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mardi, 19 octobre 2010

MA PREMIERE IMPRESSION A MI-PARCOURS DE LA CAMPAGNE ELECTORALE PRESIDENTIELLE

 

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Depuis bientôt une semaine, la Côte d'Ivoire vit au rythme de la campagne électorale présidentielle. A travers des projets de société et des programmes de gouvernement aussi novateurs et audacieux les uns que les autres, les candidats au scrutin du 31 octobre 2010 rivalisent d'ardeur, d'idées et d'arguments pour rafler le plus de suffrage des ivoiriens.

A l'analyse et au regard des premières sorties de tous les postulants au fauteuil présidentiel ivoirien, nous nous sommes sentis fier de notre peuple. Tant les idées sont pertinentes et les solutions proposées remarquables. A un premier niveau d'appréciation, nous pensons que tous les candidats semblent bien savoir ce qu'ils veulent pour leur pays et nous nous en félicitons, après avoir écouté dame Lohouès Oble, Félix Akoto Yao, Gnamien Konan, Pascal Tagoua, Tohou Henri, Dolo Adama, Francis Wodié, Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et j'en passe. Ils ont été tout simplement brillants et donnent quelquefois envie de changer de candidat... Bref !

La seule fausse note à ce niveau est l'entrée on ne peut plus maladroite du PDCI-RDA, à travers l'adresse de son candidat, le Président Aimé Henri Konan BEDIE qui, le samedi 16 octobre sur les antennes de la RTI, plutôt que de s'atteler à dérouler son programme de gouvernement et son projet de société comme les autres, s'est englué dans l'entreprise stérile de s'attaquer à la Refondation et à faire un appel à témoignages aux ivoiriens pour recueillir des faits et récits dévoilant ou soulignant la précarité de leur vie, depuis l'arrivée des Refondateurs ( ?).

Que la Refondation soit condamnable pour ses manquements, tous les ivoiriens le savent déjà ; mais si nous voulons être justes et équitables dans notre jugement, il nous faut lui accorder au moins le bénéfice de l'indulgence (ce qui est d'ailleurs déjà fait), en raison de la guerre qui lui a été injustement faite. Jusqu'à preuve du contraire, aucun leader politique ivoirien, en dehors du Président GBAGBO, n'a eu à gérer la Côte d'Ivoire en état de guerre. En d'autres temps et dans d'autres circonstances (notamment avant la campagne électorale), une telle initiative aurait été compréhensible. Mais le faire maintenant, en pleine campagne présidentielle, c'est desservir gravement le PDCI-RDA. Puisque donnant la preuve qu'Henri Konan BEDIE est un leader à la rancune tenace, incapable d'élévation, et qu'il faudrait craindre comme la peste qu'une fois élu président, le « châtieur » s'engage dans une périlleuse chasse aux sorcières qui replonge la Côte d'Ivoire dans la violence. Soit dit en passant, ce n'est pas Laurent GBAGBO qui l'a éjecté du pouvoir en 1999. Cela, il ne doit pas au moins l'oublier et éviter de faire des amalgames.

Henri Konan BEDIE aurait pu valablement soigner son image en exposant magistralement son projet de société pour la Côte d'Ivoire, qui du reste, n'est pas le moins brillant des projets de société actuellement en promotion, loin s'en faut. Mais que nenni ! Il a fallu qu'il s'affiche sur ce tableau dégradant. Dommage pour le seul mentor capable d'égaler le candidat Laurent GBAGBO ! On ne peut obliger personne à être grand. Etre grand est un état d'esprit, une nature. Ainsi est faite la vie !

Nonobstant la qualité des programmes de gouvernement et des projets de société de nos candidats à l'élection présidentielle, il y a une cause qui transcende toutes les autres : la libération et l'affranchissement politique, économique et monétaire de la Côte d'Ivoire du joug impérialiste de la France. Sans ce préalable, tout développement et toute émergence véritables de notre pays, ainsi que toute lutte efficace contre la pauvreté, seraient une vue de l'esprit, un leurre. Et jusqu'à preuve du contraire, le seul leader politique ivoirien qui a déjà prouvé qu'il peut être le fer de lance de cette lutte, c'est le candidat GBAGBO. Et il a payé cash cette outrecuidance. Il ne faut pas se contenter de gérer les effets (ce que se propose de faire tous les autres candidats), il faut attaquer les causes, les racines profondes, historiques et subliminales.

La Côte d'Ivoire doit, une fois pour toutes, se donner les moyens de sortir du sous-développement. Comme la Corée du Sud, comme l'Inde, comme le Brésil, comme la Chine. Il faut une haute vision pour son peuple pour s'assigner un tel objectif. Seuls les grands hommes, les visionnaires, sont capables d'en avoir. Et Laurent GBAGBO en est un. A bon entendeur... Salut, la compagnie !


DINDE Fernand AGBO