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vendredi, 07 décembre 2012

LES DINDES DE NOEL DU PDCI ET DE L'UDPCI

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Après une crise stratégico-artificielle en vue de procéder au nettoyage de son gouvernement, Alassane Ouattara a nommé en la personne de son vieil et fidèle ami Daniel Kablan Duncan, un nouveau Premier Ministre. En remplacement de Jeannot Ahoussou-Kouadio, appelé à aucune nouvelle fonction.

Jeannot Ahoussou-Kouadio rattrapé par l'opportunisme

Les choix d'Alassane Ouattara, ces deux dernières semaines, sont riches en enseignements car pleins de renseignements sur le cap de ses prochaines relations avec l'Opposition qu'il n'a toujours pas réussi à dompter. (Mal)Heureusement…

Nommé le 13 mars 2012, Jeannot Ahoussou-Kouadio aura passé 8 mois à la Primature sans que l'on puisse dire s'il était à la tête de la Primature, encore moins chef du Gouvernement. Dans son cas, nul n'est même en mesure de certifier qu'il était le premier des ministres (comme les Ivoiriens aiment à railler tout premier ministre sans grand pouvoir), tant les conseillers et d'autres centres de décision avaient plus d'influence sur le fonctionnement de l'état.

On retiendra de l'ex-Premier Ministre qu'il a joué très à fond la carte Alassane Ouattara, préférant l'accompagner à Dakar, solliciter et officialiser le soutien de Wade, alors qu'il lui incombait, entre les deux tours, d'acheminer les réclamations de Bédié, au Conseil Constitutionnel. Nul doute que l'issue de ces réclamations, si elles avaient été transmises au Conseil Constitutionnel comme le prévoit le code électoral ivoirien, aurait donné le cours de l'histoire du pays.

Ministre de la Justice dès la formation du premier gouvernement, puis Premier Ministre cumulant le portefeuille de la Justice après avoir rongé ses freins dans l'attente d'un point de chute à Guillaume Soro, Jeannot Ahoussou-Kouadio a aussi appuyé à fond sur l'accélérateur de la justice des vainqueurs. Cet avocat pour lequel "le premier des droits est le droit de la force" n'a pas fait dans la dentelle dans l'instrumentalisation de la justice contre tout ce qui pouvait rappeler Laurent Gbagbo.

La mise en congé du Gouvernement de Loma Cissé, sa ministre déléguée à la Justice, en même temps que lui, situe sur le niveau des dégâts de la justice des vainqueurs sur l'image d'Alassane Ouattara dans l'opinion occidentale. Toutefois, fidèle à sa politique ségrégationniste appelée de son propre terme "rattrapage", Ouattara a quand même vite fait de nommer Loma Cissé au poste de Conseillère Spéciale aux Affaires Judiciaires.

Mis en mission par Alassane Ouattara, celui qui a justifié l'emprisonnement de Michel Gbagbo par sa seule filiation, n'a pas su s'envoyer. Cela se paie cash dans un régime qui prend de l'eau de toutes parts au point de nommer Coulibaly Gnenema, ex-chargé des droits de l'homme de l'ex-rébellion des Forces Nouvelles au Ministère de la Justice en signe de gages à Soro Guillaume, qui pourrait difficilement échapper à la CPI, son cauchemar du moment.

Enfin de la flexibilité politique…

De 38, le nombre des membres du Gouvernement passe à 30. Alassane Ouattara se sent plus à l'aise avec des équipes restreintes. Ce Gouvernement porte donc enfin sa marque mais en même temps il lui laisse de la flexibilité. Notamment de la flexibilité politique avec la possibilité d'y faire entrer 3 à 5 ministres supplémentaires, surtout que des personnalités maintenues dans le dernier Gouvernement sont assises dans des fauteuils rendus éjectables par leur corruption. En sortir 2 ou 3 pour une nouvelle équipe de 32 membres, en scindant de gros ministères lui laisse donc une marge de 5 à 6 portefeuilles, au cas où il convaincrait l'opposition à participer à une "aventure ambigüe". Les "Patriotes" l'auraient-ils compris ainsi, eux qui mènent déjà la vie dure à Sylvain Miaka Ouretto, président intérimaire du FPI en «mission de repositionnement du FPI» en Europe?

Le prix du zèle

Le Gouvernement enregistre 4 entrants et 11 partants. Au nombre des partants, l'Ouest perd 3 ministres dont Banzio, Albert Flindé et Konaté Sidiki auxquels on pourrait ajouter Charles Legré (l'homme à la révérence renversante lors de la dernière CAN) et Clément Nabo.

Les 5 personnalités ont en commun d'avoir renié les leurs.

Ainsi, pressenti pour représenter le MFA au Gouvernement dans les premières heures de l'ère Ouattara, Philippe Legré s'est vite débarrassé de son téléphone portable, confié à un assistant, avec pour consigne de ne lui passer aucune communication de tout pro-Gbagbo, de loin ou de près. La mystification du chef et le reniement ne lui ont pas suffi pour rester au Gouvernement.

Quant à Banzio, approché en mai 2011, par les doyens des cadres du Cavally en vue de discuter des souffrances des populations et des exilés de cette région, il aurait opposé une arrogance stupéfiante, avant de "livrer" ensuite, Mao Glofiehi, pieds et mains joints aux FRCI. Il s'agissait pourtant d'un projet de simples échanges avec un collectif informel de ministres de l'ancienne région du Moyen-Cavally, à savoir Adama Toungara (Duékoué!), Anne Ouloto (Toulepleu), Mamadou Sanogo (Guiglo), Banzio (Bloléquin). La suite, on la connaît… On pourrait multiplier les exemples sur chacun de ces partants, histoire de rappeler qu'une fonction politique appelle d'abord le soutien des siens.

Le PDCI et l'UDPCI, les dindons de la farce?

Au 1er tour de l'élection présidentielle, l'UDPCI est arrivée en 4ème position, derrière la LMP, le RDR et le PDCI avec environ 3% des suffrages. 3ème force politique du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix, l'UDPCI passe de deux à un seul portefeuille ministériel. Mais à l'UDPCI, tant que le seigneur Albert Mabri Toakeusse est servi, l'essentiel est sauf.

Quant au MFA, il n'en fait plus partie et c'est sans doute tant mieux pour son président Anaky dont chaque représentant au Gouvernement finit toujours par se retourner contre lui, depuis que lui-même a été éjecté des Gouvernements "Marcoussistes" par Banny en 2006, à la suite de la crise des déchets toxiques. Alassane Ouattara ayant confié, lors de sa visite dans le ZANZAN s'être réconcilié avec Anaky, attendons les retombées pour le dernier nommé, car au RHDP seul compte le partage du gâteau, fut-il de plus en plus cramé au four de la haine.

Daniel Kablan Duncan, ami de longue date de Ouattara depuis la BCEAO et dont il fut le ministre de l'Economie et des Finances à l'époque d'un Félix Houphouët-Boigny (FHB) au soir de sa vie et diminué par la maladie, aura une grande marge de manœuvre. Au contraire de Jeannot Ahoussou-Kouadio.

Seulement vêtu du maillot PDCI sans obligation de dépendance, Daniel Kablan Duncan qui doit tout à Alassane Ouattara et presque rien au PDCI de Bédié, inspire confiance pour n'avoir pas été de la galerie des faucons tout au long de la honteuse période que nous vivons depuis avril 2011. Ni pendant celle de la conquête du pouvoir depuis le Golf. Duncan est donc pour Ouattara un espoir. Encore que (…)

Même registre politique pour Jean-Claude Brou, proche parmi les proches d'Alassane Ouattara dont il était membre du cabinet à la Primature. Actuel Ministre de l'Industrie, Jean-Claude Brou qui a été, comme Alassane Ouattara, fonctionnaire du FMI a raté de justesse la primature. Ce cadre d'Aboisso, de la même région que l'épouse du président du PDCI, sera moins société civile que compté sur le quota du PDCI sans devoir vraiment lui rendre des comptes.

Le richissime Charles Koffi Diby transféré des Finances aux Affaires Etrangères, le PDCI perd la "Caisse du Gouvernement". La Primature qui lui revient par alliance électorale et cette caisse, sont désormais dans l'escarcelle directe d'Alassane Ouattara à travers son ami de longue date, Daniel Kablan Duncan qui cumule à la fois la Primature et le Ministère de l'Economie et des Finances.

Aux Infrastructures économiques, Achi Patrick s'est vu retirer les juteuses tutelles. Accrédité d'une longue participation au Gouvernement qui dure depuis octobre 2000, Achi Patrick semble pourtant affaibli, suspecté de peu de fidélité quand ses intérêts sont en jeu. Intelligent, technocrate doté d'une capacité d'argumentation, il traîne hélas l'image d'un homme calculateur. Ce qui le fragilise vis-à-vis du RDR qui n'oublie pas qu'il faisait valider ses décrets dans la chambre de Laurent Gbagbo, avant de se retourner contre lui dès après septembre 2002.

En plus des analyses sur les fourberies du PDCI qui s'est déculotté à l'Assemblée Nationale dès la petite "lame de Ouattara" sous la forme de la menace de la dissolution du Gouvernement, ce parti demeure le grand perdant de ce remaniement. Le PDCI qui a cogéré à la fois avec le président Laurent Gbagbo et maintenant avec le RDR a désormais sur la tête plus qu'une lame, mais une véritable épée de Damoclès avec toutes les casseroles de ses cadres. Avec en prime un Bédié humilié! A défaut d'être les dindons de la farce, le PDCI et l'UDPCI seraient-ils les dindes de Noël du RDR?

Face à un RHDP divisé et un RDR sonné par les tortures, les exécutions sommaires et le boulet nauséabond du génocide WE, les démocrates ivoiriens ont de la marge pour garder le cap de la dignité.


Nelson Degol, le 3 Décembre 2012.

samedi, 24 novembre 2012

UMP, PARTI DE SARKOZY: OR DONC LE RECOMPTAGE DES VOIX N'EST PAS UNE INJUSTICE?

 

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Surprise du côté de la France! Que se passe-t-il dans ce pays? Non, rien d’important. Seulement que depuis le 18 novembre 2012, une banale élection à la direction de l’UMP, parti dit éminemment démocratique de l’ex-Président français, le tonitruant redresseur d’autres démocraties dans le Monde, le sieur Sarkozy, s’est transformée en un conflit postélectoral comme dans la «République bananière de Côte d’Ivoire». 

Cette élection, selon les médias de l’hexagone, instruments ô combien propagandistes au service de ces donneurs de leçons, opposait Jean-François Copé et François Fillon. Deux François pour conquérir le fauteuil présidentiel à la tête de l’UMP. Ces deux personnes qui ont, par leurs nombreuses frasques au côté de Sarkozy et Juppé, déversé leur bile sur l’éminent Président nationaliste Laurent Gbagbo lors de la dernière guerre postélectorale, ne sont pas inconnus des patriotes de ce pays. Ils sont ainsi rattrapés par leurs actes ignobles commis pendant la crise ivoirienne; comme quoi on paye toujours ses méchancetés sur cette terre. 

N’est-ce pas ce parti de la Droite française, avec à sa tête le fantoche ex-Président Sarkozy qui, rejetant de façon irréfléchie et systématique la proposition paisible de recomptage des voix pour résoudre le contentieux électoral ivoirien, s’accordait avec le triplet destructeur Compaoré-Soro-Ouattara pour déclencher une guerre meurtrière jusqu’à renverser le régime de Gbagbo? 

Heureusement que ça n’arrive pas qu’aux autres! Depuis dimanche 18 novembre, cette presse toujours virulente et adepte du mensonge contre les leaders patriotes africains, annonce, à la surprise générale une contestation des résultats nécessitant «l’injuste recomptage des voix». Qui l’eut cru? 

Surtout que Sarkozy et ses hommes de main Choï et Ban ki Moon ont enseigné aux ivoiriens qu’il serait injuste de choisir le recomptage des voix pour régler le contentieux électoral ivoirien. N’est-ce pas cette même solution proposée par Gbagbo qui a valu le courroux de ces politiques français et qui l’ont rejetée au profit du pilonnage par des bombes et des missiles pour massacrer toujours impunément des milliers d’ivoiriens? Ah! Si le ridicule tuait! François Copé et ses militants s’attribuent la victoire et sont prêts à s’imposer par la force. 

Pendant que les deux candidats s’empoignent, la commission chargée de superviser les élections reste muette comme une carpe et laisse le doute et la polémique s’installer. Tel fut aussi le comportement de la commission électorale ivoirienne(CEI); ce qui amena même, Sarkozy, par courrier, à intimer l’ordre à Youssouf Bakayoko (Président de la CEI) de proclamer les résultats tronqués de l’élection présidentielle au QG du candidat Ouattara. 

A La vérité, il n’y a rien de nouveau sous le soleil, et les français comme tous les européens ne sont pas différents et plus intelligents que les africains. 

Il paraitrait même que l’un des François, le nommé Copé est ami de Sarkozy qui aurait fait pression sur Fillon le vainqueur véritable et ses sympathisants, pour que celui-ci cède le fauteuil au risque de subir comme Gbagbo le courroux de la Licorne, de l’ONUCI, des mercenaires et autres cannibales dozos ainsi que de l’OTAN. 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, Copé est l’homme que Sarkozy aurait choisi pour préparer son très prochain retour en politique, quand il aura fini de régler les affaires sales qu’il traine comme des boulets aux pieds. 

Si donc Fillon veut continuer la résistance, ce sera alors les forces spéciales (les GI’s) d’Obama, un autre ami de Sarko et bourreau des africains, aidés des forces hétéroclites (mercenaires et dozos burkinabès, forces de l’OTAN) qui feront allègrement le « job ». 

On ne sera pas surpris de voir descendre d’un gros porteur (avion C130) ces dozos et autres rebelles avec les nombreux gris-gris fixés sur leurs sales accoutrements, et les…. odeurs qui les accompagnent; ces dozos expédiés en France, comme pendant la seconde guerre mondiale pour défendre les maîtres-colons dont les ascendants du couple Sarko-Copé, comme ils l’ont fait en Côte d’Ivoire, pour les intérêts de la grande France déstabilisatrice des régimes des Présidents africains souverainistes. Celle-ci n’oubliera certainement pas de les faire défiler le 14 juillet sur les champs Elysées en l’honneur de Sarkozy et tous ses valets africains. Ainsi se sera-t-on vengé de Gbagbo qui avait refusé de faire participer ses soldats au défilé du cinquantenaire des indépendances africaines à Paris 

Ce sera d’ailleurs une très grande joie pour le Président indéboulonnable, l’homme du rattrapage ethnique de courir au secours de son parrain dont les intérêts sont menacés, en faisant intervenir son armée de fétichistes notoires pour donner la victoire à Copé. 

A toi Fillon qui a vite compris le danger qui te guettait en demeurant dans la contestation car tes adversaires n’ont cure de la vie humaine. Et si tu es malin quittes vite dans ça, définitivement! Tout le monde n’est pas Gbagbo, le vrai patriote qui ne fuit ni les bombes ni les missiles français quand il s’agit de défendre l’intérêt de son pays et son honneur. 

Pourquoi ne ferais tu pas comme l’autre, l’indéboulonnable, qui n’hésite pas à enjamber les murs au moindre bruit d’un pétard mouillé? En tout cas, les jours qui s’annoncent seront décisifs pour toi et tes sympathisants. Attention aux effets néfastes du rattrapage ethnique et de la justice des vainqueurs! 

Ceux qui jusque-là refusent de croire en Dieu, ont ainsi l’occasion de se ressaisir. Après tout le mal que la Droite française a fait à la Côte d’Ivoire, Dieu vient de la confondre. Et cette confusion sera ouverte et totale. Ce qui se passe aujourd’hui à l’UMP aurait pu arriver pendant la dernière élection présidentielle française. 

Mais non! L’Eternel des Armées a voulu faire un petit test sur les auteurs de la crise ivoirienne. C’est pourquoi Sarkozy, le bourreau des Africains est actuellement interpellé par la justice française pour être entendu sur l’affaire Béthencourt pendant que son parti plonge dans un gouffre d’où il ne sortira pas facilement. Ce qui est certain, la déchirure sera grande, et comme disent les anglais, leurs voisins, «wait and see».

Ivoiriens, restez tranquilles, Dieu combat pour vous! Ce n’est qu’une question de temps. Il fera jour bientôt car maintenant ces bourreaux peuvent comprendre que le recomptage n’est pas une injustice. 


NANWOULET G. Simone

mercredi, 18 avril 2012

RATTRAPAGE ETHNIQUE DE OUATTARA: UNE IVOIRIENNE DU NORD TIRE LA SONNETTE D'ALARME

 

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Se rendent-ils compte des conséquences?

 

C'est vrai que l'Ivoirien moyen a, en ce moment, d'autres sujets de préoccupation (ne serait-ce que le coût très élevé de la vie) que ce que j'ai à dire, mais je ne pouvais pas rester «la bouche fermée» face à ce que je vois. Depuis le temps où j'observe l'actualité ivoirienne, mes inquiétudes ne font qu'augmenter, à tel point que j'en suis arrivée à la conclusion que l'aventure «dramanienne» risque de très mal se terminer.

J'aime vraiment la Côte d'Ivoire, sans doute de façon exagérée même, raison pour laquelle mon cœur saigne de la voir ainsi malmenée. Chaque jour qui passe ajoute à ma tristesse au travers d´informations glanées ici et là, soit sur le Net soit auprès de ma famille ou encore de mes amis. Ma plus grande peur est causée par le danger d'une explosion de la situation, d´un conflit entre ressortissants du Nord et du Sud. Je suis l'une de ceux qui sont convaincus que la situation qui prévaut en ce moment en Côte d'Ivoire ne durera pas éternellement, tellement elle hérisse une partie de la population, pas toujours membre du camp LMP comme on voudrait le faire croire. Je ne suis pas seulement triste, mais je suis inquiète et même très inquiète du traitement que l'on fait subir à certains groupes ethniques de Côte d'Ivoire sans que personne ne s'en émeuve ou n'élève la voix (du moins officiellement): agressés, battus, leurs villages détruits ou pillés, des femmes violées, leurs terres occupées contre leur gré etc...etc...Tout cela, sans compter les nombreux morts qu'il y a déjà eu.

L'exclusion des populations du Nord, au nom de laquelle les anciens rebelles devenus Forces Nouvelles et enfin FRCI et leurs chefs ont pris les armes, est plus que jamais d'actualité sous leur «règne». Sans doute se sont-ils accaparés tous les «bons» postes qu'ils croient leur revenir, mais savent-ils ce qui se passe dans le cœur des autres habitants de ce pays? De tous ceux-là qu'ils maltraitent ou exproprient selon leur bon plaisir? Pensent-ils, ces hommes ou femmes «du Nord» (et leurs complices des autres régions) qui nous dirigent, que le reste de la population ivoirienne se tait simplement parce qu'il approuve ce qu'ils font? Je souffre, je suis attristée et j'ai peur, car contrairement à eux qui pourront fuir (voyez les cadres LMP en exil), le moment venu, la population nordiste restera en grande partie sur place, exposée à la vindicte des anciens oppressés. Je ne parle pas de ceux qui sont coupables d'exactions et autres crimes à l'endroit de la population civile. Mais j'ai surtout peur pour tous ces innocents embarqués dans une aventure dont ils ignorent les tenants et les aboutissants. Tous ces innocents qui ont étés abreuvés de propagande jusqu'à perdre de vue la vérité, même quand elle se présente à eux de manière têtue, et qui sont convaincus qu'ils ont étés très mal traités depuis l'indépendance de la Côte d'Ivoire (ce qui est faux, Ndlr). C'est maintenant que leur exclusion a véritablement lieu par la faute de leurs soi-disant «défenseurs».

Deux anecdotes racontées par un parent illustrent bien, à mon avis, la situation actuelle en Côte d'Ivoire. Elle m'ont, pour l'une, mise en colère et pour l'autre, très attristée: la première qui depuis a reçu le nom de «rattrapage», date de l'année 2011. Étant du nord (tout comme moi d'ailleurs), mon parent a une femme ressortissante du Centre; ce qui n´est pas étonnant, vu le brassage des populations en Côte d'Ivoire. Cette dernière travaillait dans une boîte (une entreprise, Ndlr), dont le chef a été remplacé - ou rattrapé, selon le cas - après le changement de l'équipe dirigeante du pays; chose à laquelle je ne trouve pas vraiment à redire, chacun «plaçant» en général ses hommes (ou ses femmes). Là où le bât blesse, c'est que non content de remplacer le personnel qualifié, on est allé même jusqu'à remplacer le petit personnel par des personnes ayant des noms à consonance... nordiste ! Au grand dam de ma «belle-soeur».

La seconde s'est passée au moment des affrontements entre les FRCI et une partie de la population à Arrah, à la mi-février. J'appelle encore une fois ce même parent qui habite la région pour lui demander s'il se porte bien, tout en espérant qu'il n'ait aucun problème. Dieu merci, c'était le cas. Mais comme je lui racontais que j'étais assez choquée que la population «civile» du nord se soit associée aux FRCI pour attaquer d'autres civils, il me sort l'autre anecdote: sa ville n'étant pas loin d'Arrah, un de ses amis, qui lui n'est pas du nord, est venu lui confier des biens de grande valeur (de un à deux millions de francs CFA), par crainte qu'ils ne tombent aux mains des FRCI. C'est le message caché dans cette démarche (le fait qu'il lui confie ces affaires) qui est en fait le plus inquiétant: craignant que les FRCI ne déferlent aussi sur ce lieu, il met tout simplement ses biens à l'abri chez... un nordiste qui lui, ne sera certainement pas inquiété en cas d'attaque des FRCI... Mon parent me dit: «Imagine que l'histoire se soit passée dans l'autre sens...». Sans commentaires!

Le drame dans tout cela, c'est que les barrières sont plus que jamais déterminées par l'appartenance régionale. Le vote pluriethnique connu sous Gbagbo ne semble plus être qu'un vieux souvenir. Car ce qu'il faut savoir, c'est que ce parent, tout comme moi, ne sommes nullement sympathisants du RDR ou encore moins de l'ancienne rébellion qui dirige actuellement la Côte d'Ivoire. Ce fait qui est pourtant connu de cet ami ne l'a pas empêché de mettre ses biens « à l'abri » chez lui. On semble donc en être arrivé à une équation aussi réductrice que dangereuse en Côte d'Ivoire: Rébellion + RDR + FRCI = Ivoirien du Nord. Est-ce cela la «solution»? Merci «ADO solutions»!

Que Dieu ait pitié de la Côte d'Ivoire!

 

N. COULIBALY

TOUSSAINT ALAIN: «LA POLITIQUE, CE N'EST PAS LA GUERRE»

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Entretien avec l’un des soutiens de l’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo

 

Toussaint Alain est l’un des indéfectibles soutiens de Laurent Gbagbo. L’ancien président ivoirien est détenu à La Haye. Il est inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Un an après l’arrestation de l’ancien chef d’Etat et à quelques jours de l’ouverture du "dialogue républicain" entre le pouvoir et l’opposition, notamment le Front populaire ivoirien (FPI) et La Majorité présidentielle (LMP) de Laurent Gbagbo, Toussaint Alain revient sur la situation politique en Côte d’Ivoire qu’il qualifie de « dictature ». S’il n’est pas tendre avec le régime d’Alassane Ouattara, il salue néanmoins l’avènement de ce dialogue inter-ivoirien.

Toussaint Alain a été le conseiller de Laurent Gbagbo d’août 2001 à fin 2011. Il est actuellement le président de "Côte d’Ivoire Coalition", un groupe de pression de droit américain qui milite «pour une Afrique indépendante et débarrassée de l’impérialisme».


Afrik.com : Comment se porte Laurent Gbagbo ?

Toussaint Alain : D’après les informations fournies par sa famille, le Président Gbagbo se porte bien. Il est serein et attend le 18 juin, date à laquelle se tiendra l’audience de confirmation des charges devant la Cour pénale internationale (CPI).

Afrik.com : Laurent Gbagbo est-il revenu récemment sur ses conditions de détention aussi bien à La Haye qu’à Korhogo, sur les évènements qui ont conduit à sa chute ?

Toussaint Alain : Le 5 décembre dernier, lors de sa première comparution, il avait déjà tout dit sur ses conditions de détention à Korhogo. Par ailleurs, la teneur de ses conversations avec ses visiteurs est confidentielle.

Afrik.com : Le gouvernement d’Alassane Ouattara a maintes fois appelé le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo à la réconciliation nationale. Le FPI envisage-t-il de répondre à cette main tendue ?

Toussaint Alain : Je ne peux pas m’exprimer au nom du FPI. Je sais seulement que le gouvernement a entamé des discussions avec l’opposition dans son ensemble, pas seulement avec le FPI et La Majorité présidentielle (LMP) qui inclut notamment le CNRD (Le Congrès national de la résistance pour la démocratie), dont l’ancien président du Conseil économique et social Laurent Dona Fologo est le vice-président. Ce dialogue inter-ivoirien devrait débuter à partir du 27 avril prochain à Grand-Bassam (située à l’est de la capitale Abidjan, ndlr). Outre le FPI, des formations politiques comme Agir pour la paix et la nation (APN), Liberté et démocratie pour la République (Lider) de Mamadou Koulibaly et le Rassemblement du peuple de Côte d’Ivoire (RPCI) de Bamba Moriféré sont conviées. Le dialogue n’est donc pas exclusivement réservé aux seuls pro-Gbagbo. Pour ce qui est du processus de réconciliation nationale, il revient aux partis politiques d’en parler. C’est plutôt la manière dont la Côte d’Ivoire est gérée aujourd’hui qui m’interpelle.

Afrik.com : Qu’est-ce qui vous interpelle exactement ?

Toussaint Alain : Depuis un an, nous assistons à l’émergence d’un régime autocratique et tyrannique. M. Alassane Ouattara est arrivé au pouvoir dans des conditions calamiteuses. Sa prise de pouvoir s’est faite à l’issue d’une guerre de plusieurs semaines menée par les forces de M. Ouattara et l’armée française contre Laurent Gbagbo. Depuis, la situation n’a cessé d’empirer aussi bien en matière de sécurité, de respect des droits de l’Homme que sur les plans politique et économique.

Afrik.com : Que reprochez-vous au régime d’Alassane Ouattara en ce qui concerne la sécurité et les droits de l’Homme ?

Toussaint Alain : Nous assistons à la désintégration de l’armée nationale. Elle s’est transformée en une milice de type ethnique composée essentiellement par les FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire, armée constituée par Alassane Ouattara lors de la crise post-électorale et composée en majorité des hommes de l’ex-rébellion des Forces nouvelles, ndlr). Cette garde prétorienne d’Alassane Ouattara se livre à des exécutions extra-judiciaires, à une chasse à l’homme permanente, dont les partisans de Laurent Gbagbo sont les principales victimes. Les hommes qui sont aujourd’hui les soldats de l’armée ivoirienne n’ont reçu aucune formation. Ce sont de simples combattants recrutés ça et là dans les villes et villages du nord de la Côte d’Ivoire, voire dans les pays voisins comme le Burkina Faso, le Mali, le Liberia et la Guinée. En outre, la dislocation de l’Etat s’est accélérée, notamment dans le Nord où l’Etat était déjà déliquescent depuis la partition du pays en septembre 2002. En ce qui concerne les droits de l’Homme, plusieurs dizaines de cadres du parti de Laurent Ggabgo ainsi que ses proches sont détenus dans le nord de la Côte d’Ivoire qui est devenu le goulag d’Alassane Ouattara. L’épouse de Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, son fils Michel Gbagbo, qui n’a commis aucun crime sauf ceux imaginés par l’actuel pouvoir, le Premier ministre Aké N’Gbo, le président du FPI, Affi Nguessan sont quelques-unes des personnalités arbitrairement emprisonnées. Au nom de la paix, toutes ces personnes doivent être remises en liberté. Par ailleurs, plusieurs centaines de jeunes combattants, qui avaient répondu à l’appel de l’armée nationale et recrutés au début de l’année 2011, sont portés disparus. Leurs familles sont inquiètes. J’ai rencontré récemment, à Londres, le père de l’un de ces jeunes combattants qui m’a de nouveau interpellé. Nous avons pris attache avec des organisations de défense des droits de l’Homme et une campagne internationale sera lancée prochainement afin que la lumière soit faite sur le sort de ces disparus. La presse internationale en a d’ailleurs fait déjà écho car plusieurs dizaines d’entre eux ont été photographiés alors qu’ils avaient été arrêtés par les FRCI, puis parqués par eux dans une station Texaco du quartier des Deux-Plateaux, à Abidjan. Que sont devenus ces jeunes gens ? Ont-ils été déférés dans le Nord pour être détenus dans des prisons de fortune ou alors ont-ils été exécutés ? La dernière hypothèse ne m’étonnerait guère parce que les exécutions extra-judiciaires ont été érigées en règle par le pouvoir ivoirien. Enfin, au nom du « rattrapage ethnique » - c’est l’expression de M. Ouattara -, les autorités de mon pays se livrent à une chasse aux sorcières au sein de l’administration, où la promotion se fait exclusivement sur des critères ethniques. Cette pratique n’est pas républicaine. Nous parlons de sécurité, de droits de l’Homme. Mais l’économie n’est pas en reste…

Afrik.com : Les compétences économiques du nouveau président ivoirien sont pourtant celles qui font le moins débat ?

Toussaint Alain : : « ADO Solutions » était le slogan de sa campagne. Mais depuis un an, le miracle attendu s’est transformé en mirage. On assiste à des licenciements massifs aussi bien dans la fonction publique que dans le privé ...

Afrik.com : On ne peut pas directement imputer les licenciements dans le privé à Alassane Ouattara, compte tenu de la situation de crise qui est celle de la Côte d’Ivoire depuis plus d’une décennie ?

Toussaint Alain : M. Ouattara est aujourd’hui incapable d’apporter des réponses aux préoccupations des ménages ivoiriens dont le pouvoir d’achat s’est réduit comme peau de chagrin. Les syndicats n’ont plus voix au chapitre. Les droits élémentaires des travailleurs sont bafoués. Plus d’un millier d’employés de la Sotra (Société des transports abidjanais, une société d’économie mixte, ndlr) on été abusivement licenciés, de même que des salariés de la RTI, l’audiovisuel public ivoirien, et du Port d’Abidjan. Dans le même temps, ces entreprises embauchent des personnes originaires du Nord. C’est également ainsi que M. Alassane Ouattara procède pour les recrutements dans l’armée, la police et la gendarmerie. Officiellement, les concours d’entrée sont suspendus mais on intègre des éléments des FRCI. Il y a une liquidation des règles républicaines qui est inquiétante. En lieu et place de la démocratie et de l’Etat de droit, c’est une dictature qui s’est installée en Côte d’Ivoire. Nous assistons à un net recul de la liberté de la presse. Ousmane Sy Savané, le directeur général du groupe Cyclone, éditeur du journal Le Temps pro-Laurent Gbagbo, est détenu par les services secrets d’Alassane Ouattara, la DST, sans qu’on sache pourquoi. Des journaux sont suspendus quand les articles ne sont pas du goût du pouvoir et leurs responsables jetés en prison. L’avocat de Simone Gbagbo, Me Rodrigue Dadjé, a été également appréhendé, il y a deux semaines, par les services secrets ivoiriens et on ne connaît toujours par les motifs de cette arrestation. Des journalistes français, comme Antoine Glaser, reconnaissent aujourd’hui que la Côte d’Ivoire « court vers un régime totalitaire ». Nous avons de profondes inquiétudes sur la gestion du pays.

Afrik.com : Vous avez de nombreux griefs contre le pouvoir ivoirien, mais vous saluez l’avènement de ce que l’on appelle désormais le "dialogue républicain". Pourquoi ?

Toussaint Alain : Nous dénonçons, à raison, M. Ouattara mais ce n’est pas pour autant qu’il faut fermer la porte du dialogue. Le dialogue peut être une arme puissante pour vaincre la tyrannie et la dictature. Le régime d’Alassane Ouattara est en train de tuer à petit feu l’opposition et d’asphyxier le contre-pouvoir qu’il représente. Depuis plusieurs mois, nous appelons à ce dialogue. Un an après, le pouvoir se résout enfin à discuter. Il faut s’en réjouir car c’est ensemble que les Ivoiriennes et les Ivoiriens éviteront à la réconciliation nationale de n'être qu'une vue de l’esprit. Quand bien même, l’on sait que le régime de M. Ouattara est un habitué des passages en force. Il a imposé Guillaume Soro à la présidence de l’Assemblée nationale alors qu’il n’avait pas les 40 requis pour être à la tête du parlement ivoirien. Il avait déjà fait fi des règles républicaines en nommant Francis Wodié à la tête du Conseil constitutionnel, en remplacement de Paul Yao N’Dré. M. Ouattara ne s’est pas non plus soumis aux résultats proclamés par le Conseil constitutionnel, après la présidentielle de novembre 2010, qui donnaient victorieux Laurent Gbagbo. Cependant, il est urgent de repartir sur de nouvelles bases. Discuter avec ce pouvoir illégitime, c’est surtout penser aux populations et aux souffrances quotidiennes qu’elles endurent. Pour autant, la finalité du dialogue ne doit pas être la participation à un gouvernement. Cela peut être une option mais pas le but ultime. « Le pouvoir gouverne, l’opposition s’oppose. L’un et l’autre dans le strict respect des règles républicaines et de la loi », affirmait Laurent Gbagbo. Le dialogue doit conduire à une décrispation de la vie politique, à la confiance et à l’apaisement partout dans le pays, à un consensus national débouchant, à très court terme, sur le retour des exilés politiques et des réfugiés en Côte d’Ivoire. […] M. Ouattara a une peur bleue de la démocratie. Les libertés publiques sont bafouées et les journaux sont menacés de fermeture. Le dialogue est l’occasion de remettre tout cela à plat, d’obtenir les réponses à nos interrogations et de renouer avec un esprit de fraternité. La politique, ce n’est pas la guerre. Nous aspirons à une vraie démocratie en Côte d’Ivoire.

 
Source: AFRIK.COM

jeudi, 15 mars 2012

GBAGBO, L’EXTRATERRESTRE

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Curieux non comme titre d’article, vous ne pensez pas ? Eh bien, nous n’avons pas trouvé mieux pour espérer qualifier, de la façon la plus exacte et qui la campe le mieux, cette situation rocambolesque que vit, en ce moment, la Côte d’Ivoire.

Nous avons tous entendu l’incroyable communiqué du gouvernement ivoirien du mercredi 7 mars 2012 annonçant la suppression de 1.126 communes créées par le président Laurent Gbagbo, de 2001 à 2010. En clair, toutes les communes nées sous la gouvernance de Gbagbo, pendant ses 10 années de pouvoir. Argument avancé pour prendre une décision aussi impensable : « Ces communes ont été créées sur des bases politiques ». Ah bon ? Et le gouvernement actuel, sous quels auspices prend-il ses décisions, depuis son avènement violent au pouvoir, le 11 avril 2011 ? : le nouveau découpage administratif de la Côte d’Ivoire, tout comme le nouveau découpage électoral qui fait la part belle aux départements du Nord, la composition même de la Commission électorale indépendante (CEI) acquise à 100% au RHDP, la justice des vainqueurs en vigueur en Côte d’ivoire qui pourchasse un seul camp, l’emprisonnement des journalistes, le musellement de la presse pro-Gbagbo par le Conseil national de la presse (CNP) à travers des sanctions intempestives et ciblées, le gel des avoirs des opposants, les arrestations arbitraires, les mandats d’arrêts internationaux contre les cadres LMP, le maintien en exil des autorités ivoiriennes de l’ancien régime, les tentatives de mise à mort du FPI et de La Majorité Présidentielle, le maintien des supplétifs de la guerre d’avril dans les rangs des FRCI, la tolérance coupable des milices « Dozos » par la République bien que reconnues pour leurs nombreux crimes et exactions contre les populations ivoiriennes, la liquidation des banques nationales, le rattrapage ethnique cher à Ouattara qui promeut les ressortissants du Nord au détriment de tous les autres ivoiriens, etc.


Si on devait reprocher à un camp de la crise ivoirienne de prendre des décisions qui ne se justifient pas, sur la seule base politicienne, il y a fort à parier que le régime Ouattara soit inscrit sur le pire des tableaux. Il est donc très mal inspiré pour clouer quiconque au pilori. Après la dissolution en cours des Conseils généraux (décision complètement inopportune), le coup d’arrêt brutal porté à la communalisation générale de la Côte d’Ivoire consacre définitivement la volonté du régime RHDP de tirer notre pays vers le bas, au nom d’une incroyable propension vengeresse et négationniste visant à effacer toute trace du président Laurent Gbagbo. S’il le pouvait, Ouattara effacerait même les augmentations substantielles opérées par le réprouvé de Scheveningen sur les salaires des fonctionnaires. Mais mal lui en prendrait ! Il peut toujours essayer.


A notre sens, l’argument politique avancé par le gouvernement est totalement léger et, à la limite, fallacieux. Le souci premier dans la communalisation, c’est de rapprocher le centre de décision des populations et de favoriser leur participation à un développement local plus rapproché. Etant entendu qu’elles y contribuent à travers des instruments remarquables comme les FRAR/FIAU (Fonds d’Investissement et d’Aménagement Urbain) qui ne demandent qu’à être redynamisés et boostés. Une commune née créé sa propre dynamique de développement à travers ses populations et ses cadres. Cela est déjà une chose hautement appréciable pour la vie rurale. Il ne reste plus qu’à l’Etat de venir en appui de ce regain d’activité local par une subvention qui ne devrait logiquement plus faire défaut, compte tenu du retour présumée à la paix, en Côte d’Ivoire. C’est de là que part la viabilité d’une commune ; elle ne tombe pas du ciel comme le laisse supposer les propos du gouvernement Ouattara. En clair, la viabilité, il faut la créer et non l’attendre pieusement.


La vérité de cette affaire, c’est que Ouattara n’a pas de solutions pour nos populations rurales, pas plus qu’il n’a les moyens de les subventionner. La principale raison de ces suppressions et dissolutions est financière. Elles sont liées à la sécheresse désespérée des caisses de l’Etat, curieusement, depuis que Ouattara est arrivé au pouvoir.

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De ce point de vue, Gbagbo apparaît comme un extraterrestre ! Comment s’est-il pris pour financer la sortie de crise et les élections les plus chères du monde, augmenter les salaires des fonctionnaires, des corps militaires et paramilitaires, du corps préfectoral, du corps médical, des députés, des juges, et tout à la fois financer les Conseils généraux et subventionner les Communes ? Il ne se passe pas d’émission télé sur la Fonction Publique sans entendre le ministre Gnamien Konan geindre piteusement sur la masse salariale. Comment Gbagbo faisait-il pour payer ces salaires et même prévoir une augmentation de quasi 50% qui devait être effective en Juillet 2011 et dont les fonctionnaires bénéficient déjà de la première tranche, depuis le deuxième semestre 2010 ?

Etait-il un magicien, un surhomme, un prestidigitateur, un alien ? Pourquoi ceux qui nous ont annoncé des pluies de milliards se retrouvent-ils ainsi à grommeler sur les salaires des agents de l’Etat et à réendetter gravement notre pays, eux les « éminents économistes » reconnus par la Communauté internationale ? Comment, avec un pays coupé en deux et en guerre, sous divers embargos et le boycott de bien de bailleurs de fonds, Gbagbo a-t-il réussi, en pleine crise, là où ADO « La Solution » annoncée, en temps de paix, perd pied et peine à nous convaincre, passant le plus clair de son temps à gémir avec ses ministres de la sécheresse des caisses ? Comment se fait-il qu’il n’y ait subitement plus d’argent en Côte d’Ivoire ? Que fait Ouattara de notre argent ? Ne le mettrait-il pas, par hasard, en « mode béquille » pour secourir une France sarkozienne en faillite ? La question mérite d’être posée, tant la situation semble suspecte. Finalement, avec le recul, qui est la véritable « Solution », dans notre pays ? Les Ivoiriens devraient répondre à cette question et en tirer toutes les conséquences politiques.


Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 465 du mardi 13 mars 2012.

mardi, 24 janvier 2012

UNE INTERPELLATION POIGNANTE, UN APPEL A LA RETENUE ET A LA REFLEXION, A L'ADRESSE DES MILITANTS ET PARTISANS DU RHDP



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Lu sur Abidjan.net (publié par Jean Kouadio, sur sa page Facebook).


Michaël Bah - Meilleur commentateur


Quand je lis les commentaires des militants ou sympathisants RDR et PDCI, je ne suis pas étonné de la forme de votre prise de position mais je suis par contre surpris, effrayé et dégoûté du fond de vos pensées; il est aisé de comprendre que vous adopterez toujours la position de ceux qui croient accomplir une vengeance que les autres « auraient » mérité. Avec tout ce que vous dites, on pourrait penser que ce qui s'est passé, hier (samedi 21 janvier 2012) à Yopougon, est normal et se répétera chaque fois que le FPI organisera un meeting.

Certains parmi vous ont un niveau académique suffisamment bon pour éviter des commentaires qui mettront encore plus d'huile sur le feu, mais puisque vous êtes RDR et PDCI, vous vous bornez à ne pas voir les menaces qu'un tel comportement fait peser sur les citoyens et résidents de ce pays. Il y en a parmi vous qui écrivent: « C'est montage », d'autres disent : « On vous a loupé », d'autres écrivent: « Un meeting où on lance des provocations, des injures en sachant bien que le quartier Wassakara n'est pas bien loin, où l'on sait bien que la majorité des personnes là-bas sont RHDP », certaines femmes disent : « Ils vous ont raté »; un autre, content de sa nouvelle force de Dieu-géant-surhumain-invincible, dit fièrement : « C'est du civil contre civil, nous on ne vous ratera pas », ou encore « Ce sont des rats ».

Apparemment, c'est toujours vous qu'on provoque, c'est toujours vous qui êtes frustrés, c'est toujours vous qui cherchez la paix, c'est toujours vous qui êtes victimes de la xénophobie, c'est toujours vous que les autres jalousent... Aujourd'hui, quelques ivoiriens mais aussi des burkinabés (surtout), des maliens, des sénégalais, des guinéens, prennent des armes et agressent impunément des ivoiriens. Tout ce que je vous souhaite donc est que ce pouvoir dure, dure, dure, dure et dure; qu'Alassane Ouatttara ne perde jamais son poste, que les FRCI demeurent toujours un rassemblement de familles nordistes, que l'ONUCI soit toujours à vos petits soins, que la Licorne protège éternellement votre mentor, que votre sadisme soit indéfiniment masqué par les médias internationaux et qu'une rébellion 100% Ivoirienne ne survienne pas. Priez votre Dieu (apparemment, on n'a pas le même Dieu car vous dites aussi que c'est vous les croyants, et les autres sont les infidèles) pour que la situation ne s'inverse pas car, à ce moment, j'espère que vous aurez suffisamment de courage pour faire face à ceux qui se dresseront contre vous. Hier, vous vous plaigniez, souvent à tort souvent à raison, d'une certaine répression (souvent à tort souvent à raison) que vous subissiez de la part des militaires ivoiriens (et pas des civils). Aujourd'hui vous vous sentez tout-puissants et vous n'avez même pas un mot d'indignation pour ces actes d'insurrection commis par des « civils armés » envers d'autres civils.

VOUS PENSEZ QUE SI LES IVOIRIENS MILITANTS ET SYMPATHISANTS LMP DECIDENT DE PRENDRE DES ARMES ET DE REPONDRE VIOLEMMENT A VOS ACTES, VOUS POURREZ CONTINUER DE VIVRE EN COTE D'IVOIRE? VOUS QUI VIVEZ A ABIDJAN, POUVEZ-VOUS TENIR SI ABIDJAN (MAJORITAIREMENT PRO-GBAGBO) VEUT VOUS FAIRE LA PEAU?

Vous oubliez que vous n'êtes pas les plus nombreux, vous n'êtes pas les plus musclés, vous n'êtes pas les plus vaillants, vous vivez dans un pays où il y a 61 ethnies et vous n'êtes issus que de l'une d'entre elles (car majoritairement Dioula pour les nationaux) et ressortissants de la CEDEAO.

Si les militants LMP s'arment aussi de machettes et de gourdins pour aller à des meetings et que vous les attaquez, vous imaginez bien le résultat ! Continuez comme ça, faites grandir cette colère de jour en jour, continuez à magnifier la haine, ça vous va si bien, continuez ainsi; c'est bien. Sachez juste que ne pas vouloir se battre ne signifie pas qu'on est pas fort, fuir ne signifie pas qu'on a peur, pleurer ne signifie pas qu'on est faible.

Continuez à poussez les Ivoiriens à la violence (vous le faites bien d'ailleurs, vous êtes sur la bonne voie), vous serez des victimes d'un système que vous aurez vous-mêmes créé, vous connaîtrez le mot EFFROI !


Michaël Bah, sur Abidjan.net.

mardi, 06 décembre 2011

LEGISLATIVES DU 11 DECEMBRE: DON MELLO MET A NU LA MASCARADE DE OUATTARA


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Le 11 décembre 2011, le pouvoir Ouattara organisera les élections législatives en Côte d'Ivoire pour élire un nouveau parlement dans l'optique de mettre en place le deuxième pilier de la république: l'Assemblée nationale. Le 29 novembre 2011, soit deux (2) semaines avant ses élections, le Président Laurent Gbagbo est déporté à la Cour pénale internationale (Cpi) et selon l'acte d'accusation :

«Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que co-auteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l'humanité à raison de meurtres, de viols et d'autres violences sexuelles, d'actes de persécution et d'autres actes inhumains, qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences post-électorales survenues sur le territoire de la Côte d'Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011». Le même acte indique :

«Les forces pro-Gbagbo ont attaqué la population civile à Abidjan et dans l'Ouest du pays, à partir du 28 novembre 2010, prenant pour cible des civils qu'elles pensaient être des partisans du candidat de l'opposition, Alassane Ouattara».

Pour rappel, le président Laurent Gbagbo, lors de l'élection présidentielle de 2010, a eu le soutien sans faille de la région d'Abidjan et de l'Ouest. Dans le district d'Abidjan, Laurent Gbagbo a obtenu au premier tour 46.88% contre 31.37% pour M. Ouattara. En termes simples, sur trois (3) civils dans la rue, deux (2) sont probablement des partisans du Président Laurent Gbagbo et un (1) est probablement un partisan de M. Ouattara. De même, dans l'Ouest du pays c'est-à-dire, dans les 18 montagnes et le moyen Cavally, le Président Laurent Gbagbo a eu respectivement 40.15% et 53.26% contre respectivement 15% et 17.35% pour M. Ouattara c'est-à-dire, pour quatre (4) civils dans la rue, trois (3) sont probablement des partisans du Président Laurent Gbagbo et un (1) est probablement partisan de M. Ouattara. Au vu de ces chiffres, comment peut-on admettre que le Président Gbagbo puisse concevoir un «plan» pour commettre des «meurtres», des «viols», des actes de «persécutions» et des «actes inhumains» sur ses propres électeurs ?

Le fait que Laurent Gbagbo ait été embarqué à Korhogo sans M. Fofié Kouakou Martin, qui était présent sur le lieu d'embarquement et est sanctionné par le conseil de sécurité de l'Onu depuis 2006 pour la mise à mort de 99 personnes, sans M. Ouattara, dont les hommes ont commis le génocide Wê par son ordonnance du 17 mars 2010 faisant de lui, le chef hiérarchique des rebelles qui ont exterminé 800 personnes de même ethnie et sans M. Soro, chef de la rébellion dont les faits et méfaits peuplent tous les rapports de l'Onu depuis 2002, montre le niveau de sérieux qu'il faut accorder à la Cpi et aux raisons avancées pour justifier la déportation du Président Laurent Gbagbo. Peut-être qu'un article caché du statut de Rome instituant la Cpi connu par les initiés de cette cour stipule:

«Tout auteur, co-auteur de crimes contre l'humanité, crimes de guerre, viols et actes inhumains, parrainé par l'occident jouit d'une immunité internationale». Seul l'enjeu des élections législatives peut justifier cette précipitation.

En effet, le caractère illégal et non démocratique de la conquête du pouvoir exécutif par M. Ouattara constitue la grande faiblesse du régime actuel. Suite à la victoire du président Gbagbo proclamée par le Conseil Constitutionnel de la Côte d'Ivoire à l'issue du deuxième tour de l'élection présidentielle, M. Ouattara refuse de reconnaître cette victoire. La France, au mépris de la Constitution ivoirienne et croyant encore la Côte d'Ivoire sous le code de l'indigénat de l'époque coloniale qui donnaît droit au Président français de choisir les gouverneurs de ses colonies, a organisé un coup d'Etat pour installer à la tête du pays son candidat vaincu par le vote des Ivoiriens.

Ces élections législatives visent donc à transformer la défaite du candidat Ouattara à l'élection présidentielle en une victoire dans les urnes via le Parlement pour donner un visage démocratique à ce pouvoir ethnique et génocidaire mis en place depuis le 11 avril 2011 qui extermine peu à peu les Ivoiriens par des exécutions sommaires (26 exécutions en un mois selon l'Onu).

Le découpage électoral qui en est l'un des instruments, est l'objet de notre analyse.

Contrairement au consensus recherché autour des questions électorales depuis le coup d'Etat de 1999, le nouveau découpage électoral a été fait par M. Ouattara d'une manière unilatérale. L'objectif stratégique recherché, en violant sans inquiétude le consensus pour un régime qui prétend réconcilier les Ivoiriens, est de réaliser une écrasante majorité parlementaire par la fabrication d'un surnombre d'élus dans les zones favorables à M. Ouattara puis en écartant l'opposition remplacée par des indépendants sans électeurs (car la plupart des électeurs sont des déplacés internes ou des réfugiés externes et les autres restés sur place ne participeront pas au vote compte tenu des conditions de sécurité et de détention de leurs leaders) et enfin, en affaiblissant le Pdci, dans son bastion du centre du pays.

Fabriquer un surnombre d'élus dans les zones favorables au Rdr

La carte électorale des élections du premier tour donnant les zones d'influence des différents poids lourds à l'élection présidentielle de 2010 indique clairement que le candidat du Rdr venait en tête du classement dans cinq (5) régions dont quatre (4) du nord et un (1) du centre: la région des savanes, le Worodougou, le Bafing, le Denguélé et la vallée du Bandama. Les cinq (5) régions, zones d'influence du candidat Ouattara sont passées à onze (11) régions dont dix (10) du nord dans le nouveau découpage régional correspondant aux zones de règne des différents chefs de guerre de la rébellion. Sur treize (13) nouvelles régions créées, six (6) se trouvent donc au nord.

Les cinq (5) régions favorables à M. Ouattara sont passées de 53 sièges dans l'ancien découpage à 74 sièges dans les onze (11) régions favorables à M. Ouattara selon le nouveau découpage soit une augmentation de vingt et un (21) sièges. M. Ouattara commence les élections avec une avance nette de 74 sièges, soit 30% des sièges pour 17% de la population électorale.

Dans le Bafing, l'une des régions d'influence de M. Ouattara, pour une population électorale de 38 766, il est prévu 5 sièges de députés, soit 1 député pour 7 000 électeurs, contre 1 député pour 26 000 électeurs dans la région du fromager et 1 député pour 55 000 électeurs à Abidjan, pour une moyenne nationale de 1 député pour 22 453 électeurs. En terme simple, 1 électeur du Bafing vaut presque 4 électeurs de la région du Fromager et presque 8 électeurs à Abidjan. Le principe démocratique (1 homme une voix) devient : 4 hommes une voix dans l'ouest et 8 hommes une voix dans le Sud. Le département de Korhogo (10 sièges) a presque 2 fois plus de sièges que les départements suivants de même importance ou souvent plus grands: Yopougon (6 sièges), San-Pedro (5 sièges), Gagnoa (5 sièges), Daloa (6 sièges), Man (4 sièges).

Le département d'Odienné (5 sièges) a plus de sièges que des départements plus importants comme Abengourou (3 sièges), Adzopé (3 sièges), Sassandra (2 sièges), Yamoussoukro (3 sièges).

Les cinq (5) régions favorables à M. Ouattara selon l'ancien découpage totalisent une population électorale de 976 409 électeurs soit 17% du collège électoral national. Avec le nouveau découpage électoral, ces régions auront 74 sièges de députés, soit 30% des sièges du Parlement. Abidjan qui totalise 30% de l'électorat a 12% des sièges. En terme simple, pour deux fois plus de population électorale à Abidjan par rapport aux régions favorables à M. Ouattara, il y a deux fois moins d'élus. Le Rdr commence, ainsi, la course avec une avance nette de 74 députés. La combinaison des critères de superficie et de population ne justifie pas cette inflation des élus dans les zones d'influence de M. Ouattara.

Ecarter le président Gbagbo pour écarter l'opposition

Le candidat de La majorité présidentielle (Lmp), Le Président Laurent Gbagbo, était en tête au premier tour des élections dans dix (10) régions qui sont : Agnebi, Lagunes, Marahoué, Sud-Comoé, Moyen-Comoé, Fromager, Zanzan, 18 montagnes, le Haut Sassandra, Sud-Bandama. Ces dix régions représentent 3 766 534 électeurs (4 fois plus d'électeurs que dans les zones pro-Ouattara) soit 66% du collège électoral national correspondant approximativement à 2/3 de la population électorale nationale. Ces régions totalisent 147 sièges soit 57% des sièges. Les 2/3 de la population électorale favorable au Président Gbagbo ont un peu plus de la moitié des sièges. Cela montre que M. Ouattara a intérêt à écarter les candidats Lmp aux législatives s'il veut contrôler le parlement. Au deuxième tour de l'élection présidentielle, si nous prenons uniquement en compte les 14 régions dont les résultats ont fait l'objet de consensus au niveau de la commission électorale indépendante (Cei) sur les 19 régions que comptait la Côte d'Ivoire, le résultat global du deuxième tour de l'élection présidentielle pour les 14 régions est de 53.87% pour Laurent Gbagbo et 46.13% pour M. Ouattara soutenu par M. Bédié. Ces résultats consolidés ont confirmé le soutien inconditionnel des dix (10) régions du premier tour au candidat Gbagbo sur le candidat Ouattara.

Ces chiffres démontrent avec éloquence que si le découpage était équitable et consensuel et si les conditions de sécurité étaient garanties et que la neutralité de la commission électorale indépendante (Cei) était avérée, les chances du pouvoir Ouattara de se donner une légitimité démocratique par le biais du Parlement seraient très minces et sa prétendue victoire à l'élection présidentielle suspecte. Priver les 2/3 de l'électorat de leur citoyenneté par l'emprisonnement, l'exil de ses candidats potentiels et de ses électeurs; fermer la porte à tout consensus sur le découpage électoral, la composition de la Cei, les conditions de sécurité, sont l'unique chance pour le pouvoir de justifier sa victoire à l'élection présidentielle et s'offrir une majorité pour se donner une façade démocratique.

Ecarter l'opposition d'une manière ou d'une autre, permettra donc de fabriquer des vainqueurs et des vaincus à souhait comme ce fut le cas dans la région nord du pays occupée par les rebelles lors de l'élection présidentielle. C'est donc au prix de l'exclusion de l'opposition, que le pouvoir Ouattara pourra remporter les circonscriptions des zones favorables à cette opposition ; l'Onuci, la Licorne et les Frci veillant au grain pour sécuriser les fraudes et déporter les inattendus, ou pire bombarder ceux qui revendiqueraient un quelconque recomptage ; l'Onuci se tenant prête pour certifier la mascarade selon son nouveau chef.

Affaiblir le Pdci dans son bastion

Principale force politique concurrente du Rdr au sein du Rhdp, M. Ouattara a promis le poste de Premier ministre au Pdci-Rda. En politique, les promesses n'engagent que ceux qui y croient selon une personnalité de la droite française; les rapports de force, les intérêts et les convictions profondes décident en dernier ressort. Les exigences sécuritaires ayant justifié le maintien de M. Soro Guillaume au poste de Premier ministre n'ayant pas changé, il est fort probable que la promesse faite au Pdci n'engage que ceux qui y ont cru. Pour avoir les mains libres de décider, M. Ouattara a intérêt à réduire le Pdci à une minorité invisible à l'Assemblée nationale, lui enlevant ainsi toute prétention à un chantage ou une pression politique.

Lors du premier tour de l'élection présidentielle, le candidat du Pdci, M. Aimé Henri Konan Bédié est arrivé en tête des élections dans trois (3) régions : la région du lac, le Nzi-Comoé, le Bas-Sassandra. Dans le V Baoulé qui est sans conteste la zone d'influence du Président Bédié, sur 378 312 électeurs, il est prévu 19 sièges de député soit 1 député pour 16 000 électeurs contre 1 député pour 7000 électeurs dans le Bafing, bastion de M. Ouattara.

Pour les 3 régions favorables au Président Bédié, le collège électoral est de 806 014 électeurs soit 14% de l'électorat avec seulement 34 sièges soit 13% des sièges. La zone d'influence du Président Bédié possède deux fois moins de sièges que la zone d'influence de M. Ouattara pour à peu près la même population électorale. Pour faire passer cette pilule amère, une concession de taille a été faite au Président Bédié. En effet une région spéciale a été créée sur mesure pour le Président Bédié : la région d'Iffou avec comme capitale Daoukro dont le département bénéficie de 3 sièges devançant ainsi de grands départements comme Bongouanou (2 sièges), Agnibilékro (2 sièges), Sassandra (2 sièges), et un nombre de sièges identiques avec d'autres grands départements comme Adzopé (3 sièges), Aboisso (3 sièges), Bouaflé (3 sièges), Yamoussoukro (3 sièges), Abengourou (3 sièges).

Conclusion

Selon la carte politique de la Côte d'Ivoire telle qu'elle se présente aux yeux de l'observateur au vu des résultats du premier tour de l'élection présidentielle de 2010 et des résultats consensuels du second tour, le poids politique du Président Gbagbo et son assise nationale ne souffrent d'aucun doute : dix (10) régions sur 19 concentrant 66% des électeurs lui sont acquises. Il est véritablement le premier de la classe politique ivoirienne. Vouloir faire des élections démocratiques en écartant un tel leader, ses partisans contraints à l'exil interne et externe, c'est refuser la voie de la démocratie et emprunter la voie de l'usurpation politique pour installer une chambre d'enregistrement de la politique de recolonisation du pays. Le risque de compromettre la réconciliation et éloigner la Côte d'Ivoire de la démocratie et de l'Etat de droit est élevé.

Hier, M. Dramane Ouattara, animé d'une conception très sarkozienne de la démocratie (le pouvoir des bombes par les bombes et pour les bombes) faisait bombarder des Ivoiriens à Abidjan par l'armée française pour installer la «démocratie» pendant que ses hommes exterminaient près de 800 citoyens de l'ethnie wê, brûlaient des villages et tuaient d'autres dans une église à San-Pedro pour s'ériger en Chef de l'Etat.

Aujourd'hui, depuis son accession au pouvoir, il se réjouit de l'occupation illégale par ses combattants des domiciles et des plantations, de la déportation, de l'exil et de l'exécution au quotidien des Ivoiriens qu'il est censé protéger et pour qui il cherchait le pouvoir.

Dans sa conception très exceptionnelle de la démocratie, il est en train de se fabriquer une majorité à l'Assemblée nationale pour priver l'Assemblée nationale de tout débat démocratique et passer à l'offensive sociale contre les étudiants, les travailleurs et les propriétaires coutumiers de terre agricole.

L'organisation de la marginalisation du Pdci et le triomphe sans gloire du Rdr dans le Parlement à venir avant même le déroulement des élections par la manipulation du découpage électoral, finit par convaincre tout observateur attentif du peu d'intérêt de M. Ouattara pour la démocratie et sa peur bleue de toute compétition politique ouverte en Côte d'Ivoire. Ce sont les militants du Pdci et des autres partis du Rhdp qui apprendront que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.


Dr. Don Mello Ahoua

Ministre et porte-parole du Gouvernement Aké N'Gbo


Source: LE TEMPS

vendredi, 18 novembre 2011

LEGISLATIVES 2011: NE PAS SERVIR DE FAIRE-VALOIR

 

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Il y a des moments de la vie où il est capital de rester logique envers soi-même pour ne pas finir ridicule. Tel est la situation actuelle de La Majorité Présidentielle (LMP). Et peut-être aussi celle d'une partie des acteurs politiques du camp Gbagbo dont certains sont, aujourd'hui, fondateurs d'un nouveau parti politique et d'autres ont tourné casaque pour faire allégeance à leurs bourreaux voire épouser leurs lignes idéologiques.

Devant l'Histoire, il y a bien souvent des responsabilités à prendre et à assumer. Quand on n'est pas d'accord, on dit non. Et cela, le FPI-CNRD l'a compris et nous le saluons. Tous se targuent aujourd'hui de vouloir une « nouvelle Côte d'Ivoire ». A la bonne heure ! Mais la bâtit-on alors en laissant prospérer le mensonge et l'hypocrisie, en portant des œillères et en laissant fouler au pied le droit et la réglementation ? Au nom de quoi ? Pour quel intérêt ? Nous voulons bien comprendre ceux, anciennement opposés à Ouattara, qui se précipitent aux législatives ivoiriennes du 11 décembre, en ayant toujours la menace à la bouche et en foulant au pied leurs propres principes.

Le professeur Mamadou Koulibaly, président récemment élu de LIDER au premier congrès dudit parti à la Bourse du Travail à Treichville, le samedi 12 novembre dernier, homme que nous avions hissé haut dans notre estime et que nous continuons de respecter pour sa ligne de pensée et sa grande indépendance malgré ses sorties équivoques de ces derniers mois, devra nous y éclairer. Lui qui dénonce une suite de « violations » de la loi fondamentale et cloue au pilori Alassane Ouattara, en ces termes : « Il nomme tout seul et de façon illégale les membres du Conseil constitutionnel...Il réorganise tout seul et de façon illégale la Commission électorale indépendante...Il dissout de façon illégale l'Assemblée nationale et suspend les activités et salaires des députés et du personnel...Cette longue suite de violations de son serment dans le silence complet de la Communauté internationale nous amène à penser que celle-ci est peut-être là, plus pour soutenir un homme, que pour soutenir les principes de l'état de droit et de la démocratie en Côte d'Ivoire ».

Lui qui a, en outre, fait savoir que nonobstant le fait que LIDER ait proposé des candidats aux législatives, « si les conditions sécuritaires ne sont pas réunies, s'il y a des actes d'intimidation sur nos militants et nos candidats, LIDER n'ira pas aux élections ». Après avoir entendu de tels propos, qui ne souffrent d'aucune obscurité, nous sommes en droit de lui demander : « Président Koulibaly, diantre, que faites-vous dans ces législatives ? ».

Oui, que fait ce brillant monsieur dans cette comédie éhontée, ce simulacre de démocratie, cette mascarade électorale, dont le but, il est clair, est de légitimer un pouvoir - qui en manque désespérément - installé à coup de « bombes humanitaires et démocratiques » par la communauté internationale, à l'image de ce que nous avons vu faire en Libye dans le mutisme le plus mortifiant des intellectuels et des chefs d'Etat africains. Le dire n'est pas de la délation. Ce sont des faits récents de notre tout aussi récente histoire que nul n'a le droit de travestir.

Parlant de la Commission électorale indépendante (CEI), régie par des textes clairs comme cela est de rigueur dans toute République respectable, il est à noter qu'elle est frappée d'un déséquilibre scandaleux qui ne devrait autoriser aucun démocrate digne de ce nom à prendre part à ces législatives. Elle a une coloration à 100% RHDP. 31 postes représentatifs, tous acquis à Ouattara. Ou presque. Là où l'on devait enregistrer 15 postes pour l'opposition, 15 autres pour l'alliance politique au pouvoir et 1 représentant du chef de l'Etat. De tout ceci, rien du tout, dans la CEI version Ouattara. A moins qu'une participation à l'élection législative soit considérée comme une fin en soi par certains, nous ne comprenons pas la fièvre qui est la leur, en ce moment, devant une entorse aussi odieuse au minima de confiance exigible pour des élections transparentes, équitables, justes et ouvertes à tous.

Quant à la sécurité, peut-elle être garantie par des FRCI appuyés de supplétifs « Dozo » qui sèment jusqu'à ce jour, la terreur dans nos villes, villages et campements, tandis qu'aucun des ex-FDS - abusivement accusés d'être des pro-Gbagbo parce qu'ayant eu pour devise de défendre les institutions de la République - n'est autorisé à porter des armes ? La question sécuritaire en Côte d'Ivoire n'est pas une vue de l'esprit. Plusieurs chancelleries occidentales en Côte d'Ivoire en ont récemment pris ombrage et rencontré, à cet effet, le chef de l'Etat qui ne s'en est d'ailleurs pas caché, quelque peu impuissant devant une situation qu'il a lui-même contribué à pourrir, par sa prise de pouvoir violente.

Si LIDER n'a certainement rien à craindre - son mentor Mamadou Koulibaly n'ayant jamais été inquiété dans cette crise et bénéficiant d'un capital confiance auprès de Ouattara - ce n'est sûrement pas le cas des leaders et des militants de La Majorité Présidentielle, combattus sans ménagement et traqués par le pouvoir RHDP, depuis avril 2011. Quelques élargissements sélectifs de prisonniers politiques n'y changeront rien, fondamentalement. Bien malin alors qui pourrait parier sur leur sécurité dans cette élection législative, dans les hameaux les plus reculés, notamment dans les poudrières de l'Ouest et du Nord, quand on se remémore la présidentielle de 2010 et ses graves dérives. Le président Mamadou Koulibaly ne se défend-il pas d'être un protagoniste de la crise postélectorale ivoirienne ? N'a-t-il pas, en conférence de presse, expliqué qu'il se sentait « à l'aise » pour afficher certaines positions et asséner certaines vérités ? « Je ne me sens pas belligérant parce qu'aussi bien avant la crise que pendant la crise, j'ai parlé aux belligérants. Je leur ai dit que la voie qu'ils empruntaient était suicidaire et que s'ils y allaient par la force, ils auraient à assumer les conséquences profondes, durables et générales. Je n'ai pas été entendu par les deux camps », a-t-il affirmé. Mamadou Koulibaly peut donc aller aux législatives, serein. Il n'a rien à craindre pour sa vie et pour celle des membres de son tout nouveau parti. Il n'est pas responsable de la crise ivoirienne. Ce lourd manteau n'est pas le sien. Soit ! Mais a-t-il au moins, par humanisme, pensé à ses ex-camarades militants du FPI-CNRD ? La solidarité ne peut être de mise. Bifurcation idéologique et politique oblige. A la guerre comme à la guerre !

Dernier fait à relever : La Majorité Présidentielle compte encore de nombreux prisonniers dans les goulags du Nord et bien de responsables en exil, qui auraient dû être des candidats à cette législative de décembre, censée être ouverte à tous. Poker menteur ! La démocratie version Ouattara ne peut s'en accommoder. On les préfère là où ils sont : dans les liens de la captivité et hors du pays. Au moins jusqu'à la fin de législatives floues et biaisées d'avance pour contribuer au formatage et à la reconfiguration de la Côte d'Ivoire et de son corpus juridique et constitutionnel. Ce projet, le pouvoir RHDP devra l'assumer seul. Sans coup de pouce de la part des pro-Gbagbo et de tous les Ivoiriens lucides qui comprennent le véritable enjeu de cette course au parlement.

D'ailleurs, le RDR affiche déjà clairement ses ambitions en constituant avec les ex-Forces nouvelles un bloc contre le PDCI, qui n'a pas manqué de pousser des cris orfraies et de donner l'alerte, par presse interposée. En vain. « Les élections législatives qui arrivent à grands pas auront eu raison de toutes les professions de foi quant à la solidité à toute épreuve du RHDP. A l'heure du choix des candidats, le consensus tant chanté par les hérauts de l'alliance des Houphouétistes, s'est effrité comme château de cartes. Ainsi, dans presque toutes les circonscriptions électorales de la Côte d'Ivoire, les deux poids lourds du RHDP s'affrontent », rapporte, amer, le quotidien du PDCI-RDA, Le Nouveau Réveil, dans son édition du vendredi 11 Novembre 2011. Le RDR veut cet hémicycle pour lui. Majoritairement. Absent qu'il y a été pendant près de deux décennies. Quitte à faire des crocs-en-jambes à des alliés. Bien des partis de ce groupement houphouétiste vont y laisser des plumes. En grand nombre. Nous espérons qu'ils nous épargnerons de leurs vociférations quand ils auront été floués par la technologie électorale ouattaradienne.

En ce qui concerne le FPI-CNRD, il a encore la possibilité de participer activement et significativement à la vie politique ivoirienne, tout en étant absent aux législatives. Précisons notre pensée : nous sommes en démocratie (ou censés l'être). Et en la matière, l'abstention est une expression citoyenne. Tous les Ivoiriens qui ont donné 52% de voix au Président Gbagbo, selon le Conseil Constitutionnel - avant qu'il ne se dédise honteusement - devraient s'abstenir de voter. Pour qui que ce soit, fut-il candidat indépendant FPI-CNRD. Ce serait leur protestation contre le maintien en prison de la figure de proue de la politique ivoirienne qu'est Laurent Gbagbo et de tous les autres captifs du pouvoir RHDP. Logiquement, ils devraient s'en tirer avec au moins 52% de taux d'abstention, démontrant ainsi leur majorité, si le scénario rocambolesque de l'Hôtel du Golfe n'était pas reproduit. On était passé, on s'en souvient, de 70% de taux de participation (dixit Amadou Soumahoro, actuel secrétaire général par intérim du RDR, alors vice-président de la CEI, sur le plateau de 20h de la RTI, à la clôture du scrutin du 28 novembre 2010) à 81%, quatre jours plus tard, à la proclamation de Youssouf Bakayoko, président de la CEI, devant les micros des chaînes étrangères.

D'ici là, que la sérénité soit le partage de tous les cœurs. La démocratie est un jeu. Il faut savoir gagner, il faut aussi savoir être bon perdant. Et surtout, savoir s'arrêter quand les responsabilités de l'Histoire l'exigent. On ne devra jamais dire que les proches du socialiste Laurent Gbagbo ont vendu la Côte d'Ivoire quand il croupissait sous les chaînes de Ouattara.



Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 368 du jeudi 17 novembre 2011.

vendredi, 16 septembre 2011

COTE D'IVOIRE: UNE BIEN CURIEUSE DEMOCRATIE


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Dans quelques mois, les Ivoiriens seront appelés à se rendre aux urnes pour élire députés, maires et présidents de conseils généraux. Dans une atmosphère de totale suspicion qui en dit long sur les vertus et les valeurs démocratiques du nouveau pouvoir ivoirien.

D'abord, la crédibilité du président de la Commission Electorale Indépendante, Youssouf Bakayoko. Largement entachée, quand on sait les circonstances dans lesquelles cet homme, encadré des ambassadeurs Philip Carter 3 des Etats-Unis et Jean-Marc Simon de France, sur ordre du conspirateur patenté de l'ONU en Côte d'Ivoire, Young Jin Choï, a proclamé le résultat du second tour de l'élection présidentielle de Novembre 2010, il est totalement disqualifié à occuper ce poste : proclamation des résultats hors délai (donc forclusion), hors cadre (au quartier général d'un des candidats, Alassane Ouattara en l'occurrence, à l'Hôtel du Golf), en l'absence des commissaires et des vice-présidents de la CEI, sur des médias étrangers, tout seul, avec des résultats non consolidés et un taux de participation contraire de 11 points à celui annoncé quelques jours plus tôt par ses propres soins, à travers la très officielle voix de son vice-président, sur le plateau du Journal de 20h de la RTI (de 70% à 81%. Abracadabrant !).

Ne serait-ce que pour la suspicion légitime de partialité qui pèse sur sa personne et par la gravité extrême des actes qu'il a posés en Décembre 2010, au mépris de la Constitution et du Code électoral ivoiriens, il devrait tirer sa révérence, s'il était un homme d'honneur. Que nenni ! Il demeure bel et bien à son poste. Il a même été décoré, par Alassane Ouattara, pour service rendu. Que peut-on donc espérer d'un tel administrateur électoral ?

Ensuite, le bureau même de la CEI postélectorale : quasi à une seule et unique teinte ! Tous les pro-Gbagbo et représentants du pouvoir ivoirien de 2010, déjà largement minoritaires du fait des accords de Tschwane (Prétoria) et de Ouagadougou, vont être éjectés ou remplacés au sein de la structure par des proches de Ouattara. Entre temps, tous les représentants de l'opposition d'alors, composée du PDCI-RDA, du RDR, du MPCI, du MJP, du MPIGO (les trois milices armées regroupées sous l'appellation « Forces Nouvelles » par la Chiraquie), du PIT, du MFA et de l'UDPCI ont conservé leurs postes. Quand on a clamé sur tout le pourtour de la terre qu'on est « démocrate », reconsidérer ces dispositions, dans un souci évident de justice et d'équité, est d'une trivialité désarmante ! Mais monsieur le nouveau chef de l'Etat n'en a cure et se sert de l'accord de Prétoria comme échappatoire pour justifier l'injustifiable. Gbagbo l'aurait fait que la planète entière s'en serait émue, tant les médias pro-Sarkozy, soutiens indéfectibles de Ouattara, l'aurait ameutée. Et même que le ciel serait tombé sur la tête des Ivoiriens.

Quand on a traité les autres de « dictateurs », il faut soi-même montrer patte blanche, si on veut rester crédible et ne pas passer pour des êtres vils. Le pouvoir Ouattara n'a pas même l'élégance de cacher un tantinet son jeu en associant ses adversaires politiques à la discussion, à la concertation - fût-elle de façade - et en relevant un tant soit peu la représentativité de l'opposition actuelle qu'assurent La Majorité Présidentielle (LMP) et LIDER, le parti du président de l'Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly. Gbagbo a concédé beaucoup ! Il a même fait rentrer d'exil, formalisé le statut d'anciens Président et Premier ministre, payé, logé et blanchi ses adversaires d'alors, aujourd'hui au pouvoir et se délectant sans retenue de l'ivresse du trône et de la puissance qu'il confère. Il leur a donné, au nom de la paix et des accords y afférents, la majorité dans une commission électorale qu'il a véritablement rendue indépendante. A son tour, on ne lui a rien concédé. Pas même le droit d'être assigné à résidence chez lui avec son épouse, son fils, Michel Gbagbo et d'avoir droit aux visites de ses proches.

C'est avec raison que le FPI, le parti du président Laurent Gbagbo, menace de se retirer des futurs scrutins. Il n'a que trop raison. Les dés sont déjà pipés. Une CEI à une seule coloration, présageant clairement le retour au parti unique, qui ne semble pas émouvoir les donneurs de leçons internationaux et tous les loups qui hurlaient en Côte d'Ivoire contre Gbagbo, « le dictateur ». La « technologie électorale » RHDP est en marche. Les résultats sont connus d'avance. Comme l'a si bien dit un homme politique ivoirien : « Autant nommer les députés », pour faire économiser de l'argent à l'Etat de Côte d'Ivoire !

Ouattara est en pleine manœuvre - oh, extase de la victoire ! - pour se tailler une majorité confortable à l'hémicycle, de sorte à faire passer les lois les plus impopulaires, sur simple ordre à des parlementaires (d'opérette ?), qui obéiraient au doigt et à l'œil, pour asseoir durablement, et certainement définitivement, un parti unique à l'ancienne et un régime dictatorial « stické » démocratique. Une menace à peine voilée, voire un péril national, de formatage et de reconfiguration de la Côte d'Ivoire que les Ivoiriens doivent prendre avec le plus grand sérieux. Quand on connait la capacité de nuisance et les connexions extérieures peu recommandables de ceux qui sont, aujourd'hui, parvenus au pouvoir en Côte d'Ivoire, après moults contorsions politiques, coups tordus, coups d'Etat, rébellions, crimes de sang, crimes économiques et fraudes électorales. Ils ne s'embarrasseront d'aucun scrupule. Absolument aucun.

Enfin, les adversaires et opposants significatifs au pouvoir RHDP, ainsi que bon nombre des potentiels candidats aux législatives proches de Laurent Gbagbo, sont quasiment tous en exil ou en prison. Quant aux conditions de sécurité, de transparence, de crédibilité et d'ouverture du scrutin à tous, le rêve n'est pas permis. La réalité est crue, impitoyable, sans concession : il n'y a plus de démocratie en Côte d'Ivoire. Tout juste une mascarade, un affreux simulacre devant servir de faire-valoir aux yeux de la « communauté internationale », des bailleurs de fonds et des investisseurs (qui ne sont d'ailleurs pas dupes). Pourquoi, en bons « démocrates », ne pas désarmer les « Dozo », mercenaires et autres miliciens venus combattre à Abidjan et dans toutes les villes du pays, les renvoyer à leurs plantations, forêts et savanes et permettre aux exilés de rentrer sans être inquiétés, ainsi qu'aux prisonniers de prétendre à une candidature aux futures échéances électorales ?

Nous avons pour notre part, une intime conviction : si le jeu politique était véritablement démocratique et que les armes ne circulaient plus de façon aussi intimidante et visible dans nos rues et villages malgré les promesses (jamais tenues) du nouveau locataire du palais présidentiel du Plateau, après ce que nous avons vu des quelques mois de règne de Ouattara et de son bras séculier, les FRCI transmués - ou plus exactement bombardés - FANCI, le plébiscite du camp Gbagbo aurait été total ! Tant les exactions, la terreur, le mépris et les injustices du pouvoir RHDP en ont fait voir des vertes et des pas mûres aux Ivoiriens, tous bords confondus, depuis six longs et pénibles mois. Les commerçantes d'Adjamé ne se sont-elles pas faites copieusement injurier par le Commandant Koné Zacharia pour avoir clamé : « Gbagbo kafissa (Gbagbo était mieux, en langue malinké) ? ».

Si Ouattara veut jauger sa vraie popularité, qu'il libéralise et sécurise le jeu démocratique des prochaines échéances. Même sans Gbagbo et les autres. Il pourrait alors apprécier son véritable poids politique et ne plus avoir à se dissimuler derrière le cache-sexe des résultats proclamés par la « Communauté internationale » qui ne sont revêtus d'aucune légitimité, d'aucune constitutionnalité. Malheureusement, une élection législative démocratique en Côte d'Ivoire constitue pour lui, tout comme pour le RHDP et l'ex-rébellion, un véritable épouvantail. Hors de question donc d'en réunir les conditions. Un autre aveu de la victoire, de la popularité et de la majorité de Laurent Gbagbo au sein du peuple ivoirien.

Vivement, que tous les démocrates de Côte d'Ivoire, d'Afrique et du monde, embouchent le cor de la dénonciation véhémente pour décrier sans détours et de la façon la plus audible la conspiration et le hold-up électoral en cours, une fois de plus, dans notre pays. Il en est encore temps ! Mais ce temps nous est désormais compté.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 317 du jeudi 15 septembre 2011.

mardi, 22 février 2011

DEUX SOUTIENS DE TAILLE POUR LAURENT GBAGBO: L'AVOCAT CONGOLAIS Me TCHICAYA ET L'EX EURO-DEPUTE BELGE MME LIZIN

 

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Le couple présidentiel ivoirien

 

Il n'entend pas capituler et tente, tant bien que mal, de desserrer l'étau. Au plan financier comme au plan diplomatique, Laurent Gbagbo, président investi par le « Conseil constitutionnel », mais contesté par une grande partie de la « communauté internationale », essaie d'avoir le bras long pour plaider sa cause auprès des instances internationales de décisions.

 

Face à l'asphyxie économique qui menace de plus en plus son régime, Laurent Gbagbo ne reste pas les bras croisés. Pour l'« Union européenne (Ue) », l'une des structures très actives dans les sanctions contre son régime, Gbagbo aurait son défenseur. Il se serait en effet attaché les services de l'avocat congolais, Jean-Charles Tchicaya, spécialiste des sanctions européennes, pour défaire son camp des diverses restrictions économiques auxquelles il fait face.

Selon La « Lettre du Continent », l'avocat congolais travaillerait actuellement à l'annulation des sanctions imposées par l'« Ue » contre les personnalités proches de Gbagbo, au nombre de 90, ainsi que les structures qui soutiennent son régime. Cela devrait permettre au président proclamé par le « Conseil constitutionnel » d'avoir beaucoup plus de souffle pour contrer les assauts de son rival Alassane Ouattara. Le candidat déclaré élu par la « Cei », bénéficie d'un soutien fort de la communauté internationale, dont il déroule la machine contre le régime Gbagbo. Le choix de l'avocat Tchicaya dans ce combat n'est pas un fait du hasard. Il est l'ami de Me Jacques Vergès, un autre avocat de renommée internationale, qui défend les positions de Laurent Gbagbo dans la crise postélectorale.

Me Tchicaya, selon la « LC », est un spécialiste qui a déjà remporté des victoires face aux sanctions de l'« Union européenne ». En fin 2010, il a obtenu la levée des interdictions de l'« Ue » à l'encontre de plusieurs personnalités guinéennes liées à l'ancien chef de l'Etat, le capitaine Moussa Dadis Camara. L'avocat congolais devrait réussir le même pari avec les pro-Gbagbo qui ont été frappés par l'organisation européenne.

Au plan diplomatique et politique, révèle toujours la « LC », une autre personnalité étrangère serait à l'œuvre pour le compte du locataire du palais d'Abidjan. Il s'agit de Anne-Marie Lizin, ex-présidente du Sénat belge et ex-eurodéputé du parti socialiste belge. Cette dernière ne manque pas d'occasion pour défendre l'idée d'un recomptage des voix émise par Laurent Gbagbo comme solution à la crise postélectorale. Le 26 janvier 2011 à Paris, participant à une conférence de l'« Institut de stratégie européenne » sur le thème « la Côte d'Ivoire : quelles solutions ? », Anne-Marie Lizin a encore porté la voix de Laurent Gbagbo. Sur cette lancée, elle aurait sévèrement critiqué le rapport final de la mission d'observation de l'« Union européenne » conduite par Christian Preda, en Côte d'Ivoire pendant le second tour de l'élection présidentielle.

Elle reproche à cette mission d'avoir observé un nombre insuffisant de bureaux de vote, et donc d'avoir produit un rapport erroné. L'avocat Tchicaya et le député Lizin parviendront-ils à freiner les ardeurs européennes contre le régime Gbagbo, non reconnu par une grande partie de la communauté internationale ? Ils sembleraient qu'ils sont encore à l'œuvre. Mais en attendant, le constat c'est que l'« Union européenne » corse davantage ses mesures contre Laurent Gbagbo et ses partisans.

Le monde bancaire commence à ressentir les effets des sanctions européennes. Des banques, notamment la « Bicici », « Citibank », la « Standard Chartered Bank » ont fermé face aux pressions économiques (non, par rétorsion à Laurent Gbagbo, ndlr). Dans le domaine de la filière café cacao, les producteurs grognent face à l'interdiction des exportations et accusent l'« Union européenne » d'agir en « bourreau des paysans ».


 

Source : NERRATI.NET

YVES ROCHELEAU: « LE COMPLOT OCCIDENTAL EN COTE D'IVOIRE EST UNE EVIDENCE »

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Le président américain Barack Obama et le président français Nicolas Sarkozy:  Le complot occidental contre la Côte d'Ivoire est une évidence !


En 2001, j'étais membre d'une délégation internationale supervisée par l'« ONU » et composée de cinq parlementaires provenant d'autant de pays, mise sur pied aux lendemains de l'arrivée au pouvoir de M. Laurent Gbagbo en octobre 2000.


La délégation avait pour mission de faire le point sur la situation en rencontrant divers intervenants du monde politique, syndical, diplomatique, religieux, groupes de pression et autres, jusqu'au  Président Gbagbo lui-même.

Sans doute à cause du traitement médiatique local et international, c'est avec un préjugé défavorable au Président Gbagbo que j'arrivai en Côte d'Ivoire.

La rencontre avec le Président Gbagbo fut pour moi déterminante. Lui, que tous identifiaient comme étant le responsable de tous les problèmes de son pays, m'est apparu comme un homme bon, qui répond honnêtement aux questions, même aux plus insidieuses, un humaniste, qui veut le bien de son peuple - et celui de toute l'Afrique- et qui désire avant tout ramener la paix et la Réconciliation nationale.

Mais c'est lors d'une rencontre de la délégation avec une vingtaine d'ambassadeurs que l'hypothèse d'un complot m'est apparue... En effet, j'ai vu et entendu les membres de cet aréopage dénigrer, voire diaboliser le Président de la République, élu démocratiquement, en le traitant comme un indésirable, un trouble-fête, dont il faut se débarrasser parce qu'il refuse de s'incliner...et de se comporter, comme le disent les Africains, en « chef d'État-paillasson ».

Aussi, cet officier de l'ambassade des Pays-Bas qui me glissa à l'oreille : « Sachez Monsieur le député que dans un an d'ici Gbagbo ne sera plus là ! ». Nous sommes alors en 2001 et aucune élection présidentielle n'est prévue avant 2005 ! Environ 18 mois plus tard, le 19 septembre 2002, survenait un coup d'État militaire.... ! Rapidement chassés d'Abidjan, les rebelles se replient en force dans le nord du pays dont ils prendront le contrôle...Ce sera la partition !

Mais pourquoi toute cette hargne envers Gbagbo ? Parce que les Occidentaux n'en ont que pour un autre candidat  à la présidence, fidèle serviteur des intérêts occidentaux, tant à titre d'ex - Premier Ministre de la Côte d'Ivoire, imposé par Paris, qu'à celui d'ancien haut dirigeant du « FMI ».

Cet homme, c'est Alassane Ouattara. Jouissant d'une fortune personnelle importante, il est connu des milieux financiers, politiques et médiatiques d'Europe et d'Amérique.

Proche, et semble-t-il parrain, des rebelles, Ouattara peut compter depuis 2002 sur l'appui des Présidents Chirac et Sarkozy, lui qui parle même de son « ami Ouattara », qui feront tout pour amener l'« ONU » à légaliser la présence des rebelles hors-la-loi, allant même jusqu'à les ennoblir en 2004 du titre de « Forces nouvelles (FN) ».

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Jamais, malgré plusieurs engagements en ce sens, les rebelles n'ont accepté de rendre les armes et jamais ils n'y ont été contraints, ni par la France, ni par l'« ONU ».

Malgré ce contexte,  Gbagbo est forcé, en 2010, de déclencher des élections présidentielles marquées, dans le Nord, par de nombreuses malversations et violences, d'ailleurs reconnues par le représentant de l'« ONU » en Côte d'Ivoire,  sans que jamais la « communauté internationale » ne soit tentée de faire la lumière et de connaître la vérité.

Petit exemple : dans le Nord, dans environ 2200 bureaux de scrutin, le nombre de votants dépasse le nombre d'électeurs inscrits...et  dans plusieurs cas aucun vote en faveur de Gbagbo n'est enregistré, même pas ceux de ses deux représentants... !

Les tensions résultant de ce contexte postélectoral, où deux candidats se disent présidents, risquent de dégénérer en un terrible bain de sang. Pour tenter de remédier à cette situation, l'« Union africaine (UA) » a récemment décidé de mettre sur pied un « panel » regroupant les chefs d'État de cinq pays africains.

Espérons que cette nouvelle mission parviendra à faire connaître la Vérité sur les évènements qui se sont déroulés avant, pendant et après ces élections présidentielles.


Yves Rocheleau

Député de Trois-Rivières (1993-2004)
Chambre des Communes du Canada (Ottawa)
12 février 2011


Source: NERRATI.NET

RAPPORT DE M. KOKOU KOFFIGOH, CHEF DE LA MISSION DES OBSERVATEURS DE L'UNION AFRICAINE A L'ELECTION PRESIDENTIELLE IVOIRIENNE DU 28 NOVEMBRE 2010




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L'ex-premier ministre togolais pendant la transition du 27 août 1991 au 27 avril 1994, M. Joseph Kokou Koffigho était le chef des observateurs de l'« Union Africaine » à l'élection présientielle de Côte d'ivoire du 28 novembre 2010.

 

Voici le rapport de l'ex-premier ministre (de transition) du Togo, Mr Kokou Koffigoh, Chef de la « Mission des Observateurs de l'Union Africaine » en Cote d'Ivoire, qui fait des révélations extrêmement graves, sur la « conduite du scrutin », les « assassinats », les « arrestations », « emprisonnements », « vols », « pillages », « fraudes massives » dans la région du nord du pays.


Monsieur Koffigoh parle, dans ce rapport qui fait froid au dos, de femmes dénudées par les rebelles et les partisans de Monsieur Ouattara le jour des élections, de superviseurs chassés des bureaux de vote, et des blocages pour empêcher les scrutateurs de Gbagbo d'accéder aux régions du nord. Monsieur Koffigoh affirme que deux de ses propres observateurs ont été arrêtés et retenus, et que c'est grâce à l'intervention de l'« ONUCI » qu'ils ont pu avoir la vie sauve. Son rapport est soutenu par des « constats d'huissier », des « vidéos », des « photos des victimes » etc...

QUESTION : Pourquoi l'« Union Africaine », sachant bien que ses Observateurs étaient sur le terrain, n'a t-elle pas attendu le rapport de son chef de mission, avant d'appeler au départ de l'un des candidats ? Sur quelle base donc, si ce n'est sur le rapport de ses propres observateurs, l'« UA » s'est elle basée pour proclamer la victoire de l'un sur l'autre, et s'apprête maintenant à déclencher la guerre ?


Télécharger le rapport [PDF] en anglais des observateurs de l'« Union Africaine » en cliquant ci-dessous :

 

RAPPORT DE L'EX-PREMIER MINISTRE DU TOGO, M. JOSEPH KOKOU KOFFIGOH

NOTE :

Nous pensons que si nous pouvons espérer être toujours aujourd'hui dans un monde de justice, d'équité, de respect des règles, des institutions et des procédures démocratiques, les chefs d'État constituant le panel de négociation et de médiation de l'« Union Africaine » devait se fonder d'abord sur ce rapport des observateurs de l'« Union Africaine » comme première matière pouvant conduire à la découverte de la vérité sur le scrutin.


 

Source : NERRATI.NET

jeudi, 17 février 2011

REVOLUTION DU 21 FEVRIER ANNONCEE PAR SORO GUILLAUME: UNE OPERATION COMMANDO SE PREPARE CONTRE GBAGBO DEPUIS LE GOLF



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Le week-end dernier, plusieurs journaux de la place ont rapporté que le RHDP prépare un soulèvement populaire contre les institutions de la République à partir du 21 février. Quelques jours avant, d'autres organes de presse ont révélé un plan d'attaque de la force Licorne (opération militaire de la France en Côte d'Ivoire) et de l'ONUCI contre le pouvoir de Laurent Gbagbo dans la période du 20 au 25 de ce même mois.

Ces derniers jours, des sources médiatiques ont affirmé que les militants du Rassemblement Des Républicains (RDR), dont le leader est Alassane Ouattara, sont partis massivement de l'Hôtel du Golf pour rejoindre leurs différentes bases. Tous ces faits sont liés par une constance : la prise du pouvoir par Ouattara. Selon des sources bien introduites, un commando de mercenaires Burkinabés se prépare à l'Hôtel du Golf afin de frapper le pouvoir de Laurent Gbagbo dans la période du 21 au 25 février.

Pour réussir cette attaque, une opération de diversion qui consiste à attaquer les forces loyalistes sur tous les fronts est planifiée depuis le Golf. Ainsi selon notre information, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) seront dispersées sur tout le territoire pour défendre leurs positions au point de baisser la garde à Abidjan. Et donc assez facilement les mercenaires Burkinabés pourront prendre le contrôle des institutions de la République pour installer Alassane Ouattara. C'est donc selon nos sources, la préparation de ce plan d'attaque qui explique les mouvements qui se font au Golf.

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Les dernières manœuvres

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Voici le plan détaillé de l'attaque

Des sources nous ont appris qu'Alassane Ouattara a demandé le départ systématique des militants et sympathisants non essentiels de l'Hôtel du Golf, en vue de céder la place aux soldats de l'ECOMOG qui ont été plusieurs fois annoncés. Mais la source affirme que Ouattara est plutôt déterminé à réussir ce dernier coup. Par conséquent, il veut être sûr que son plan ne va pas être dévoilé par quelques indiscrétions en ce sens que, de l'ECOMOG, il n'en ait rien. Se sont plutôt des mercenaires Burkinabés fournis par Blaise Compaoré toujours selon nos informations qui sont installés au Golf avec la complicité de l'ONUCI.

Le contingent onusien est chargé d'aller chercher les militants chassés par Ouattara au moyen d'hélicoptères (pour cause de blocus), pour sa base sis à l'Hôtel Sébroko. Une fois dans ces locaux les militants déchus sont accompagnés en petits groupes par le personnel de l'ONUCI dans des véhicules banalisés au cours de la journée jusqu'au feu tricolore du quartier d'Attécoubé d'où chacun rentre chez lui. L'on se rappelle que les Forces de défense et de Sécurité (FDS) ont intercepté récemment des éléments de la rébellion armé de Soro convoyés à Abidjan par l'ONUCI.


Konan Julien


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COUP D'ETAT ANNONCE: LES DERNIERES MANŒUVRES


Les informations relatives au coup d'Etat en préparation par la coalition rebelle tendent à se confirmer au fur et à mesure que les jours passent ; et ceci, dans la droite ligne de ce que infoscotedivoire.net avait prédit.

Nous écrivions dans nos publications antérieures, que la France envisage un mauvais coup contre la République et contre son Président Laurent Gbagbo. Et bien cette menace d'attaque se confirme de jour en jour. En effet, les informations en notre possession font état d'une opération ''Barakouda'' que la Licorne entend rééditer en terre ivoirienne, avec la complicité de l'opération des Nations Unies (ONUCI). Il s'agit, pour ces armées d'invasion, de créer l'incident aux alentours de la résidence présidentielle pour tenter un enlèvement du numéro un ivoirien qui gène tant le dispositif de domination de la Françafrique. Les dates de 20 et 21 février qui ont été fixées correspondent à la fin de la médiation de l'Union Africaine.

Cependant, les comploteurs veulent dribbler la vigilance des Ivoiriens en frappant plutôt que prévu. Il s'agit pour la France et la rébellion, de créer la chienlit dans la capitale économique pour tenter un coup de force. Etant donné que Guillaume Soro est bavard, il a fini par déballer le plan macabre que les fins limiers avaient déjà su détecter. Dans cette perspective, des combattants rebelles ont été positionnés à Abidjan, notamment dans les quartiers comme Abobo, Anyama et Port-Bouët II à Yopougon. Ils n'attendent que le feu vert de leurs mandants pour lancer l'assaut.

Toujours suivant ces dernières manœuvres, les militants et responsables du RHDP (opposition politique et armée), qui étaient jusque là parqués au Golf Hôtel, ont été exfiltrés de ces lieux pour préparer des manifestations éclatées à travers le pays. Les récentes fermetures des banques françaises et le boycott des matières premières de la Côte d'Ivoire ne sont pas anodins. Ils présagent de ce plan diabolique qui consiste à asphyxier l'économie ivoirienne en vue de créer une implosion sociale. Aux dernières nouvelles, les Forces de Défense et de Sécurité ont pu avoir la puce à l'oreille. Ils redoublent donc de vigilance pour tuer dans l'œuf cette énième tentative de déstabilisation du pays.


Isabelle Niacaby


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LA LICORNE ET L'ONUCI VEULENT ASSASSINER GBAGBO LE 20 FEVRIER PROCHAIN : VOICI LE PLAN DETAILLE DE L'ATTAQUE


Un autre projet d'assassinat du Président Laurent Gbagbo vient d'être découvert et mis au grand jour par les services de renseignement généraux de Côte d'Ivoire. Le Président Français qui s'est depuis toujours opposé à un recomptage des voix est aujourd'hui convaincu qu'avec la mise en place du panel des chefs d'état, tout est désormais réuni pour procéder à cette opération qui, seule peut apporter la vérité sur le scrutin du 28 novembre dernier.

Or, recompter les voix, c'est déclarer d'office la défaite de Ouattara. Nicolas Sarkozy a donc décidé de mettre à exécution son projet d'assassinat du Président Laurent Gbagbo depuis longtemps préparé concomitamment avec les forces Onusiennes. C'est un plan minutieusement préparé et actualisé au fil du temps.

Vous comprenez donc bien le fondement des déclarations de guerre perpétuellement faites par Alassane Ouattara ces dernières semaines : « Je donne une semaine à Gbagbo pour partir, sinon je vais le déloger (début décembre) », « Gbagbo doit quitter le palais dans deux semaines où je l'y contraindrai par la force (fin décembre)» etc. Après plusieurs reports, le plan totalement peaufiné est désormais prêt pour sa mis en exécution du 20 au 25 février prochain.

Il s'agit notamment d'attaquer la résidence du Président Laurent Gbagbo en neutralisant au passage et d'avance toutes les poches de résistance. Dans ce plan dont le document vous est proposé dans le lien ''lire également'', la licorne et l'Onuci ont identifié les différentes positions des forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire de sorte à faciliter les interventions des unités alliées, composées des rebelles ou forces nouvelles, des casques bleus et des mercenaires Burkinabé et russes.

Le rôle assigné à la force licorne dans cette tentative de déstabilisation du pays est le contrôle systématique du plan d'eau lagunaire de l'espace aérien pour empêcher de probables renforts en provenance des bases militaires. Tout a été passé au peigne fin. Le temps d'intervention minutieusement étudié, les distances entre les sites et la résidence du Président de la République soigneusement calculées.

Les tâches dévolues à l'ONUCI dont les chars serviront à attaquer la résidence ont été également clairement définies. Au chapitre ''point sécuritaire zone clash'' qui signifie point de sécurité dans la zone où va se dérouler le clash, le plan de la licorne et de l'ONUCI donne bien des détails sur les effectifs des Fds en présent: Saint Jean (PS1) il y a 8 policiers (Papa) et 3 militaires (Malo) ayant comme arsenal, des Kalachnikov et un cargo policier (1 cargo Papa).

A ce niveau, le plan indique que les policiers sont en alerte (Papa toujours en alerte). Au carrefour Sainte Marie (PS2), les policiers ivoiriens présents sont entre 10 et 15 disposant de ''Kalach'' et d'un char. Les observations décrivent le dispositif à ce niveau comme étant semi lourd, avec des policiers trop distraits. Les dispositions à d'autres niveaux comme le BNETD, l'Hôtel Ivoire, l'ambassade de chine (PS3), le Campus (PS4), la résidence du DG de la Douane (PS5), le carrefour la vie (PS6) et la RTI (PS7) ont été identifiées. Dans le chapitre ''circuit fil gérant en zone Paris'' qui signifie le chemin du président Laurent Gbagbo ils précisent que dans le quartier huppé, le dispositif est très serré au passage du Président. Surtout au niveau de Saint Jean...

Au chapitre '' Soutien gérant hors zone clash'' qui signifie les bases militaires extérieures à la zone de combat devant venir en soutien au Président Gbagbo, le plan détermine les différentes unités des FDS, présente la distance entre ces unités et la zone de combat, définit le temps que peut mettre l'unité pour atteindre la zone de combat.

Au chapitre suivant (tâches unités amis clash day), le document présent le rôle de chaque unité devant mener l'attaque contre la résidence du Président Laurent Gbagbo le jour du combat. Ainsi, les tâches de l'ONUCI, de la licorne, des mercenaires et des rebelles sont clairement définies. L'avant dernier chapitre du document présente l'itinéraire des forces devant mener l'attaque contre la résidence du Président Laurent Gbagbo.

Ce chapitre est intitulé « Itinéraire unités amis ». Dans la page finale du document intitulé « Chrono », c'est le chronogramme de l'attaque qui est précisé depuis les préparatifs jusqu'à l'exécution (clash day). Voici présenté le dernier complot que l'armée Française et les forces onusiennes comptent réaliser à visage découvert. Pour ceux qui avaient encore des doutes sur l'implication de la France et de l'ONUCI dans la crise ivoirienne, la preuve vous est ainsi livrée à travers ce document de 6 pages joint dans le lien ''Lire également''.


De Lazoa

 

Source: INFOS COTE D'IVOIRE.NET

COTE D'IVOIRE: L'OPPOSITION SENEGALAISE DENONCE SARKOZY ET LA GUERILLA DE OUATTARA

 


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Le Post - Wal Fadjiri - 16.02.2011 Moustapha SALL (extraits)


Côte d'Ivoire : Trêve de démagogie, trêve d'hypocrisie


Débarrassons-nous de la peur et de la fumisterie qui ballonnent nos ventres. La clameur publique et la haine implacable contre Gbagbo ne doivent pas nous terroriser, nous bâillonner. Disons la vérité, toute la vérité, rien que la vérité à propos de cette partie de notre continent qu'est la Côte d'Ivoire.
La situation confuse et inédite (deux présidents de la République, deux Premiers ministres et deux gouvernements) qui prévaut aujourd'hui en Côte d'Ivoire est la conséquence de trois événements dont les responsables sont :

1) Les Forces nouvelles avec à leur tête l'ex- Premier ministre de Gbagbo, Guillaume Soro, qui ont profané le scrutin du deuxième tour dans le nord du pays qu'elles contrôlent. Il est de notoriété publique qu'elles ont chassé brutalement des bureaux de vote les représentants du candidat Gbagbo, qu'elles ont refusé de laisser les membres de la Cei et les agents électoraux contrôler le processus électoral, qu'elles ont bourré les urnes au point que dans tous les bureaux de vote le suffrage exprimé est de loin supérieur au nombre de votants et tout ça pour faire gagner le candidat Ouattara. Ce dernier n'a pas manqué de leur renvoyer l'ascenseur en reconduisant Soro au poste de Premier ministre. Les 98 % des 5,55 % de voix défalqués du résultat provisoire de Ouattara par le Conseil constitutionnel, suite aux recours du camp Gbagbo, étaient de la mascarade électorale organisée par les Forces nouvelles dans leur fief du nord.

2) Le responsable de l'Onuci, représentant spécial du Secrétaire général de l'Onu, M. Y.J. Choi qui a tenu des propos irréfléchis et maladroits en déclarant dans une interview qu'il avait accordée au journal Le patriote du 03 décembre 2010, ce qui suit : 'J'avais implicitement certifié le déroulement du second tour lors d'une conférence de presse le 29 novembre 2010'. Quelle bourde ! M. Choi, responsable de l'Onuci certifie le déroulement du second tour dès le lendemain du scrutin, alors que le processus électoral n'est pas encore arrivé à son terme. Les résultats des bureaux de vote de la veille continuent d'être acheminés à la Commission électorale indépendante (Cei). Cette dernière n'a pas encore proclamé les résultats provisoires, n'a pas transmis ces résultats au Conseil constitutionnel pour proclamation définitive après examen des recours au cas échéant, ce qui sanctionnerait la fin du déroulement du second tour. C'est en ce moment seulement que doit intervenir la certification explicite (il n'y a pas de certification implicite, comme il le dit) du déroulement du second tour. D'autant que c'est ce M. Choi qui disait que le mandat de certification qu'il a reçu du Conseil de sécurité ne prévoit pas une certification à chaque étape. Il prévoit qu'il certifie que toutes les étapes des élections fournissent les meilleures garanties pour une élection ouverte, libre, juste et transparente.

3) La certification précipitée (dès le lendemain du scrutin), désinvolte, cavalière et laxiste de M. Choi est révélatrice du manque d'impartialité qui a caractérisé l'Onuci lors du second tour de la présidentielle ivoirienne. Elle a beaucoup influencé et fait peser des pressions sur la Cei. Et les déclarations de ce bavard de M. Choi toujours dans la même interview le prouvent encore. Je cite : 'Malgré mon appel à la Cei pour qu'elle proclame promptement les résultats provisoires du scrutin du 28 novembre 2010, la Cei a été incapable de le faire sans tarder en raison de divisions internes. Ces divisions internes ont été exacerbées lorsque les forces de sécurité ivoiriennes ont renforcé leur protection au siège de la Cei à partir du 30 novembre 2010. Ceci a conduit à la fin, le président de la Cei, M. Youssouf Bakayoko, à annoncer les résultats provisoires du second tour dans l'après midi du 02 décembre 2010 à l'hôtel du Golf', fin de citation.

Dans la mission de l'Onuci, il n'est dit nulle part que le responsable M. Choi peut certifier implicitement et par anticipation le déroulement du second tour du scrutin du 28 novembre 2010, ni de faire des pressions sur la Cei pour qu'elle proclame promptement des résultats provisoires qu'elle n'a pas encore fini de compiler. M. Choi devait savoir que le mode de prise de décision de la Cei est le consensus. Et que s'il y a des divisions internes en son sein, comme il le dit, c'est parce qu'il n'y a pas de consensus donc impossibilité de proclamer les résultats provisoires. Solution : transmettre les documents du scrutin au Conseil constitutionnel comme le prévoit la Constitution ivoirienne.
Le responsable de l'Onuci, M. Y.J. Choi, a outrepassé avec excès ses prérogatives. Ce qui a lourdement entaché sa crédibilité et celle de sa certification.

4) Le Président de la Commission électorale indépendante (Cei) M. Youssouf Bakayoko, qui proclame les résultats du second tour au-delà de la limite de trois (3) jours qui lui était impartie, et en dehors du siège de la Cei - à l'hôtel du Golf - de surcroit Qg électoral du candidat Ouattara. Ce qui augure vraisemblablement un parti pris flagrant au profit d'Ouattara. Même si des circonstances graves ont rendu impossible la proclamation des résultats provisoires, le président de la Cei devait saisir immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de constatations de cette situation, article 38 alinéa 1 de la Constitution de Côte d'Ivoire. Le Conseil constitutionnel décide dans les vingt-quatre heures de suspendre la proclamation des résultats alinéa 2 du même article.

Si le Conseil constitutionnel constate la cessation de ces circonstances graves, il fixe un nouveau délai qui ne peut excéder trente (30) jours. Ces dispositions idoines vis-à-vis du Conseil constitutionnel, le Président de la Cei ne les a pas prises, préférant allait (sous les pressions de l'Onuci) s'abriter sous le parapluie du candidat Ouattara à l'hôtel du Golf, pour proclamer devant les seuls médiats occidentaux et en l'absence des représentants du candidat Gbagbo, de la télévision ivoirienne qui a la charge de transmettre en directe la proclamation de tous les résultats des élections, des résultats provisoires illégaux, nuls et de nul effet parce que dépassant la date limite de trois jours qui lui était impartie pour la proclamation, n'ayant pas obtenu le consensus au sein de la Cei, et violant la loi électorale de la Côte d'Ivoire.

Et la réaction du président du Conseil constitutionnel ne s'est pas fait attendre. Il a immédiatement déclaré nuls et de nul effet les résultats provisoires proclamés par la Cei qui sont en porte-à-faux avec la loi. Après traitement des recours, le président du Conseil constitutionnel a proclamé le 03 décembre 2010 les résultats définitifs : Gbagbo 51,45 % - Ouattara 48,55 % Taux de participation 71,28 %.

Voilà les trois événements qui, combinés, ont produit le cocktail confus, grave et générateur de guerre civile en Côte d'Ivoire. Face à cette situation menaçante la vérité qu'il faut dire sans ambages est la suivante : L'Etat de la Côte d'Ivoire est une République indépendante et souveraine, article 29 de sa loi fondamentale. Cet Etat s'est doté d'institutions républicaines dont le Conseil constitutionnel qui proclame les résultats définitifs des élections article 94 de la Constitution ivoirienne. Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale article 98 de la loi fondamentale ivoirienne.

Jusqu'au moment où le Conseil Constitutionnel proclamait les résultats définitifs du scrutin du 28 novembre 2010, tout le monde, le peuple ivoirien, les deux candidats, l'Onuci et toute la communauté internationale le reconnaissaient comme dernier juge des élections. Même le candidat Ouattara que le Conseil constitutionnel à travers les résultats définitifs l'a déclaré battu par Gbagbo a continué à le reconnaître pour lui avoir envoyé une lettre de prestation de serment.

En conséquence, les résultats définitifs qu'il vient de proclamer souverainement sont les seuls résultats valables qui comptent, et personne ne peut les remettre en cause, pas même l'Onuci qui est disqualifiée encore moins la Cedeao ou l'Ua qui n'ont pas cette fonction et ne l'ont jamais fait nulle part ; les présidentielles du Togo et du Gabon pour ne citer que celles-là le prouvent.

Même si les deux candidats avaient pris l'engagement de respecter la certification de l'Onuci, (et je pense que l'engagement est toujours respecté, si la certification se limite à son champ d'action) le Conseil constitutionnel lui, dans l'exercice de ses fonctions, n'est soumis qu'à l'autorité de la loi votée par le peuple ivoirien. Ceux qui font allusion à l'article 64 nouveau du code électoral ivoirien pour dire que le Conseil constitutionnel n'avait pas le pouvoir de supprimer des votes, il devait annuler l'élection présidentielle s'il constate des fraudes, n'ont rien compris de cet article.

Est-ce que honnêtement l'invalidation des votes dans sept départements du nord (le pays en compte plus de cinquante) soit 13% des votants est de nature à entacher la sincérité du scrutin et affecter le résultat d'ensemble ? Je pense que non. Et comme le dispose l'article 64 nouveau du code électoral, le Conseil constitutionnel est le seul organe compétent pour apprécier la gravité des irrégularités aux fins d'annuler ou de ne pas annuler l'élection présidentielle, et non l'Onuci, l'Ua ou la Cedeao.

D'ailleurs, le responsable de l'Onuci, M. Choi, n'a pas déclaré nuls les résultats définitifs du Conseil constitutionnel. Toujours dans l'interview qu'il a accordée au Patriote, à la question du journaliste : 'Pour vous, la proclamation du président du Conseil constitutionnel aujourd'hui (03 décembre 2010) est nulle et non avenue ?'. Il a répondu 'Je dis qu'elle ne correspond pas aux faits'. Ne pas correspondre aux faits ne veut pas dire nul et non avenu. En conséquence, si la proclamation du Conseil constitutionnel n'est pas nulle et non avenue (ce qu'a dit implicitement M. Choi, le responsable de l'Onuci), elle est donc valable et reste en vigueur.


Source: IVOIREVOX.COM

COTE D'IVOIRE: LA VERITE SUR LE NAVIRE DE GUERRE SUD-AFRICAIN AU LARGE D'ABIDJAN

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Frégate de l'armée sud-africaine mouillant au large des côtes ivoiriennes, le 15 février 2011.


La présence d'un navire de guerre sud-africain qui mouille actuellement au large d'Abidjan, fait couler beaucoup d'encre. La « CEDEAO », poussée dans le dos par la France, y voit un acte capable de compromettre les travaux de l'Equipe d'Experts et même celui du panel des Chefs d'Etat membres du panel commis pour trouver une sortie honorable à la crise ivoirienne. Pour cela, elle ne manque pas d'interpeler le Président Jacob Zuma chaque fois qu'elle en a l'occasion.

 

Alors que la « CEDEAO » ne dit rien en ce qui concerne les navires de guerre français et hollandais stationnés dans les eaux ivoiriennes, elle trouve à redire quand il s'agit du navire sud-africain. Pourquoi ? Des informations en notre possession permettent de percer le mystère de la fébrilité de la France et de ses suiveurs.

La France a positionné ces navires, pour, dit-elle, apporter un soutien logistique aussi bien à ses troupes staionnées au « 43è BiMa » qu'à ceux de l'« ONUCI ». Soit. Mais depuis que des mesures restrictives ont été prises par la « communauté internationale » pour étrangler financièrement et économiquement la Côte d'Ivoire, elle leur a assigné une nouvelle feuille de route.

Repousser tous les navires commerciaux à destination du port d'Abidjan. Telle est la nouvelle mission de ces navires militaires qui ont mis quelque peu en veilleuse leurs objectifs militaires. Parmi les bâteaux repoussés, des pétroliers et des butaniers ravitaillant respectivement les dépôts de « Total Elf » et « Shell » au Port d'Abidjan. La conséquence de ce blocus, on l'imagine aisément, est le tarrissement du dépôt à gaz butane qui conduit petit à petit à une rarefaction du gaz domestique dans les foyers abidjanais.

C'est cette nouvelle donne que les autorités sud-africaines trouvent suspect autant qu'ils en déplorent l'ensemble des effets collatéraux. Pour l'administration Zuma, il est injuste que la Côte d'Ivoire ploie sous la charge de sanctions diverses au moment où le monde entier est à son chevet. D'où l'envoi du navire de guerre en question dont le rôle est de vérifier la réalité des faits qui ont cours sur les eaux ivoiriennes, rendre compte à son pays en attendant la conduite à tenir.

Ce n'est pas tout. Parallèlement aux renseignements fournis au Président Zuma par la « CEDEAO » et l'« UA », l'administration sud-africaine a mis en branle ses renseignements politique et militaire à l'effet de confrontation de données. Qui leur permettront de se faire une idée autre que celle relayée par les fauteurs de trouble. Ce travail s'est accentué depuis bientôt 7 jours avec l'entrée en scène véritable du renseignement militaire.

Leçon : l'Afrique du Sud veut se donner les moyens de ne pas prendre une décision injuste qu'elle aura à payer toute sa vie. C'est uniquement cela et non un soutien massif à Gbagbo comme la « CEDEAO » tend à le faire croire.


 

Source : NERRATI.NET

AMBASSADES IVOIRIENNES: POURQUOI GBAGBO A TOUTES LES CARTES EN MAINS

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In Le Nouveau Courrier N°205 du 16 Février 2011 par Frank Toti

La crise post-électorale que vit la Côte d'Ivoire depuis quelques trois mois, est vraisemblablement un combat de longue haleine, où s'entremêlent offensives et contre-offensives tous azimuts. Mais ce qui passionne le plus, reste assurément la bataille diplomatique.


Alassane Ouattara, président de la République-déserte du Golf n'a cessé de s'enorgueillir du soutien inestimable que lui apporte son vieil ami Nicolas Sarkozy. Et très rapidement le tapis international lui a été déroulé. Il pousse même l'outrecuidance en désignant des pseudo-ambassadeurs dans certains pays occidentaux. Notamment, en France, aux Etats-Unis, en Suisse, en Belgique, en Grande Bretagne et à l'Onu. S'il est vrai que cela s'apparente à une victoire du camp Ouattara, en réalité cela ressemble fort bien à un coup d'épée dans l'eau. Parce que dans la pratique, celui qui maitrise l'appareil diplomatique ivoirien, c'est bel et bien, Laurent Gbagbo.

D'un, ces pseudo-nominations de diplomates par Ouattara dans certains pays occidentaux ne pouvaient en être autrement. Dans la mesure où ces pays sont tellement allés loin dans la crise ivoirienne qu'ils ne peuvent faire marche-arrière. Aussi, sont-ils condamnés à accréditer des «Ouattaristes» comme Ambassadeurs, pour témoigner de leur amour à leur poulain. Dommage pour eux, puisque ça pue la pacotille. Parce qu'en pratique, le pouvoir ivoirien, incarné par le Chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, continue de mener le jeu diplomatique.

A preuve, ces diplomates et individus nommés par Ouattara se contentent du titre d'Ambassadeurs, sans aucunes prérogatives ni compétences. Puisque toutes décisions ou tout document signé sont nuls et de nul effet en Côte d'Ivoire. Ni visas, ni papiers administratifs... Le gouvernement Aké N'Gbo a donné le ton il y a deux jours concernant la délivrance de visas aux ressortissants français et autres sur le territoire de France. «Les visas pour la Côte d'Ivoire sont désormais exclusivement délivrés par les consulats honoraires de Côte d'Ivoire en France, situés dans les localités suivantes : Nancy, Nice, Rouen, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Martinique et Monaco», stipule clairement le communiqué du Gouvernement. Et ce qui est valable en France l'est assurément dans ces pays occidentaux qui ont commis la bêtise de reconnaitre des diplomates nommés par le maître d'Hôtel. Et de plus, la paie des diplomates et autres agents ne transitent plus l'Ambassade, mais atterrit directement dans les comptes des concernés. Du coup, Laurent Gbagbo reprend entièrement et totalement le contrôle de ces chancelleries.

Sur les 45 représentations diplomatiques de la Côte d'Ivoire à travers le monde, Alassane Ouattara peut se prévaloir d'avoir «nommé» quelques 8 «intermittents» à la tête des chancelleries. Une bien maigre performance pour quelqu'un qui chante à longueur de journées que toute la communauté internationale (y compris l'Au-delà) le reconnait comme président. Sans tambours ni trompettes, le Chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, qui a la légalité constitutionnelle avec lui, étend sa toile diplomatique, au fil des jours, avec des résultats plus que probants. La remise de la balle au centre par l'Ua, lors de son dernier sommet à Addis-Abeba en est une preuve. Une diplomatie silencieuse et efficace à mettre à l'actif du très discret Ministre des Affaires Etrangères, Alcide Djédjé.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

COMPLICITES DANS LA CRISE IVOIRIENNE - MAMADOU BEN SOUMAHORO: «J'ACCUSE GERARD LATORTUE, LA FRANCOPHONIE ET L'ONU»

 

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La crise postélectorale qui secoue la Côte d'Ivoire, depuis le 28 novembre 2010, n'a pas fini de livrer ses secrets, son lot de comploteurs et leurs alibis pour faire main basse sur les richesses de notre pays. A chaque révélation, l'on apprend un peu plus sur toutes les sales propositions rejetées par Laurent Gbagbo et qui lui valent la ronde de tant de chacals politiques tapis au sein de la Communauté internationale. Dans le texte qui suit, le député Mamadou Ben Soumahoro dévoile la partition de l'ancien Premier ministre haïtien, Gérard Latortue, qui a conduit la délégation des observateurs de l'Organisation internationale de la Francophonie en Côte d'Ivoire. Il établit ses connexions à Paris et à l'ONU.

Personne n'y a véritablement prêté attention. Et pourtant, cela s'est passé. A la fin de la mission d'observation de l'élection présidentielle qu'il a conduite, en Côte d'Ivoire, pour le compte de l'Organisation internationale de Francophonie (OIF), M. Gérard Latortue a dressé son rapport au pied de M. Young Jin Choi, dans les locaux du siège de l'ONUCI à l'Hôtel Sebroko. Aussitôt fait, il a repris l'avion le même soir pour Paris, laissant au Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, le soin d'enfoncer le clou et de gérer la crise qu'ils avaient préparée ensemble contre les Ivoiriens. M. Gérard Latortue venait ainsi de nous indiquer, clairement, que Young Jin Choi est son binôme local dans la fabrication de la crise postélectorale dans laquelle est plongé notre pays depuis le 28 novembre 2010. Latortue et Choi ont agi pour espérer imposer Alassane Ouattara au peuple ivoirien. C'est un des pans de ce complot aux multiples tentacules enclenché pour faire main basse sur la Côte d'Ivoire. Mais ses prémices datent de longtemps. De quelques années plus tôt.


L'indécente proposition
au candidat Gbagbo

Nous sommes en 2008. L'ancien Premier ministre de la République d'Haïti, Gérard Latortue, une vieille connaissance personnelle, sollicite par mon intermédiaire un rendez- vous avec le chef de l'Etat de Côte d'ivoire. Il l'obtient d'autant plus facilement qu'il prétendait vouloir porter à la connaissance du Président Laurent Gbagbo «l'expérience» qu'il venait de réussir dans son propre pays au moment où le nôtre s'apprêtait à aller à son tour à des élections présidentielles importantes annoncées, à cette époque, pour novembre 2009. C'est ainsi que profitant de l'occasion qui lui était offerte, Gérard Latortue s'est permis de proposer à Laurent Gbagbo de se mettre sous «la protection de George W. Bush et des Etats-Unis d'Amérique». Pour la mise en œuvre de ce projet, l'homme a fait valoir au Président Laurent Gbagbo ses relations intimes et privilégiées avec le frère du Président des Etats-Unis, Le gouverneur de l'Etat de Floride. C'est du reste grâce à l'intervention de ce dernier que le Président Bush a désigné Gérard Latortue pour diriger, à titre intérimaire, le gouvernement d'Haïti. Gérard Latortue devait y organiser les élections de sortie de crise après l'expulsion du Président Jean Bertrand Aristide déposé auparavant par les forces onusiennes, toujours sous la férule de Gérard Latortue, leur mandataire. Les Etats-Unis voulaient René Préval comme président d'Haïti, les Etats-Unis et Gérard Latortue ont "donné" René Préval à Haïti. Après cette élection truquée avec succès, Gérard Latortue a voulu monnayer son expérience auprès de Laurent Gbagbo. Un livre blanc a été édité par ses soins. Il l'a proposé au Président ivoirien au cours de l'audience qui lui a été accordée. Ce livre blanc lui a d'ailleurs servi de viatique pour proposer ses services à toutes les capitales africaines qui préparaient des élections dans cette période troublée.

A la deuxième visite faite à Laurent Gbagbo à son domicile officiel de Cocody, Gérard Latortue, plus concret, a proposé à son hôte une véritable stratégie de hold-up électoral avec son aide personnelle et celle des Nations unies à New York. Il annonçait qu'il allait se faire mettre en mission comme observateur international de nos élections à venir, au nom de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie) et de son Président Abdou Diouf. En prévision de cette «mission», il demandait au Président Laurent Gbagbo de faire nommer immédiatement, à un poste technique au siège des Nations unies à New York pour le compte de la Côte d'Ivoire, son compagnon de voyage, un certain Marc Maxi, notoirement connu pour être un honorable agent de la CIA. Cet autre Haïtien, qui avait dirigé auparavant l'organisation humanitaire CARE pour l'Afrique de l'Ouest, devait mettre en place le mécanisme qui devait impliquer le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon lui-même, pour appuyer tout ce qui allait se faire sur le terrain en Côte d'Ivoire afin d'assurer la victoire du Président Laurent Gbagbo «sans bavure». Selon les plans de Latortue, à l'issue du scrutin, peu importe le score, que ce soit au premier ou au deuxième tour, l'ex- Premier ministre d'Haïti représentant l'OIF devait tout simplement "crédibiliser" les résultats en faveur de Gbagbo en s'exprimant au nom de tous les observateurs de l'Union européenne et au nom de l'OIF. L'ONU devait ensuite reconnaître la sincérité du scrutin et, selon ce plan, les autres candidats n'auraient eu que leurs yeux pour pleurer. C'est exactement le même schéma qu'il avait proposé en Guinée-Conakry avant la mort du Président Lassana Conté. Le coup d'Etat du capitaine Dadis Camara a mis fin à ses espoirs et annihilé son plan pour les élections en Guinée.

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La belle affaire pour Ouattara et connexions

A la fin de sa visite à Laurent Gbagbo, le Président ivoirien qui avait prêté une oreille plutôt agacée au discours corrompu de Gérard Latortue, lui a fait remettre par mes soins une somme d'argent frais, quelques dizaines de millions de francs CFA, pour faciliter son séjour et celui de son compagnon d'agent de la CIA, Marc Maxi. Le chef de l'Etat n'a pas donné suite à la démarche indécente de l'ex-Premier ministre d'Haïti Gérard Latortue. Ses incessants appels téléphoniques n'ont pas trouvé non plus d'échos auprès du président Laurent Gbagbo pendant de nombreux mois. Son projet est resté lettre morte parce qu'il est tombé sur un véritable démocrate et un intellectuel honnête qui a toujours bâti sa vie sur la vérité de l'onction populaire. Gérard Latortue n'a pas cessé de me harceler, moi qui l'ai introduit auprès du Président Laurent Gbagbo. Là aussi, sans aucune suite. A l'évidence, le Président de la Côte d'Ivoire s'était senti profondément vexé par la proposition malhonnête de Gérard Latortue qu'il a donc définitivement éconduit en ne répondant plus à ses pressants appels téléphoniques.

Bien entendu, toute cette entreprise avait un prix dans l'esprit du représentant de commerce de l'OIF et des Nations unies. Le refus de Laurent Gbagbo constituait pour lui et pour ses commanditaires un énorme manque à gagner qu'il fallait combler d'une manière ou d'une autre. C'est ainsi que Gérard Latortue et Marc Maxi ont proposé leur service diabolique à Alassane Ouattara et à son épouse Dominique Folloroux. Connaissant son entregent, la femme du plus grand imposteur devant l'Eternel, Alassane Ouattara, a dû consolider le projet scélérat de Gérard Latortue par l'adhésion empressée de leurs amis français, américains et ivoiriens de nationalité américaine vivant aux Etats-Unis. Ce qui n'était qu'un plan devant consolider l'avantage du candidat le mieux placé, dans l'esprit de Gérard Latortue et ses comparses accourus pour empocher quelques millions de dollar, est devenu, par la force des choses, un des éléments fondateurs du complot international qui continue de secouer la Côte d'Ivoire, mon beau pays. Ce complot devait donner gagnant celui que personne n'attendait, c'est-à-dire Alassane Ouattara. Pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ce vaste complot qui s'est étendu à quelques valets de M. Sarkozy en Afrique, notamment le Burkinabé Blaise Compaoré et le Sénégalais Abdoulaye Wade, il importe de savoir que l'acteur principal, le mici-dominici de l'ombre, Gérard Latortue, a servi comme représentant permanant du PNUD (Programme des Nations unies pour le Développement) à Cotonou dans les années 70 et, à ce même titre, en Côte d'Ivoire pendant cinq ans sous l'autorité de l'Algérien Abderamane Kane qui dirigeait l'organisation à partir de Vienne, en Autriche.

Vous avez dit Nations unies ? Que reste-t-il pour accomplir le complot ? Evidement les élections ! Les fameuses élections ! Le prétexte tout trouvé ! Or, dans ce domaine, les données sont connues : Depuis 2002, ''la Communauté internationale '' voulait la tête de Laurent Gbagbo. C'est tout ! Seulement voilà, toutes les tentatives ont lamentablement échoué. Il manquait un homme de main "crédible", loin de l'Afrique, discret et efficace pour accomplir l'opération «enlever Gbagbo». Le premier bénéficiaire, Alassane Ouattara, pour une fois, n'est pas allé le chercher puisqu'il ignorait son existence. Cet homme prétendument providentiel est arrivé de lui-même : après son échec au pied de Laurent Gbagbo, Gérard Latortue est allé proposer la forfaiture de l'OIF à Ouattara. Abdou Diouf, l'ancien Président de la République du Sénégal était candidat à sa propre succession à la tête de l'organisation francophone. Le coup de pouce de Latortue lui a sûrement fait du bien. Au renouvellement du mandat d'Abdou Diouf en Suisse, Nicolas Sarkozy en a décidé tout seul, à la place de tous les chefs d'Etat africains présents, en piétinant leur dignité. La Côte d'Ivoire vaut bien une messe et tout le monde a dit Amen !

«Donne-moi la tête de
Gbagbo, et tu auras l'ONU»

Ainsi donc, on a échangé l'honneur et la sécurité de 20 millions d'Ivoiriens contre le confort du poste d'un homme qui fut pourtant chef d'un Etat africain et non des moindres. Gérard Latortue est l'un des artisans zélés et intéressés de cette mascarade qui a échoué, dans sa version OIF, en Côte d'Ivoire. Lamentablement ! Quoiqu'il en soit, par quelque bout qu'on le prenne, le complot qui essaie de déstabiliser notre pays trouve son épicentre aux Nations unies, son exécuteur testamentaire étant M. Ban Ki-moon qui, malgré son incompétence avérée, veut un deuxième mandat. Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca, qui détient un veto en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, lui a donné l'assurance de bloquer toutes les initiatives des pays émergeants pour lui ouvrir la voix du succès aux prochaines élections de Secrétaire général des Nations unies. Cela peut expliquer en grande partie l'acharnement de M. Ban Ki-moon et de son «frère» sud-coréen Young Jin Choi qui le représente en Côte d'Ivoire et qui l'épaule pour mériter le futur «service» attendu de Sarkozy. Ce n'était pas un hasard si M. Gérard Latortue, responsable des observateurs de l'OIF dans la présidentielle ivoirienne du 28 novembre, a rédigé son rapport au pied de M. Choi, dans les locaux du siège de l'ONUCI à l'Hôtel Sebroko, juste avant de reprendre l'avion le même soir pour Paris, laissant à son binôme Choi le soin d'enfoncer le clou et de gérer la crise qu'ils avaient préparée ensemble contre les Ivoiriens.

Ces révélations ne sont ni une fiction ni un roman. Pour tous ceux qui en douteraient, j'exige que M. Gérard Latortue vienne s'expliquer devant le peuple de Côte d'Ivoire pour réfuter, s'il le peut encore, toutes ces accusations gravissime que je porte contre lui en tant qu'Ivoirien qui croyait pouvoir compter sur son amitié. Je crie ici ma déception et ma colère contre son comportement cupide, mercantiliste et bassement intéressé.

M. Gérard Latortue, vous m'avez sans doute reconnu à travers cet article dénonciateur de votre indignité vis-à-vis de la Côte d'Ivoire, mon pays. Je vous attends pour vous porter personnellement la contradiction si vous osez accepter un face à face, ici même à Abidjan, devant tout le monde.

Enfin, je comprends maintenant pourquoi vous n'avez pas donné de suite au coup de fil du Président de la Commission électorale indépendante (CEI) qui voulait me donner la possibilité de vous serrer la main à l'Hôtel Pullman d'Abidjan au Plateau où je n'ai jamais pu vous trouver. M. Bakayoko Youssouf devait ignorer que je ne comptais plus parmi vos amis à Abidjan et que lui-même, Bakayoko Youssouf, avait été déjà instrumentalisé par vous, Gérard Latortue, ainsi que par Ban Ki-moon pour le compte d'Alassane Ouattara.



Abidjan, le 12 février 2011

Mamadou Ben Soumahoro

Député indépendant à
l'Assemblée nationale

samedi, 12 février 2011

ET SI LE PDCI AVAIT TRAHI LE RDA?

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« Les grandes trahisons sont toujours effacées par l'histoire », telle est la  pensée d'Alexandre Sanguinetti. Il semble que cette affirmation se fonde sur l'altération des faits par le temps mais notre intime conviction est que le temps ne fait que parsemer le doute dans notre conscience sans diluer totalement des faits. Si on s'accorde sur ce fait alors il est possible d'affirmer que le Parti Démocratique de Côte d'ivoire (PDCI) a trahi le Rassemblement Démocratique Africain (RDA).

N'est-ce pas là, une affirmation gratuite ? Bien sûr que non, si l'on donne une définition acceptable de ce qu'est la « trahison ».

En effet, la trahison est l'action de trahir, c'est-à-dire de dénaturer, d'altérer quelque chose ou la pensée première.

Le RDA a été un vaste et puissant mouvement africain dont la portée historique échappe parfois à ceux qui en sont les promoteurs. Le PDCI-RDA en était une section. Mais le PDCI, c'est le cas de le dire, a agi avec perfidie vis-à-vis du RDA. En tout cas, tel est notre sentiment et nous entendons la justifier à travers cette contribution.

L'argumentation dans cette contribution s'articule autour de trois points logiques.

Le premier point reviendra sur la philosophie première du RDA et de sa section ivoirienne le PDCI.

Le deuxième point mettra en lumière la trahison historique  du PDCI à l'égard des idéaux du RDA.

Le troisième point  proposera au PDCI-RDA de  revenir à ses premières amours, en ayant une attitude digne.

  1. LA NAISSANCE DU RDA ET DU PDCI-RDA

Il est connu de tous que l'occident nous dépouille sans contrepartie. Mais cela ne date pas d'aujourd'hui. Avant les indépendances des années 60, ce constat a été fait par les pères des indépendances, d'où la nécessité d'une lutte sans merci pour le rétablissement de notre dignité. C'est ce qui a motivé la création du RDA.  Enfanté au milieu de l'indifférence générale, accueilli avec un grand scepticisme ou une souriante ironie, la date de naissance du RDA remonte à Bamako, en 1946. Le congrès constitutif du RDA s'ouvre le 18 octobre 1946 à Bamako où plus de 800 délégués venus par tous les moyens de Guinée, de la Côte d'ivoire, du Sénégal, du Dahomey (actuel Benin), du Niger, du Soudan (actuel Mali), du Cameroun, du Tchad, se trouvèrent réunis.  Le congrès dura trois jours pour donner naissance à ce « gros bébé noir ». Pour la première fois, des hommes politiques d'Afrique occidentale et d'Afrique équatoriale française se rassemblent pour reconquérir leurs droits. Le 21 octobre, le RDA voit le jour sous la direction de Houphouët-Boigny. Dans presque tous les territoires, il devient la principale force politique. Le RDA est un grand mouvement anticolonialiste d'Afrique noire, avec des sections inter-territoriales (UPC au Cameroun, PDCI en Côte d'Ivoire, PDG en Guinée, l'Union Soudanaise au Mali). Qu'il nous soit permis de rappeler quelques phrases du manifeste du RDA : « le fédéralisme du Mouvement républicain populaire (MRP) ne peut tromper, aujourd'hui, aucun africain. Il n'est en effet,  que le masque d'un régime d'autorité, comme l'assimilation, que nous rejetons formellement, n'est qu'une chape de plomb jetée sur l'originalité africaine ».

Le RDA était donc un mouvement qui luttait contre l'impérialisme tout court. Pour s'en convaincre, il suffit d'être attentif au propos de Félix Houphouët Boigny : « s'appuyant sur toutes les couches sociales d'Afrique, notre mouvement puise sa confiance dans l'avenir, dans celle que la masse africaine a placée en lui comme dans la lutte héroïque des forces démocratiques du monde entier, sûres de leur victoire contre les forces impérialistes ».   Mais l'apparentement du RDA au Parti communiste lui attire les foudres de Paris dès le début des années 1950, sans  pour autant l'abattre complètement : ses sections restent à l'avant-garde de la marche vers l'émancipation.

  1. LA TRAHISON DU PDCI-RDA

Homme politique de « premier plan », pour reprendre à notre compte les mots du Général De Gaulle, Félix Houphouët Boigny (FHB) est véritablement un militant engagé pour la dignité de l'africain.

En 1944, FHB crée le syndicat agricole africain (SAA) pour la défense des intérêts paysans. Houphouët est alors, à la fois président et secrétaire général. La première décision prise est de lutter pour la revalorisation du salaire journalier des travailleurs des plantations : 6 F par jour aux travailleurs des plantations, contre 3,50 F offerts par les colons. Une plainte fut portée contre le président du SAA pour cette décision. Il fut même l'objet d'enquêtes depuis Paris (le ministère des Colonies envoya un inspecteur), pour comportement anti-français.

On l'a dit plus haut que le RDA a vu le jour sous la direction de Houphouët-Boigny et que ce mouvement luttait pour la dignité et l'émancipation de l'africain.  Le PDCI-RDA en est une section de ce mouvement d'émancipation des peuples d'Afrique noire. Tous les observateurs de la scène politique en Côte d' Ivoire sont unanimes pour dire que le PDCI est un parti de paix, de tolérance, de développement et d'unité. Pourtant ils sont en nombre limité, ceux qui savent que le PDCI est un parti de combat.  A ces derniers, il convient de rappeler que le fondement de ces idéaux se trouve dans la prise de conscience d'un homme, Félix HOUPHOUET-BOIGNY, dans son cri d'indignation comme il le dit lui-même : « On parle de la naissance de notre mouvement, le PDCI-RDA. En fait, tout est parti du Syndicat Agricole Africain. En 1932, je vous l'ai dit, j'étais jeune médecin à Abengourou. Et devant la détresse des cultivateurs de l'Indénié, je me suis permis, avec l'accord du Gouverneur d'alors, Bourgine, d'inviter mes compatriotes à faire la grève de la vente du cacao. J'ai écrit un article de presse intitulé, ON NOUS A TROP VOLÉ.»

Ainsi que dans le préambule des statuts adoptés au 5ème Congrès :

«Le Parti Démocratique de Côte d'Ivoire dit PDCI, né du Syndicat Agricole Africain de Côte d'Ivoire, fidèle reflet des aspirations profondes de nos masses a pour mission, dans le cadre du Rassemblement Démocratique Africain d'affirmer au niveau de la Côte d'Ivoire la personnalité africaine. Il s'assigne en conséquence pour but de promouvoir une politique de bien-être, de paix, de neutralité absolue et de coopération internationale dans l'égalité, la tolérance, la solidarité et la dignité».

Le PDCI  a été un grand parti de combat. Pour ceux qui ne le savent pas, le 6 février 1949, au cours d'un meeting, des incidents éclatent entre partisans et adversaires du RDA. Le bilan de cette journée est de 2 morts et plusieurs blessés. Mais  en réalité, c'était une provocation montée de toute pièce selon les militants. La plupart des dirigeants du PDCI furent arrêtés et emprisonnés à Grand-Bassam par l'autorité coloniale, en l'occurrence le gouverneur Péchoux.  On pouvait noter l'arrestation de huit militants du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI-RDA) (Dadié, Ekra Mathieu, Sery Koré, Ladji Sidibé, Jacob William, Paraiso, Allo Jérôme, philippe Vierra, Lama Kamara, Jean Baptiste Mockey).

Le 24 décembre 1949, en Côte d'Ivoire, environ 4000 femmes se rassemblent aux alentours de la prison de Grand-Bassam pour protester contre l'incarcération arbitraire de leurs maris, de leurs fils et de leurs frères membres du RDA.  Marie Séry Koré, présidente du comité féminin du PDCI à Treichville est à la tête de cette révolte. Il parait que cette femme digne, aurait administré une magistrale paire de gifles à un des colons zélé et excité, qui empêchait les femmes d'avancer vers le palais de justice et la prison civile. Trois mois plus tard, les prisonniers du PDCI passaient en jugement et furent condamnés à des peines atténuées.

Si avoir de la dignité, c'est avoir un comportement qui mérite l'estime ou avoir le respect de soi-même, on peut dire qu'aujourd'hui, le PDCI-RDA a trahi le RDA.  Comment comprendre l'atténuation du zèle brulant du PDCI pour le respect de la dignité du peuple ivoirien ? Le comportement des dirigeants actuels du vieux parti intrigue, c'est le cas de le dire. On se souvient de la déclaration d'un porte-parole du PDCI-RDA, appelant les nations unies à mettre sous tutelle un pays que ce même parti, à aider à conquérir une indépendance nominale en 1960.  Alors qu'on recherchait les voies de sortie de crise, monsieur Claude Emolo préconise à cet effet, de "mettre en place un nouveau cadre institutionnel sous l'égide de l'ONU dont le mandat prendra fin dès la prestation de serment du nouveau président". Il clarifie même ses propos en ces termes : "Cette institution onusienne aura, entre autres, les pouvoirs suivants : administration générale des affaires courantes de la nation, conduite du processus électoral dans tous ses aspects jusqu'à la prestation de serment du nouveau président élu".

On peut également citer la création du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le 18 mai 2005 à Paris, sur l'initiative du président Henri Konan Bédié soutenu par le Dr Alassane Dramane Ouattara.

Les appels incessants du RHDP à la désobéissance civile, à ne pas travailler, à ne pas payer les taxes et impôts, jettent un discrédit sérieux sur le PDCI-RDA, le noyau dur de ce mouvement. Le RHDP « tue » l'économie ivoirienne, casse des maisons, manifeste violemment, agresse, avec la bénédiction du vieux parti.  Le PDCI appelle aujourd'hui comme d'ailleurs ses alliés du RHDP à la destruction de la Côte d'Ivoire par les soldats de l'Ecomog. Quelle honte pour un parti qui prétend lutter pour le bien-être des ivoiriens. Pourquoi le vieux parti tourne le dos à la négociation alors même  que le dialogue a toujours été une « religion » au PDCI.  Il n'y a pas de commentaires additionnels à faire à propos de ce nouveau visage du PDCI-RDA : le parti a trahi le combat du RDA. Ces errements sont contraires aux idéaux  du parti du « bélier de Yamoussoukro ».

Le PDCI-RDA a tout simplement trahi le puissant mouvement d'émancipation des africains qu'est le RDA.

  1. UNE BRETELLE DE SORTIE POUR LE PARTI DU « BELIER DE YAMOUSOUKRO »

Nous avons vu que le parti de feu Félix, Houphouët Boigny (FHB),  a trahi les idées pionnières du RDA. Ce qui est consternant, c'est  que Félix Houphouët Boigny et Henri Konan Bédié ont une légitimité historique. Que signifie donc ce terme ?

Pour le professeur Pierre Kipré, avoir la légitimité historique, c'est réussir à travers le temps, à poser des actes significatifs dans ta communauté, à mener un combat en faveur de l'évolution politique et démocratique de la communauté.

Dans ce cas, nul ne peut contester à FHB, la légitimité historique de premier plan dans notre pays, cependant l'accord est moins large sur les autres politiciens ivoiriens du vieux parti. Le PDCI d'aujourd'hui s'est affaissé au point qu'il est composé de politiciens aux ordres.  La vacuité politique du PDCI désole de nombreux d'ivoiriens, qui se demandent quelle piqûre injecter à ce parti pour lui redonner ses lettres de noblesse.

Bédié a été en France alors qu'il était étudiant, un militant endurci de la Fédération des Etudiants d'Afrique Noire Française (FEANF), à l'époque avant l'indépendance. Etre militant de la FEANF en France, ça supposait  être fondamentalement anti-colonialiste.  La Fédération fut créée à Bordeaux dans la nuit du 31 décembre 1949 au 1er janvier 1950 et luttait  pour la libération et l'indépendance de l'Afrique.  Elle  prônait l'indépendance nationale, l'unité africaine et la démocratie garante du développement économique. On se souvient des manifestations à Paris, au quartier latin, des étudiants africains après l'assassinat du Congolais Patrice Lumumba en 1961.

Ainsi, la FEANF reposait sa force sur la lutte qu'elle menait contre un seul  ennemi, la France, c'est-à-dire son gouvernement. Aujourd'hui,  cette même  France a pris de l'âge  avec des tentacules un peu partout se  métamorphosant en des réseaux maffieux  qui se nomme françafrique, dont les effets sont désastreux pour le développement des pays africains.

Pourquoi donc le PDCI-RDA d'Henri Konan Bédié (aujourd'hui) peut se comporter comme un suppôt de la France ?

Il existe encore une bretelle de sortie pour le vieux parti, qui, disons-le, a construit la Côte d'Ivoire.

Le PDCI-RDA doit se réconcilier avec les idées du RDA en abandonnant les voies  qui assujettissent le peuple ivoirien.

Si le PDCI-RDA avait encore un peu de dignité, il serait bon qu'il se désolidarise de ceux qui complotent pour détruire le pays, pour lequel, Félix Houphouët Boigny, a lutté toute sa vie.

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Dr Prao Yao Séraphin

 

Economiste et Analyste politique

Président du Mouvement de Libération de l'Afrique Noire (MLAN)

www.mlan.fr

praoseraph@yahoo.fr

CRISE ELECTORALE IVOIRIENNE: LA SOLUTION PAR LE JUGEMENT DE SALOMON

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INTRODUCTION

Selon la Bible, « ce qui a été c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien de nouveau sous le soleil » (cf. Ecclésiaste 1 :9 et 3 :15). Cette parole du Sage, trouve une belle illustration dans l'étape actuelle de la crise armée en Côte d'Ivoire. Celle-ci, rappelons-le, est marquée par une remise en cause irrégulière de la décision du Conseil Constitutionnel ayant proclamé définitivement le Président Laurent GBAGBO vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. Cette situation a été provoquée à la fois par le Président de la CEI et par le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies, Certificateur du processus électoral en Côte d'Ivoire.

Le premier a, de façon illégale, annoncé le résultat provisoire du scrutin, alors qu'il était hors délai, dans un hôtel servant de quartier général au candidat OUATTARA, en l'absence du représentant du candidat GBAGBO et des membres de la commission centrale de la CEI, lesquels n'ont pas pu valider les résultats qui leur avaient été transmis par les commissions électorales locales, comme l'exige le mode opératoire en vigueur.

Quant au second, il a outrepassé sa mission de Certificateur pour se substituer aux institutions nationales compétentes en proclamant les résultats définitifs de l'élection. Pour y parvenir, il a refusé de dire si les résultats provisoires, tels que proclamés par le Président de la CEI, l'ont été conformément aux normes en vigueur ou pas. Il a gardé le même silence sur la régularité, par rapports aux normes en vigueur, du procédé que le Conseil Constitutionnel a utilisé pour donner le résultat définitif.

Le Président de la CEI  et le Certificateur l'ayant désigné vainqueur du scrutin, M. OUATTARA se considère comme tel, même s'il est resté retranché à son Hôtel-Q.G. d'où il lance des mots d'ordre directement ou par personne interposée. Pendant ce temps, le Président Laurent GBAGBO, régulièrement proclamé vainqueur par la juridiction compétente, est au travail avec le Gouvernement formé par le Premier Ministre qu'il a désigné, conformément à la loi. Cela a suffi pour que la crise armée, déclenchée dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, se poursuive à ce jour et de plus belle. Malgré la décision de la haute juridiction électorale, on est encore à se demander qui, des deux candidats au second tour, est le  véritable vainqueur de l'élection présidentielle ?

Dans la recherche de solution à cette crise, chacun y va de son inspiration, en attendant celle qui va s'imposer en définitive. En priant et en y réfléchissant personnellement, Dieu, le révélateur de ce qui est profond et caché (cf. Daniel 2 :22), s'est manifesté en moi. A partir des paroles des deux principaux protagonistes de cette crise, Dieu m'a fait la grâce de me révéler lequel des deux est le Président élu par le peuple de Côte d'Ivoire. Pour le faire, le Seigneur s'est servi du jugement de Salomon, eu égard à la similitude des propos tenus par nos « deux Présidents», avec ceux tenus par les deux parties à ce jugement historique : deux femmes revendiquant la maternité d'un seul enfant.

La jurisprudence du Roi Salomon vient donc éclairer nos pensées, afin de nous faire découvrir la  solution à la crise ivoirienne, dans sa nouvelle dimension : crise due au résultat du second tour de l'élection présidentielle. Pour faire connaître la solution à cette crise à partir du jugement de Salomon, je voudrais d'abord présenter ce jugement (1). Par la suite, j'appliquerai le principal enseignement tiré de ce jugement, à la crise électorale en cours (2).

1. PRESENTATION DU JUGEMENT DE SALOMON

Le Roi Salomon a prononcé ce jugement historique au début de son règne. Sa nouvelle s'est répandue comme une traînée de poussière au sein de son peuple. L'autorité du Roi et sa réputation se sont accrues. L'on a été marqué par sa sagesse reconnue comme venant de Dieu. A cette étape de ma réflexion, je voudrais d'abord rappeler le contenu de ce jugement (1.1), avant d'en faire une analyse qui met en exergue le principal enseignement qu'on peut en tirer (1.2).

1.1. Rappel du contenu du jugement de Salomon

L'histoire du jugement du Roi est rapportée par la Bible dans le premier livre des Rois, aux versets 16 à 28 du chapitre 3. Selon le texte biblique, deux prostituées se sont présentées devant le jeune Roi (cf. le verset 7 du même chapitre), pour lui demander de les départager. La question soumise au Roi ne manquait pas de complexité. Les deux femmes qui cohabitaient seules avaient accouché à trois jours d'intervalle. L'une, après avoir tué par mégarde son enfant, a profité du sommeil de l'autre pour lui voler son bébé vivant et pour abandonner, aux côtés de cette dernière, le bébé qui était mort.

Lorsque la vraie mère du bébé vivant s'est réveillée, elle a constaté qu'en lieu et place de son enfant, il y avait un autre qui était mort, et qui n'était autre que le fils de sa voisine. Mais cette dernière prétendait le contraire. Le seul bébé vivant se retrouvait ainsi avec « deux mères ». Du jamais vu ! On peut penser qu'un enfant ait deux pères, mais pas deux mères.

Les deux prétendantes recoururent à l'arbitrage du Roi Salomon pour les départager. Chacune a plaidé sa cause pour revendiquer la maternité du bébé. Le Roi qui était animé par l'Esprit de Dieu avec qui il avait communié la veille, n'a pas eu besoin d'une expertise extérieure, pour avoir des éléments de preuve afin de trancher entre les deux dames. Il a ordonné qu'on lui apporte une épée. Lorsque cela a été fait, il a donné cet autre ordre : « Coupez en deux l'enfant qui vit, et  donnez-en  la moitié à l'une et la moitié à l'autre. »

L'annonce de cet ordre a suffi pour faire éclater la vérité. La Bible indique à cet effet : « La femme dont le fils était vivant sentit ses entrailles s'émouvoir pour son fils, et elle dit au Roi : Pardon, mon seigneur, donnez-lui l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. Mais l'autre dit : Il ne sera ni à moi ni à toi ; coupez-le. » Après avoir écouté les déclarations des deux prétendantes, le Roi a prononcé son jugement, en ces termes : « Donnez à la première l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. C'est elle qui est sa mère. »

Tel est le contenu du jugement historique du Roi Salomon, un jugement qui l'a rendu célèbre et influent, avant la richesse matérielle.

1.2. Analyse du contenu du jugement de Salomon

Le jugement du Roi Salomon peut susciter beaucoup de commentaires et analyses dans plusieurs disciplines dont le droit. Sous cet angle, il constitue une source d'inspiration dans la recherche des preuves d'une prétention ou d'une allégation, notamment dans le règlement d'un conflit. Nous savons qu'en la matière, les fausses déclarations des parties sont légions. Les témoins ne s'y soustraient pas souvent, malgré le serment qu'ils prêtent « de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. » C'est alors que le Juge se retrouve dans l'embarras pour trancher le litige qui lui est soumis, dans le bon sens, le sens de la vérité.

On a souvent brandi le jugement de Salomon aux parties en conflit, pour tester leur bonne foi. Dans ce sens, on invite une partie au conflit à renoncer à ses prétentions afin de sauver la situation que le conflit risque de ruiner.  On lui demande de faire comme la vraie mère qui aurait renoncé à sa réclamation. Mais à y voir de plus près, ce n'est pas ce qui s'est passé.

Il faut remarquer que la vraie mère n'a pas renoncé à sa prétention. Ce n'est d'ailleurs pas ce que demandait le Roi Salomon. Elle a plutôt refusé que son fils soit coupé en deux, de peur qu'il ne meure et qu'elle ne le perde irrémédiablement. Parlant de son fils, elle a même dit de façon explicite : « Ne le faites point mourir ! » Tandis que la fausse mère était favorable à la mort de l'enfant, de sorte qu'il ne soit ni à l'une ni à l'autre. Elle s'est même écriée : « Coupez-le ! »

Le Roi qui était à la recherche de la vraie mère de l'enfant a alors compris que la vérité était du côté de celle qui a dit : « Ne le faites point mourir ! » Il a même repris cette injonction, dans sa décision, en ordonnant qu'on remette l'enfant à son auteur, sa vraie mère. Le Roi a compris qu'à travers cette injonction, elle a donné la preuve qu'elle est la vraie mère de l'enfant.

Pour parvenir à sa sage décision, le Roi Salomon a simplement dit ce qu'il voulait qu'on fasse de l'enfant : le couper en deux. Il n'a rien conseillé aux prétendantes et ne leur a fait aucune recommandation. Cela ne les a pas empêché de réagir comme il fallait, selon que l'enfant est à l'une et n'est pas à l'autre. Le Roi a alors tiré la vérité de leur réaction face au malheur dont il avait décidé de frapper l'enfant. La vraie mère a refusé que l'enfant soit frappé du malheur suprême qu'est la mort. Par contre la fausse mère a accepté que l'enfant en soit frappé de sorte à ce que les deux se retrouvent dans la même condition : être sans enfant.

Tel est le principal sens du jugement de Salomon que Dieu, le Sage et Juge Suprême m'a rappelé, pour me révéler sa solution à la crise électorale en cours, une solution qu'il a déjà arrêtée et qu'il se donne le temps et les moyens d'appliquer, malgré les apparences du moment. Mais ne l'oublions pas, si l'homme regarde à l'apparence, Dieu regarde bien au-delà, du fond du cœur (cf. 1Samuel 16 :7). Car, « il connaît ce qui est dans les ténèbres et la lumière demeure en lui » (cf. Daniel 2 :22 et Psaume 139).

Pour nous rassurer quant à notre victoire finale, dans la crise actuelle, il a plu à Dieu de me révéler que sa solution est dans le jugement qu'il a inspiré au Roi Salomon, ainsi qu'il convient de l'expliciter dans les lignes qui suivent.

2. APPLICATION DU JUGEMENT DE SALOMON

Dans le jugement de Salomon que nous venons d'examiner, j'ai relevé qu'il constitue une source d'inspiration en matière de preuve d'allégations ou de prétentions des parties à un conflit. Ces preuves sont souvent données par les parties sans qu'elles s'en rendent compte. Par conséquent, elles ne peuvent ni mentir, ni tromper. La méthode du Roi nous permet de savoir qui du candidat GBAGBO et du candidat OUATTARA a été élu Président de la République de Côte d'Ivoire par la majorité des votants.

Pour appliquer cette méthode dans la résolution de la crise actuelle, nous allons partir de la décision de recourir à la force armée. Elle a été officiellement retenue par la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest). Le recours à la force des armes entraînera d'énormes dégâts matériels et de nombreuses pertes en vies humaines en Côte d'Ivoire. Une telle solution  ressemble, à quelques variables près, à la mise à mort  de l'enfant dans le jugement de Salomon.

En me référant à la jurisprudence du Roi Salomon, j'examinerai d'abord la réaction des deux prétendants au poste de  Président de la République de Côte d'Ivoire, face à la perspective de l'usage de la force armée (2.1). J'en déduirai par la suite, auquel des deux revient ce poste, pour avoir été majoritairement choisi par les Ivoiriens (2.2).

2.1. La réaction de chaque prétendant face à l'usage de la force armée

A l'instar des « deux mères » du litige tranché par le Roi Salomon, nos « deux Présidents » ont réagi différemment à la décision de recourir à la force armée. Cette force, je le répète, vient en réalité, non pas pour autre chose, mais pour semer la mort en Côte d'Ivoire et accroître ainsi la souffrance des populations.

Le premier qui a réagi à cette perspective meurtrière est le Président en exercice, SEM. Laurent GBAGBO. Il a exprimé sa réaction alors que la perspective était en gestation et que ses auteurs ne l'avaient pas encore rendue explicite. Comme un visionnaire, il a vu la chose venir et il a réagi à la manière de la vraie mère de l'enfant qu'on devait couper en deux.

A deux reprises solennelles, lors de son investiture en date du 04 décembre dernier et dans son adresse à la Nation le 21 de ce même mois, le Président GBAGBO a lancé un appel à l'apaisement et au dialogue, dans la légalité républicaine. En optant pour la force du dialogue afin d'éviter la force des armes, le Président GBAGBO s'est engagé à préserver la vie des populations. Il défend ainsi le droit à la vie consacré par l'article 2 de notre Constitution qui en fait un droit inaliénable, la personne humaine étant sacrée. Tel est le sens de sa main tendue.

En particulier dans son message à la Nation, le Président de la République a expressément dit : « Je ne veux pas que le sang d'un seul Ivoirien soit versé. » Ce passage du discours du Président de la République constitue une autre traduction de l'injonction de la vraie mère de l'enfant qui devrait être coupé en deux. « Ne faites point mourir l'enfant », avait dit cette mère.

En réagissant en second lieu, comme la seconde femme du jugement de Salomon, le Président OUATTARA s'est inscrit dans la même optique que celle-là. Il a opté pour l'usage de la force armée, sachant bien qu'elle va semer la mort en Côte d'Ivoire,  pour accroître la souffrance des populations. Il a donc choisi la mort des Ivoiriens ! N'est-ce pas là le sens des opérations « villes mortes » et « pays mort » qu'il a successivement lancées ? Il veut qu'on sème la mort en Côte d'Ivoire. C'est exactement ce que réclamait la seconde femme, celle qui n'était pas la  vraie mère de l'enfant litigieux. Elle avait dit sans ambages : « L'enfant ne sera ni à moi, ni à toi ; coupez-le ! »

Pour celui qui suit l'actualité en Côte d'Ivoire, le discours violant et guerrier du Président du R.D.R. n'est pas nouveau. « Je frapperai ce pouvoir moribond et il tombera », avait-il prédit avant de renverser le Président Henri KONAN BEDIE. Le 24 décembre 1999, il passa de la parole à l'acte et inaugura ainsi les séries de coups d'Etat en Côte d'Ivoire. En mai 2002, il avait annoncé qu'il allait mélanger ce pays pour le rendre ingouvernable, de sorte que la gouvernance de ce pays ne fût ni à lui, ni à quelqu'un d'autre. En septembre 2002, il passa de la parole à l'acte, à travers la tentative de coup d'Etat qui s'est transformée en rébellion. Depuis lors, on ne compte plus les morts voulus par lui.

Les réactions des deux prétendants au poste de Président de la République de Côte d'Ivoire à l'instar des deux prétendantes à la maternité de l'enfant litigieux dans le jugement de Salomon, aident à dénouer la crise actuelle : elles permettent de savoir à qui revient le fauteuil présidentiel dans notre pays. Nous pouvons ainsi dire lequel des deux est le vrai titulaire du poste de Président de la République de Côte d'Ivoire.

2.2. Le vrai titulaire du poste de Président de la République de Côte d'Ivoire

La méthode du Roi Salomon a été inspirée par Dieu lui-même. Elle est de portée universelle et peut être utilisée comme telle, en toute objectivité. Elle a sa place dans cette crise électorale où nous cherchons le vrai titulaire  du fauteuil présidentiel, siège du pouvoir, car les deux prétendants reconnaissent que c'est Dieu qui donne le pouvoir. Le Président Laurent GBAGBO l'a solennellement dit, lors de sa première prestation de serment en octobre 2000. Le Président Allassane OUATTARA nous a rafraîchi la mémoire en le disant pour conclure le débat télévisé qu'il a eu en novembre dernier avec le Président Laurent GBAGBO.

En recourant à cette méthode, nous constatons, dans le jugement de Salomon, qu'il y a une femme qui ne voulait pas la mort de l'enfant et il y a une qui voulait sa mort. Dans la crise électorale actuelle, nous constatons qu'il y a un prétendant qui ne veut pas la mort d'un seul Ivoirien et il y a un qui veut la mort de plus d'un Ivoirien, même s'il prétend ne pas souhaiter la mort de beaucoup d'Ivoiriens, comme si un minimum de morts n'a pas de valeur à ses yeux.

En toute objectivité et partialité, le Roi Salomon a tranché : « Ne faites point mourir l'enfant, il a pour mère celle qui ne veut pas sa mort ». En d'autres termes, celle qui veut sa mort n'en est pas la vraie mère. Elle est une fausse mère qui veut prendre l'enfant par fraude et par ruse. Elle est disqualifiée !

Le lecteur comprend aisément que rapportée au règlement de la crise actuelle qui oppose le Président GBAGBO au Président du R.D.R., le fauteuil présidentiel revient au premier. Il ne veut pas qu'un seul Ivoirien meure pour ce fauteuil, pour le pouvoir. Alors, il tend la main à son adversaire, puis l'invite au dialogue et à la discussion, autour des lois que nous nous sommes librement données et qui nous régissent. Il accepte même que les bulletins de vote soient recomptés par des experts internationaux. Malgré la décision irrévocable du Conseil Constitutionnel ! Il est donc le vrai titulaire du poste de Président de la République de Côte d'Ivoire. Un poste qui fait de lui le protecteur des citoyens ivoiriens, selon la formule du serment qu'il a prêté le 4 décembre dernier. On comprend dès lors pourquoi il ne peut pas accepter que le sang d'un seul Ivoirien soit versé.

Il en va différemment de M. OUATTARA. N'étant pas le vrai titulaire du fauteuil présidentiel, il veut s'y installer par la fraude et la violence. A défaut d'y parvenir par ces moyens archaïques, il accepte  que l'on sème la mort au sein peuple ivoirien, partout où il se trouve. Il ne le cache pas et il est même soutenu dans cette perspective. Il nous fournit ainsi, chaque jour, les preuves de sa volonté d'usurper ce qui n'est pas à lui, ce que le peuple a refusé de lui donner. La fraude et la violence ayant échoué, il pense réussir en semant la mort à travers les opérations « villes mortes » et « pays mort ».

Nul doute que si le Roi Salomon avait été saisi du litige qui oppose nos deux prétendants au fauteuil présidentiel, c'est sans peine qu'il aurait débouté M. OUATTARA de toutes ses prétentions, pour proclamer le Président Laurent GBAGBO comme en étant le vrai titulaire. Il aurait ainsi confirmé la décision du Conseil Constitutionnel ivoirien, même si cette décision s'impose déjà à tous et à toutes, selon l'article 98 de notre Constitution. Néanmoins, on peut voir dans la juridiction électorale suprême, un autre Salomon. Elle a comme ce dernier condamné la fraude et dit le droit avec vérité, en proclamant définitivement le Président GBAGBO vainqueur et en recevant solennellement son serment.

Toutefois, étant donné que cette crise demeure,  et que nous la vivons encore, je voudrais conclure par dire  comment elle sera dénouée.


CONCLUSION

La réflexion qui précède est en fait le fruit d'une révélation que Dieu m'a faite lorsque j'observais la une d'un organe de la presse écrite. L'organe a présenté côte à côte l'appel au dialogue du Président Laurent GBAGBO et l'appel à la force armée d'un représentant du Président du R.D.R. En réfléchissant sur ces deux appels, Dieu m'a dit : « Tu vois, M. OUATTARA est tombé sous le coup du jugement de Salomon. Il en sera de son sort comme il en a été de celui de la fausse mère de l'enfant qui devait être découpé. De même qu'elle a perdu son procès, de même M. OUATTARA perdra le procès en cours en Côte d'Ivoire.»

Le Seigneur faisait ainsi comprendre au Juge que je suis que le Président GBAGBO et M. OUATTARA sont en fait en procès. Mais devant quelle juridiction, lorsqu'on sait que la seule juridiction compétente a déjà vidé sa saisine ? Celle de la communauté internationale ? Le Seigneur m'a rappelé que la communauté internationale n'a pas d'existence juridique, elle ne saurait être une juridiction. Est-ce la juridiction de ces hommes et autres structures internationales qui se penchent en ce moment sur le dossier ivoirien ? Le Seigneur a encore répondu par la négative, ces hommes et ces structures n'étant que des acteurs accessoires du processus de sortie de crise en Côte d'Ivoire. Il a ajouté que le dossier ivoirien est désormais entre ses mains, lui le Juge Suprême, acteur principal de ce  processus.

Le Seigneur a précisé qu'il va appliquer la solution qu'il a jadis inspirée au Roi Salomon.

Il va d'abord permettre au Président GBAGBO de continuer à agir comme la vraie mère de l'enfant. Pendant ce temps, il va davantage pousser M. OUATTARA dans la logique de la fausse mère de l'enfant. Avec le temps dont il est le seul maître, l'on découvrira, à l'œil nu, auquel  des deux il a donné le pouvoir de présider aux destinées de la Côte d'Ivoire, à travers les suffrages régulièrement exprimés, le 28 novembre dernier. Après que le monde entier aura clairement découvert le vrai Président et le faux Président, Dieu permettra que le vrai s'impose et que le faux disparaisse. Le premier débarrassé du second, par la grâce de Dieu, pourra tranquillement gouverner la Côte d'Ivoire, dans le temps qui lui est limitativement imparti.

Nous n'y arriverons pas sans adversité. Car, comme dans le jugement de Salomon, aussi longtemps que Dieu n'aura pas exécuté sa décision, le faux Président poursuivra ses manœuvres. C'est ce que faisait la fausse mère. Elle a continué à réclamer tantôt la maternité de l'enfant, tantôt la mort de ce dernier. De même qu'elle faisait pression sur la vraie mère, de même nous subirons la pression du faux Président qui bénéficie de grands soutiens ici et ailleurs.

Cependant, en comptant sur Dieu, nous pouvons résister à cette pression, jusqu'au temps de notre délivrance (cf. 1Pierre 5 : 8-10). Etant donné que ce temps peut être long, nous pouvons demander à Dieu de l'abréger (cf. Matthieu 24 :22). Nous devons en outre rester à l'écoute de Dieu. Il a souvent des instructions à nous donner pour nous encourager et nous fortifier, afin que nous puissions tenir et agir comme il faut, comme il veut, dans l'attente de notre délivrance et de notre victoire finale.

Récemment, au cours d'un moment de prière et de méditation de la Parole de Dieu, j'ai  clairement reçu de lui qu'en réponse à nos prières, il va changer la situation en notre faveur, par la puissance du Saint-Esprit. Par conséquent, il nous demande de ne pas nous laisser effrayer par nos adversaires. Selon le Seigneur, ils feront tout ce qu'ils veulent et tout ce qu'ils peuvent, pour saper notre morale et pour nous angoisser, dans l'intervalle de temps qui précède notre délivrance. Nous n'avons pas à craindre car, tout ce qu'ils feront est la preuve qu'ils ont échoué.

Dieu met toujours une faille dans leur système pour nous donner une lueur d'espoir, en attendant la victoire finale. Il suffit d'observer l'actualité depuis la fin du scrutin du second tour, jusqu'à maintenant, pour s'en convaincre. Avec le temps qui s'écoule, Dieu fait tomber les masques, il met à nu tout ce qui était caché, il fait éclater la vérité, il suscite de grands soutiens pour nous. En Côte d'Ivoire, en Afrique et dans le monde entier, notre voix porte de plus en plus et on commence par nous écouter.

Nous devons donc garder espoir. Ceux qui contestent notre leadership à la tête de notre pays sont sous le coup du jugement de Salomon. Lorsque Dieu va appliquer cette jurisprudence dans la résolution de la crise actuelle, ce sera pour confirmer et consolider ce leadership. Croyons en cette perspective et avançons, dans la prière et dans l'action, selon que Dieu nous disposera.


QUE DIEU BENISSE LA COTE D'IVOIRE,

AINSI QUE TOUS SES HABITANTS

JE VOUS REMERCIE.


VOTRE SERVITEUR

Sébastien ZAHIRI ZIKI

07 567 961 zahiriziki@yahoo.fr

POURQUOI LES EUROPEENS DOUTENT DE OUATTARA

 

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In Le Nouveau Courrier N°202 du 11 Février 2011 par Philippe Brou


Un think tank européen composé de diplomates et d'experts militaire dresse un diagnostic lucide de la posture stratégique des dirigeants de la « République du Golf ». Le temps de la grande confiance semble passé. Le doute quant aux capacités réelles d'ADO émerge. Lancinant.


Le temps qui passe va-t-il avoir raison de l'enthousiasme immodéré des décideurs occidentaux pour Alassane Ouattara, qui entrera dans l'Histoire comme l'opposant africain le plus soutenu par les grandes puissances depuis les indépendances ? Plus le temps passe, plus les ultimatums du plus illustre locataire de l'Hôtel du Golf font « pschitt ». Et plus ses alliés doutent.

Un document de l'European Union Institute for Security Studies (EUISS, Institut européen pour les études de sécurité), constitué d'experts en matière de stratégie, de diplomates et d'attachés militaires, témoigne d'un nouvel état d'esprit. Il s'agit du compte-rendu de l'Africa Briefing de ce cénacle prestigieux, qui a eu lieu le 25 janvier dernier. Le document se focalise, entre autres, sur les échecs et les impasses de la stratégie de prise de pouvoir du président du RDR. « M. Gbagbo tire enfin sa force de la relative faiblesse de son adversaire, M. Ouattara, qui n'a que peu de prise sur la situation, particulièrement à Abidjan, où il vit retranché à l'Hôtel du Golf avec son équipe et son Premier ministre Guillaume Soro. M. Ouattara ne dispose par ailleurs pas de moyens médiatiques équivalents à ceux de son adversaire, ce qui se traduit par un manque de lisibilité et de cohérence de sa stratégie de communication. Son appel à marcher sur le siège de la RTI le 16 décembre, maladroit pour certains, n'a pas eu les effets escomptés et a surtout permis aux forces acquises à Laurent Gbagbo d'organiser leur riposte. Bien que le parti de Ouattara soit bien structuré, il ne dispose pas des relais nécessaires, la plupart de ses soutiens étant au nord du pays », évaluent les experts de l'EUISS.

Des experts qui mettent aussi en doute la capacité de la rébellion d'avoir le moindre impact sur le rapport de forces - un jugement conforté par le choix désespéré de Guillaume Soro, qui brandit pourtant son « armée », de faire appel aux « nouveaux tirailleurs » de l'ECOMOG. « Les Forces nouvelles n'ont semble-t-il pas la capacité d'intervenir militairement, ni l'envie, dans la mesure où une grande partie des membres des FN a su profiter du statu quo qui a prévalu jusqu'aux élections de novembre, et de la partition de fait du pays. Les Forces nouvelles sont composées d'un agrégat de personnalités aux parcours très divers : anciens militaires en rupture, membres de la diaspora, universitaires, leaders militaires locaux (comzones), etc. Ces derniers forment également un ensemble hétérogène, et une bonne partie ne semble pas prête à reprendre les armes comme en 2002 », jugent ces spécialistes.

Sur le long terme, l'attelage formé entre l'ancien secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI) et l'ex directeur général adjoint du FMI - dont l'addition des personnalités et des postures créent un équivalent ivoirien de Jonas Savimbi -, est-il viable ? Pas vraiment, jugent les membres de ce think tank européen très influent. «  Les relations entre Guillaume Soro et le président Ouattara sont par ailleurs ambivalentes : Alassane Ouattara est désormais redevable vis-à-vis de son Premier ministre, lequel lui garantit sa protection armée. Les deux hommes ont suivi des trajectoires très différentes : celle de la lutte syndicale puis armée pour Soro, et celle des grandes organisations internationales pour Ouattara. Sur le terrain, les relations entre le RDHP et les FN sont parfois tendues : les rivalités intergénérationnelles autour de l'accès au pouvoir et aux ressources économiques qui en découle, ne sont pas étrangères à ces tensions », écrivent-ils. Quand on y ajoute le rôle de « garant d'influence » que joue Guillaume Soro auprès d'ADO pour le compte de son mentor Blaise Compaoré, mais aussi de la France - qui a toujours peur que le président du RDR roule à terme pour les Etats-Unis, amis-rivaux -, l'on se rend de la fragilité de la coopérative d'intérêts que constitue la République autonome du Golf.


Source: LE NOUVEAU COURRIER