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mardi, 07 août 2012

COMMUNIQUE DU FPI SUITE AUX ACCUSATIONS DU MINISTRE HAMED BAKAYOKO

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Le Front Populaire Ivoirien condamne avec la dernière énergie les attaques meurtrières qui ont eu pour cibles des camps militaires.

Le Front Populaire Ivoirien réitère son attachement à la transition pacifique à la démocratie et ne peut que regretter l'effusion de sang consécutive aux attaques susmentionnées.

Le Front Populaire Ivoirien préconise l'ouverture d'enquêtes impartiales permettant de situer les responsabilités quant à ces attaques.

Le Front Populaire Ivoirien s'insurge devant les accusations infondées formulées par le Ministre de l'intérieur, Hamed Bakayoko qui a imputé, sur les ondes d'une radio (RFI, Ndlr), ces attaques meurtrières au FPI et à de prétendus "miliciens pro-Gbagbo" (venus du Ghana, Ndlr).

C'est le lieu de rappeler au pouvoir d'Abidjan, que son partenaire au sein du RHDP à savoir le PDCI d'Henri Konan Bédié a annoncé ces dernières semaines dans sa presse (le Nouveau Réveil) qu'une attaque se préparerait et viserait la ville d'Abengourou. Par ailleurs, toujours ces dernières semaines, le député PDCI Konan Kouadio Bertin alias KKB, s'est montré extrêmement virulent à l'égard des tenants du pouvoir. Le Front Populaire Ivoirien invite en conséquence le Ministre de l'intérieur à bien regarder dans son entourage politique proche à qui pourrait profiter de telles attaques.

Par ailleurs, le Front Populaire Ivoirien attire l'attention du ministre sur le suivi d'heure en heure de ces attaques et les commentaires quasi-instantanés du Président de l'Assemblée Nationale qui s'en sont suivis.

Le Front Populaire Ivoirien réaffirme son attachement à la légalité constitutionnelle et aux méthodes démocratiques dans l'exercice de la fonction politique. Il ne se reconnait absolument pas dans les allégations fallacieuses d'Hamed Bakayoko qui se grandirait à laisser les services d'enquête faire leurs investigations avant de tirer quelque conclusion expéditive.


Source: ACC-COTE D'IVOIRE

mercredi, 09 novembre 2011

OCCUPATION DES COMMISSARIATS PAR LES FRCI: HAMBAK ENCORE?!


HAMED BAKAYOKO 4.JPG

C'est à croire qu'avec lui, il faut avoir véritablement la patience de Pénélope. Et ne point s'enfermer dans le fétichisme des dates. Pour ne pas finir fou à lier. C'est le risque encouru pour tous ceux qui comme moi avaient cru naïvement que la parole d'un ministre de la République était d'or.

Seulement, nous avions oublié que nous sommes en Côte d'Ivoire où tout marche pratiquement sur la tête. Jugez en vous-même ; lundi (7 novembre) dernier, lors du point de presse animé de façon conjointe par Hamed Bakayoko, puisque c'est de lui qu'il s'agit, et son hôte français, Claude Guéant, répondant à un journaliste qui s'inquiétait de la présence continue des FRCI dans les commissariats de police, ''Hambak'' a indiqué que dans un délai maximum d'un mois, la police rentrera intégralement dans tout son patrimoine. Encore ! Serait-on tenté de dire, car ce n'est pas la première fois que l'homme fait pareille annonce.

C'est le même qui, il y a peu, avait juré la main sur le cœur qu'il dégagerait les supplétifs FRCI des stations de police qu'ils occupent en toute irrégularité. Pour nous convaincre de sa détermination, le ministre de l'intérieur n'avait pas manqué de visiter au pas de course, et devant la caméra,  certains commissariats où de pauvres diables mal chaussés étaient exhibés comme de vils et dangereux squatteurs.

Plus de trois mois après, c'est toujours le statut-quo ante. Mais bien avant, au lendemain du 11 avril 2011, c'est encore le même Hamed Bakayoko qui a demandé aux Ivoiriens un délai de trois mois pour ramener la sécurité à Abidjan. Six mois après, l'insécurité y est toujours aussi élevée comme dans les rues de Bagdag. Dans ces conditions, faut-il prendre au sérieux la promesse ministérielle du lundi dernier ? Simple question.


Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 93 du mercredi 9 novembre 2011.