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samedi, 12 novembre 2011

FERMETURE DES CAMPS DE DEPLACES A DUEKOUE: LE REGIME OUATTARA MENACE LES RELIGIEUX



DEPLACES DE DUEKOUE.jpg

En dépit des interpellations des organismes du système des nations unies spécialisés dans la protection des réfugiés et populations déplacées du fait des conflits armés, le régime Ouattara ne renonce pas à son idée de fermer dans les jours qui suivent les camps qui abritent la quasi-totalité des autochtones de la région. Depuis quelques jours, le ministère de Défense a décidé d’accentuer la pression sur les organisations caritatives présentes sur place.

Notamment Caritas (Suisse), l’Organisation internationale des migrations (OIM) et bien d’autres structures qui viennent en aide aux populations sinistrées et sans repère qui risquent ainsi de se retrouver à la belle étoile et sans ressource pour survivre. La pression s’accentue particulièrement sur les religieux, catholiques ou non, qui hébergent sur leurs sites des milliers de familles en détresse disposés malheureusement à suivre le gouvernement dans sa dérive. Si ces religieux n’ont pas encore démantelé les camps de Guiglo et Duékoué comme l’exige Alassane Ouattara et Soro Guillaume, ils ne sont pas bien loin de céder à la pression.

Ainsi depuis quelque deux semaines, elles ont commencé à affamer les pensionnaires des camps, dans le but de les forcer à partir, quitte à errer dans la nature ou à retourner dans leur village où il n'y ni eau ni nourriture. Et où leur sécurité n’est pas garantie. Pourtant, ces humanitaires le savent, il s’agit de populations rendues extrêmement vulnérables par la guerre  postélectorale qu’ils ont l’obligation de protéger. Leurs chartes respectives sont assez rigoureuses sur la question. Or selon des témoignages recueillis sur le terrain, les habitations, villages et plantations sont encore aux mains des dozos et autres allogènes burkinabé, maliens etc., pseudos Frci en armes qui font la pluie et le beau temps dans la région. Ces personnes visées par la décision gouvernementale manquent de tout ; et les dons de Madame Ouattara qui a engagé une vaste opération de communication dans la région sont nettement insuffisants pour leur garantir le minimum. Les organisations internationales de protection des personnes vulnérables gagneraient donc, face à la situation, à se ressaisir. Pour ne pas se rendre complices d’un génocide qui se dessine.


Edouard Amichia


Source: NOUVEAU COURRIER.INFO