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samedi, 08 mars 2014

LE MINISTRE ERIC KAHE: A MON AMIE ET A MA MAMAN SIMONE EHIVET GBAGBO

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Si en cette journée du 8 mars, l’humanité a décidé de célébrer la Femme à travers une journée internationale qui lui est dédiée, c’est bien pour nous arrêter un instant sur les inégalités et les injustices faites à nos mères, sœurs, filles, épouses et amies.

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C’est sans doute pour donner à chacun l’occasion de faire son introspection et prendre conscience des souffrances diverses qui leur sont faites au nom d’un ordre social dans lequel le mâle est dominateur, quelle que soit la latitude, quel que soit le fuseau horaire.

À juste titre et pour encourager l’exemple, cette commémoration  se veut aussi la célébration de celles d’entre les femmes qui ont, soit donné l’exemple de la brisure des œillets du regard, soit fait avancer la cause de la Femme. Il en est ainsi de deux Simone : Simone Veil et Simone Ehivet Gbagbo.

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Maintenir cette dernière dans les liens de la détention, après tant d'humiliations affrontées avec dignité, au seul motif qu’elle a osé sortir du rôle que nos sociétés masculinisées veulent réserver aux femmes, est une véritable aberration et un déni de célébration du 8 mars. C’est vouloir une chose et sanctionner ceux qui vous offrent cette chose. Toute femme, qui, pour des considérations politiciennes, ne réclame pas la libération de Simone Gbagbo tout en disant se battre pour les droits des femmes est une illusionniste manipulée qui sert une cause de salon et livre un spectacle pour le plaisir des appareils et des machos.

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Courage à l’amie de combat, à la mère affectueuse, à l’épouse loyale de Laurent Gbagbo, à la Servante dévouée du Seigneur !

 

Le ministre Eric KAHE

Président de l'AIRD, Porte parole du CNRD.

 

Source: AIRD-INFO

mardi, 19 février 2013

LETTRE D'UN AMI AU PRESIDENT GBAGBO


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Monsieur le Président,
 

Il me peine énormément de vous écrire cette lettre, après deux précédents courriers. En choisissant la formule de la lettre ouverte pour la présente adresse, j'ai voulu simplement traduire la similitude de mes sentiments et de ma situation avec ceux de millions d'autres de vos frères et sœurs Ivoiriens, Africains et citoyens du monde.

Pour cette lettre, la tentation a été grande de vous tutoyer, pour être conforme à la nature véritable des relations entre vous, mon aîné, et moi, le cadet que vous appeliez souvent "tête rasée", pour rappeler la similitude entre la prononciation d'un de mes prénoms et celle d'une expression de votre langue maternelle. Mais, comme par le passé, j'ai privilégié la charge à la relation personnelle et j'ai opté pour un "vous" à l'anglaise.

Monsieur le Président, en ce jour solennel de l'audience dite de confirmation des charges du Procureur de la CPI contre vous, tous nos regards sont tournés vers La Haye et nos oreilles tendues vers les instructions que vous donnerez à l'Histoire. Votre "on va aller jusqu'au bout" lors de l'audience de présentation à la CPI en décembre 2011 n'est-il pas devenu le "OVAJAB" de ralliement de la «galaxie patriotique» africaine?

Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts occidentaux. En Côte d'Ivoire et en Afrique aussi, beaucoup d'eau a coulé dans les plaines et forêts, puisque nous ne pouvons nous targuer de disposer en nombre suffisant de telles infrastructures pourtant indispensables à notre développement et pour la mise en place desquelles vous aviez un plan original: le prélèvement d'un maigre pourcentage sur toutes les exportations de matières premières de la CEDEAO pour la constitution d'un Fonds Commun, en vue du financement de nos infrastructures.

Les lignes ont donc bougé et dans un Monde qui se veut juste, cette audience ne devrait qu'être une audience d'infirmation de charges. Même si, dans de nombreuses chapelles, le problème de votre relaxe tient plus de la crédibilité de certaines institutions de gouvernance mondiale que de votre réelle culpabilité au regard du droit international. La crainte de créer un précédent qui remettrait en cause des pratiques serait aussi l'un des enjeux de votre détention. Mais l'Humanité, au nom de laquelle ceux qui vous ont trop tôt condamné vous poursuivent, avec tant de férocité, au motif d'avoir commis des crimes contre Elle, peut-elle laisser se perpétrer un crime pour des crimes dont Elle sait dorénavant que vous n'êtes pas responsable?

Traqués de toutes parts au nom de la stabilisation d'un pouvoir dont tous ont fini par se rendre compte que son plus gros problème relève davantage de sa capacité à se légitimer que de la reconnaissance politique de ses opposants, nous sommes nombreux à ne pas pouvoir vous manifester, par notre présence effective, notre solidarité, comme nous l'aurions tant souhaité. Mais ces poursuites, ces exils intérieurs et extérieurs ne pouvant empêcher nos cœurs de battre, ils battront à l'unisson du vôtre. A l'unisson de ceux de votre admirable équipe de défense qui va au delà du prétoire.

"Kôrô"! Merci d'avoir tenu et encore beaucoup de courage face à une épreuve aussi tragique, injuste que pleine de fierté et d'espérance pour l'avenir des générations futures et qui vous a déjà fait rentrer dans l'Histoire. «Si vous tenez, je tiendrai», auriez-vous confié à l'un des nôtres qui vous a rendu visite. Votre lien avec le peuple est si fort que l'on se demande, qui, du peuple et de vous, aide l'autre à tenir.

Le "piment" d'un combat étant à la mesure des trahisons, des défections et de toutes sortes de surprises auxquelles vous nous avez heureusement bien préparés, nous vous assurons de les gérer avec la force et l'esprit républicains qui vous ont toujours caractérisés. Ceux qui nous disaient manipulés par l'argent, savent désormais que nous ne recevions d'instructions que de nos convictions, ces convictions à la formation desquels nous sommes nombreux à avouer que vous n'êtes certainement pas étranger. Vous aimez aussi ceux qui prennent des initiatives, alors chacun s'est fait votre avocat sans que vous n'ayez rien demandé, et cela partout où il a pu se retrouver dans son exil, contribuant ainsi à diffuser très largement la vérité sur la situation en Côte d’Ivoire.

C'est à l'épreuve des épreuves que je comprends mieux certaines de vos riches et instructives analyses que vous nous serviez à l'occasion parfois du dîner dominical de fin de culte, à la Résidence, notamment concernant votre sérénité face aux situations les plus difficiles, et en réponse à l'étonnement que nous inspirait votre fabuleuse mémoire. C'est pour cela que je reste convaincu que malgré la destruction de documents précieux, votre mémoire forgée aux exigences de la clandestinité qui n'autorisait aucun PV de réunion ni liste de présence, vous aidera à faire triompher la Vérité. Car à la vérité,  comme Nelson Mandela, le premier de vos avocats, c'est d'abord vous-même.

Monsieur le Président et cher Aîné, dans ce combat qui n'est certainement pas le dernier de votre destin exceptionnel, des millions de vos compatriotes, des villes et des hameaux les plus reculés de ce pays dont vous connaissez le moindre mètre carré, sont à vos côtés et ne doutent pas un seul instant de son issue historique.

Avec eux, d'autres millions d'Africains mais aussi d'Européens, d'Américains, d'Asiatiques, etc. Tous ont désormais compris que votre combat est celui de la dignité, le combat contre des systèmes et non contre des peuples ou des nations. C'est pour cette raison qu’alors que vous avez été conduit à La Haye par celui qui divisait fortement les Français, certains de ces Français sont aujourd'hui, de plus en plus nombreux à l'avant-garde du combat pour votre relaxe.

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Lettre d'exil, le 19 février 2013.

Le Ministre Eric Kahé

Président de l'AIRD

vendredi, 27 janvier 2012

DECLARATION DE LA DIRECTION DE L'AIRD SUITE AUX PROPOS DU CHEF DE L'ETAT


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En prélude à sa visite d'état en France, le Chef de l'Etat a accordé diverses interviews à la presse française. Répondant à une question d'un journaliste concernant les nominations à des postes clefs qui font la part belle aux ressortissants du Nord, le président Alassane Ouattara a répondu qu'il "s'agit d'un simple rattrapage" ajoutant que "sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40% de la population, étaient exclues des postes de responsabilité".

La direction de l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), ayant toujours considéré que les compatriotes appelés à des postes de responsabilité l'ont été sur la base de leurs compétences avérées et de l'intérêt du pays, s'étonne de cette déclaration du chef de l'Etat, pourtant garant de la Constitution, de l'unité nationale, de la paix et de la cohésion.


En raison du caractère attentatoire à l'unité nationale d'une telle politique, l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), membre fondateur du Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD), élève une vive protestation contre ces choix de gouvernance qui hypothèquent la réconciliation nationale, la justice sociale et la paix. L'AIRD s'élève également contre la référence excessive à la religion et à l'ethnie qui est un risque d'exacerbation de la fracture sociale.


Au demeurant, l'AIRD ne saurait s'offusquer que des cadres, fussent-ils issus d'une même région, puissent être appelés à des missions de haut niveau parce qu'ils en présentent le meilleur profil, créant ainsi l'émulation à l'excellence, et non sur les considérations d'un rattrapage ethnique ou religieux.


Parce qu'une telle politique est une grave atteinte aux valeurs républicaines et citoyennes dont la non-observation nous a valu une longue crise née de préoccupations ethno-religieuses, ayant entraîné les pires souffrances aux Ivoiriens, la direction de l'AIRD invite le gouvernement à un changement de cap afin que ne soient valorisées que les valeurs de probité, de rigueur et de compétence.


Fait à Abidjan, le 26 Janvier 2012


La Direction de l'Aird.

dimanche, 22 janvier 2012

DECLARATION DE LA DIRECTION DE L'AIRD SUITE AUX EVENEMENTS DE YOPOUGON


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Le 21 janvier 2012, le Front Populaire Ivoirine (FPI), parti politique fondé par le président Laurent Gbagbo, a organisé son meeting de rentrée politique à Yopougon, place FICGAYO. L'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), alliée du FPI au sein du Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD) a naturellement appelé ses cadres, militants et sympathisants à se mobiliser pour participer à ce grand rassemblement pacifique régulièrement autorisé par le Gouvernement.

Malheureusement, cette activité politique banale qui participe de la vie démocratique qui n'a de sens sans la liberté de rassemblement et d'expression, a été violemment agressée et sabotée par des individus présentés comme des militants du RDR, le parti présidé par le chef de l'Etat Alassane Ouattara. Alors même qu'aucun propos ou acte d'atteinte aux valeurs républicaines n'a été tenu ou posé depuis l'annonce de ce meeting ni sur le lieu de l'activité.


Outre les pillages des biens privés, le vol et les destructions des chaises et équipements logistiques de la manifestation, on dénombre des morts et une cinquantaine de blessés dont des cas graves. Plusieurs militants de l'AIRD figurent parmi les victimes de cette barbarie. De sources diplomatiques concordantes et selon certaines organisations de défense de droits de l'Homme, les agresseurs qui seraient des partisans du régime ont lancé par vagues successives des pierres aux manifestants réunis dans la discipline.


La direction de l'AIRD:

- s'incline respectueusement devant les martyrs de la quête démocratique et présente ses vœux de prompt rétablissement aux blessés auprès desquels elle se tient;

- exprime sa préoccupation et sa profonde indignation devant ces actes récurrents de violence et de graves atteintes aux droits humains et à la liberté d'expression contre l'opposition politique en Côte d'Ivoire depuis l'avènement du nouveau régime et qui annihilent les avancées démocratiques, hypothèquent dangereusement la stabilité politique, la paix et la cohésion sociales;

- déplore et condamne cette situation qui traduit la faillite de l'état et la démission de fait du gouvernement qui tolère l'utilisation permanente et inadmissible de la violence tantôt par les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ou leurs supplétifs, tantôt par les partisans du pouvoir ivoirien.

L'AIRD s'insurge contre la violence, l'extrémisme et la politique de haine contre l'opposition plurielle et appelle à la cessation immédiate de ces actes qui desservent l'appel à la réconciliation nationale et l'image du chef de l'Etat, président du RDR, tout en rendant ses engagements, en faveur d'un état de droit, de moins en moins lisibles, affectant ainsi négativement l'image de notre pays. Faute de quoi, le gouvernement devra en tirer l'unique conséquence minimale qui ne peut être que sa démission.



Fait à Abidjan, le 21 janvier 2012


La Direction de l'Aird.


Source: Le blog de l'AIRD

samedi, 17 septembre 2011

DECLARATION DE L'AIRD RELATIVE A LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE

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11 Avril 2011 - 11 septembre 2011. Voilà maintenant cinq mois que des centaines de milliers d'Ivoiriens sont contraints à l'exil. Parmi ces exilés contre leur gré figurent des hommes et des femmes de tous âges et de toutes conditions sociales, de toutes origines ethniques et de toutes confessions religieuses. Pour bon nombre d'entre eux, leur seul tort est soit d'avoir cru en un idéal démocratique, soit d'avoir mis leur foi dans les Institutions dont la Côte d'Ivoire s'est librement dotée. D'autres goûtent aux rigueurs de l'exil du seul fait de leur appartenance ethnique.

Dans leur écrasante majorité, ils ont fait montre, dans les différents pays d'accueil, d'un comportement exemplaire que l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), membre fondateur du CNRD, voudrait saluer. Chacun, par sa conduite, aura été un excellent ambassadeur de la Côte d'Ivoire tout en permettant aux autres peuples de mieux comprendre les crises ivoiriennes. Aussi, la direction et l'ensemble des militants de l'AIRD adressent leurs sincères remerciements et expriment leur profonde gratitude aux gouvernements et aux peuples frères des pays qui leur ont accordé l'hospitalité. Outre le Ghana, le Libéria, le Bénin, le Togo, le Cameroun, le Mali, c'est à l'ensemble des pays africains, y compris ceux du Maghreb et de l'Afrique Australe que s'adressent nos remerciements et la profonde gratitude du peuple ivoirien. Nous associons à ces remerciements nos frères et sœurs de la diaspora pour leurs soutiens multiformes.

A nos frères et sœurs qui souffrent de situations inattendues et brutales, nous voudrions dire notre solidarité, la même que nous éprouvons pour ceux des Ivoiriens restés aux pays et victimes d'exactions. Après les pillages de leurs biens tandis que leurs maisons sont encore occupées par des non ayant-droits, des Ivoiriens sont confrontés aux pires difficultés, dont certains suite à l'opération "pays propre". L'AIRD s'interroge sur la bonne gouvernance d'une telle opération de déguerpissement sans support pédagogique. En effet, des bulldozers et des moyens qui auraient, par exemple, pu être mobilisés à l'aménagement de plates formes agricoles ou de petites unités de production sont employés à démolir des entreprises et à jeter à la rue de nombreuses familles. Or, la conception de tels produits et leur mise à la disposition des jeunes et des femmes vulnérables en quête d'emplois et d'activités génératrices de revenus (AGR) aurait été d'un appui à la réduction de la pauvreté, un des engagements du gouvernement contenu dans le DSRP (Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté) apportant par la même occasion une réponse au crucial problème de l'exode rural. Vu que les maquis et autres établissements installés aux abords des rues de nos grandes villes ne sont qu'une partie visible des effets de l'exode rural, c'est en éliminant les causes de l'exode rural que les abords des rues auraient pu être conséquemment nettoyés de toutes ces baraques, sans user de la force et sans exposer inutilement d'autres ivoiriens à la précarité. C'est pour cela que l'AIRD est solidaire des souffrances des nombreux Ivoiriens et Ivoiriennes victimes de cette opération qui aurait pu s'appuyer sur un autre agencement.

Par ailleurs, un mois après l'appel du président Alassane Dramane Ouattara au retour des exilés, l'AIRD fait le constat qu'aucune mesure concrète n'est venue accompagner cet appel. Il apparaît même qu'un sentiment de rejet réciproque se développe entre les Ivoiriens, et la direction de l'AIRD ne manque pas de marquer sa surprise devant un tel désastre pour un peuple qui a, pendant longtemps, affiché au monde entier, sa fraternité, désormais illusoire. Les propos et discours de certains leaders politiques proches du pouvoir sont toujours trahis par un esprit de haine et de caporalisation de l'opposition, esprit abusivement qualifié de vengeance, tant il est vrai que les raisons d'une telle vengeance ne sont objectivement pas fondées. Les institutions chargées de certaines enquêtes et de pans entiers de la réconciliation apparaissent plombées à la fois par leurs attributions, leur positionnement juridique et leur composition qui appellent bien des réserves. Des circonscriptions administratives entières, des quartiers et des villages continuent d'être sous le joug de supplétifs illégalement et lourdement armés.

C'est dans un tel climat que s'annoncent des élections législatives prévues avant la fin de l'année. Notant que l'élection présidentielle qui devait nous apporter la paix et la réconciliation nous a servi le tableau le plus sombre de l'histoire de la Côte d'Ivoire, l'AIRD en appelle, dans l'urgence, au nécessaire et préalable dialogue politique, seul gage d'élections justes et démocratiques et de réconciliation vraie en vue d'une paix durable pour un développement harmonieux de la Côte d'Ivoire et de toute la sous-région. Un tel dialogue qui ne pourra avoir de sens sans la libération des personnalités détenues devra déboucher sur les conditions consensuelles de l'exercice de la démocratie dans notre pays, sans diktat ni mépris, en abordant de façon responsable les questions de la sécurité, de la transparence, de la liberté, du retour des exilés et de l'Etat de droit, de l'indépendance de la Commission Electorale Indépendante (CEI), de la stabilité politique, etc.

Enfin, l'AIRD lance un appel pressant à l'ensemble des Ivoiriens et des acteurs politiques afin que pour une fois, et en raison de la gravité de la situation que vit notre pays et que ne saurait durablement cacher la force d'une communication politique, l'intérêt de la Côte d'Ivoire puisse primer dans toutes les initiatives, actions et réflexions qui seront les leurs, car il est illusoire de prétendre aimer son pays en riant des malheurs de la moitié de sa population ou en surfant sur des clichés régionalistes. La Côte d'Ivoire et ses élites n'ont pas d'autre choix que celui du courage politique.

 

Fait le 12 Septembre 2011.


Pour l'AIRD, le  Ministre Eric KAHE, Président

vendredi, 19 août 2011

MANIFESTE DE L'ALLIANCE IVOIRIENNE POUR LA REPUBLIQUE ET LA DEMOCRATIE (AIRD)


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Un parti créé en 2006 mais dont le manisfeste est plus que jamais d'actualité!


Conscients de la mansuétude de Dieu à l'endroit des peuples de Côte d'Ivoire dans leur diversité ethnique, culturelle et religieuse, source d'enrichissement, nous croyons en l'unicité et en la grandeur de la nation ivoirienne, démocratique, libre, fraternelle et prospère.

Victimes et témoins des meurtrissures et des pires souffrances endurées par les peuples et les populations de Côte d'Ivoire suite à la guerre, nous sommes résolument déterminés à préserver les générations futures des affres engendrées par tout conflit, notamment armé qui nous déshumanise et retarde le développement de notre pays.

A l'AIRD, nous privilégions dans notre vécu quotidien le respect de la dignité humaine, la paix, la justice, la liberté, la solidarité, la tolérance, la démocratie, la bonne gouvernance, l'intégration régionale, la coopération internationale et l'épanouissement des femmes, des jeunes, des personnes âgées ou vulnérables.

Avec la création de ce parti politique affranchi des pesanteurs sectaires et regroupant ainsi des hommes et des femmes de toutes conditions et origines, ayant en partage la promotion de la démocratie et des valeurs républicaines et citoyennes, nous n'agirons que par conviction et dans l'esprit de la primauté de la nation ivoirienne sur les intérêts individuels ou partisans.

Nous ferons partager ces diverses valeurs, auxquelles nous sommes profondément attachés et que nous défendrons avec détermination, à tous nos concitoyens.

La conquête du pouvoir d'Etat par la voie exclusive des urnes, la création de richesses par tous et au profit de chacun et la bonne gouvernance dans la modération et la concertation selon la vision d'une nouvelle dynamique de prospérité et de progrès social dans tous les secteurs d'activités, doivent contribuer au développement harmonieux et durable d'une Côte d'Ivoire respectée de tous ses partenaires.

Notre credo demeurera toujours en l'idée force que rien ne mérite d'être acquis au prix du sang. Tout peut s'obtenir par le travail acharné, le dialogue constant dans un esprit d'ouverture et d'écoute, le respect de la différence dans la cohésion.

Au nom de notre jeunesse qui a plus que jamais besoin de repères et de nouvelles espérances, qui ne soient pas seulement virtuelles, pour relever les nombreux défis et à qui nous devons laisser plus que nous n'avons reçu de nos pères, nous contribuerons à permettre à la Côte d'Ivoire de prendre part à la révolution technologique en vue de son insertion dans le concert des nations tout en restant enracinée dans les valeurs africaines.

Nous en appelons à la conscience nationale de tous les Ivoiriens pour que dans un élan patriotique de solidarité, de pardon et de réconciliation dans la vérité, nous assumions avec dignité et courage notre histoire.

Parti d'ouverture à équidistance de tous les extrêmes, l'AIRD est un espace convivial et fraternel de liberté d'expression, notamment à travers des débats disciplinés dans le dépassement de notre ego, le respect de nos différences, de nos idées et dans la tolérance puisée dans les vertus de nos traditions.

Nos compromis seront obtenus sans compromission et avec la recherche permanente, dans l'humilité, du consensus soutenu par les principes démocratiques.

L'AIRD réaffirme sa foi en une Côte d'Ivoire une et indivisible dans laquelle se perpétuent, au fil des générations, les traditions d'amour, de fraternité, d'hospitalité, de cohésion sociale et de paix.

L'AIRD, notre édifice commun, se présente comme le réceptacle de toutes les forces vives mues par ces idéaux.

Ensemble, avec un mental nouveau et conquérant, semons avec l'AIRD les graines d'une république démocratique dont le respect des valeurs et principes nous fera cueillir les fruits de la dignité, de la liberté et de l'indépendance dans un état de droit.


Le Ministre Eric KAHE

 

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ERIC KAHE: DU «VIVRE ENSEMBLE» AU «VIVRE EN CENDRE»


Le ministre Eric Kahé,
Président de l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIDR), le 5 août 2011.


7 août 1960, 7 août 2011. 50+1 ans d'indépendance. En ce premier anniversaire de notre marche vers le deuxième cinquantenaire de notre accession à la souveraineté nationale et internationale, que de signaux inquiétants!


Alors que ne devraient résonner dans nos cœurs que le solennel souvenir de la voix du président Félix Houphouët-Boigny (FHB) et scintiller dans nos yeux l'image historique de la proclamation d'indépendance du haut du perchoir de notre Assemblée nationale!

Ironie du sort, cette Assemblée nationale est sur pause. Ce jour qui aurait dû être celui de notre rassemblement et de l'unité de la Nation autour du drapeau est terni par une chape de froid humain alimenté par un air de suspicion et de délation qui n'épargne personne et contraint certains Ivoiriens à l'exil. Pour ne rien arranger, le dernier rapport d'Amnesty International sur la poursuite des tueries brise bien des cœurs et nous interpelle sur le devenir de notre pays, le devenir de la Nation en construction. L'incertitude et le doute habitent bien des Ivoiriens.

Pour beaucoup, le "vivre ensemble" qui aurait dû être un hymne au rassemblement et à l'union des filles et fils de ce pays est en passe de devenir un "vivre en cendres", au vu du nombre de villages et de quartiers de certaines villes en cendres.

Au chapitre des relations internationales, tout le monde s'accorde pour dire que les Etats n'agissent que dans le sens de leurs intérêts. A l'instar des Etats, les Ivoiriens ne peuvent-ils se donner les ressorts du sursaut?

Si la fille aînée de l'Eglise Catholique a pu se laisser accuser, sous un régime socialiste, de soutenir le génocide hutu, est-ce nos quelques milliers de morts qui vont l'émouvoir au point d'en appeler au nécessaire dialogue politique en Côte d'Ivoire? Quelle que soit la réponse à cette question, nous devons nous convaincre que nous sommes désormais seuls face à notre destin. Il sera ce que nous voudrions qu'il soit.

Nous pouvons et devons transformer nos relations qui sont hélas actuellement de sang et de cendres. Les premières responsabilités incombent aux leaders politiques et le président Laurent Gbagbo a déjà proposé son approche en indiquant que la dimension militaire étant terminée, nous devons aller aux discussions politiques. Cette initiative relève désormais de la volonté de celles et ceux qui sont au pouvoir, sous l'encadrement éventuel de l'Onu.

Certes, la tentation sera grande pour les partisans du nouveau régime de prôner la ligne de la fermeté. Il leur sera aussi loisible de feindre de ne pas voir les crimes et autres exactions de tous genres dans la conquête d'Abidjan, de l'Ouest, etc. Il y a aussi l'option des emprisonnements tous azimuts de tous ceux qui ont été associés d'une manière ou d'une autre à l'exercice du pouvoir postélectoral, en attendant sans doute une des 4 prochaines fêtes nationales pour un geste de grâce.

Dans ces différentes postures, se trouve le plus grand danger de notre avenir qui s'exposerait alors à une poudrière généralisée. Une poudrière avec ses ramifications devant chaque porte. Tout leader qui manque de courage politique ne peut rentrer dans l'Histoire. Jamais les portes de l'Histoire n'ont été aussi grandement ouvertes à chaque Ivoirien et plus singulièrement aux tenants du pouvoir, mais aussi à chaque Ivoirien.

S'il est de bonne guerre pour les pouvoirs de minimiser ou feindre d'ignorer les risques de déflagration future, il nous appartient, société civile et opposition républicaine, de donner l'alerte. Chacun avec sa sensibilité, sans jamais s'écarter de l'essentiel qui est de sauver la Côte d'Ivoire. Telle est la mission de l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) qui n'oublie pas la nécessaire libération de ceux qui sont emprisonnés pour avoir, de bonne foi, respecté un arrêt du Conseil Constitutionnel sans la caution duquel les nouvelles autorités, elles-mêmes, n'auraient eu de base légale. Cette libération devient une exigence morale et politique qui ne porte nullement atteinte au besoin de justice. En effet, bon nombre de ceux qui sont détenus aujourd'hui ont agi dans le cadre d'un arrêt de justice, les décisions du Conseil Constitutionnel, qui s'imposent à tous.

Dès lors que toute la classe politique est finalement d'accord sur la nécessité démocratique d'un "parlement critique", il faudra aussi que cette exigence soit connue et acceptée des auteurs des exactions dénoncées par les organisations de défense des droits de l'homme, lesquels auteurs semblent ne pas pouvoir s'accommoder du droit à la différence et qui tuent pour le port d'un T-shirt d'un adversaire politique.

Un pays dont les populations, notamment les leaders politiques, les cadres et même les artistes sont en exil ne peut rassurer ni investisseurs, ni touristes. Le dire c'est aimer son pays. Un pays dans lequel des citoyens rient des malheurs d'autres citoyens, n'est pas une Nation. La Côte d'Ivoire a sans doute besoin d'argent. Mais elle a plus que besoin de paix et d'être une Nation. Nous devons briser nos chaînes du tribalisme. Cela commence par nous reconnaître tribalistes. C'est le sachant que les autres l'utilisent pour nous diviser afin de mieux nous asservir, au détriment des intérêts de nos populations ainsi spoliés de leurs richesses.

C'est en reconnaissant aux populations victimes, de toute localité, de toute région et de toute obédience politique le tort à elles causé, qu'on les détournera de la tentation de vengeance car l'on aura remarqué que chaque épisode de violences politiques impunies est suivi d'un autre épisode au bilan plus catastrophique et donc d'un plus grand désir de vengeance d'une partie de la population.

S'il est vrai qu'il faut du temps pour panser les plaies de la Côte d'Ivoire, il urge alors de ne pas en ouvrir de nouvelles. Notre paix doit se bâtir donc sur une trêve des intelligences et non sur une politique de l'autruche qui risque de cristalliser les rancœurs, encore moins d'une justice post-conflit entièrement à la solde et aux ordres des vainqueurs. Si FHB qui est notre référence historique a imprimé sous son règne un rythme de paix à ce pays et a pu jouir d'une longévité politique, c'est sans doute parce qu'il a su, aux moments nécessaires, oxygéner la marmite, notamment par les séances du Dialogue National. Il a aussi fait droit aux victimes des graves accidents de parcours, comme ceux des "complots de 1963".

Encore que dans son cas, FHB disposait du temps pour agir plus tard. Ce n'est plus le cas des régimes de notre époque où la limitation du mandat et la sanction populaire ne permettent de tabler au mieux que sur 10 ans, sinon sur 5. Dans 4 mois, une année aura été déjà consommée. Il ne restera au mieux que 3, la dernière année étant électorale.

Devant le risque de la tentation pour les extrémistes du pouvoir actuel de profiter de la période du traumatisme des défaits pour leur liquidation politique, l'AIRD doit, au sein du CNRD, prendre sa part d'audace, avec son enracinement républicain qu'on lui connaît et inviter tous les Ivoiriens à une lucidité nationale. Avec la conviction désintéressée de servir le pays, la défense de la liberté, la préservation des droits acquis grâce à l'engagement de nos devanciers, parmi lesquels Laurent Gbagbo à qui tous reconnaissent son combat pour la démocratie et qui reste, qu'on le veuille ou non, une partie de notre Patrimoine. D'autres ont, devant eux, les larges voies de l'autoroute de l'Histoire dans laquelle ils ne pourront s'inscrire que par leurs résultats, par leurs actes car pour l'Histoire, les intentions ou les déclarations d'intentions ne suffisent pas.


Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET