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mercredi, 09 mars 2011

AREVA, SOCIETE FRANÇAISE D'URANIUM, FINANCE LA GUERRE EN COTE D'IVOIRE


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La crise postélectorale en Côte d'Ivoire s'est muée aujourd'hui, en véritable guerre avec des ramifications inimaginables de la Françafrique. Les actes posés aujourd'hui, par la France ont été si sérieusement préparées que nous sommes en mesure d'affirmer que la quasi-totalité de ce que ce pays compte est partie prenante dans cette guerre. Mieux, elle a été soigneusement préparée par des militaires émérites pour éviter tout échec.

Ainsi, le Général d'Armée Chris Quesnot ancien Chef d'état-major de feu le président socialiste François Mitterrand est actuellement le propriétaire de la société assumant la sécurité du groupe Areva au Niger. Cette société française d'Uranium a pris la relève de Elf dans le jeu malsain de la Françafrique.

Il a été chargé de recruter les sous-officiers et officiers subalternes comme instructeurs des formateurs pour l'attaque de la Cedeao en Côte d'Ivoire.
Et cet officier général de haut mérite est devenu un pion de la Françafrique à qui a été confié militairement le recrutement des mercenaires français et africains pour déstabiliser la Côte d'Ivoire.
Il est à l'œuvre. Nous comprenons pourquoi les attaques à Abobo et à l'Ouest de la Côte d'Ivoire sont menées de main de maître par les officiers, sous-officiers nigérians, nigériens, maliens et burkinabé, ces chiens de guerre très réputés pour leur cruauté.

La France et l'Afrique des comptoirs n'ont donc pas lésiné sur les moyens pour soumettre la récalcitrante Côte d'Ivoire en tentant de déliter l'Etat ivoirien.
On comprend donc à la lueur de ce qui précède, toutes les gesticulations fébriles de Sarkozy. Souvenons-nous de ses visites inopinées au Niger quand la société Areva était entrée en conflit ouvert avec le président Tandja. Ne trouvant pas de compromis satisfaisant sur le prix d'achat de l'Uranium, la France encouragea l'Armée à le renverser.
La guerre de Côte d'Ivoire, encore une odeur d'Uranium.



Djiwa Godji, In Le Temps


Source : AFRIKAGORA

lundi, 22 février 2010

LE DESTIN DES "HOMMES PROVIDENTIELS"

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La communauté internationale a condamné, presqu'à l'unanimité, le coup d'Etat de jeudi dernier qui a renversé le régime de Mamadou Tandja. Mais elle a condamné… du bout des lèvres, presqu'en s'excusant et tout juste pour préserver une " position de principe ". Parce que, pour une fois, tout le monde aurait souhaité applaudir des deux mains devant ce qui était devenue la seule issue pour régler une crise politique nigérienne que le chef d'Etat désormais déchu a réussi à complexifier en voulant satisfaire son égo personnel et les calculs de ses courtisans. " Le prix de l'entêtement ", titrions-nous vendredi dernier, au lendemain du coup de force ayant écarté du pouvoir Mamadou Tandja. Comment ne pas le rappeler pour indiquer que ce militaire sans histoires, élevé au rang de chef de la junte qui renverse Ibrahim Barré Mainassara en 1999, aurait pu rentrer dans l'Histoire si, au terme de deux mandats présidentiels au cours desquels il a contribué à la modernisation du pays, il avait entrepris de reformer les institutions pour passer la main à une nouvelle génération d'hommes politiques ?

L'ivresse du pouvoir doit avoir des effets pervers particulièrement en Afrique. Et Mamadou Tandja n'y a pas échappé qui, se couvrant derrière la " demande populaire " et malgré les réprobations de la classe politique, y compris d'une grande majorité issue de ses propres rangs, a entrepris un référendum suicidaire, après avoir mis entre parenthèses les institutions de la République comme l'Assemblée nationale ou le Conseil constitutionnel.
Or, nous le relevions déjà lundi le 29 décembre 2008, au lendemain du coup d'Etat en Guinée ayant consacré l'arrivée au pouvoir de Moussa Dadis Camara, " L'inévitable déliquescence d'un pouvoir qui dure, qui ne vit que de durer, de s'imposer à son peuple par la force et la corruption, est un terreau au chaos, une proie pour les "aventuriers" en tenue et en armes, qui pourraient bien devenir les "sauveurs" de la République. " Nous ajoutions même que " Personne n'est plus là avec vous quand la fin s'annonce inexorablement.

Tous sont dans l'attitude du Machiavel des Discours, sur la Première Décade de Tite Live : "Il faut être assez loin du Prince pour ne pas être emporté par sa chute ; mais assez proche pour être à portée de profiter de ses débris. " Toujours dans ce même éditorial, nous indiquions : " Plus on est âgé et usé par le pouvoir, plus on s'estime vigoureux et capable d'action. Alors on modifie (pour faire beau et ne pas dire "tripatouille") les Lois fondamentales bénéfiquement limitatrices de mandats présidentiels ; on s'impose à l'occasion de scrutins aussi fantaisistes que folkloriques. On règne avec des coteries toujours plus refermées, brutales et paranoïaques à mesure que la légitimité du pouvoir se fragilise. Même ceux qui sont chrétiens oublient, ostensiblement, l'enseignement du Psaumes 90, verset 10 : " Les jours de nos années s'élèvent à 70 ans. Et pour les plus robustes, jusqu'à 80 ans. " Une telle durée ne participe plus de la stabilité positive, mais de la fragilisation du système de gouvernance, articulé non pas sur des institutions garantes de l'avenir, mais sur l'allégeance à un individu distributeur de situations de rente.

Cette durée n'est plus un ferment de progrès, mais le signe d'une décrépitude. Avoir le sens patriotique, aimer assez son peuple pour lui éviter le pire, c'est savoir passer la main à de nouveaux acteurs, à de nouvelles générations et à ne pas se prendre pour indispensable. "
On avait cru que le coup d'Etat de Guinée à Noël 2008 était une alerte et un motif d'espoir pour l'Afrique. Avant que Dadis Camara ne plonge le pays dans la mégalomanie et le ridicule. Le coup d'Etat du Niger de jeudi dernier est une autre étape dans les motifs d'espoir, à condition que le nouvel homme fort de Niamey soit plus proche de Sekouba Traoré et d'un Moussa Dadis Camara. Qu'il comprenne qu'il est venu écrire un pan de l'Histoire, et que ce n'est pas lui qui fera l'Histoire.

Evoquant jeudi dernier à l'Ecole supérieure des sciences et techniques de l'Information et de la Communication, Esstic comme un signe prémonitoire- les relations entre le pouvoir politique et les médias, Charly Gabriel Mbock, chercheur et homme politique connu, évoquait une nécessaire politique du consensus à travers le respect de la vie, politique qui devait permettre à un groupe d'individus, autour de 49% de la population ayant perdu une élection, de se soumettre au verdict des urnes et de la majorité, mais aussi à cette majorité de considérer que, en gouvernant sur un pays où 49% des populations avait voté contre lui, il devait forcément en tenir compte dans ses politiques publiques.

Mais comment cela peut-il être possible lorsque le pouvoir en question a été élu non pas à 51% des suffrages exprimés, mais à moins de 30% des suffrages réels -en marge de tous les tripatouillages- et que ce même pouvoir évoque sans cesse une adhésion populaire superficielle pour imposer un diktat aux populations sans cesse paupérisées ? Mamadou Tandja doit y méditer en ce moment : ici comme ailleurs, il faut éviter le piège de l'homme providentiel qui, arrivé au pouvoir par un concours de circonstances, devient un surhomme qui sait tout et ne se trompe jamais. La vie ne s'est pas arrêtée au Niger la semaine dernière. Parce que " les cimetières sont peuplés de gens qui se croyaient indispensables ".


Par Alain B. Batongué

Source: MUTATIONS. Le 22 février 2010

 

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 NIGER-PUTSCH :

Cap sur l’organisation d’élections libres et transparentes

Le vœu est clairement exprimé tant par l’opposition politique sur place, qui ne cesse d’organiser de manifestations de soutien aux nouveaux maîtres du pays, que par les dirigeants sous régionaux de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, dont une délégation a été reçue à Niamey le samedi 20 février dernier, par le chef de la junte au pouvoir, le capitaine d’escadron, Salou Djibola, qui a rassuré  ses interlocuteurs de sa volonté et de celle de ses frères d’arme, de ne pas s’éterniser au pouvoir, mais de tracer durant leur présence aux affaires, les grands axes d’un environnement devant conduire à la remise sur les rails du processus démocratique au Niger.


L’arrivée des militaires putschistes aux affaires, est fortement saluée par la société civile et l’opposition, dont les invitations à la retenue en direction du président déchu, Mamadou Tandja, se sont révélées vaines. Ce dernier ayant opté  contre l’avis de tous, pour une modification controversée de la constitution en vue de se maintenir au pouvoir, ce, au delà de la fin de son deuxième et en principe dernier mandat à la tête du pays, achevé depuis fin décembre 2009, selon la loi fondamentale d’avant constitution controversée.


En plus de cette entorse à la loi fondamentale, Mamadou Tandja, paierait pour son jeu flou dans le deal à l’international de l’uranium très convoité de son pays. Car après des assurances données à la France, Tandja a finalement essayé de revisiter unilatéralement sa copie, proposant le marché de l’uranium nigérien à d’autres partenaires, à l’exemple de la Chine notamment. Un jeu d’équilibriste, qui n’est pas forcément innocent dans cet avenir politique de Mamadou Tandja qui s’écrit plus que jamais en pointillé.

 

 

Source: MAZLECK.INFO. Le 20 février 2010

 

20:32 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Niger | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : afrique, niger, mamadou tandja, coup d'état au niger | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |