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mardi, 27 septembre 2011

«LES MILLE COLLINES» DE DIE KACOU

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Le lundi (19 septembre 2011) dernier, le quotidien « Le Jour Plus » a accordé une interview à Eugène Dié Kacou pour faire le point sur la liberté de la presse en Côte d'Ivoire post-crise. Nous nous attendions  à ce qu'il ne noircisse pas le tableau pour faire plaisir à celui qui l'a ramené de l'abîme. Nous étions seulement loin de penser que ce devrait être au prix du mensonge, du manque de responsabilité et de la laideur d'une mentalité discriminante.

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Eugène Dié a pu dire que sous le régime de Gbagbo on lui reprochait de sanctionner les journaux  proches du régime. Oui c'est un argument et pourquoi ne faisait-il que cela. Seulement c'est un mensonge. C'est regrettable qu'à son âge la mémoire de la reconnaissance et celle des événements soit si mince. C'est Laurent Gbagbo qui a ramené le retraité Dié Kacou en fonction au CNP pour lui éviter de broyer du noir pendant  une retraite de misère. Et la vérité, c'est qu'il a été  obligé de démissionner parce qu'il refusait de faire le travail pour lequel il était grassement  payé. Comme  il l'avoue lui-même il ne voulait sanctionner que les journaux qui défendent son bienfaiteur. A l'évidence son mensonge est doublé de la laideur de l'ingratitude.

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Dans la même interview Dié Kacou dit que la situation de la liberté de la presse s'est améliorée  grâce à ses sanctions. Passe les manquements à la déontologie qu'il  sanctionne arbitrairement, Eugène Dié Kacou peut il nous dire, pour parler d'amélioration, combien de journalistes en prison a-t-il comptés sous le régime de Laurent Gbagbo. Qu'il veuille être irresponsable face à la détention des Hermann Aboua, Armand Bohui, Gnahoua Zibrabi, Germain Deguezé, Serge Bogué, Franck Anderson Kouassi... passe encore, mais c'est malsain de ne pas faire semblant d'être conscient de la violation des lois ivoiriennes par le pouvoir public actuel. Pour justifier cette irresponsabilité, Dié Kacou va jusqu'à justifier l'assassinat de Sylvain Gagneto. Il pense qu'il était  journaliste à 20%. Alors suffit-il  d'être militant à 80% pour mériter d'être assassiné sous les yeux d'Eugène Dié Kacou? On n'est pas surpris de la mentalité de ceux qui nous dirigent. Il faut seulement s'armer contre cet esprit des radios mille collines.


Joseph MARAT, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 69 du mercredi 21 septembre 2011.

dimanche, 25 septembre 2011

OU ETAIENT LE CNP ET EUGENE KACOU QUAND LES JOURNAUX DU RHDP ONT PONDU CES BRULOTS?



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Voici quelques Unes des journaux de la coalition anti-Gbagbo. Ils se permettaient d'écrire toutes les vacheries possibles et imaginables. Au nom de la liberté de la presse, le président Laurent Gbagbo n'a jamais porté plainte contre eux. Le CNP (Conseil National de la Presse), qui est l'organe de régulation de la presse écrite, était étrangement silencieux devant ces dérives. Aujourd'hui, son président Eugène Kacou retrouve subitement la voix, menace et suspend à tour de bras les journaux libres (Notre Voie et Aujourd'hui) qui disent qu'Alassane Ouattara est un putschiste et qu'il a été installé au pouvoir suite à un coup d'Etat sanglant de la France contre le Président ivoirien Laurent Gbagbo. Ces faits sont ceux de notre histoire récente. Peut-on les falsifier sans être accusé de manipulation et de révisionnisme? Le relever, en outre, est-il un crime de lèse-majesté dans la nouvelle République de Côte d'Ivoire?

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Ce faisant, le constat est évident pour nous, et d'ailleurs, pour tous les Ivoiriens lucides et objectifs: il y a manifestement deux poids et deux mesures. Le CNP est-il désormais aux ordres de Ouattara pour réduire au silence la presse indépendante et celle de l'opposition, instaurer l'ère de l'encensement béat du pouvoir, de la pensée unique et de l'unilatéralisme journalistique? La question reste posée. "Reconnaître Ouattara ou disparaître", telle semble être la nouvelle dévise du CNP. Visiblement, les dictateurs en Côte d'Ivoire ne sont pas forcément du côté où on veut nous obliger à les voir!

Source photos et première partie du premier paragraphe :

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