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jeudi, 06 juin 2013

CONGRES DU PDCI, ALLIANCE FPI-PDCI, BILAN DE OUATTARA: KKB EXPLOSE

 

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La polémique est vive au Pdci-Rda sur la question relative à l’organisation du 12ème congrès ordinaire dudit parti politique. Kouadio Konan Bertin dit KKB qui a été longtemps le seul à exiger ce congrès ne veut pas se taire devant certains actes qu’il qualifie de manipulations.

«Le congrès du Pdci a finalement été annoncé mais malheureusement nous assistons à des interprétations diverses des textes dont le parti s’est doté. Ce qui est certain, tout va renter dans l’ordre car, tout le monde comprendra que le Pdci est trop sérieux pour que l’organisation de son congrès soit confiée à un comité ad-hoc en lieu et place du secrétariat général. Niamien N’Goran n’est que délégué départemental de Daoukro ; ni plus, ni moins. Il n’a aucune légitimité pour organiser un congrès du Pdci. Est-ce parce qu’il est de la famille de Bédié comme les gens le disent ? Non, le Pdci est trop sérieux pour être ramené à la cellule familiale. Même si des velléités tentent de l’écarter, Djédjé Mady est secrétaire général du Pdci jusqu’au prochain congrès selon les textes en vigueur».

C’est par cette mise au point que Kouadio Konan Bertin dit KKB, président de la jeunesse du Pdci (JPdci), s’est adressé, d’entrée, aux militants du Pdci-Rda et aux auditeurs de la Radio INRI basée à Washington, dans le District de Columbia, aux Etats-Unis, qui l’écoutaient ce jeudi 30 mai lors de l’émission JR show.

Dans le langage franc et direct qu’on lui connait, le député de Port-Bouët a insisté sur les magouilles que certaines personnes tentent de faire accepter lors de ce congrès à venir en tentant d’introduire des amendements sur la clause de limite d’âge pour certainement tailler des textes à la mesure de Bédié afin de lui permettre de rester à la tête du PDCI: « Bédié est juriste de formation, et c’est le respect de la loi qui a fait de lui le successeur du premier président de la République de la Côte d’Ivoire. Il est mieux placé que quiconque pour faire comprendre les textes de notre parti. C’est d’ailleurs lui qui a introduit la clause de la limitation d’âge à 75 ans dans les textes de notre parti en 1993. Ceux qui s’excitent ne le connaissent pas.

Bédié est et reste légaliste. Il a fait son temps, cap sur l’avenir. De toute façon, si par extraordinaire, le congrès décidait autre chose sur la limitation d’âge, cela ne s’appliquerait pas à son mandat car la loi n’est pas rétroactive», martèle KKB.

De la gestion de Ouattara dont il reconnait que le bilan est aussi celui du PDCI par principe, KKB restera sobre et prudent car ce qui l’intéresse pour le moment c’est la modernisation et le rajeunissement de son parti. Il dit “ne pas nier” quand même les proportions inquiétantes de la politique de rattrapage ethnique et son corollaire de frustrations dont, précise-t-il, “tout Le monde parle en Côte d’Ivoire”. D’ailleurs, pour lui, «les fondements de la nation ivoirienne telle que bâtie par Houphouët-Boigny ont aujourd’hui foutu le camp».

C’est pourquoi « tous les problèmes d’alliance avec n’importe quel parti seront passés au peigne fin au congrès à venir ».

Le président des jeunes du PDCI n’ira pas avec le dos de la cuillère pour assener ses vérités à ceux qui voient une future alliance Fpi-PDCI d’un mauvais œil et surtout à Bédié qui semble refuser cette main tendue avec son histoire “de serpent à abattre”. ” Les propos de Bédié n’engagent que lui et lui seul, sinon, si on veut être honnête dans ce pays, Bédié a tenu des propos plus durs à l’encontre d’Alassane Ouattara que Gbagbo n’en a tenu sur lui Bédié. Cela ne l’a pas empêché de sceller une alliance avec Le RDR. Si des frères, pour une raison ou une autre, tendent la main au PDCI, cela doit se discuter avec sérénité. On ne doit pas refuser cela tout de go. D’ailleurs, nous insisterons sur cette question au congrès. Même la question de notre alliance avec Le RDR sera mise sur la table”.

KKB ira même plus loin pour demander à ceux qui parlent d’idéologie différente de son parti avec le Fpi: «Pourquoi ce qui a été possible avec le RDR ne peut pas être possible avec le Fpi ? Le RDR ne s’est-il pas allié au Fpi hier dans le Front républicain ? Quelle idéologie avaient-ils en commun ?». Cette lecture lucide et sincère de l’histoire de la Côte d’Ivoire est beaucoup appréciée par la majorité des militants du PDCI de la diaspora qui l’ont d’ailleurs exprimé au cours de cette émission et sur les réseaux sociaux.

Quand on parle à KKB des éloges de Bédié à propos de la gestion de Ouattara; éloges qui font penser que le président du PDCI n’est pas pour une candidature de son parti aux prochaines élections présidentielles parce que Ouattara travaillerait bien, cela semble lui donner des démangeaisons qui se ressentent dans ses propos. « Il aurait fallu à ce moment que la Constitution supprime les partis politiques. C’est vouloir trop simplifier la démocratie qui exige que les partis politiques se créent et cherchent à conquérir le pouvoir d’Etat. Un parti politique comme le PDCI ne peut pas se payer le luxe de ne pas présenter un candidat en 2015. Que cela soit clair, quel que soit le bilan de Ouattara, notre parti aura un candidat », promet-il.

 

Correspondance depuis Washington, Mathieu Bouabré.

mattbouabre@yahoo.com

 

In le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 03 juin 2013.


Source: IVOIRIAN.NET

vendredi, 19 mars 2010

DESARMEMENT ET REUNIFICATION DU PAYS AVANT LES ELECTIONS

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Un conseil de sécurité sur la situation en Côte d’Ivoire s’est tenu ce mercredi 17 Mars 2010 au siège de l’organisation mondiale à New York de 10h à 11h. Dirigé par le diplomate Gabonais S.E.M. Emanuel NGONDET dont le pays en assure la présidence tournante ce mois de Mars, ce conseil a entendu deux exposés importants :

D’abord celui du représentant du secrétaire général en Côte D’ivoire puis celui de S.E.M Alcide DJEDJE le représentant ivoirien auprès de l’illustre institution.

Dans sa déclaration, Mr CHOI JIN que le conseil avait chargé de lui faire un point de l’évolution du processus électoral après sa dernière réunion de Janvier 2010, a exprimé devant ses paires sa déception et ses regrets quant à l’impasse politique qu’a connue le pays ces derniers jours du fait de la fraude dont s’est rendue coupable l’ex Président de la commission électorale Indépendante alors que tout semblait sur une bonne voie.

Lorsque le Représentant ivoirien lui, prend la parole, c’est pour d’abord présenter la situation qui a occasionné la double dissolution du gouvernement et de la CEI avant d’insister sur le fait que, « le temps est venu de désarmer et de réunifier la Côte d’Ivoire ». Pour ce faire, S.E.M Alcide Djédjé plaidera pour que l’ONU apporte un appui au facilitateur M. Blaise COMPAORE afin de lever ces derniers obstacles, ce qui qui contribuera fortement à la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, une étape incontournable dans l’organisation des élections libres et transparentes.

Aussi le diplomate a-t-il rappelé à ses collègues que, « l’ONU qui consacre dans sa charte le concept de la souveraineté, ne peut pas faire la promotion d’une souveraineté morcelée au gré de tel ou tel intérêt » car, a-t-il insisté, « les Nations Unies ne peuvent pas valider un scrutin dit national sur un territoire coupé en deux avec interdiction d’accès aux partisans d’un des candidats sur une partie du même territoire et avec une télévision privée qui fait la propagande d’un des 14 candidats déclarés ».


Aussitôt cette réunion terminée que les 15 membres permanents se sont retrouvés en consultations à huit clos ; une rencontre d’où sortira un communiqué lu à la Presse et dans lequel « Les membres du Conseil ont exprimé leur profonde préoccupation devant l’absence de progrès du processus électoral depuis janvier 2010. Ils ont appelé instamment les parties prenantes ivoiriennes à relancer ce processus sans délai et à rester dans le cadre de l’accord politique de Ouagadougou et des accords de paix antérieurs que le Conseil de sécurité a approuvés. Ils ont salué et soutenu le rôle joué par le Facilitateur, le Président Blaise COMPAORE du Burkina Faso, et l’ont encouragé à poursuivre ses efforts pour soutenir le processus de paix en Côte d’Ivoire.

Les membres du Conseil ont en particulier appelé instamment les parties prenantes ivoiriennes à apporter leur plein soutien à la commission électorale indépendante afin d’aboutir à la liste électorale définitive dans les prochaines semaines. Ils ont souligné que la liste électorale provisoire de 5.3 millions d’électeurs a été approuvée par les membres du Cadre permanent de concertation, certifiée par le Représentant spécial du Secrétaire général et saluée par le Conseil de sécurité. Ils ont aussi souligné que toute tentative destinée à remettre en cause les acquis du processus électoral ou à ajouter des conditions préalables pour retarder la finalisation de la liste électorale définitive serait incompatible avec les engagements pris par les parties.

Les membres du Conseil ont appelé tous les Ivoiriens à ne pas recourir à la violence et à respecter pleinement les droits de leurs compatriotes, y compris durant le processus électoral. Les membres suivront de près la situation, y compris les conditions de sécurité sur le terrain et les progrès du processus électoral »

Mathieu BOUABRE
Service de communication
Mission CI/ONU

Source: ABIDJAN.NET

 

20:04 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onu, conseil de sécurité, alcide djédjé, choi jin, mathieu bouabré, mission ci-onu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |