne sera jamais accepté par plus de la moitié des Ivoiriens qui ont voté le Président GBAGBO mais dont la volonté a été bafouée par la France et son allié néocolonial les USA.

Il fallait sortir du bourbier, de l’impasse. Vers qui pouvait-on se tourner. Les massacres de civils, autres arrestations et tortures n’ont ébranlé aucune volonté de Résistance chez les combattants de la souveraineté que nous sommes.

La seule alternative est naturellement le FPI. Le vomir hier pour qu’il serve aujourd’hui de plat d’apaisement; Il faut être un fasciste occidental pour en arriver à une pirouette aussi spectaculaire.

Mais il fallait le faire, quitte à prévoir le plan B, celui qui fera suite à l’engraissement programmé des cadres affamés du FPI afin qu’ils soient plus tranquilles et royalement dociles. Ne dit-on pas qu’un homme qui a faim n’est pas un homme libre ?

Bref. Que les courtisans en chaleur en ce moment en exil ou en Côte d’Ivoire s’égosillent face à vos réactions, ne vous y trompez pas. Affi sera bel et bien le prochain Nouveau Premier Ministre. « Real politique » oblige.

De notre exil, les réactions sont partagées. A Abidjan aussi.

D’aucuns rétorquent qu’après tout, le MPCI et sa branche politique le RDR ont été dans divers gouvernements du Président GBAGBO et cela n’a pas empêché qu’ils en finissent avec lui en se servant de la France, de l’ONU et des USA. Alors, à chacun son tour chez le …

D’autres sont choqués et scandalisés surtout quand ils entendent les détails de ce qu’il est proposé à Affi qui reste pour l’instant digne et lucide. Regardez du côté du Kenya ou du Zimbabwe. Il y a eu deux espèces de premiers ministres avant 2013. C’est ce qu’il est proposé à Affi. Le peuple peut patienter. On se souviendra de lui plus tard.

Mais le Président du FPI n’a pas encore trempé dans la marmite de la sorcière. Il peut encore donner de la voix. Sur le principe, il n’y pas de refus catégorique. Mais pour mettre tout le monde à son aise, Laurent GBAGBO doit être libéré, fût-il de façon provisoire. Ensuite, les prisonniers politiques doivent être libérés et le jeu politique doit être ouvert. Ça coince pour le Président GBAGBO. Mais tout le reste est possible.

Voilà. Nous vous l’avons révélé. Et une seule question se pose à nous : que doit-on en penser ?

Pour la Révolution Permanente, la question ne se pose pas : « le jeu politique aux politiciens qui veulent jouer et, la libération de la Côte d’Ivoire aux combattants ». Notre intime conviction est que mettre du vin nouveau dans de vieilles outres, ou casser directement les vieilles et les remplacer avec des nouvelles, revient au même sauf que dans le premier cas, on perd les vieilles outres et on perd aussi le vin nouveau. Or ils ont accepté de mettre le vin nouveau dans les vieilles outres, celles qui ont fini par plonger le peuple dans l’abîme.

Ce qu’il doit être fait sera fait. Après la Libération, il y aura la Libération.

Le futur proche a ceci de merveilleux qu’il ne tarde pas à devenir le présent. Que ceux qui ont faim viennent à table de la beuverie collective. Au début, il y aura du plaisir fou et à la fin, des larmes et des cris de douleur. Surtout quand on est sûr qu’on oubliera d’où on vient et où on devrait aller et qu’un plan B dont nous parlerons bientôt, attend les épicuriens de la partie qui s’annonce comme une guillotine.
Que ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent.

A Très Bientôt.
 
 
Hassane Magued
 
La Révolution Permanente


Source: AFRIK53.COM

mercredi, 21 novembre 2012

COTE D'IVOIRE: LE TEMPLE DE L'EGLISE DES ASSEMBLEES DE DIEU EST-IL PLUS IMPORTANT QUE LE TEMPLE DU SAINT-ESPRIT?

 

 

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Nous ne voulons pas polémiquer. Nous voulons juste comprendre. Alors nous interrogeons ceux qui parmi nous, se font appeler guides religieux et ont eu le courage, ces derniers jours, de se dresser contre le régime de Monsieur Dramane Ouattara pour s’opposer à la destruction du Temple de l’Eglise des Assemblées de Dieu sis à Cocody à proximité de l’Université de Cocody. 

Nous nous posons cette question parce que jusqu’ici, ces guides religieux ont su garder le silence, en fermant soigneusement les yeux sur les dérives les plus inhumaines qui visent la jeunesse du grand Ouest, du Sud, de l’Est ou du Centre de la Côte d’Ivoire sous le fallacieux prétexte que ces jeunes menaceraient le pouvoir de Monsieur Dramane Ouattara. 

D’aucuns ont cru que c’était par lâcheté. D’autres ont conclu qu’il s’agissait d’une complicité par le silence. Aujourd’hui, nous en sommes à un point où nous pouvons trouver la bonne réponse à ce silence. 

Par lâcheté avez-vous pensé? Non. Nous ne le croyons pas. Si nos guides religieux étaient si lâches qu’ils le faisaient croire, ils se seraient abstenus de se dresser contre ce pouvoir, qui leur fait si peur, pour empêcher la destruction du Temple de l’Eglise des Assemblées de Dieu. Non. Ces messieurs et ces dames ont le courage nécessaire pour faire front, pour faire face et dénoncer. 

Mais ils ne l’ont jamais fait jusqu’ici quand les jeunes, pères de famille innocents, femmes et enfants sont égorgés ou brûlés vifs à Nahibly, Duékoué, Dabou, Sikensi, San Pedro, etc., par une horde de tueurs aux ordres. Ils n’ont jamais dénoncé, interpellé, intimer l’ordre d’arrêter au nom du Dieu qu’ils sont censés représenter. 

C’est pourquoi il y a tout lieu de s’interroger. Est-ce que ce que Ouattara détruit depuis le 11 avril 2011 jusqu’à ce jour, est moins important que le Temple de l’Eglise des Assemblées de Dieu? Est-ce que les corps humains qui sont détruits aux fins d’y ôter la vie, sont moins importants que le Temple de l’Eglise des Assemblées de Dieu? 

Nous n’avons pas la réponse. Nous savons seulement que le corps de l’Homme est désigné par Dieu comme étant le Temple qui abrite le Saint Esprit, le Paraclet, le canal par lequel Il marque sa présence en l’Homme. 

Et pourtant, il y a au moins 25 Temples du Saint Esprit qui sont détruits par mois sans que cela n’émeuve nos guides religieux. 

Cela donne à réfléchir. Sérieusement. 

Alors, avec le doute dans l’esprit sur le vrai mobile de ce silence, nous continuons à nous interroger ici et là, en Côte d’Ivoire ou de notre exil forcé, en nous demandant : Doit-on se contenter de laisser nos guides religieux garder le silence ou doit-on leur demander de nous situer sur le sens de leur silence face à la destruction de milliers et de milliers de Temples du Saint Esprit? 

Ou bien, doit-on en déduire que les jeunes qui sont extraits de leurs maisons pour leur appartenance ethnique et tués froidement chaque jour par le régime Ouattara, ne méritent pas qu’on s’attarde sur leur sort car le Saint Esprit n’a pas besoin de leurs corps comme un Temple ou le Saint Esprit qui s’y trouve peut aller se faire voir ailleurs? 

Nous avons peur que l’Eglise ivoirienne ne soit en train de devenir la Grande Prostituée…Cette Eglise lépreuse dont la prophétesse Naomie a prophétisé la purification imminente. 

A Très bientôt. 
 


Hassane Magued 


Source: AFRIK53.COM

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Destruction de l'Eglise des Assemblées de DIEU de Cocody: Les vraies raisons d'une vengeance

 

Le ministre Cissé Bacongo a la rancune tenace. Il vient de le démontrer le vendredi 9 novembre 2012, par la destruction de la clôture de l’église des Assemblées de Dieu de Cocody, de la nouvelle unité de soins médicaux ainsi que le bâtiment abritant le grand groupe électrogène qui alimente ladite église en courant électrique. Toujours sur ordre de Cissé Bacongo, les bulldozers ont encore passé deux jours avant cette destruction, une incursion sur le site de l’église avec l’appui des individus et ont détruit d’autres bâtiments.

Au cours de cette opération de démolition, un fidèle de l’église a été grièvement blessé par les dits individus convoyés par le ministre Cissé Bacongo. Selon des indiscrétions, toutes ces attaques ont pour objectif de punir les membres de l’église des Assemblés de Dieu de Cocody et plus particulièrement leurs pasteurs qui, pendant les évènements postélectoraux ont soutenu par des prières, des chants et louanges à Dieu, le Président Laurent Gbagbo. L’occasion était belle pour le ministre Cissé Bacongo, a signifié cette source, pour faire payer aux Révérends pasteurs Janvier Bouabré et Appolinaire Gboagnon, leur soutien au président Laurent Gbagbo. Détruire l’Eglise des Assemblées de Dieu de Cocody, était donc un acte de vengeance pour le ministre Cissé Bacongo, a poursuivi cette source.

Identification et droit de propriété

Mais il faut savoir que L’Eglise évangélique des Assemblées de Dieu de Cocody est détentrice, après les procédures légales et régulières, d’un titre foncier n°84289 de Bingerville, suivant arrêté n°2996/mlu/sdu/spi du 10 août 1999. Ce droit de propriété porte sur un terrain urbain de 31806 mètres carrés. Une lettre d’attribution n°962539/mlcve/sdu- du 24 octobre 1996 et un certificat de l’Etat foncier n°111152/2012/bea du 12 octobre 2012, fait de l’Eglise des Assemblées de Dieu de Cocody, le propriétaire exclusif du terrain sur lequel est bâti l’édifice religieux.

La destruction de ce lieu de culte par le ministre Cissé Bacongo n’a pas été du tout approuvée par l’ensemble des chrétiens évangéliques qui l’ont fait savoir le dimanche 10 novembre 2012, au cours d’un point de presse. Les pasteurs ont qualifié de provocation et surtout de profanation de lieu de culte l’acte du ministre qui par cette attitude, rompt selon les propos du président de fédération des Eglises Evangéliques Jean-Baptiste Nielbien, l’esprit de la charte et l’éthique à laquelle sont soumis les membres du gouvernement.

Pour le président Nielbien, nul n’est au-dessus de la loi. Il exige donc d’une part que le ministre Cissé Bacongo réponde de ses actes «pour destruction de bien» et d’autre part que L’église soit dédommagée. Les responsables des autres églises soeurs ont apporté leur soutien aux fidèles des Assemblées de Dieu dans cette douloureuse épreuve. Le Père Norbert Abékan présent pour la circonstance a appuyé les propos du président de la fédération des églises évangéliques et a promis de porter cette affaire au niveau des hautes autorités ecclésiastiques.

Quant à l’avocat de la partie lésée, Me Koné Dogbemin, il a tenu à préciser que l’église n’exclut pas le dédommagement des préjudices subis, même si cela se passe dans un cadre négocié. Il a demandé, au nom de son église, 200 millions de Fcfa par jour et par acte. Pour lui, l’acte posé par le ministre Cissé Bacongo est une atteinte au principe d’un Etat de droit.


Jean-Baptiste Essis, in le quotidien ivoirien "Le Temps"


Source: EBURNIE NEWS.NET


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Religion: L'Eglise des Assemblées de DIEU de Cocody injustement détruite par le ministre Cissé Bacongo.


L'église des Assemblées de DIEU de Cocody est située sur la route de la riviéra Golf non loin de la résidence Mme Thérèse Houphouët-Boigny. De l'autre côté de la voie principale se situe l'Université de Cocody.
 
Avec l'avènement du gouvernement Ouattara, il a été décidé la restauration de l'Université de Cocody dont les travaux ne sont toujours pas achevé!
 
M. Cissé Bacongo, Ministre de l'enseignement supérieur prétend que le site qui abrite l'église et juste à côté la brigade de gendarmerie et le district de police de Cocody appartient à l'Université.
 
C'est dans ce cadre qu'il a fait venir des catepillars sans prévenir afin de démolir le temple. A la vue du titre de propriété détenu par l'église, M. Bacongo s'est ravisé et est revenu plus tard pour dit-il récupérer une parcelle du terrain, selon les plans qu'il détient.
 
C'est ainsi que sans prévénir, il a de nouveau fait venir des engins pour la destruction d'une partie de la clôture comme vous le voyez sur la vidéo que je vous envoie, ce mardi 06 novembre 2012 (hier)!
 
Il faut noter que le responsable des travaux de destruction ne détient aucun papier, mandat du Ministère de la Construction et de l'Urbanisme (habilité selon le droit à le faire) mais il lui a été demandé de façon expresse par le Ministre Bacongo (présent sur les lieux la veille à 19h, à l'instar de l'église) de le faire.
 
Ce dernier estime que malgré le titre de propriété détenu par l'église (voir photo ci-dessus, Ndlr), il veut tout de même s'accaprer cette parcelle du terrain tant convoité: il s'en moque éperdument et le signifie aux responsables de l'église. Pour couronner le tout, il veut opérer en pleine nuit, ce qui nous a conduit à faire des rondes!
 
Ce matin (mercredi 07 novembre 2012), il a de nouveau fait venir des engins mais lesdits engins ont essuyé l'opposition des fidèles qui étaient sur le terrain afin d'empêcher cette mascarade et cette tentative de spoliation.
 
JE VOUS PRIE DE NOUS ENVOYER L'UN DE VOS CORRESPONDANTS AFIN D'ECLAIRER LE MONDE SUR LES BASSESSES D'UN POUVOIR ATTERRE!
 
Une conférence de presse est prévue ce jour!
 
L'ONUCI a été informée, les différents médias nationaux et internationaux également!!!
 
Peut-on en Côte d'Ivoire casser une mosquée?!
 
En outre, on nous traite d'église ayant soutenu le régime de Gbagbo!

 
Un membre influent de l'Eglise des Assemblées de DIEU de Cocody


TEMOIGNAGE DE ANICET BENAHY KOUAKOU, MEMBRE INFLUENT DE L'EGLISE DES ASSEMBLEES DE DIEU DE COCODY

 
 
Bonjour,

Je suis un fidèle de l'Eglise des ASSEMBLEES DE DIEU DE COCODY CENTRE, sise derrière la brigade de Gendarmerie.

Cette église a entrepris un vaste chantier d'achèvement de son temple sur un terrain qu'elle a acquis en toute légalité et pour lequel elle dispose de tous les documents attestant sa propriété légale.

Nonobstant ces faits, CISSE BACONGO décide de détruire cette église sous prétexte qu'une partie de ce terrain appartiendrait à l'UNIVERSITE DE COCODY, située de l'autre côté de la route.

Le plus choquant, c'est qu'il n'a aucun document qui le prouve et il se targue de dire que nous sommes dans un pays de non droit et qu'il fait pleuvoir la pluie et le beau temps.

Je vous prie de dépêcher, en toute urgence, une équipe sur place ce jour.

 
 
Anicet Benahy KOUAKOU 
 
 
 

lundi, 11 juin 2012

CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - CASQUES BLEUS TUES DANS L'OUEST IVOIRIEN: QUI DE OUATTARA OU GBAGBO AVAIT BESOIN DE CE CRIME?


 

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A ce moment précis du contexte sociopolitique ivoirien, qui a intérêt à ce que les Nations Unies en mission dans le pays soient choquées ?

La clé pour comprendre ce qui s’est passé le vendredi 8 juin 2012 se cache dans cette question triviale. Oui, qui d’un côté, a intérêt à jouer le bon, la victime et, qui de l’autre côté a intérêt à jouer le bonhomme à craindre, à prendre au sérieux parce qu’il serait très dangereux ?

Est-ce Laurent GBAGBO et ceux qui se reconnaissent en lui, qui ont intérêt à se faire passer pour des criminels dangereux, tueurs de casques bleus ? Qu’est-ce qu’ils y gagneraient à la veille du 18 juin 2012 ?

J’introduis la deuxième Chronique de ce lundi 11 juin 2012 en soulevant des questions de bon sens.Des questions dont la réponse permet de comprendre que ceux qui accusent les Patriotes ivoiriens proches du Président GBAGBO d’être à l’origine du massacre des casques bleus onusiens, ont perdu la raison.

C’est exactement cela. Ils ont perdu la raison d’être raisonnables. Parce qu’il n’y a qu’à chercher à comprendre ce que Laurent GBAGBO perd ou gagne de cet incident meurtrier, pour comprendre qu’accuser les pro-GBAGBO, relèvent d’une mauvaise foi flagrante et d’une entreprise de diabolisation qui commence à être tout aussi ridicule et banale.

Alors revenons-en aux questions ci-avant posées.

A ce moment précis du contexte sociopolitique ivoirien, à qui profitera la tuerie des casques bleus de l’ONUCI ?

Le contexte sociopolitique actuel de la Côte d’Ivoire est que Laurent GBAGBO, alors Président en exercice, à été attaqué en mars 2011 par une bande armée dirigée par Dramane Ouattara et appuyée par l’ONUCI et la force française Licorne avec des moyens militaires disproportionnés. Le 11 avril 2011, après avoir largué 60 bombes sur la Résidence officielle du Chef de l’Etat ivoirien, ce dernier échappe par extraordinaire à la mort et il est arrêté par une Force spéciale arrivée de France, puis livré à l’Hôtel du Golf entre les mains de Ouattara. Dans les jours qui ont suivi, Laurent GBAGBO a été transféré dans le fief rebelle du Nord puis torturé pendant 8 mois avant d’être surpris de nouveau la nuit du mardi 30 novembre 2011 par le camp Ouattara et l’ONUCI qui en conjuguant leurs efforts, ont transféré le Président GBAGBO à la Haye sans lui laisser le temps de prendre même une brosse à dent.

Depuis ce temps, le Président GBAGBO fait l’objet d’accusations fantaisistes compilées dans un document par le Procureur Ocampo et les charges contenues dans ce document doivent faire l’objet de confirmation ou non, le 18 juin 2012. Entre temps, la Défense du Président GBAGBO a soulevé l’incompétence de la CPI à juger le Président GBAGBO sur demande de Dramane Ouattara dont la légitimité du pouvoir reste attachée à une opinion subjective de l’ONU et de la France et non au droit interne ivoirien. Mais déjà, la confusion qui a pris le dessus à la CPI dans le camp des accusateurs de GBAGBO permet aux observateurs de conclure à l’unanimité que le Président GBAGBO sera libéré car les charges soulevées contre lui sont creuses et ne s’attachent à aucun fait réel.

Par contre, du côté de Ouattara, les arrestations, les tortures, les menaces et intimidations, les rafles générales, la communication alarmiste et les exécutions sommaires de civils jugés pro-GBAGBO ou accusés systématiquement de vouloir prendre le pouvoir par la force, vont de pair avec les menaces venant des mercenaires qui ont combattu contre Laurent GBAGBO et qui attendent depuis plusieurs mois, d’être payés par Ouattara qui les a recrutés en leur promettant la somme de 5 millions de francs CFA chacun.

Dans un tel contexte où la panique a changé de camp, où la sérénité a changé de camp, où la frilosité a changé de camp et où la pression sociale ne permet plus à Ouattara de faire des projets même sur le court terme, à qui profite le massacre des casques bleus dont le but est d’émouvoir et d’alarmer sur un certain péril imminent ?

Évidemment, ce massacre susciterait l’émoi, la colère contre le responsable désigné, et le monde entier serait tenté de dire qu’il faut renforcer la présence de casques bleus aux côtés de Ouattara pour lui assurer une stabilité.

Si donc les Patriotes pro-GBAGBO devaient s’en prendre aux casques bleus pour obtenir que leur nombre croisse, leurs moyens croissent et leur vigilance soit redoublée, à quelle logique de guerre cela obéirait-il ?

Soyons sérieux ! Pourquoi va-t-on créer les conditions pour donner des moyens humains et logistiques à un ennemi fini, qui vit dans la terreur et le traumatisme ? Pourquoi va-t-on chercher à augmenter le nombre d’alliés aux côtés d’un ennemi à combattre ?

Vous devez avoir compris la supercherie qui consiste à accuser les soi-disant pro-GBAGBO qui ont cessez d’être Ivoiriens pour devenir des Libériens. Subitement. Vous devez avoir compris la stratégie du pire pratiquée par Ouattara et ses mercenaires, pour s’attirer de nouveau le soutien inconditionnel de l’ONU et la France.

Et vous devez avoir compris aussi que personne n’est immortel, fût-il un mercenaire en mission sous la houlette d’une organisation internationale ou pour le compte d’un agresseur privé.

La meilleure leçon à tirer de ces tristes événements, reste tout naturellement ceci : la Côte d’Ivoire ne pourra jamais être conquise par des envahisseurs étrangers. Il vaut mieux y renoncer maintenant avant qu’il ne soit trop tard.

Car à beau vouloir soutenir un individu rejeté par tout un peuple, on finit par se faire mal pour rien. Soit parce que cet individu perfide vous fera mal pour après trouver des bouc-émissaires, soit parce que vous perdrez en crédibilité et en vies irremplaçables. Pour toujours.


A Très bientôt.

 

Hassane Magued


La Révolution Permanente N°00290/06/12

lundi, 26 décembre 2011

ABIDJAN: VILLE CONSACREE AUX DIVINITES EGYPTIENNES!


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C’est fait, la Côte d’Ivoire est enfin prostituée. Et le nouveau slogan maçonnique fait la pluie et le beau temps à la veille des fêtes de fin d’année 2011 : « Abidjan, perle des lumières ».

Les frères de lumière ont « triomphé » par la fraude et par la guerre. Ils ont triomphé et hissent sur toutes les artères d’Abidjan, les symboles dévoués aux divinités de l’ancienne Égypte formant la base rituelle et mystique de la franc-maçonnerie, notamment l’obédience Memphis-Misraï dont les rites mystiques se sont imposés dans toutes les loges maçonniques africaines et du reste du monde.

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Regardez les luminaires sur les lampadaires. Leur bizarrerie toute particulière a attiré votre attention ces derniers jours à Abidjan. Ils sont laids et rien ne justifie leur utilisation.

Hier mercredi 21 décembre dans la soirée, nos sources nous ont confirmé que ces luminaires maçonniques ont été allumés par Dominique Ouattara. Et tous les symboles maçonniques d’origine égyptienne ont envahi Abidjan.

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Vous y trouvez le serpent, le compas, le triangle flamboyant, l’œil d’Osiris, le compas, l’équerre maçonnique, la règle graduée, l’étoile flamboyante ; bref, toutes les divinités sont invoquées et symbolisées à travers une large fresque de symboles égyptiens en forme de luminaires décoratifs.

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Alors Abidjan est consacrée aux divinités maçonniques de l’ancienne Egypte. Comme du temps de Moïse, les pharaons d’un genre nouveau, installés à Abidjan par leurs frères maçons de l’Occident, rendent grâce et consacrent Abidjan et la Côte d’Ivoire aux divinités qui les ont aidé à triompher par le sang et le faux.

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Que fait l’Eglise chrétienne ? Que disent ceux qui invoquaient Dieu à la Place de la République pour qu’Il montre Sa Gloire ? Où sont-ils ? Et que font-ils pour désenvoûter la Côte d’Ivoire et Abidjan tombées aux mains des divinités comme Baal et Osiris ?

Est-ce la capitulation générale ? Est-ce la fin ? Allons-nous assister à la prostitution générale ?

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Car Abidjan affiche fière allure maçonnique. La ville vient d’être consacrée à Baal, Osiris, Horus, Isis et à toutes les divinités associées. Et mon âme a mal parce que le corps du Christ me donne l’impression d’avoir capitulé.

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Je vous en prie, ne vous fiez pas à l’apparence qu’ils donnent de contrôler la situation. Ce n’est qu’une mise en scène digne du malin. Ils donnent l’impression d’avoir gagné. Et pourtant, ils savent qu’ils ont perdu la partie. Mais ils sont dans les symboles visibles pour tromper et influencer votre esprit d’homme. Ne regardez pas aux choses visibles.

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Regardez aux choses spirituelles. Restez debout et demandez à Dieu de donner aux dignes fils de la Côte d’Ivoire, le feu vert pour entrer dans Jéricho. Maintenant !

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A Très bientôt.


Hassane Magued

La révolution permanente

jeudi, 30 juin 2011

CHER MONSIEUR DRAMANE OUATTARA, J'AI L'HONNEUR DE DIRE NON !

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La chronique de Hassane Magued

Votre accession, on ne peut plus bruyante, à la tête des institutions ivoiriennes, ne m'a pas laissé indifférent comme beaucoup d'autres personnes d'ailleurs. Vous devinez donc pourquoi je suis venu au bord de la lagune Ebrié pour essayer de vous comprendre beaucoup mieux. Entre gens civilisés, ce genre de démarche s'appelle la bienséance. Aussi ai-je pris la résolution qu'entre vous et moi, les choses se passent désormais comme entre personnes civilisées. C'est pourquoi je voudrais vous traduire pour compter de maintenant, ma ferme opposition à votre manière de plus en plus maladroite de faire les choses.

Certes, cela fait partie des méthodes qui vous ont permis de progresser à ce niveau de votre vie. Mais comme des médicaments, certains comportements, je dirai, la plupart de nos comportements, ont des effets secondaires dramatiques pour nous-mêmes, mais aussi et surtout pour tous ceux qui nous sont proches par convoitise ou par pure amitié ou simplement par parenté. Peut-être que ce genre de paroles vous importe très peu. J'en conviens avec vous. Mais vous n'êtes pas le seul dans l'histoire de l'humanité moderne à avoir éprouvé l'envie de faire les choses pour lesquelles j'ai jugé bon de vous dire « Non » ce matin. Avant vous, il y a eu un certain Augusto Pinochet, dictateur Chilien. Il y a eu Mobutu. Il y a eu aussi Milosevic. C'est même très récent. Il a organisé une épuration ethnique en Bosnie. Hier, il y a eu Ben Ali. Et beaucoup d'autres encore. Ils avaient tous eu le soutien des bras occultes ou visibles qui vous tiennent aujourd'hui. Mais ils ont tous été lâchés au moment où ils s'y attendaient le moins. Croyez-moi, les mêmes causes entraînent les mêmes effets.

Alors première chose pour laquelle je vous dis « Non », votre ivresse de la Vengeance. Il est vrai que vous faites vôtre, la pensée de cet auteur célèbre qui a écrit que la parole a été inventée par Dieu pour permettre à l'Homme de cacher sa pensée. Vous parlez de réconciliation alors que votre pensée réelle est la vengeance. Peut-être que vous faites une confusion entre ces deux mots. Alors, j'aimerais vous dire qu'ils ne sont pas synonymes. Ils ne sont non plus inclusifs. Ils sont exclusifs, incompatibles, inconciliables. L'erreur est humaine. Je vous concède cette erreur. Mais quand on fini par se tromper de la même façon plusieurs fois, si ce n'est la mauvaise foi, c'est que vous vous vengez délibérément. Mais de quoi ? Ou bien, croyez-vous que la vengeance est un nouveau métier ? Et même si vous l'érigiez en métier, j'aimerais vous dire qu'il ne peut pas être un métier d'avenir à votre âge. Alors, il est temps pour vous d'arrêter dès aujourd'hui. Votre haine pour tout ce qui sent GBAGBO, à l'air de pro-GBAGBO ou proche de GBAGBO, est comme un venin dans votre cœur. Il finira par vous paralyser toutes les fonctions vitales et vos projets vous seront imputés à titre posthume.

La deuxième raison pour laquelle je vous dis « Non ! », c'est votre tendance à vouloir vous faire passer pour un martyr. Mais diantre ! Un martyr de quoi ? Je connais les martyrs des luttes émancipatrices. Je connais des martyrs des luttes anticolonialistes. Lumumba. Nkrumah. Sékou Touré. Je ne veux citer que ceux-là. Mais vous ? Vous êtes martyr de quoi ? De votre propre imposture ? De l'acquisition hors la loi de la citoyenneté d'un pays qui n'est pas le vôtre ? Des crimes contre l'humanité que vous continuez de commettre ? Soyons sérieux ! Je vous l'ai dit de façon un peu moins gentille dans l'Article 16ème de la Révolution Permanente. Si vous ne changez pas vos envies de jouer les martyrs, vous serez le seul et premier martyr de l'histoire de l'imposture dans l'humanité moderne. Alors arrêtez, je vous en prie !

Et cette autre raison là de vous dire « Non ! » et encore « Non ! », ça suffit ! Vous voulez jouer les redresseurs de tort. Ce n'est pas bien dit. Vous voulez jouer le monsieur Justice et anti-impunité. Mais s'il y a quelqu'un à punir, c'est bien vous ! De quoi vous nous parlez-là ? Avant votre entrée en Côte d'Ivoire, ce pays était le plus paisible de l'Afrique. Vous y aviez introduit la haine, la méfiance, la mort, la manipulation ethnique et que sais-je encore. C'est vous qui avez fait chuter le pouvoir ivre de BEDIE Konan. Il était si ivre qu'il ne s'en souvient même plus aujourd'hui. C'est encore vous qui avez organisé et financé la rébellion de 2002. Il y a eu plusieurs morts. Vous en souvenez-vous ? Non ; naturellement. Vous êtes innocent. Et la création de la horde de bandits armés baptisée FRCI ? C'est votre armée régulière. Et pourquoi recourez-vous aux légionnaires français et mercenaires pour assurer votre sécurité ? Une armée régulière protège son chef suprême. Mais vous avez peur d'eux, parce qu'il ne sont pas de votre "race". Ces analphabètes qui manquent de se castrer lorsqu'ils croisent les pieds brutalement pour vous saluer. Vous avez le droit d'avoir peur d'eux. Ce ne sont pas des militaires. Ce sont des criminels à votre service. Alors je vous dis « Non ! ». La Côte d'Ivoire mérite beaucoup mieux que cette insulte. Arrêtez de parler d'impunité. Votre environnement immédiat grouille de gens à punir. Votre Gouvernement tout entier mérite de prendre ses locaux à la MACA (Maison d'Arrêt et de Correctionnel d'Abidjan). Citez-moi un seul nom dans votre organisation appelée gouvernement qui ne mérite pas une cellule à la MACA ? Cette maison pénitentiaire est en réfection. Peut-être que c'est pour y aménager vos locaux de travail. Ainsi vous auriez lutté contre l'impunité en Côte d'Ivoire.

Nous y voici enfin. Votre théorie du peuplement de la Côte d'Ivoire. Je vous dis « Non ! ». Ce pays n'était pas une terre sans propriétaire. Rien qu'à regarder les terres occupées par chaque peuple, vous comprenez que la Côte d'Ivoire a toujours été peuplée par ses autochtones d'aujourd'hui. Acceptez d'être traité comme un étranger. Ce n'est pas une insulte. L'étranger, c'est celui qui vient trouver quelqu'un qui est arrivé avant lui dans un lieu. Si la Côte d'Ivoire était une terre si vierge, pourquoi vous et vous aïeux avez préféré la poussière du Sahara au lieu de venir vitre sur ces terres humides et riches qui font pousser tout et, qui vous ont fait perdre la tête à la première découverte en 1991 ? Personne n'est venu d'ailleurs si ce n'est vous. Alors, entre nous, collez la paix à ce pays. Vous ne pourrez pas lui fabriquer une autre histoire comme vous vous êtes fabriqué une autre nationalité. Un jour, des fouilles archéologiques battront en brèche tous ces mensonges qui veulent que la Côte d'Ivoire ait été peuplée par des migrants. Même si c'est votre droit de croire cela pour avoir bonne conscience, l'histoire vous rattrapera. Et d'ailleurs, pour les Ivoiriens que j'écoute, cela n'a aucun sens. Vous restez un étranger, celui qui est arrivé alors que les frontières avaient été tracées. Il en est ainsi partout dans le monde. Même les terres d'immigration comme les USA, quand vous arrivez après le tracé des frontières, il vous faut un Visa, une autorisation de séjour, un statut d'étranger autorisé à entrer et à vivre aux Etats-Unis d'Amérique. On ne se lève pas, baluchon sur la tête, pour débarquer aux USA et dire qu'on est un migrant comme Georges Bush et consorts. Ils ont des gardes côtes. Des unités anti-immigration. Demandez aux latinos. Ils vous en diront quelques mots. Comme vous le voyez, dès que les frontières entre la Haute Volta et la Côte d'ivoire ont été marquées par un partage administratif des villages frontaliers, vous qui êtes restés de l'autre côté, ne pouvez plus décréter unilatéralement que vous êtes vous aussi des Ivoiriens. La double nationalité, voulue par Houphouët a été supprimée. Pour votre information, pour être Ivoirien, après le tracé des limites territoriales de chaque nouvel Etat, il faut formuler une demande, justifier l'utilité de votre demande, et attendre patiemment que les fils du pays vous accepte. On ne tord pas la main aux fils du pays.

On ne fait pas tirer des obus contre eux. On ne les fait pas bombarder. On attend. De temps à autre, on téléphone pour voir comment le dossier introduit avance. Puis un jour, on vous appelle et on vous dit, c'est bon. Vous avez votre nouvelle nationalité. C'est si simple ! Pourquoi vous vous y êtes pris d'une façon haineuse et méprisante ? Ne vous a-t-on pas appris les bonnes manières à l'école des Blancs ? Votre méthode a révolté certains Ivoiriens qui se sont sentis humiliés, agressés, trompés et ils crient Justice ! Légitime défense ! Abat l'imposteur ! Tout ça par votre seule faute. Personne n'est dupe. Même ceux qui vous utilisent aujourd'hui comme un dromadaire pour accéder de nouveau ou pour la première fois aux caisses de l'Etat, vous liquideront le moment venu. C'est Machiavel qui l'a dit dans son livre intitulé « Le Prince ». Il dit entre autres, dans ce livre, que quand dans la Cité, des personnes se trouvent en face d'un roi qu'ils n'arrivent pas à vaincre, ils s'allient au premier étranger puissant qui pointe le nez. Mais dès qu'ils ont vaincu le roi avec l'aide de l'étranger, les fils de la cité se retournent vers cet étranger et le chassent de leurs terres. Machiavel n'est pas mon ami. Mais il dit la vérité. Une vérité universelle. Une vérité qui sonne comme le glas de votre destinée d'imposture. C'est pourquoi je vous en parle.

Et permettez-moi d'insister, je vous dis « Non ! ». Vous avez emprunté depuis le début le mauvais chemin. Un groupe de chanteurs ivoiriens, aujourd'hui proche de vous l'a déjà chanté : « si vous prenez le chemin de je m'en fous, vous vous retrouverez au village de si je savais. » Je vous en fais une spéciale dédicace. Je suis Hassane Magued, Guerrier et Combattant de la liberté de l'Afrique.

 


A très bientôt!


Chronique du 28/6/2011


Hassane Magued, in La Révolution Permanente N° 0017/06/11