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lundi, 03 septembre 2012

COMITE CENTRAL EXTRAORDINAIRE DU FPI - COMMUNIQUE FINAL

 

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1. Sur convocation du camarade MIAKA Ouretto, Président par intérim du Parti, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI) s’est réuni en session extraordinaire, élargie au Comité de Contrôle et aux Secrétaires Généraux de Fédération, le mercredi 29 août 2012, de 15h40 à 17h46, à son siège provisoire, sis à Cocody les II Plateaux, 7ème Tranche.

2. L’ordre du jour de cette session a porté sur deux (2) points :

- Les informations ;

- L’analyse de la situation sociopolitique et les perspectives.

3. Au titre des informations, le Comité Central, a pris acte du réaménagement technique du Secrétariat Général du Parti intervenu après l’enlèvement et la détention, le dimanche 26 août 2012 du Secrétaire Général, porte-parole du Parti, le camarade Laurent Akoun. Ainsi, jusqu’à son retour, les camarades ci-après désignés assumeront les fonctions suivantes :

· Secrétaire Général par intérim et Porte-parole du Parti: Kodjo Richard,

· 3ème vice-président chargé de la Sécurité, des  Relations Extérieures et des Représentations à l’Etranger : Michel Amani NGuessan

4. Au titre des faits d’actualité, le Comité Central a été largement informé :

· De l’enlèvement du Secrétaire Général par intérim, le camarade Laurent  Akoun, par le commandant de la brigade de gendarmerie d’Adzopé au corridor nord de ladite ville, alors qu’il exécutait un programme politique qui devait le conduire d’Akoupé à Adzopé. Le Secrétaire Général a été entendu lundi 27 août par les responsables de l’enquête préliminaire en présence de ses deux avocats, présenté au parquet puis placé sous mandat de dépôt et déféré à la MACA, le mardi 28 août 2012, sous l’inculpation de « trouble à l’ordre public ». Il sera jugé en procédure de fragrant délit, le vendredi 31 aout 2012.

· De l’arrestation du camarade Koné Katina, qui est un kidnapping manqué de la part d’Interpol, section Ghana, hors de l’aéroport d’Accra. Depuis cette date, le Camarade Koné Katina est sous bonne garde au Bureau National d’Investigation (BNI) ghanéen.

· De l’incarcération du Secrétaire Général adjoint Alphonse Douati qui a été déféré à la MACA pour « …atteinte à la sureté de l’Etat… ». Ni les avocats, ni la famille n’ont encore pu rentrer en contact avec lui à ce jour.  Une information judiciaire est ouverte.

5. Le Comité Central s’insurge contre cette propension intolérable du régime à privilégier  les actes de mauvaise gouvernance en général et particulièrement les violations incessantes des Droits Humains. Il s’élève contre cette forme de dénis de justice (kidnapping et rapt orchestrés par les services publics de l’Etat) prolongée par les supplétifs et milices privées armées contre une partie de la population civile ivoirienne. Cette traque permanente d’une frange importante des citoyens appelés pro-Gbagbo n’honore ni les commanditaires, ni les bras séculiers et jette définitivement l’opprobre sur la Côte d’Ivoire. Le Comité Central affirme que la haine et la violence gratuites ne peuvent résoudre les maux dont souffre la Côte d’Ivoire.

6. Le Comité Central s’inquiète de la déliquescence accélérée de la Nation et de l’incompréhensible mutisme des objecteurs de consciences nationaux et internationaux. Il leur demande de ne pas se faire complices de cette épuration politique et sociale programmée. Il les appelle à une remise en cause objective de cette attitude qui est de nature à compromettre durablement la cohésion sociale en Côte d’Ivoire.

7. Le Comité Central interpelle les organisations de défense des Droits de l’Homme, les organisations religieuses et autres organisations de la société civile et les invite à se joindre au FPI pour:

- Condamner tous ces enlèvements et exactions sur ses militants et des innocents démocrates,

- Exiger la libération immédiate et sans condition de son Secrétaire Général Akoun Laurent, de son Secrétaire Général Adjoint, Douati Alphonse, les détenus politiques, les militantes et militants du FPI, ainsi que toutes les personnes anonymes, enlevés et arbitrairement détenus dans des lieux connus et inconnus.

- Interpeller le Gouvernement de Monsieur Ouattara sur la vague de violences inutiles et ses méthodes répressives contre une partie des citoyens.

8. Le Comité Central condamne la tentative d’enlèvement et de rapatriement pour le moins illégal du camarade Koné Katina, Porte parole du Président Laurent Gbagbo, à l’Aéroport International d’Accra.

Le Comité Central salue la réaction prompte des autorités ghanéennes qui s’inscrivent dans le respect des lois internationales.

Le Comité Central exprime son soutien au camarade Koné Katina et sa confiance en la Justice Ghanéenne ;

9. Analysant la situation sociopolitique nationale, le Comité Central relève que depuis le 11 avril  2011, la Côte d’Ivoire est devenue un vaste camp de concentration à ciel ouvert où des exactions, des viols, des vols, des braquages, de la torture et des enlèvements sont érigés en mode de gouvernement, créant ainsi un Etat d’insécurité rapprochée et permanente. Il constate que cette situation qui perdure dangereusement  exaspère tous les citoyens de quelque bord politique qu’ils soient.

10. Le Comite Central s’indigne de ce que la population – qui est en droit d’attendre de l’Etat, sécurité et protection – est plutôt victime à travers les FRCI et les supplétifs dozos, de la violence d’Etat. Sous le prétexte générique de déstabilisation et d’atteinte à la sureté de l’Etat, de trouble à l’ordre public, de tentative de coups d’Etat, les populations innocentes (particulièrement les jeunes) sont  arrachées à leur quiétude.

11. Le Comité Central invite le régime Ouattara à mettre courageusement en place des méthodes de gouvernance démocratique au profit de l’ensemble de la communauté nationale sans exclusive, et à ouvrir résolument des discussions franches avec l’opposition en général et le FPI en particulier, sans faux fuyant.

12. Le Comité Central engage le Secrétariat Général à continuer de garder toute sa sérénité et une mobilisation à toute épreuve.

13. Le Comité Central présente ses sincères condoléances aux familles de tous nos camarades tombés sous les balles des FRCI ou torturés jusqu’à la mort par des supplétifs dozos.

14. Le Comité Central exprime sa profonde compassion à tous nos camarades traqués, enlevés, torturés et illégalement détenus dans des camps de concentration.

15. Le Comité Central félicite tous les militants pour le calme observé face à toutes ces épreuves, particulièrement  les camarades en mission à Adzopé,  le 26 août 2012.

16. Le Comité Central, conformément aux recommandations de la Convention du 29 avril 2012 – et en total harmonie avec notre ligne de la transition pacifique à la démocratie – demande à toutes les structures de base de continuer résolument leurs activités.

17. Enfin, le Comité Central invite les organes dirigeants, les structures de base, les représentations à l’extérieur, les structures spécialisées et l’ensemble des militantes et militants du FPI à demeurer soudés autour de la Direction du Parti, à cultiver la confiance et la solidarité et à se tenir toujours mobilisés pour gagner la bataille des droits et libertés démocratiques dans notre pays.

 

Fait à Abidjan, le 29 août  2012



Le Comité Central

lundi, 27 août 2012

COMMUNIQUE DU FPI RELATIVEMENT A L'INTERPELLATION DU SECRETAIRE GENERAL ET PORTE-PAROLE LAURENT AKOUN

 

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Laurent Akoun, Secrétaire général du FPI


Le dimanche 26 août 2012, aux environs 14h00, le Secrétaire Général et Porte-parole du FPI, M. AKOUN Laurent, a été interpellé au corridor de l’entrée nord d’Adzopé, par une dizaine de FRCI commandée par le chef de brigade de gendarmerie de ladite ville. Ce dernier a intimé l’ordre au Secrétaire Général de descendre de son véhicule pour prendre place dans sa pick-up (estampillée brigade de gendarmerie d’Adzopé) puis, il a déclaré à la délégation du FPI qu’il conduirait M. AKOUN Laurent à la ‘brigade d'Adzopé’.

Lorsque, 10 mn plus tard, les membres de la délégation du FPI (15 militants responsables dont les vice-présidents Kodjo Richard et Marie-Odette Lorougnon) sont arrivés à la brigade de gendarmerie d’Adzopé, les gendarmes présents ont affirmé de ne rien savoir de toute l’opération.

Depuis, le Secrétaire Général et Porte-parole du FPI, M. AKOUN Laurent reste introuvable.

A la tête d’une importante délégation du FPI, M. AKOUN Laurent venait de présider une réunion avec les structures de base du Parti à Akoupé, sous la protection des forces de l’ordre de la ville et d’un détachement de l’ONUCI basé à Adzopé. Le Secrétaire Général devait présider sa 2ème réunion de la journée avec les structures de base d’Adzopé cet après-midi. Cette réunion avec la base a eu lieu, présidée par le Vice-président KODJO Richard. 

A la lumière de ce développement nouveau, la Direction du FPI se réunira dans les toutes prochaines heures pour aviser.



Fait à Abidjan, le dimanche 26 Août 2012.

jeudi, 23 août 2012

SACCAGE DU QG DU FPI, ARRESTATIONS - DECLARATION LIMINAIRE DE LAURENT AKOUN

 

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Au nom du FPI et de son Secrétariat Exécutif, j’ai honneur à vous accueillir ici dans le cadre de cette conférence de presse que le parti a décidé d’organiser ce jour-même, suite au pillage du siège et à l’agression des membres du personnel administratif ainsi qu’au kidnapping de plusieurs responsables du FPI dont le Docteur Alphonse Douati.

Comme vous l’avez appris, l’heure est grave et votre présence effective constitue pour le FPI une marque de sympathie et de compassion. C’est pourquoi Mesdames, Messieurs, chers camarades, je m’empresse d’exprimer à tous et à toutes la reconnaissance du FPI qui ne se sent pas seul dans cette épreuve qui prolonge une liste déjà incommensurable d’exactions et d’arrestations. Je pense, à titre de rappel, aux violences et traitements inhumains qui ont emporté nos camarades Désiré Tagro, Tapé Gozé, Gnan Raymond, Dadi Badi, Bohoun Bouabré, Diagou Gomont Jean-Baptiste, Innocent Apiéni Brou, Koné Dramane, etc. ; je pense, également, à tous les illustres anonymes, ces martyrs de la lutte pour la souveraineté et la dignité de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.

Je salue très sincèrement la présence des responsables des différentes plateformes et des partenaires du CNRD.

Je salue tout naturellement la grande famille des journalistes et autres communicateurs qui ne ménagent aucun effort pour échanger avec nous, chaque fois que nous décidons de les prendre à témoin sur les dérives totalitaires que le régime Ouattara impose au Peuple ivoirien en général, plus particulièrement au FPI depuis le renversement du président Laurent Gbagbo.

La présente intervention liminaire s’articule autour de trois (3) points : d’abord j’exposerai les faits tels qu’ils se sont produits ici même et à la DST ; ensuite je pointerai du doigt leurs auteurs ; enfin, en troisième lieu, je mettrai en lumière l’attaque barbare de notre siège le samedi dernier en la rattachant à une série de violences. Cette atmosphère de terreur, selon le FPI, plonge ses racines dans l’idéologie et la psychologie de ce régime dont nous pensons que les décideurs internationaux réussiront à contrecarrer la dangerosité, au nom de la justice et de la démocratie.

Les faits

Le samedi 18 août en fin de matinée, la direction du parti a été alertée par le personnel administratif indiquant que le siège venait d’être attaqué par une vingtaine de gens armés de pistolets, de gourdins et de machettes. Ils ont fait irruption dans ce QG menaçant de mort et frappant les occupants des lieux. Ceux de nos agents présents mais qui ont pu se cacher affirment que les bureaux du Président du FPI et du Secrétaire Général étaient la cible privilégiée des agresseurs. C’est en effet en ces lieux qu’ils ont opéré, emportant une forte somme d’argent ainsi que du matériel informatique. Ils ont par ailleurs saccagé les sanitaires et mis le feu à la voiture d’un camarade. Voilà pour ce qui est des dégâts les moins importants. Voyons pour ce qui est des préjudices corporels.

Sous ce rapport, disons que le FPI a encore beaucoup perdu même si, pour l’instant, le bilan n’est que provisoire. Parmi nos camarades présents sur les lieux, il y avait deux jeunes femmes originaires du Nord de notre pays. Elles ont été particulièrement prises à parti, sévèrement tabassées, comme s’il était écrit quelque part que les citoyens originaires du Nord n’ont pas le droit de militer au FPI. Les bastonnades ont fait deux (2) blessés dont la Croix rouge et l’ONUCI peuvent témoigner.

Plus grave, les agresseurs ont enlevé un membre de la JFPI. Il s’agit du camarade Dessékou Pamphile emmené vers une destination à ce jour inconnue. Ayant appris la nouvelle depuis Agboville où elle effectuait une mission, la Direction du FPI s’est rendue sur les lieux, ici-même à 19 h, pour constater les faits. Et à notre grande surprise, Mme Douati nous apprendra, à 21 h, que son époux venait d’être interpellé et conduit à la DST, sans mandat d’arrêt. C’est alors que le FPI a requis l’assistance de Me Dako, un de ses avocats ; mais sans succès, la DST ayant opposé une fin de non recevoir à notre démarche, en violation de l’article 22 de la Constitution qui assure que « nul ne peut être arbitrairement détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense ».

Par ailleurs, nous apprenions que Mlle Désirée Douati, la fille de notre camarade n’est toujours pas sortie de la DST. Elle s’était en effet rendue là-bas pour voir son père, mais on est sans nouvelle d’elle depuis. Et c’est pourquoi le FPI a demandé instamment à l’ONUCI d’entrer en contact avec la DST afin que Désirée Douati soit remise en liberté.

Au total, les faits d’agression et de kidnapping se résument comme suit : une détention arbitraire à la DST, cinq disparitions vers des destinations inconnues, deux (2) blessés, deux (2) ordinateurs emportés ; le saccage de bureaux et sanitaires, le vol de 2 000 000 FCFA et l’incendie d’un véhicule. Voilà les faits et venons-en à la question du ou des auteurs de ces actes barbares qui font penser à l’attaque contre notre meeting, le 21 janvier 2012 à Yopougon.  

Les responsables de ces attaques et enlèvements.

La famille FPI est fille de la réflexion méthodique et de l’action qui heurte le moins possible le bon sens, je veux dire la doxa et la conscience collective. C’est pourquoi le FPI ne dit jamais à la face du monde « on va vous tuer et il n’y aura rien » ou encore « on s’en fout ». Notre parti n’agit jamais dans la précipitation et le désordre qui caractérisent le gouvernement RDR que nous tenons pour responsable des attaques du samedi 18 août ainsi que de l’enlèvement de ses membres. Nous disons cela pour plusieurs raisons.

En effet, le FPI est le principal parti de l’Opposition si l’on s’en tient au score que M. Choï lui a attribué à l’issue du deuxième tour du scrutin présidentiel. Comme tel, il a le devoir de critiquer les actions du pouvoir en place et ce conformément à la Constitution. Or, pour le gouvernement Ouattara, pour le RDR qui se confond avec le gouvernement, critiquer ce pouvoir, s’est s’attaquer à la personne de M. Ouattara. Et l’on nous a mis en garde publiquement que procéder ainsi, c’est risquer la guillotine et le cimetière. Celui qui tient ces propos n’est autre que le Ministre Amadou Soumahoro, Secrétaire Général du RDR par intérim et Conseiller du Chef de l’Etat qui continue de présider  aux destinées de son parti. A preuve, M. Amadou Soumahoro a proféré très clairement ces menaces de mort le 21 mars 2012 en ces termes : « nous assumons la responsabilité de l’insécurité dont les militants du FPI parlent (…). Désormais, nous allons demander à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du FPI qui s’attaquent au président Alassane. Nous n’allons plus accepter les arrogances du FPI. Oui, nous allons les mater. Ils oublient que tous ceux qui se sont attaqués à Alassane se trouvent au cimetière. S’ils nous attaquent [nous critiquent], nous allons répliquer du tic au tac. Le RDR est né dans le feu, il a grandi dans la flamme et il est arrivé au pouvoir dans la boue » In Le Temps N°2576 du 21 mars 2012, p.3.

C’est sur la base de cette déclaration d’un autre âge que le FPI a compris, de façon rétrospective, l’attaque perpétrée contre son meeting du 21 janvier 2012 et bien d’autres manifestations. On se souvient à la suite des attaques des commissariats et des camps militaires dans le District d’Abidjan, survenues depuis le 4 août 2012, que le ministre de l’Intérieur, M. Hamed Bakayoko avait directement accusé le FPI d’être l’auteur de ces attaques. A quoi pouvait-on s’attendre de la part des militants RDR, déjà suffisamment mis en ordre de bataille ? On ne pouvait s’attendre qu’à des mesures de représailles contre le FPI, l’éternel bouc-émissaire de l’Etat-RDR. Je dis et répète : c’est le gouvernement Ouattara qui est le commanditaire des violences du samedi 18 août ; c’est lui qui est responsable de la disparition des deux jeunes de la JFPI, tout comme c’est lui qui détient illégalement le Dr Alphonse Douati à la DST ; c’est lui qui a enlevé Mlle Désirée Douati. Le gouvernement a procédé ainsi pour plusieurs raisons que je m’en vais exposer à présent.

Exposé des facteurs explicatifs du harcèlement du régime Ouattara contre l’Opposition, plus particulièrement le FPI. 

Le premier facteur est d’ordre historique et idéologique. Des trois (3) partis qui se sont disputé le pouvoir à l’occasion du deuxième tour du scrutin de 2010, le RDR est la formation politique qui, de par les circonstances de sa naissance, est la moins transethnique et qui a le moins intégré les idéaux et valeurs démocratiques à sa vision et son programme d’action. C’est qu’il a malheureusement pour point oméga la fibre ethnique, exploitant les oppositions tribales chaque fois qu’il est à bout d’arguments. On se souvient que M. Alassane Ouattara alors en proie à des problèmes de nationalité et sous mandat d’arrêt international avait fait le rappel des troupes nordistes en déclarant à la grande stupéfaction du PDCI et de l’opinion nationale ceci : « c’est parce que je suis musulman et du Nord qu’on veut m’empêcher d’être candidat à la présidentielle ». La suite est bien connue : en tapant sur la corde sensible de l’ethnie, de la religion et de la région, le président du RDR avait rallié tout le Nord à sa cause et dressé les défenseurs internationaux des droits des minorités ethniques contre le régime PDCI. Voilà comment et sur quelle base le RDR est né. Ce n’est pas le cas du PDCI-RDA encore moins du FPI. En effet, le PDCI-RDA est né du refus de la domination et de l’assujettissement de l’Africain. Le FPI pour sa part est né en s’opposant au système du parti unique, c’est-à-dire en luttant contre les inégalités, toutes les inégalités. Le caractère ethnocentriste du RDR est désormais incontestable dans la mesure où le 25 janvier 2012 à Paris, et répondant à une question du journaliste Vincent Hugueux de L’Express, relative à la promotion des cadres du Nord, sa région d’origine, M. Alassane Dramane Ouattara avoue : « Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S'agissant des hauts cadres de l'armée, j'ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces Nouvelles [FN, ancienne rébellion nordiste], qui voulaient tous les postes. Et j'ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu'au niveau de commandement : le n°1 issu des FN, flanqué d'un n°2 venu de l'ancienne armée régulière. Tous grades confondus, il y a 12 % de Nordistes dans la police, 15 % dans la gendarmerie et 40 % environ dans l'armée... Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher ».

N’ayant donc jamais compté sur la force des idées comme facteur de rassemblement transethnique, le RDR est aujourd’hui incapable d’exercer un pouvoir d’Etat qui fonctionne sur la base de règles et principes sans rapport avec l’ethnie et la religion. Le terrain de la lutte institutionnelle n’est pas le sien. C’est pourquoi celui qui l’oblige à s’y aventurer devient son pire ennemi. Le FPI est le pire ennemi du RDR parce que le terrain de prédilection de Laurent Gbagbo est l’arène politique qui exclut la violence physique.

Lorsque le FPI déclare qu’il va revenir au pouvoir bientôt, ce n’est donc pas par la force des armes comme le font les rébellions africaines, mais par sa propre capacité politique qui n’est pas à confondre avec une certaine capacité de nuisance qui est le propre des partis politiques moins nantis, c’est-à-dire handicapés par les considérations « ethnicistes » et/ou régionalistes. En tout cas, si les conditions institutionnelles de nouvelles élections sont réunies, autrement dit, si le gouvernement prévoit aujourd’hui des élections sans les compagnies dozo, sans une CEI monocolore, sans un découpage scandaleusement favorable au Nord, le FPI est sûr de battre le RDR à plate couture. Essayons et on verra ! Mais le RDR ne prendra jamais ce "risque", convaincu qu’en dehors de la violence, il n’est plus rien. Exactement comme le poisson hors de l’eau. Mais pourquoi, nous FPI, nous sommes si sereins. Parce qu’en vérité, comme disent les Galiets"y a rien en face".

C’est parce que le modèle totalitaire qui nous est imposé depuis le 11 avril, ne convient pas à notre contexte en ce début de 21ème siècle, que les soutiens extérieurs du pouvoir actuel sont en train d’ouvrir les yeux pour voir de plus près les tendances de ce régime. Je dirais plutôt pour constater les contre-performances paradoxales de l’Etat-RDR. Je dirais qu’il y a même eu un malentendu entre ces soutiens extérieurs et leur poulain. J’entends par là le fait que pour M. Alassane Ouattara (qui est précédé d’une réputation surfaite de grand technocrate), le développement, c’est la croissance à deux (2) chiffres. C’est pourquoi il pense que d’ici 2020, la Côte d’Ivoire deviendra un pays émergent. Pour que cela soit, la Côte d’Ivoire vient d’obtenir le PPTE. Or, le développement, selon la nouvelle perspective qu’en indiquent les Institutions internationales, est une totalité dialectique qui repose sur quatre (4) piliers porteurs : le pilier économique ; le pilier politique, donc l’enracinement de la démocratie ; le pilier social et le pilier culturel ou intellectuel. Alors que l’émergence selon les décideurs internationaux passe par ces variables, M. Alassane Ouattara estime, quant à lui, qu’il peut réaliser l’émergence en ignorant les trois autres dimensions incontournables. Vu le risque énorme qu’il prenait en faisant fi des exigences de la démocratie et de l’émergence économique, les amis d’Alassane Ouattara ont prodigué des sages conseils au cours des quinze derniers mois. En voici quelques uns :

Dans le domaine de la sécurité

- «Organiser à compter du début du mois de septembre 2011, le retrait des Forces Nouvelles d’Abidjan».

- « Appeler à nouveau au retour des militaires qui sont encore en exil avec des garanties de sécurité et de respect de leurs droits, y compris la présomption d’innocence ».

- « Respecter à la lettre les dispositions de l’Accord politique de Ouagadougou (APO), notamment en ce qui concerne le nombre d’éléments de l’ex-rébellion qui doivent rejoindre les nouvelles forces de défense et de sécurité » ;

- « Mettre en place une procédure de sélection individuelle des militaires, policiers et gendarmes candidats à la future armée réunifiée afin d’en exclure les éléments impliqués dans les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».

Dans le domaine de la réconciliation et de la justice

- « Demander au Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) d’élargir le champ d’investigation d’une enquête éventuelle pour crime de guerre et crime contre l’humanité commis depuis septembre 2002 ».

- « Ne pas se servir des procédures judiciaires pour démanteler le Front Populaire Ivoirien (FPI) ».

- « Veiller à ce que des enquêtes soient ouvertes sur les éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) soupçonnés de crimes graves, notamment ceux dont les noms figurent dans l’annexe confidentielle du rapport de la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies sur la Côte d’Ivoire ».

Dans le domaine politique

- « Résister à la tentation d’affaiblir encore davantage le parti de l’ancien Président Gbagbo (…) et créer les conditions de sérénité indispensable pour leur permettre de se préparer pour les élections législatives » ;

- « Organiser les législatives avant la fin de l’année 2011 sur la base d’un accord conclu entre les partis politiques sur les modalités de ces élections, notamment sur la composition de la Commission Electorale Indépendante (CEI), le fichier électoral et le rôle des Nations Unies ».

Dans le domaine socio-économique

- « Apporter un soutien urgent aux personnes déplacées, notamment celles qui le sont dans l’Ouest du pays ; constituer à cette fin un fonds pour l’aide au retour afin d’éviter la fixation durable de ces populations victimes des violences postélectorales dans des camps de déplacés et de faire le lit de nouveaux conflits fonciers dans cette région ».

- «Faire coïncider à chaque fois que cela est possible, les choix économiques avec les choix politiques en faveur de la réconciliation pendant l’actuelle phase de stabilisation».

- « Démanteler les mécanismes de contrôle économique dans la zone CNO [Centre Nord Ouest] (…)».

Ces conseils, M. Ouattara ne veut pas en entendre parler. Mais il est prêt à exhiber le FPI, le bouc-émissaire facile qui lui permet de justifier l’échec prévisible de son régime. 


Conclusion

Le climat d’insécurité et de terreur installé en Côte d’Ivoire depuis le renversement de Laurent Gbagbo, et qui sert de béquille au régime Ouattara, connaît un regain d’intensité suite aux attaques des commissariats de police et des camps militaires dans le District d’Abidjan et la région des Lagunes en général, survenues depuis le 4 août 2012.

Les agressions subies le samedi 18 août par le FPI et qui se sont soldées par l’enlèvement de quatre (4) de ces militants dont le Dr Douati Alphonse, sont le fait du gouvernement engageant des mesures de représailles contre un parti faussement accusé depuis fort longtemps d’être à la base des déboires et atermoiements  d’un régime qui veut une Côte d’Ivoire nouvelle sans passer par les conditions prescrites aussi bien par la science politique que par la communauté internationale. Les accusations portées tous azimuts qui appellent des mesures de représailles contre le FPI sont un raccourci facile que l’Etat-RDR doit éviter. C’est pourquoi le FPI en appelle au sens de l’équité, de la justice et de la paix de toutes les forces diplomatiques et politiques, afin qu’elles arrêtent la machine de répression dirigée contre le Peuple Ivoirien, notamment les pro-Gbagbo perçus et traités comme les pires ennemis d’un régime qui fait davantage preuve de sa capacité de nuisance, et surtout de son incompétence politique.

Déférés devant le tribunal d’Abidjan, le camarade Douati et les autres ont été inculpés, placés sous mandat de dépôt et conduits, hier en fin d’après midi, à la Maison d’Arrêt et deCorrection d’Abidjan.

Mesdames, Messieurs, les journalistes, le FPI, au regard de ce qui précède :

1- Exige la libération immédiate et sans conditions de son Secrétaire Général Adjoint Douati Alphonse, et de ses militantes et militants enlevés depuis au moins un (1) mois et dont il est sans nouvelles ;

2- Invite le gouvernement à arrêter la vague de violences qui est servie aux populations  en ouvrant des discussions franches avec l’opposition en général et le FPI en particulier, afin de reconstruire la Côte d’Ivoire sur des bases légales et durables.

Je vous remercie.


Fait à Abidjan, le 22 août 2012


Le Secrétaire Général & Porte-parole

Akoun Laurent


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

mardi, 07 août 2012

COMMUNIQUE DU FPI SUITE AUX ACCUSATIONS DU MINISTRE HAMED BAKAYOKO

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Le Front Populaire Ivoirien condamne avec la dernière énergie les attaques meurtrières qui ont eu pour cibles des camps militaires.

Le Front Populaire Ivoirien réitère son attachement à la transition pacifique à la démocratie et ne peut que regretter l'effusion de sang consécutive aux attaques susmentionnées.

Le Front Populaire Ivoirien préconise l'ouverture d'enquêtes impartiales permettant de situer les responsabilités quant à ces attaques.

Le Front Populaire Ivoirien s'insurge devant les accusations infondées formulées par le Ministre de l'intérieur, Hamed Bakayoko qui a imputé, sur les ondes d'une radio (RFI, Ndlr), ces attaques meurtrières au FPI et à de prétendus "miliciens pro-Gbagbo" (venus du Ghana, Ndlr).

C'est le lieu de rappeler au pouvoir d'Abidjan, que son partenaire au sein du RHDP à savoir le PDCI d'Henri Konan Bédié a annoncé ces dernières semaines dans sa presse (le Nouveau Réveil) qu'une attaque se préparerait et viserait la ville d'Abengourou. Par ailleurs, toujours ces dernières semaines, le député PDCI Konan Kouadio Bertin alias KKB, s'est montré extrêmement virulent à l'égard des tenants du pouvoir. Le Front Populaire Ivoirien invite en conséquence le Ministre de l'intérieur à bien regarder dans son entourage politique proche à qui pourrait profiter de telles attaques.

Par ailleurs, le Front Populaire Ivoirien attire l'attention du ministre sur le suivi d'heure en heure de ces attaques et les commentaires quasi-instantanés du Président de l'Assemblée Nationale qui s'en sont suivis.

Le Front Populaire Ivoirien réaffirme son attachement à la légalité constitutionnelle et aux méthodes démocratiques dans l'exercice de la fonction politique. Il ne se reconnait absolument pas dans les allégations fallacieuses d'Hamed Bakayoko qui se grandirait à laisser les services d'enquête faire leurs investigations avant de tirer quelque conclusion expéditive.


Source: ACC-COTE D'IVOIRE

lundi, 26 mars 2012

DEFAITE DE WADE A LA PRESIDENTIELLE - LAURENT AKOUN, SG DU FPI: «WADE FINIT DANS LA POUBELLE DE L'HISTOIRE»



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Macky Sall, le nouveau président sénégalais

 

« Ce serait trop facile de dire que M. Abdoulaye Wade est un démocrate, après avoir tripatouillé la constitution sénégalaise. C’est simplement parce que les Sénégalais sont conséquents et cohérents qu’ils n’ont pas laissé l’imposture prospérer.

M. Wade pour toutes ses turpitudes, n’avait pas besoin de ça. Il n’est pas du tout un démocrate.

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Abdoulaye Wade

Ce qu’il faut surtout saluer, c’est la maturité du peuple sénégalais et espérer que cette alternance au forceps permette d’envisager des lendemains moins mauvais pour les populations sénégalaises et les populations amies du Sénégal. Il ne faut nullement y voir une sagesse de M. Wade. Et ce n’est pas après coups et remous qu’on peut parler de sagesse chez ce monsieur. Chacun devrait analyser, la sous-région voudrais-je dire, ces données-là pour montrer que dans le faux et l’imposture, des gens se sont maintenus au pouvoir.

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Le nouveau couple présidentiel sénégalais

Mais, il faut surtout saluer la maturité du peuple sénégalais et lui rendre hommage. Pour n’avoir pas permis aux imposteurs et à tous ceux qui se disent aujourd’hui des faiseurs de ci ou de çà, de continuer de nous manipuler à distance. C’est la victoire du peuple sénégalais et c’est le plus important. M. Wade a choisi de finir ainsi dans la poubelle de l’histoire ».


Propos recueillis par Frank Toti.

 

In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 476 du lundi 26 mars 2012.

jeudi, 08 mars 2012

FORMATION D'UN NOUVEAU GOUVERNEMENT: LE FPI N'EST PAS INTERESSE

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C'est une réponse qui coupe court au débat. Le ministre Michel Amani N'Guessan que nous avons joint hier au téléphone pour avoir des précisions sur la position  du FPI relative à une probable entrée dans le tout prochain gouvernement, s'est dit surpris par cette information.

Qualifiant de manipulation la nouvelle de l'entrée de son parti dans un gouvernement sous le régime de Ouattara. « Non seulement le FPI n'a jamais été contacté pour faire partie d'un quelconque gouvernement, mais il  n'est pas demandeur. D'ailleurs, qui vous dit que notre parti est intéressé par cette histoire de gouvernement ? », s'est-il interrogé avant de relever que le problème du FPI se trouve ailleurs.

Le souci majeur du FPI en ce moment est la condition à laquelle le FPI  affirme lui tenir principalement à cœur est la libération sans condition de Laurent Gbagbo et de tous ceux qui sont actuellement détenus dans les geôles du Nord pour leur accointance avec  Laurent Gbagbo. Pour rappel, le FPI avait  condamné l'attitude du gouvernement qui, malgré la pertinence des questions qu'il avait soulevées lors des premières discussions entre les deux parties, avait refusé d'entendre raison. « Il ne faut pas fuir le dialogue républicain qui, à notre sens, permettra d'examiner entre autres, les difficultés du pays relatives à la sécurité  à la réconciliation dont l'une des conditions reste la libération de Laurent Gbagbo et de tous ses proches illégalement détenus».

Pour Laurent Akoun, la position du FPI n'a pas bougé d'un iota parce que le pouvoir n'a pas apporté un début de solution aux problèmes qu'il avait  posée au Chef de l'Etat. « Nous prendrons part aux activités gouvernementales si les difficultés évoquées à l'intention du pouvoir sont un tant soit peu résolues. Tant que les conditions d'une sécurité auxquelles nous joignons d'ailleurs d'autres conditions indispensables à la reconstruction post-crise, ne sont pas réunies, il n'est pas question de faire légitimer ce régime ». Et Laurent Akoun de conclure que son parti a engagé des négociations avec le pouvoir. « Nous avons engagé des négociations avec le gouvernement et notre décision dépendra de l'issue de ces nouvelles discussions républicaines ».



Simplice Zahui, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 164 du jeudi 8 mars 2012.

mardi, 13 décembre 2011

LE FPI ANNONCE ENVIRON 14,33% DE TAUX DE PARTICIPATION - LAURENT AKOUN (SG): «NOUS ALLONS CONTESTER TOUS LES CHIFFRES»

 

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Le Front populaire ivoirien (FPI) a dit sa part de vérité hier lundi 12 décembre 2011, lors d'une conférence de presse au siège du Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), sur la polémique autour du taux de participation des électeurs aux législatives. Le secrétaire général par intérim du FPI, Laurent Akoun, a annoncé un taux de participation de 14,33 %. « Lorsqu'un nouveau président est oint par le peuple, les législatives le confirment par un fort taux de participation. Les élections qui viennent de se tenir ne sont donc pas banales. C'est le second clignotant significatif d'une Côte d'Ivoire réconciliée avec elle-même. Le taux de participation et la légitimité du président de la République étaient en jeu », a-t-il expliqué, qualifiant ce scrutin « d'escroquerie politique ». Pour lui, ce « très faible taux de participation » indique que les Ivoiriens ont « respecté avec rigueur » le mot d'ordre de l'opposition.

M. Akoun a donné des chiffres relatifs aux élections présidentielles, législatives et départementales de 2000 à 2011. A l'entendre, en 2000, la présidentielle avait enregistré 37,4 %, les législatives 33,1 %. En 2002, pour les départementales, l'on avait 28,01 %. Mais en 2010, le taux pour la présidentielle était de 81,1 % et 14,33 % pour les législatives. « Ce qu'ils veulent refuser, c'est ce que le peuple de Côte d'Ivoire leur dit : ce parlement est illégitime. Il faut reprendre les élections. On tarde à donner les résultats parce qu'on veut nommer des députés », a-t-il martelé. Avant de demander entre autres, la libération de tous les cadres de LMP en prison, l'abandon de toutes les procédures judiciaires engagées contre les partisans de Laurent Gbagbo. Selon lui, les mécontents dans les rangs d'Alassane Ouattara se sont exprimés en boycottant le scrutin ; enfin, que le peuple ivoirien « rejette sa gouvernance ». M. Akoun a affirmé que le FPI attend que le pouvoir reprenne langue avec lui parce que selon lui, « le dialogue, on l'a volontairement interrompu pour les interpeller. Ils ont poussé le bouchon un peu trop loin », a-t-il assené.


Hervé Kpodion


Source: L'INTER