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lundi, 19 septembre 2011

L’INSECURITE CHRONIQUE A L’OUEST TOURNE A LA RECUPERATION POLITIQUE

 

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C'était commode, vu le contexte ivoirien, de désigner des mercenaires libériens comme étant les responsables de l'attaque de Ziriglo, dans la sous-préfecture de Taï. Sauf que la réalité est plus simple à relater. Ziriglo est une agglomération dominée par un certain Aboulaye Kabré, ressortissant burkinabé, planteur de cacao et d'hévéa qui l'exploite comme une rente. Selon des sources sur place, c'est l'auteur de l'expédition punitive.


Le gouvernement n'a pas attendu longtemps pour identifier vendredi les auteurs de l'attaque meurtrière de Ziriglo, dans la sous-préfecture de Taï à 600 Km d'Abidjan. Selon Le Figaro qui cite le ministre de la Défense Paul Koffi Koffi, ce sont les miliciens libériens pro-Gbagbo qui sont à l'origine de l'expédition punitive qui a coûté la vie à quelque 23 personnes dont 22 villageois et 1 FRCI.  Le commandement de cette force pro-Ouattara de la localité interrogé par le journal L'Inter a d'ailleurs expliqué que  «  leurs positions ont été attaquées ce vendredi par des miliciens et mercenaires pro-Gbagbo, ce sont eux qui peuvent faire ça », a indiqué le responsable chargé de la communication du commandant Losseni Fofana dit Loss. Selon lui, ces miliciens profitent de l'accalmie pour attaquer parce qu'ils « bénéficient de la complicité des populations de cette région ». Pourquoi ont-ils donc incendié les cases de leurs protecteurs et tué selon le ministre de la Défense 22 paysans ?

La réalité est que par ces temps qui courent, c'est plus commode de masquer les récurrents problèmes de sécurité dans la zone par ce genre de scoop. Car Ziriglo comme toute la zone forestière de l'ouest est prise en otage par les allogènes burkinabé qui y ont fait de vastes plantations de cacao ; ces dernières années, ils se sont même mis à la culture de l'hévéa et ce sont eux qui sèment la terreur partout, soit pour intimider les populations pour qu'elles abandonnent leur forêt, soit pour se venger de ceux qui ont revendiqué des plantations exploitées au-delà des conventions et à qui l'ancien gouvernement avait accordé protection.

Pour ce qui est de l'attaque d'hier, des sources sur place sont formelles. C'est l'œuvre d'un certain Aboulaye Kabré, ressortissant burkinabé qui a fait de vastes plantations de cacao et d'hévéa à Ziriglo. Le sieur Kaboré a aussi des plantations dans la forêt classée de Cavally. La tradition dans ce patelin est d'ailleurs de nier l'existence de l'Etat. Et pour mieux exploiter les forêts classées, les clandestins  n'hésitent pas à élever des milices contre les forces de l'Etat, notamment les agents des eaux et forêts. S'agissant d'Aboulaye Kabré, les exploitants forestiers lui payent des taxes et les orpailleurs venus des pays limitrophes, parfois d'un peu plus loin, lui versent des sommes importantes. C'est donc le parrain de la grande agglomération de Ziriglo qui est forte d'un millier d'habitants, des ressortissants burkinabé en majorité. Mais l'arrivée des FRCI est  venue éroder son pouvoir. Car ce sont les FRCI qui contrôlent désormais tout : les taxes, les patentes, l'argent  généré par l'exploitation des ressources minières et minéralières. Selon des sources sur place, c'est donc lui qui s'est vengé ainsi en s'attaquant aux Forces républicaines de Côte d'Ivoire mais aussi aux villageois qui l'ont dénoncé auprès des FRCI. C'est ce qui explique aussi l'acharnement du commando venu punir les récalcitrants. Ces derniers ont en effet incendié de nombreuses maisons dans le style de l'expédition punitive de Guitrozon où les assaillants avaient profité de la nuit pour tirer à la kalach, découper à la machette et égorger des habitants endormis.

Sinon pourquoi des miliciens pro-Gbagbo s'en prendraient-ils à des populations qui sont accusées par les FRCI de la localité de les protéger et de ne pas les aider à les mettre hors d'état de nuire ? C'est bien parce que ce n'est pas eux. Par ailleurs, entre Zuédrou le plus grand centre de réfugiés de la région où vivent reclus la plupart des jeunes du village, et Ziriglo, il ya près de 500 Km et  un check-point de l'ONUCI. Il y a en effet des casques bleus malawites dans cette zone. Un mouvement de ce type avec un armement lourd ne leur aurait pas échappé. Au demeurant, la zone ouest est particulièrement militarisée depuis l'arrestation du Président Gbagbo par les français. L'ONU y avait annoncé la construction d'une dizaine de camps militaires pour sécuriser l'ensemble de la zone. Comment avec toutes ces précautions, des supplétifs libériens peuvent-ils y sévir en toute tranquillité, tuant à leur guise et retournant quand bon leur semble ? L'affaire n'est pas claire, comme d'ailleurs toutes les affaires de nos gouvernants.


Joseph Titi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 67 du lundi 19 septembre 2011.


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LE BLUES DU PATRIOTE


Le gouvernement a réagi en fin de semaine dernière à la plainte du Président Laurent Gbagbo contre Nicolas Sarkozy et l'Armée française par une pusillanimité déroutante. Comme aux lendemains du meeting du Front Populaire Ivoirien (FPI) organisé dans la commune de Koumassi, le gouvernement s'est réuni à nouveau en Conseil des Ministres extraordinaire pour analyser la situation et commenter cette actualité. Ainsi, son porte-parole Bruno Koné s'est expliqué sur les conditions de détention du Président Gbagbo en niant notamment les accusations de tentative d'assassinat qui ne les vise pourtant pas. Mais comme le dit l'adage : qui se sent morveux se mouche ! Et apparemment, le gouvernement est assez enrhumé ; alors il se mouche à chaque mouvement, nous laissant voir sa frilosité et sa pusillanimité.

Alassane Ouattara avait pourtant fait croire qu'il dormait tranquillement pendant que les chiens continuaient d'aboyer. Apparemment, il y en a un qui l'empêche de dormir. Le Président Laurent Gbagbo ne lui a pourtant pas fait crédit d'une seule ligne de sa lettre où  il attaque le Président français sur ses idées reçues de l'homme africain qui ne mérite pas de considération. Un apprenti Gbaka qui commentait l'actualité de ce jour avec ses amis s'est senti désabusé par la propension des journalistes à créer des choses de toutes pièces. « Comment Gbagbo qui est en prison peut-il attaquer Sarkozy, de surcroît là où ça fait mal ? » Vraiment les journalistes !

Pourtant, c'est ce qu'il ya de plus vrai dans la plainte du Président Laurent Gbagbo. Car au nom de quels présupposés, Nicolas Sarkozy s'est-il défoulé autant sur notre pays, tuant et y semant la désolation ? Au nom d'un mandat de l'Organisation des Nations Unies ? Mensonges ! Au nom de notre Constitution ? Archifaux ! Car notre Constitution permet de régler nos contradictions. Et en la matière, c'est le Conseil Constitutionnel qui a le monopole du contentieux électoral.   Et il ne suffit pas de dire comme l'apprenti-gbaka que Laurent Gbagbo est un prisonnier pour que ce débat fasse pschiiit comme Jacques Chirac.

Car l'acte inimaginable posé par le Président français contre le Président Gbagbo tout simplement parce qu'il veut voir un autre à sa place, n'a aucun fondement juridique. Le prétexte de l'élection qu'il a choisi comme acte de communication pour blouser une grande partie de l'opinion mondiale, qui croit facilement à tout ce que débite la télévision, ne durera pas longtemps.

Au plan interne, les ivoiriens commencent à comprendre ce que voulait dire avoir des solutions. C'est la meilleure façon de dire à quelqu'un « je n'ai rien à dire ». Car si l'on voyait comment l'argent se raréfie dans le pays, comment le gouvernement qui a promis le plus de milliards aux populations se promène de pays en pays, mille fois à Paris et mille fois à Washington tendant la gamelle à tout le monde, plus personne ne serait fier d'être ivoirien.

Nous qui avons, en dix années de la gouvernance  Gbagbo, payé nos fonctionnaires sans demander le moindre centime à la France et encore moins aux Etats-Unis ! Nous qui avions franchi des paliers importants de notre souveraineté ! Voir des gens applaudir les fausses promesses du FMI nous cause tellement de blues que nous serions partis loin d'ici si nous n'aimions pas tant ce pays comme l'aime Laurent Gbagbo.


Joseph Titi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 67 du lundi 19 septembre 2011.

mercredi, 14 septembre 2011

COMMENT L'ARGENT DES IVOIRIENS A SERVI A FINANCER UNE GUERRE CONTRE EUX

 

MILITAIRES FRANçAIS EN COTE D'IVOIRE.jpeg

La guerre contre Laurent Gbagbo visant à le déloger de la présidence ivoirienne a coûté 400 milliards. Elle a été entièrement financée par des bons du trésor ivoirien qui a bénéficié de la complicité de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest pour tromper le marché financier. Aujourd'hui, Ouattara a du mal à rembourser.


Au soir du 11 avril, lorsque le monde entier apprend l'arrestation de Laurent Gbagbo, personne n'a idée de l'identité de celui qui a financé cette gigantesque opération au cours de laquelle 800 tonnes de bombes ont été larguées sur la résidence du président ivoirien, une centaine de chars français ont été mis à contribution pour enfoncer la défense autour de la résidence de Laurent Gbagbo, des avions MI 24 de l'ONUCI pour assurer la maîtrise des airs, des hélicoptères Gazelle et des Puma de la force Licorne dont un millier de soldats avaient débarqué de France des jours plus tôt, pour bombarder les camps militaires et les neutraliser, mais aussi toute l'industrie de corruption qu'il a fallu monter pour débaucher les officiers et forcer les allégeances...Or ni les Français, ni les Américains, encore moins les Africains n'ont aidé au financement de cette guerre. Bien que quelques légendes aient couru çà et là, c'est bien  sur le marché financier et donc aux banques que nous devons le financement de cette guerre qui a détruit des milliers de vies en Côte d'Ivoire.

Alors qu'ils étaient encore au Golfe, nos maîtres d'aujourd'hui vont lancer sur le marché financier des bons du trésor. A dire vrai, de faux bons du trésor. Car le gouvernement de Côte d'Ivoire où siégeait Charles Koffi Diby avait engagé cette procédure qui permet à tous les Etats de rechercher de l'argent auprès des structures bancaires et de faire face, généralement aux derniers mois de salaires des fonctionnaires. Ces bons sont garantis par la BCEAO qui veille à ce que ces dettes soient ensuite remboursées à échéance. La Côte d'Ivoire légale avait donc ses bons du trésor en cours. Ce qui ne lui permettait plus d'en engager d'autres. En effet, le gouvernement de Gbagbo devait encore 300 milliards lorsque les banques ont été fermées. Par manque d'interlocuteur, ces dettes n'ont pu être entièrement remboursées.

Mais avec la complicité de la BCEAO qui considérait alors Alassane Ouattara comme le seul gouvernement légitime de Côte d'Ivoire, Charles Koffi Diby va mettre sur le marché de nouveaux bons aussitôt garantis par la BCEAO. L'opération rapporte 400 milliards aux émetteurs. Avec ce pactole, Alassane Ouattara et ses amis vont ensuite financer les voyages à l'extérieur, les missions des « ministres » dans les pays européens notamment, mettre toute la stratégie de communication en place, louer à l'ONU et à la France leurs avions, leurs soldats... Bref, financer la guerre contre Gbagbo.

Malheureusement la victoire est aujourd'hui loin et il faut rembourser. Car contrairement à ce qui avait été promis, Ouattara n'arrive pas à faire venir en Côte d'Ivoire les milliards qu'il avait annoncés et les caisses de l'Etat sont désespérément vides. Les 132 milliards de l'Agence Française de Développement ( AFD ) pour lesquels le gouvernement a fait des gorges chaudes ciblent les dépenses auxquelles l'Etat ne peut déroger : les deux mois de salaires consentis, les six milliards pour l'assainissement (nous y reviendrons), remboursement intégral des entreprises françaises pillées et  80 milliards que l'Etat espérait maintenant mais pour lesquels la France exige la tenue des législatives en Côte d'Ivoire. Or les échéances arrivent à grande vitesse. Le mois de décembre est en effet ce mois-là. L'Etat doit donc désormais 700 milliards à rembourser en décembre dans un contexte de morosité et où les ressources intérieures se raréfient à cause des difficultés de tous ordres dont celles liées au recouvrement des taxes dans les zones CNO.

Lors des discussions avec la mission conjointe du FMI et de la Banque mondiale, le gouvernement a proposé la stratégie du revolving pour se débarrasser, du moins sur le papier, de cette dette. Dans ce cas de figure, l'Etat s'entendrait avec les banques qui feraient comme si elles ont été payées. La BCEAO qui est dans le complot paierait alors la compensation pour sauver l'honneur de notre pays. Le problème est que la manœuvre ne semble pas du goût de ceux qui sont venus en Côte d'Ivoire. Cela dit, ce ne sont que des techniciens. Les décideurs sont à New-York, notamment au sein du conseil d'Administration des deux banques.

C'est donc pour cette raison que le chef de l'Etat a repris l'avion pour la France. Sans doute espère-t-il un lobbying des autorités françaises à qui il doit déjà sa présidence. En tout cas, la délégation du ministère de l'économie et des finances composée des fonctionnaires du ministère du trésor public et ceux du budget se rendra aux Etats-Unis juste après la réunion avec la mission conjointe FMI et Banque Mondiale qui se déroule actuellement à Abidjan. L'objectif est de négocier une autre échéance, juste pour permettre au gouvernement de celui pour qui l'argent n'est pas un problème d'avoir un peu de répit.

 

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 61 du lundi 12 septembre 2011.

mardi, 06 septembre 2011

COTE D'IVOIRE: POKER FAMILIAL GAGNANT POUR LES OUATTARA

 

LE COUPLE OUATTARA 2.jpg

Selon La Lettre du continent amplement reprise par le quotidien Notre Voie, le chef de l'Etat a décidé de racheter la plupart des propriétés situées dans les environs de sa résidence privée, à quelques mètres de l'hôtel du golfe l'ancien symbole du gouvernement Ouattara pendant les péripéties de la crise postélectorale. A commencer par la sienne qu'il louait à un homme d'affaires libanais. Dans les années 1990, Ouattara s'était aussi offert une somptueuse résidence dès son arrivée à la primature.

 

Si la saga Ouattara nous était contée un jour, elle réserverait un chapitre aux propriétés du couple et surtout aux circonstances de leur achat. Selon La dernière Lettre du continent, le chef de l'Etat se passionne ces derniers temps pour les offres privées d'achat (OPA) qu'il a fait à tous ceux qui ont une propriété dans les environs de l'hôtel du Golfe, là où lui a été donnée sa « victoire » par Youssouf Bakayoko. Alassane Ouattara veut construire une caserne militaire pour assurer ses arrières. Et pour se sentir en sécurité par ces temps de frayeurs, il n'y a pas mieux qu'une caserne militaire mitoyenne. L'actuel verrou qui encadre la résidence du couple est pourtant impressionnant. Le Golfe hôtel est occupé par les hommes de Chérif Ousmane. Ceux-ci ont établi leur check-point au carrefour de M'pouto, face à Sol Béni. Quelques mètres plus loin sont postés deux pick-up de l'ONUCI avec à leur bord des soldats marocains et bengladeshi. Plus loin, deux autres chars armés de l'ONUCI surveillent la petite entrée de l'hôtel devenue le point de ralliement du régime, quatre mois après l'arrestation de Laurent Gbagbo par les soldats français et la prise de pouvoir de Ouattara dans la foulée. Les derniers murs de l'hôtel laissent voir une armada de chars et de blindés dans l'arrière-cour. Mais malgré tout cela, Alassane Ouattara s'est mis en tête de faire de sa résidence privée un bunker comme nous l'avions écrit dans nos précédentes éditions.

Alors qu'il était simple locataire de la résidence qu'il bichonne avec l'argent des contribuables, le chef de l'Etat a, selon les bonnes feuilles de La lettre du continent abondamment citée par le quotidien Notre Voie, Ouattara a déjà fait une OPA à l'homme d'affaires à qui il louait depuis des années cette résidence située aux encablures de l'hôtel du Golfe et donnant sur la lagune Ebrié. L'accès à la lagune est stratégiquement vital pour Ouattara qui craint d'être à la merci d'une ville abidjanaise où il est minoritaire.

Dans les années 90, le chef de l'Etat qui venait d'être nommé premier ministre s'était aussi offert dans les premiers mois le château des Boni, à un jet de pierre de la résidence de l'Ambassadeur d'Allemagne. Et si le luxe de sa nouvelle maison n'avait laissé personne indifférent, cette fois-ci c'est la répétition de l'histoire  qui offre des thèmes d'analyse, notamment pour ce qui est de la coïncidence qui voudrait que Ouattara ne songe à s'offrir un toit que lorsqu'il est aux affaires.

Or de ce point de vue, sa présidence commence plutôt bien pour le chef de l'Etat. Son épouse possède l'Agence Immobilière de Côte d'Ivoire (AICI) à qui le Président Houphouët-Boigny a laissé, dans des circonstances plutôt obscures la gestion de tout le patrimoine de l'Etat ivoirien. L'agence elle-même avait entamé une rapide prospérité du temps de la primature Ouattara, en 1991 notamment où elle installa des succursales à Cannes et près de Paris.

Les proches du chef de l'Etat s'en tirent assez bien dans ce début de présidence florissante pour la famille. Alors que le régime vide jusqu'au personnel de la filière café-cacao qui tombe à nouveau dans les caisses noires de l'Etat, le fils aîné de l'épouse de Ouattara vient de s'emparer des magasins de la SIFCA-COOP. La famille est dans les affaires ; ce qui n'a pas l'air de déranger le chef de l'Etat qui refuse toujours de déclarer ses biens comme l'exige la constitution ivoirienne. Sa sœur Sita Ouattara doit faire son entrée dans la commercialisation du riz au moment où les caciques du régime font revenir le système du quota à la base de la fluctuation des prix de cette denrée de première nécessité pour laquelle la Côte d'Ivoire achète chaque année plus de 200 à 400 milliards de riz importé.

Selon La Lettre du continent, Versus Bank nationalisée sous le régime de Laurent Gbagbo s'apprête à financer cette affaire.

Mais Alassane Ouattara écume aussi les postes de l'Administration pour placer sa fratrie. Son petit frère « photocopie » pour sa grande ressemblance avec Ouattara gère les milliards de la Présidence de la République. Cette maison que Gbagbo appelait la caisse de sécurité du public bénéficie d'un budget record de 89 milliards. Aucun chef d'Etat depuis Houphouët-Boigny n'avait encore songé à y nommer son cadet. Ouattara l'a fait. Parce que depuis le renversement du Président Gbagbo, la gestion de la Côte d'Ivoire, c'est un peu une affaire de clan et de famille.

 

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui ».