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dimanche, 17 février 2013

DE L’IMPASSE AU MIRACLE DIVIN, IL N’Y A QU’UN SEUL PETIT PAS: COTE D’IVOIRE TA DELIVRANCE N’EST PLUS LOIN, RESTE FERME!

 

 

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Depuis  le 11 avril 2011,  date à laquelle la rébellion  a triomphé de la démocratie ivoirienne sous les bombes de l’armée française, nous savions les droits de l’homme enterrés. Mais, il ne nous était jamais venu à l’esprit que désormais un animal proche de M. Ouattara (président  installé de force par la communauté internationale) avait plus de droit qu’un Homme demeuré fidèle à M. Laurent Gbagbo, Président élu par le peuple ivoirien, enlevé par la Communauté internationale et déporté à La Haye. Malheureusement, la terreur qui s’abat sur la population ivoirienne pour la soumettre à Ouattara le laisse croire. Des emprisonnements en masse, des mutilations incapacitantes volontaires, aux exécutions sommaires, tout y passe sous le regard admiratif des parrains du pouvoir ivoirien, la communauté internationale. Chaque ivoirien vit dans la peur d’un enlèvement pour refus de reconnaitre l’élection à la bombe de M. Ouattara. Un délit désormais qualifié d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Les ivoiriens résidents au pays, martyrisés et apeurés, plaçaient beaucoup d’espoir dans la lutte initiée par leurs Frères vivant en exil. Ils gardaient espoir que de l’usage de leur liberté d’expression dans leur quête de vérité sur la tragédie ivoirienne naitrait la lumière qui viendrait chasser les ténèbres qui enveloppent notre nation. Ils ne comptaient pas avec l’audace de l’homme qui a décidé de faire de la Côte d’Ivoire un cimetière à gérer à sa guise sans aucun regard critique. M. Ouattara certain d’avoir réussi à embastiller la Côte d’Ivoire, embrigadé les plus téméraires des ivoiriens sur leur terre, s’est lancé sans merci à l’assaut des exilés. Objectif, les réduire au silence afin que la vérité sur ses crimes et son imposture en Côte d’Ivoire ne se sachent jamais. Il a pour se faire mobilisé les hommes et les moyens colossaux pour retrouver et apprivoiser les damnés de son pouvoir vivant hors du territoire. Il a jeté son dévolu sur  les exilés au Ghana.    

La première victime, Charles Blé Goudé. Arrêté le jeudi 17 Janvier 2013 à son domicile à Accra, le Ministre Charles Blé Goudé a été extradé vers Abidjan le jour suivant.  Sur cette extradition, les commentaires vont bon train. Certains l’accusent de deal avec Abidjan, d’autres par contre évoquent une trahison dont a été victime le Président de la galaxie patriotique. Il aurait été livré par d’autres exilés. En attendant que l’avenir nous éclaire, de ces commentaires abondants souvent contradictoires et passionnés, émerge une vérité : Charles Blé Goudé est effectivement une icône de la lutte anti-impérialisme français en Côte d’Ivoire en qui le peuple ivoirien plaçait beaucoup d’espoir pour sa délivrance. C’est à juste titre que son arrestation et son transfert  dans le mouroir Alassaniste a jeté l’émoi dans ce peuple. Le choc est si grand que l’espoir d’un succès dans la bataille contre la représentation Française  installée depuis le 11 Avril 2011 par une pluie de bombes étrangères semble s’amenuiser. Le scepticisme gagne du terrain.

Alors que nous étions à épiloguer sur les conditions, les implications de l’extradition du camarade et l’incidence sur la lutte, le pouvoir d’Abidjan continue d’étendre son filet sans aucune forme de procédure pour nous ramener  tous à lui mani-militari  afin de nous imposer  la réconciliation pour le plaisir de ses mandants étrangers. Une réconciliation armée pour consolider le pouvoir issu de la démocratie des bombes. Ainsi, nul n’est épargné, à l’exception de quelques uns (suspectés de livrer les autres), tous se trouvons être dans leur viseur. C’est devenu un sauve-qui-peut, tous sommes dans une course folle aux cachettes afin de nous mettre à l’abri dans notre pays de refuge. Le scepticisme grossit.

La délivrance de la nation, nombreux n’y croient plus. Mettant en opposition les promesses divines et l’acuité de la souffrance du moment, ils commencent à mettre en doute la capacité de Dieu à nous délivrer de la mort qui couvre le pays depuis la matinée du lundi 11 avril 2011. Aujourd’hui plus que jamais, nombreux sont ceux qui rêvent à un strict minimum de compromis avec l’ogre d’Abidjan pour avoir la vie sauve. Ainsi, le mensonge aurait triomphé de la vérité, le mal du bien, les ténèbres de la lumière : C’est l’impasse, la délivrance semble devenir un rêve impossible. Les questions fusent :

Pourquoi des frères d’exil, partageant le même idéal peuvent-ils livrer d’autres?

Pourquoi Ouattara prospère-t-il tant dans la méchanceté? Que fait Dieu? Aurait-il oublié ses promesses? 

A la première question, sans être exhaustif, trois raisons m’effleurent l’esprit.

Primo, ceux qui livrent leurs frères pourraient intégrer un plan glorieux de Dieu pour leurs victimes. Les voies de Dieu étant insondables, par leur méchanceté ces frères pourraient être des instruments divins afin que Dieu démontre la plénitude de sa puissance dans la situation désespérée provoquée. La cupidité de Judas n’a-t-elle pas envoyé Jésus Christ à la croix pour la gloire éternelle? N’est-il pas vrai que par méchanceté des frères de Joseph l’ont conduit à la royauté?  C’est à juste titre que Christ pouvait dire: «Malheur au monde à cause des scandales! Car il est nécessaire qu’il arrive des scandales ; mais malheur à l’homme par qui le scandale arrive!». Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent ce que l’esprit de Dieu dit aux églises.

Secundo, pendant que nous tendons vers la fin du conflit, chaque ivoirien doit commencer véritablement à intégrer en lui, la dimension spirituelle de la lutte. En ce sens que les partenaires politiques peuvent être des adversaires dans le spirituel. Nous sommes dans une lutte entre deux forces. Celle du mal et celle du bien. Dans le spirituel, il n’est pas exclu que certains des nôtres en dépit de leur engagement soient sous domination spirituelle du pouvoir passager d’Abidjan. Aussi, agissent-ils sous influence de puissance maléfique et aucune raison humaine ne pourrait expliquer qu’ils livrent leurs frères. Nous arrivons au point de séparation distincte entre les deux forces afin que la victoire de Dieu soit sans ambigüité.

Tertio, la raison la plus répugnante, la quête de gloire personnelle dans une lutte pourtant divine où il est claire qu’à terme, Dieu ne partagera sa gloire avec personne. Nonobstant, ce contour divin de ce combat dont Dieu seul détient le chronogramme, nos ambitions politiques tendent à la transformer en une lutte hégémonique où les uns veulent écraser les autres. La concurrence semble si forte qu’on ne manque pas d’user de nos appuis sur cette terre étrangère pour nuire à nos propres frères. Heureusement que Dieu dans sa souveraineté permet tout cela  pour enrichir les témoignages à sa gloire au jour de la délivrance.

Dans tous ces cas, ayons l’assurance que Dieu lui-même suscite l’adversité pour se glorifier. Mais, si nous demeurons fermes, respectueux de sa parole et de ses interdits, la victoire reste nôtre. Cela est d’autant plus vrai que l’Eternel dit en Jérémie 1: 19 «Ils te feront la guerre, mais ils ne te vaincront pas; car je suis avec toi pour te délivrer…». Si nous nous retrouvons dans le filet de l’ennemi, ne récriminons pas vainement contre un frère supposé traître. Accordons-lui notre pardon, recherchons dans notre conduite le manquement aux ordonnances de Dieu et fléchissons genoux devant son trône par une repentance sincère et observons s’il lui est impossible de nous délivrer.   

A la seconde série de questions relatives à la prospérité de Ouattara dans le mal et la passivité apparente de Dieu, que puis-je dire d’autre?

Oui, Ouattara prospère dans le mal. Dans le sang de milliers d’innocentes personnes, il est parvenu au sommet de l’Etat. C’est encore dans le sang de cette innocente population qu’il tente de se la soumettre. En dépit de ses  crimes dont la puanteur ne laisse personne désormais indifférente, les chancres des droits de l’homme, la communauté internationale ne manque pas de l’encenser. Oui, le démon est angélisé tandis que ses victimes sont diabolisées. Comment cela aurait pu être autrement quant on sait Ouattara un simple agent de celle-ci en mission en Côte d’Ivoire. Oui, le tableau est effectivement sombre. Ouattara vole de victoire en victoire dans l’orgueil et l’arrogance face à des adversaires de plus en plus affaiblis. Le cœur endurci dans le mal, Ouattara marche impitoyablement sur nous. Alors que nos forces déclinent face à l’ennemi plus féroce que jamais, les uns murmurent contre Dieu pour son incapacité à tenir parole et d’autres conscients d’être au terme de toute leur possibilité gardent les yeux rivés sur Dieu par foi ou par résignation. C’est donc l’impasse. On commence à ne plus y croire. Notre attachement à Dieu et à ses promesses de délivrance auraient-ils été vains?

Oh !!! Que non. Peuple ivoire, ton Dieu est au contrôle. Ce qu’il dit, s’accomplit toujours. Ce qu’il a dit sur la Côte d’Ivoire est en accomplissement et celui-ci tend vers son terme. De Ouattara, la bible dit en Daniel 8 (23-25) : «… il s’élèvera un roi impudent et artificieux. Sa puissance s’accroîtra, mais non par sa propre force ; il fera d’incroyables ravages, il réussira dans ses entreprises, il détruira les puissants et le peuple des saints. A cause de sa prospérité et du succès de ses ruses, il aura de l’arrogance dans le cœur, il fera périr beaucoup d’hommes qui vivaient paisiblement, et il s’élèvera contre le chef des chefs ; mais il sera brisé, sans l’effort d’aucune main». Au quotidien, Ouattara fait la démonstration de la véracité de cette parole. L’exercice de son pouvoir est résumé en ces quelques versets. Tranquillise-toi, car la parole de Dieu s’accomplit toujours totalement et parfaitement. Il sera brisé sans l’aide d’aucune main à la gloire de l’Eternel des armées.

L’impasse dans laquelle tu es, est annonciatrice de ta libération, ton miracle.  L’orgueil, l’arrogance, l’endurcissement du cœur, les succès apparents de l’ennemi  et notre faiblesse sont à la gloire de Dieu. De l’impasse au miracle divin, il n’y a qu’un seul petit pas. Les enfants d’Israël nous en donnent le meilleur témoignage. Le plus grand miracle de leur vie, la division de la mer rouge en deux pour les y laisser passer pour ensuite engloutir  l’armée de Pharaon, a été précédé d’une impasse suscitée et entretenue par l’Eternel lui-même selon qu’il a dit à Moïse en Exode 14 (1-4): «Parle aux enfants d’Israël; qu’ils se détournent, et qu’ils campent…en face de ce lieu…près de la mer. Pharaon dira des enfants d’Israël: Ils sont égarés dans le pays; le désert les enferme. J’endurcirai le cœur de Pharaon, et il les poursuivra; mais Pharaon et toute son armée serviront à faire éclater ma gloire, et les Egyptiens sauront que je suis l’Eternel…». La suite est connue. Pendant que le désespoir était à son comble chez les élus de Dieu devant la mer rouge alors que l’ennemi semblait avoir le dessus, la gloire de Dieu s’est manifestée.  Israël a été délivré et l’armée de Pharaon engloutie.  

Il s’agit du même Dieu. Celui pour qui, il n’y a pas d’impossibilité. Côte d’Ivoire, ton histoire est prophétique. Bientôt, tes pleurs seront transformés en sanglots de joie. Il suffit d’y croire. Accroche-toi à la vérité qui guide ta lutte. Dieu n’abandonne jamais les justes. Que le temps n’est point raison de ta soif de vérité sur les résultats des élections présidentielles de novembre 2010. Convaincu qu’aucune armée étrangère ne peut vider le contentieux électoral de ton pays sinon que le recomptage des voix, sois patient et persévérant dans ta quête de vérité et tu verras la majesté divine s’exprimée.

Aux politiques encore en quête de compromis guidés par leur intelligence, il me plait de rappeler modestement encore que tout compromis en dehors de la vérité électorale sera une compromission. Dieu est conscient de notre faiblesse. Il a tendu sa main pour nous aider à sortir victorieux de cette injustice à nous faite par la communauté internationale et ses sbires. Ne la raccourcissons pas par nos jeux d’intelligence. Restons accrochés à notre quête de vérité des urnes et observons la démonstration de sa puissance. Il n’y a aucun lien entre le jour et la nuit, entre les ténèbres et la lumière, entre la justice et l’injustice. Il ne doit y avoir aucun. Soyons forts, dignes dans l’épreuve. Acceptons de subir le courroux du diable aujourd’hui en toute intégrité afin qu’au jour de la vengeance de l’Eternel, qu’il n’ait aucune confusion entre le diable et nous. Surtout que ce jour n’est plus loin.  

 

Que Dieu nous bénisse !


Le 30 janvier 2013

Le Ministre Charles Rodel Dosso

mardi, 28 février 2012

QUE OUATTARA EVITE UNE GUERRE FRATRICIDE A LA COTE D'IVOIRE


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J'ai écouté la peur au ventre tout au long de la crise militaro-politique, une série de prophéties sur la Côte d'Ivoire, ma chère patrie bien aimée. Les unes parlaient d'une guerre à venir dont le bilan serait plus macabre que celui de la deuxième guerre mondiale, d'une guerre généralisée dans toute la Côte d'Ivoire qui ferait entre 5.000.000 et 11.000.000 de morts où les ethnies tireraient le couteau les unes contre les autres.  Certaines ont parlé de semblant de victoire au cours de laquelle les victorieux  damneront   les saints et les personnes paisibles avant que ne survienne un  revirement de situation qui verrait les vaincus relever la tête. D'autres plus explicites, ont déclaré que Gbagbo perdrait le pouvoir face à l'armée Française qui utiliserait tous les moyens militaires afin d'installer la rébellion au pouvoir avant que ne survienne une résurrection inattendue du pouvoir Gbagbo au prix d'une guerre meurtrière du peuple ivoirien contre l'envahisseur et ses alliés.  Ainsi, sur le conflit ivoirien, Dieu fut-il suffisamment bavard avant que ne survienne la chute du Président Laurent Gbagbo le 11 avril 2011.

Après le 11 avril 2011, ignorant littéralement ces paroles divines, les victorieux ont jubilé et continuent de le faire tandis que les vaincus, humiliés et  en proie à toutes sortes de brimades, cherchent désespérément une main salvatrice pour  les uns, qui dignement, malgré l'animosité du ''nouveau pouvoir'' poursuivent la lutte alors que d'autres ont préféré sauter dans le camp adverse pour préserver leurs acquis ou troquer leur dignité contre des prébendes.

C'est dans cette atmosphère politique nauséabonde que les Hommes de Dieu, les croyants, continuent de fléchir genoux afin que le Dieu sauveur épargne la nation ivoirienne d'une guerre ethnique, fratricide préjudiciable à tous. Ce, en dépits de la parole de Dieu annoncée dans Esaïe 55-11 qui dispose qu'aucune parole ne sort de la bouche de l'Eternel et retourne à lui sans avoir accompli ses effets. Nous, ivoiriens, continuions de garder le secret espoir que la nation soit épargnée d'une autre guerre meurtrière, plus atroce que celles déjà vécues.

Mais, 10 mois après le drame du 11 avril 2011, cet espoir d'une Côte d'Ivoire paisible commence à être étouffé de plus en plus par une peur de revoir la mère patrie s'embraser, de voir le Dieu sauveur, bon, miséricordieux, faire sa volonté telle qu'annoncée  par ses prophètes.   Les faits nous horrifient et la tentative d'en donner les causes ne résout rien. Pis, les esquisses de solutions pour exorciser le mal semblent d'emblée inefficaces. Malheureusement, ceux à qui est destiné l'exploit divin annoncé, courent vers celui-ci dans l'arrogance, en ignorant le divin maître. Plus grave, ils caressent le désir de ruser avec l'être suprême.

En effet, 10 mois après la prise de pouvoir de Monsieur Ouattara par le coup d'Etat de la France contre le Président Laurent Gbagbo, le tableau est sombre. La cohésion sociale même précaire qui avait existé avant la crise post-électorale semble être désormais  très loin de nos rêves. Le corps de Christ est durement éprouvé, l'armée, jadis symbole de l'unité nationale est profondément divisée. La rébellion armée, alliée de la France dans le conflit ivoirien, victorieuse du 11 avril 2011, continue d'humilier les militaires de métier. Ce, avec la bénédiction de Monsieur Ouattara qui fait la promotion tous azimut des caporaux de la rébellion aux grades d'officiers supérieurs pour mettre sous leur commandement leurs supérieurs d'hier.

Aussi, l'armée nationale est-elle devenue hétéroclite avec des pro-Ouattara choyés d'un coté et des militaires républicains humiliés et bafoués de l'autre coté. Comme dans l'administration générale, cette promotion est faite sur une base  essentiellement ethnique.  Pour se justifier, Monsieur Alassane Ouattara ne manque pas de se présenter comme le Président des ivoiriens du nord contre  les ivoiriens des autres régions de la Côte d'Ivoire dont la mission prioritaire est de refaire « les torts » causés aux nordistes par les pouvoirs  précédents. Les conflits récurrents entre les populations et les FRCI (force pro-Ouattara) continuent d'allonger une liste déjà trop longue de personnes innocentes tuées pour ses ambitions. Alors que les FRCI malmènent dans l'impunité totale une frange de la population, les groupes ethniques commencent à se lever les uns contre les autres. C'est dans cette grisaille d'incertitude que les gouvernants nous annoncent des bruits de bottes de milices pro-Gbagbo dans certaines forêts. Pendant ce temps, les exilés dont des milliers de militaires, sous le poids des souffrances ignorées, pour éviter la mort devenue leur partage,  donnent de la voix. Et, peu à peu, la peur d'un lendemain ensanglanter  nous envahit.

Notre soif d'un futur meilleur nous pousse à rechercher les causes de la désagrégation du tissu social qui nous permettront certainement de proposer un remède fiable.

Du malaise de l'armée, aux conflits interethniques ça et là en passant par les affrontements entre les FRCI et les populations, sans oublier le fait que Monsieur  Ouattara revendique être le chef des tribus du nord après avoir endeuillé toute la nation pour en avoir la commande, sans ignorer les excitations militaires contre le pouvoir Ouattara,  une seule raison semble justifier ce chaos : L'INCERTITUDE SUR SON ELECTION.

Hier, alors que le Président Laurent Gbagbo, au nom de la démocratie préconisait un recomptage des voix pour vider le contentieux électoral comme dans les grandes démocraties, Monsieur Ouattara avec l'appui de la France et de sa rébellion armée a préféré faire la guerre pour conquérir le pouvoir. Ainsi, le 11 avril 2011, il a vaincu militairement sans convaincre qu'il a battu Laurent Gbagbo dans les urnes. Il a parachevé ainsi par les armes un processus électoral de sortie d'une crise armée qui devrait asseoir la démocratie là où les armes, ses armes avaient endeuillé de milliers de familles.

Cette guerre a jeté le doute dans tous les esprits quant à la victoire de Monsieur  Ouattara à cette élection. Le transfèrement du Président Gbagbo à LA HAYE n'a rien changé en cela et le doute court toujours. Tous ces bruits semblent chercher la réponse à  une question et une seule : QUI A GAGNE LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE NOVEMBRE 2010 EN COTE D'IVOIRE ? QUI ???

Pour se faire, au nom de la stabilité en Eburnie, il nous parait impérieux qu'une réponse soit donnée à cette question afin de ne pas perpétuer la dictature des armes dans une Côte d'Ivoire  jadis havre de paix. Même la mise en alerte maximale des forces onusiennes, Françaises et leurs supplétifs des FRCI, ne saurait nous empêcher de craindre un embrasement. Car, cette question hante l'esprit de chacun des ivoiriens au point où l'action de  déstabilisation peut venir de partout et de nulle part.

A regarder de près, nous pouvons dire sans risque de nous tromper, que nous tendons allégrement vers l'accomplissement des prophéties.

Malheureusement. Ces paroles divines prononcées sur la Côte d'Ivoire tendraient donc à se réaliser en dépit de nos prières à Dieu. Je veux refuser de croire et de penser qu'il y a encore une possibilité d'exorciser le mal. Une réponse existe à cette question et une seule : Le Recomptage des Voix. Seul le recomptage des voix  peut garantir la paix et la stabilité en Côte d'Ivoire. Sans le recomptage des voix, l'apologie des armes pourrait faire école. Malheureusement !!!

Mais, Monsieur Ouattara qui a refusé le recomptage des voix à l'opposition, peut-il l'accepter maintenant alors qu'il parade ça et là fièrement en tant que ''Président de la Côte d'Ivoire'' ? La parole de Dieu sur la Côte d'Ivoire ayant été dite irrévocable, je ne serai  pas étonné de son refus.

Dans tous les cas, le juste sera justifié. Seulement que chaque pro-Gbagbo sache que c'est l'huile qui se répand sur la tête d'Aaron qui descend sur sa barbe pour ensuite couler sur le bord de ses vêtements. La tête de cette lutte en ce qui les concerne est Laurent Gbagbo.

Nous ne faisons que jouir, autant que nous sommes, à quelque niveau que nous soyons, de l'onction déposée sur sa vie. L'enjeu de la lutte est de réhabiliter la démocratie en Côte d'Ivoire par le rétablissement de la vérité des urnes relativement aux élections de novembre 2010 et non promouvoir de nouvelles valeurs à la place de celui qui a tout donné pour la liberté de l'ivoirien et par extension de l'africain. Dans cette lutte hautement spirituelle, différente d'une lutte politique ordinaire, la ruse n'a point sa place, seule la quête de la vérité et de la justice nous fera triompher. Laurent Gbagbo ne sera jamais un objet de  marketing pour l'ascension sociale et politique d'aucune  personnalité. En tout cas, pas dans cette phase de la lutte. Dieu y veillera car les souffrances que Gbagbo endure, sont à la gloire de l'Eternel et à lui seul.

Frères et sœurs, Dieu s'est disposé à essuyer nos larmes de douleur, de maltraitance. Face à cette coalition d'armées étrangères qui assiègent ton pays depuis des mois, aie l'assurance de la victoire car elle t'est gracieusement offerte par Dieu, le Saint d'Israël. Il t'a éprouvé dans la fournaise de l'adversité mais pour l'amour de son nom qui est invoqué sur toi, il veut agir afin que son nom ne soit point profané  et que sa gloire ne soit point partagée. Soit dans son temps et soit un bon instrument à sa gloire.


QUE DIEU BENISSE CHACUN DE NOUS !


Fait à Abidjan, le 26 février 2012.


LE MINISTRE CHARLES RODEL DOSSO