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jeudi, 19 janvier 2017

LE FRANC CFA EST UNE FOUTAISE INNOMMABLE

 

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LU POUR VOUS:

Je viens de m'arrêter devant un bureau de change de la banque suisse UBS.

Comme il est possible de le constater, toutes les monnaies interchangeables y figurent, même la monnaie du Vietnam.

Je pose donc la question à la dame qui est au guichet, la cause pour laquelle le franc cfa n'y figure pas. Après un instant d'hésitation, elle fait appel à son supérieur, qui m'informe, que seules les monnaie sont interchangeable, que le CFA n'est pas une monnaie, mais une devise du trésor public francais et que par conséquent, seul le trésor public francais peut réaliser ou autoriser son échange, à un taux fixe par elle, contre une autre monnaie.

En fait, c'est un papier émis par le trésor francais que nous utilisons et non une monnaie.

Cette France se fout royalement de nous.

 

#REZOPANACOM
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FRONT ANTI-FCFA

Taxe coloniale pour les "bienfaits" de la colonisation : Voici ce que la France devait aux pays africains en réserves de devises étrangères, lingots d'or inclus (en 2012 - Source : Banque Mondiale).

 

Bénin : $0.69 milliard de dollars

Burkina Faso : $0.63 milliard de dollars

Cameroun : $3.38 milliards de dollars

Congo-Brazzaville : $5.55 milliards de dollars

Côte d’Ivoire : $4.24 milliards de dollars

Mali : $1.31 milliars de dollars (2013)

Gabon : $2.35 milliards de dollars

Guinée-Bissau : $0.19 milliard de dollars

Guinée Equatoriale : $4.4 milliards de dollars

Niger : $1.17 milliard de dollars

Tchad : $1.16 milliard de dollars

Centrafrique : $0.16 milliard de dollar

Sénégal : $2.25 milliards de dollars

Togo : $0.51 milliard de dollars

#FrontAntiFCFA #StopFCFA

 

Pour aller plus loin : http://atlantablackstar.com/…/14-african-nations-being-fo...

 

Page Facebook Toussaint Alain

VOICI LES 22 PRESIDENTS AFRICAINS ASSASSINES PAR LA FRANCE DEPUIS 1963

 

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Depuis 1963, plus de 22 présidents Africains, alors au pouvoir, ont été assassinés : beaucoup d’entre eux, gênent les puissances coloniales en place et surtout la France dans notre continent d’Afrique.

Bien sur, vous connaissez le SDECE, la DGSE et la DST? Eh bien, ce sont trois services de renseignements français qui ont la réputation de faire des coups d’Etat en Afrique.

Depuis de Gaulle, les autorités françaises dénigrent les Africains de cette façon? Comptons le nombre des coups d’État et que la France a préparés, dirigés et soudoyés en Afrique, cela mérite une plainte à la cour pénale internationale contre l’état français. Pourtant les crimes français sont bien connus et les documentaires inondent les télévisions françaises et africaines pour bien se rendre compte qu’effectivement la France tue, empoisonne et pille en Afrique. Le Service de documentation extérieure et de Contre- espionnage (SDECE) a la charge de la «désinformation». Il prépare lui aussi, réussit ou manque des coups. Son territoire privilégié est l’Afrique. La DGSE est le principal service secret vers l’étranger, qui a en charge le contrôle des «gouverneurs à la peau noire». Il y a un autre la DST (Direction de la sécurité du territoire) qui s’occupe de l’intérieur et de l’extérieur de la France pour diverses raisons. D’abord parce qu’il s’agit de protéger la France des dangers de l’immigration. Ensuite, la DST, qui est une police politique, fait la coopération avec l’ensemble des polices politiques de toutes les dictatures du monde. Après la DGSE, la DST et le SDECE, il y a la Direction du renseignement militaire, le poisson- pilote de l’armée qui fait la propagande de la France lors des conflits en Afrique.

DE DE GAULLE A SARKOZY : TEL PÈRE, TEL FILS

De Gaulle a sacrifié les indépendances africaines au profit de celle de la France. Pour quatre (4) raisons : – la première, c’est le rang de la France à l’ONU avec un cortège d’Etat clients qui votent à sa suite ; – la deuxième, c’est l’accès aux matières premières stratégiques (pétrole, uranium) ou encore (l’or, le bois, le cacao…) ; – la troisième, c’est le financement de la vie politique française, à travers des prélèvements sur l’aide publique au développement ou la vente des matières premières ; – et la quatrième raison, c’est le rôle de la France comme sous-traitant des Etats-Unis auprès des pays d’Afrique. Donc, pour ces quatre raisons, la France a mis en place un système qui nie les indépendances. Et, c’est pour ces quatre raisons que le sang coulé sur le continent. Au Cameroun : L’UPC, luttait pour obtenir l’indépendance. Nyobé a été écrasé entre 1957 et 1970 dans un bain de sang qui a fait entre 100.000 et 400.000 morts. Togo Plus d’un quart de siècle de dictature avec la complicité de la France. Trois ans à peine après l’indépendance de la jeune République togolaise, ce fut l’irruption brutale de l’armée dans la vie politique.

Le 13 janvier 1963, Sylvanus Olympio, le premier président démocratiquement élu est assassiné par le sergent Etienne Eyadema à la tête d’une clique d’anciens soldats, après la guerre du Vietnam. Ils ont fait un coup d’Etat avec l’appui de l’officier français qui était soi-disant chargé de la sécurité d’Olympio : ils ont assassiné ce président le 13 janvier 1963. Eyadema Etienne a passé plus de quarante ans au pouvoir. Il a fait un règne digne de Ceausescu et laissa un pays qui a sombré dans le chao et dans la pauvreté. Décédé en 2005, son fils Faure Eyadema le remplace et cela aussi n’a été possible qu’avec l’appui de la France. Centrafrique Il y avait un homme d’Etat prometteur, Barthélemy Boganda mort dans un accident d’avion extrêmement curieux.

Il ne connaitra pas l’indépendance, la vraie qu’il réclame pour son pays. Barthélemy Bogandatrouve la mort le 29 mars 1959, dans une catastrophe aérienne entre Berberati et Bangui, alors qu’il était en campagne à l’intérieur de son pays. Abel Goumba, médecin diplômé d’outre- mer, ministre d’Etat et président du Conseil de gouvernement, est chargé de l’intérim. David Dacko, jeune instituteur et héritier spirituel de Barthélemy Boganda et, avec l’appui des milieux français de Bangui, réussit à écarter Abel Goumba de la succession. En juillet 1959, l’Assemblée lui refuse les pleins pouvoirs. Il fait démissionner Abel Goumba resté au gouvernement.

Celui-ci fonde alors un parti d’opposition le MEDAC (Mouvement d’évolution démocratique de l’Afrique centrale). Le MEDAC n’aura qu’une courte durée. David Dacko dissout le parti et emprisonne ses dirigeants. La République centrafricaine de David Dacko en proie à de graves crises financières (détournements de deniers publics) au lieu de réagir et d’agir vite décide de remettre le pouvoir au chef d’Etat major le colonel Jean Bedel Bokassa le 1er janvier 1966.

La France érige le pays en Empire et pille les ressources centrafricaines. La suite ? Bokassa tombe et meurt dans la misère. Les Comores Deux chefs d’Etat assassinés et deux autres déposés par le mercenaire Bob Denard. Niger Le jour où le Nigérien Hamani Diori a voulu vendre son uranium à un autre pays, il a été déposé par un coup d’Etat militaire au cours duquel il perdit la vie.

ASSASSINES, PARCE QU’ILS ONT REFUSES D’ETRE DES «MARIONNETTES» DE LA FRANCE

Gabon Léon M’ba meurt d’un cancer à Paris à l’hôpital Claude Bernard le 26 novembre 1967. Germain M’ba parent très éloigné de Léon M’ba, Inspecteur des douanes, licencié en droit et diplômé de sciences politiques, il finit ses études à la fin des années 50, au moment où son pays obtient l’indépendance. Nationaliste comme tous les Africains qui ont usé leurs fonds de pantalons sur les bancs de l’université, il ne supporte pas l’idée que ce soit des «marionnettes» de la France qui dirigent le Gabon. M’ba entre dès 1960 dans la vie politique active et devient aussitôt «dangereux agitateur» pour les agents et politiciens français qui assurent sur place l’ordre et la sécurité.

Eloigné de Libreville par une importante nomination : secrétaire général adjoint à l’Union africaine et Malgache, il fait partie au début des années 60 du petit club des Africains francophones dont la voix compte sur la scène internationale. Le 19 Février 1964 les parachutistes français rétablissent Léon M’ba à la présidence. Le président démissionne de son poste pour marquer sa réprobation. L’affaire fait beaucoup de bruit et amplifie la campagne de presse contre l’attitude néo-colonialiste de Paris.

Germain M’ba apparaît depuis cette affaire comme l’empêcheur de tourner en rond. Rejeté par Paris et par Libreville, il entame alors son errance de paria de la communauté officielle franco- africaine. Il se réfugie d’abord à Brazzaville d’où il est expulsé peu après par les hommes dépendant des services de Jacques Foccart. Il s’installe à Kinshasa, où il est emprisonné pendant un mois. Rejeté d’Afrique, Germain M’ba revient finalement en Europe et collabore au journal Jeune Afrique dont il devient en 1965 le rédacteur en chef adjoint. Affaire Germain M’ba à Libreville 18 Septembre 1971, un diplomate gabonais est abattu. Sa femme et sa fille blessées.

Le cadavre disparaît. Tels sont les éléments d’une affaire ténébreuse qui soulève une vive émotion dans la capitale gabonaise. Dans la nuit de jeudi à vendredi, M. Germain M’ba ancien ambassadeur à Bonn nommé à Tokyo, rentre du cinéma en voiture, accompagné de sa femme et de sa fillette. Mme M’ba et sa fillette descendent de la voiture et entrent dans la maison. Au moment où M’ba ferme sa portière, un homme surgit de l’ombre et tire deux coups de pistolet sur lui.

Germain M’ba s’effondre en poussant un cri. Et depuis, rien sur cette ténébreuse affaire à Libreville qui interpelle le défunt président Albert Bernard Bongo. Rappelons que c’est sur injonction du vieux Houphouët-Boigny que le président gabonais a réintégré Germain M’ba dans le jeu politique.

22 PRESIDENTS AFRICAINS, ONT ETE ASSASSINES DEPUIS 1963

Depuis 1963 : Voici la liste des 22 présidents Africains, alors au pouvoir, ont été assassinés :

– EN 1963 : SYLVANUS OLYMPIO, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU TOGO –
EN 1966 : JOHN-AGUIYI IRONSI, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGERIA
– EN 1969 : ABDIRACHID-ALI SHERMAKE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE SOMALIE
– EN 1972 : ABEID-AMANI KARUMÉ, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE ZANZIBAR
– EN 1975 : RICHARD RATSIMANDRAVA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE MADAGASCAR
– EN 1975 : FRANÇOIS-NGARTA TOMBALBAYE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU TCHAD
– EN 1976 : MURTALA-RAMAT MOHAMMED, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGERIA
– EN 1977 : MARIEN NGOUABI, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU CONGO-BRAZZAVILLE
– EN 1977 : TEFERI BANTE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’ETHIOPIE
– EN 1978 :  Ali Soilih M’tsashiwa, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DES COMORES
– EN 1981 : ANOUAR EL-SADATE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’EGYPTE
– EN 1981 : WILLIAM-RICHARD TOLBERT, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE LIBERIA
– EN 1987 : THOMAS SANKARA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE BURKINA-FASO
– EN 1989 : AHMED ABDALLAH, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DES COMORES
– EN 1989 : SAMUEL-KANYON DOE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE LIBERIA
– EN 1992 : MOHAMMED BOUDIAF, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’ALGÉRIE
– EN 1993 : MELCHIOR NDADAYÉ, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU BURUNDI
– EN 1994 : CYPRIEN NTARYAMIRA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU BURUNDI
– EN 1994 : JUVÉNAL HABYARIMANA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU RWANDA
– EN 1999 : IBRAHIM BARRÉ-MAÏNASSARA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGER
– EN 2001 : LAURENT-DÉSIRÉ KABILA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU CONGO-KINSHASA
– EN 2009 JOÃO BERNARDO VIEIRA, PRESIDENT DE GUINEE-BISSAU
– EN 2011 : MOUAMMAR KHADAFI, PRÉSIDENT DE LA REP DU LIBYE, ASSASSINÉ PAR LE CNT DE LA FRANCE.

 

Source: ZAKWELI.COM

jeudi, 05 janvier 2017

LA GUERRE CONTRE LE FRANC CFA EST DECLAREE!

 

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Après la Seconde Guerre Mondiale, les grands sentiments qui avaient motivé les engagements des pays de l’Occident dans le conflit contre l’Allemagne pour lutter contre la barbarie et le racisme, et pour libérer les peuples sous occupation allemande, se sont vite trouvés en contradiction avec le principe de colonisation, entraînant une prise de conscience des peuples colonisés. La lutte pour la libération de ces peuples durera plus de dix ans, pour n’aboutir finalement, dans la plupart des cas, qu’à une réorganisation du système colonial sous le beau nom d’indépendance. Les décisions politiques qui avaient permis aux pays africains francophones d’accéder à l’indépendance n’avaient en rien gommé les fondements du système colonial qui était et reste, avant tout, une affaire de gros sous.

Pendant des décennies, les Africains de la zone CFA n’ont pas eu l’air de prendre conscience de l’importance de leur dépendance monétaire et de l’impact de cette dépendance sur leur économie. C’est aujourd’hui chose faite. Un deuxième combat de libération se profile à l’horizon, un combat d’une portée phénoménale dont les conséquences seront historiques pour l’Afrique. Les panafricanistes se mobilisent pour faire disparaitre le Franc CFA, la monnaie commune de la plupart des anciennes colonies africaines francophones. A l’appel de l’activiste et chroniqueur Kemi Seba, une mobilisation aura lieu le 7 Janvier prochain, simultanément dans plusieurs pays, pour dire NON au FCFA. Des interventions auront lieu en France (Paris), Belgique (Bruxelles), Grande Bretagne (Londres), Mali (Bamako), Bénin (Ouidah), Haïti, République Démocratique du Congo (Kinshasa), Guinée (Conakry), Sénégal (Dakar), Côte d'Ivoire (Abidjan), Italie (Bologne), Burkina (Ouagadougou).

Il ne s’agit pas d’un combat classique, d’un pays contre un autre, ni d’un peuple contre un autre. C’est le combat d’une population contre un système dont les rouages se trouvent en France, mais d’une portée beaucoup plus vaste. Il s’agit d’une première étape d’une longue marche semée d’embuches. Les puissances financières qui sont à la base du système ne se laisseront pas dépouiller sans réagir, et la France ne verra pas d’un bon œil la perte de son influence, même si la perte du FCFA n’aura pas trop d’impact sur son économie. La bagarre sera donc âpre et longue.

En cas de victoire des panafricanistes, l’Afrique retrouvera ses ailes qui lui ont été coupées depuis des siècles et nous assisterons à la naissance spectaculaire d’un autre monde, peut-être aussi spectaculaire que le fut le réveil chinois. Il n’est pas sûr que l’Europe soit préparée à la naissance d’une nouvelle puissance économique propriétaire de ses biens et de sa monnaie. Il est plus que probable qu’elle sera secouée par une série de crises avant de s’adapter à la nouvelle donne, comme ce fut le cas pendant la montée en puissance de la Chine.

Quant à la France, elle aura un choix simple, entre deux options : soit elle jouera le jeu des élites financières en se mettant en première ligne dans cette guerre perdue d’avance, car tôt ou tard le CFA disparaitra comme le fut la colonisation, soit elle accompagne le mouvement à son profit, comme le fit De Gaulle pour l’indépendance des colonies africaines. Aujourd’hui comme hier, la France a plus d’atouts en Afrique que la Chine ou les Etats-Unis. Si elle daigne laisser de côté son arrogance impériale qui ne peut plus avoir cours et traiter avec ses anciennes colonies en véritable ami, les deux premières puissances économiques mondiales citées ci-dessus n’auront aucune chance face à elle en Afrique. Mais, pour cela, il faudrait qu’elle sorte de l’esprit Jules Ferry, ce qui, pour l’instant, semble impossible, puisque c’est précisément le modèle par lequel le président actuel a débuté son mandat.

 

AvicRéseau International

 

Source: RESEAU INTERNATIONAL

mardi, 03 janvier 2017

UN FRONT INTERNATIONAL DES AFRICAINS CONTRE LE FRANC CFA, LE 7 JANVIER 2017

 

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DAKAR, le 2 janvier 2017 - Le samedi 7 janvier, les panafricains organisent pour la première fois, de Paris à Dakar en passant par Abidjan, Ouidah, Londres et Bruxelles, une journée internationale de mobilisation sur le thème du franc CFA et la nécessité de se défaire de cette monnaie postcoloniale.

Lorsque l’Afrique et sa diaspora s’unissent pour démanteler les jalons du colonialisme, il en découle un événement historique : le front contre le franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA). L’appel a été lancé le 26 décembre 2016 par le militant panafricaniste, écrivain et chroniqueur Kemi Seba et par l’ONG Urgences Panafricanistes (URPANAF).

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Créé en 1945, le franc CFA est en cours aux Comores et dans quatorze Etats en Afrique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo.

En Europe, comme dans les pays de la Zone franc CFA et ailleurs sur le continent, les citoyens et associations se mobilisent. Tous dénoncent les effets pervers de cette monnaie postcoloniale et réclament la fin de la servitude monétaire. Ils exigent la vérité sur les comptes d'opérations ouverts par les banques centrales auprès du Trésor français.

Le temps est venu de mettre en œuvre des solutions alternatives pour un développement économique qui corresponde réellement aux besoins des populations. Au-delà, la société civile pose la question d’une autre architecture financière, qui déboucherait sur la monnaie unique africaine.

La mobilisation a pour objectif de contribuer aux débats en Afrique, en Europe et en Amérique concernant les moyens de sortir de cette servitude monétaire, et d’informer l’opinion africaine, française et européenne des conséquences du lien qui attache encore l’ancienne métropole à ses ex-colonies. 

Il s’agit également de discuter des transformations indispensables à opérer tant au niveau institutionnel que politique pour répondre aux intérêts des quinze pays de la Zone franc CFA dont onze sont classés parmi les pays moins avancés (PMA) par les Nations unies.

Un défi panafricain

Penser une Afrique nouvelle, c’est penser l’émergence d’un continent libéré du joug impérialiste, qui prend en main son économie et gère directement l’exploitation de ses propres ressources naturelles. La monnaie est un attribut de souveraineté. Or, le franc CFA, cheval de Troie du néocolonialisme, empêche évidemment cette impulsion. 

C’est pourquoi cette action coordonnée du 7 janvier 2017 contre l'ordre économique du système franc CFA est une mobilisation inédite et historique. Elle met en lumière la capacité des Africains et afro-descendants à comprendre l’urgence de prendre part à ces discussions afin de s’impliquer réellement dans l’avenir du continent.

Un événement mondial, des personnalités engagées

Les panafricains de la société civile, qui ont fait de cette problématique économique un point capital de leur réflexion et de leur argumentaire ont immédiatement répondu présents.

La coordination internationale des conférences du samedi 7 janvier 2017 et leur déroulement seront assurés par les membres de l’ONG URPANAF :

 

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A Paris (France), la rencontre sera animée par Nicolas Agbohou, docteur en économie politique et l’un des pères de la résistance au franc CFA, auteur du célèbre ouvrage « Le franc CFA et l’Euro contre l’Afrique » (1998), Toussaint Alain, journaliste politique et ancien conseiller de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, etThéophile Kouamouo, journaliste politique et écrivain.

De 15h 30 à 18h, au 4 bis, rue Henri Bergson, 92600 Asnières-sur-Seine (en face de la tour d'Asnières) - Accès : RER C arrêt : Les Grésillons - Métro ligne 13 : Gabriel Péri, Puis bus 177 arrêt : Tour d'Asnières

 

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A Bamako (Mali), avec Aminata Traoré, militante altermondialiste, écrivaine et ancienne ministre, Pape Diallo de Jeunesse Maya, Ismaël Youssef Koné, représentant de l’ONG Urgences Panafricanistes au Mali.

De 15h30 à 18h, au Missira Hôtel, Le Djenne, Salle Amadou Hampâté Bâ

 

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A Ouagadougou (Burkina Faso), avec le mouvement citoyen C.A.R, Citoyens Africains pour la Renaissance.

A 15h, au siège du C.A.R, Quartier Tanghin, non loin de l’Hôtel Ricardo

 

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A Abidjan (Côte d’Ivoire), avec les militants panafricanistes Pîija Souleymane Yameogo, économiste de développement, conférencier sur l’histoire et les valeurs africaines et directeur général à PER-FORM, et Thi-Mi N’guessan, responsable de l’ONG Urgences Panafricanistes en Côte d’Ivoire.

A 10h, à l’Institut des Civilisations Noires, Plateau Dokoui 1er Feu, Abobo

 

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A Bruxelles (Belgique), avec Jahi Muntuka, ingénieur aérospatial, analyste en économie et administrateur du groupe Négritude, Black Power, Claude Wilfried, écrivain et analyste politique, et Natou Pedro Sakombi, essayiste et fondatrice de Reines et Héroïnes d’Afrique.

De 19h à 22h, à L’Horloge du Sud, 141, rue du Trône, 1050 Bruxelles

 

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A Londres (Royaume-Uni), avec Clarice Kamwa alias Mamoushka, militante panafricaniste et Cheikh Ba, Data Scientist Senior et analyste en Marketing.

De 14h30 à 16h30, 199-201 Lewisham High Street, 13 SE 6LG

 

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Bologne (Italie), la sensibilisation sera menée par les militants panafricanistesBolivie Wakam, ingénieur en énergie, et Donfack N. Alex Leroy, entrepreneur

A 19h, Piazza Spadolino 3

 

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A Ouidah (Bénin), avec la Famille Jah.

A 15h, au Centre d’Eveil, d’Animation et de Stimulation pour Enfants (CEVASTE), Ambassade culturelle de la Diaspora et du Peuple de JAH, près d’Ouidah

 

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A Dakar (Sénégal), avec Demba Moussa Dembele, Hulo Guilabert, Guy Marius Sagna, Ndongo Samba Sylla, Badou Kane et Ndeye Nogaye Babel Sow.

A 15h, rassemblement Place de l’Obélisque

 

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Le militant panafricaniste Kemi Seba interviendra comme Invité d’honneur à l’Université de Zinguinchor en Casamance.

A 15h, à l’Université Assane Seck

 

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A Haïti, avec Bayyinah Bello, écrivaine, professeur d’Histoire et dirigeante de la Fondasyon Félicité, Camille Chalmers, professeur d’Economie et de planification sociale à l’Université d’Etat d’Haïti.

De 13h à 17h, à la Fondation Félicitée, 4 rue A, Village Théodat, Tabarre

 

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A Kinshasa (RD-Congo), avec Rex Kazadi, homme politique et militant panafricaniste, Ted Beleshayin, économiste monétariste et consultant financier.

De 14h à 17h, à l’Hôtel Campo, Beau Marché, Commune de Barumbu, en face de la Bralima

 

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Pour toute information, merci d’écrire à : urpanaf@gmail.com

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LE FRANC CFA ET L'EURO CONTRE L'AFRIQUE

 

1 Euro = 1.54 Dollars Lorsque nous vendons nos produits sur le marché international en Dollars, ce montant est d’abord converti en Euro. Prenons l’exemple de vente de produits à 1.540.000.000 Dollars, converti en Euro, cela fait 1.000.000.000 d'euros CE QUI REVIENT A DIRE QUE 540.000.000 de Dollars sont déjà perdus :

PREMIÈRE PERTE

Conformément au pacte néocolonial signé par les 15 pays, ils sont obligé de verser au minimum au Trésor Public Français (COMPTE D'OPÉRATIONS) 65% au départ mais ramené à 50% après plusieurs négociations d’où 1.000.000.000 d'euros est multiplié par 50% soit 500.000.000 d'euros qui sont déjà gardé au Trésor Public Français (COMPTE D'OPÉRATIONS) qui ne sont que perdu car selon eux, c’est l’argent des Africains qui y est gardé mais qui n’est qu’un leurre car du vol scientifiquement organisé par LA France qui ne cesse d’avilir les Africains :

DEUXIÈME PERTE

PARLONS DES COMPTES D'OPÉRATIONS

Dans tous les pays qui utilisent leur propre monnaie, cette compétence relève de l’exclusivité du parlement c’est-à-dire des représentants du peuple (les députés). Prenons le cas de la France qui utilisait sa monnaie mais a accepté d’utiliser la monnaie européenne à travers son parlement (Assemblée Nationale) en faisant un REFERENDUM en Congrès à travers lequel le peuple français a accepté de rejeter sa propre monnaie LE FRANC FRANÇAIS au profit de la monnaie européenne L'EURO. Dans le cas des pays de la zone F CFA (Franc des Colonies Françaises d’ Afrique), ce n’est pas le cas car crée par la France le 25 Décembre 1945 pour l’Afrique. La France ayant hérité de ce système du Nazisme Allemands car pendant que les allemands avaient occupés la France, ils ont créé le Mark qui était la monnaie coloniale allemande utilisée seulement en France et non en Allemagne (1 MARK était égale à 10F Français : imposition de manière autoritaire car à partir d’un rien d’où une dévaluation en son temps de la monnaie Française).

On se rappellera que la France a fait la même chose aux pays africains utilisant le F CFA avec une dévaluation en 1994 car on est passé à 1F Français = 50F CFA à 100F CFA d’où une dévaluation pas de 50% mais de 100% du F CFA.

POURQUOI LA France A CRÉÉ LE F CFA ?

Les raisons sont les suivantes : Cette monnaie a été créée pour les peuples noirs qu’elle avait colonisés et continue de coloniser mais sous d’autres formes pour endormir la conscience des peuples noirs. Sortant de la Guerre, elle avait deux possibilités pour conquérir ses anciennes colonies car SOIT DE MANIÈRE MILITAIRE SOIT ÉCONOMIQUE.

Les produits africains en ayant accès au monde avaient la possibilité d’être directement vendu par les africains afin d’assurer sur le territoire Africain, les devises extérieures car la France occupée et à peine libérée des bourreaux de la guerre, en bref cette monnaie a été créé pour rendre captives les anciennes colonies. Après la guerre, la France étant faible à plusieurs niveau a vu sa monnaie être dévaluée après les accords de Bretton Woods réunissant 44 pays en 1944 a conclu : 1$ = 50F Français à 1$ = 119.70F Français en 1945, 1Franc Français = 1.70F français ; en 1948, 1F CFA = 2F français Avec cette époque de réévaluation du F CFA, les matières premières africaines devenaient plus chères donc la France jouait ce jeu pour empêcher les Africains d’avoir accès au Marché International. A la veille des indépendances, précisément en 1958, la France change la donne car ne voulant pas être la colonie de ses propres colonies, donne un nouveau visage au F CFA, en faisant 1F CFA = 0.02F Français c’est-à-dire 2centimes d’euro (Drôle de coïncidence car en 1948, 1F CFA = 2F français, 10 ans après 1F CFA = 0.02F Français et cette inversion est restée comme ça jusqu’à la dévaluation en 1994 où 1F CFA = 0.01F Français.

Dans tous les pays où on parlera de la monnaie, ça veut dire qu’on touche à la poche de chaque citoyen, ce qui revient à dire que la monnaie relève de la compétence exclusive du citoyen africain c’est-à-dire de ses représentants qui sont les députés puis les Présidents de chaque nation or il n’existe dans aucun des 15 pays africains, un acte législatif qui crée ou qui reconnait le F CFA comme étant leur monnaie, Pourquoi à votre avis ? Tout simplement parce que c’est une propriété de la France.

Donc il y a des superstructures c’est-à-dire les institutions de la zone F CFA à savoir la Conférence des Chefs d’Etats ensuite le Conseil des Ministres des finances de chaque pays et après ce qu’on appellera, les institutions d’émissions monétaires c’est-à-dire les Banques Centrales mais on remarquera que toutes ces structures ne sont également rien devant la France.
Pourquoi ?

Parce que le F CFA est d’abord une invention de la France et elle est sous le contrôle de la France car ces 15 pays d’Afrique refusent de se donner les moyens objectifs de leur développement et de ceux de leur concitoyen alors ils se content d’utiliser une monnaie sui leur est étrangère or lorsqu’on dit monnaie, ça veut dire banque centrale qui est la banque des banques en d’autres termes celle qui fournit et contrôle les banques commerciales ( appelé aussi les banque de second rang) où les citoyens lambda font des dépôts, des retraits et autres. Une banque centrale est une banque publique c’est-à-dire la propriété de l’Etat donc quand l’Etat veut injecter dans l’économie une certaine quantité de monnaie, Il donne des instructions à la banque centrale qui va baisser par exemple son taux d’intérêt c’est-à-dire son taux directeur et les banques commerciales où toutes les populations ont leur argent vont aller prendre cet argent et créer de la monnaie c’est-à-dire prêter à la clientèle. Par contre si l’Etat ne veut pas injecter de l’argent dans l’économie, Il donnera encore l’ordre à la banque centrale afin d’élever ses taux directeurs
(Taux d’intérêts) d’où les banques commerciales en retour vont facturer à la clientèle à un taux élevé. Nous entendrons alors par-là que l’Etat a le libre choix de développer ou pas son pays à travers le financement de ses infrastructures de premières nécessité telles que :
Les hôpitaux
Les écoles et universités Les routes
Les usines de transformation de nos matières premières
Etc.

Qui sont l’un des socles de développement d’un pays.

LES QUATRE PRINCIPES DU F CFA:

1- Le principe de la libre convertibilité du F CFA en Euro

2- Le principe de la fixité des parités entre le F CFA et l’Euro

3- Le principe de la centralisation des changes autrement appelé les comptes d’opérations.

4- Le principe de la libre transférabilité des capitaux des pays de la zone F CFA vers la France et les autres pays du monde.

On parlera plus tard de ces 04 principes.

Ces 04 principes et la Banque Centrale ont été conçus à l’époque coloniale et tous convergent vers un même objectif, c’est à dire : Piller les richesses de l'Afrique au profit de la métropole.

La lutte ne fait que commencer.

 

Merci au Pr Nicolas Agbohou, L'un des Pères de la révolution contre le F CFA.

 

Source: PAGE FACEBOOK MOUSSA KONE

vendredi, 23 décembre 2016

GEOPOLITIQUE: LES CONSEQUENCES DE LA CHUTE D'ALEP POUR L'EUROPE

 

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Quels liens et quelles conséquences stratégiques entre la reprise d'Alep et la vente au Qatar de près de 20 % du capital de Rosneft ?

Par le Général JEAN-BERNARD PINATEL.



La Bataille d’Alep marque un tournant décisif dans le conflit syrien. Le maintien au pouvoir de Bachar el-Assad n’est plus un préalable à la fin du conflit. Les Russes ont désormais toutes les cartes en main pour imposer leur solution. Cette victoire des forces syriennes appuyées par la Russie contre les islamistes radicaux va avoir des conséquences géopolitiques considérables pour le Moyen-Orient et pour l’Europe. Le premier effet concret s’est traduit ce 10 décembre 2016 par la vente de 19,5% des actions de Rosneft au Qatar.

La Turquie avait anticipé cette victoire. Erdogan, dès le 9 août, était allé à Canossa, pardon à Saint-Pétersbourg, après avoir exprimé ses « regrets » à Vladimir Poutine fin juin concernant le sukkoi 24 abattu par son aviation. Poutine lui a rendu la politesse le 10 octobre en se rendant à Istanbul où les deux chefs d’Etat ont réaffirmé leur engagement à mener à bien le projet de gazoduc russo-turc TurkStream, qui doit acheminer le gaz russe vers l’Europe en passant par la mer Noire, ainsi qu’à la construction par la Russie de la première centrale nucléaire turque.

De leur côté, confrontés à l’efficacité de l’intervention militaire russe de septembre 2015 qui contrastait avec les atermoiements d’Obama en Syrie et le peu d’efficacité de son action de soutien militaire à l’Irak, les dirigeants qataris comprenaient que leur stratégie de soutien aux Frères musulmans et aux wahhabites en Syrie allait les conduire à leur perte. Et que dorénavant, pour vendre leur gaz à l’Europe, il faudrait trouver un accord avec la Russie car c’est elle qui a les cartes en main pour autoriser ou interdire la construction d’un gazoduc terrestre pour acheminer son gaz vers les pays de l’Union Européenne (1).

Après une première visite de l’émir Tamim bin Hamad Al-Thani à Moscou en janvier 2016, ce rapprochement s’est traduit, le 6 septembre, par la signature d’un accord militaire entre les deux pays, au cours d’une visite du ministre qatari de la Défense, Khalid bin Mohammad Al-Attiyah, à l’occasion du Forum international militaire et technique « ARMÉE-2016 », à Moscou. « Nous avons signé un accord de coopération militaire avec la Russie, mais il ne comprend pas l’achat d’armes », a ainsi indiqué Saoud Bin Abdallah al-Mahmoud, l’ambassadeur du Qatar à Moscou. Toutefois, s’agissant d’éventuels contrats d’armement, rien n’est fermé du côté de Doha, le diplomate ayant assuré que son gouvernement examinerait cette « possibilité » (2).

Mais l’acte majeur de ce rapprochement à la portée géopolitique considérable s’est traduit samedi 10 décembre 2016 par la conclusion d’un accord de vente de 19,5% des actions de Rosneft à la Qatar Investment Authority (QIA). Cette vente s’est faite au prix de 11,37 milliards de dollars qui rentrent dans les caisses de l’Etat russe qui en avait bien besoin. Le Qatar est désormais le second actionnaire de Rosneft après l’Etat russe.

Pour comprendre la signification géopolitique exceptionnelle de cet accord, un rappel historique et économique s’impose.

Trois pays – la Russie, l’Iran et le Qatar – possèdent 50% des réserves mondiales de gaz naturel (3). Les trois sont désormais alliés économiquement et stratégiquement, ce qui marque l’échec de la stratégie de l’Union européenne de diversification de ses sources d’approvisionnement de gaz naturel inspirée et voulue par les Etats-Unis et l’Otan.

En effet, la Russie est déjà le premier fournisseur de l’Union européenne avec 40% des importations, qui représentent 20% de la consommation totale de gaz de l’Union européenne. Compte tenu de la hausse de la consommation dans l’Union européenne et de l’épuisement du gisement gazier en Mer du Nord, cette dépendance énergétique de l’UE vis-à-vis de la Russie devrait fortement s’accroître dans les prochaines années. La Commission européenne estimait en effet que, d’ici 2040, 70% des besoins énergétiques de l’UE devraient être assurés par les importations, contre 50% aujourd’hui.

Cette dépendance était inacceptable pour les stratèges américains pour lesquels la création d’une Eurasie annoncerait la fin de leur suprématie mondiale et l’arrivée d’un troisième grand acteur sur la scène mondiale qui perturberait leur tête-à-tête d’adversaire-partenaire avec la Chine.

Pour les stratèges américains et les atlantistes européens, le Qatar, avec 24300 milliards de m3 de réserves prouvées qui lui assurent 154 ans de production au rythme actuel, était la solution. A condition toutefois de construire un gazoduc, car la liquéfaction et le transport en bateau via le détroit d’Ormuz et le canal de Suez rendaient le gaz qatari non concurrentiel avec le gaz russe. Selon des informations du journal libanais Al-Akhbar publiées en 2012, les Qataris avaient établi un plan, approuvé par l’administration Obama et l’UE visant à construire un gazoduc vers l’Europe via la Syrie. Ce gazoduc terrestre aurait traversé l’Arabie Saoudite, puis la Jordanie, en évitant l’Irak pour arriver à Homs en Syrie, d’où il aurait bifurqué dans trois directions : Lattaquié sur la côte syrienne, Tripoli au nord du Liban, et une troisième branche via la Turquie vers l’Europe. Mais Bachar El-Assad refusait d’autoriser ce transit.

Désormais, les cartes sont redistribuées et rien ne s’oppose plus à ce que le gaz qatari rejoigne en Turquie le gazoduc TurkStream et vienne alimenter les besoins énergétiques de l’Union européenne. Dans un proche avenir, parions que les Européens vont lever leurs sanctions économiques contre la Russie.

Il aura fallu une guerre de cinq ans, des centaines de milliers de morts en Syrie et des attentats terroristes en Europe pour que s’impose par la force ce qui aurait dû se décider par la raison. Car tant dans la lutte contre l’islam radical que sur le plan économique, l’alliance russe est vitale pour que la voix de l’Europe existe à nouveau sur la scène internationale.



Jean-Bernard Pinatel | 12 décembre 2016


Général (2S) et dirigeant d’entreprise, Jean-Bernard Pinatel est un expert reconnu des questions géopolitiques et d’intelligence économique. Il est l’auteur de Carnet de Guerres et de crises, paru aux éditions Lavauzelle en 2014.

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(1) Pour certains auteurs, ce projet de gazoduc et le refus d’Assad de le laisser traverser la Syrie aurait été l’un des facteurs déterminants de la guerre en Syrie.

(2) En savoir plus ici.

(3) Russie : 22,8% soit 47 500 milliards de m3 ; Iran : 15,9% soit 33 800 milliards de m3 ; Qatar : 11,7% soit 24 300 milliards de m3.

 

Source: ATLANTICO.FR

mercredi, 14 décembre 2016

ALEP: POURQUOI LES OCCIDENTAUX MENTENT-ILS A PROPOS DE LA LIBERATION DE LA VILLE SYRIENNE ?

 

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PARIS, France (11h43) – L’Occident, les États-Unis, les ONG et l’ONU sont en deuil. Depuis hier, la presse mainstream, les ONG et même l’ONU s’alarment sur le sort réservé aux terroristes à Alep-Est. Pour cela, ils disent tous la même chose, un mantra décliné en population civile, avec la précision selon laquelle les femmes et les enfants sont victimes d’exactions. L’ONU parle de 82 civils tués. La vérité est qu’ils n’ont rien pour apporter des preuves de leurs dires. En réalité, des mensonges.

Tout d’abord, il n’y a pas eu et il n’y aura aucune crise humanitaire à Alep. Si les ONG insistent tant à propos, c’est simplement parce que leur business est terminé. Elles ont tellement volé de l’argent aux gens crédules que maintenant, pour justifier les dons, il va falloir inventer autre chose. C’est en cela que la chute d’Alep Est leur fait très mal.

La guerre enrichit les démocraties autoproclamées. La guerre enrichit les ONG. Ainsi, la fin de la guerre à Alep, ville plus grande que Paris et ses banlieues, en superficie notamment, sera un manque à gagner consistant. C’est aussi la preuve que certaines organisations dites caritatives, qui ont fait leur blé grâce à la guerre en Syrie, vont voir fondre les dons. Pas besoin de les citer, elles ont pignon sur rue en France et sont les soutiens, clairement, des terroristes en Syrie.

L’Est d’Alep est complètement détruit. Ce n’est pas le fait des bombardements russo-syriens comme mentionné ici ou là, mais plus le fait des terroristes qui s’y sont installés et tout ruinés. Les pays qui soutenaient les terroristes pensent aujourd’hui à la reconstruction. Ils savent que désormais, il faut se rapprocher du Gouvernement Assad pour profiter de ce gâteau. Leur passé est à leur défaveur. Ils ont fait détruire cette zone et espéraient gagner ces marchés de reconstruction. C’est ballot. La Russie les a laminé sur ce terrain…

Allain Jules sur mamafrika.tv.

Petit échantillon des larmes françaises, ici.

Autre mensonge, dénoncé par le journaliste libanais Said Hilal Alcharifi.

« Un nouveau lapin est sorti hier du chapeau du magicien. Les images qui dénoncent un horrible massacre que l’AAS aurait commis aux sorties des couloirs humanitaire à Alep-Est contre 79 civils seraient en fait des images des exécutions des civils lors de la prise de Palmyre par Daech, l’année dernière 2015.
Regardez bien et comparez. 

Ils sont tellement en colère qu’ils ont perdu la raison. »

 

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Le massacre d’Alep qui est en fait la reprise de la boucherie du 24 mai 2015, à Palmyre, par Daesh !

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Un journaliste syrien nous propose une photo du vrai rôle de l’armée syrienne à Alep:

 

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École minée par les « rebelles modérés », si chers à la France :

 


 
 
Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL.COM

mercredi, 23 novembre 2016

DONALD TRUMP, LA RUSSIE ET LA SYRIE: A CONTRE-COURANT D'UN SYSTEME POURRI

 

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Usa : Donald Trump donne un nouveau coup de massue au "système" et tend la main au monde libre

 

Décidément Donald Trump n'a rien à cirer des jérémiades des dirigeants occidentaux totalement assujettis au "système" impérialiste et mafieux. En effet, devant les cris d'orfraie et les menaces à peine voilées de ceux-ci, lui demandant de clarifier sa position sur la Russie et même de s'éloigner d'elle, le président élu vient de leur envoyer une réponse cinglante à travers un échange téléphonique chaleureux qu'il a eu, hier Lundi 14 Novembre 2016, avec Vladimir #Poutine, le président de la grande #Russie.

Mieux, lors de cette conversation, les deux hommes politiques ont évoqué, entre autre, la nécessité de normaliser les relations russo-américaines qui traversaient une période difficile et cela dans tous les domaines dont ceux économiques et commerciaux et ont parlé de la nécessité d'unir les efforts dans la lutte contre le terrorisme, non sans avoir évoqué les voies consensuelles de règlement de la crise en #Syrie.

Cet échange fructueux, qui donne déjà de fortes migraines aux dirigeants occidentaux pro-système, réjouit naturellement le monde libre qui, bien que continuant son combat sans rien attendre de Trump, voit d'un bon oeil les signes de dégel des relations entre les Usa et la Russie (et le reste du monde). C'est aussi à cela que j'appelle les sceptiques panafricains, en général, et ivoiriens en particulier. Depuis longtemps nous nous sommes battus seul contre le monde coalisé, mais DIEU aidant, nos irréductibles ennemis tombent un à un, et des personnes plus sensées, qui ne nous sont plus totalement hostiles, sont aux affaires. Citons Antonio Guterès, nouveau SG de l'ONU, qui connait personnellement notre Leader L. #GBAGBO et pourquoi pas, Donald Trump, nouveau président élu des Usa. Alors sans abandonner notre combat d'orphelins, nous devons apprécier à sa juste valeur cet affaiblissement du camp ennemi, approcher et encourager les nouveaux dirigeants d'agir dans le sens de la liberté, la justice et la paix dans le monde.

Alors pour ça, nous disons à Donald Trump : "#Dodo félicitations encore et courage sur cette lancée, c'est le chemin, ne le quitte pas. Et surtout dans tes ballades, n'oublie pas de regarder du côté de la #Cpi, il y a des innocents là-bas." ON PROGRESSE !!!

 

Kakry Khaza / #REZOPANACOM

 

Source: PAGE FACEBOOK KAKRY KHAZA

 

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Usa : Quand Trump persiste et signe sur la Syrie

 

Hier, vendredi 11 novembre 2016, #Donald_Trump, le nouveau président américain a déclaré au Wall Street Journal que le principal objectif des États-Unis devait être d’aider Damas dans la lutte contre Daech en Syrie et non le départ de Assad. Voici quelques un de ces propos :

■ Mon approche envers la Syrie diffère de celle de mes prédécesseurs.

■ Soutenir le gouvernement syrien était la meilleure solution pour éradiquer les terroristes qui sèment le chaos dans ce pays.

■ On se bat contre la Syrie alors que celle-ci se bat contre Daech. On doit plutôt se débarrasser de ce groupe.

■ La #Russie forme actuellement une union étroite avec la Syrie, et d’autre part nous avons l'#Iran, qui est un allié de la Syrie. Nous soutenons des insurgés contre la Syrie et nous ne comprenons pas qui sont ces individus. Si les États-Unis attaquent #Assad, cela mènera à une lutte contre la Russie.

■ Mon gouvernement se concentrera sur la lutte contre Daech en Syrie et non sur le départ de Bachar al-Assad, le président de ce pays.

(Source : presstv.com)

Comme quoi, le monsieur semble sérieux dans sa posture anti-système. En attendant les actes, on peut déjà dire bravo et courage à Trump et espérer d'un monde plus juste et paisible. Alleeez Donald !!!

 

Kakry Khaza / #REZOPANACOM

 

Source: PAGE FACEBOOK KAKRY KHAZA

mardi, 20 septembre 2016

LIBYE: L'OFFENSIVE ANTI-KADHAFI DE 2011 BASEE SUR «DES POSTULATS ERRONES»

 

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© Stefan Rousseau, AFP | Nicolas Sarkozy et David Cameron aux côtés de Mustafa Abdul-Jalil, président du Conseil national de transition libyen, lors d'une visite éclair à Benghazi, en Libye, en septembre 2011.

 

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/09/2016

 

Dans un rapport publié mercredi, des parlementaires britanniques accablent l’intervention militaire menée par le Royaume-Uni et la France en Libye en 2011 contre l'ex-chef de l'État libyen Mouammar Kadhafi.

 

"La stratégie du Royaume-Uni fut fondée sur des postulats erronés et sur une analyse partielle des preuves". Dans un rapport publié mercredi 14 septembre 2016, des parlementaires britanniques ne mâchent pas leurs mots pour critiquer l'intervention militaire britannique en Libye en 2011. La Commission des Affaires étrangères a ainsi relevé plusieurs erreurs dans le processus décisionnel qui a amené Londres à intervenir militairement en 2011 avec la France – alors dirigée par Nicolas Sarkozy – et le soutien des États-Unis, officiellement pour protéger les civils réprimés par le dictateur Mouammar Kadhafi.

L'ancien Premier ministre David Cameron en prend pour son grade : "Il [le gouvernement] n'a pas pu vérifier la menace réelle que le régime Kadhafi faisait peser sur les civils; il a pris au pied de la lettre, de manière sélective, certains éléments de la rhétorique de Mouammar Kadhafi; et il a échoué à identifier les factions islamistes radicales au sein de la rébellion", écrivent les parlementaires dans leur rapport.

David Cameron dans le collimateur des parlementaires britanniques

Selon Crispin Blunt, le président de la commission, le gouvernement Cameron aurait pu privilégier d'autres options qui auraient amené à de meilleurs résultats. "Un engagement politique aurait pu permettre de protéger la population civile, de changer et de réformer le régime à un coût moindre pour le Royaume-Uni et la Libye", estime-t-il. "Le Royaume-Uni n'aurait rien perdu en suivant ces pistes, au lieu de se focaliser exclusivement sur le changement de régime par des moyens militaires", a-t-il affirmé dans un communiqué.

David Cameron aurait aussi dû savoir que les islamistes radicaux allaient chercher à profiter de la rébellion, estime la commission, selon laquelle il n'existe pas d'indication que la nature de la rébellion ait été correctement analysée par Londres. David Cameron est donc "le responsable final de l'échec à développer une stratégie cohérente en Libye", jugent les députés.

L'ancien Premier ministre conservateur n'a pas voulu témoigner devant la commission, évoquant "un emploi du temps chargé", selon le rapport. D'autres acteurs politiques majeurs sont en revanche venus témoigner devant la commission : l'ancien ministre de la Défense Liam Fox et celui des Affaires étrangères William Hague, ainsi que l'ancien Premier ministre Tony Blair.

Ce dernier a déclaré à la commission avoir joint par téléphone Mouammar Kadhafi en février 2011 pour tenter de le convaincre d'abandonner le pouvoir. "Nous n'avons pas vu d'éléments prouvant que le Premier ministre d'alors, David Cameron, ait tenté d'exploiter les contacts de M. Blair", dit la commission.

Nicolas Sarkozy aussi épinglé par le rapport britannique

Le rapport n'est pas beaucoup plus tendre à l'égard de l'ex-président français Nicolas Sarkozy, fer de lance de l'opération militaire en Libye. Les parlementaires britanniques citent notamment les conclusions d'un conseiller d'Hillary Clinton après une conversation avec les services de renseignements français. Selon le rapport britannique, Sidney Blumenthal a détaillé auprès de la secrétaire d’État américaine d'alors les motivations du président français, qu’il résume en cinq points : accéder au pétrole libyen ; accroître l’influence de la France en Afrique du Nord ; servir son propre intérêt politique en France ; fournir à l’armée française l’occasion d’asseoir sa position dans le monde ; couper court aux ambitions de Kadhafi visant à supplanter la domination de la France sur l’Afrique francophone. Aucune mention donc de la protection des civils réprimés par Mouammar Kadhafi, officiellement brandie pour justifier une intervention militaire sur le sol libyen.

L'échec de la transition post-Kadhafi en Libye est également un sujet sensible aux États-Unis, où Hillary Clinton a dû répondre à des accusations après l'attaque de l'enceinte diplomatique américaine de 2012 à Benghazi, dans laquelle l'ambassadeur américain Christopher Stevens et trois autres Américains ont été tués. L'actuelle candidate démocrate à la présidence, qui était secrétaire d'État du président Barack Obama au moment des faits, a dû témoigner dans un climat tendu devant le Congrès, et l'opposition républicaine a dénoncé un scandale politique.

En Libye, cinq ans après la chute et la mort de Mouammar Kadhafi, le chaos continue de régner dans le pays où le gouvernement d'union nationale (GNA), soutenu par l'ONU, peine à asseoir son autorité sur l'ensemble du pays depuis son installation en mars à Tripoli. Mardi, les forces du gouvernement non reconnu qui siège dans l'Est se sont emparées du dernier des quatre terminaux du Croissant pétrolier, des installations cruciales pour l'économie du pays situées entre Benghazi et Syrte, une ville d'où les forces du GNA tentent depuis quatre mois de chasser le groupe jihadiste État islamique (EI) qui en avait fait son bastion.

 

Avec AFP

 

Source: FRANCE 24

vendredi, 26 août 2016

DOSSIER: OUATTARA ET LE MYTHE DE LA CROISSANCE

 

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Côte d'Ivoire: Du maquillage des résultats électoraux au maquillage des taux de croissance du produit intérieur brut (PIB).

Dr DON MELLO Ahoua.

 

«En utilisant les données en dollars de l’institution de Breton Wood on trouve un taux de croissance négatif du PIB (Produit Intérieur Brut) de -8,5% en 2015, l’exact opposé de la croissance acceptée aujourd’hui par le gouvernement de +8,5% en monnaie locale, comme si on s’était livré à une inversion de signe. Cela était trop gros. Même si en 2015 on prend en compte l’appréciation du dollar US (+13,2%), on n’obtient dans le meilleur des cas qu’un taux de croissance de 3,7%, ce qui serait un ralentissement de la croissance que les autorités ivoiriennes ne semblent pas disposées à accepter». Ainsi s’exprima Jean-Charles THIEMELE, Expert Économiste Financier ivoirien sur le Produit Intérieur Brut et le taux de croissance 2015 non encore certifiés par la communauté internationale.

Dis-moi comment tu gagnes le pouvoir et je te dirai comment tu gagnes tes taux de croissance.

En faisant certifier de faux résultats électoraux par l’ONU, le Dr Alassane Dramane OUATTARA dit ADO accède au pouvoir en promettant d’étonner le monde. Malgré le point d’achèvement de l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) qui permettait de disposer de ressources suffisantes pour faire face à la pauvreté, les ivoiriens crient famine; pendant ce temps, le Dr ADO aligne au fil des années des PIB et les taux de croissance les plus spectaculaires:

- 2012 : PIB 27,1 milliards de dollars US, taux de croissance 9,8%

- 2013 : PIB 31,06 milliards de dollars US, taux de croissance 8,7%

- 2014 : PIB 34,25 milliards de dollars US, taux de croissance 8,5%

En 2015, c’est avec une assurance démesurée, que le Dr ADO et son honorable et dévoué Premier Ministre Daniel KABLAN DUNCAN attendaient un PIB de 37 milliards de dollars et un taux de croissance à deux chiffres, soit 10,3%.

Avec la certification par le respectable Fonds Monétaire International (FMI), une autre branche de L’ONU, les ivoiriens étaient gavés de beaux chiffres que leur quotidien ne reflète pas du tout. « L’argent travail mais ne circule pas » répondait le Docteur ADO aux Ivoiriens qui cherchaient en vain le fruit de la croissance dans le panier de la ménagère transformé en « sachet de la ménagère » selon un humour bien ivoirien ; comme si l’argent pouvait travailler sans circuler.

La confiance que le FMI accordait aux chiffres présentés par le Dr ADO n'excluait pas quelques réserves. En effet, des réserves étaient régulièrement émises par le FMI et des promesses sans lendemain étaient régulièrement faites par le régime Ouattara pour les lever.

En illustration, le rapport de mission du FMI de Juin 2014, rapporte :

« Les services du FMI ont néanmoins regretté qu’on ne se soit pas attaqué aux points faibles des comptes nationaux de 2012 avant la finalisation en cours de ceux de 2013 » (Rapport FMI 2014)

Il a fallu la crise de l’Attiéké (semoule à partir du manioc) en 2016 pour découvrir la vérité sur le taux de croissance réel du PIB.

DE LA CRISE D’ATTIEKE AU REJET DES CHIFFRES DE 2015 DU Dr ADO

Du 24 juin au 7 juillet 2016, une délégation du FMI arrive en Côte d’Ivoire pour certifier le taux de croissance à deux chiffres proposé par les alchimistes du Dr ADO. Comme on ne prête qu’aux riches, un PIB mirobolant et un taux de croissance à deux chiffres constituaient les clés pour ouvrir le ciel pour une seconde pluie de milliards des bailleurs de fonds après le jackpot de l’initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE).

Auréolé par l’exécution des projets conçus sous la Présidence de Laurent GBAGBO mais en révisant à la hausse les coûts des travaux pour gonfler le PIB et rembourser sa dette vis-à- vis des sponsors de la guerre qui l’a porté au pouvoir (le pont HKB évalué à 60 milliards de FCFA par les experts chinois sans péage, a été révisé à 180 milliards de FCFA avec péage, la rénovation et l’équipement de l’Université d’Abidjan expertisée à 40 milliards de FCFA sous GBAGBO, a été révisée à 110 milliards de FCFA sans équipements de laboratoire), le Dr ADO voulait cette fois-ci s’affranchir en faisant concocter durant 5 bonnes années, 114 projets (cf. site web du Comité National de Pilotage des Partenariats Public-Privé (CNPPPP) logé au BNETD) évalués à 14 000 milliards de FCFA.

La ligne rouge de la dette étant fixée à 70% du PIB, il fallait donc un PIB élevé avec une croissance forte pour forcer le coffre-fort des bailleurs de fonds à défaut de pouvoir utiliser contre eux la force armée comme il l’a fait pour la BCEAO de Bouaké pour financer sa rébellion armée. La certification du PIB de 37 milliards de dollars avec un taux de croissance de 10,3% était la clé du coffre-fort. Les experts du FMI font remarquer:

«Le secteur public reste le fournisseur principal des infrastructures publiques, mais étant donné les besoins d’infrastructures considérables et dans le contexte du PND (Programme National de Développement 2016-2020), les autorités cherchent à impliquer davantage le secteur privé au moyen de partenariats public-privé (PPP). Le portefeuille inclut aujourd’hui 114 projets pour un montant total d’environ 14 000 milliards de FCFA (environ 75 % du PIB de 2015), principalement dans les secteurs du transport, de l’énergie, de la faune et de la pêche, et du tourisme. » (Rapport de Mission du FMI, juin 2016)

Malheureusement pour le Dr ADO, la crise de l’ATTIEKE a donné rendez-vous aux experts du FMI.

En effet, la délégation découvre avec stupéfaction le cri des Ivoiriens sur la cherté de la vie en général et en particulier le manque de manioc sur le marché pour fabriquer de l’Attieké alors qu’elle arrivait pour certifier une croissance du PIB de 10,3% tirée par une croissance record de 12% de la production du vivrier dont le manioc seul battait le record de 74% de croissance (lettre d’intention du gouvernement au FMI 19 MAI 2015). Cette croissance extraordinaire devait répondre donc en abondance au besoin de la population et à prix accessible. La réalité était l’exact opposé des chiffres du Dr ADO : les prix doublaient sur le marché et le manioc se faisait rare.

Lisons ensemble cet extrait du rapport de mission du FMI qui exprime leur stupéfaction:

«La croissance du PIB réel est estimée à 7,9 %, tirée par les excellents résultats des services et de l’agriculture qui ont compensé la timide expansion du secteur secondaire (à cause en partie d’une baisse de la valeur ajoutée du secteur de l’énergie). Cependant, la précision des estimations du PIB de 2014 est quelque peu incertaine en raison de lacunes dans la collecte des données sur l’agriculture de subsistance. En particulier, les autorités ont signalé une récolte de manioc exceptionnelle (hausse de 74 % qui a contribué à hauteur de 1,3 point de pourcentage à une croissance totale de 7,9 % du PIB). » (Rapport 2016, Mission du FMI)

Le doute s’installe et le FMI propose son assistance à l’Institut Nationale de la Statistique (INS) le temple du maquillage des chiffres qui permettent le calcul du PIB. Son rapport de fin de mission, écrit dans un langage propre aux diplomates est éloquent :

« Faute de données finales de l'Institut national de la statistique, les autorités et les services du FMI ont utilisé une série d'indicateurs de l'activité pour obtenir des estimations préliminaires de l'expansion de la production. Pour 2015, les autorités estiment que la croissance du PIB réel a atteint 10,3 %. » (Rapport de Mission du FMI, Juin 2016 »

Le rapport souligne avec plus de diplomatie, la médiocrité des données économiques :

« Les administrateurs invitent en outre les autorités à redoubler d’efforts pour améliorer la production et la diffusion de données économiques de qualité » (Rapport du FMI juin 2016)

Cette nouvelle interpellation fait suite à celle de 2015 qui soulignait :

« Les graves faiblesses du système statistique qui empêchent de mesurer avec précision la croissance de l’activité économique. Le manque de données de base dans quelques secteurs (agriculture de subsistance, bâtiment et travaux publics, services immobiliers, par exemple) amène à utiliser des approximations ou à recourir à des méthodologies statistiques (groupes échantillons) qui ne donnent que des résultats imprécis. Ces difficultés sont aggravées par : (i) des contraintes en matière de dotation en personnel et de capacités de l’Institut national de la statistique (INS) et (ii) les erreurs occasionnelles dans le calcul des comptes nationaux. En 2014 notamment, les services du FMI ont recensé dans les comptes nationaux de 2012, dernière année pour laquelle des estimations définitives avaient été produites, des lacunes dans le calcul des taxes nominales sur les produits, parallèlement à certains mouvements inexpliqués de la valeur ajoutée sectorielle en termes réels, ce qui modifie directement la croissance du PIB. Étant donné les faiblesses notables du système statistique, les perspectives de croissance récentes et à moyen terme risquent d’être quelque peu optimistes, ce qui pourrait compliquer la gestion des finances publiques en 2015. (Rapport FMI 2015)

Les choses se compliquèrent effectivement en 2015 avec la crise de l’ATTIEKE.

Ahuris par l’absence de bases de données solides sur les activités économiques dans plusieurs secteurs d'activités, les experts du FMI s’en remettent à leur hiérarchie pour la certification de la croissance à deux chiffres et du PIB de 37 milliards de 2015 en émettant de sérieuses réserves. La délégation constate qu’à l’INS les prix sont stables alors que le prix de l’ATTIEKE double chaque année. Dans n’importe quel quartier d’Abidjan il est difficile de trouver 4 jeunes sur 100 ayant un emploi là ou l’INS affirme que seul 4 jeunes sur 100 n’ont pas de travail. Alors que les enfants sont devenus des « microbes » envahissant les rues d’Abidjan, l’INS estime les dépenses pro-pauvres à 1 622.4 milliards de FCFA en 2014.

Bref, l’échantillon d’Ivoiriens que fréquente l’INS semble être sur un autre territoire différent du territoire ivoirien.

Les experts du FMI ne se laissent pas distraire, pour autant, par les alchimistes du Dr ADO sur leur prétendue lutte contre la pauvreté. Le rapport ci-dessous le fait remarquer dans un langage tout aussi maquillé :

«La croissance s’est accompagnée d’une baisse modérée de la pauvreté et d’une lente amélioration des autres indicateurs du développement humain. Cependant, il subsiste des disparités considérables au niveau national sur le plan du niveau d’éducation, de l’emploi et du revenu (Annexe I). Selon le Rapport sur le développement humain 2015, la Côte d’Ivoire se situe à la 172e place sur 188 pays, avec un indice global de développement humain inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. » (Rapport de Mission du FMI, Juin 2016)

Les remarques inquiétantes et les réserves incessantes des experts du FMI n’ont pas empêchés le conseil d’administration de cette institution de certifier régulièrement les faux PIB et les faux taux de croissance.

Si les experts avaient eu le temps de faire un audit du PIB et du taux de croissance, le Dr ADO aurait été pris la main dans le sac. Il suffisait simplement d’auditer les coûts réels des grands travaux et de jeter un coup d’œil sur les chiffres du port autonome d’Abidjan. Ils se seraient aperçus que sous le beau maquillage des chiffres, se cache la laideur palpable d’un maquillage économique à l’instar du maquillage électoral permanent. Il a refusé le recomptage des voix en 2011, mais cette fois-ci, il lui sera très difficile de refuser le comptage des marchandises qui passent par le port et qui donnent donc le pouls et le visage vrai et non maquillé de l’économie ivoirienne.

En effet, le caractère extraverti de notre économie fait que la croissance du PIB est intimement liée à la croissance du trafic du port d’Abidjan. Les économètres diront qu’il existe une forte corrélation entre le PIB et le trafic marchandises du port d’Abidjan et les mathématiciens diront que les deux courbes qui traduisent le PIB et le trafic marchandises au Port d’Abidjan évoluent dans le même sens. En termes simples, plus l’économie croit, plus le trafic du port augmente en volume. Dans le langage Nouchi (créole ivoirien), on dira qu’entre le PIB et le trafic marchandise au port d’Abidjan c’est une combinaison qui marche concomitamment, c’est ton pied mon pied. Si l’un monte l’autre monte et si l’un descend l’autre descend avec lui. Rendons-nous donc sur le site du Port Autonome d’Abidjan pour la vérité sur la croissance du PIB ivoirien :

Année                                  2007    2008    2009    2010    2011    2012    2013    2014    2015

Trafic (million de tonnes)  21.37   22.08   24.03   22.4     16.6     27.7     21.4     20.8     21.4

Taux de croissance en %   1.77     2.54     3.25     2.02     -4.39    9.8       8.7       8.5       8.5

Ce tableau démontre qu’entre 2007 et 2012 la croissance du trafic au port d’Abidjan et la croissance du PIB ont évolué dans le même sens. De 2009 à 2010 le trafic a chuté de 24.3 millions de tonnes à 22.4 millions de tonnes, cela a entraîné une chute du taux de croissance de 3.25 à 2.02. De 2010 à 2011, le trafic a chuté de 22.4 millions de tonnes à 16.6 millions de tonnes et concomitamment le taux de croissance a enregistré sa plus forte chute passant de 2.02% à -4.39% pour faire une forte remonté à 9.8% en 2012, entraînant une forte remontée du trafic à 27.7 millions de tonnes. La chute du trafic de 2012 à 2014 ne peut qu’entraîner la chute de la croissance du PIB dans les mêmes proportions selon la règle « ton pied mon pied ». Au regard du tableau ci-dessus, les taux de croissance du PIB de 2013 et 2014 ne sont pas en corrélation avec le trafic portuaire. La chute brutale du trafic entre 2012 et 2013 devait s’accompagner d’une chute brutale du taux de croissance, ce qui n’est pas le cas selon le Dr ADO. Cette inadéquation n’est justifiable que si la Côte d’Ivoire avait réussi avec la pluie de milliards à restructurer son économie de telle sorte qu’elle produise ce qu’elle consomme et consomme ce qu’elle produit, ce qui n’est pas encore le cas.

La seule année de croissance ou la richesse créée, même surfacturée, est supérieure à celle créée les années précédentes, est celle de 2012 avec la relance des chantiers qui avaient été initiés sous Laurent GBAGBO. Depuis 2012 l’économie ivoirienne est en décroissance. Le niveau de richesse réelle exportée et importée à partir de 2013 (21.4 millions de tonnes) est proche de celle de 2007 (21.37 millions de tonnes) ce qui veut dire que le PIB réel de la Côte d’Ivoire en 2015 devait être proche de celui de 2007. Le trafic au port autonome d’Abidjan n’a pas retrouvé son trafic de 2009 (24.03 millions de tonnes) alors que les chiffres de croissance du Dr ADO indiquent que le développement accéléré de la Côte d’Ivoire a fait doubler les importations et a donné un coup d’accélérateur à l’exportation. Au regard du trafic du Port Autonome d’Abidjan que nos alchimistes n’ont pas pris la peine de maquiller pour coller avec le maquillage du PIB, le niveau de richesse de la Côte d’Ivoire est plus proche de celle de 2007 avec une population qui est passée de 19 millions d’habitants à 23 millions (chiffres de l’INS à prendre avec des réserves). La pauvreté ne peut que croître et c’est cette réalité qui est le quotidien des Ivoiriens.

Pour maquiller cette réalité et jeter la poudre aux yeux des experts, le gouvernement ivoirien a fait croire que la croissance est tirée par le secteur vivrier qui lui ne passe pas par le port d’Abidjan et qui aurait atteint un chiffre de croissance de 12% en 2015. Cette croissance, selon les alchimistes, est dérivée de celle du manioc qui a grimpé de 74%. La crise de l’ATTIEKE est venue compromettre ce maquillage. En langage humoristique Nouchi on dira : « y a rien en face comme croissance, c’est manioc sans Attiéké » La question que l’on est en droit de se poser est la suivante: Où sont passés les ressources du PPTE et les milliards de dettes contractées au nom de la Côte d’Ivoire après le point d’achèvement du processus PPTE de 2012 à 2015 ?

Même si Christophe BARBIER, le célèbre journaliste avait donné la réponse par anticipation en disant « nous leur ferons payer la facture de la guerre » sur une chaîne de télévision française au lendemain de l’arrestation de Laurent GBAGBO, il s’agit de faire la démonstration.

La réalité est que l’argent qui est rentré par emprunt ou don, est ressorti sans laisser de trace de développement autre que les projets qui avaient déjà été initiés sous Laurent GBAGBO. La Côte d’Ivoire a ainsi renoué avec la fuite des capitaux qui engendre les balances de paiements négatifs depuis 2012, alors que cela avait disparu sous Laurent GBAGBO de 2001 à 2011. Or c’est le déficit cumulé de la balance des paiements avant 1994 qui a entraîné la dévaluation de 1994. En renouant avec les balances de paiements négatifs, le Dr ADO met en péril les pays de l’UEMOA et le niveau de vie des populations de l’UEMOA. Examinons ensemble, à travers les rapports du FMI et des documents du gouvernement ivoirien, le mécanisme de détournement de deniers publics et de fuite de capitaux en démaquillant les termes employés par les experts du FMI en guise de respect pour leur ancien patron.

LE MECANISME D’IMPORTATION ET DE REEXPORTATION DE L’ARGENT : L’ARGENT TRAVAIL MAIS NE CIRCULE PAS (dixit Dr ADO).

En mécanique, le travail est le produit scalaire de la force et du déplacement. Vu sous cet angle, effectivement l’argent est déplacé par la force du FMI et se retrouve dans les nombreux comptes ouverts par le gouvernement ivoirien dans les banques commerciales. Par le mécanisme des travaux fictifs, des fausses factures et des surfacturations (cas du troisième pont et de l’université d’Abidjan), l’argent emprunte le chemin inverse pour repartir sur d’autres comptes à l’extérieur de la Côte d’Ivoire sans que cela ne circule sur le territoire ivoirien. C’est cette vérité que révèlent dans un langage agréable et diplomatique les deux rapports du FMI de 2015 et de 2016 ainsi que le mémorandum du Gouvernement ivoirien adressé au FMI en guise de repentance et de pardon pour arracher la certification du PIB de 2015.

Relisons le mémorandum de politique économique adressé par le gouvernement ivoirien au FMI du 19 Mai 2015 et les rapports de 2015 et de 2016 du FMI, nous découvrons :

« Le Gouvernement s’attèlera à la mise en place du Compte Unique du Trésor (CUT) afin de centraliser les opérations de trésorerie de l’administration publique. À cet effet, 1 400 comptes publics domiciliés dans les banques commerciales sur les 2 500 comptes dénombrés seront clôturés ». (Mémorandum de Politiques Économiques et Financières, 19 mai 2015).

Le rapport du FMI de 2015 pointe le doigt sur le mécanisme de production des fausses factures dans un langage bien choisi:

« Le recours croissant à des mécanismes extra-budgétaires (financés à l’aide d’emprunts souscrits par les entités publiques) pour effectuer des opérations budgétaires ou quasi budgétaires est un sujet de préoccupation pour la mission…. Les services du FMI ont noté que cette pratique viole le principe d’universalité du budget, mène à un périmètre budgétaire excessivement étroit et affaiblit le contrôle budgétaire. La mission invite les autorités à ne pas utiliser les entités publiques pour procéder à des activités budgétaires ou quasi budgétaires et à élargir le cadre budgétaire ». (Rapport FMI, 2015).

En langage pénal, lorsque toutes les institutions fonctionnent normalement, une dépense extra-budgétaire est un détournement de deniers publics. C’est pour cette raison que les experts du FMI ont recommandé la création d’une chambre de discipline budgétaire à la cour des comptes. Une dépense extra-budgétaire engendre des deno (dépenses engagées non ordonnancées). Les fameux « deno » qui ont été à la base du scandale de 18 milliards de francs CFA sous le gouvernement BEDIE. Cette fraude massive organisée sous le régime du PDCI-RDA, a occasionné la suspension de l’aide des bailleurs de fonds en 1998 ainsi que la chute du PDCI-RDA en 1999.

Pour la seule année 2014, le rapport évalue les détournements de deniers publics baptisés par une sémantique plus diplomatique « dépenses extra-budgétaires » à 58,4 milliards de FCFA (rapport du FMI, 2015), tournant complètement le dos à la stratégie des budgets sécurisés développée par l’Administration Gbagbo. On peut imaginer qu’une bonne partie aurait servi à arracher au PDCI-RDA l’appel de Daoukro et le soutien de la galaxie françafricaine à la violation de la Constitution ivoirienne pour permettre la candidature du Dr ADO pour un second mandat. Les dépenses extra-budgétaires qui étaient un crime hier sous BEDIE sont devenues la norme sous le Dr ADO, ainsi va la justice et la gouvernance mondiale: « qui veut noyer son chien l’accuse de rage ».

Les surfacturations et les fausses factures ainsi produites par une entreprise internationale qui a des comptes multiples à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, rentrent dans le calcul du PIB sans faire rentrer ou sortir une seule marchandise du territoire ivoirien. Par contre, l’argent emprunté pour financer les projets, comme dans un jeu de ping pong, retourne d’où il est venu. Ainsi, les importations et les exportations qui conditionnent le PIB augmentent sur papier sans trace au port ni dans le panier de la ménagère. Cette entreprise qui produit des surfacturations et des factures fictives n’a pas besoin d’importer ou d’exporter des biens matériels à la hauteur de sa facture ni d’embaucher de la main d’œuvre ni de payer des taxes (elles sont toutes exonérées en application du code d’investissement). Elle a besoin tout simplement de détourner l’argent et l’expédier vers d’autres cieux, ce que le FMI appelle « certains mouvements inexpliqués de la valeur ajoutée sectorielle en termes réels ». Les demandeurs d’emploi, les transitaires et les ménages n’en bénéficient pas. Seule bénéficiaire la galaxie françafricaine liée à ce nouveau régime. Chaque responsable politique, administratif ou dirigeant de société d’Etat est en relation avec une panoplie de sociétés de surfacturation et de factures fictives (voir dossier de la lettre du continent : Ouattara et les affaires de familles), il passe des marchés extra-budgétaires en mode gré à gré et produit des surfacturations et des factures fictives permettant à l’argent de faire du ping pong sans atterrir sur le sol ivoirien ou dans le panier de la ménagère. L’argent travaille comme une balle de ping pong mais ne circule pas sur le territoire ivoirien sauf entre les mains des « racketteurs ». Les ivoiriens deviennent donc des spectateurs d’un jeu de ping dont ils paient le ticket pour y assister.

Les contrats de concessions sont renouvelés et des péages institués pour faire payer les tickets aux citoyens, spectateurs obligés de ce jeu de ping pong. Des licences d’exportations sont accordées pour faire payer en nature le prix du ticket au paysan en le dessaisissant de son cacao à vil prix sans tenir compte des prix indicatifs pompeusement annoncés. Le cacao ainsi exproprié, qui représente le prix du ticket du paysan pour le spectacle du ping pong, est revendu à prix d’or sur le marché international. Le diamant, l’or, le manganèse, le bois etc. sont des butins de guerre. Ils sont pillés et exportés sans trace dans les comptes de l’Etat. (Voir dossier de la lettre du continent : Ouattara et les affaires de famille).

Parfois, le gouvernement ne s’embarrasse pas de la procédure de factures fictives qui demande de savoir lire et écrire. Or les bataillons de Dozos et de tirailleurs recrutés dans la sous-région pour renverser le Président GBAGBO avec le soutien de la galaxie françafricaine sont des analphabètes et des semi-lettrés. Ils sont devenus, par la magie du DDR (Désarmement, Démobilisation Réinsertion) des fonctionnaires non reconnus par le fichier de la fonction publique mais affectés au trésor, aux impôts, à la douane, à la gendarmerie, à l’armée, à la police etc.. Certains ont des plantations de cacao volées après avoir chassé ou tué les propriétaires, ils ont aussi des coopératives ou des sociétés fictives dans le secteur du BTP, dans le commerce du cacao et dans les fournitures diverses (voir dossier de la lettre du continent).

A partir des nombreux comptes, le gouvernement utilise la technique des avances du trésor c’est-à-dire des paiements effectués sans bulletin de salaire, sans facture ni support, pratique là encore totalement contraire au principe du budget sécurisé. Ils sont payés en main propre ou par virement bancaire à partir d’un des 2500 comptes du gouvernement. Voilà pourquoi les dépenses pro-pauvres s’élèvent à 1 622.4 milliards de FCFA en 2014 sans impact significatif sur la réduction de la pauvreté. A titre de comparaison, dans le programme de la Refondation 2010-2015 de Laurent GBAGBO, le coût total pour rénover ou doter les 11 000 villages de la Côte d’Ivoire en eau, électricité, internet, centre de santé et une école primaire est de 1 100 milliards de FCFA. Or 1 622 milliards ont été dépensés en une année sans aucune trace de développement dans les villages. Il s’agit tout simplement de payer la facture de la guerre et non une quelconque prestation réelle pro-pauvre. « Nous leur ferons payer la facture de la guerre » Christophe BARBIER n’était pas le seul à le penser. Les revenus de ces curieux fonctionnaires nouveaux sont complétés avec des bons d’essence qui plombent les sociétés d’Etats comme la SIR (dettes cumulées 181 milliards de FCFA, rapport 2015 et 2016, FMI). Les subventions sont accordées à des coopératives fictives ou semi-fictives de cacao, des sociétés d’exportation fictives ou semi-fictives, des écoles privées fictives employant des élèves tout aussi fictifs. Le rapport du FMI de 2015 recommande :

«De réduire encore le volume élevé de dépenses publiques effectuées selon des procédures exceptionnelles (avances du Trésor notamment). Ils leur demandent de surveiller de près l’endettement des entités du secteur public…… qu’à compter de la loi de finances 2015, les crédits budgétaires affectés aux subventions aux écoles privées, au secteur de l’électricité et aux achats de carburant par les forces armées soient réalistes….de renforcer le contrôle sur les ministères dépensiers (plus grande mobilité des agents et audits plus fréquents)….d’envisager de créer une chambre de discipline budgétaire et financière au sein de la Cour des comptes » (Rapport 2015)

Pour combler le déficit causé par ces dépenses extra-budgétaires à la SIR et à la PETROCI et les avances du trésor, le gouvernement n’a révisé que légèrement le prix du carburant à la pompe au lieu d’appliquer le mécanisme automatique de la baisse du prix du carburant lorsque le pétrole a baissé de près de la moitié sur le marché mondial. Il a aussi refusé de baisser le prix de l’électricité à la fin des contrats de concession sur le gaz qui constitue l’essentiel du prix du secteur. Il a aussi différé la revalorisation des salaires des enseignants et le règlement des problèmes universitaires.

C’est ce que note le rapport du FMI de 2015 :

« Les autorités ont aussi accepté de réviser à la baisse les projections des dépenses d’investissement sur la base du taux d’exécution de 2014, ainsi que la masse salariale (les hausses de salaires ont été différées de janvier à une date ultérieure pendant l’exercice), et d’affecter l’équivalent de 12 milliards de FCFA de provisions inscrites dans la loi de finances à des dépenses imprévues pour compenser en partie les dépenses extra-budgétaires » (rapport FMI 2015)

Ainsi les détournements massifs pour payer la facture de la guerre ont pour conséquence, d’augmenter les factures d‘électricité et le coût du transport, de différer la revalorisation salariale, et pire encore de privatiser le prestigieux Institut National Polytechnique (INPHB) qui demande maintenant aux élèves ingénieurs de débourser 2 800 000 FCFA par an pour suivre les cours. Le prestigieux diplôme de l’INPHB devient une marchandise. L’enseignement supérieur est en route pour l’émergence de la médiocrité. L’université d’Abidjan, maquillée à 100 milliards de FCFA, manque d’équipements de laboratoire. Les étudiants sont donc contraints de croire sans expérimentation perdant ainsi le réflexe de l’esprit scientifique. Ainsi se fabrique « l’ivoirien nouveau » version OUATTARA, débarrassé de l’esprit scientifique dans une université devenu le tombeau de la culture scientifique et le temple des croyances sans vérification.

Ainsi, la cherté de la vie, la privatisation de l’INPHB, l’assassinat de la culture scientifique et la non valorisation des salaires dérivent donc des dépenses extra-budgétaires et des avances du trésor pour payer la facture de la guerre! Les vrais fonctionnaires et les vrais entrepreneurs n’ont aucun soutien et souffrent d’arriérés de paiement de salaire et de facture, les citoyens souffrent de la cherté de la vie pour payer la facture externe et interne de la guerre et leur ticket de spectateurs du jeu de ping pong.

Le refus des experts du FMI de certifier quelques-uns de ces crimes économiques, a conduit à ne pas accepter le taux de croissance de 10,3% de 2015 proposé par le gouvernement ainsi que le PIB de 37 milliards de dollars. Le coup fatal est que le PIB qui était projeté à 37 milliards de dollars, a été revue à 31 milliards de dollars, en baisse de 6 milliards de dollars par rapport à l’attente du Dr ADO et de 3 milliards de dollars par rapport à l’année 2014. Cette donne a fait dire à l’expert ivoirien Jean Charles THIEMELE que :

« En utilisant les données en dollars de l’institution de Breton Wood on trouve un taux de croissance négatif de -8,5%, l’exact opposé de la croissance acceptée aujourd’hui par le gouvernement de +8,5% en monnaie locale, comme si on s’était livré à une inversion de signe ».

La très respectable agence Ecofin va dans le même sens que l’expert ivoirien :

« Toutefois, un aspect du PIB qui n'est pas souvent relevé par les responsables publics est la performance du PIB en dollars US. Un aspect qui doit être pris en compte par les pays importateurs de carburant et de biens de consommation. Or, de ce point de vue, la croissance économique ne sera pas au rendez-vous. Le PIB en dollars de la Côte d'Ivoire est annoncé à seulement 31,7 milliards $, contre près de 34 milliards $ en 2014 » (site web agence ecofin 13/07/2015).

Rappelons que la croissance du PIB d’un pays est définie comme suit :

« La croissance annuelle du Produit intérieur brut (PIB) en % représente la variation relative du volume du PIB en dollars constants entre deux années. Elle reflète l'augmentation (ou la baisse dans le cas d'une croissance négative) du niveau d'activité économique dans un pays. Il s'agit d'un indicateur souvent retenu lorsque l'on veut faire des prévisions à court et à moyen terme sur la situation économique d'un pays. » (Site web, université de Sherbrook, perspective monde, 2016) ».

Ce verdict est inacceptable pour le Dr ADO qui préfère le calcul du PIB en monnaie locale et entend utiliser les multiples connexions qui existent entre les 2500 comptes de l’Etat ivoirien et la galaxie françafricaine pour rappeler à chacun le jeu de ping pong dans le cadre du pacte françafricain et arracher à la galaxie françafricaine la certification de son PIB et de son taux de croissance à deux chiffres. Il a réussi en 2013 et 2014 malgré les réserves des experts qui, pour se démarquer de leurs décideurs ont écrit au début de leur rapport :

« Les communiqués de presse publiés en fin de mission par les services du FMI expriment leurs observations préliminaires au terme d'une mission dans un pays. Les opinions exprimées dans ces conclusions sont celles des services du FMI et ne sont pas nécessairement celles du Conseil d'administration. Sur la base des observations préliminaires de cette mission, les services du FMI établiront un rapport qui, sous réserve de l'approbation de la direction, sera soumis à l'examen et à la décision du Conseil d'administration du FMI. » (Déclaration de fin de mission le 7 juillet 2016).

Quel que soit l’issue de ce bras de fer entre experts et membres du conseil d’administration du FMI, le Dr ADO qui compte sur la certification du FMI pour tromper la vigilance des investisseurs directs étrangers (IDE) pour financer les 114 projets identifiés à hauteur de 14 000 milliards de francs CFA ne les verra pas. Il ne reste plus à « ADO solution » que de continuer à brader le patrimoine de l’Etat, à accroître le prix du ticket par la pression fiscale sur les opérateurs économiques qui créent effectivement de la richesse et à augmenter la cherté de la vie. Entre 2011 et 2015, à part les créateurs d’entreprises fictives pour prendre leur part de butin de guerre, les investisseurs ne sont pas venus pour des affaires mais en tourisme d’affaires malgré le Vuvuzela du gouvernement. Leurs promesses d’investissement ont été considérées par les prestidigitateurs du Dr ADO entre 2011 et 2015 comme des investissements. Les experts du FMI n’ont pas maquillé cette réalité dans leur rapport de 2015:

« La saisie de l’IDE (investissement Direct Etranger) dans les statistiques de balance des paiements disponibles est médiocre » (Rapport 2015).

La course à la croissance à deux chiffres est terminée pour le Docteur ADO. En langage Nouchi on dira «Boribana». Le compte à rebours va bientôt commencer avec la convergence des échéances de la dette qui a atteint le niveau d’avant son annulation. Au lieu d’avouer la catastrophe, le gouvernement tente de maquiller les comptes publics et de cacher le volume de la dette en pourcentage d’un PIB qui est lui-même surestimé.

CONCLUSION

Comme les spectateurs de la coupe du monde de football 2010 en Afrique du sud, un seul mot résume les performances économiques du Docteur ADO : VUVUZELA.

La gestion du Dr ADO sonne le retour des « grilleurs d’arachides », expression consacrée sous le parti unique pour désigner les détourneurs de deniers publics. Le résultat de cette gouvernance est une vaste opération mondialisée de détournement de fonds publics.

L’hypothèse la plus probable qui se dégage à la lumière de la gouvernance du Dr ADO par des dépenses extra-budgétaires et des avances du trésor, est que la guerre faite à la Côte d’Ivoire par la galaxie françafricaine pendant 8 ans, a été faite à crédit avec promesse de remboursement sur les ressources financières de la Côte d’Ivoire et ses matières premières.

Cette hypothèse est confirmée sans faux fuyant ni langage diplomatique par le célèbre journaliste français Christophe BARBIER qui disait sur une chaîne de télévision française au lendemain de l’arrestation de Laurent GBAGBO « nous leur ferons payer la facture de la guerre ». La Côte d’Ivoire sous Ouattara n’est qu’un butin de guerre. Le conseil d’administration du FMI ne sert que de levier pour mobiliser les fonds et certifier le maquillage des comptes comme sa génitrice ONU l’a fait pour les élections. Le maquillage des comptes publics n’est que le prolongement du maquillage des élections. Le Dr ADO devait gagner les élections et avoir des taux de croissances élevées pour lever les fonds et faire piller les ressources naturelles pour payer la facture de la guerre.

Tandis que le Ghana avance en acceptant et corrigeant ses faiblesses avec un PIB en 2015 de 36.4 milliards de dollars détrônant depuis 2012 la Côte d’Ivoire du rang de deuxième économie de la CEDEOA, le Dr ADO continue de faire croire aux Ivoiriens qu’ils sont la deuxième puissance de la CEDEAO après le Nigeria et qu’ils émergeront de leur souffrance en 2020.

Le Dr ADO sert du Vuvuzela aux ivoiriens pendant que le Cap-Vert, en moins d’une dizaine d’années, avec une bonne gouvernance de Pedro Pires, sans immixtion ni soumission au Portugal, sans aucune ressource, est passé de l’extrême pauvreté pour se hisser au premier rang de la CEDEAO en terme de PIB par habitant. Il est le premier pays non corrompu de la CEDEAO, premier de la CEDEAO en indice de développement humain avec 100% de taux de scolarisation dans l’enseignement de base et 100% d’assurance maladie. L’expérience Cap Verdienne démontre qu’avec une bonne décentralisation et une gouvernance de qualité en matière de politiques publiques, la Côte d’Ivoire pouvait réaliser un miracle avec toutes les ressources mobilisées avec le PPTE. La dette est remontée à 7804 milliards de FCFA en 2015 au-dessus du niveau d’avant son annulation sans faire émerger la Côte d’Ivoire alors que le programme de refondation décentralisé incluant le transfert de la capitale et le grand Abidjan était chiffré à seulement 6 000 milliards de FCFA de 2010 à 2015.

Il revient à chaque groupe socio-professionnel de réclamer ses droits légitimes en demandant la revalorisation des salaires comme promis à chaque catégorie socioprofessionnelle, la diminution du prix du carburant et de l’électricité en rapport avec la diminution de près de 50% du prix du pétrole et du gaz sur le marché international, aux étudiants de réclamer des conditions de vie et de formation à la hauteur des ambitions d’émergence de la Côte d’Ivoire. C’est ainsi que la Côte d’Ivoire pourra accéder à la culture scientifique, que le sachet de la ménagère pourra devenir un véritable panier ou les prix baisses tandis que les revenus des ménages croissent.

La gauche ivoirienne et la société civile doivent être les avocats et les porte-paroles des masses laborieuses en informant et formant le peuple sur les causes réelles de sa souffrance pour lui permettre d’exercer son droit souverain. Le Dr ADO ne prospère que sur la beauté mythique d’un taux de croissance maquillé dont il détient seul le secret avec le conseil d’administration du FMI, dont la complicité ne lui a pas fait défaut jusqu’à présent malgré les grincements de dents de plus en plus bruyants.

Les droits socio-économiques et la bonne gouvernance ne tombent pas du ciel, ils sont le résultat de l’action éclairée, coordonnée et unifiée des masses laborieuses et des exclus en vue de faire prendre en compte leurs desideratas.

 

Dr DON MELLO Ahoua

jeudi, 07 avril 2016

LE CASSE-TETE DE LA GEOPOLITIQUE DU MOYEN ORIENT

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* L’Iran soutient Assad , mais les pays du Golfe sont contre Assad.
* Assad est contre les Frères Musulmans.
* Les Frères musulmans et Obama sont contre le Général Sissi.
* Mais les pays du Golfe sont pro-Sissi.
* Ce qui veut dire qu’ils sont contre les Frères Musulmans.
* L'Iran est pro-Hamas, mais le Hamas soutient les Frères Musulmans.
* Obama soutient les Frères Musulmans, mais le Hamas est contre les Etats-Unis.
* Les pays du Golfe sont pro-Américains.
* Mais la Turquie est, avec les pays du Golfe, contre Assad.
* Pourtant la Turquie est pour les Frères Musulmans et contre le Général Sissi.
...Et le général Sissi est soutenu par les pays du Golfe.

Et la FRANCE, comment doit elle se positionner ?

En réalité elle ne le peut pas, étant donné :

- Qu'elle est avec Obama, donc avec le Hamas et les pays du Golfe, contre Assad !
- Mais cela la met contre la Russie et la Chine qui soutiennent Assad et lui fournissent des armes.
...Et par conséquent, la France est contre Obama, vu qu'elle soutient le Hamas qui est contre les Etats-Unis .
- Et comme Assad est contre les Frères musulmans, la France est contre l'Iran qui est pro-Hamas.............

P.S. : Vous n'avez rien compris ? Ce n’est pas grave, et c’est même heureux pour votre intelligence !!!!!

Car comme le disait l'historien Henry LAURENS : "Si vous avez compris quelque chose à la politique au Moyen-Orient, ... c’est qu'on vous a mal expliqué."

 

Source: FACEBOOK

mercredi, 30 décembre 2015

13 NOVEMBRE OU LE «LE 11 SEPTEMBRE DE LA FRANCE» - LA STRATEGIE DU CHAOS

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Drapeaux en berne dans les pays de l’Otan pour « le 11-Septembre de la France », pendant que le président Obama annonce aux médias : « Nous vous fournirons des informations sérieuses sur ceux qui sont responsables». Pas besoin d’attendre, c’est déjà clair. L’énième massacre d’innocents a été provoqué par la série de bombes à fragmentation géopolitique, faite exploser selon une stratégie précise. Celle mise en acte depuis que les USA, après avoir gagné la confrontation avec l’URSS, se sont auto-nommés « le seul Etat avec une force, une portée et une influence en toute dimension -politique, économique, militaire- réellement globales », se proposant d’«empêcher que toute puissance hostile ne domine une région -l’Europe occidentale, l’Asie orientale, le territoire de l’ex Union soviétique et l’Asie sud-occidentale- dont les ressources seraient suffisantes pour générer une puissance globale ». Dans ce but les USA ont réorienté depuis 1991 leur propre stratégie et, en s’accordant avec les puissances européennes, celle de l’Otan. Depuis lors ont été fragmentés ou démolis avec la guerre (ouverte et couverte), un après l’autre, les Etats considérés comme un obstacle au plan de domination globale -Irak, Yougoslavie, Afghanistan, Libye, Syrie, Ukraine et autres- alors que d’autres encore (dont l’Iran) sont dans le collimateur. Ces guerres, qui ont broyé des millions de victimes, ont désagrégé des sociétés entières, en créant une masse énorme de désespérés, dont la frustration et la rébellion débouchent d’une part dans une résistance réelle, mais de l’autre se trouvent exploitées par la CIA et autres services secrets (y compris français) pour séduire des combattants dans un « djihad » de fait fonctionnel à la stratégie USA/Otan.

Ainsi s’est formée une armée ombre, constituée de groupes islamistes (souvent concurrents) employés à miner de l’intérieur l’Etat libyen pendant que l’Otan l’attaquait, puis pour une opération analogue en Syrie et Irak. De cela est né l’Isis (EI), dans lequel ont conflué des « foreign fighters » parmi lesquels des agents de services secrets, qui a reçu des milliards de dollars et des armes modernes de l’Arabie saoudite et d’autres monarchies arabes, alliées des USA et en particulier de la France. Stratégie qui n’est pas nouvelle : il y a plus de 35 ans, pour faire tomber l’URSS dans le « piège afghan », furent recrutés par l’intermédiaire de la Cia des dizaines de milliers de moudjahiddines de plus de 40 pays. Parmi ceux-là le riche saoudien Ossama Ben Laden, arrivé en Afghanistan avec 4 mille hommes, celui-là même qui allait ensuite fonder Al Qaeda en devenant « l’ennemi numéro un » des USA. Washington n’est pas l’apprenti sorcier incapable de contrôler les forces mises en marche. Il est le centre moteur d’une stratégie qui, en démolissant des Etats entiers, provoque une réaction en chaîne chaotique de divisions et conflits à utiliser selon l’antique méthode du « diviser pour régner ».

L’attaque terroriste à Paris, accomplie par une main d’oeuvre convaincue de frapper l’Occident, est arrivée avec une parfaite opportunité au moment où la Russie, en intervenant militairement, a bloqué le plan USA/Otan de démolition de l’Etat syrien et a annoncé des contre-mesures militaires à la croissante expansion de l’Otan à l’Est. L’attaque terroriste, en créant en Europe un climat de siège, « justifie » une montée en puissance militaire accélérée des pays européens de l’Otan, y compris l’augmentation de leur dépense militaire réclamée par les USA, et ouvre la voie à d’autres guerres sous commandement étasunien.

La France qui jusqu’à présent avait conduit « contre l’Etat islamique en Syrie seulement des attaques sporadiques » écrit le New York Times, a effectué dans la nuit de dimanche « en représailles, l’attaque aérienne la plus agressive contre la ville syrienne de Raqqa, en touchant des objectifs de l’EI indiqués par les Etats-Unis ». Parmi lesquels, précisent des fonctionnaires étasuniens, « quelques cliniques et un musée ».

 

Manlio Dinucci

 

Edition de mardi 17 novembre 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-strategia-del-caos/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Source: MONDIALISATION.CA

ATTENTATS FABRIQUES EN LABORATOIRE - POUSSER LES MASSES VERS LA GUERRE TOTALE

 

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Combattants islamiques lors d’un défilé militaire dans les rues de Raqqa

 

Nul besoin de souligner le caractère indicible et répugnant des atrocités commises le 13 novembre 2015 à Paris. Mais ce que l’on ne dit pas au lendemain des attentats — ce que passent sous silence les médias de masse — est de façon prévisible révélateur et de mauvais augure.

Tout comme au lendemain du 11 septembre, les gens de partout dans le monde sont soumis à la provocation, à l’agitation et à la mobilisation; la peur, l’horreur, la rage et la consternation sont canalisées et modulées de manière à susciter une vague collective vengeresse et haineuse. La haine envers quoi, envers qui?

Le groupe État islamique a revendiqué les attentats. Mais qui est ce groupe?

Le fait que l’on refuse volontairement d’admettre est que le groupe État islamique est l’outil politico‑militaire de l’Occident, guidé par le renseignement, et créé, entraîné, financé, conseillé et protégé par l’Occident et par l’OTAN — ce qui inclut la France.

Le groupe État islamique et l’extrémisme islamique, dont Al‑Qaida, agissent pour le compte de l’OTAN au service des intérêts géostratégiques de l’Occident.

Sous la supervision de la CIA, du MI6, du Mossad, de l’ISI pakistanais et autres, les services de renseignements de l’Occident mènent les terroristes du groupe État islamique.

Le terrorisme djihadiste n’existerait pas sans le soutien de l’Occident; il a débuté à l’époque de la guerre froide, s’est poursuivi durant le conflit des Balkans, a explosé avec les événements du 11 septembre et la « guerre au terrorisme », et continue de métastaser avec la prétendue guerre contre le groupe État islamique, qui n’est que la poursuite, sous un autre nom, de la même guerre criminelle de tromperie entièrement orchestrée.

En définitive, l’Occident et ses architectes de guerre portent la responsabilité de tous les actes de terrorisme perpétrés par leurs propres troupes de choc terroristes.

Comme le fait remarquer Michel Chossudovsky :

 « l’idée selon laquelle les attentats de Paris seraient un acte de représailles et de vengeance à l’endroit de la France est discutable et contradictoire dans la mesure où les faits confirment que la France a fait passer des armes aux rebelles djihadistes présents en Syrie, notamment au front Al Nousrah et à ISIS. »
Et s’il s’agissait d’un « retour de bâton »? Si les terroristes de Paris étaient devenus « récalcitrants » et s’en étaient pris à leurs propres commanditaires? Si ces cellules terroristes étaient devenues « incontrôlables »? Si ces groupes ou d’autres encore avaient tout simplement « disjoncté » pour des « raisons inexplicables »? Et qu’en est‑il de l’hypothèse (très peu probable) voulant que la CIA, la NSA, les renseignements français, le Mossad, etc. — autant d’organismes dotés des capacités d’espionnage les plus poussées de la planète — auraient soudainement et simultanément perdu toute trace de ces terroristes? Voilà autant de faux‑fuyants. L’Occident n’en porte pas moins la responsabilité des gestes commis par ses agents. L’Occident n’a pas « perdu la maîtrise » du groupe État islamique. En fait, les terroristes sont utilisés avec une efficacité et une efficience remarquables. Le chaos et le pillage n’ont rien d’aléatoire. Les atrocités sont voulues. N’eût été l’« interférence » inopportune des Russes, l’empire anglo‑américain dominerait aujourd’hui un territoire supérieur à celui qu’il contrôle déjà. Le régime syrien serait sans doute déjà tombé.

C’est la politique guerrière anglo‑américaine qui a donné le champ libre au terrorisme. Elle continue de favoriser, de fomenter et de répandre le terrorisme à une échelle inimaginable, et il n’y a pas de fin en vue. La trace de sang reconduit à cette politique et à ses décideurs.

Cette crise apocalyptique n’est pas une guerre « contre le terrorisme », mais une guerre « de » terrorisme, menée par des terroristes, guidée par des terroristes, et par des criminels de guerre psychopathes qui se placent au‑dessus de la loi.

Ils n’ont nullement l’intention de mettre fin au terrorisme. En fait, c’est tout le contraire : les armées terroristes de l’Occident sont un atout majeur utilisé pour infiltrer et déstabiliser, pour renverser les régimes que l’OTAN cherche à se rallier, à envahir et à conquérir. Et ils tombent ainsi, l’un après l’autre : d’abord l’Iraq et la Libye, puis les évènements actuels en Syrie, tout cela pour la réalisation d’ambitions plus vastes encore.

La « guerre contre le groupe État islamique » ne concerne même pas ce groupe, et ce, quels que soient les atrocités commises par les tueurs d’ISIS/ISIL eux‑mêmes. Cette guerre est, et a toujours été, une guerre mondiale entre superpuissances opposant l’Occident à la Russie et à la Chine, et ce, partout où le dictent les intérêts de l’Occident et de ses grandes entreprises, qu’ils soient géostratégiques ou axés sur les ressources.

L’aspect « spectaculaire » du bain de sang — l’ampleur et l’intensité indicibles des meurtres — n’en deviendra que plus excentrique et plus « créatif » à mesure que ceux qui planifient la guerre rechercheront avec toujours plus de désespoir les moyens de maintenir les masses faciles à distraire de leur pays respectif galvanisées par la peur, prêtes à soutenir leur calendrier de guerre élargi et leur engagement accru sur les lignes de front.

À qui tout cela profite‑t‑il? Qui profite de la militarisation de la France et de son peuple? Les mêmes forces qui ont tiré profit de telles atrocités depuis le 11 septembre. Tous les gouvernements qui cherchent à déstabiliser, à envahir et à conquérir le sous‑continent eurasien, y compris le Moyen‑Orient et l’Asie centrale, voire au‑delà. Tous les gouvernements qui cherchent à opérer un changement de régime en Syrie : l’OTAN.

Les expressions théâtrales de remords des dirigeants masquent la realpolitik, l’attitude sociopathique froide et calculatrice voulant que la guerre soit une industrie, que les tueries soient un instrument de la « victoire » et que les massacres d’innocents soient des « dommages collatéraux nécessaires ». Trois mille morts le 11 septembre. Un avion de ligne rempli de touristes russes. Des dizaines de milliers de victimes de massacres au Moyen‑Orient, en Asie centrale et en Afrique. Plus de cent vies anéanties à Paris. Tout ça, en une seule journée de travail.

La ligne d’action actuelle justifiée par la propagande et les gros titres sanglants est qu’il nous faut intensifier davantage encore la « guerre totale » sans fin. Le président Hollande reprend maintenant à son compte les expressions de « guerre qui n’aura pas de fin de notre vivant » de Dick Cheney et d’« avec nous ou contre nous » de George W. Bush.

La propagande en cours voudrait que les événements de Paris soient la preuve qu’il est plus que temps d’opérer un changement de régime en Syrie, présentée comme le « foyer » du terrorisme où le groupe État islamique serait devenu « incontrôlable ». Le régime Assad « n’a pas su les arrêter »; par conséquent, ce régime, tout comme les « terroristes », doit être « éliminé ».

Ce n’est pas une coïncidence si Paris a incité le président Barack Obama à promettre l’escalade de la participation militaire en Syrie. Plus précisément, c’est l’invasion ouverte de la Syrie qui a reçu le feu vert. L’invasion de la Syrie par des « troupes au sol », déjà en cours, s’en trouve maintenant accélérée. Il ne fait aucun doute qu’Obama souhaite achever la tâche avant son départ en 2016. Une nouvelle série de frappes aériennes sur Raqqa, en Syrie, a commencé moins de 48 heures après les attentats de Paris.

Et qu’en est‑il des attentats de Paris eux‑mêmes? La version officielle est en cours d’écriture. Même si nous n’en sommes encore qu’au début, les questions sur ces attentats se multiplient. Les similarités avec l’opération sous fausse bannière du 11 septembre abondent.

Pour citer le New York Times, il « est malaisé de dire comment un plan aussi complexe et aussi meurtrier a échappé à l’attention des services de renseignement, tant en France qu’à l’étranger ». Mais les faits qui apparaissent laissent croire que les services de renseignement non seulement savaient, mais qu’ils en savaient suffisamment pour se préparer aux attentats, ce qui laisse entendre qu’ils auraient laissé faire.

La France était informée de l’imminence d’attaques et des préparatifs étaient en cours des semaines avant le 13 novembre. Mentionnons à titre d’exemple les réunions d’urgence avec le directeur de la CIA John Brennan et les exercices de préparation inhabituellement précoces des premiers intervenants — qui étaient justement à pied d’œuvre à Paris le 13 novembre.

Une cyberattaque massive — dépassant les capacités des terroristes – a neutralisé les systèmes de sécurité français avant et durant les attentats.

Les responsables français connaissaient les assaillants et les suivaient sans cesse depuis un bon moment, mais ils n’ont rien fait pour les arrêter.

De l’orchestration et de l’exécution des atrocités elles‑mêmes jusqu’à la réaction des autorités, les signes de longue planification, de scénarisation, de montage chorégraphique et de calculs sont manifestes.

On invoquera des excuses ayant trait à l’incompétence (« nous avons été pris par surprise »), au désespoir et au chaos (« nous ne sommes pas en mesure de prévoir ou d’empêcher quoi que ce soit ») et autres variantes. Mais personne n’apportera la preuve du contraire.

D’après les agents de la CIA, les « experts en terrorisme » de groupes de réflexion et autres vantards bellicistes qui n’ont eu de cesse de débiter leurs absurdités sur CNN durant toute la nuit et la journée qui ont suivi les attentats de Paris, il y aurait désormais une « nouvelle normalité ».

Il faut résister à ce genre de lavage de cerveau.

Malgré le chaos et la panique, il ne faut pas perdre de vue le contexte élargi.

C’est la guerre elle‑même — ainsi que ses architectes et leurs agents meurtriers — qu’il nous faut condamner.

Les assassins qui ont exécuté de sang‑froid des personnes innocentes ont agi sur les ordres d’agents, eux‑mêmes placés sous les ordres d’autres agents qui, à leur tour, ont reçu leurs ordres d’individus occupant de hauts postes de pouvoir. Ce sont ces individus qui doivent être identifiés et dénoncés, et c’est à leurs projets de guerre qu’il convient de résister, ce sont ces projets qu’il convient de stopper, et ce, pour le bien de ce qui reste de l’humanité.

 

Larry Chin

 

Source: MONDIALISATION.CA

LES ATTENTATS DE PARIS ET DE BAMAKO - LES APPARENCES DE SCENARIOS DE SCIENCE FICTION

 

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En observant de près, avec les images transmises par les médias, les péripéties des attentats perpétrés dans l’agglomération parisienne le 13 novembre dernier et l’examen des comptes rendus de l’attaque contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako, plusieurs éléments nous ont paru invraisemblables ou du moins étranges.

Les attentats « terroristes » de Paris (figures 1 et 2)

Le mystère entourant l’origine du passeport syrien trouvé près d’un kamikaze nous a remis en mémoire le passeport trouvé intact dans les décombres du WTC, la prise de décision précipitée par le Président français de déclarer l’état d’urgence et ce sans avoir en main les résultats d’une première enquête et sans consulter l’Assemblée nationale, l’explosion de deux bombes voire de trois près du stade de France cachée aux yeux du public (aucune image précise n’a été diffusée de ces attaques à part celles de l’intérieur du stade), le discours du Président déjà structuré et préparé selon le modèle de celui de G.W. Bush prononcé en septembre 2001 avec cette déclaration de guerre contre l’EI (l’EI aurait revendiqué les attaques le lendemain seulement), la rapidité (sans enquête préalable) à identifier les djihadistes à l’origine de la tragédie et l’assaut donné au Bataclan caché lui aussi aux yeux du public. Aucune preuve tangible concernant la revendication des attaques par l’EI. Enfin, pourquoi la présence et l’intervention du Secrétaire d’État des USA à cette occasion?

Selon le Procureur de Paris, il s’agit de la pire attaque terroriste qui n’ait jamais frappé la France. Six attaques ont eu lieu simultanément à Paris et à Saint-Denis, vendredi 13 novembre. Un bilan provisoire fait état d’au moins 129 morts et 352 blessés, dont beaucoup dans un état grave, selon le procureur de la République de Paris, François Molins, mais il pourrait s’alourdir. Sept terroristes sont morts, tous après avoir actionné leurs ceintures explosives. L’enquête ne fait que débuter. Nous sommes forcés de penser que les seules preuves des attaques sont basées sur le compte rendu du Procureur de Paris. Ce qui est surprenant c’est que l’on a pu faire une description complète concernant les terroristes alors que l’enquête ne faisait que débuter.

Nous sommes aussi restés perplexes en regardant attentivement les images transmises par les médias mainstream qui n’ont montré aucune trace de morts ou de blessés de même qu’aucune opération majeure leur portant secours. Les attentats de Saint-Denis nous ont laissés dans le doute quand le Procureur de Paris en a fait le compte rendu : Un assaut terrifiant par des forces de l’ordre considérables contre deux ou trois djihadistes se trouvant dans un appartement scellé avec une porte blindée opposant une résistance telle qu’il a fallu utiliser 5000 munitions dans une opération qui a duré sept heures : « Dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13 novembre, un assaut a été donné à partir de 4 h 20 mercredi 18 novembre, dans un appartement situé rue Corbillon et sur le boulevard Carnot, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), au nord de Paris. L’opération, menée par le RAID et la BRI, et impliquant 110 policiers au total, s’est terminée peu après 11 h 45 (http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/18/assaut-a-saint-denis-ce-qu-on-sait-ce-qu-on-ignore_4812399_4809495.html). Ces événements n’ont pas non plus été diffusés clairement à la télévision et ont permis d’attiser  la peur à l’égard des supposés terroristes.

Figure 1. Un blessé évacué du Bataclan le 13 novembre 2015 à Paris – DOMINIQUE FAGET AFP

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Source :

https://apps.facebook.com/ea_scrabble_closed/?fb_source=notification&fb_ref=YOUR_TURN_WORD_PLAYED&ref=notif&notif_t=app_notification

 

Figure 2. Les forces de l’ordre au cours de l’assaut à Saint-Denis

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Source : http://www.bfmtv.com/diaporama/les-images-de-l-assaut-a-saint-denis-3214/en-plein-centre-ville-3/

 

Les attentats de Bamako (figures 3 et 4)

Les reportages et images transmis concernant les attentats perpétrés à Bamako nous ont laissés aussi dans le doute sur la véracité des faits. Aucune image des morts ou des blessés. Une évacuation ordonnée et sans aucune panique chez les occupants de l’hôtel, aucune ambulance dans les parages de l’hôtel et identification précipitée des assaillants pouvant appartenir à al-Mourabitoun, un groupe d’al-Qaïda. Une revendication de l’attaque non confirmée serait venue via twitter des djihadistes de ce groupe. Ainsi, il y a lieu d’être perplexe devant le contenu de ces descriptions.

 

Figure 3. L’évacuation d’un otage de l’hôtel Radisson Blu à Bamako

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Source : http://www.lepoint.fr/monde/attaque-a-bamako-l-etat-d-urgence-decrete-au-mali-21-11-2015-1983567_24.php

 

Figure 4. Les forces spéciales maliennes, ce 20 novembre, interviennent à l’hôtel Radisson de Bamako au Mali.

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Source : http://www.rfi.fr/afrique/2min/20151120-direct-mali-radisson-blu-hotel-fusillade-bamako

 

Conclusion

À l’instar des attentats du 11 septembre 2001 aux USA plusieurs éléments nous permettent de formuler des questions sur la véracité des faits rapportés par les organismes officiels à Paris comme à Bamako. Nous ne voulons pas tomber dans le piège de la théorie du complot perpétré par les États, mais nous devons admettre qu’un grand nombre de questions peuvent être posées, car les preuves pouvant appuyer les faits rapportés ont été jusqu’à maintenant plutôt rares ou exposées de façon fragmentaire et imprécise.

Semer la peur afin de pouvoir justifier une militarisation accrue des États et des sociétés.

Nous appuyons très fortement les propos de Barry Grey concernant les effets de la campagne mondiale des médias mainstream utilisant les attaques dites terroristes de Paris et ce quels que soient les auteurs présumés de ces attaques :

« les attentats terroristes de vendredi dernier à Paris ont déclenché une campagne médiatique internationale visant à inspirer la panique et justifier une escalade des guerres au Moyen-Orient et l’assaut contre les droits démocratiques aux États-Unis et en Europe. Les principaux médias acceptent sans réserve toutes les affirmations des responsables du gouvernement, ainsi que leurs déclarations cyniques de solidarité avec les victimes et leurs dénonciations intéressées des tueurs comme le mal incarné. Ils œuvrent à utiliser ce dernier attentat pour légitimer les guerres et les mesures répressives qui ont produits ces atrocités et les précédentes, tout en ouvrant la voie à des guerres plus larges et à la dictature pure et simple » (http://www.mondialisation.ca/les-medias-et-les-attentats-terroristes-a-paris/5490157).
Bref, les reportages présentés par les grands médias n’ont pas exposé les faits de façon claire et convaincante. À Paris, il a fallu se contenter des comptes rendus du Procureur qui est resté vague dans ses propos et avare de preuves pouvant appuyer ses affirmations.

 

Jules Dufour

 

 

Références

DINUCCI, Manlio. 2015. 13-Novembre ou le «le 11-Septembre de la France». La stratégie du chaos. Mondialisation.ca et ilmanifesto.info. Le 17 novembre 2015. En ligne : http://www.mondialisation.ca/13-novembre-ou-le-le-11-septembre-de-la-france-la-strategie-du-chaos/5489693

DUFOUR, Jules. 2009. La quête de la vérité sur le 11 septembre. Un droit universel à respecter. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 5 avril 2009. En ligne :http://www.mondialisation.ca/la-qu-te-de-la-v-rit-sur-le-11-septembre-un-droit-universel-respecter/13069

LE MONDE.fr. 2015. Attaques à Paris : le point sur l’enquête et le déroulé des attaques. Le 13 novembre 2015. En ligne : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/11/13/fusillade-meurtriere-a-paris_4809485_3224.html

LES DÉCODEURS. 2015. Assaut à Saint-Denis : ce que l’on sait, ce que l’on ignore. LeMonde.fr. Le 20 novembre 2015. En ligne : http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/18/assaut-a-saint-denis-ce-qu-on-sait-ce-qu-on-ignore_4812399_4809495.html

ORIENTAL REVIEW. 2015. Massacre du 13-Novembre à Paris: A qui profite le crime ? Montréal, Mondialisation.ca et orientalreview.org, le 16 novembre 2015. En ligne :http://www.mondialisation.ca/massacre-du-1311-a-paris-a-qui-profite-le-crime/5489402

RADIO CANADA. 2015. Mali : attaque armée contre un hôtel de Bamako. Le 20 novembre 2015. En ligne :

https://apps.facebook.com/ea_scrabble_closed/?fb_source=notification&fb_ref=YOUR_TURN_WORD_PLAYED&ref=notif&notif_t=app_notification

RADIO CANADA. 2015. Mali : attaque armée contre un hôtel de Bamako. Le 20 novembre 2015. En ligne : http://ici.radio-canada.ca/breve/35387/assaillants-toujours-retranches-dans-hotel-bamako

RADIO CANADA. 2015. Des assaillants toujours retranchés dans l’hôtel de Bamako, corrige le gouvernement malien. Le 20 novembre 2015. En ligne : http://ici.radio-canada.ca/breve/35387/assaillants-toujours-retranches-dans-hotel-bamako

ROBERTS, Paul Graig. 2015. Les attentats de Paris et «l’histoire officielle» : La Matrice se déploie. Mondialisation.ca et paulgrairoberts.org, Le 17 novembre 2015. En ligne :http://www.mondialisation.ca/les-attentats-de-paris-et-lhistoire-officielle-la-matrice-se-deploie/5489754

VASILESCU, Valentin. 2015. La chronologie des attentats de Paris. Mondialisation.ca et reseauinternational.net, le 17 novembre 2015. En ligne : http://www.mondialisation.ca/la-chronologie-des-attentats-de-paris/ 5489747

WIKIPÉDIA. 2015. Attentats du 13 novembre 2015 en France. Dernière mise à jour : Le 22 novembre 2015. En ligne :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_du_13_novembre_2015_en_France#Identification_des_criminels

 

 

Source: MONDIALISATION.CA

vendredi, 11 décembre 2015

ATTENTATS DE PARIS: QUAND LA FRANCE ORGANISE LE MASSACRE DE SA PROPRE POPULATION

 

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Simulation d'attaques terroristes à Paris.

 

La subordination aveugle et servile de la France aux Etats-Unis ne peut que lui être préjudiciable. Dans une parfaite collaboration, les services secrets de ces deux pays ont froidement planifié le massacre d'honnêtes citoyens français, pour soutenir leur thèse galvaudée de terrorisme islamiste international. Une véritable bombe à retardement !

Je plains le peuple français, qui a parfaitement gobé la couleuvre et qui n'est pas capable de décrypter l'orchestration machiavélique beaucoup plus globale en cours contre lui, et qui va, comme le peuple américain, brader sa liberté, au nom d'une prétendue sécurité. Oui, PRÉTENDUE, parce que s'ils ont pu vous faire cela, c'est que vous n'êtes plus DU TOUT en sécurité. Wait and See !


 


  


 

 


 

C'est exactement comme les attentats des Tours Jumelles. Un mensonge odieux, tellement immense qu'on a de la peine à croire que des êtres humains puissent en être les commanditaires. Appréciez !


 


  


mercredi, 24 septembre 2014

UN OCCIDENT MEURTRIER, TERRORISTE AUTORISÉ, PLUSIEURS FOIS GENOCIDAIRE

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"Vive la rationalité, le bon sens des grands raisonneurs capitalistes!

Vive les gauches factices qui font leçon de vérité et de sens à la pauvre humanité que leurs spécialistes et journaleux sauvent d’elle-même et de ses potentielles révoltes, en la convainquant que le seul bien de l'Homme, consiste à sauver et à maintenir le capitalisme et ses aberrations!"

A son habitude, Camille Loty Malebranche n'économise pas ses mots.

Mais cela vaut sa peine à le suivre !

Michel Peyret

DEMOCRATIE DES MISSILES.jpg

 

Occident-Capitalisme: l'art de dissocier les conséquences de leurs causes

18 septembre 2014

Par Camille Loty Malebranche

RIEN ENTENDRE, RIEN VOIR, RIEN DIRE.jpg

Presse et "schizophrénie analytique": rire pour ne pas pleurer sur l’incohérence.

 

Le comportement interventionniste et belliciste de l’occident dans le monde, tient d'une logique pseudo-discursive et désopilante du crime savamment étayé, pour autant que l'on puisse rire de l'infamie et de la tuerie! Avec un occident meurtrier, terroriste autorisé, plusieurs fois génocidaire dans son passé colonialiste esclavagiste, qui bombarde au nom de l’humanitaire, comme directement en Libye, Afghanistan, Irak, fait indirectement la guerre comme en Syrie, manipule l'Ukraine en y entretenant l'actuel conflit pour implanter l'Otan aux frontières de  la Russie, paupérise par des mesures haineuses et immondes comme à Cuba, nul ne peut s’empêcher de constater que c’est le seul cas, dans l’histoire de la solidarité humaine, où l’extermination de milliers d’individus innocents et l'instrumentalisation de la détresse humaine sciemment provoquée à des fins géostratégiques, constitue une action bénéfique, une valeur d’éthique et de salut de l’humanité.

À lire les billevesées de certains médias de l'"hyperdroite", cette extrême droite inavouable, baragouinant sur la haine de l'occident chez des ismalistes dont d'ailleurs l'occident se sert quand cela lui convient, islamistes qui ne font que tendre à l'occident, le miroir effrayant de la violence de ses propres politiques planétaires imposées, il faut se dire qu'il est facile pour les journaleux de rayer d'un trait d'encre ou par quelques gouttelettes malsaines de leur glaviot venimeux, la bonne part de la culpabilité du terrorisme d'État occidental et de l'origine occidentale de la crise plurielle de sécurité sévissant dans le monde et embrasant la planète. Oui, il est facile de faire regarder les conséquences d'une crise née du Nord et qui prend des  allures d'écheveau idéologique pour des pays ruinés où la masse paupérisée est littéralement sans autre repère que l'amélioration immédiate de sa condition intenable dans des pays égrugés par les bombes et le pillage occidental. Le capitalisme financier et belliciste est éhonté devant ses propres méfaits et leurs conséquences que ses larbins défenseurs coupent toujours de leurs causes. 

 Vive la rationalité, le bon sens des grands raisonneurs capitalistes!

Vive les gauches factices qui font leçon de vérité et de sens à la pauvre humanité que leurs spécialistes et journaleux sauvent d’elle-même et de ses potentielles révoltes, en la convainquant que le seul bien de l'Homme, consiste à sauver et à maintenir le capitalisme et ses aberrations!


Camille Loty MALEBRANCHE

 

Source: ALAIN INDEPENDANT

dimanche, 21 septembre 2014

EBOLA: LE MENSONGE GENERALISÉ

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Alors que le journal Le Monde parle quotidiennement de « ravages » et de « catastrophe », la réalité est que l’épidémie de virus Ebola reste d’ampleur très modeste.

La presse parle de 1229 morts entre mars et août 2014 sur l’ensemble de l’Afrique, et encore ce chiffre n’est-il pas exact.

Si vous vous rendez sur la page du site de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) traitant du sujet, vous vous rendez compte qu’il y a en fait 788 décès formellement identifiés comme causés par le virus Ebola. Les autres sont des cas « suspects » ou « probables ». [1]

Ce sont bien sûr 788 morts de trop, mais il faut comparer aux 1,2 MILLION de morts causés annuellement par le paludisme [2], ou aux 2000 morts causés annuellement en France par la grippe saisonnière. [3]

Très peu de contagion

Les images de soignants portant des masques et des combinaisons intégrales pour s’approcher des malades suspectés sont insensées et dignes d’un mauvais film de science-fiction.

Car le virus Ebola ne se transmet absolument pas si facilement :

« Il faut un contact direct avec un liquide biologique comme le sang, les selles, les vomissures. Il n’y a aucune transmission par voie aérienne. C’est-à-dire que, lorsqu’une personne parle ou tousse, elle ne répand pas le virus Ebola dans l’air ambiant. » explique le Pr Bruno Marchou, chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de Purpan, à Toulouse. [4]

Autrement dit, le virus Ebola est comparable au SIDA pour son mode de propagation. Il faut vraiment être au contact du sang ou du liquide biologique du malade pour risquer soi-même d’être contaminé.

Cela veut dire, toujours selon le Pr Bruno Marchou, que le virus Ebola :

« n’atteindra pas le stade pandémique. À Conakry (capitale de la république de Guinée), ils avaient initialement plusieurs dizaines de cas parmi le personnel hospitalier. Ils ont réussi, en appliquant des mesures d’hygiène standard simples, à endiguer la propagation du virus parmi leur personnel. »

Ces mesures d’hygiène n’ont rien de sorcier : « Quand on s’occupe d’un patient, on se couvre les mains avec des gants. Si le patient vomit, il faut aussi se couvrir le visage. C’est le b.a-ba. On fait ça tous les jours. » continue-t-il.

«La mort dans 20 à 90 % des cas »

Sandrine Cabu, de Médecins Sans Frontières, interrogée par Le Monde, explique que le virus Ebola entraîne « la mort dans 20 à 90 % des cas ».

Pourquoi une fourchette aussi absurdement large ?

Parce que le virus Ebola est surtout dangereux quand il est mal soigné. Les personnes meurent de déshydratation ou d’hémorragies mais le traitement consiste alors simplement à hydrater ou à transfuser le patient, pas à lui donner un vaccin ni un hypothétique médicament. Il ne faut pas croire ce que prétend l’industrie pharmaceutique qui aimerait pouvoir vendre aux gouvernements une poudre de perlimpinpin comme elle l’avait fait pour le Tamiflu.

« Les nouveaux médicaments ne sont pas la solution contre Ebola », selon un expert en maladies infectieuses

La solution contre l’épidémie consiste à respecter des mesures simples et de bon sens : hygiène, bonne nutrition, vitamine D, vitamine C.

Selon Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses des Etats-Unis, l’outil le plus efficace contre Ebola est de prodiguer les soins de base aux malades.

« La véritable priorité devrait être de créer des infrastructures médicales dans les pays touchés pour fournir aux malades le soutien médical de base comme l’hydratation et la transfusion sanguine. Cela aura un beaucoup plus gros effet sur la santé que la distribution au hasard de quelques médicaments expérimentaux. » [5]

Selon Thomas E. Levy, auteur d’un article récent sur les remèdes potentiels contre le virus Ebola [6] :

« Jusqu’à présent, il n’y a pas un seul virus testé qui n’ait pas été inactivé par une certaine dose de vitamine C. Un des moyens prioritaires pour détruire le virus, ou programmer sa destruction par le système immunitaire, est d’activer la “réaction de Fenton”. En un mot, cette réaction peut se produire à l’intérieur du virus, dans les cellules où les virus se répliquent et à la surface des virus eux-mêmes. »

Il n’y a donc aucune raison de suspecter le virus Ebola de se transformer brutalement en une pandémie à l’échelle de l’Afrique, et encore moins dans le reste du monde.

Mais il n’y aucun doute que cette psychose peut servir les intérêts financiers de quelques-uns.

Semer la panique : un business très lucratif

La panique autour du virus Ebola rappelle évidemment la grippe aviaire de 2005 et la grippe porcine (H1N1) de 2009.

Ces deux « pandémies imminentes » ont été l’occasion de manipuler grossièrement les opinions publiques pour justifier la vaccination en masse des populations, qui s’est révélée entraîner de terribles effets secondaires, dont la narcolepsie, un très grave trouble du sommeil. [7]

En 2009, l’Organisation Mondiale de la Santé a prédit qu’un tiers de la population mondiale pourrait être touchée par la grippe H1N1, avec des effets incalculables. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot n’avait alors pas hésité à commander 94 millions de vaccins ! Les Français n’ayant été que 6 millions à se faire vacciner, Mme Bachelot avait, dès le mois de janvier 2010, annulé auprès des laboratoires pharmaceutiques la livraison de 50 millions de doses et fait verser par l’Etat en dédommagement près de 48 millions d’euros aux laboratoires. [8]

Quant au fameux médicament antiviral « miracle », le Tamiflu, son effet réel n’est que de réduire la durée des symptômes de moins d’une journée, sans limiter d’aucune façon les hospitalisations. Une étude britannique a conclu que la distribution de Tamiflu contre la grippe H1N1 a eu pour seul effet de… gaspiller 500 millions de Livres sterling.

En effet, la saison de grippe 2009 se révéla finalement moins grave que d’habitude, malgré la présence de la souche H1N1. De plus, de nombreux prétendus cas de grippe H1N1 se révélèrent ne même pas être des grippes mais de simples rhumes, ce qui n’est pas sans rappeler ce cas de virus Ebola à Berlin qui s’est finalement révélé être… une gastro. [9]

Jouer avec le feu

Toutefois, les titres excessifs martelés par la presse sont à mon avis très dangereux :

« Une épidémie absolument pas sous contrôle, sans précédent », Médecins Sans Frontières, le 30 juillet 2014. [10] [11]

« Le virus Ebola continue de dévaster l’Afrique de l’Ouest », Le Monde, 15 août 2014. [12]

« L’OMS décrète une urgence de santé publique de niveau mondial », France 24, le 20 août 2014. [13]

Cette psychose est en train de semer la pagaille en Afrique, où des gouvernements sont ni plus ni moins en train de fermer les frontières, mobiliser les armées pour réprimer les populations, et même isoler sans raison des dizaines de milliers de malheureux, hommes, femmes, vieillards et enfants mis en quarantaine dans un bidonville du Libéria, sans nourriture ni eau. [14]

« Pour espérer contenir l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui fait rage au Liberia (…) le gouvernement prend des mesures draconiennes. Deux quartiers de la capitale, Monrovia, ont été placés en quarantaine et sous surveillance sécuritaire, alors que dans le reste du pays, un couvre-feu a été instauré. », Le Monde du 22 août 2014.

« Tirer à vue »

Dimanche 24 août, on apprenait que, au Sierra Leone :

« Le parlement a adopté un projet de loi qui interdit d’héberger des malades. Les contrevenants sont passibles de deux ans de prison. [15] »

Lundi 25 août, pire encore : le gouvernement du Libéria ordonne à ses soldats de « tirer à vue » sur les personnes qui chercheraient à passer la frontière, soit disant pour empêcher l’épidémie de se progager ! [16]

Ces réactions totalement excessives risquent de provoquer une vraie catastrophe humanitaire, bien plus grave que le virus Ebola lui-même.

Des mesures commencent également à être prises contre les Africains au niveau international :

« Au niveau international, les citoyens de ces pays font l’objet d’une quarantaine de plus en plus stricte avec la fermeture des frontières, la suspension des vols de la plupart des compagnies aériennes qui les desservaient, le rapatriement des membres des familles du personnel diplomatique dans ces pays, l’annulation de conférences internationales, la délocalisation d’événements sportifs, etc. » note Rue 89. [17]

En Corée, de véritables réactions racistes éclatent contre les Africains, interdits d’entrer dans certains magasins. [18]

Le mythe du passager infecté dans l’avion

À écouter les autorités et nos journalistes, on croirait qu’une épidémie de virus Ebola peut se déclencher à tout instant en Europe : il suffirait que débarque un Africain touché par la maladie arrivé par avion.

Cette hypothèse est parfaitement irréaliste. Elle ne traduit qu’une ignorance complète de ce qu’est réellement le virus Ebola.

Ne succombons ni à la psychose, ni à une forme de racisme qui ne dit pas son nom.

L’épidémie de virus Ebola ne sera correctement endiguée en Afrique que si toute violence et toute mesure répressive cesse. Qu’on laisse chaque patient être pris tranquillement en charge par un personnel ayant une formation médicale de base, et prenant les mesures d’hygiène évidentes.

N’envoyons ni cargaisons de vaccins en Afrique, ni médicaments. Cela ne servirait qu’à enrichir les laboratoires pharmaceutiques et à provoquer des dégâts bien plus graves par les effets secondaires de ces médicaments.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

Source: SANTE NATURE INNOVATION

01:13 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Europe, France, Guinée, Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : monde, afrique, santé publique, oms, santé, ébola, épidémie ébola, fièvre hémorragique à virus ébola | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 10 juin 2014

TENTATIVE DE BÂILLONNEMENT DE LA PRESSE PANAFRICAINE, RSF INTERPELLE AFFOUSSY BAMBA

 

 

Reporters sans frontières

 


LETTRE OUVERTE DE RSF À LA MINISTRE DE LA COMMUNICATION DE COTE D’IVOIRE


PUBLIÉ LE MARDI 3 JUIN 2014.



Madame Affoussiata Bamba Lamine, Ministre de la Communication de la République de Côte d’Ivoire, BP. V 138 ABIDJAN 01 CÔTE D’IVOIRE

Objet : Atteinte au pluralisme des médias

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Madame la Ministre de la Communication,

 

Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de l’information, souhaite vous faire part de son étonnement à la lecture de votre lettre adressée à votre homologue béninois en date du 14 mai 2014 dans laquelle vous lui demandez de « mettre un terme » aux émissions « Devoir de vérité » et « Devoir de vérité Actu ».

Les émissions ont par la suite été suspendues en date du 30 mai 2014 sur décision de la Haute Autorité de la communication béninoise.

Nous avons pleinement conscience du caractère partisan et de la présentation partiale des faits par ces deux émissions, néanmoins cela ne nous semble pas justifier une telle ingérence dans l’audiovisuel privé d’un pays voisin.

Le 12 mai 2014, lors de notre rencontre à Abidjan, le président Alassane Ouattara avait certes estimé que le climat politique n’était pas encore « propice » à la libéralisation des médias audiovisuels, mais s’était néanmoins déclaré en faveur de l’esprit d’une telle évolution. Comment justifier alors cette plainte qui va clairement à l’encontre du pluralisme et de l’ouverture voulus par le président ?

Quand l’audiovisuel ivoirien sera libéralisé, après les élections de 2015, engagement du président Ouattara, le gouvernement ivoirien aura sûrement à faire face à des opinions très critiques. La solution du ministère de la Communication sera-t-elle alors de faire taire ces voix dissidentes, hors de tout recours légal ?

Nous vous demandons de réaffirmer au plus vite votre attachement au pluralisme des médias audiovisuels et de mettre un terme à ces mesures interventionnistes.

Je vous remercie par avance pour l’attention que vous porterez à notre demande et vous prie d’agréer, Madame la ministre, l’expression de ma haute considération.

 

Christophe Deloire
Secrétaire général de Reporters sans frontières

 

CC/
Monsieur Komi Koutché, Ministre de la Communication de la République du Bénin

Monsieur Amadou Coulibaly, Conseiller en communication pour l’audiovisuel et les TIC, Présidence de la République de Côte d’Ivoire

Monsieur Charles Providence Gomis, Ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire en France

Monsieur Théophile Nata, Président de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication de la République du Bénin

mardi, 15 avril 2014

LE CHEF DE LA CIA ORGANISE A KIEV LA REPRESSION MILITAIRE DANS L’EST UKRAINIEN!

 

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La junte de Kiev n’a strictement aucune autonomie, ce sont des fantoches et ce sont les américains qui commandent. L’info du jour le confirme si besoin est …

Le chef de la CIA a tenu plusieurs rencontres secrètes à Kiev (selon des médias ukrainiens et russes). Le directeur de la CIA John Brennan a séjourné la veille à Kiev où il a tenu plusieurs rencontres secrètes avec des responsables des forces de l'ordre ukrainiennes, a communiqué une source à la Rada. La source a communiqué que d'après certaines informations le responsable américain « avait eu une série de rencontres avec les dirigeants d'Ukraine et plusieurs consultations avec les chefs des forces de l'ordre ». « D'après des données non confirmées, la décision sur le recours à la force à Slaviansk, dans le sud-est de l'Ukraine, a été adoptée à l'initiative de M. Brennan », a dit la source.

Le député du parti communiste de l'Ukraine (KPU) à la Verkhovna Rada (parlement ukrainien), Vladimir Goloub a déclaré que « ses collègues parlent d’une visite du directeur de la CIA à Kiev comme d'un fait accompli ». « Le directeur de la CIA John Brennan s'est rendu incognito à Kiev, où il aurait rencontré les chefs des organismes d'application de la loi en Ukraine. Selon certains rapports, la décision sur une intervention militaire dans l'Est de l'Ukraine aurait été prise à partir de sa présentation ».

« Les collègues de la Verkhovna Rada parlent de cette visite du chef de la CIA comme d’un fait accompli. Cela ne m’étonne pas, car il est évident que dans le passé, lorsque Valentin Nalivaïtchenko dirigeait le Service de sécurité de l’Ukraine, ce n'était pas un service spécial d'un pays indépendant, mais une branche de la CIA des Etats-Unis. On n'en parle ouvertement au parlement, et je ne pense pas que c'est faux », a indiqué Goloub ce dimanche.

D’autres infos confirment encore que c’est bien les USA qui sont aux commandes à Kiev.

« Un étage entier de l'immeuble du Service de sécurité ukrainien (SBU) est occupé par les agences de renseignement américaines, et cet étage est interdit d'entrée aux employés ukrainiens », a déclaré le député de la Verkhovna Rada et candidat à la présidentielle d'Ukraine Oleg Tsarev. « Plusieurs officiers du SBU m'ont appris que les agences de renseignement des États-Unis participent activement à tout ce qui se passe en Ukraine. Ils me disent même qu’un étage entier a été laissé à la disposition des agences de renseignement américains, et les officiers ukrainiens n'y ont pas l'accès», a-t-il déclaré en direct à la chaîne de télévision Rossia 24.

Ce sont les Américains qui organisent la répression dans l’Est ukrainien. Et qui ont amené les mercenaires occidentaux d’’Academi’ (ex-Blackwater) en Ukraine …

 

Luc MICHEL

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Luc MICHEL

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vendredi, 04 avril 2014

NEGATIONNISME, L'OCCIDENT PEUT-IL VIVRE LA CONSCIENCE TRANQUILLE?

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Selon Wikipédia, «  le terme négationnisme désigne, dans sa signification première, la négation de la réalité du génocide pratiqué par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale contre les Juifs, c'est-à-dire la négation de la Shoah. Le négationnisme consiste ainsi à prétendre, notamment par la négation de l'existence des chambres à gaz homicides ou de la volonté d'extermination des Juifs d'Europe par les nazis, que la réalité de ces crimes relèverait de mythes.

Par extension, le terme est régulièrement employé pour désigner la négation, la contestation ou la minimisation d'autres faits historiques, en particulier ceux qu'on pourrait qualifier de crimes contre l'humanité. C'est le cas pour le refus de reconnaître le génocide arménien perpétré par le gouvernement Jeunes-Turcs de l'Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale, le Holodomor ukrainien, le massacre de Nankin par l'armée impériale japonaise, le génocide au Rwanda, le Goulag et les massacres pratiqués par les Khmers rouges au Cambodge ou le Laogai de Chine. Bien que ces épisodes se soient déroulés dans des circonstances historiques variées et qu'ils aient été commis avec des moyens divers, on retrouve de nombreux traits communs dans leurs négations respectives1Boris Cyrulnik définit le négationnisme comme un message adressé aux survivants: « Crevez, votre souffrance nous importune »

Le terme « négationnisme » est parfois utilisé dans un sens élargi relatant d'autres faits historiques que les crimes: la négation d'une réalité historique quelconque, malgré la présence de faits flagrants. Cependant, « négationnisme » est normalement utilisé seulement pour les crimes historiques graves, tant en français qu'en anglais (« negationism »). À titre d'exemple, on a parlé de négationnisme à propos de la qualification officielle d'« opération de police » pour la guerre d'Algérie, mais les historiens préfèrent utiliser le terme de « déni historique». »

En quel sens Camille Loty Malebranche nous parle-t-il de Négationnisme ?

Michel Peyret

Occident, l'art macabre du Négationnisme

2 Avril 2014

Par Camille Loty Malebranche

Quand le passé et ses faits sont niés par la production d'une romance pseudo-historique pour justifier voire ovationner les criminels qui ont agressé et massacré des peuples et des civilisations entières afin de fonder ou d'enrichir leur propre empire, tout récit de ce passé prend des allures hagiographiques au prisme d'une affabulation moqueuse. L'Histoire conçue par les agresseurs de l'humanité du haut de leur empire, n'est jamais que négationnisme ironique, de l'historicisme sociocentriste, où ces agresseurs dédaignent le sort des broyés d'une Histoire qu'ils ont façonnée de part en part.

 Le négationnisme a cela de pernicieux dans son regard des faits de l'histoire, c'est qu'il les transpose sur le plan de la fiction, pour leur refuser leur évènementialité. Le négationnisme, quel qu'il soit, est de la manipulation mesquine qui va jusqu'à l'uchronie, jusqu'à l'hagiographie des monstres coupables pour refuser de réparer ce qui est réparable dans des passés, à degrés divers irréparables, comme les génocides et les traumatismes savamment orchestrés sur des générations humaines. D'où, aujourd'hui pour ne pas restituer l'argent volé à des peuples victimes de ses holocaustes, tout en reconnaissant l'esclavagisme comme crime contre l'humanité, l'occident justifie le colonialisme comme nécessité de l'histoire pour la construction de ses quelques États en puissance économique lesquels peuvent "aider" ceux qu'ils ont jadis freinés. Curieuse morale de distorsion et de paradoxe! Ceux qui ont été détruit dans leur chair, leur personnalité collective par le racisme, le pillage, l'esclavage, la haine exterminatrice, sont néanmoins responsables de leur piteux sort contemporain, et sont donc jugés condescendamment pauvres et faillis dans la perspective de cette affabulation de l'histoire.

 L'occident peut vivre la conscience tranquille, il n'a rien à se reprocher, il peut donc brailler et continuer ses leçons de démocratie au reste du monde, s'érigeant bienfaiteur qui aide les sud; le négationnisme, méthode de blanchiment de tous les diables, lui servira toujours à accuser ses victimes et à magnifier ses séculaires establishments criminels qui peuvent jouer de ses actuelles institutions pour poursuivre l'hécatombe économique des peuples... À cela, au sud même, les classes du pouvoir, complices et alliés de l'occident, soutenus par lui, larbins et aliénés, contribuent allègrement

 Lorsque, comme à Cuba, les puissants peuvent infliger la pauvreté par des embargos pour mieux baragouiner leur haine et leur satisfaction de l'impropriété des révolutions populaires; lorsque les impérialistes peuvent piéger des pays par la dette, l'humanitaire, les coups d'État et toutes formes de chaos artificiels agencés pour maintenir leur prépondérance en niant leur crime et assénant à leurs victimes toutes sortes d'injures et d'accusations, il est clair que le négationnisme est mode éhontée d'hégémonie, trique idéologique de l'écrasement des alterhumanités par l'occident.

 L'occident (qui est aussi en forte part, le nord économique), est donc maître de l'art thaumaturgique d'une sociodicée négationniste consistant à accuser ses agressés niant sa culpabilité objective, tout en maintenant de nouvelles politiques d'agression structurelle et économique plutôt que de se repentir et de changer. Négationnisme naturellement raciste face à ceux que nous appelons les alterhumanités, ces sociétés humaines ravagées, paupérisées par les prédations déprédatrices occidentales à cause de leur altérité,  considérée "infrahumaine" dans la logorrhée inhumaine, la vénalité des establishments occidentaux.

 En vérité, chaque fois que les ex métropoles, ex colonialistes et ex esclavagistes, toujours et encore impérialistes, se drapant dans leur superbe de puissances mondiales, refusent de changer radicalement leur rapport aux ex colonisés de l'actuel sud; tant que les ex colonisateurs refuseront de réparer tout le réparable en exorcisant leurs propres démons par la dénonciation de leurs propres crimes et la proclamation d'un nouvel étant des relations nord-sud, l'occident sera coupable de l'abomination négationniste.

 Dire que l'esclavage fut un crime contre l'humanité en entretenant l'esclavage moderne et la torture des deux tiers de la planète par l'extrême pauvreté et ses conséquences désastreuses, n'est que négationnisme voilé d'hypocrites, démagogies de néocolonialistes.

 Pour les coupables de l'histoire de fractures de toutes sortes, affectant et divisant le monde des peuples en de multiples mondes d'exclusions, Reconnaître leurs torts, doit être ipso facto entreprendre à Réparer le réparable en maudissant les horreurs irréparables de l'histoire qu'ils ont tissée, horreurs désormais refusées sous toutes leurs formes. Sinon, tout le discours démocratique, toutes les appétences des puissances occidentales pour une justice internationale à établir, restera du verbiage  idéologique, de la rouerie pathologique d'une horde de mythomanes indécents sans honneur et sans humanité...

 

Camille Loty Malebranche

mardi, 25 mars 2014

ALLOCUTION DE VLADIMIR POUTINE SUR L'INTEGRATION DE LA CRIMEE A LA RUSSIE

 

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Vladimir Poutine s’est adressé aux députés de la Douma, aux membres du Conseil de la Fédération, aux délégués des régions russes et aux représentants de la société civile au Kremlin.


Vidéo : YouTube.com

Président Vladimir Poutine : Bonjour, chers membres du Conseil de la Fédération et députés de la Douma ! Les représentants de la République de Crimée et de la municipalité de Sébastopol sont ici parmi nous, citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol ! (Standing ovation)

Chers amis,

Nous sommes réunis ici aujourd’hui au sujet d’une question d’une importance vitale, d’une portée historique pour nous tous. Un référendum a été organisé en Crimée le 16 mars, dans le plein respect des procédures et des normes démocratiques internationales en vigueur.

Plus de 82% de l’électorat a pris part au vote. Plus de 96% des votants se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. (Applaudissements)

Pour comprendre la raison d’un tel choix, il suffit de connaître l’histoire de la Crimée et ce que la Russie et la Crimée ont toujours signifié l’une pour l’autre.

Tout en Crimée évoque notre histoire et notre fierté communes. Là s’y situe l’ancienne Chersonèse Taurique, où le Grand-prince Vladimir Ier a été baptisé. Son exploit spirituel, à savoir l’adoption du christianisme orthodoxe, a prédéterminé les bases globales de la culture, de la civilisation et des valeurs humaines qui unissent les peuples de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie. Les tombes des soldats russes, dont la bravoure a permis l’intégration de la Crimée à l’Empire russe, se trouvent également en Crimée. La Crimée, c’est aussi Sébastopol, une ville légendaire ayant une histoire exceptionnelle, une forteresse qui constitue le lieu de naissance de la Flotte russe de la mer Noire. (Applaudissements). La Crimée, c’est Balaklava et Kertch, Malakhov Kurgan et le mont Sapoun. Chacun de ces lieux est cher à nos cœurs, symbolisant la gloire de l’armée russe et sa bravoure exceptionnelle.

La Crimée est un mélange unique de cultures et de traditions de différents peuples. Elle est en cela similaire à la Russie dans son ensemble, où pas un seul groupe ethnique n’a été perdu au cours des siècles. Russes et Ukrainiens, Tatars de Crimée et autres groupes ethniques ont vécu côte à côte en Crimée, en conservant leurs propres identités, leurs traditions, leurs langues et leurs confessions.

Il faut noter que la population totale de la péninsule de Crimée est aujourd’hui de 2,2 millions de personnes, dont près d’1,5 million sont Russes, 350 000 sont des Ukrainiens qui considèrent majoritairement le russe comme leur langue maternelle, et environ 290 000-300 000 sont des Tatars de Crimée, qui, comme le référendum l’a montré, sont eux aussi favorables à un rapprochement avec la Russie.

Certes, il fut un temps où les Tatars de Crimée étaient traités injustement, tout comme un certain nombre d’autres peuples de l’URSS. Il n’y a qu’une seule chose que je puis dire ici : des millions de personnes de différentes ethnies ont souffert durant ces répressions, et principalement des Russes.

Les Tatars de Crimée retournèrent dans leur patrie. J’estime qu’il est de notre devoir de prendre toutes les décisions politiques et législatives nécessaires afin de finaliser la réhabilitation des Tatars de Crimée, de les restaurer dans leurs droits et de rétablir pleinement leur renom. (Applaudissements)

Nous avons énormément de respect pour les membres de tous les groupes ethniques vivant en Crimée. C’est leur foyer commun, leur patrie, et il serait juste – je sais que la population locale y est favorable – que la Crimée ait trois langues nationales sur un même pied d’égalité: le russe, l’ukrainien et le tatar. (Applaudissements)

Chers collègues,

Dans les cœurs et les esprits des gens, la Crimée a toujours été une partie inséparable de la Russie. Cette conviction profonde, fondée sur la vérité et la justice, a été transmise de génération en génération, au fil du temps, en toutes circonstances, malgré tous les changements dramatiques que notre pays a connus tout au long du XXème siècle.

Après la révolution, les bolcheviks, pour diverses raisons – que Dieu les juge – ont ajouté de grandes sections du Sud historique de la Russie à la République d’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le Sud-Est de l’Ukraine. Puis, en 1954, il a été décidé que la région de Crimée serait transférée à l’Ukraine, ainsi que Sébastopol, en dépit du fait qu’il s’agissait d’une ville fédérale. Ce fut là l’initiative personnelle du chef du Parti communiste Nikita Khrouchtchev. Déterminer ce qui a motivé sa décision – un désir de gagner le soutien de l’establishment politique ukrainien ou d’expier les répressions de masse des années 1930 en Ukraine – est la tâche des historiens.

Ce qui importe maintenant, c’est que cette décision avait été prise en violation flagrante des normes constitutionnelles qui étaient en vigueur à l’époque. La décision avait été prise dans les coulisses. Naturellement, puisque cela se passait dans un Etat totalitaire, personne n’avait pris la peine de demander l’avis des citoyens de Crimée et de Sébastopol. Ils ont été mis devant le fait accompli. Les gens, bien sûr, se sont demandés pourquoi tout d’un coup, la Crimée devenait une partie de l’Ukraine. Mais dans l’ensemble – et nous devons le dire clairement, car nous le savons tous – cette décision a été considérée comme une simple formalité parce que le territoire de Crimée était transféré à l’intérieur des limites d’un seul et même État [l’URSS]. À l’époque, il était impossible d’imaginer que l’Ukraine et la Russie pourraient se séparer et devenir deux États distincts. Cependant, c’est ce qui s’est produit.

Malheureusement, ce qui semblait impossible est devenu une réalité. L’URSS s’est effondrée. Les choses ont évolué si rapidement que peu de gens ont réalisé à quel point ces événements et leurs conséquences allaient prendre des proportions véritablement dramatiques. Beaucoup de gens en Russie et en Ukraine, ainsi que dans d’autres républiques, espéraient que la Communauté des États indépendants qui a été créée à ce moment deviendrait la nouvelle forme commune de l’Etat. On leur a dit qu’il y aurait une monnaie unique, un espace économique unique, des forces armées conjointes ; mais tout cela n’a pas dépassé le stade des promesses vides, alors que le grand pays avait disparu. Ce n’est que lorsque la Crimée a fini en tant que partie d’un autre pays que la Russie s’est rendue compte qu’elle n’était pas simplement spoliée, mais bel et bien pillée.

Dans le même temps, nous devons reconnaître qu’en lançant le mouvement des souverainetés, la Russie elle-même a contribué à l’effondrement de l’Union soviétique. Et lorsque cet effondrement a été légalisé, tout le monde a oublié et la Crimée, et Sébastopol, base principale de la Flotte de la mer Noire. Des millions de personnes se sont couchées dans un pays et se sont réveillées dans d’autres, devenant du jour au lendemain des minorités ethniques dans les anciennes républiques de l’Union, tandis que la nation russe est devenue l’un des plus grands, sinon le plus grand groupe ethnique au monde à être divisé par des frontières.

Maintenant, des années plus tard, j’ai entendu des résidents de Crimée dire qu’en 1991, ils ont été abandonnés comme un sac de pommes de terre. Il est difficile d’être en désaccord avec cette affirmation. Qu’a fait l’Etat russe ? Qu’a fait la Russie ? Elle a accepté humblement la situation. Ce pays traversait alors des temps si difficiles qu’il était alors absolument incapable de protéger ses intérêts. Cependant, les gens ne pouvaient pas se résigner à cette injustice historique scandaleuse. Durant toutes ces années, des citoyens et de nombreuses personnalités sont revenus sur cette question, affirmant que la Crimée est une terre historiquement russe et que Sébastopol est une ville russe. Oui, nous le savions tous dans nos cœurs et dans nos esprits, mais nous devions agir selon la réalité existante et construire nos relations de bon voisinage avec l’Ukraine indépendante sur une nouvelle base. Durant toutes ces années, nos relations avec l’Ukraine, avec le peuple ukrainien frère ont toujours été et resteront de toute première importance pour nous. (Applaudissements)

Aujourd’hui, nous pouvons en parler ouvertement, et je voudrais partager avec vous quelques détails concernant les négociations qui ont eu lieu au début des années 2000. Le Président de l’Ukraine d’alors, M. Koutchma, m’a demandé d’accélérer le processus de délimitation de la frontière russo-ukrainienne. À ce moment, le processus était pratiquement à l’arrêt. La Russie semblait avoir reconnu la Crimée comme une partie de l’Ukraine, mais il n’y avait pas de négociations sur la délimitation des frontières. Malgré la complexité de la situation, j’ai immédiatement donné des instructions aux organismes gouvernementaux russes afin d’accélérer leur travail pour documenter les frontières, de sorte que tout le monde ait une compréhension claire du fait qu’en acceptant de délimiter la frontière, nous admettions de facto et de jure que la Crimée était un territoire ukrainien, mettant ainsi un terme à cette question.

Nous avons donné satisfaction à l’Ukraine non seulement en ce qui concerne la Crimée, mais aussi sur une question aussi complexe que les frontières maritimes en mer d’Azov et dans le détroit de Kertch. Les considérations qui motivaient alors nos actions étaient qu’avoir de bonnes relations avec l’Ukraine était primordial pour nous et que cela ne devait pas être compromis par une impasse dans des conflits territoriaux. Toutefois, nous nous attendions à ce que l’Ukraine reste un bon voisin, et nous espérions que les citoyens russes et russophones d’Ukraine, en particulier le Sud-Est et la Crimée, vivent dans un Etat ami, démocratique et civilisé qui protégerait leurs droits, conformément aux normes du droit international.

Cependant, ce n’est pas la manière dont les choses ont évolué. Maintes et maintes fois, des tentatives ont été faites pour priver les Russes de leur mémoire historique et même de leur langue, et pour les soumettre à une assimilation forcée. En outre, les Russes, tout comme d’autres citoyens de l’Ukraine, souffrent de la crise politique et institutionnelle constante qui a secoué le pays depuis plus de 20 ans.

Je comprends pourquoi le peuple ukrainien voulait un changement. Il en a eu assez des autorités au pouvoir durant les années d’indépendance de l’Ukraine. (Applaudissements) Les présidents, les Premiers ministres et les parlementaires changeaient, mais leur attitude à l’égard du pays et de ses habitants restait la même. Ils ont dépouillé le pays, se sont battus entre eux pour obtenir du pouvoir, des actifs et des liquidités et ne se sont guère souciés des gens du quotidien. Ils ne se sont pas demandés pourquoi des millions de citoyens ukrainiens ne voyaient aucune opportunité chez eux et partaient dans d’autres pays pour travailler comme journaliers. Je tiens à souligner ceci : ils n’ont pas fui en direction d’une quelconque Silicon Valley, mais pour devenir journaliers. Rien que l’an dernier, près de 3 millions de personnes ont trouvé de tels emplois en Russie. Selon diverses sources, en 2013, leurs revenus en Russie ont totalisé plus de 20 milliards de dollars, ce qui représente environ 12% du PIB de l’Ukraine.

Je tiens à répéter que je comprends ceux qui sont venus sur la place Maïdan avec des slogans pacifiques contre la corruption, la mauvaise gestion de l’Etat et la pauvreté. Le droit à la manifestation pacifique, à des procédures démocratiques et à des élections pacifiques existe dans le seul but de remplacer les autorités qui ne donnent pas satisfaction au peuple par d’autres. Cependant, ceux qui étaient derrière les derniers événements en Ukraine avaient un ordre du jour différent : ils préparaient un nouveau renversement du gouvernement ; ils voulaient s’emparer du pouvoir et ne reculaient devant rien. Ils ont eu recours à la terreur, à l’assassinat et aux pogroms. Des nationalistes, des néo-nazis, des russophobes et des antisémites ont exécuté ce coup d’Etat. Ils continuent à donner le ton en Ukraine jusqu’à ce jour.

Les nouvelles soi-disant autorités ont commencé par introduire un projet de loi de révision de la politique linguistique, qui était une violation directe des droits des minorités ethniques. Cependant, ils ont été immédiatement « rappelés à l’ordre » par les bailleurs de fonds étrangers de ces soi-disant politiciens. Il faut admettre que les mentors de ces autorités actuelles sont intelligents et savent bien à quoi ces tentatives de construire un Etat purement ukrainien peuvent conduire. Le projet de loi a été mis de côté, mais clairement gardé en réserve pour l’avenir. Aujourd’hui, pratiquement plus aucune mention n’est faite de cette tentative, probablement sur la présomption que les gens ont la mémoire courte. Néanmoins, nous pouvons tous clairement percevoir les intentions de ces héritiers idéologiques de Bandera, le complice d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il est également évident qu’il n’y a pas d’autorité exécutive légitime en Ukraine à présent, il n’y a personne à qui parler. De nombreux organismes gouvernementaux ont été saisis par les imposteurs, mais ils n’ont aucun contrôle sur le pays, alors qu’eux-mêmes – et je tiens à le souligner – sont souvent contrôlés par des radicaux. Dans certains cas, vous avez besoin d’un permis spécial des militants de la place Maïdan pour rencontrer certains ministres de l’actuel gouvernement. Ce n’est pas une plaisanterie : c’est la réalité.

Ceux qui se sont opposés au coup d’Etat ont été immédiatement menacés de répression. Bien entendu, la première ligne a été la Crimée, la Crimée russophone. Face à ces événements, les habitants de Crimée et de Sébastopol se sont tournés vers la Russie pour qu’elle les aide à défendre leurs droits et leurs vies et à empêcher la propagation des événements qui se déroulaient et sont toujours en cours à Kiev, Donetsk, Kharkov et dans d’autres villes ukrainiennes.

Naturellement, nous ne pouvions pas laisser cet appel sans réponse ; nous ne pouvions pas abandonner la Crimée et ses habitants en détresse. Cela aurait été une trahison de notre part. (Applaudissements)

Tout d’abord, nous avons dû les aider à créer des conditions telles que les habitants de la Crimée puissent, pour la première fois dans l’histoire, exprimer pacifiquement leur libre arbitre quant à leur propre avenir. Cependant, qu’entendons-nous aujourd’hui de la part de nos collègues en Europe occidentale et en Amérique du Nord ? Ils disent que nous violons les normes du droit international. Tout d’abord, c’est une bonne chose qu’ils se souviennent enfin, au moins, qu’il existe une telle chose, à savoir le droit international, mieux vaut tard que jamais. (Applaudissements)

Deuxièmement, et plus important encore, qu’est-ce que nous violons exactement ? Certes, le président de la Fédération de Russie a reçu l’autorisation de la Chambre haute du Parlement d’utiliser les forces armées en Ukraine. Cependant, à proprement parler, personne n’a encore donné suite à cette autorisation. Les forces armées russes ne sont jamais entrées en Crimée ; elles étaient déjà là, conformément à un accord international. Certes, nous avons rehaussé nos forces en présence, mais – c’est quelque chose que je voudrais que tout le monde entende et sache – nous n’avons pas dépassé la limite en personnel pour nos forces armées en Crimée, qui est fixée à 25 000 hommes, parce qu’il n’y avait pas besoin de le faire.

Point suivant. Lorsqu’il a déclaré son indépendance et décidé d’organiser un référendum, le Conseil suprême de Crimée s’est référé à la Charte des Nations Unies, qui parle du droit des nations à l’autodétermination. A ce propos, je tiens à vous rappeler que lorsque l’Ukraine a fait sécession de l’URSS, elle a fait exactement la même chose, presque mot pour mot. L’Ukraine a utilisé ce droit, mais les habitants de la Crimée se le voient dénié. Pourquoi donc ?

En outre, les autorités de Crimée se sont référées au précédent bien connu du Kosovo – un précédent que nos collègues occidentaux ont créé de leur propre fait dans une situation très semblable, quand ils ont convenu que la séparation unilatérale du Kosovo d’avec la Serbie, exactement ce que la Crimée est en train de faire en ce moment, était légitime et n’avait pas besoin d’une quelconque autorisation des autorités centrales du pays. Conformément à l’article 2 du chapitre 1 de la Charte des Nations Unies, la Cour internationale de l’ONU a approuvé cette approche et a fait le commentaire suivant dans sa décision du 22 juillet 2010, et je cite: « Aucune interdiction générale ne peut être déduite de la pratique du Conseil de sécurité en ce qui concerne les déclarations d’indépendance ». Et encore : « Le droit international général ne contient aucune interdiction contre les déclarations d’indépendance. » Clair comme de l’eau de roche, comme ils disent.

Je n’aime pas à recourir à des citations, mais dans ce cas, je ne peux pas faire autrement. Voici une citation extraite d’un autre document officiel : l’exposé écrit des Etats-Unis d’Amérique du 17 avril 2009, soumis à la même Cour internationale des Nations Unies dans le cadre des audiences sur le Kosovo. Encore une fois, je cite : « Les déclarations d’indépendance peuvent – et c’est souvent le cas – violer la législation nationale. Toutefois, cela n’en fait pas des violations du droit international. » Fin de citation. Ils ont écrit cela, ils l’ont disséminé partout dans le monde, ils ont obtenu l’accord de tous, et maintenant, ils sont scandalisés. Qu’est-ce qui les rend si outrés ? (Applaudissements)En l’occurrence, les actions du peuple de Crimée sont tout à fait conformes à ces instructions. Pour une raison quelconque, des choses que les Albanais du Kosovo (et nous avons beaucoup de respect pour eux) ont été autorisés à faire, les Russes, les Ukrainiens et les Tatars de Crimée ne sont pas autorisés à le faire. Encore une fois, on se demande pourquoi.

Nous ne cessons d’entendre de la part des États-Unis et de l’Europe occidentale que le Kosovo est une sorte de cas particulier. Qu’est-ce qui le rend si spécial aux yeux de nos collègues ? Il s’avère que c’est le fait que le conflit au Kosovo ait donné lieu à tant de pertes en vies humaines. Est-ce là un argument juridique ? La décision de la Cour internationale ne dit rien à ce sujet. Ce n’est même pas un « deux poids deux mesures » ; c’est du cynisme brutal, primitif, colossal. Il ne faut pas essayer aussi crûment de tout adapter à ses intérêts particuliers, qualifiant une même chose de « blanche » aujourd’hui et « noire » demain. Selon cette logique, nous devrions faire en sorte que tous les conflits conduisent à des pertes en vies humaines.

Je vais l’affirmer clairement : si les forces locales d’auto-défense de Crimée n’avaient pas pris la situation en main, il aurait également pu y avoir des victimes. Heureusement, cela n’est pas arrivé. Il n’y a pas eu la moindre confrontation armée en Crimée et il n’y a eu aucune victime. (Applaudissements) D’après vous, pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? La réponse est simple : parce qu’il est très difficile, pratiquement impossible, de lutter contre la volonté du peuple. Ici, je tiens à remercier l’armée ukrainienne – et il s’agit de 22 000 militaires portant les armes. Je tiens à remercier les membres des forces de sécurité ukrainiennes qui se sont abstenus de répandre le sang et qui n’en ont pas tâché leurs uniformes. (Applaudissements)

D’autres réflexions viennent à l’esprit à cet égard. Ils n’arrêtent pas de parler de quelque intervention russe en Crimée, d’une sorte d’agression. Il est étrange d’entendre cela. Je ne connais pas un seul cas dans l’histoire où une telle intervention se soit produite sans un seul coup de feu et sans faire de victimes.

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