topblog Ivoire blogs

samedi, 13 juin 2009

GABON, MENSONGE D'ETAT: OMAR BONGO SERAIT MORT DEPUIS LE 7 MAI ET NON LE 8 JUIN!

Par Jean-Basile Makundu / CyrcomNews (Libreville)

Image ExempleDepuis deux ou trois jours, les langues commencent  se délier au sein du sérail politico-familial gabonais. Surtout qu’il a été admis par toutes les parties concernées par la succession d’Omar Bongo Ondimba que Rose Francine Rogombé, présidente du Sénat devait assurer la transition, comme prévue par la constitution. Les intrigues et les marchandages politiques battent le plein et c’est ainsi que certaines personnes, n’ayant plus rien à perdre, ont décidé de parler et de livrer des informations jusqu’ici connues par un cercle très restreint.

On apprend ainsi que c’est depuis le 7 mai que Omar Bongo serait décédé. La nouvelle a été tenue secrète par la France et la famille de Bongo.

Toutes les personnes qui ont assisté aux funérailles d’Edith Bongo (fille de Sassou Nguesso) on remarqué l’état fantomatique dans lequel se trouvait le président gabonais. Et ce n’est pas seulement le décès de sa bien-aimée qui l’affectait ainsi, cette extrême souffrance provenait aussi du cancer qui le menait vers la mort. Plusieurs personnes disent l’avoir vu par moments, grimacer sur sa chaise et donner l’impression qu’il perdait connaissance. Et selon des sources d’informations venues de l’intérieur du cercle familial et politique, c’est le 7 mai dernier dans les airs, entre le Maroc et l'Espagne, que le Président Omar Bongo a rendu l'âme dans l’avion médicalisé dépêché par la France et qui le conduisait en Espagne. Alors que son décès est constaté par les médecins qui étaient dans l’avion avec lui, l'Elysée et sa cellule Afrique, en accord avec Pascaline Bongo, Directrice du Cabinet et fille de Bongo maintiennent la destination « Barcelone » et imposent le silence total.

Pourquoi ? Parce que dit-on, L'Elysée tient à récupérer un certain nombre de documents que possédait (puisqu'il est déjà mort) le Président gabonais. Parmi ceux-ci un dossier sur le financement de la dernière campagne électorale en France - En retour la famille Bongo (Pascaline Bongo et son époux Toungui- membre du gouvernement-, Ali Ben) mais aussi, apprend-on,  Jean Ping l'actuel Président de l'Union Africaine (qui a des enfants avec Pascaline Bongo) et Mba Obame (le puissant ministre de l’administration territoriale, issu de l’ethnie Fang, majoritaire au Gabon-40%-)…tout ce monde demande à la France un certain nombre de choses dont notamment la levée des saisies de compte de la famille en France. En plus, Ali Ben exige son adoubement par la France comme successeur immédiat, ce à quoi Pascaline est opposée et continue à s’opposer.
 
C’est ainsi qu’on comprend mieux « l’hospitalisation » médiatisée  d’Ali Ben à Paris. Devant l’opposition de sa soeur et de ses partisans, il a fait appel aux deux Congo et a menacé de faire "sauter les légionnaires sur Libreville". Nicolas Sarkozy et ses conseillers de la cellule africaine ont frappé du point sur la table et décidé d’exfiltrer Ali Ben du Gabon - officiellement alors on annonce qu'il est hospitalisé à Neuilly à l'hôpital américain – mais personne ne confirme sa présence dans cet hôpital. Après les discussions parisiennes, Ali Ben est retourné au Gabon pendant que Sarkozy dépêchait en Espagne Brice Hortefeux avec pour mission de convaincre la famille Bongo du soutien de la France.

Au moment où le Premier ministre français François Fillon arrive à Yaoundé, au Cameroun, nous sommes le 20 mai - il fait alors cette étrange déclaration "Je sais que le président est soigné. Je sais qu'hier soir encore et ce matin sa santé était satisfaisante. Je formule mes voeux de prompt rétablissement à M. Bongo en espérant naturellement qu'il sera remis sur pied le plus vite possible". Pour ceux qui connaissent Fillon, le fils du Mans, catholique pratiquant, on le voit mal à l’aise avec ces africanités teintées de Francafrique, il ne comprend pas pourquoi l'on ne veut pas rendre la nouvelle officielle.

Le 6 juin soit presque un mois après le décès de Bongo, l'Espagne somme la France de prendre ses responsabilités - le premier ministre espagnol le socialiste Zapatero un ancien religieux jésuite demande à son ministre des affaires étrangères sous la pression des médecins qui ne comprennent pas qu'on garde dans une chapelle ardente un corps aussi longtemps, et qui en plus n'a pas trouvé la mort dans leur établissement - de rendre la nouvelle publique - le Gabon dit n'être pas prêt et pour les problèmes de sécurité intérieure - L'Espagne refuse de reculer - Comme cela se fait toujours quelques journalistes reçoivent des instructions et c’est alors que le journal Le Point lance un ballon d'essai -.

On décide de dépêcher un avion à Libreville en mission commando avec une conseillère de l'Elysée avec pour mission de ramener en Espagne le premier ministre gabonais - ce qui est fait -. Avant la conférence de presse, les témoins, présents affirment que les membres de la famille Bongo l’auraient menacé de mort : « Salaud ! Si tu dis un mot de travers on te pend haut et court". Le premier ministre Jean Eyeghe Ndong annonce donc que Bongo est en vie ; pendant ce temps, des dispositions sont prises pour rapatrier le corps au Gabon avant que le décès ne soit annoncé. Las d’attendre, l'Espagne annonce le décès et le premier ministre gabonais est contraint de confirmer la nouvelle.

© Correspondance : Jean-Basile Makundu / CyrcomNews (Libreville)

© Copyright libre antenne "Agora" du RDPG / Jean Basile Makundu

------------------------------------------------------------------------

IMPORTANT

Les propos tenus ici n’engagent que son auteur à titre personnel et n’est pas un communiqué du RDPG.  

Le contributeur demeure propriétaire de son message et des droits de propriété intellectuelle qui y sont attachés. De ce fait, les propos tenus sur notre rubrique « libre antenne Agora» sont publiés sous la responsabilité de son auteur. A ce titre, il est tenu de respecter les lois en vigueur et le droit des personnes.

14:42 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Gabon | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : mort omar bongo, mensonge d'état, jean-basile makundu, rdgp | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 08 juin 2009

OMAR BONGO EST MORT. QUE DE MYSTERE POUR ANNONCER UN DECES!

Annoncé pour mort par France 24, toute la journée d'hier, dimanche 7 juin 2009, et à nouveau pour vivant, ce matin, par le porte-parole du gouvernement gabonais, en démenti formel, et pour (re)mort, cette fois officiellement, le Président gabonais Omar Bongo Ondimba, a finalement quitté le monde des vivants, ce jour lundi 8 juin 2009, à 14h30, à 73 ans, après 41 ans de règne sans partage sur le Gabon. Que de mystère pour un décès!

bongo-1.jpg

Apportant un démenti cinglant à l'annonce du décès du Président Bongo faite par les media français, le gouvernement gabonais avait annoncé qu'il se portait très bien et qu'il s'apprêtait à rentrer au Gabon, précisant même que les autorités gabonaises préparaient son retour imminent au pays (voir article ci-dessous). Que de mensonges, que d'intrigues, que de cachoteries pour un avis de nécrologie! Un homme mort est un homme mort! A quoi bon alors mystifier le monde entier sur le jour, l'heure et le lieu de sa mort?

Au regard de toute cette intrigue, on pourrait en toute objectivité se demander si le Président Omar Bongo est vraiment décédé aujourd'hui, lundi 8 juin 2009, à 14h30, et pas plusieurs jours avant. Des raisons politiques et même politiciennes pourraient être à la base de la confusion la plus complète qui a prévalu toute cette matinée sur les médias internationaux, sur le sujet.

Une colonne de la Françafrique s'en est allée. Le peuple gabonais pourra t-il faire le bon qualitatif attendu par tous les fils de l'Afrique digne et mettre, enfin, le Gabon sur le vrai chemin du développement et de la démocratie, plutot que de sombrer dans la plus primaire des monarchies? C'est l'occasion ou jamais! Mais attendons de voir!

Malgré tout, nous partageons la douleur du peuple gabonais et lui présentons toutes nos condoléances! Que DIEU soutienne, fortifie et console le peuple frère gabonais!

DINDE Fernand AGBO

 

Le gouvernement gabonais dément le décès d'Omar Bongo.

Source REUTERS: (Ce lundi matin, 8 juin 2009)  Le porte-parole du gouvernement gabonais a démenti, ce lundi, le décès du président Omar Bongo, affirmant qu'il s'apprêtait à rentrer au pays après un séjour dans une clinique espagnole.

"J'apporte dès maintenant un démenti formel total", a déclaré Raphaël N'Toutoume sur France Info. "Aux dernières nouvelles ça allait très bien, il devait même quitter la clinique. Nous nous préparons à recevoir le chef de l'Etat. on n'est pas encore fixé sur la date de son retour."

Le site internet du magazine Le Point (www.lepoint.fr) a annoncé dimanche soir le décès du président gabonais, à l'âge de 73 ans, citant une source proche de son entourage.

Le gouvernement français et son avocat ont déclaré ne disposer d'aucune information.

Emmanuel Jarry et Clément Guillou, édité par Yves Clarisse.

 

20:12 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Gabon | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mort omar bongo, gabon, france 24 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |