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mardi, 21 décembre 2010

COMBATS AUTOUR DE L’HOTEL DU GOLF : LA VERITE SUR LES MORTS DE LA REBELLION

 

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In Le Nouveau Courrier N°159 du 20 Décembre 2010 par Benjamin Silué


De nombreuses rumeurs ont envahi la ville d'Abidjan à propos des pertes en vies humaines des Forces armées des forces nouvelles (FAFN) à la suite des combats qui ont eu lieu autour de l'hôtel du Golf, après que les rebelles aient tenté de forcer les barrages des FDS pour aller «prendre» la RTI entourés d'une cohorte de manifestants civils.

Nombreux ont été les internautes à avoir cru voir, sur une photo publiée par le journal français L'Est républicain et reprise sur le web, un Wattao agonisant après avoir été violemment touché par les loyalistes. Après enquête, Le Nouveau Courrier est en mesure de révéler qu'il ne s'agissait pas de lui. Mais d'un garde du corps de Sidiki Konaté, ex-ministre du Tourisme et de l'Artisanat et ex porte parole des Forces nouvelles, qui est plus communément connu sous le pseudonyme «Camso».

Combien de pertes en vies humaines ont été enregistrées par les FAFN ? Difficile à dire, tant ce type de renseignements, sensible, peut affecter le moral des «troupes», qu'elles soient civiles ou militaires ? «Selon des sources sécuritaires, des éléments des Forces nouvelles, autrement dit les ex-rebelles de Guillaume Soro, auraient fait une percée jusqu'au campus proche de la RTI en mi-journée avant de subir de lourdes pertes lors d'une contre-attaque des Forces de défense et de sécurité (FDS), contre-attaque dans laquelle ils auraient perdu un de leurs chefs», expliquait après les événements le site rfi.fr. Cette information a alimenté les rumeurs sur Morou Ouattara, qui était effectivement sur le théâtre des opérations, si l'on en croit les photos publiées sur le site du quotidien français L'Est républicain. Mais hier, des proches de Morou disent l'avoir eu au téléphone après le «grand choc».

Le flou sur cette affaire est alimenté par le «camouflage», volontaire ou pas, des corps des morts de la rébellion. Seuls deux d'entre eux auraient été formellement identifiés à IVOSEP. Celui d'un certain Amara Touré et d'un dénommé «Samassi». Où sont passés tous les autres ? Certains observateurs redoutent qu'ils n'aient été gardés pour être entreposés dans les «charniers» que le «bloc Ouattara» a commencé à annoncer, relayés par Onuci FM, qui n'a, bien entendu, pas pris le soin de vérifier la matérialité de «l'information». Dans un contexte où la «nébuleuse» a tout intérêt à frapper les esprits en brandissant pogroms, charniers ou fosses communes...


Source: LE NOUVEAU COURRIER