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mercredi, 30 décembre 2015

ATTENTATS FABRIQUES EN LABORATOIRE - POUSSER LES MASSES VERS LA GUERRE TOTALE

 

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Combattants islamiques lors d’un défilé militaire dans les rues de Raqqa

 

Nul besoin de souligner le caractère indicible et répugnant des atrocités commises le 13 novembre 2015 à Paris. Mais ce que l’on ne dit pas au lendemain des attentats — ce que passent sous silence les médias de masse — est de façon prévisible révélateur et de mauvais augure.

Tout comme au lendemain du 11 septembre, les gens de partout dans le monde sont soumis à la provocation, à l’agitation et à la mobilisation; la peur, l’horreur, la rage et la consternation sont canalisées et modulées de manière à susciter une vague collective vengeresse et haineuse. La haine envers quoi, envers qui?

Le groupe État islamique a revendiqué les attentats. Mais qui est ce groupe?

Le fait que l’on refuse volontairement d’admettre est que le groupe État islamique est l’outil politico‑militaire de l’Occident, guidé par le renseignement, et créé, entraîné, financé, conseillé et protégé par l’Occident et par l’OTAN — ce qui inclut la France.

Le groupe État islamique et l’extrémisme islamique, dont Al‑Qaida, agissent pour le compte de l’OTAN au service des intérêts géostratégiques de l’Occident.

Sous la supervision de la CIA, du MI6, du Mossad, de l’ISI pakistanais et autres, les services de renseignements de l’Occident mènent les terroristes du groupe État islamique.

Le terrorisme djihadiste n’existerait pas sans le soutien de l’Occident; il a débuté à l’époque de la guerre froide, s’est poursuivi durant le conflit des Balkans, a explosé avec les événements du 11 septembre et la « guerre au terrorisme », et continue de métastaser avec la prétendue guerre contre le groupe État islamique, qui n’est que la poursuite, sous un autre nom, de la même guerre criminelle de tromperie entièrement orchestrée.

En définitive, l’Occident et ses architectes de guerre portent la responsabilité de tous les actes de terrorisme perpétrés par leurs propres troupes de choc terroristes.

Comme le fait remarquer Michel Chossudovsky :

 « l’idée selon laquelle les attentats de Paris seraient un acte de représailles et de vengeance à l’endroit de la France est discutable et contradictoire dans la mesure où les faits confirment que la France a fait passer des armes aux rebelles djihadistes présents en Syrie, notamment au front Al Nousrah et à ISIS. »
Et s’il s’agissait d’un « retour de bâton »? Si les terroristes de Paris étaient devenus « récalcitrants » et s’en étaient pris à leurs propres commanditaires? Si ces cellules terroristes étaient devenues « incontrôlables »? Si ces groupes ou d’autres encore avaient tout simplement « disjoncté » pour des « raisons inexplicables »? Et qu’en est‑il de l’hypothèse (très peu probable) voulant que la CIA, la NSA, les renseignements français, le Mossad, etc. — autant d’organismes dotés des capacités d’espionnage les plus poussées de la planète — auraient soudainement et simultanément perdu toute trace de ces terroristes? Voilà autant de faux‑fuyants. L’Occident n’en porte pas moins la responsabilité des gestes commis par ses agents. L’Occident n’a pas « perdu la maîtrise » du groupe État islamique. En fait, les terroristes sont utilisés avec une efficacité et une efficience remarquables. Le chaos et le pillage n’ont rien d’aléatoire. Les atrocités sont voulues. N’eût été l’« interférence » inopportune des Russes, l’empire anglo‑américain dominerait aujourd’hui un territoire supérieur à celui qu’il contrôle déjà. Le régime syrien serait sans doute déjà tombé.

C’est la politique guerrière anglo‑américaine qui a donné le champ libre au terrorisme. Elle continue de favoriser, de fomenter et de répandre le terrorisme à une échelle inimaginable, et il n’y a pas de fin en vue. La trace de sang reconduit à cette politique et à ses décideurs.

Cette crise apocalyptique n’est pas une guerre « contre le terrorisme », mais une guerre « de » terrorisme, menée par des terroristes, guidée par des terroristes, et par des criminels de guerre psychopathes qui se placent au‑dessus de la loi.

Ils n’ont nullement l’intention de mettre fin au terrorisme. En fait, c’est tout le contraire : les armées terroristes de l’Occident sont un atout majeur utilisé pour infiltrer et déstabiliser, pour renverser les régimes que l’OTAN cherche à se rallier, à envahir et à conquérir. Et ils tombent ainsi, l’un après l’autre : d’abord l’Iraq et la Libye, puis les évènements actuels en Syrie, tout cela pour la réalisation d’ambitions plus vastes encore.

La « guerre contre le groupe État islamique » ne concerne même pas ce groupe, et ce, quels que soient les atrocités commises par les tueurs d’ISIS/ISIL eux‑mêmes. Cette guerre est, et a toujours été, une guerre mondiale entre superpuissances opposant l’Occident à la Russie et à la Chine, et ce, partout où le dictent les intérêts de l’Occident et de ses grandes entreprises, qu’ils soient géostratégiques ou axés sur les ressources.

L’aspect « spectaculaire » du bain de sang — l’ampleur et l’intensité indicibles des meurtres — n’en deviendra que plus excentrique et plus « créatif » à mesure que ceux qui planifient la guerre rechercheront avec toujours plus de désespoir les moyens de maintenir les masses faciles à distraire de leur pays respectif galvanisées par la peur, prêtes à soutenir leur calendrier de guerre élargi et leur engagement accru sur les lignes de front.

À qui tout cela profite‑t‑il? Qui profite de la militarisation de la France et de son peuple? Les mêmes forces qui ont tiré profit de telles atrocités depuis le 11 septembre. Tous les gouvernements qui cherchent à déstabiliser, à envahir et à conquérir le sous‑continent eurasien, y compris le Moyen‑Orient et l’Asie centrale, voire au‑delà. Tous les gouvernements qui cherchent à opérer un changement de régime en Syrie : l’OTAN.

Les expressions théâtrales de remords des dirigeants masquent la realpolitik, l’attitude sociopathique froide et calculatrice voulant que la guerre soit une industrie, que les tueries soient un instrument de la « victoire » et que les massacres d’innocents soient des « dommages collatéraux nécessaires ». Trois mille morts le 11 septembre. Un avion de ligne rempli de touristes russes. Des dizaines de milliers de victimes de massacres au Moyen‑Orient, en Asie centrale et en Afrique. Plus de cent vies anéanties à Paris. Tout ça, en une seule journée de travail.

La ligne d’action actuelle justifiée par la propagande et les gros titres sanglants est qu’il nous faut intensifier davantage encore la « guerre totale » sans fin. Le président Hollande reprend maintenant à son compte les expressions de « guerre qui n’aura pas de fin de notre vivant » de Dick Cheney et d’« avec nous ou contre nous » de George W. Bush.

La propagande en cours voudrait que les événements de Paris soient la preuve qu’il est plus que temps d’opérer un changement de régime en Syrie, présentée comme le « foyer » du terrorisme où le groupe État islamique serait devenu « incontrôlable ». Le régime Assad « n’a pas su les arrêter »; par conséquent, ce régime, tout comme les « terroristes », doit être « éliminé ».

Ce n’est pas une coïncidence si Paris a incité le président Barack Obama à promettre l’escalade de la participation militaire en Syrie. Plus précisément, c’est l’invasion ouverte de la Syrie qui a reçu le feu vert. L’invasion de la Syrie par des « troupes au sol », déjà en cours, s’en trouve maintenant accélérée. Il ne fait aucun doute qu’Obama souhaite achever la tâche avant son départ en 2016. Une nouvelle série de frappes aériennes sur Raqqa, en Syrie, a commencé moins de 48 heures après les attentats de Paris.

Et qu’en est‑il des attentats de Paris eux‑mêmes? La version officielle est en cours d’écriture. Même si nous n’en sommes encore qu’au début, les questions sur ces attentats se multiplient. Les similarités avec l’opération sous fausse bannière du 11 septembre abondent.

Pour citer le New York Times, il « est malaisé de dire comment un plan aussi complexe et aussi meurtrier a échappé à l’attention des services de renseignement, tant en France qu’à l’étranger ». Mais les faits qui apparaissent laissent croire que les services de renseignement non seulement savaient, mais qu’ils en savaient suffisamment pour se préparer aux attentats, ce qui laisse entendre qu’ils auraient laissé faire.

La France était informée de l’imminence d’attaques et des préparatifs étaient en cours des semaines avant le 13 novembre. Mentionnons à titre d’exemple les réunions d’urgence avec le directeur de la CIA John Brennan et les exercices de préparation inhabituellement précoces des premiers intervenants — qui étaient justement à pied d’œuvre à Paris le 13 novembre.

Une cyberattaque massive — dépassant les capacités des terroristes – a neutralisé les systèmes de sécurité français avant et durant les attentats.

Les responsables français connaissaient les assaillants et les suivaient sans cesse depuis un bon moment, mais ils n’ont rien fait pour les arrêter.

De l’orchestration et de l’exécution des atrocités elles‑mêmes jusqu’à la réaction des autorités, les signes de longue planification, de scénarisation, de montage chorégraphique et de calculs sont manifestes.

On invoquera des excuses ayant trait à l’incompétence (« nous avons été pris par surprise »), au désespoir et au chaos (« nous ne sommes pas en mesure de prévoir ou d’empêcher quoi que ce soit ») et autres variantes. Mais personne n’apportera la preuve du contraire.

D’après les agents de la CIA, les « experts en terrorisme » de groupes de réflexion et autres vantards bellicistes qui n’ont eu de cesse de débiter leurs absurdités sur CNN durant toute la nuit et la journée qui ont suivi les attentats de Paris, il y aurait désormais une « nouvelle normalité ».

Il faut résister à ce genre de lavage de cerveau.

Malgré le chaos et la panique, il ne faut pas perdre de vue le contexte élargi.

C’est la guerre elle‑même — ainsi que ses architectes et leurs agents meurtriers — qu’il nous faut condamner.

Les assassins qui ont exécuté de sang‑froid des personnes innocentes ont agi sur les ordres d’agents, eux‑mêmes placés sous les ordres d’autres agents qui, à leur tour, ont reçu leurs ordres d’individus occupant de hauts postes de pouvoir. Ce sont ces individus qui doivent être identifiés et dénoncés, et c’est à leurs projets de guerre qu’il convient de résister, ce sont ces projets qu’il convient de stopper, et ce, pour le bien de ce qui reste de l’humanité.

 

Larry Chin

 

Source: MONDIALISATION.CA

LES ATTENTATS DE PARIS ET DE BAMAKO - LES APPARENCES DE SCENARIOS DE SCIENCE FICTION

 

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En observant de près, avec les images transmises par les médias, les péripéties des attentats perpétrés dans l’agglomération parisienne le 13 novembre dernier et l’examen des comptes rendus de l’attaque contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako, plusieurs éléments nous ont paru invraisemblables ou du moins étranges.

Les attentats « terroristes » de Paris (figures 1 et 2)

Le mystère entourant l’origine du passeport syrien trouvé près d’un kamikaze nous a remis en mémoire le passeport trouvé intact dans les décombres du WTC, la prise de décision précipitée par le Président français de déclarer l’état d’urgence et ce sans avoir en main les résultats d’une première enquête et sans consulter l’Assemblée nationale, l’explosion de deux bombes voire de trois près du stade de France cachée aux yeux du public (aucune image précise n’a été diffusée de ces attaques à part celles de l’intérieur du stade), le discours du Président déjà structuré et préparé selon le modèle de celui de G.W. Bush prononcé en septembre 2001 avec cette déclaration de guerre contre l’EI (l’EI aurait revendiqué les attaques le lendemain seulement), la rapidité (sans enquête préalable) à identifier les djihadistes à l’origine de la tragédie et l’assaut donné au Bataclan caché lui aussi aux yeux du public. Aucune preuve tangible concernant la revendication des attaques par l’EI. Enfin, pourquoi la présence et l’intervention du Secrétaire d’État des USA à cette occasion?

Selon le Procureur de Paris, il s’agit de la pire attaque terroriste qui n’ait jamais frappé la France. Six attaques ont eu lieu simultanément à Paris et à Saint-Denis, vendredi 13 novembre. Un bilan provisoire fait état d’au moins 129 morts et 352 blessés, dont beaucoup dans un état grave, selon le procureur de la République de Paris, François Molins, mais il pourrait s’alourdir. Sept terroristes sont morts, tous après avoir actionné leurs ceintures explosives. L’enquête ne fait que débuter. Nous sommes forcés de penser que les seules preuves des attaques sont basées sur le compte rendu du Procureur de Paris. Ce qui est surprenant c’est que l’on a pu faire une description complète concernant les terroristes alors que l’enquête ne faisait que débuter.

Nous sommes aussi restés perplexes en regardant attentivement les images transmises par les médias mainstream qui n’ont montré aucune trace de morts ou de blessés de même qu’aucune opération majeure leur portant secours. Les attentats de Saint-Denis nous ont laissés dans le doute quand le Procureur de Paris en a fait le compte rendu : Un assaut terrifiant par des forces de l’ordre considérables contre deux ou trois djihadistes se trouvant dans un appartement scellé avec une porte blindée opposant une résistance telle qu’il a fallu utiliser 5000 munitions dans une opération qui a duré sept heures : « Dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13 novembre, un assaut a été donné à partir de 4 h 20 mercredi 18 novembre, dans un appartement situé rue Corbillon et sur le boulevard Carnot, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), au nord de Paris. L’opération, menée par le RAID et la BRI, et impliquant 110 policiers au total, s’est terminée peu après 11 h 45 (http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/18/assaut-a-saint-denis-ce-qu-on-sait-ce-qu-on-ignore_4812399_4809495.html). Ces événements n’ont pas non plus été diffusés clairement à la télévision et ont permis d’attiser  la peur à l’égard des supposés terroristes.

Figure 1. Un blessé évacué du Bataclan le 13 novembre 2015 à Paris – DOMINIQUE FAGET AFP

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Source :

https://apps.facebook.com/ea_scrabble_closed/?fb_source=notification&fb_ref=YOUR_TURN_WORD_PLAYED&ref=notif&notif_t=app_notification

 

Figure 2. Les forces de l’ordre au cours de l’assaut à Saint-Denis

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Source : http://www.bfmtv.com/diaporama/les-images-de-l-assaut-a-saint-denis-3214/en-plein-centre-ville-3/

 

Les attentats de Bamako (figures 3 et 4)

Les reportages et images transmis concernant les attentats perpétrés à Bamako nous ont laissés aussi dans le doute sur la véracité des faits. Aucune image des morts ou des blessés. Une évacuation ordonnée et sans aucune panique chez les occupants de l’hôtel, aucune ambulance dans les parages de l’hôtel et identification précipitée des assaillants pouvant appartenir à al-Mourabitoun, un groupe d’al-Qaïda. Une revendication de l’attaque non confirmée serait venue via twitter des djihadistes de ce groupe. Ainsi, il y a lieu d’être perplexe devant le contenu de ces descriptions.

 

Figure 3. L’évacuation d’un otage de l’hôtel Radisson Blu à Bamako

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Source : http://www.lepoint.fr/monde/attaque-a-bamako-l-etat-d-urgence-decrete-au-mali-21-11-2015-1983567_24.php

 

Figure 4. Les forces spéciales maliennes, ce 20 novembre, interviennent à l’hôtel Radisson de Bamako au Mali.

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Source : http://www.rfi.fr/afrique/2min/20151120-direct-mali-radisson-blu-hotel-fusillade-bamako

 

Conclusion

À l’instar des attentats du 11 septembre 2001 aux USA plusieurs éléments nous permettent de formuler des questions sur la véracité des faits rapportés par les organismes officiels à Paris comme à Bamako. Nous ne voulons pas tomber dans le piège de la théorie du complot perpétré par les États, mais nous devons admettre qu’un grand nombre de questions peuvent être posées, car les preuves pouvant appuyer les faits rapportés ont été jusqu’à maintenant plutôt rares ou exposées de façon fragmentaire et imprécise.

Semer la peur afin de pouvoir justifier une militarisation accrue des États et des sociétés.

Nous appuyons très fortement les propos de Barry Grey concernant les effets de la campagne mondiale des médias mainstream utilisant les attaques dites terroristes de Paris et ce quels que soient les auteurs présumés de ces attaques :

« les attentats terroristes de vendredi dernier à Paris ont déclenché une campagne médiatique internationale visant à inspirer la panique et justifier une escalade des guerres au Moyen-Orient et l’assaut contre les droits démocratiques aux États-Unis et en Europe. Les principaux médias acceptent sans réserve toutes les affirmations des responsables du gouvernement, ainsi que leurs déclarations cyniques de solidarité avec les victimes et leurs dénonciations intéressées des tueurs comme le mal incarné. Ils œuvrent à utiliser ce dernier attentat pour légitimer les guerres et les mesures répressives qui ont produits ces atrocités et les précédentes, tout en ouvrant la voie à des guerres plus larges et à la dictature pure et simple » (http://www.mondialisation.ca/les-medias-et-les-attentats-terroristes-a-paris/5490157).
Bref, les reportages présentés par les grands médias n’ont pas exposé les faits de façon claire et convaincante. À Paris, il a fallu se contenter des comptes rendus du Procureur qui est resté vague dans ses propos et avare de preuves pouvant appuyer ses affirmations.

 

Jules Dufour

 

 

Références

DINUCCI, Manlio. 2015. 13-Novembre ou le «le 11-Septembre de la France». La stratégie du chaos. Mondialisation.ca et ilmanifesto.info. Le 17 novembre 2015. En ligne : http://www.mondialisation.ca/13-novembre-ou-le-le-11-septembre-de-la-france-la-strategie-du-chaos/5489693

DUFOUR, Jules. 2009. La quête de la vérité sur le 11 septembre. Un droit universel à respecter. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 5 avril 2009. En ligne :http://www.mondialisation.ca/la-qu-te-de-la-v-rit-sur-le-11-septembre-un-droit-universel-respecter/13069

LE MONDE.fr. 2015. Attaques à Paris : le point sur l’enquête et le déroulé des attaques. Le 13 novembre 2015. En ligne : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/11/13/fusillade-meurtriere-a-paris_4809485_3224.html

LES DÉCODEURS. 2015. Assaut à Saint-Denis : ce que l’on sait, ce que l’on ignore. LeMonde.fr. Le 20 novembre 2015. En ligne : http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/18/assaut-a-saint-denis-ce-qu-on-sait-ce-qu-on-ignore_4812399_4809495.html

ORIENTAL REVIEW. 2015. Massacre du 13-Novembre à Paris: A qui profite le crime ? Montréal, Mondialisation.ca et orientalreview.org, le 16 novembre 2015. En ligne :http://www.mondialisation.ca/massacre-du-1311-a-paris-a-qui-profite-le-crime/5489402

RADIO CANADA. 2015. Mali : attaque armée contre un hôtel de Bamako. Le 20 novembre 2015. En ligne :

https://apps.facebook.com/ea_scrabble_closed/?fb_source=notification&fb_ref=YOUR_TURN_WORD_PLAYED&ref=notif&notif_t=app_notification

RADIO CANADA. 2015. Mali : attaque armée contre un hôtel de Bamako. Le 20 novembre 2015. En ligne : http://ici.radio-canada.ca/breve/35387/assaillants-toujours-retranches-dans-hotel-bamako

RADIO CANADA. 2015. Des assaillants toujours retranchés dans l’hôtel de Bamako, corrige le gouvernement malien. Le 20 novembre 2015. En ligne : http://ici.radio-canada.ca/breve/35387/assaillants-toujours-retranches-dans-hotel-bamako

ROBERTS, Paul Graig. 2015. Les attentats de Paris et «l’histoire officielle» : La Matrice se déploie. Mondialisation.ca et paulgrairoberts.org, Le 17 novembre 2015. En ligne :http://www.mondialisation.ca/les-attentats-de-paris-et-lhistoire-officielle-la-matrice-se-deploie/5489754

VASILESCU, Valentin. 2015. La chronologie des attentats de Paris. Mondialisation.ca et reseauinternational.net, le 17 novembre 2015. En ligne : http://www.mondialisation.ca/la-chronologie-des-attentats-de-paris/ 5489747

WIKIPÉDIA. 2015. Attentats du 13 novembre 2015 en France. Dernière mise à jour : Le 22 novembre 2015. En ligne :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_du_13_novembre_2015_en_France#Identification_des_criminels

 

 

Source: MONDIALISATION.CA

lundi, 02 septembre 2013

LES AFFIRMATIONS DISANT QUE LA SYRIE MENE UNE GUERRE CHIMIQUE ONT POUR OBJECTIF DE PROVOQUER UNE INTERVENTION OCCIDENTALE


monde,syrie,états-unis,france,grande-bretagne,les affirmations disant que la syrie mène une guerre chimique,ont pour objectif de provoquer une intervention occidentale,bill van auken,article original wsws paru le 22 août 2013,mondialisation.ca


Les accusations non fondées selon lesquelles le régime syrien du président Bachar al-Assad a perpétré une attaque aux armes chimiques près de Damas et qui a tué un grand nombre de civils présentent toutes les caractéristiques d’une provocation montée de toutes pièces visant à déclencher une intervention occidentale.

Des adversaires du régime d’Assad soutenus par l’occident ont fait état de l’attaque, mercredi matin de bonne heure, au moment même où une équipe d’inspecteurs de l’ONU chargés d’examiner l’utilisation d’armes chimiques allaient commencer leur travail. Ils avaient été autorisés, 72 heures plus tôt, par le gouvernement à se rendre en Syrie,.

En effet, selon les sources de l’opposition qui ont signalé les attaques chimiques, celles-ci ont eu lieu à l’est de Ghouta, dans la banlieue est de Damas, à quelques kilomètres à peine du lieu où se trouve le siège de l’équipe des inspecteurs de l’ONU.

Les rapports contradictoires initiaux concernant cette attaque supposée venir du gouvernement établissaient le nombre de victimes entre une vingtaine et 1.300.

Aucune des vastes couvertures médiatiques de ces allégations non vérifiées n’a expliqué pourquoi le régime d’Assad aurait choisi un tel moment pour déclencher des attaques chimiques à grande échelle – sous le nez des inspecteurs de l’ONU – ni quel motif il aurait eu pour le faire dans une situation où son armée a infligé une série de défaites aux « rebelles » qui sont soutenus par les Etats-Unis.

Néanmoins, les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN, principaux partisans de la guerre sanglante en faveur d’un changement de régime en Syrie, n’ont pas perdu de temps pour publier des condamnations et exiger une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU qui s’est tenue mercredi après-midi à huis clos à New York.

La Maison Blanche a publié un communiqué où elle déclarait être « profondément préoccupée par les informations que des centaines de civils syriens ont été tués dans une attaque des forces gouvernementales syriennes perpétrée en recourant à des armes chimiques. » Avec ses alliés à Londres et Paris, elle a demandé à ce que la séance du Conseil de sécurité et l’équipe de l’ONU se trouvant sur le terrain en Syrie ouvrent tous deux immédiatement une enquête sur ces informations.

Les partisans d’une intervention américaine directe dans la guerre civile syrienne sont allés plus loin. Le Washington Post s’est empressé de publier un éditorial sur son site web disant : « Si les allégations d’une nouvelle attaque massive sont confirmées, la faible mesure adoptée par le président Obama en juin, à savoir la livraison de petites armes aux forces rebelles, s’est avérée totalement inadaptée. »

Le journal conclut qu’Obama doit réagir aux attaques chimiques présumées en « ordonnant des représailles directes des Etats-Unis contre les forces militaires syriennes responsables et en adoptant un plan visant à protéger les civils du sud de la Syrie par une zone d’exclusion aérienne. »

Le gouvernement syrien et son armée, qui ont répété à maintes reprises qu’ils n’utiliseraient pas d’armes chimiques contre la population, ont démenti les accusations faites par des organisations soutenues par les Etats-Unis, tel que le Centre d’opposition syrien.

Le ministère des Affaires étrangères syrien a publié un communiqué soutenant que la coopération entre Damas et l’équipe d’inspecteurs de l’ONU « n’avait pas plu aux terroristes et aux pays les soutenant ce qui explique pourquoi ils ont avancé de nouvelles fausses allégations selon lesquelles les forces armées ont utilisé du gaz toxique dans l’arrière-pays de Damas. »

L’ambassadeur syrien à Moscou, Riyad Haddad, a dit à l’agence d’information russe ITAR-TASS que les accusations étaient fausses et visaient à reproduire le « scénario irakien, » c’est-à-dire une intervention militaire directe des Etats-Unis en Syrie.

« Nos forces armées n’ont jamais utilisé d’armes chimiques et toutes les concoctions montées de toutes pièces à cet égard visent à désorienter les observateurs internationaux et à faire dévier leurs efforts pour atteindre les objectifs fixés, » a dit Haddad.

« Ce n’est un secret pour personne que toutes ces falsifications qui surgissent de temps en temps au sujet du recours aux armes chimiques ne sont rien d’autre qu’une tentative de réitérer le scénario utilisé par le passé concernant les armes de destruction massive en Irak, » a ajouté l’ambassadeur.

Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié les accusations d’une attaque gouvernementale aux armes chimiques de « provocation préméditée. »

Citant des sources anonymes en Syrie, le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Aleksander Lukashevich, a affirmé que l’attaque aux armes chimiques à l’est de Damas était l’œuvre des « rebelles » eux-mêmes qui sont soutenus par les Etats-Unis.

« Une fusée de fabrication artisanale avec une substance toxique qui n’a pas encore été identifiée, et qui ressemble aux roquettes utilisées par les terroristes le 19 mars à Kahn al-Assal, a été tirée tôt le matin du 21 août à partir d’une position occupée par les insurgés, » a-t-il dit.

L’attaque de mars dernier à Khan al-Assal, près d’Alep, est l’un des incidents sur lesquels l’équipe d’inspecteurs de l’ONU est venu enquêter en Syrie. Le gouvernement a affirmé que cette attaque, qui avait tué 26 personnes dont 16 soldats du gouvernement, était l’œuvre de milices armées soutenues par l’Occident et combattant pour un changement de régime.

Ces forces se sont publiquement vantées d’avoir accès à des armes chimiques et d’être prêtes à en faire usage. A la fin de mai dernier, les médias turcs avaient rapporté que des membres du Front Al Nusra, milice affiliée à al Qaïda et qui est le fer de lance de l’attaque contre le gouvernement, avait été interpellés et qu’ils étaient possession d’une certaine quantité de gaz sarin.

Si l’on se demande à qui profite un tel crime, il est clair que ce n’est pas au régime d’Assad mais aux forces dirigées par les islamistes et qui combattent pour le renverser. Ces accusations de crimes de guerre perpétrés par le gouvernement syrien sont faites au moment où ces forces sont confrontées à une crise croissante et à une série de défaites militaires.

Le coup d’Etat en Egypte a contraint le Conseil national syrien à fuir ce pays pour aller se réfugier en Turquie au moment où la junte militaire égyptienne retirait l’aide qui lui avait été précédemment fournie par le président islamiste déchu Mohamed Morsi.

Les forces d’Al Nusra, force combattante dominante particulièrement dans le nord de la Syrie, se sont retrouvées elles-mêmes impliquées dans un violent conflit armé contre les milices kurdes qui s’opposent à l’empiètement des combattants islamistes syriens sur leurs villages. L’émergence des Kurdes en tant qu’importante force combattante dans la guerre civile syrienne et leur revendication d’autonomie ainsi que le flux de dizaines de milliers de réfugiés kurdes fuyant les combats dans l’Irak voisin, fait aussi réfléchir le gouvernement en Turquie qui redoute les retombées sur sa propre population kurde.

La dernière vague d’indignation internationale au sujet des armes chimiques syriennes avait eu lieu en juin dernier, après la défaite des forces soutenues par l’Occident, dans la ville stratégique de Qusayr, près de la frontière libanaise, et qui avait coupé une ligne d’approvisionnement clé des milices anti-régime. C’est en réponse directe à ces revers que le gouvernement Obama avait publié ses conclusions infondées selon lesquelles le gouvernement Assad avait utilisé des armes chimiques. Après avoir précédemment déclaré que le recours à de telles armes était « une ligne rouge » qui conduirait à un changement de la politique américaine en Syrie, le gouvernement Obama avait annoncé que son intention est de commencer à armer directement les « rebelles ».

Alors que les récentes allégations ont, comme on pouvait s’y attendre, entraîné des appels à une intervention militaire américaine directe, le commandement du Pentagone ne semble guère enthousiaste quant à une telle perspective.

L’Associated Press a fait état mercredi d’un courrier adressé par le président du Conseil des chefs d’état-major interarmées américain, le général Marin Dempsey, à un représentant démocrate du Congrès qui préconise une telle intervention, mettant en garde que ce serait contre-productif vu que les soi-disant rebelles ne serviraient pas les intérêts américains s’ils réussissaient à renverser Assad.

« J’estime que le côté que nous choisissons doit être prêt à promouvoir ses intérêts et les nôtres lorsque la balance penchera en sa faveur. Actuellement, ce n’est pas le cas, » a écrit Dempsey au membre du Congrès Eliot Engel de New York.

« Nous pouvons détruire la force aérienne syrienne, » a dit le général. « La perte de la force aérienne d’Assad anéantirait sa capacité à attaquer les forces d’opposition dans l’air mais elle intensifierait aussi et engagerait potentiellement davantage les Etats-Unis dans ce conflit. En d’autres termes, ce ne serait pas décisif sur le plan militaire mais cela nous engagerait de façon décisive dans le conflit. »

Le commandant américain conclut en disant: « Le recours à la force militaire américaine peut modifier l’équilibre militaire mais il ne peut pas résoudre les questions historiques ethniques, religieuses et tribales sous-jacentes qui sont en train d’attiser ce conflit. »

Sur ce point le général n’est pas honnête ; l’amer conflit sectaire en Syrie n’est pas simplement le résultat de questions « historiques sous-jacentes », mais bien plutôt la conséquence directe du conflit armé fomenté par l’impérialisme américain et ses alliés régionaux et de l’acheminement par leurs soins de dizaines de milliers de combattants islamistes étrangers dans le pays. La crise à laquelle ces forces sont actuellement confrontées n’a rien à voir avec des armements inadéquats mais plutôt avec l’hostilité grandissante de la population à l’égard du bain de sang sectaire qui est déchaîné en Syrie.


Bill Van Auken

Article original, WSWS, paru le 22 août 2013


Source: MONDIALISATION.CA

dimanche, 01 septembre 2013

LES REBELLES SYRIENS AVAIENT DEJA UTILISE DU GAZ SARIN LE 19 MARS 2013, QUE LEUR A-T-ON FAIT?


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Carla-Del-Ponté enquêtrice des Nations-unies en Syrie


Ce n'est pas la première fois que les rebelles syriens et les islamistes drogués de Washington utilisent du gaz sarin contre la population syrienne. Ils l'avaient déjà fait, le 19 mars 2013, près d'Alep. Et avec l'aide des médias caniches de l'Occident, ils ont tenté de faire endosser leur acte ignoble au régime de Bachar Al-Assad, appuyés par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne. L'histoire n'a fait que se répéter le 21 août 2013 dernier, à Al Ghouda. Avec les mêmes gesticulations honteuses de l'Occident qui s'en prévaut pour s'arroger le droit inique de préparer une intervention militaire contre un peuple attaqué et foulé au pied. Une honte pour toute l'humanité! Un vrai monde de sauvages! Retour sur un rapport onusien qui avait déjà épinglé les terroristes sanguinaires et cannibales soutenus par Washington, Paris et Londres, en Syrie. Fernand Dindé.

Syrie: c’est tranché, ce sont les rebelles qui ont utilisé du gaz Sarin de combat


Selon les Nations-unies, c’est l’opposition soutenue par les Etats-Unis et non le régime syrien qui a utilisé du gaz sarin.


Son rapport fait voler en éclats les mensonges sur lesquels Washington et ses alliés européens fondent leur campagne pour une guerre avec la Syrie, et selon lesquels les Etats-Unis et leurs alliés se préparent à attaquer la Syrie pour protéger la population syrienne des armes chimiques d’Assad. En fait, les preuves disponibles concernant l’utilisation de gaz sarin mettent en cause les « rebelles » dominés par les islamistes et qui sont armés par des pays du Moyen-Orient, alliés aux Etats-Unis et sous la supervision de la CIA.

Les déclarations de Del Ponte coïncident avec les frappes aériennes totalement illégales d’Israël contre la Syrie et qui ont été approuvées par le président Obama. Ces actes de guerre représentent une intensification majeure de la guerre sectaire, instiguée et soutenue par les Etats-Unis, pour un changement de régime en Syrie, guerre qui est elle-même une préparation à des attaques contre le principal allié du régime syrien dans la région, à savoir l’Iran.

Del Ponte a été précédemment procureur général du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ainsi que du Tribunal pénal international pour le Rwanda, tous deux soutenus par l’Occident. Elle siège actuellement dans une commission d’enquête des Nations-unies sur la Syrie. Dans une interview accordée dimanche à la chaîne italiano-suisse RSI, elle a dit, « D’après les témoignages que nous avons recueillis, les rebelles ont eu recours à des armes chimiques, et ont utilisé du gaz sarin. »

Elle a expliqué, « Nos enquêteurs sont allés dans des pays voisins pour interviewer des victimes, des médecins et dans les antennes chirurgicales et d’après leur rapport de la semaine dernière que j’ai vu, il existe des suspicions fortes et concrètes, mais pas encore de preuve incontestable de l’utilisation de gaz sarin, d’après la manière dont les victimes ont été traitées. Et c’est de l’opposition, des rebelles, que cela venait, et non des autorités gouvernementales. »

Elle a ajouté, « Ce n’est pas surprenant, puisque les opposants [c'est à dire l'opposition anti-Assad] sont infiltrés par des combattants étrangers. »

Dans une Vidéo interview à la BBC, del Ponte a dit, « Nous avons rassemblé des témoignages qui laissent penser que des armes chimiques ont été utilisées, en particulier du gaz de combat. Ce qui a émergé de notre enquête c’est que cela a été utilisé par les opposants, par les rebelles. Nous n’avons aucune, absolument aucune indication que le gouvernement, les autorités du gouvernement syrien, aient utilisé des armes chimiques. »

Ces déclarations démasquent la campagne des Etats-Unis sur les armes chimiques en Syrie comme étant une série de mensonges concoctés pour justifier une guerre d’agression au Moyen-Orient. Cette campagne a commencé fin mars, au moment où l’armée américaine annonçait les projets d’une intervention intensifiée en Syrie lorsque le régime d’Assad avait accusé l’opposition d’avoir lancé une roquette avec une ogive chimique à Khan al-Asal, près d’Aleppo. Elle avait tué 26 personnes, dont 16 soldats syriens, selon des sources de l’opposition.

L’opposition avait réagi en alléguant que c’était le régime d’Assad qui avait tiré cette roquette chimique. C’était fort peu probable étant donné que la roquette visait des forces pro-Assad.

Néanmoins l’establishment politique et médiatique américain a pris les allégations de l’opposition pour argent comptant, exigeant une intensification de l’intervention en Syrie, sur la base des remarques d’Obama d’août 2012 selon lesquelles l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien serait une « ligne rouge » incitant les Etats-Unis à attaquer.

Le 26 avril, la Maison Blanche a approuvé cette campagne dans une lettre au Congrès déclarant: « La communauté américaine du renseignement, avec différents degrés de certitude, est parvenue à la conclusion que le régime syrien a utilisé des armes chimiques à petite échelle, en Syrie, en particulier du gaz sarin. »

Cette déclaration n’avait en fait aucun fondement et était d’évidence fabriquée sans tenir compte des témoignages rassemblés par les Nations-unies. Même après les interviews de del Ponte, des responsables américains ont continué à faire des déclarations incendiaires laissant entendre qu’ Assad utilisait des armes chimiques. Un conseiller du gouvernement Obama a dit auNew York Times hier, «Il apparaît tout à fait clairement à tous qu’Assad est en train de faire des calculs pour voir si ces armes pourraient le sauver. »

L’utilisation de gaz sarin par l’opposition islamiste sunnite soutenue par les Etats-Unis, liée à al Qaïda et qui organise régulièrement des attaques terroristes en Syrie, soulève aussi la question de savoir comment elle a obtenu ce gaz. Le conseil américain des relations internationales décrit le sarin comme un produit «très dangereux et complexe à confectionner, » bien qu’il puisse être fait « par un chimiste formé avec des produits chimiques disponibles pour le grand public. »

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Dans un hôpital d'Alep, après un bombardement, le 19 mars - AP/Uncredited

Que les islamistes aient reçu le gaz sarin de leurs partisans étrangers, puis l’aient synthétisé eux-mêmes peut-être sous la surveillance de l’extérieur, ou qu’ils l’aient volé dans les stocks syriens, une chose est claire : son utilisation montre clairement la nature criminelle et téméraire du soutien des Etats-Unis à l’opposition islamiste.

Tout au long de la guerre syrienne, l’Etat et les médias américains ont agi suivant l’hypothèse qu’il est possible de manipuler la population par les mensonges les plus outranciers. Il importait peu que ces mensonges soient même vaguement plausibles, car on pouvait compter sur les médias pour les présenter de façon à ce qu’ils justifient l’attaque contre la Syrie.

A maintes reprises, lors du massacre de Houla en mai 2012 et du meurtre du journaliste Gilles Jacquier en janvier 2012, les médias ont fait porter sur le régime d’Assad la responsabilité des atrocités perpétrées par l’opposition, puis ont laissé tomber l’affaire lorsqu’il est apparu que c’était l’opposition qui en était responsable. Même l’annonce du gouvernement américain en décembre dernier que des forces d’opposition liées à Al Qaïda avaient perpétré des centaines de bombardements terroristes en Syrie n’ont pas affaibli le soutien des média pour la guerre.

A présent les médias américains sont en train d’enterrer la nouvelle de l’interview de del Ponte, au moment où Washington se prépare à une intervention directe en Syrie. Il n’a été fait aucune mention hier de son interview dans aucun des programmes d’information du soir des trois principaux réseaux.

Au contraire, après les frappes aériennes d’Israël contre des cibles syriennes jeudi et dimanche, des responsables et des experts des médias américains se sont vanté que les forces américaines étaient en mesure d’attaquer les défenses aériennes syriennes en faisant peu de victimes. (voir Les frappes israéliennes en Syrie)

Reprenant les mensonges concernant les armes de destruction massive (ADM) utilisés pour justifier la guerre contre l’Irak, l’élite dirigeante américaine place les armes chimiques au centre de sa propagande de guerre contre la Syrie. Hier le Washington Post écrivait: « Les frappes israéliennes, suite aux reportages de ces dernières semaines disant que les forces d’Assad déployaient probablement des armes chimiques en quantité inconnue, semblaient étayer la position de ceux qui pensent depuis longtemps que les Etats-Unis devraient apporter un soutien direct aux rebelles. »

Le New York Times a fait remarquer qu’Obama pourrait utliser les armes chimiques comme prétexte pour faire la guerre s’il attaquait sans l’autorisation des Nations-unies. Il écrit : « Il est presque certain que la Russie mettrait son veto à tout effort visant à obtenir l’autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU pour une action militaire. Jusqu’à présent, M. Obama a évité de rechercher une telle autorisation et c’est donc une raison pour laquelle l’utilisation passée ou à venir d’armes chimiques pourrait servir d’argument juridique pour mener des frappes. »

Le journal n’a pas fait remarquer que, dans un tel cas, la guerre d’Obama contre la Syrie serait tout aussi illégale du point de vue du droit international que l’invasion de l’Irak par Bush, il y a dix ans. Cette guerre-là qui a coûté la vie à un million d’Irakiens et a fait des dizaines de milliers de morts et blessé américains, et a aussi coûté des milliers de milliards de dollars, est profondément détestée par la classe ouvrière américaine et internationale.

Ce besoin de l’élite dirigeante américaine de minimiser la guerre en Irak au moment où elle se prépare à lancer un bain de sang similaire en Syrie sous-tend l’article du New York Times d’hier écrit par l’ancien chef de la rédaction du Times, Bill Keller, et intitulé « La Syrie n’est pas l’Irak. » Déplorant le fait que l’expérience de la guerre en Irak, que lui-même et le Times avaient promue avec de faux reportages sur les armes de destruction massive de l’Irak, l’avait rendu «réticent vis à vis des armes », Keller a carrément affirmé, « Pour ne pas se tromper en Syrie, il faut commencer par se remettre de l’Irak. »

Par « se remettre de l’Irak », Keller veut dire surmonter les inquiétudes concernant l’action militaire et les massacres de masse pour écraser ceux qui s’opposent à la politique américaine. Il écrit que, « En Syrie, je crains que la prudence ne soit devenue du fatalisme… Notre réticence à armer les rebelles ou à défendre les civils pour qu’ils ne soient pas massacrés dans leur maison a convaincu le régime d’Assad (et le monde) que nous ne sommes pas sérieux. »

Déclarant que Washington est en train de préparer des plans militaires « au cas où l’utilisation par Assad d’armes chimiques nous force la main, » il demande une intervention rapide et écrit, « Pourquoi attendre la prochaine atrocité? »

L’article va-t-en guerre de Keller est un exemple particulièrement clair de la manière dont la promotion par les médias d’une politique impérialiste est coupée de la réalité. Le fait qu’il n’existe aucune preuve qu’Assad ait utilisé des armes chimiques, ou que la prochaine atrocité en Syrie sera probablement perpétrée par les forces soutenues par les Etats-Unis, importent peu au Times. La seule chose qui compte est de bien présenter la prochaine guerre américaine, et tant pis pour la réalité des faits.

La faillite intellectuelle et morale collective des médias et de l’élite dirigeante explique le fait que les révélations explosives de del Ponte puissent être enterrées sans commentaire. Enivrée par sa propre propagande mensongère, prête à tout pour effacer les conclusions que la population a tirées de la dernière débâcle sanglante de Washington, la classe dirigeante américaine est en train de se précipiter à tombeau ouvert vers une nouvelle catastrophe.

 

Alex Lantier


Source: MONDIALISATION.CA

jeudi, 13 juin 2013

UN GOUVERNEMENT DES BANQUES, PAR LES BANQUES ET POUR LES BANQUES

 

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Cinq ans après l’effondrement financier de 2008, la spéculation et la fraude qui ont causé le crash ont fait un retour en force aux États-Unis. Conséquence des 85 milliards de dollars imprimés et livrés aux banques chaque mois par la Réserve fédérale, les affaires sont en plein boom au casino de Wall Street. Les valeurs des actions atteignent des niveaux record comme les profits des banques, dans un contexte de salaires en déclins et de pauvreté massive.

Dans ces conditions, les banques ont poussé à ce que soient levées les restrictions pourtant très modestes qui pèsent sur la spéculation financière, tout en élargissant le domaine d’applicabilité des lois sur le renflouage public. Le but est simple: donner aux banques une capacité maximale à spéculer sans contraintes, tout en obtenant un maximum d’aides de l’État si, et quand, la bulle éclatera.

L’emprise des banquiers sur le gouvernement est tellement ferme qu’ils ne se contentent plus de laisser leurs politiciens vendus écrire les lois, ils ont commencé à les écrire eux-mêmes.

Ce fut le cas pour un projet de loi qui est passé devant la Commission aux services financiers de la chambre des députés ce mois-ci, le projet HR 992, qui étend significativement le nombre d’institutions financières pouvant être couvertes par la Federal Deposit Insurance Corporation [FDIC – créée au départ pour garantir les dépôts des particuliers, elle garantit les dettes des banques depuis 2008, ndt]. La loi qui est passée avec le soutien des démocrates et des républicains modifie une loi précédente empêchant les institutions financières qui font le commerce des «swaps» (un ensemble de produits dérivés dangereux et largement déréglementés) d’être couverts par le FDIC.

Le New York Times a fait savoir vendredi que, d’après des e-mails examinés par le journal, 70 des 85 lignes du projet étaient tirées de recommandations faites par Citigroup, l’une des plus grandes banques américaines. Deux paragraphes ont été insérés pratiquement mot à mot depuis un email envoyé par la banque aux législateurs.

Cette loi restreint les dispositions de la loi Dodd-Frank de réforme de Wall Street et de protection des consommateurs signée le 21 juillet 2010. Celle-ci était déjà en grande partie un geste de publicité du gouvernement Obama, qui tentait de donner l’impression de s’en prendre à la spéculation financière tout en autorisant en réalité les banques à poursuivre leurs habitudes.

Au lieu d’imposer des règles, la loi Dodd-Franck n’a fait qu’imposer qu’une série de règles soient appliquées plus tard par les autorités de régulation. Près de trois ans après le passage de cette loi, la grande majorité de ces règles n’a pas été créée.

Sur les 135 dispositions de régulation des banques imposées par la loi Dodd-Franck, seules 40 ont été effectivement appliquées. La disposition la plus mise en avant à l’époque, qui exigeait la création d’une «règle Volcker» qui aurait empêché les institutions d’épargne de se livrer à la spéculation financière, reste lettre morte.

De plus, un grand nombre de ces dispositions, pourtant peu menaçantes, ont été encore réduites par les décisions suivantes du Congrès, comme la HR 992 précitée.

Même les dispositions qui ont été appliquées ont été affaiblies par la suite par les autorités de régulation à la demande des banques. La semaine dernière, la Commodity Futures Trading Commission [qui régule les bourses de commerce pour les matières premières, ndt], a voté l’application de règles sur les produits dérivés – des produits financiers spéculatifs dont la valeur dépend d’autres produits – qui sont significativement plus faibles que celles qui sont proposées par la loi Dodd-Franck.

Cette commission avait initialement proposé que les acheteurs de produits dérivés doivent contacter cinq banques avant d’établir le prix d’un contrat. Avec les nouvelles réglementations, les acheteurs n’ont qu’à contacter deux banques, ce qui renforce le monopole d’une poignée d’institutions qui dominent ce marché largement dérégulé des produits dérivés, lequel représente plusieurs milliers de milliards de dollars.

Ce projet proposait au départ que les produits dérivés soient échangés de manière électronique comme les actions, pour que les acheteurs puissent avoir une meilleure compréhension des prix sur l’ensemble du marché, ce qui aurait rendu la surévaluation des prix plus difficile. Mais les règles finalement adoptées permettent à la plupart des échanges de dérivés d’avoir lieu par téléphone, ce qui rend le marché pratiquement impossible à réguler.

En dépit d’une montagne de preuves – dont un volumineux rapport de 2011 de la sous-commission permanente du Sénat sur les enquêtes – indiquant que le crash financier de 2008 était directement lié aux infractions constantes de Wall Street, pas un seul responsable d’une grande banque n’a été poursuivi en justice, sans parler d’aller en prison.

Les géants de Wall Street émergent de la crise financière plus grands et plus puissants que jamais, et, comme le montrent les enquêtes du gouvernement sur les pertes de 6 milliards de dollars de JPMorgan l’an dernier, leurs activités ne sont que spéculatives et parasitaires, comme avant le crash.

Ces facteurs, combinés avec la vaste quantité d’argent frais injecté dans les marchés financiers par les banques centrales rendent un nouveau crash financier quasi inévitable.

Dans tout cela, le rôle du gouvernement a été de couvrir et de faciliter les crimes des banques, cherchant à créer une apparence de régulation tout en permettant à Wall Street d’agir en toute impunité.

La principale connexion entre les banques et le gouvernement, c’est le gouvernement Obama lui-même, qui, avec chaque nouvelle nomination, devient encore plus un gouvernement de, par, et pour l’oligarchie financière.

En janvier, Obama a nommé au poste de ministre du trésor, Jacob Lew, qui a gagné des millions de dollars en tant que directeur de l’unité d’investissements alternatifs de Citigroup, qui pariait contre le marché de l’immobilier pendant que celui-ci s’effondrait.

Ce mois-ci, Obama a nommé Penny Pritzker, l’héritière d’une chaîne d’hôtels et une opératrice d’un fonds d’investissement, comme secrétaire d’État au Commerce. Avec un capital net de 1,85 milliard de dollars, Pritzker est la personne la plus riche de l’histoire des États-Unis à être membre du gouvernement.

Ces développements démontrent l’impossibilité de maîtriser les criminels financiers dans le cadre très limité du système politique actuel. Le gouvernement et les deux grands partis ne sont qu’à peine plus que des valets des banquiers, lesquels exercent une dictature sur la vie politique des États-Unis.


Andre Damon

Article original, WSWS,paru le 25 mai 2013


Source: MONDIALISATION.CA

lundi, 04 février 2013

LES FRERES MUSULMANS SYRIENS SOUTENUS PAS LES ETATS-UNIS DEPUIS 2007 SOUS LE GOUVERNEMENT BUSH


MONDE,MONDE ARABE,Les frères musulmans syriens, soutenus par les Etats-Unis depuis 2007, sous le gouvernement Bush,Tony Cartalucci Le 24 Janvier 2013,mondialisation.ca


En 2007, le Wall Street Journal a publié un article intitulé: « To Check Syria, U.S. Explores Bond With Muslim Brothers.” Et déjà à ce moment là, il fut noté que la confrérie avait des liens très étroits avec des groupes que les États-Unis reconnaissent et listent comme des organisations terroristes, incluant le Hamas et Al-Qaïda.

L’article nous livre une sombre prémonition du soutien que les États-Unis offriront aux Frères musulmans à la fois comme force politique et terroriste dans le monde arabe, et ce après des décennies de tentative d’écrasement de cette organisation sectaire terroriste de la Tunisie à la Syrie en passant par l’Égypte, la Libye, la Jordanie et au-delà. En fait, l’article du Wall Street Journal de 2007 notait spécifiquement que le partenariat avec les États-Unis “pourrait déstabiliser les gouvernements de Jordanie et d’Égypte, deux des plus gros alliés des États-Unis où la confrérie représente une force politique d’opposition croissante.”

L’Égypte est maintenant sous la férule de la dictature de la confrérie sectaire et extrémiste des Frères musulmans, après que les États-Unis aient provoqué les troubles dans le pays en 2011, tandis que la Jordanie voit maintenant à son tour les troubles se produire, troubles menés par cette même confrérie.

Ce qui est assez dérangeant à propos de cet article de 2007 est qu’il montre comment les “politiques de l’ère Bush” de 2000-2008 ont transcendé les gouvernements et ont continué de plus belle sous le gouvernement Obama.

L’article, écrit par Jay Solomon, fait écho similairement à une prémonition des évènements violents et confessionels qui ont engouffrés la Syrie, décrites par le journaliste lauréat du prix Pullitzer Seymour Hersch dans un article du New Yorker intitulé: « The Redireciton: Is the Administration’s new policy benefiting our enemies in the war on terrorism? » (La nouvelle direction : La nouvelle politique de l’administration profite-t-elle à nos ennemis dans la guerre au terrorisme)

Solomon commence en disant:

“Lors d’une après-midi humide de la fin mai, environ une centaine de supporteurs du plus grand groupe d’opposition syrien en exil, Le Front national du salut (FNS), s’étaient rassemblés ici devant l’ambassade de Damas pour protester contre le pouvoir de Bachar Al-Assad. Les manifestants crièrent des slogans anti Assad et brandissaient des pancartes proclamant: “Changeons de régime maintenant !”

Plus loin dans l’article, il sera révélé que le Front national du salut était en contact avec le ministère des Affaires étrangères américain et qu’un cabinet de consultants situé à Washington aidait en fait le FNS à organiser cette manifestation :

Dans les semaines précédant l’élection présidentielle, l’officine du ministère des Affaires étrangères, Middle East Partnership Initiative, qui fait la promotion de démocratie régionale et des membres du FNS, se sont rencontrés pour parler de l’opportunité mettre en évidence le manque de démocratie en Syrie et le haut taux d’abstention, disent les participants. Un autre cabinet de consultants situé à Washington, C&O Resources Inc., a assisté le FNS dans sa planification de la manifestation anti-Assad du 26 mai devant l’ambassade syrienne, leur donnant des contacts parmi les médias et parmi les politiques. Les représentants du ministère des Affaires étrangères ont insisté sur le fait qu’ils ne fournirent aucun soutien financier ou technique aux manifestants.

Tout comme le “printemps arabe”, qui fut en fait une sédition fomentée par l’Occident, fut promut publiquement par des entreprises professionnelles de relations publiques, avec l’aide des médias achetés et complices, vendant la salade comme une révolution “pro-démocratie”.

Comme le ministère des Affaires étrangères et les organes de presse occidentaux le font maintenant en présentant l’opposition syrienne comme représentative d’un vaste rayon d’intérêts de la société syrienne, le Wall Street Journal  admis alors, tout comme cela est évident maintenant, que la confrérie sectaire des Frères Musulmans, était en fait le véritable centre de la “révolte” :

Un des membres les plus influents du FNS est la branche syrienne des Frères musulmans, le mouvement politique actif depuis des décennies à travers le Moyen-Orient et dont les leaders ont inspiré des groupes terroristes comme le Hamas ou Al Qaïda. La branche syrienne dit qu’elle a renoncé à la lutte armée en faveur des réformes démocratiques.

L’article décrivait une opposition désorganisée et fracturée, assez semblable au Conseil national syrien de 2011 et sa plus récente réincarnation américano-qatarie, la “Coalition nationale”, dont le seul dénominateur commun et la seule idéologie dominante est toujours l’extrémisme sectaire exercé par les Frères musulmans. De manière similaire, la “Coalition nationale” actuelle est menée par Moaz al-Khatib, qui a admis ouvertement sur la chaîne qatarie Al-Jazeera, ses aspirations d’établir un “État islamique” en lieu et place de la société laïque syrienne actuelle. Al-Khatib a aussi protesté véhémentement contre l’inclusion sur la liste américaine des groupes terroristes de l’organisation Al-Nosra, qui se bat en Syrie et fait  partie intégrante de la coalition nationale d’al-Khatib.

Ce sont les “combattants de la liberté” d’alors et de maintenant que les États-Unis soutiennent, financent et arment. La plus récente accusation des États-Unis armant des terroristes connus est venue de l’ancien général étasunien et ancien commandant des forces spéciales, William G. Boykin, qui a affirmé que les États-Unis non seulement arment les terroristes en Syrie, mais qu’ils le font en faisant passer les armes par l’émirat de la terreur de Benghazi en Libye.

Le discours des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’OTAN et même de l’ONU en ce qui concerne le conflit en Syrie, est une fabrication intentionnelle et cela est clairement démontré par les réseaux logistiques panarabes que l’OTAN utilise pour inonder la Syrie d’armes et de terroristes, les chefs de l’opposition actuelle, ainsi que par les preuves documentées d’une conspiration élaboré avec les Frères musulmans depuis 2007 et d’autres groupes extrémistes violents en Syrie pour renverser le gouvernement. Cela indique une tromperie encore plus grande, impliquant la fausse idée selon laquelle des élections présidentielles amènent à la fois un changement de leadership et de politique. Les guerres fomentées sous Bush sont perpétuées et amplifiées sous Obama et ce par les mêmes décideurs des mêmes boîtes de réflexion financées par l’entreprise privée qui ont donné à Bush son programme il y a des années de cela.

Avec des troupes françaises, britanniques et maintenant étasuniennes qui deviennent de plus en plus impliquées au Mali, combattant supposément des terroristes en contact direct avec des combattant armés, financés et reconnus diplomatiquement par l’Occident en Libye, ainsi que le débordement du conflit Algérie, on se doit de reconnaître qu’un programme particulier est mise en oeuvre à la fois contre la volonté du peuple et ses meilleurs intérêts. Identifier les intérêts du privé et de la finance impliqués dans ce projet et les boycotter tout en les remplaçant par des alternatives locales constitue notre seul recours. Comme l’illustre le cas de non-transition et de continuité du programme entre Bush le « droitiste » républicain et Obama le “gauchiste” démocrate, les élections ne servent à rien du tout. Comme le “printemps arabe” l’a prouvé avec les manifestations de ce Front national du salut dont le scénario était écrit par des officines américaines, la protestation et la manifestation publique ne servent à rien non plus.


Tony Cartalucci

Le 24 Janvier 2013


Article original en anglais :

http://landdestroyer.blogspot.fr/2013/01/syrias-muslim-brotherhood-propped-up-by.html#more

Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

Source: MONDIALISATION.CA

dimanche, 03 février 2013

L'IMPERIALISME PREVOIT «DES DECENNIES DE GUERRE» EN AFRIQUE

 

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L’intervention française au Mali, suivie du siège sanglant en Algérie, représente un tournant dans ce qui se présente comme une nouvelle ruée impérialiste vers l’Afrique. Ces événements, si peu de temps après la guerre des Etats-Unis et de l’OTAN en vue d’un changement de régime en Libye et la guerre civile sectaire en Syrie avec le soutien de Washington, sont le signe que l’humanité assiste à une poussée convulsive des grandes puissances pour la redivision du monde, de ses territoires, ses marchés, ses ressources.

Il y a tout lieu de croire que cette campagne de recolonisation d’une grande partie de la planète sera encore plus sanglante et plus tyrannique que la première colonisation de l’Afrique.

Tout comme durant la guerre contre la Libye, la France a pris les devants en déchaînant sur le territoire malien ses chasseurs-bombardiers et ses chiens de guerre que sont la Légion étrangère. Cependant, les autres grandes puissances impérialistes ont clairement signalé qu’elles ne resteront pas à l’écart.

Le premier ministre britannique David Cameron a juré que le Royaume-Uni « collaborera avec d’autres pour verrouiller ce territoire non gouverné » en Afrique du Nord-Ouest, « avec tous les moyens dont nous disposons. » Qualifiant les développements au Mali et dans les pays avoisinants de « menace mondiale », Cameron a déclaré que cette situation « exigera une réponse sur plusieurs années, voire même plusieurs décennies, plutôt que quelques mois. »

Le gouvernement Obama a d’abord adopté une approche prudente envers les événements au Mali, préoccupé, sans doute, de se retrouver à aider un rival impérialiste, sapant ainsi ses propres objectifs prédateurs en Afrique. Cependant, avec la crise des otages en Algérie qui a coûté la vie à au moins 80 personnes, y compris trois Américains, Washington a clairement exprimé ses intentions d’intervenir de manière agressive.

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a déclaré vendredi dernier: « Nous avons la responsabilité de chasser Al-Qaïda, où qu’il se trouve. Nous les avons chassés dans le FATA (les zones tribales administrées fédéralement au Pakistan). Nous sommes en train de les chasser au Yémen et en Somalie. Nous avons la responsabilité d’assurer qu’Al-Quaïda n’établisse pas de bases d’opérations en Afrique du Nord et au Mali. »

Le message est clair. Le Mali et la région seront transformés en un nouveau front dans la crise de folie meurtrière à échelle mondiale des Etats-Unis et qui sera perpétrée en premier lieu avec des drones Predator et des missiles Hellfire.

Les Etats-Unis ont également annoncé qu’ils sont en train d’envoyer des Forces Spéciales comme « formateurs » et « conseillers » aux six pays, le Niger, le Nigeria, le Burkina Faso, le Sénégal, le Togo et le Ghana, qui fourniront les soldats permettant à la Communauté économique ouest africaine (Cédéao) de bricoler une force africaine qui agira en intermédiaire de l’intervention impérialiste. Les Etats-Unis fourniront le transport aérien pour acheminer les troupes africaines de la Cédéao au Mali.

Autant pour la belle rhétorique d’Obama lors de son investiture. « Une décennie de guerres se termine, » a-t-il déclaré lundi, un jour seulement après que Cameron avertissait que c’était le commencement de décennies de guerres en Afrique.

Nous sommes maintenant dans une ère historique où chaque nouvelle guerre engendre la suivante: La Libye, la Syrie et maintenant le Mali, en l’espace de moins de deux ans.

Le lien entre ces guerres est rarement reconnu dans les médias officiels, qui, d’une voix haletante, font des reportages sur chaque nouvelle crise, des combats au Mali au drame des otages en Algérie dans le complexe gazier, comme s’il s’agissait d’un outrage insensé ne pouvant s’expliquer que comme le développement d’une lutte entre le bien et le mal, connue sous le nom de guerre mondiale contre le terrorisme.

On n’est pas censé prononcer le terme de « boomerang explosif » lorsque l’on est en présence des délicats réseaux médiatiques. Et pourtant c’est précisément de cela qu’il s’agit. La guerre Etat-Unis/OTAN pour le changement de régime en Libye a déstabilisé la région tout entière. Cela a eu pour effet de faire fuir les Touaregs, dont beaucoup avaient servi parmi les forces de sécurité de Khadafi, qui sont entrés se réfugier au Mali dans une situation où les « révolutionnaires » de Libye soutenus par l’OTAN chassaient et tuaient toute personne à peau noire.

Les Touaregs sont un peuple nomade du Sahel qui s’étend en bordure du désert du Sahara. Ils habitent le Nord du Mali ainsi que le Niger, l’Algérie, le Maroc, la Libye et le Burkina Faso.

Au Mali, l’oppression et la négligence du gouvernement central ont provoqué quatre révoltes depuis l’indépendance en 1960. Des révoltes similaires se sont produites au Niger voisin. L’arrivée des Touraegs fuyant la Libye, combinée aux grandes quantités d’armes libyennes disponibles, ont déclenché cette dernière révolte qui a été alimentée par la défection de grande envergure de soldats et d’officiers touaregs de l’armée malienne.

Les nationalistes touaregs laïcs ont cependant été supplantés par des forces islamistes mieux équipées et mieux financées. Fortement consolidées par la guerre des Etats-Unis et de l’OTAN en Libye où elles ont été armées et soutenues par Washington comme force terrestre par procuration contre Kadhafi, elles sont à présent armées et financées de la même façon comme troupes de choc pour un changement de régime en Syrie. O ne peut pas comprendre la politique américaine au Moyen-Orient et en Afrique si on ne reconnaît pas que Washington opère au sein d’une alliance de fait avec des forces liées à Al Qaïda.

Al Quaïda au Maghreb Islamique (AQMI), nouvel épouvantail de la « guerre contre le terrorisme, » est comme son prédécesseur en Afghanistan, le monstre Frankenstein de l’impérialisme occidental. AQMI avait émergé au sein de forces qui étaient parties se battre en Afghanistan, soutenues par les Etats-Unis, contre le régime de Kaboul, soutenu par l’Union soviétique dans les années 1980. Elles étaient ensuite rentrées pour se battre dans la sanglante guerre civile algérienne des années 1990, où l’impérialisme américain et français soutenaient l’armée algérienne dans sa prise de pouvoir visant à empêcher l’élection du Front de salut islamique. La répression qui s’ensuivit provoqua la mort de 100.000 Algériens.

Le gouvernement algérien a accusé l’émirat du Qatar, un allié clef de Washington, de financer AQMI, tout comme il finance les « rebelles » soutenus par les Américains en Syrie. Avant même le conflit actuel, ce n’était un secret pour personne que AQMI et des groupes similaires jouissaient de l’approbation tacite du gouvernement central du Mali, appuyé par Washington et Paris, qui voyait les Islamistes comme un contrepoids utile aux Touaregs.

Et maintenant, on nous demande de croire que cette même organisation est devenue une menace « mondiale », capable d’attaquer à tout moment « notre patrie ».

Le conflit grandissant en Afrique n’a rien à voir avec Al Quaïda ni avec la lutte contre le terrorisme. Le magazine Time a succinctement exposé les motifs réels au Mali: « Les dangers se développent ailleurs, avec d’énormes réserves de pétrole attirant les entreprises occidentales à mettre en place la production de pétrole à travers le vaste Sahel. Au sud de l’Algérie et du Mali se trouve le Niger, un pays désertique extrêmement pauvre avec une production d’uranium au quatrième rang mondial, qui alimente le réseau essentiel du parc nucléaire de la France. A l’est de l’Algérie se trouve la Libye, où un certain nombre d’entreprises occidentales exploitent quelques-unes des plus grandes réserves de pétrole de l’Afrique. »

L’impérialisme américain et les puissances européennes qui avaient précédemment colonisé l’Afrique sont déterminés à s’emparer de ces ressources. Après avoir été supplantés par la Chine comme unique et plus important partenaire commercial de l’Afrique, et toujours derrière Pékin en termes de croissance de l’investissement direct étranger, Washington et les puissances européennes se tournent vers une intervention militaire comme moyen de compenser leur déclin économique.

Tout comme cela avait été le cas avec les rivalités inter-impérialistes générées par la ruée vers l’Afrique il y a un siècle, les conflits actuels pour la domination du continent conduiront à l’éruption d’un nouvelle guerre mondiale.


Bill Van Auken

Article original, WSWS, paru le 23 janvier 2013


Source: MONDIALISATION.CA

DEMASQUER LES FRERES MUSULMANS: SYRIE, EGYPTE ET AU-DELA


EGYPTE. LES FRERES MUSULMANS A L'EPREUVE DE LA REVOLUTION.jpg


La complexité du Printemps Arabe et le combat pour la liberté politique …

…à travers le monde arabe ne doit pas obscurcir ce qui est desormais devenu évident pour tout anti impérialiste : les Frères Musulmans sont l’une des plus puissantes armes de la classe dirigeante occidentale dans le Monde Musulman. C’est peut être une pillule difficile à avaler pour des raisons émotionnelles ou psychologiques, mais il suffit de regarder le rôle insidieux joué par cette organisation en Syrie et les abus de pouvoir et des droits de l’homme du gouvernement en Egypte. Dans la guerre soutenue par les US/OTAN contre le gouvernement Assad, les Frères Musulmans apparaissent comme la force bénéficiant du soutien de l’Occident, l’avant garde de l’assaut impérialiste. alors qu’en Egypte le président Morsi et le gouvernement des Frères Musulmans cherchent à détruire ce qui a été il y a un peu plus d’un an la promesse d’une révolution.

Les Frères Musulmans en Syrie

La création cette semaine d’un commandement suprême militaire en charge de toute l’aide militaire et la coordination des rebelles prouve sans équivoque le rôle de dirigeants des Frères Musulmans dans l’objectif de changement de régime en Syrie. Comme l’a rapporté Reuters :

 » Le commandement unifié comprend beaucoup d’individus ayant des liens avec les Frères Musulmans et les Salafistes… il exclut les plus hauts officiers qui ont fait défection de l’armée d’Assad(1). »

Cette structure de commandement formée à la demande et avec le soutien des US, de la GB, de la France de l’Arabie Saoudite du Qatar et de la Turquie entre autres, n’inclue pas seulement des membres des Frères Musulmans elle est en fait dominée par eux.Est ce possible que les puissances impérialistes occidentales n’aient pas noté que le groupe qu’il formait comprenait ces éléments ? Suggérer cela serait accuser les « hommes d’état » dirigeant le monde (Hillary Clinton, William Hague, Laurent Fabius, Ahmet Davutoglu, ect…) d’être stupides. Hélas ce n’est pas le cas. En fait ces individus ont collaboré pour recréer une force de proxies des Frères Musulmans en Syrie, une force qui peut être contrôlée et dépendre d’eux pour faire ce que veut l’Occident.

Cependant ce n’est pas suffisant de dire que les Frères Musulmans dirigent la nouvelle structure militaire car cela voudrait dire qu’il n’ont pas joué de rôle principal jusqu’à présent. En fait l’Organisation a été au centre de la déstabilisation de la Syrie depuis le début du conflit armé. Le Conseil National Syrien ce qui tenait lieu au début « d’opposition » soutenue par l’Occident était lui-même dominé en coulisses par les Frères Musulmans. Comme la déclaré l’ancien dirigeant des Frères Musulmans Ali Sadreddine concernant le CNS :

 » nous choisissons le visage acceptable par l’Occident…Nous avons nommé (l’ancien chef du CNS Burhan) Ghalioun à la tête du front d’action nationale. Nous n’agissons pas actuellement en tant que Frères Musulmans mais comme faisant partie d’un front qui inclus tous les courants. »(2)

Nous voyons donc là que l’organisation a depuis le tout début maintenu une grande partie du contrôle sur l’opposition basée à l’étranger distinctement différent de l’opposition interne des Conseils de Coordination Nationale et d’autres groupes. Les Frères Musulmans une machine politique internationale et para militaire a été amenée à diriger la bataille contre le gouvernement d’ Assad.

En fait, les Frères Musulmans ont fourni un certain nombre de cadres de direction et d’assistance à l’opposition basée à l’étranger et soutenue par l’étranger bien au delà de la simple direction. Allant de la couverture diplomatique et politique au soutien tactique sur le terrain tels la fourniture clandestine d’armes, le recrutement de combattants, et d’autres responsabilités nécessaires, cela couvre tout ce que nous en Occident appelons parce que cela nous arrange les « rebelles ».

Dés Mai 2012 les Frères Musulmans en Egypte le centre d’organisation fournissait déjà le soutien diplomatique et politique dont les rebelles avaient besoin pour renverser le régime d’Assad. Alors qu’ils étaient sur le point de remporter les élections égyptiennes les Frères Musulmans étaient occupés à faire des déclarations publiques sur la nécessité d’une intervention militaire occidentale en Syrie. Le porte parole de l’Organisation, Mahmoud Ghozlan a déclaré :

 » les Frères Musulmans appellent les gouvernements arabes islamiques et internationaux à intervenir… pour renverser le régime(d’Assad) » (3).

Cette déclaration publique enflammée est une coup asséné à tous ceux qui affirment que les Frères Musulmans sont d’une certaine façon anti-impérialistes qu’ils s’opposent à la domination par l’Occident du Monde Arabe. Au contraire bien qu’ils puissent se poser comme opposants à l’Occident ils sont en fait des outils des puissances impérialistes utilisés pour détruire des nations indépendantes qui s’opposent à la domination hégémonique des US au Moyen Orient.

Ce soutien politique et diplomatique est l’un des aspects de l’implication des Frères Musulmans dans la destruction de la Syrie. Comme l’a rapporté le New York Times en Juin 2012:

  « des officiers de la CIA agissent secrètement dans le Sud de la Turquie aidant les alliés à choisir quels combattants de l’opposition syrienne recevront des armes de l’autre côte de la frontière… par le biais d’un réseau clandestin d’intermédiaires incluant les Frères Musulmans syriens (4)»

L’utilisation des Frères Musulmans pour fournir clandestinement des armes aux rebelles en Syrie ne devrait pas être une surprise étant donné que ce sont les monarchies sunnites de la région ( Arabie Saoudite et Qatar principalement) qui ont été les voix les plus vociférantes pour un changement de régime en Syrie par tous les moyens nécessaires. La relation entre ces monarchies et les Frères Musulmans est évidente. Elles partagent les mêmes convictions religieuses et sont des ennemis farouches de toute forme de Shi’isme. De plus elles ont été partie prenante du système d »hégémonie US qui a maintenu toute la région sous son emprise vicieuse depuis des décennies.

Beaucoup ont affirmé par le passé que bien qu’ils partagent la même idéologie et « marque » les Frères Musulmans de Syrie étaient d’une certaine façon indépendants de la « Maison Mère ». Cette affirmation hasardeuse ne résiste pas au simple fait que chaque position publique prise par les Frères Musulmans syriens s’aligne directement sur les déclarations publiques du Caire.

Comme le montre l’article du Carnegie Middle East Center « The Muslim Brotherhood in Syria » :

« depuis le début de la révolution les Frères Musulmans ont maintenu qu’une intervention étrangère est la seule solution possible à la crise en Syrie. En Octobre 2011 ilsont également appelé la Turquie à intervenir et à établir des zones humanitaires protégées en territoire turc. »(5).

Quand deux entités portent le même nom ont les même sponsors et adoptent les mêmes positions c’est un exercice d’ignorance voulue que d’affirmer qu’elles ne sont pas tout à faire pareilles; plus précisément qu’elles prennent leurs ordres des mêmes maîtres mais qui sont ces maîtres ?

Les Puissances derrière les Frères Musulmans.

En examinant le rôle extrêmement insidieux que les Frères Musulmans jouent en Syrie on doit commencer par comprendre la relation historique entre les Frères Musulmans et l’impérialisme occidental. L’organisation a été fondée en 1928 par Hassan al Banna dans le but de rétablir une forme pure d’Islam comme il a existé il y a des siècles. Cependant ce n’était simplement que le vernis religieux crée pour dissimuler les intentions politiques de l’organisation. Comme cela a été expliqué dans un article de Mother Jones  » What is the Muslim Brotherhood and will it take over Egypt ? » l’auteur explique que:

 « Les Frères Musulmans servent à combattre les nationalistes et communistes malgré l’anti impérialisme de base des Frères Musulmans le groupe finit souvent par faire cause commune avec le colonialisme britannique. Elle fonctionne comme une agence de renseignement y compris à ses tout débuts de facto comme une arme des renseignements occidentaux et ceci est primordial pour comprendre son développement et son pouvoir politique actuel. »

Cependant il y a ceux qui affirment que malgré cette « coïncidence » d’objectifs et d’agendas les Frères Musulmans ne pourraient jamais être directement liés à la communauté du renseignement. Cependant comme Robert Dreyfuss auteur de l’article de Mother Jones l’a fait clairement remarquer il y a de nombreuses preuves liant la direction des Frères Musulmans directement avec la CIA :

« A ce moment là (1954) le chef de l’organisation du groupe à l’international un responsable bien connu était Said Ramadan gendre d’Hassan al banna. Ramadan avait attiré l’attention à la fois de la CIA et du MI-6 les services de renseignements britanniques. En faisant des recherche pour mon livre… je suis tombé sur une photo inhabituelle montrant Ramadan avec le Président Eisenhower dans le bureau oval. A ce moment là ou juste après Ramadan avait probablement été recruté comme agent de la CIA. Le reporter du Wall Street Journal Ian Johnson a fourni depuis les preuves des liens étroits entre Ramadan et différentes agences de renseignements occidentaux… Johnson écrit :  » à la fin de la décennie la CIA soutenait ouvertement Ramadan. »(7).

Le fait que le personnage central dans l’organisation internationale était un agent connu de la CIA corrobore les affirmations faites par de nombreux analystes et enquêteurs que les Frères Musulmans ont été utilisés comme arme contre Nasser et en fait contre tous les dirigeants socialistes arabes qui à cette époque faisaient partie du nationalisme arabe montant qui visait comme but ultime l’indépendance de la domination impérialiste occidentale.

Afin de comprendre pleinement comment les Frères Musulmans se sont développés pour être ce qu’ils sont actuellement on doit comprendre la relation entre eux et la maison royale d’Arabie Saoudite. En fait les Saoudiens ont été depuis des décennies les principaux financiers des Frères Musulmans pour les mêmes raisons que les US et les puissances occidentales avaient besoin d’eux : s’opposer au nationalisme arabe et à ‘l’insolence » accrue des états shi’ites. Dreyfuss écrit :

« Dés le début les Frères Musulmans ont été généreusement financés par le Royaume d’Arabie Saoudite qui appréciait sa politique ultra conservatrice et sa haine virulente des communistes arabes. »(8)

C’est principalement alors que les US commençaient à exercer leur pouvoir partout dans la région après la seconde guerre mondiale que les Frères Musulmans se sont trouvés là comme bénéficiaires volontaires et humbles servants semant la haine entre les Sunnites et les Shi’ites adoptant une idéologie haineuse salafiste qui incitait au conflit et à la guerre inexorable entre les différentes branches de l’Islam. Bien sûr tout ceci bénéficie aux puissances occidentales qui non cure de l’idéologie l’essentiel étant leur argent et les ressources.

Actuellement un outil des puissances occidentales ?

On dit souvent que bien que l’histoire des Frères Musulmans les lient intimement aux services secrets occidentaux néanmoins l’organisation a changé et s’est transformée en force pacifique pour le progrés politique du Monde Arabe. Comme l’ont montré les évènemernts récents en Egypte rien n’est plus éloigné de la vérité. Avec la tentative anti -démocratique de s’accaparer le pouvoir du président égyptien Morsi la régression en matière de droits civils de droits des femmes et des minorités ethniques et religieuses, les Frères Musulmans ont montré qu’ils n’étaient qu’une force politique réactionnaire faisant semblant d’être une force de « progrés ».

S’il reste à quelqu’un un doute sur les vraies intentions et motivations des Frères Musulmans une fois arrivés au pouvoir en Egypte il suffit d’observer leur position sur les institutions de la finance mondiale capitaliste, le FMI. Au Caire l’une des premières décisions prises par Morsi et le gouvernement des Frères Musulmans cela a été de dire qu’en fait ils accepteraient volontiers les prêts sous conditions du FMI (9) pour se sauver de la perspective d’une crise économique continuelle. Néanmoins comme faisant partie des conditions du prêt le gouvernement Morsi devrait réduire drastiquement les subventions, régulations et autres  » restrictions commerciales » tout en augmentant les taxes de la classe moyenne. Cela veut dire principalement que les frères Musulmans ont accepté le cocktail habituel d’austérité administré par les agents de la finance capitaliste de si nombreuses fois partout dans le monde. Ceci naturellement nous amène à poser la question : est ce que c’est la fin de la révolution ? Effectivement beaucoup dans les rues du Caire se posent cette question. Ou plus précisément ils connaissent la réponse.

En Egypte comme en Syrie les Frères Musulmans se sont transformés en serviteurs de la classe dirigeante impérialiste occidentale. Ils ont scrupuleusement servi ses intérêts pendant des décennies même si les noms, les visages et la propagande ont changé pendant ces années. Alors que nous regardons les photos tragiques provenant de Syrie ou les dizaines de milliers de personnes dans les rues du Caire nous devons nous demander pourquoi il a fallu si longtemps à cette organisation perfide pour être exposée ou même comprise. La réponse c’est comme d’habitude car ils servent les intérêts du capitalisme mondial pour maintenir le reste du monde dans la confusion pour reconnaître qui sont les vrais ennemis du progrés. En révélant leur vraie nature (des FM ndlt) les vraies forces de paix et de progrés partout dans le monde peuvent rejeter les Frères Musulmans et le système impérialiste sous toutes ses formes visibles et invisibles.


Eric Draitser

Le 12 décembre 2012

StopImperialism.com

Article original en anglais :

 

The U.S. and the Privatization of El Salvador, le 12 décembre 2012

Traduction : Mireille Delamarre, http://french.irib.ir/

Eric Draitser a créé le site StopImperialism.com. Il est analyste indépendant en géopolitique, basé à New York City.  Il contribue régulièrement à Russia Today, Press TV, GlobalResearch.ca, et d’autres médias.

 

[1] http://news.yahoo.com/rebels-circle-damascus-airport-russia-u-downbeat-013515100.html

[2] http://www.reuters.com/article/2012/05/06/us-syria-brotherhood-idUSBRE84504R20120506

[3] http://english.al-akhbar.com/content/egypts-brotherhood-calls-intervention-syria

[4] http://www.nytimes.com/2012/06/21/world/middleeast/cia-said-to-aid-in-steering-arms-to-syrian-rebels.html?pagewanted=all&_r=0

[5] http://carnegie-mec.org/publications/?fa=48370

[6] http://www.motherjones.com/politics/2011/02/what-is-the-muslim-brotherhood

[7] Ibid.

[8] Ibid.

[9] http://www.albawaba.com/business/morsi-egypt-imf-loan-432065

 

Traduction Mireille Delamarre


SourceMONDIALISATION.CA

samedi, 03 mars 2012

LE DEFICIT GREC ETAIT BIDONNE! LE PRESIDENT DE LA STATISTIQUE GRECQUE ENCOURT LA PRISON A VIE



PRESIDENT GREC DE LA STATISTIQUE.jpg

C'est un scandale de dimension continentale qui vient d'éclater à Athènes : le chiffre du déficit public de 2009 avait été gonflé artificiellement lors de sa révision à la hausse en novembre 2010 de 13,6 % à 15,4 % du PIB. Ces chiffres auraient été aggravés à dessein afin de culpabiliser les Grecs jusqu'à ce qu'ils acceptent l'abaissement de leur niveau de vie, la ruine de leur économie et le dépeçage de leur patrimoine, le tout imposé par l'Union européenne et servilement relayé par leurs politiciens véreux. Il fallait pour cela que le déficit grec dépassât celui de l'Irlande et devînt ainsi un record dans la zone euro.



Malheur à celle qui a dit la vérité


C'est une employée de l'Elstat, l'institut statistique grec, Zoé Gorganta, qui a révélé l'affaire en septembre dernier, sans que rien ne soit porté à la connaissance du peuple grec littéralement martyrisé par la troïka UE-BCE-FMI. Malheur à celle par qui le scandale arrive : Zoé Gorganta a été immédiatement licenciée.


Une commission d'enquête parlementaire grecque

Le procureur d'Athèmes, Grigoris Peponis, a obtenu jeudi du parlement grec, la mise en place d'une commission parlementaire d'enquête concernant le niveau du déficit public hellénique en 2009. Georges Papandréou et de son ministre des Finances d'alors Georges Papakonstantinou semblent d'ores et déjà mouillés jusqu'au cou. La Commission d'enquête doit démontrer qu'ils auraient commandités le tripatouillage des chiffres.


L'Elstat imposée par l'UE


Si la responsabilité des ministres grecs est flagrante, celle des institutions européennes l'est tout autant : L'Elstat a été fondée en août 2010 sur le modèle des autres instituts statistiques européens. La Commission européenne avait alors imposé que l'institut grec soit indépendant du pouvoir politique afin que ne se reproduise pas les « trucages » de comptes qui avaient permis entre 2000 et 2004 au pays d'entrer sans difficultés dans la zone euro. Ce serait très drôle si ce n'était pas si tragique.


Atteinte à la sûreté de l'État

La transmission de l'affaire au parlement a provisoirement évité au président de l'Elstat, Andreas Georgiou, d'être mis en examen pour « atteinte à la sûreté de l'Etat », et de risquer une condamnation de prison à vie. Pour sa défense, il tente de noyer le poisson dans un océan d'eau trouble : il a soumis au procureur un dossier de pas moins de 74.500 pages au prétexte d'expliquer le mode de calcul du déficit et a effectué mercredi une déposition de 110 pages.


Andreas Georgiou aurait insisté sur la surveillance européenne qui aurait alors entouré ses calculs, gage pour lui de leur justesse [1]. Il réfute toute pression gouvernementale et proclame son indépendance absolue. A Luxembourg, Eurostat proteste également de la régularité absolue des comptes grecs. Un ange passe sur Bruxelles.


Une raison de plus d'expulser la troïka UE-BCE-FMI

La commission parlementaire grecque devra donc faire la lumière sur un scandale susceptible de révéler la gigantesque entreprise de corruption qu'est devenue la « construction » européenne. Si cette première victoire de la liberté est encourageante, il est à craindre que tout soit fait pour lui mettre des bâtons dans les roues et les médias français - champions de la désinformation - testent déjà leur manœuvre de dé crédibilisation sur le thème éculé de « théorie du complot ».


Il est désormais indéniable que la troïka n'a plus aucune crédibilité pour "contrôler" sur place les comptes grecs, comme il a été décidé mardi dernier.


A quand une commission d'enquête parlementaire en France ?


Au-delà du cas grec, il faudra également tirer toutes les conséquences de cette révélation : c'est bien sur la base de chiffres bidonnés que les finances françaises ont été ponctionnées par dizaines de milliards. Dès la première aide, il avait été dit en séance de commission des finances que la Grèce ne remboursera pas, sans que cette juste prédiction ne soit contredite.


C'est donc en toute connaissance de cause qu'ont été détournés des milliards appartenant aux Français pour le compte des usuriers de la Grèce, dans une gigantesque manipulation.


En attendant que toute la lumière soit faite et que soient jugés et condamnés ceux qui auraient triché pour asservir les peuples et servir la troïka, il devient évident que la manipulation de la crise visait à mettre en place le fameux « Nouvel Ordre Mondial » où les banquiers mettraient en faillite les états pour installer une dictature en Eurozone, puis en Europe, puis ailleurs.



KAÏMAKIS Constant

Tel +33 (0) 687 237 496


Lu sur DIASPORA-GRECQUE.COM

 

Source: MONDIALISATION.CA