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mardi, 20 septembre 2016

LIBYE: L'OFFENSIVE ANTI-KADHAFI DE 2011 BASEE SUR «DES POSTULATS ERRONES»

 

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© Stefan Rousseau, AFP | Nicolas Sarkozy et David Cameron aux côtés de Mustafa Abdul-Jalil, président du Conseil national de transition libyen, lors d'une visite éclair à Benghazi, en Libye, en septembre 2011.

 

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/09/2016

 

Dans un rapport publié mercredi, des parlementaires britanniques accablent l’intervention militaire menée par le Royaume-Uni et la France en Libye en 2011 contre l'ex-chef de l'État libyen Mouammar Kadhafi.

 

"La stratégie du Royaume-Uni fut fondée sur des postulats erronés et sur une analyse partielle des preuves". Dans un rapport publié mercredi 14 septembre 2016, des parlementaires britanniques ne mâchent pas leurs mots pour critiquer l'intervention militaire britannique en Libye en 2011. La Commission des Affaires étrangères a ainsi relevé plusieurs erreurs dans le processus décisionnel qui a amené Londres à intervenir militairement en 2011 avec la France – alors dirigée par Nicolas Sarkozy – et le soutien des États-Unis, officiellement pour protéger les civils réprimés par le dictateur Mouammar Kadhafi.

L'ancien Premier ministre David Cameron en prend pour son grade : "Il [le gouvernement] n'a pas pu vérifier la menace réelle que le régime Kadhafi faisait peser sur les civils; il a pris au pied de la lettre, de manière sélective, certains éléments de la rhétorique de Mouammar Kadhafi; et il a échoué à identifier les factions islamistes radicales au sein de la rébellion", écrivent les parlementaires dans leur rapport.

David Cameron dans le collimateur des parlementaires britanniques

Selon Crispin Blunt, le président de la commission, le gouvernement Cameron aurait pu privilégier d'autres options qui auraient amené à de meilleurs résultats. "Un engagement politique aurait pu permettre de protéger la population civile, de changer et de réformer le régime à un coût moindre pour le Royaume-Uni et la Libye", estime-t-il. "Le Royaume-Uni n'aurait rien perdu en suivant ces pistes, au lieu de se focaliser exclusivement sur le changement de régime par des moyens militaires", a-t-il affirmé dans un communiqué.

David Cameron aurait aussi dû savoir que les islamistes radicaux allaient chercher à profiter de la rébellion, estime la commission, selon laquelle il n'existe pas d'indication que la nature de la rébellion ait été correctement analysée par Londres. David Cameron est donc "le responsable final de l'échec à développer une stratégie cohérente en Libye", jugent les députés.

L'ancien Premier ministre conservateur n'a pas voulu témoigner devant la commission, évoquant "un emploi du temps chargé", selon le rapport. D'autres acteurs politiques majeurs sont en revanche venus témoigner devant la commission : l'ancien ministre de la Défense Liam Fox et celui des Affaires étrangères William Hague, ainsi que l'ancien Premier ministre Tony Blair.

Ce dernier a déclaré à la commission avoir joint par téléphone Mouammar Kadhafi en février 2011 pour tenter de le convaincre d'abandonner le pouvoir. "Nous n'avons pas vu d'éléments prouvant que le Premier ministre d'alors, David Cameron, ait tenté d'exploiter les contacts de M. Blair", dit la commission.

Nicolas Sarkozy aussi épinglé par le rapport britannique

Le rapport n'est pas beaucoup plus tendre à l'égard de l'ex-président français Nicolas Sarkozy, fer de lance de l'opération militaire en Libye. Les parlementaires britanniques citent notamment les conclusions d'un conseiller d'Hillary Clinton après une conversation avec les services de renseignements français. Selon le rapport britannique, Sidney Blumenthal a détaillé auprès de la secrétaire d’État américaine d'alors les motivations du président français, qu’il résume en cinq points : accéder au pétrole libyen ; accroître l’influence de la France en Afrique du Nord ; servir son propre intérêt politique en France ; fournir à l’armée française l’occasion d’asseoir sa position dans le monde ; couper court aux ambitions de Kadhafi visant à supplanter la domination de la France sur l’Afrique francophone. Aucune mention donc de la protection des civils réprimés par Mouammar Kadhafi, officiellement brandie pour justifier une intervention militaire sur le sol libyen.

L'échec de la transition post-Kadhafi en Libye est également un sujet sensible aux États-Unis, où Hillary Clinton a dû répondre à des accusations après l'attaque de l'enceinte diplomatique américaine de 2012 à Benghazi, dans laquelle l'ambassadeur américain Christopher Stevens et trois autres Américains ont été tués. L'actuelle candidate démocrate à la présidence, qui était secrétaire d'État du président Barack Obama au moment des faits, a dû témoigner dans un climat tendu devant le Congrès, et l'opposition républicaine a dénoncé un scandale politique.

En Libye, cinq ans après la chute et la mort de Mouammar Kadhafi, le chaos continue de régner dans le pays où le gouvernement d'union nationale (GNA), soutenu par l'ONU, peine à asseoir son autorité sur l'ensemble du pays depuis son installation en mars à Tripoli. Mardi, les forces du gouvernement non reconnu qui siège dans l'Est se sont emparées du dernier des quatre terminaux du Croissant pétrolier, des installations cruciales pour l'économie du pays situées entre Benghazi et Syrte, une ville d'où les forces du GNA tentent depuis quatre mois de chasser le groupe jihadiste État islamique (EI) qui en avait fait son bastion.

 

Avec AFP

 

Source: FRANCE 24

mercredi, 30 décembre 2015

ATTENTATS FABRIQUES EN LABORATOIRE - POUSSER LES MASSES VERS LA GUERRE TOTALE

 

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Combattants islamiques lors d’un défilé militaire dans les rues de Raqqa

 

Nul besoin de souligner le caractère indicible et répugnant des atrocités commises le 13 novembre 2015 à Paris. Mais ce que l’on ne dit pas au lendemain des attentats — ce que passent sous silence les médias de masse — est de façon prévisible révélateur et de mauvais augure.

Tout comme au lendemain du 11 septembre, les gens de partout dans le monde sont soumis à la provocation, à l’agitation et à la mobilisation; la peur, l’horreur, la rage et la consternation sont canalisées et modulées de manière à susciter une vague collective vengeresse et haineuse. La haine envers quoi, envers qui?

Le groupe État islamique a revendiqué les attentats. Mais qui est ce groupe?

Le fait que l’on refuse volontairement d’admettre est que le groupe État islamique est l’outil politico‑militaire de l’Occident, guidé par le renseignement, et créé, entraîné, financé, conseillé et protégé par l’Occident et par l’OTAN — ce qui inclut la France.

Le groupe État islamique et l’extrémisme islamique, dont Al‑Qaida, agissent pour le compte de l’OTAN au service des intérêts géostratégiques de l’Occident.

Sous la supervision de la CIA, du MI6, du Mossad, de l’ISI pakistanais et autres, les services de renseignements de l’Occident mènent les terroristes du groupe État islamique.

Le terrorisme djihadiste n’existerait pas sans le soutien de l’Occident; il a débuté à l’époque de la guerre froide, s’est poursuivi durant le conflit des Balkans, a explosé avec les événements du 11 septembre et la « guerre au terrorisme », et continue de métastaser avec la prétendue guerre contre le groupe État islamique, qui n’est que la poursuite, sous un autre nom, de la même guerre criminelle de tromperie entièrement orchestrée.

En définitive, l’Occident et ses architectes de guerre portent la responsabilité de tous les actes de terrorisme perpétrés par leurs propres troupes de choc terroristes.

Comme le fait remarquer Michel Chossudovsky :

 « l’idée selon laquelle les attentats de Paris seraient un acte de représailles et de vengeance à l’endroit de la France est discutable et contradictoire dans la mesure où les faits confirment que la France a fait passer des armes aux rebelles djihadistes présents en Syrie, notamment au front Al Nousrah et à ISIS. »
Et s’il s’agissait d’un « retour de bâton »? Si les terroristes de Paris étaient devenus « récalcitrants » et s’en étaient pris à leurs propres commanditaires? Si ces cellules terroristes étaient devenues « incontrôlables »? Si ces groupes ou d’autres encore avaient tout simplement « disjoncté » pour des « raisons inexplicables »? Et qu’en est‑il de l’hypothèse (très peu probable) voulant que la CIA, la NSA, les renseignements français, le Mossad, etc. — autant d’organismes dotés des capacités d’espionnage les plus poussées de la planète — auraient soudainement et simultanément perdu toute trace de ces terroristes? Voilà autant de faux‑fuyants. L’Occident n’en porte pas moins la responsabilité des gestes commis par ses agents. L’Occident n’a pas « perdu la maîtrise » du groupe État islamique. En fait, les terroristes sont utilisés avec une efficacité et une efficience remarquables. Le chaos et le pillage n’ont rien d’aléatoire. Les atrocités sont voulues. N’eût été l’« interférence » inopportune des Russes, l’empire anglo‑américain dominerait aujourd’hui un territoire supérieur à celui qu’il contrôle déjà. Le régime syrien serait sans doute déjà tombé.

C’est la politique guerrière anglo‑américaine qui a donné le champ libre au terrorisme. Elle continue de favoriser, de fomenter et de répandre le terrorisme à une échelle inimaginable, et il n’y a pas de fin en vue. La trace de sang reconduit à cette politique et à ses décideurs.

Cette crise apocalyptique n’est pas une guerre « contre le terrorisme », mais une guerre « de » terrorisme, menée par des terroristes, guidée par des terroristes, et par des criminels de guerre psychopathes qui se placent au‑dessus de la loi.

Ils n’ont nullement l’intention de mettre fin au terrorisme. En fait, c’est tout le contraire : les armées terroristes de l’Occident sont un atout majeur utilisé pour infiltrer et déstabiliser, pour renverser les régimes que l’OTAN cherche à se rallier, à envahir et à conquérir. Et ils tombent ainsi, l’un après l’autre : d’abord l’Iraq et la Libye, puis les évènements actuels en Syrie, tout cela pour la réalisation d’ambitions plus vastes encore.

La « guerre contre le groupe État islamique » ne concerne même pas ce groupe, et ce, quels que soient les atrocités commises par les tueurs d’ISIS/ISIL eux‑mêmes. Cette guerre est, et a toujours été, une guerre mondiale entre superpuissances opposant l’Occident à la Russie et à la Chine, et ce, partout où le dictent les intérêts de l’Occident et de ses grandes entreprises, qu’ils soient géostratégiques ou axés sur les ressources.

L’aspect « spectaculaire » du bain de sang — l’ampleur et l’intensité indicibles des meurtres — n’en deviendra que plus excentrique et plus « créatif » à mesure que ceux qui planifient la guerre rechercheront avec toujours plus de désespoir les moyens de maintenir les masses faciles à distraire de leur pays respectif galvanisées par la peur, prêtes à soutenir leur calendrier de guerre élargi et leur engagement accru sur les lignes de front.

À qui tout cela profite‑t‑il? Qui profite de la militarisation de la France et de son peuple? Les mêmes forces qui ont tiré profit de telles atrocités depuis le 11 septembre. Tous les gouvernements qui cherchent à déstabiliser, à envahir et à conquérir le sous‑continent eurasien, y compris le Moyen‑Orient et l’Asie centrale, voire au‑delà. Tous les gouvernements qui cherchent à opérer un changement de régime en Syrie : l’OTAN.

Les expressions théâtrales de remords des dirigeants masquent la realpolitik, l’attitude sociopathique froide et calculatrice voulant que la guerre soit une industrie, que les tueries soient un instrument de la « victoire » et que les massacres d’innocents soient des « dommages collatéraux nécessaires ». Trois mille morts le 11 septembre. Un avion de ligne rempli de touristes russes. Des dizaines de milliers de victimes de massacres au Moyen‑Orient, en Asie centrale et en Afrique. Plus de cent vies anéanties à Paris. Tout ça, en une seule journée de travail.

La ligne d’action actuelle justifiée par la propagande et les gros titres sanglants est qu’il nous faut intensifier davantage encore la « guerre totale » sans fin. Le président Hollande reprend maintenant à son compte les expressions de « guerre qui n’aura pas de fin de notre vivant » de Dick Cheney et d’« avec nous ou contre nous » de George W. Bush.

La propagande en cours voudrait que les événements de Paris soient la preuve qu’il est plus que temps d’opérer un changement de régime en Syrie, présentée comme le « foyer » du terrorisme où le groupe État islamique serait devenu « incontrôlable ». Le régime Assad « n’a pas su les arrêter »; par conséquent, ce régime, tout comme les « terroristes », doit être « éliminé ».

Ce n’est pas une coïncidence si Paris a incité le président Barack Obama à promettre l’escalade de la participation militaire en Syrie. Plus précisément, c’est l’invasion ouverte de la Syrie qui a reçu le feu vert. L’invasion de la Syrie par des « troupes au sol », déjà en cours, s’en trouve maintenant accélérée. Il ne fait aucun doute qu’Obama souhaite achever la tâche avant son départ en 2016. Une nouvelle série de frappes aériennes sur Raqqa, en Syrie, a commencé moins de 48 heures après les attentats de Paris.

Et qu’en est‑il des attentats de Paris eux‑mêmes? La version officielle est en cours d’écriture. Même si nous n’en sommes encore qu’au début, les questions sur ces attentats se multiplient. Les similarités avec l’opération sous fausse bannière du 11 septembre abondent.

Pour citer le New York Times, il « est malaisé de dire comment un plan aussi complexe et aussi meurtrier a échappé à l’attention des services de renseignement, tant en France qu’à l’étranger ». Mais les faits qui apparaissent laissent croire que les services de renseignement non seulement savaient, mais qu’ils en savaient suffisamment pour se préparer aux attentats, ce qui laisse entendre qu’ils auraient laissé faire.

La France était informée de l’imminence d’attaques et des préparatifs étaient en cours des semaines avant le 13 novembre. Mentionnons à titre d’exemple les réunions d’urgence avec le directeur de la CIA John Brennan et les exercices de préparation inhabituellement précoces des premiers intervenants — qui étaient justement à pied d’œuvre à Paris le 13 novembre.

Une cyberattaque massive — dépassant les capacités des terroristes – a neutralisé les systèmes de sécurité français avant et durant les attentats.

Les responsables français connaissaient les assaillants et les suivaient sans cesse depuis un bon moment, mais ils n’ont rien fait pour les arrêter.

De l’orchestration et de l’exécution des atrocités elles‑mêmes jusqu’à la réaction des autorités, les signes de longue planification, de scénarisation, de montage chorégraphique et de calculs sont manifestes.

On invoquera des excuses ayant trait à l’incompétence (« nous avons été pris par surprise »), au désespoir et au chaos (« nous ne sommes pas en mesure de prévoir ou d’empêcher quoi que ce soit ») et autres variantes. Mais personne n’apportera la preuve du contraire.

D’après les agents de la CIA, les « experts en terrorisme » de groupes de réflexion et autres vantards bellicistes qui n’ont eu de cesse de débiter leurs absurdités sur CNN durant toute la nuit et la journée qui ont suivi les attentats de Paris, il y aurait désormais une « nouvelle normalité ».

Il faut résister à ce genre de lavage de cerveau.

Malgré le chaos et la panique, il ne faut pas perdre de vue le contexte élargi.

C’est la guerre elle‑même — ainsi que ses architectes et leurs agents meurtriers — qu’il nous faut condamner.

Les assassins qui ont exécuté de sang‑froid des personnes innocentes ont agi sur les ordres d’agents, eux‑mêmes placés sous les ordres d’autres agents qui, à leur tour, ont reçu leurs ordres d’individus occupant de hauts postes de pouvoir. Ce sont ces individus qui doivent être identifiés et dénoncés, et c’est à leurs projets de guerre qu’il convient de résister, ce sont ces projets qu’il convient de stopper, et ce, pour le bien de ce qui reste de l’humanité.

 

Larry Chin

 

Source: MONDIALISATION.CA

mercredi, 24 septembre 2014

UN OCCIDENT MEURTRIER, TERRORISTE AUTORISÉ, PLUSIEURS FOIS GENOCIDAIRE

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"Vive la rationalité, le bon sens des grands raisonneurs capitalistes!

Vive les gauches factices qui font leçon de vérité et de sens à la pauvre humanité que leurs spécialistes et journaleux sauvent d’elle-même et de ses potentielles révoltes, en la convainquant que le seul bien de l'Homme, consiste à sauver et à maintenir le capitalisme et ses aberrations!"

A son habitude, Camille Loty Malebranche n'économise pas ses mots.

Mais cela vaut sa peine à le suivre !

Michel Peyret

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Occident-Capitalisme: l'art de dissocier les conséquences de leurs causes

18 septembre 2014

Par Camille Loty Malebranche

RIEN ENTENDRE, RIEN VOIR, RIEN DIRE.jpg

Presse et "schizophrénie analytique": rire pour ne pas pleurer sur l’incohérence.

 

Le comportement interventionniste et belliciste de l’occident dans le monde, tient d'une logique pseudo-discursive et désopilante du crime savamment étayé, pour autant que l'on puisse rire de l'infamie et de la tuerie! Avec un occident meurtrier, terroriste autorisé, plusieurs fois génocidaire dans son passé colonialiste esclavagiste, qui bombarde au nom de l’humanitaire, comme directement en Libye, Afghanistan, Irak, fait indirectement la guerre comme en Syrie, manipule l'Ukraine en y entretenant l'actuel conflit pour implanter l'Otan aux frontières de  la Russie, paupérise par des mesures haineuses et immondes comme à Cuba, nul ne peut s’empêcher de constater que c’est le seul cas, dans l’histoire de la solidarité humaine, où l’extermination de milliers d’individus innocents et l'instrumentalisation de la détresse humaine sciemment provoquée à des fins géostratégiques, constitue une action bénéfique, une valeur d’éthique et de salut de l’humanité.

À lire les billevesées de certains médias de l'"hyperdroite", cette extrême droite inavouable, baragouinant sur la haine de l'occident chez des ismalistes dont d'ailleurs l'occident se sert quand cela lui convient, islamistes qui ne font que tendre à l'occident, le miroir effrayant de la violence de ses propres politiques planétaires imposées, il faut se dire qu'il est facile pour les journaleux de rayer d'un trait d'encre ou par quelques gouttelettes malsaines de leur glaviot venimeux, la bonne part de la culpabilité du terrorisme d'État occidental et de l'origine occidentale de la crise plurielle de sécurité sévissant dans le monde et embrasant la planète. Oui, il est facile de faire regarder les conséquences d'une crise née du Nord et qui prend des  allures d'écheveau idéologique pour des pays ruinés où la masse paupérisée est littéralement sans autre repère que l'amélioration immédiate de sa condition intenable dans des pays égrugés par les bombes et le pillage occidental. Le capitalisme financier et belliciste est éhonté devant ses propres méfaits et leurs conséquences que ses larbins défenseurs coupent toujours de leurs causes. 

 Vive la rationalité, le bon sens des grands raisonneurs capitalistes!

Vive les gauches factices qui font leçon de vérité et de sens à la pauvre humanité que leurs spécialistes et journaleux sauvent d’elle-même et de ses potentielles révoltes, en la convainquant que le seul bien de l'Homme, consiste à sauver et à maintenir le capitalisme et ses aberrations!


Camille Loty MALEBRANCHE

 

Source: ALAIN INDEPENDANT

dimanche, 09 mars 2014

NEONAZIS AU POUVOIR D’ETAT EN UKRAINE

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L’anarchie fasciste planifiée

Un observateur de la scène politique internationale résume ainsi ce qu’il observe en Ukraine ces jours-ci : «Tout un tintamarre à Kiev, avec la faune habituelle de mécontents qui, sous les mots creux de liberté et démocratie, protestent contre la pauvreté, l’ineptie, la corruption et une vie qui n’est que survie. Ils ont été encadrés par des bandes de malfrats et d’agents provocateurs pour qui la casse et le trouble deviennent pour un temps le petit boulot le plus rentable et le plus abordable» (1).

Ce descriptif, quoique superficiel, est tout à fait réel, mais ne serait-il pas plus intéressant de gratter sous le vernis médiatique pour découvrir les véritables enjeux et les forces en présence dans ce conflit international impliquant deux alliances, celle de l’OTAN (28 pays sous-direction étatsunienne) et la CÉI-Chine sous-direction russe et chinoise (2)?

Nombreux sont ceux qui, souhaitant prendre position dans le drame ukrainien, s’exclament : « Entre ces deux camps – celui de l’ex-président Ianoukovitch prévaricateur, et l’actuel pouvoir putschiste néonazi de Tourtchinov-Iatseniouk, on ne peut pas rester indifférent et appliquer la tactique du Ni-Ni, qui aboutit à soutenir en dernier ressort un clan impérialiste et consor t» (3).

Le camp du Ni-Ni comprend ceux qui l’énoncent ouvertement et ceux qui l’énoncent hypocritement, C’est un clan favorable à la guerre impérialiste dirigée par l’OTAN confrontant le camp impérialiste de la CÉI-Russie sur la défensive pour le moment (4).

Deux camps impérialistes s’affrontent

En Ukraine, la question de la montée du fascisme n’est pas un débat ulcéré entre intellectuels petits-bourgeois, piliers de café. En Ukraine, présentement, les puissances impérialistes occidentales mènent une attaque concertée contre les ouvriers du monde entier dans les trois instances concomitantes, c’est-à-dire dans l’instance économique, politique et idéologique-médiatique. Je m’explique.

C’est dans l’instance politique-diplomatique-militaire que les puissances occidentales (OTAN) mènent l’attaque contre l’alliance concurrente (CEI-Russie-Chine) sur trois fronts géopolitiques interdépendants. À la fois sur le front de l’Occident, et aussi sur le front ukrainien-russe, ainsi que sur le front d’une série d’autres pays de la périphérie.

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 Dans tous les pays occidentaux, le grand capital monopoliste renforce son appareil d’État policier par des lois antigrèves, des lois anti-démocraties bourgeoises – contre les libertés d’expression – d’opinion – de réunion – de manifestation – de publication – d’affichage. Partout, les États occidentaux ainsi que les États de la CÉI Russie-Chine renforcent leurs appareils policier, judiciaire et carcéral de répression en prévision de briser la résistance ouvrière sur le front économique de la lutte de classe, quand la grave crise financière aura tant appauvri la classe ouvrière et la petite bourgeoisie que des révoltes et des soulèvements éclateront à tout vent (en voir la préfiguration en Grèce, Chypre, Espagne, Portugal). En Occident, ce seront les États policiers – conservant le plus souvent un verni électoraliste bourgeois – qui dirigeront, l’écrasement des révoltés (assistés parfois par quelques groupements néonazis sortis tout droit des officines d’espionnage).

La raison en est simple, les miettes qui resteront après la crise permettront de tempérer quelque peu les souffrances d’une portion de la populace apaisant d’autant la révolte des gueux qu’il ne sera peut-être pas requis de massacrer jusqu’au dernier. Les petits-bourgeois sont déjà à l’emploi et proposent toute une série «d’actions anti-austérité» comme de signer des pétitions pour demander justice et équité; de voter pour un planqué moins compromis que son vis-à-vis jusqu’à ce qu’il ait mis la main, lui aussi, dans l’assiette aux biscuits… et autres pusillanimités et enfantillages de paumés.

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Parallèlement à cette montée des États policiers en pays fortement industrialisés, on assiste à l’installation dans les pays dominés de la périphérie (pays intégrés à une alliance militaire ou à une autre) de gouvernements carrément fascistes sans aucun vernis électoraliste bourgeois, car dans ces pays du glacis des deux empires, l’indigence est si grande parmi ces peuples dominés (Slaves-Ukrainiens, Sémites-Arabes, Persan, Pachtoune, Pakistanais, Bengali, Soudanais, Somaliens, Africains), que les soulèvements seront farouches et les sous-fifres fascistes locaux auront pour mission de faire exemple et d’apprendre aux révoltés ce qu’il en coûte de faire trembler leurs maîtres ostracisés.

Là-bas, dans ces tiers-mondes de misère, à des kilomètres des métropoles d’Occident, il sera superflu de prendre des gants pour massacrer les révoltés : « Tuez-les jusqu’au dernier. Dieu reconnaîtra ses préférés! ».  Cette tactique pour préserver leurs néo-colonies intégrées et développées est déjà appliquée. Dès l’effondrement de l’empire social impérialiste soviétique, les pays baltes ont vu resurgir les organisations nazies et des lois racistes et fascistes antirusses et anticommunistes ont été imposées. Puis l’Europe de l’Est y est passée, et elle fut mise au pas de l’exploitation esclavagiste totalement dégénérée comprenant la traite des blanches, le trafic d’organes et le commerce de la drogue. La dernière dépecée, la Yougoslavie-Serbie ne s’en est pas encore remis. 

Puis ce fut au tour des pays du Proche et du Moyen-Orient que d’être envahis pour y installer des gouvernements militaires fascistes de la bonne allégeance. L’Afghanistan, où les choses ne se sont pas passées comme escompté, mais dont les talibans seront finalement recrutés comme auxiliaires armés dirigés contre la CÉI (Mission : faire sauter les oléoducs approvisionnant la Chine). L’Irak, neutralisé et balkanisé. Dans la péninsule arabique la tâche était déjà complétée et il ne restait qu’à consolider les pouvoirs militaires-fascistes des sultans et des émirs à la solde au Bahreïn et au Yémen. Ce qui fut fait. Par contre au Liban, en Syrie et en Iran le camp impérialiste adverse (CEI-Chine) maintient ses dépendances et aujourd’hui il gère lui-même tout ou partie de ces États traumatisés, boycottés et menacés.

Le « Printemps arabe » aura permis au camp de l’OTAN de se faire la main sur la façon de récupérer des mouvements spontanés et de les retourner contre les ouvriers enragés. Partout, dans le nord de l’Afrique, le pouvoir militaire, soit sous tutelle des armées officielles; soit sous l’emprise de groupes djihadistes criminels, tire les ficelles et mène la répression fasciste contre les populations affamées.

Depuis les affaires somalienne, malienne et soudanaise (un autre État partitionné) le travail d’implantation et/ou de consolidation des pouvoirs militaires fascistes est en cours dans la corne de l’Afrique et dans toute la zone subsaharienne où de petits généraux en goguette ont installé leur pouvoir d’opérette avec la consigne de maintenir la bourgeoisie locale compradore dans l’Alliance — Africom et d’écraser dans le sang tout soulèvement populaire des gueux miséreux et des ouvriers salariés (Centre Afrique, Afrique du Sud, Éthiopie, Nigéria, Cameroun).  

Que faire ?

Quelle doit être la position des progressistes, des ouvriers ukrainiens et des ouvriers du monde entier au milieu de ce salmigondis? Soutenir une bande de truands contre un clan de brigands?  Non évidemment ! Deux vecteurs devraient diriger notre jugement :

A) Quel est l’intérêt de la classe ouvrière – la seule classe révolutionnaire – le sel de la terre et l’espoir de l’humanité?

B) Que nous enseignent la théorie et la science de la lutte ouvrière dans cette situation singulière afin de forger une tactique et une stratégie actuelle — concrète — dans cette situation contemporaine inédite?

Lénine a écrit ceci : « Lorsqu’un Allemand sous l’empereur Guillaume, ou un Français sous Clémenceau dit : “ j’ai le droit et le devoir, comme socialiste, de défendre la patrie si l’ennemi envahit mon pays ” ce n’est pas là le raisonnement d’un socialiste ni d’un internationaliste ni d’un prolétaire révolutionnaire, mais d’un nationaliste petit-bourgeois. Car dans ce raisonnement disparaît la lutte de classe révolutionnaire de l’ouvrier contre le capital ».

Ceci nous suffit. Le choix du prolétariat ukrainien est simple, subir une guerre inter-impérialiste (OTAN-CEI-Russie) où il servira de chair à canon pour servir les intérêts d’une puissance envahissante ou d’une autre; ou alors, mener sa propre guerre populaire pour faire sa propre politique et chasser la bande de sous-fifres néo-nazis installée au pouvoir à Kiev.

Sans plus attendre, partout en Ukraine, tout progressiste qui se respecte doit entreprendre la lutte, jusqu’à y compris la lutte armée, contre le pouvoir fasciste – illégale et illégitime – de Kiev. Pouvoir néo-nazi qui se propose de voter des lois opprimant les russes,  interdisant les communistes, et promouvant les anciens escadrons de la mort SS-Nazi châtiés par le peuple ukrainien au cours de la Seconde Guerre mondiale. Partout, dans le monde entier, tout Partisan de gauche se doit de saluer et d’encourager le soulèvement armé des ouvriers ukrainiens opposés à l’établissement du pouvoir fasciste à Kiev.

 

Pour information http://www.robertbibeau.ca/Palestine.html

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-partition-de-lukraine-le-piege-de-lours/ 

 

  1. La Communauté des États Indépendants http://fr.wikipedia.org/wiki/ Communaut%C3%A9_des_%C3%89tats_ind%C3%A9pendants et http://allainjules.com/2014/03/03/alerte-info-troubles-en-ukraine-la-russie-et-la-chine-en-accord-sur-lukraine/
  2. http://www.mondialisation.ca/europes-autrefois-brune-et-rouge-et-maintenant/5366467  
  3. Manœuvres de l’OTAN auxquelles sont conviées l’armée ukrainienne : « Les ministres ont ainsi traité le thème central de la Connected Forces Initiative, qui prévoit une intensification de l’entraînement et des manœuvres qui, conjointement à l’emploi de technologies militaires toujours plus avancées, permettra à l’OTAN de maintenir une grande “promptitude et efficience dans le combat”. Pour vérifier la préparation, se déroulera en 2015 une des plus grandes manœuvres OTAN “live”, avec la participation de forces terrestres, maritimes et aériennes de toute l’Alliance. La première d’une série, que l’Italie s’est offerte d’accueillir. » http://www.mondialisation.ca/la-nouvelle-strategie-de-guerre-de-lotan/5371312

 

Source: LES 7 DU QUEBEC.COM

vendredi, 25 octobre 2013

L’ESCROQUERIE DU «PRINTEMPS ARABE»: LA DESILLUSION ENVAHIT LES MEDIAS DE L’OTAN

 

Le Caire, Égypte, le 4 février – La réaction d'un jeune homme à la rumeur de démission de Moubarak. Le dictateur tombera finalement le vendredi suivant, le 11 février. (Photo Ron Haviv / VII)

 
La Libye made in NATO voit en cette fin octobre deux années d’anarchie violente succéder à la prospère Jamahiriya de Kadhafi. Années interminables … « La Libye, plongée dans une transition chaotique émaillée de violences, marque mercredi sans faste ni enthousiasme le deuxième anniversaire de la chute du régime de Mouammar Kadhafi. » Quel aveu …
 
Il faut lire les médias de l’OTAN pour prendre la mesure de la désillusion qui envahit les professionnels de l’information aux ordres à propos du soi-disant « printemps arabe ». Prenons Le Temps, quotidien suisse de référence et partenaire du Monde et du Soir (Bruxelles), éperdu d’amour pour tous les barbus ‘rebelles ». En Tunisie, en Egypte, en Libye, en Syrie …
 
Il nous explique aujourd’hui, sans remord ni mea-culpa, la destruction et le désenchantement du monde arabe. A propos de la Tunisie, le quotidien genevois décrit « Les électeurs dégoûtés par les politiciens » : « Manifestation fin septembre pour demander la dissolution du gouvernement de coalition dirigé par le parti islamiste Ennahda. Deux ans après les premières élections législatives libres, les citoyens critiquent une classe politique plus intéressée par les luttes de pouvoir que par leur quotidien, qui s’est nettement dégradé »…
 
Sur l’Egypte, au bord de la guerre civile entre factions pro-américaines, même constat d’échec. A voir « les points de vue Armée, Frères musulmans, libéraux… les fronts paraissent plus tendus que jamais, et l’Egypte semble au bord de l’explosion. Faut-il craindre une guerre civile, un scénario à l’algérienne, à la syrienne même? » interroge Le Temps. Un éditorialiste analyse avec inquiétude qu’«En Egypte, un tragique scénario «à l’algérienne» se dessine». L’Algérie du FIS et de la décennie noire de la guerre terroriste.
 
Pourtant l’histoire de la dernière décennie ne pouvait laisser aucun doute sur le résultat de la nouvelle vague de « démocratisation » du « Grand Moyen-Orient ». Car « apporter la démocratie » c’était déjà le prétexte de la propagande de Bush II et de ses neocons pour s’emparer de l’Irak ba’athiste.
 
Et les médias de l’OTAN connaissent parfaitement le bilan de la « démocratisation » de l’Irak. Le Temps, précisément, commentait récemment : « Irak: une décennie de guerre en chiffres Il y a dix ans, les Etats-Unis envahissaient l’Irak. Quel pays ont-ils laissé derrière eux? Combien de morts dénombre-t-on et quels ont été les impacts de l’occupation américaine et britannique? ». La réponse tient en un chiffre : 650.000 civils morts. Et une réalité géopolitique : la « Prusse du Moyen-Orient » du Ba’ath devenue un état semi-failli, livré aux américains et à ses voisins. En voie d’éclatement. De « somalisation ». Comme l’est la Libye. Et comme on voudrait que la Syrie le devienne.
Les journalistes ? Aveugles, idiots ou complices ?
 

Luc MICHEL




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vendredi, 28 juin 2013

LA TROMPERIE INTERNATIONALE COMME MODE DE GOUVERNEMENT - L'ATTRIBUTION DU PRIX NOBEL DE LA PAIX

 

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Découvrez les arcanes et les méandres du Comité Nobel et les scandales de l'attribution du prix Nobel de la paix, découvrez ensuite l'imposture des relations géopolitiques internationales. Faites-vous le plaisir de voir comment fonctionne notre monde! Fernand Dindé.

 

Une conférence de François ASSELINEAU.

Vendredi 15 février 2013 à Toulouse (France)
www.u-p-r.fr

 


La Tromperie Universelle comme mode de... par Code_000

La Tromperie par l'imposture: "L'attribution du Prix Nobel de la Paix"



La Tromperie Universelle comme mode de... par Code_000

La tromperie sur les responsables



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La tromperie sur l'origine des décisions



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Questions-Réponses 1



La Tromperie Universelle comme mode de... par Code_000

Questions-Réponses 2

AMINATA DRAMANE TRAORE: «LE COLONISATEUR N’EST PLUS LA, MAIS SES INTERETS Y SONT TOUJOURS»

 

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Aminata Dramane Traoré, militante altermondialiste et ancienne ministre malienne de la Culture et de Tourisme : « Le colonisateur n’est plus là, mais ses intérêts y sont toujours »

 

Militante altermondialiste de la première heure, l’ancienne ministre malienne était présente à la conférence de la société civile des pays du Sahel en solidarité avec le peuple malien, qui s’est achevée hier à Alger. Durant cette rencontre, elle a réitéré son opposition à l’intervention militaire française dans son pays, une intervention motivée par des enjeux économiques, selon elle. Son engagement contre le système économique mondial, dont l’échec est traduit par la crise malienne, d’après la militante, lui a valu une privation de visa Schengen sur instruction de la France en 2012.



Reporters : Quel premier bilan faites-vous des travaux de cette première réunion de la société civile malienne, très peu consultée depuis le début de la crise ?

Aminata Dramane Traoré : Je salue d’abord cette initiative qui nous donne pour la première fois l’occasion de nous retrouver entre membres de la société civile du Mali et celle des pays du champ. Il y a eu dès le départ une exclusion délibérée de toutes les voix discordantes. Cette guerre s’est imposée à nous. J’ai eu le tord de publier un manifeste « Femmes du Mali, disons non à la guerre par procuration ». Dès le départ, j’appréhendais cette situation engendrée par l’intervention française. Toute guerre est une catastrophe, un désastre. Il n’y a pas de guerre juste. Si on peut passer par la solution politique, si à l’échelle interne, on se donne le temps et les moyens de comprendre pourquoi nous nous retrouvons dans cette situation, on peut resserrer l’étau. Mais on a voulu cette guerre pour nous. Et toute occasion de se concerter est bonne. J’ai pu écouter des confrères que je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer au Mali.

Vous avez critiqué la société civile présente aujourd’hui. Que lui reprochez-vous ? N’a-telle pas suffi samment milité contre une intervention étrangère ?

Je ne peux pas parler pour tout le monde. Je parle de ce que j’ai fait personnellement. Je l’ai fait parce que j’ai eu l’avantage de militer au niveau international et dans le cadre du Forum social mondial, dont je suis une des principales animatrices en Afrique subsaharienne. J’ai eu le temps de comprendre que les guerres ont des enjeux cachés, des enjeux géostratégiques, miniers et pétroliers. J’ai compris également que les bouleversements qui ont lieu aujourd’hui dans le monde ont tendance à faire de la guerre une solution à l’échec du modèle de développement. Le capitalisme mondialisé et fi nanciarisé a cruellement besoin d’uranium, de pétrole et d’autres ressources qu’il vient puiser dans notre continent riche. Je reproche à la société civile de s’inscrire dans cette logique libérale et de faire partie de la communauté libérale.

Les groupes armés ontils servi de prétexte à la guerre pour les ressources ? Ont-ils été instrumentalisés, notamment ceux de la région du Nord, très riche en uranium ?

C’est un peu plus compliqué que cela. Quand on regarde les profi ls des combattants, on comprend qu’il y a plusieurs enjeux. Pour ce qui est de la question identitaire, nous sommes des nations composées d’ethnies différentes. Depuis 1958, existe un projet occidental de création d’un Etat tampon pour rassembler les Touareg de toute la région. Si on accepte aujourd’hui la partition de l’Azawad, il faut s’attendre à ce que les Touareg des autres pays demandent un jour leur Etat. Si on remet en cause le nondéveloppement du Nord, je dirai que le sud du Mali non plus n’est pas développé. Nous devons vivre ensemble avec nos différences. Pour ce qui est de l’enjeu idéologique, les islamistes radicaux qui se disent djihadistes sont en combat contre l’Occident. Aqmi ne l’a pas caché. Ils visent les intérêts français. Ils sont au Mali depuis longtemps, ont épousé des femmes maliennes et ont eu de bons rapports avec la population. Ils n’ont coupé de mains à personne et n’ont violé personne jusqu’à ce que le MNLA, encouragé par Nicolas Sarkozy, qui vers la fi n de la guerre en Libye, a estimé que les Touareg maliens en Libye pouvaient l’aider, décide de lutter contre Aqmi qui est une menace pour les intérêts français et pour récupérer leurs otages. C’est dans ce sens que je dis qu’on a instrumentalisé la rébellion. Je refuse, cependant, le discours haineux envers les Touareg, notamment celui les traitant d’« enfants gâtés ». On ne donne pas la chance au peuple malien de comprendre. Ce que je suis en train de dire, c’est que les puissants de ce monde identifi ent les tensions existant dans chaque pays, les attisent, les aggravent et les instrumentalisent à leurs fi ns. Je me dis qu’il y avait certainement un mécontentement à Benghazi en Libye, mais l’embrasement que connaît le pays a eu lieuquand N. Sarkozy a voulu profi ter du « printemps arabe » pour déstabiliser le régime Kadhafi . Le nord du Mali rencontre depuis toujours des problèmes que nous n’avons pas réglés, surtout du fait de sa position géographique et de diffi cultés réelles. La communauté touarègue a souvent cru qu’il fallait prendre les armes pour revendiquer des droits et a fait des alliances avec Aqmi, Ansar Dine et le Mujao. On les a utilisés pour résoudre les problèmes de la France !

Ces données vous donnent-elles raison sur l’échec d’une intervention militaire étrangère ?

Regardons la situation actuelle : en plus d’Aqmi, Ansar Dine, Mujao, nous avons également des soldats français ! Finalement, l’opération Serval n’a servi qu’à disperser ces groupes et c’est ce que je craignais. J’ai toujours dit qu’on ne pouvait pas venir à bout d’un ennemi qui n’a pas de visage. Qui sont-ils ? Où sont-ils ? Que veut-on au juste, tirer dans le tas ? Tuer tout le monde ? Qui va tuer qui ? Des Maliens vont tuer des Maliens. On a déployé des milliers de soldats pour aller chercher une aiguille dans une botte de foin. Même l’armée la plus puissante au monde, celle de l’OTAN, a reculé en Afghanistan. L’idée pour moi était de trouver des solutions politiques africaines, sous-régionales et régionales plutôt que de déployer cette armada pour qu’à la fi n on arrive à la situation actuelle : la France constate qu’elle n’a pas les moyens de rester plus longtemps et elle ouvre la porte aux Casques bleus !

Dans leurs interventions aujourd’hui (hier, ndlr), les membres de la société civile des pays du Sahel se sont unanimement opposés au déploiement des Casques bleus...

Ce sera une répétition de ce qui s’est passé au Congo et au Kosovo. On devra subir la présence de soldats venus d’ailleurs, qui ne sont certainement pas plus performants que les militaires maliens, mais qui sont, certes, mieux rémunérés et seuls, sans leurs femmes, ce qui laisse le champ libre à la prostitution, la traite sexuelle et l’abandon d’enfants. Plutôt que de déployer 15 000 Casques bleus, remplaçons-les par 15 000 ingénieurs qui viendront en aide au Mali. La défense du Mali et sa sécurité doivent reposer sur l’armée malienne qui connaît bien le terrain. A l’origine, nos soldats ne sont pas des putschistes, mais des mutins, parce qu’ils ne sont pas contents de leur situation. Il faut donc faire en sorte qu’au-delà de l’armement, ils aient droit à un meilleur traitement et une meilleure rémunération. On ne va pas recruter n’importe où, n’importe qui, pour venir défendre notre pays.

Outre le rôle de l’armée, quel rôle peut avoir la société civile pour recoudre le tissu social ébranlé par la crise ?

Nous devons nous battre pour avoir l’espace de débats nécessaire. Chez nous, il n’y a pas de concertation, nous ne nous parlons pas. La décolonisation suppose une bonne connaissance des enjeux et des acteurs, et une bonne organisation locale. Par le passé, on savait qu’on avait affaire au Colon, il fallait s’en débarrasser. Aujourd’hui, le colonisateur n’est plus là, mais ces intérêts y sont toujours. Seulement, certains ne veulent pas qu’on en parle, qu’on s’organise. Ils préfèrent mordre à pleines dents dans la mondialisation, car c’est de cela qu’il s’agit. Les Africains vivent dans l’illusion de pouvoir émerger, comme la Chine, en prenant pour exemple les Occidentaux, qui eux, débattent entre eux. Si leur modèle était si bon, si performant, pourquoi leurs peuples sont-ils dans la rue aujourd’hui en train de revendiquer leurs droits ? Les crises en France, en Espagne, en Grèce et ailleurs nous renseignent sur l’échec du système économique libéral. La plaie de tous les pays est aujourd’hui le chômage, en particulier celui des jeunes. Tant qu’on ne trouve pas de modèle économique capable de générer de l’emploi pour le plus grand nombre de jeunes, ils se retrouvant narcotrafi quants, djihadistes ou intègreront l’armée à défaut. Quand je regarde les protagonistes de cette guerre, la plus part d’entre eux sont des victimes d’un modèle de développement qui a échoué. Un échec reconnu par les Nation unies. A partir de ce moment, le mali devient un pays d’avant-garde.

C’est-à-dire un rôle d’avant-garde?

Je revendique ce rôle. Les Maliens doivent parler et témoigner de leur expérience. Notre pays est aujourd’hui le théâtre de l’échec du système économique mondial. Nous devons dire au Monde ça suffi t ! arrêtez de nous punir, de nous humilier pour un système économique défaillant. C’est vous, Communauté internationale, qui avez dit que nous étions le meilleur élève de l’Afrique de l’Ouest. C’est vous qui avez soutenu trois décennies de politique de privatisation et de libéralisme. Vous nous aviez promis d’émerger économiquement, mais nous avons la guerre en guise d’émergence. Si aujourd’hui tout s’effondre comme un château de cartes, vous devez vous poser les bonnes questions. Vous ne nous aviez pas dit que vous alliez nous envoyer des armes et des soldats. Ce n’est pas avec eux que vous allez soigner la misère et le chômage. Vous devez faire en sorte que les gens mangent à leur faim, qu’ils vivent dignement. C’est tout ce qu’on demande. Les Maliens ont la mission de dire sans complexe que cette guerre n’est pas à part, mais s’inscrit sur la longue liste des guerres pour les matières premières.

Faut-il comprendre que dans le système libéral actuel, l’Afrique, terre très riche, est résignée à faire face aux invasions étrangères pour des motifs économiques ?

Il faut lutter pour la décolonisation et contre la recolonisation, mais on ne peut pas parler de ces concepts tant que nous vivons dans un monde capitaliste et que les puissants de ce monde ont besoin de nos richesses. Mais ce qu’il fait comprendre, c’est que l’Europe a beaucoup plus besoin de nous que nous n’avons besoin d’elle.

Des discussions ont lieu actuellement à Ouagadougou entre le pouvoir malien et les groupes touareg armés de Kidal pour le retour de l’armée dansla région, en vue des élections du 28 juillet. On se dirigerait vers ledéploiement d’un seul contingent...

Vous pouvez faire tout ce que vous voulez d’un peuple désinformé. Vous pouvez même l’amener à agiter des drapeaux tricolores parce qu’il n’a pas compris. Mais le peuple vient de comprendre à la lumière de la situation de Kidal qu’on l’a mené en bateau, qu’on lui cache des choses. C’est pour cela que tous les Maliens ont aujourd’hui l’oreille tendue vers Ouagadougou pour savoir ce qui se passe. Si cette solution bancale est privilégiée, cela voudrait dire qu’on veut seulement aider François Hollande à relever son pari politique d’organiser les élections à cette date. Ce n’est pas une solution qui va nous garantir la paix et la réconciliation. Maisattendons d’abord que ce soit signé. Le gouvernement peut accepter cette concession sous pression, elle est, à mon sens, essentiellement fi nancière. 80 % des ressources du Mali viennent des aides extérieures. Les sanctions économiques auxquelles nous avons fait face pendant onze mois ont anéanti le pays. Si cela continue, le Sud va imploser. La capacité de nuisance de la France est telle qu’elle fera pression sur la Communauté internationale pour faire croire que les dirigeants actuels n’ont pas voulu de la démocratie. Or, si le gouvernement de transition est si peu légitime et si infréquentable, pourquoi la France a motivé les résolutions du Conseil de sécurité en sa faveur ? On nous a délibérément exclus. On nous a volé notre pays. Et c’est pour cela qu’on va se battre pour le libérer. C’est une seconde libération. C’est pour cela que nous sommes ici aujourd’hui.

Qu’est-ce que l’Algérie peut apporter ?

L’Algérie a mené deux guerres. La guerre de Libération a été l’une des plus féroces en Afrique. On l’a vu puisqu’une partie s’est déroulée au nord du Mali. Nous ne sommes pas seulement des pays frontaliers, nous avons milité ensemble. Le pétrole était l’un des enjeux de la libération de l’Algérie. Aujourd’hui, l’uranium est l’un des enjeux de cette guerre. Donc, si nous devons lutter, nous devons puiser dans notre mémoire de pays anciennement colonisés et voir ce qui a fait la force de l’Algérie résistante. L’Afrique doit résister et cesser de dormir. Le système est en crise et il devient violent parce que justement les puissances capitalistes ne peuvent plus réaliser de taux de croissance et lutter contre le chômage sans puiser dans les ressources de notre continent. L’expérience de la libéralisation de l’Algérie est intéressante de ce point de vue. Concernant la deuxième guerre, l’Algérie est le premier et le seul pays à avoir enterré 200 000 personnes pendant la lutte contre le terrorisme. Quand elle dit que le Mali ne doit pas aller dans telle direction, elle sait que ça coûte cher. Nous n’avons pas de pétrole, nous n’avons pas grand-chose, nous sommes un pays enclavé, et on a l’indécence de venir nous dire que c’est par les armes que nous allons nous en sortir, et nous pousser à acheter des armes que nous n’avons pas.

Vous comptez également sur l’aide des pays voisins. Or, jusqu’ici, les pays de la Cédéao ont été les premiers, avec le président malien, à appeler à l’intervention française. Comment expliquer une telle position cinquante ans après les indépendances ?

C’est le manque de lucidité et de solidarité qui pose problème dans la gestion des affaires de notre continent. Les chefs d’Etat font partie du système mondial et les mécanismes des sanctions économiques sont là. S’ils ne disent pas oui ici, on les attendra au tournant là-bas. Ils devraient s’organiser pour sauver le Mali qui se trouve dans la gueule du loup, mais il est vrai qu’il y a des décisions qu’ils ne peuvent pas prendre. La Cédéao est devenue l’instrument de la Françafrique. Au sein de l’organisation, des membres sont persuadés que la voie tracée par la France est la bonne voie comme si nous avions contracté une dette envers la France et qu’au nom de cette dette, nous devons accepter ses « solutions ». Ce qu’il nous faut c’est une prise de conscience sociale et politique des vrais enjeux et des mutations qui sont en cours. L’Afrique doit intégrer les expériences de l’Irak et de l’Afghanistan. Nos ressources sont convoitées et les manipulations sont à peu près les mêmes partout. Et à tous les coups, ce sont les peuples qui payent.

Les intellectuels ont-ils une plus grande marge de manoeuvre que les politiques ?

J’appelle à une insurrection intellectuelle au Mali et en Afrique. On m’a privé de visas Schengen sur instruction de la France, qui dit maintenant qu’elle n’a pas d’opposition politique à ce que j’aie un visa. Mais ce n’était jamais arrivé avant. J’avais un visa de quatre ans et j’ai beaucoup d’alliés en France. Le même discours que je tiens ici est tenu par des altermondialistes en France à propos de la France. Pourquoi ça devient un crime de lèsemajesté en France. Parce qu’on est Africain ?

 

Source: ALTERINFO.NET

lundi, 27 mai 2013

LIBYE: LA BOITE DE PANDORE DE L'OTAN

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Attentats au Niger: «Les assaillants venaient de Libye», selon le président nigérien Mahamadou Issoufou…

 

C’était fin février 2011, quelques jours après le début du coup d’état insurrectionnel de Benghazi, organisé par la CIA et l’OTAN, avec ses kollabos « libyens ».  Moammar Kadhafi, qui avait déjà pris la mesure de ses adversaires, venait de dénoncer la présence des djihadistes d’al-Qaida à Benghazi, Derah et Tripoli, affirmant « ce sera moi ou le chaos islamiste ». Soulevant l’ironie de tous ces analystes, experts et journalistes qui aujourd’hui – toujours après l’événement -, deux ans plus tard, daubent sur la « guerre au terrorisme » et le « danger djihadiste ». Kadhafi avait raison !

LA LIBYE MADE IN NATO EPICENTRE DE LA DESTABILISATION DU MAGHREB ET DU SAHEL

L’exemple nigérien, après ceux de Libye et du Mali, est là, à nouveau, pour le démontrer.

Les auteurs des deux attentats-suicide perpétrés jeudi au Niger, contre un camp militaire à Agadez et contre un site du groupe nucléaire français Areva à Arlit, « venaient de Libye », a en effet affirmé ce samedi le président nigérien Mahamadou Issoufou, interrogé par France 24. « Les assaillants, selon toutes les informations que nous avons eues, venaient de Libye, du Sud libyen », a déclaré M. Issouffou, confirmant des informations déjà avancées par des responsables nigériens sitôt après les attentats, revendiqués par le Mouvement pour l’unité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), groupe islamiste armé chassé du Mali par l’intervention des forces militaires françaises et africaines.

Ces attaques confirment que « la Libye continue d’être une source de déstablisation pour les pays du Sahel », a ajouté M. Issoufou qui s’exprimait à l’issue d’une rencontre avec le patron du groupe Areva – un des fers de lance de la Françafrique -, Luc Oursel, dont un employé a été tué et 14 blessés dans l’attentat d’Arlit.

A Agadez, l’attaque a fait 24 morts, et au total, une dizaine de jihadistes ont été tués, selon le dernier bilan de Niamey.

« J’avais déjà prévenu depuis le déclenchement de la crise libyenne (…) qu’il fallait éviter que les solutions après la défaite de Kadhafi soient pires que le mal et j’avais précisé que si l’Etat libyen se somalisait ou tombait entre les mains d’intégristes, la solution serait pire », a-t-il souligné.

« Aujourd’hui la situation est très difficile, les autorités libyennes font le maximum pour la contrôler, mais le fait est là: la Libye continue d’être une source de déstablisation pour les pays du Sahel », a-t-il dit.

Des autorités libyennes dont le pouvoir se limite à quelques quartiers de Tripoli ou Benghazi. Des régions entières, tombées sous la coupe de milices islamistes, véritables armées régionales, – Derah, Zlinten, Misratta … – échappant totalement à leur pouvoir débile.

Selon de nombreux experts – que l’on aurait aimé entendre il y a deux ans -, le Sud libyen est devenu au cours des derniers mois l’un des sanctuaires où se sont reformées les cellules d’Al-Qaïda au Maghreb islamiste (Aqmi) et autres groupes islamistes armés après l’offensive française au Mali. Ils y trouvent relais, arsenaux et sanctuaires, sous la protection de leurs épigones des milices islamistes, issues des katibas djihadistes du CNT. Et jusqu’au sommet de ce qui reste de l’état libyen en voie de somalisation.

Sitôt après les attentats, les autorités nigériennes avaient déjà pointé la Libye voisine: « les kamikazes viennent effectivement de Libye », « un sanctuaire des terroristes », avait ainsi assuré un haut responsable civil de la région d’Agadez.

On se souviendra que la Libye était aussi directement impliquée dans l’attaque terroriste du site gazier de Tigantiroune (In Amenas, Algérie) (1).

LE MAUVAIS SIGNAL DES USA ET DE L’OTAN

Le déclencheur de l’activisme terroriste des djihadistes au Sahel et au Maghreb comme en Europe est en effet la réponse à un signal fort, et extrêmement irresponsable, donné depuis plus de deux ans par les USA et l’OTAN : la collaboration des services spéciaux de l’OTAN, et singulièrement de la CIA, des français et des britanniques, avec des leaders d’Al-Qaida et d’AQMI, sa branche nord-africaine, en Libye, en Syrie et en Algérie.

La vision, exemple emblématique, d’un ancien de Guantanamo, Abdelhakim Belhadj, adoubé par les généraux de l’OTAN, français en tête, comme « gouverneur militaire de Tripoli » en Août 2011 est un mauvais signal donné à tous les djihadistes. Relire les déclarations délirantes des généraux français de l’OTAN lors de la prise de Tripoli en Août 2011…

Le même Abdelhakim Belhadj fut ensuite chargé de mission contre Damas en novembre 2011, à la tête d’une brigade en Syrie, basée en Turquie, et dont les camps d’entrainement étaient précisément organisés en Libye avec la bénédiction du CNT et de ses protecteurs de l’OTAN.

LE PROJET GEOPOLITIQUE DES USA ET LE SCENARIO DU DIABLE

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Les USA, l’OTAN et singulièrement la France payent cash le prix fort pour cette politique aventuriste et irresponsable.

Et ce n’est que le début. Les djihadistes ont le vent en poupe, disposent maintenant de relais forts et de gouvernements favorables en Libye, Egypte, Tunisie et Maroc. Où les Salafistes et les Frères musulmans dominent maintenant la vie politique. Toujours sous la protection de généraux « arabes » protégés des USA et de l’OTAN.

A cela s’ajoutent le pillage des arsenaux libyens par les « katibas » djihadistes du CNT et la vente par les dirigeants corrompus du CNT libyen d’un impressionnant arsenal à AQMI aux début du coup d’état en Libye, en mars-mai 2011 (notamment des ventes de missiles exposées par le CANARD ENCHAINE à Paris, à l’époque).

Sans oublier aussi la Centrafrique, où les occidentaux, pas échaudés apparemment par les désastres libyen et malien, ont rejoué le scénario maudit, le scénario du diable, installant au pouvoir la Séléka et ses islamistes ; via un nouveau CNT (2). On comprend mieux alors le nom du pouvoir « de transition » installé au pouvoir en Centrafrique – et que Paris aurait pu balayer sans problème -, ce CNT inspiré du CNT libyen de Benghazi …

Derrière ce scénario du diable, il y a le projet géopolitique américain, celui des néocons de Bush réactivé par Obama, dit du « Grand Moyen Orient ». Au sens de plus en plus large et où l’Afrique est devenue l’arrière cour de ce « Grand Moyen Orient » remodelé et de sa cible géostratégique, le contrôle de l’Eurasie, clé d’un « XXIe siècle américain ». Dans ce projet la tactique est simple, toujours la même : allier dans un état faible ou fragmenté un pouvoir militaire et des forces islamistes, tous deux gagnés à l’économie libérale (la première caractéristique des Frères musulmans, par exemple, est leur hostilité absolue au Socialisme). Pour arriver cela, il faut évidemment s’allier au diable djihadiste !

LA SCHYZOPHRENIE DES USA ET DE L’OTAN

La politique des USA et de l’OTAN, dont la France des Sarkozy et Hollande – qui a enterré la politique du générale de Gaulle aussi bien au niveau européen qu’arabe – réintégrée dans l’OTAN est le bon élève servile, peut être qualifiée de schizophrénique. Chaque jour de jeunes soldats sont sacrifiés en Afghanistan, en Irak ou au Mali pour combattre des djihadistes. Que par ailleurs on a armés et organisés, comme allié principal, en Libye ou en Syrie. Incohérence ou cynisme …

Schizophrénie qui touche aussi les services spéciaux de l’OTAN. Ainsi les branches Sécurité intérieure des Services français, britanniques ou belges, qui doivent suivre les djihadistes et autres salafistes en Europe, doivent regarder d’un drôle d’œil leurs collègues des branches Action extérieure et du Service Action qui ont encadré et armé les mêmes islamistes en Libye ou le font encore contre la Syrie. En particulier les barbouzes française qui ont organisé les livraisons d’armes aux Brigades de Zenten et de Tripoli en juin 2011, avant de remettre la capitale libyenne à leur chef Abdelhakim Belhadj.

La participation de la France et de nombreux pays de l’OTAN au projet américain dit du « Grand Moyen-Orient », celui de Bush et des Neocons réactivé par Obama, où les Européens se chargent par ailleurs de tâches que même les généraux du Pentagone refusent d’accomplir, à un prix. Celui ci est aujourd’hui élevé. Il le sera encore plus demain !

Les USA, qui ont aidé Ben Laden à organiser Al-Qaida au début des Années 80 en Arabie Saoudite et en Afghanistan contre les Soviétiques, puis les mêmes réseaux en Bosnie au milieu des Années 90 contre la Yougoslavie de Milosevic, connaissent bien ce prix. Washington le paye depuis plus de 15 ans.

Les leçons de l’Histoire semblent ne jamais être comprises des politiciens occidentaux.

En Libye, l’Occident – USA, NATO, Françafrique -, en détruisant la Jamahiriya de Kadhafi, facteur de stabilité, de paix et de sécurité, amie de la Grande-Europe, a ouvert sa boîte de Pandore. Il va le payer longtemps et jusqu’au cœur des capitales de l’UE …

Avec AFP – France 24 – PCN-SPO – ELAC Website / 2013 05 25 /


Luc MICHEL


http://www.lucmichel.net/2013/05/25/elac-alac-committees-libye-la-boite-de-pandore-de-lotan/

https://www.facebook.com/notes/elac-committees/-elac-alac-committees-libye-la-bo%C3%AEte-de-pandore-de-lotan/315731048556824

___________________

(1) Cfr. ELAC & ALAC Committees / LA LIBYE DU CNT MADE IN NATO IMPLIQUEE DANS L’ATTAQUE D’IN AMENAS EN ALGERIE !

sur:

http://www.elac-committees.org/2013/02/18/elac-alac-committees-la-libye-du-cnt-made-in-nato-impliquee-dans-l%e2%80%99attaque-d%e2%80%99in-amenas-en-algerie/

(2) Cfr. Luc MICHEL, SELEKA ET CRISE EN CENTRAFRIQUE: LE DESSOUS DES CARTES

sur:

http://www.eode.org/eode-think-tank-geopolitique-seleka-et-crise-en-centrafrique-le-dessous-des-cartes/

__________________

Photo: Dessin de Chapatte pour Le Temps.

Le sénateur américain John McCain, en visite dans le bastion du CNT à Benghazi en mai 2011. « USA you have a new ally » (sic).

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Source: TSIMOKI GASIKARA

dimanche, 19 mai 2013

CONFERENCE DE MICHEL COLLON: «AVONS-NOUS LE DROIT A LA VERITE?»

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"Avons-nous le droit à la vérité?" est le thème de la conférence qui s'est déroulée le 25 Avril 2013 à l'ISFSC de Bruxelles.

Intervention de Michel Collon sur le rôle des médias dans les guerres "humanitaires", et sur le projet atlantiste USA-OTAN.

A voir absolument, chers lecteurs ! ! !



Conférence de Michel Collon: 1ère partie

 


Conférence de Michel Collon: 2ème partie

jeudi, 28 mars 2013

LIBYE: CE SONT LES REBELLES QUI BOMBARDAIENT, PAS KHADAFI

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Hélicoptères d'assaut MI-35 avec mitrailleuses et paniers de roquettes, avions de chasse Mig-23, voilà le genre d'arsenal avec lequel les rebelles libyens ont mené à bien leur « révolution démocratique ». Alors qu'il est désormais établi que Kadhafi n'a pas bombardé sa population, force est de constater que les rebelles ne se sont pas privés, de leur côté, de bafouer la « no-fly zone » imposée par l'ONU. Pire, ils ont reçu pour cela le soutien et la bénédiction de l'OTAN... Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur nos soi-disant « guerres humanitaires ».

 

Six mille morts. Ce chiffre a fait le tour de médias. A l'époque, tous assuraient que Kadhafi avait fait bombarder la population libyenne, descendue pacifiquement dans la rue pour contester le pouvoir du dictateur en place depuis quarante ans. L'information était pour le moins peu fiable puisqu'elle ne provenait que d'un seul homme, un certain Ali Zeidan, porte-parole autoproclamé de la Ligue Libyenne des Droits de l'Homme et membre éminent de l'opposition. Aujourd'hui, Ali Zeidan occupe la fonction de Premier ministre libyen. Au sein du nouveau gouvernement, personne ne semble lui reprocher d'avoir provoqué, par ses mensonges, les bombardements de l'OTAN qui ont mené au renversement de Kadhafi.

Pourtant, Ali Zeidan n'a pas fait dans la dentelle. Loin des 6000 morts annoncés, on estime désormais que le nombre de victimes s'élevait en fait à environ 300 avant les bombardements de l'OTAN. Ces chiffres proviennent des rapports d'organisations respectables telles qu'Amnesty InternationaleHuman Rights Watch et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme. Ils constituent les seuls chiffres documentés que l'on ait et concordent avec ceux avancés par le gouvernement libyen au moment du conflit. Un nombre de morts particulièrement révélateur de l'hypocrisie des pays occidentaux puisqu'il est près de trois fois inférieur à celui des victimes de Moubarak en Egypte à la même époque. Une répression dont nos médias se gardèrent bien de révéler l'ampleur, et pour cause : du temps de Moubarak, l'Egypte était l'un des meilleurs alliés de l'Occident au Proche-Orient. La Libye de Kadhafi, en revanche, dérangeait par sa trop grande indépendance. Tout prétexte était donc le bienvenu pour justifier un changement de régime.

Quant au fait que Kadhafi aurait « bombardé » la population libyenne, on sait désormais qu'il s'agit là aussi d'un médiamensonge. «  En dépit des informations transmises par certains médias, il n'a jamais été démontré que des avions ou des hélicoptères aient tiré sur les manifestants à Tripoli », assure Human Rights Watch. Par contre, les rebelles ont fait de leur côté usage d'avions de chasse et d'hélicoptères. En effet, à en croire un article du Figaro paru en septembre 2011, ils avaient à leur disposition dès le 14 mars – c'est-à-dire avant l'entrée en guerre de l'OTAN – des avions de chasse Mig-23 et au moins deux hélicoptères d'assaut MI-35. Ces derniers, surnommés « tanks volants » ou « Terminator », sont équipés de quatre mitrailleuses à l'avant et de paniers de roquettes sous les ailes. D'après Le Figaro, ils évoquent « la destruction et la mort  ». Les rebelles étaient donc lourdement armés, contrairement à ce que l'on dit généralement. Ils violaient en outre allègrement la résolution 1973 de l'ONU. Pire, ils le faisaient avec le consentement et la complicité de l'OTAN.

Aussi ne faut-il pas s'étonner si la Russie et la Chine se montrent aujourd'hui réticentes à l'idée de signer une quelconque résolution condamnant trop fermement la répression en Syrie. Ces deux pays savent bien que, en Occident, on hésitera pas une seconde à détourner le sens d'une telle résolution pour servir ses propres intérêts et, éventuellement, déclencher une nouvelle guerre. Une guerre qui, comme en Libye, risquerait fort de semer le chaos dans le pays voire d'embraser toute la région. « Deux ans après la révolution, la Libye n'a jamais fait aussi peur à ses voisins », écrivait récemment le journal Jeune Afrique. Un scénario qu'il est légitime de vouloir éviter pour le Moyen-Orient.


Simon de Beer

 

SourceMICHEL COLLON.INFO

00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Egypte, Europe, France, Libye, Monde, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libye, michelcollon.info, rebelles libyens, mouammar kadhafi, otan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 01 février 2013

LE PANAFRICANISME EST-IL MORT DANS LES SABLES DU SAHEL?

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L’opération «Serval» lancée par l’armée française pour chasser les islamistes du Nord-Mali sera-t-elle couronnée de succès? Au-delà de l’unanimisme de façade qui marque en général le commencement de telles opérations, l’honnêteté recommande d’admettre que la tournure prise par les événements signe une des défaites les plus accablantes du panafricanisme.

 
Qui pourra encore continuer à défendre l’idée selon laquelle l’Afrique doit – et peut – résoudre elle-même ses problèmes politiques et tout ce qui touche aux enjeux de sécurité collective ? Comme dans un film de guerre, la communication impériale française captive les esprits, repousse les objections, transforme nos chefs d’Etat en midinettes serviles – le pompon revenant au Béninois Yayi Boni, se déclarant « aux anges » sans avoir la moindre amertume quant à l’incompétence notoire de l’Union africaine, dont il est le président en exercice !
 
 Recolonisation cha cha ! N’importe quoi !
 
Bien entendu, nous entendons déjà les zélés porte-flambeaux du « réalisme », toujours partisans de la loi du plus fort et du fait accompli, nous demander avec agacement : « Vous proposez quoi alors ? Vous voulez vivre sous le règne des barbus ? On vous aide et vous n’êtes pas content ! Vous n’êtes que d’horribles dogmatiques du panafricanisme fanatique ! »

Au moment de la guerre de Libye, il aurait juste fallu un peu de courage…

A ceux-là, nous répondons qu’il est profondément malhonnête de mettre en place les conditions du pire pour se réjouir par la suite de mener la moins mauvaise des politiques du pire. Comment en sommes-nous arrivés à ce point ? Comment le Mali pacifique est-il devenu la menaçante poudrière que nous regardons tous, les yeux écarquillés ?
 
Tout est parti de l’organisation, sous couvert de « révolution arabe », de l’invasion de la Libye par des hordes d’islamistes fanatisés et soutenus à tous points de vue par un Occident déchaîné. A l’époque, il suffisait d’un peu de courage pour conjurer la malédiction qui se déploie devant nos yeux impuissants. Si la CEDEAO et l’Union africaine, prenant leur courage à deux mains, s’étaient opposées à la virée catastrophique de l’OTAN en Libye, jamais la résolution 1973 des Nations unies – mère de tous les malheurs ! – n’aurait été votée. Et les rebelles du CNT auraient pris une déculottée, face à une armée libyenne bien plus « consistante » que la pitoyable troupe malienne…
 
Plus cyniquement, l’on peut dire que même en cas de guerre de longue durée entre laïcs et salafistes (comme celle qui a cours en Syrie), le centre de gravité de l’affrontement serait demeuré un peu plus haut un peu plus longtemps. Ce qui aurait permis aux pays d’Afrique de l’Ouest de se préparer… Mais à quoi avons-nous eu droit à l’époque ?
 
A la lâcheté.
A la couardise.
A l’attentisme.
A la discorde et aux trahisons.
Aux obscures hésitations de Jacob Zuma, qui a dit « oui » et « non » en une fraction de seconde aux projets de l’OTAN.
Au lâchage de ces pays sahéliens longtemps subventionnés par Kadhafi, qui n’était pas non plus un saint, mais qui était leur allié objectif dans ce contexte précis.
Au « laissez les Blancs faire, ils trouveront toujours une solution ».
Et ce qui devait arriver arriva !

Une menace encore plus grande…

Personne ne nous empêchera de penser que les islamistes sont les alliés objectifs de l’Occident. Ils sont leurs amis en Libye et en Syrie, leurs ennemis au Mali et en Afghanistan, mais ils sont toujours le prétexte idéal à une remilitarisation du monde dont ne profiteront que les nations occidentales, en raison de leur supériorité militaire évidente, qui compense très opportunément leur déclassement économique.
 
Et maintenant ? Alors que les youyous enthousiastes empêchent une réflexion prospective, nous nous faisons un devoir de gâcher l’ambiance. Quel sera le prix de l’intervention française au Mali, car en diplomatie il n’y a pas de service gratuit ? Les Maliens à la reconnaissance dégoulinante nous casseront-ils les tympans si au sortir de cette opération, la « métropole » choisit leurs dirigeants, prend possession de leurs ressources et se rembourse avec le taux d’intérêt qu’elle aura choisi ?
 
Que dira l’Afrique si cette guerre du « Sahelistan » fournissait aux Américains le prétexte idéal pour étendre encore plus leur domination militaire, économique et politique ? Quand les occupants du Nord-Mali seront dispersés par les frappes de la France, où iront-ils ? Quels sont les pays africains susceptibles d’être ébranlés par quelques colonnes de 4X4 surmontés de lance-roquettes ? Le Niger, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Tchad, la Centrafrique, voire la Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Cameroun… sont-ils préparés à un harcèlement tous azimuts ? La France pourra-telle protéger tout le monde tout le temps ? N’est-il pas urgent que l’Union africaine, dont le Conseil de paix et de sécurité (CPS) est aux abonnés absents, se réveille de son long sommeil et mette en place aussi vite que possible une vraie force de réaction rapide au commandement unifié pour protéger les Etats qui la constituent ?
 
N’est-il pas temps que l’Afrique se joigne aux autres puissances qui le souhaitent pour dénoncer le rôle sournois du Qatar et de l’Arabie saoudite, meilleurs amis de la France officielle, et dénonce leur soutien aux forces obscures qui agressent le continent ? Pour cela, il faudrait renoncer à l’esprit de facilité et aux pétrodollars ensanglantés des wahhabites ! Tout un programme !
 
 
Théophile Kouamouo
 
 
 

lundi, 28 janvier 2013

L'ISLAMISME EST-IL L'ENNEMI PRINCIPAL AU SAHEL? ANALYSE DE SAMIR AMIN

      

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Texte de Samir Amin diffusé par le M’PEP avec l’autorisation de l’auteur. Economiste franco-égyptien, Samir Amin est directeur du Forum du Tiers-Monde.

 

Je suis de ceux qui condamnent par principe toute intervention militaire des puissances occidentales dans les pays du Sud, ces interventions étant par nature soumises aux exigences du déploiement du contrôle de la Planète par le capital des monopoles dominant le système.

L’intervention française au Mali est-elle l’exception à la règle ? Oui et non. C’est la raison pour laquelle j’appelle à la soutenir, sans néanmoins penser le moins du monde qu’elle apportera la réponse qu’il faut à la dégradation continue des conditions politiques, sociales et économiques non seulement du Mali mais de l’ensemble des pays de la région, laquelle est elle-même le produit des politiques de déploiement du capitalisme des monopoles de la triade impérialiste (États-Unis, Europe, Japon), toujours en œuvre, comme elle est à l’origine de l’implantation de l’Islam politique dans la région.

I.- L’Islam politique réactionnaire, ennemi des peuples concernés et allié majeur des stratégies de la triade impérialiste [1]

L’Islam politique – au-delà de la variété apparente de ses expressions – n’est pas un « mouvement de renaissance de la foi religieuse » (que celle-ci plaise ou non), mais une force politique archi-réactionnaire qui condamne les peuples qui sont les victimes éventuelles de l’exercice de son pouvoir, à la régression sur tous les plans, les rendant par là même incapables de répondre positivement aux défis auxquels ils sont confrontés. Ce pouvoir ne constitue pas un frein à la poursuite du processus de dégradation et de paupérisation en cours depuis trois décennies. Au contraire il en accentue le mouvement, dont il se nourrit lui-même.

Telle est la raison fondamentale pour laquelle les puissances de la triade – telles qu’elles sont et demeurent – y voient un allié stratégique. Le soutien systématique apporté par ces puissances à l’Islam politique réactionnaire a été et demeure l’une des raisons majeures des « succès » qu’il a enregistrés : les Talibans d’Afghanistan, le FIS en Algérie, les « Islamistes » en Somalie et au Soudan, ceux de Turquie, d’Egypte, de Tunisie et d’ailleurs ont tous bénéficié de ce soutien à un moment décisif pour leur saisie du pouvoir local. Aucune des composantes dites modérés de l’Islam politique ne s’est jamais dissociée véritablement des auteurs d’actes terroristes de leurs composantes dites « salafistes ». Ils ont tous bénéficié et continuent à bénéficier de « l’exil » dans les pays du Golfe, lorsque nécessaire. En Libye hier, en Syrie encore aujourd’hui ils continuent à être soutenus par ces mêmes puissances de la triade. En même temps les exactions et les crimes qu’ils commettent sont parfaitement intégrés dans le discours d’accompagnement de la stratégie fondée sur leur soutien : ils permettent de donner de la crédibilité à la thèse d’une « guerre des civilisations » qui facilite le ralliement « consensuel » des peuples de la triade au projet global du capital des monopoles. Les deux discours – la démocratie et la guerre au terrorisme – se complètent mutuellement dans cette stratégie.

Il faut une bonne dose de naïveté pour croire que l’Islam politique de certains – qualifié à ce titre de « modéré » – serait soluble dans la démocratie. Il y a certes partage des tâches entre ceux-ci et les « salafistes » qui les déborderaient dit-on avec une fausse naïveté par leurs excès fanatiques, criminels, voire terroristes. Mais leur projet est commun – une théocratie archaïque par définition aux antipodes de la démocratie même minimale.

II.- Le Sahélistan, un projet au service de quels intérêts ?

De Gaulle avait caressé le projet d’un « Grand Sahara français ». Mais la ténacité du Front de libération national (FLN) algérien et la radicalisation du Mali de l’Union Soudanaise de Modibo Keita ont fait échouer le projet, définitivement à partir de 1962-1963. S’il y a peut être quelques nostalgiques du projet à Paris, je ne crois pas qu’ils soient en mesure de convaincre des politiciens dotés d’une intelligence normale de la possibilité de le ressusciter.

En fait le projet de Sahélistan n’est pas celui de la France – même si Sarkozy s’y était rallié. Il est celui de la nébuleuse constituée par l’Islam politique en question et bénéficie du regard éventuellement favorable des États-Unis et dans leur sillage de leurs lieutenants dans l’Union européenne (qui n’existe pas) – la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

Le Sahélistan « islamique » permettrait la création d’un grand Etat couvrant une bonne partie du Sahara malien, mauritanien, nigérien et algérien doté de ressources minérales importantes : uranium, pétrole et gaz. Ces ressources ne seraient pas ouvertes principalement à la France, mais en premier lieu aux puissances dominantes de la triade. Ce « royaume », à l’image de ce qu’est l’Arabie Saoudite et les Emirats du Golfe, pourrait aisément « acheter » le soutien de sa population clairsemée, et ses émirs transformer en fortunes personnelles fabuleuses la fraction de la rente qui leur serait laissée. Le Golfe reste, pour les puissances de la triade, le modèle du meilleur allié/serviteur utile, en dépit du caractère farouchement archaïque et esclavagiste de sa gestion sociale – je dirai grâce à ce caractère. Les pouvoirs en place dans le Sahélistan s’abstiendraient de poursuivre des actions de terrorisme sur leur territoire, sans pour autant s’interdire de les soutenir éventuellement ailleurs.

La France, qui était parvenue à sauvegarder du projet du « Grand Sahara » le contrôle du Niger et de son uranium, n’occuperait plus qu’une place secondaire dans le Sahélistan [2].

Il revient à F. Hollande – et c’est tout à son honneur – de l’avoir compris et refusé. On ne devrait pas s’étonner de voir que l’intervention qu’il a décidé ait été immédiatement soutenue par Alger et quelques autres pays pourtant non classés par Paris comme des « amis ». Le pouvoir algérien a démontré sa parfaite lucidité : il sait que l’objectif du Sahélistan vise également le Sud algérien et pas seulement le Nord du Mali [3]. On ne devrait pas davantage s’étonner que les « alliés de la France » – les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, sans parler de l’Arabie Saoudite et du Qatar – sont en réalité hostiles à cette intervention, qu’ils n’ont accepté du bout des lèvres que parce qu’ils ont été mis devant le fait accompli – la décision de F. Hollande. Mais ils ne seraient pas mécontents de voire l’opération s’enliser et échouer. Cela redonnerait de la vigueur à la reprise du projet du Sahélistan.

III.- Gagner la guerre du Sahara

Je suis donc de ceux qui souhaitent et espèrent que la guerre du Sahara sera gagnée, ces Islamistes éradiqués dans la région (Mali et Algérie en particulier), le Mali restauré dans ses frontières. Cette victoire est la condition nécessaire incontournable, mais est loin d’être la condition suffisante, pour une reconstruction ultérieure de l’Etat et de la société du Mali.

Cette guerre sera longue, coûteuse et pénible et son issue reste incertaine. La victoire exige que soient réunies certaines conditions. Il faudrait en effet non seulement que les forces armées françaises n’abandonnent pas le terrain avant la victoire, mais encore qu’une armée malienne digne de ce nom soit reconstituée rapidement. Car il faut savoir que l’intervention militaire des autres pays africains ne pourra pas constituer l’élément décisif de la victoire.

La reconstruction de l’armée malienne relève du tout à fait faisable. Le Mali de Modibo était parvenu à construire une force armée compétente et dévouée à la nation, suffisante pour dissuader les agresseurs comme le sont les Islamistes d’AQMI aujourd’hui. Cette force armée a été systématiquement détruite par la dictature de Moussa Traoré et n’a pas été reconstruite par ses successeurs. Mais le peuple malien ayant pleine conscience que son pays a le devoir d’être armé, la reconstruction de son armée bénéficie d’un terrain favorable. L’obstacle est financier : recruter des milliers de soldats et les équiper n’est pas à la portée des moyens actuels du pays, et ni les Etats africains, ni l’ONU ne consentiront à pallier cette misère. La France doit comprendre que le seul moyen qui permettra la victoire l’oblige à le faire. L’enlisement et la défaite ne seraient pas seulement une catastrophe pour les peuples africains, elles seraient tout autant pour la France. La victoire constituerait un moyen important de restauration de la place de la France dans le concert des nations, au-delà même de l’Europe.

Il n’y a pas grand chose à attendre des pays de la CEDEAO. Les gardes prétoriennes de la plupart de ces pays n’ont d’armée que le nom. Certes le Nigeria dispose de forces nombreuses et équipées, malheureusement peu disciplinées pour le moins qu’on puisse dire ; et beaucoup de ses officiers supérieurs ne poursuivent pas d’autre objectif que le pillage des régions où elles interviennent. Le Sénégal dispose également d’une force militaire compétente et de surcroît disciplinée, mais petite, à l’échelle du pays. Plus loin en Afrique, l’Angola et l’Afrique du Sud pourraient apporter des appuis efficaces ; mais leur éloignement géographique, et peut être d’autres considérations, font courir le risque qu’ils n’en voient pas l’intérêt.

Un engagement de la France ferme, déterminé et pour toute la durée nécessaire implique que la diplomatie de Paris comprenne qu’il lui faut prendre des distances à l’égard de ses co-équipiers de l’OTAN et de l’Europe. Cette partie est loin d’être gagnée et rien n’indique pour le moment que le gouvernement de F. Hollande soit capable de l’oser.

IV.- Gagner la bataille diplomatique

Le conflit visible entre les objectifs honorables de l’intervention française au Mali et la poursuite de la ligne diplomatique actuelle de Paris deviendra rapidement intolérable. La France ne peut pas combattre les « Islamistes » à Tombouctou et les soutenir à Alep !

La diplomatie française, accrochée à l’OTAN et à l’Union européenne, partage la responsabilité de ses alliés dans les succès de l’Islam politique réactionnaire. Elle en a fournit la preuve éclatante dans l’aventure libyenne dont le seul résultat a été (et cela était prévisible et certainement voulu, au moins par Washington) non pas de libérer le peuple libyen de Kadhafi (un pitre plus qu’un dictateur) mais de détruire la Libye, devenue terre d’opération de seigneurs de guerre, directement à l’origine du renforcement d’AQMI au Mali.

Car l’hydre de l’Islam politique réactionnaire recrute autant dans les milieux du grand banditisme que chez les fous de Dieu. Au-delà du « djihad », leurs émirs – qui s’autoproclament les défenseurs intransigeants de la foi – s’enrichissent du trafic de la drogue (les Talibans, l’AQMI), des armes (les seigneurs de guerre libyens), de la prostitution (les Kosovars).

Or la diplomatie française jusqu’à ce jour soutient les mêmes, en Syrie par exemple. Les médias français donnent crédit aux communiqués du prétendu Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, une officine connue pour être celle des Frères Musulmans, fondée par Ryad El Maleh, soutenue par la CIA et les services britanniques. Autant faire crédit aux communiqués d’Ansar Eddine ! La France tolère que la soit disant « Coalition Nationale des Forces de l’Opposition et de la Révolution » soit présidée par le Cheikh Ahmad El Khatib choisi par Washington, Frère Musulman et auteur de l’incendie du quartier de Douma à Damas.

Je serais surpris (mais la surprise serait agréable) que F. Hollande ose renverser la table, comme De Gaulle l’avait fait (sortir de l’OTAN, pratiquer en Europe la politique de la chaise vide). On ne lui demande pas d’en faire autant, mais seulement d’infléchir ses relations diplomatiques dans le sens exigé par la poursuite de l’action au Mali, de comprendre que la France compte plus d’adversaires dans le camp de ses « alliés » que dans celui de ses « ennemis » ! Cela ne serait pas la première fois qu’il en serait ainsi lorsque deux camps s’affrontent sur le terrain diplomatique.

V.- Reconstruire le Mali

La reconstruction du Mali ne peut être que l’œuvre des Maliens. Encore serait-il souhaitable qu’on les y aide plutôt que d’ériger des barrières qui rendent impossible cette reconstruction.

Les ambitions « coloniales » françaises – faire du Mali un État client à l’image de quelques autres dans la région – ne sont peut être pas absentes chez certains des responsables de la politique malienne de Paris. La Françafrique a toujours ses porte-parole. Mais elles ne constituent pas un danger réel, encore moins majeur. Un Mali reconstruit saura aussi affirmer – ou réaffirmer – rapidement son indépendance. Par contre un Mali saccagé par l’Islam politique réactionnaire serait incapable avant longtemps de conquérir une place honorable sur l’échiquier régional et mondial. Comme la Somalie il risquerait d’être effacé de la liste des Etats souverains dignes de ce nom.

Le Mali avait, à l’époque de Modibo, fait des avancées en direction du progrès économique et social comme de son affirmation indépendante et de l’unité de ses composantes ethniques.

L’Union Soudanaise était parvenue à unifier dans une même nation les Bambara du Sud, les pêcheurs bozo, les paysans songhaï et les Bella de la vallée du Niger de Mopti à Ansongo (on oublie aujourd’hui que la majorité des habitants du Nord Mali n’est pas constituée par les Touaregs), et même fait accepter aux Touaregs l’affranchissement de leurs serfs Bella. Il reste que faute de moyens – et de volonté après la chute de Modibo – les gouvernements de Bamako ont par la suite sacrifié les projets de développement du Nord. Certaines revendications des Touaregs sont de ce fait parfaitement légitimes. Alger qui préconise de distinguer dans la rébellion les Touaregs (désormais marginalisés), avec lesquels il faut discuter, des Djihadistes venus d’ailleurs – souvent parfaitement racistes à l’égard des « Noirs » –, fait preuve de lucidité à cet endroit.

Les limites des réalisations du Mali de Modibo, mais aussi l’hostilité des puissances occidentales (et de la France en particulier), sont à l’origine de la dérive du projet et finalement du succès de l’odieux coup d’état de Moussa Traoré (soutenu jusqu’au bout par Paris) dont la dictature porte la responsabilité de la décomposition de la société malienne, de sa paupérisation et de son impuissance. Le puissant mouvement de révolte du peuple malien parvenu, au prix de dizaines de milliers de victimes, à renverser la dictature, avait nourri de grands espoirs de renaissance du pays. Ces espoirs ont été déçus. Pourquoi ?

Le peuple malien bénéficie depuis la chute de Moussa Traoré de libertés démocratiques sans pareilles. Néanmoins cela ne semble avoir servi à rien : des centaines de partis fantômes sans programme, des parlementaires élus impotents, la corruption généralisée. Des analystes dont l’esprit n’est toujours pas libéré des préjugés racistes s’empressent de conclure que ce peuple (comme les Africains en général) n’est pas mûr pour la démocratie ! On feint d’ignorer que la victoire des luttes du peuple malien a coïncidé avec l’offensive « néolibérale » qui a imposé à ce pays fragilisé à l’extrême un modèle de lumpen-développement préconisé par la Banque mondiale et soutenu par l’Europe et la France, générateur de régression sociale et économique et de paupérisation sans limites.

Ce sont ces politiques qui portent la responsabilité majeure de l’échec de la démocratie, décrédibilisée. Cette involution a créé ici comme ailleurs un terrain favorable à la montée de l’influence de l’Islam politique réactionnaire (financé par le Golfe) non seulement dans le Nord capturé par la suite par l’AQMI mais également à Bamako.

La décrépitude de l’Etat malien qui en a résulté est à l’origine de la crise qui a conduit à la destitution du Président Amani Toumani Touré (réfugié depuis au Sénégal), au coup d’État irréfléchi de Sanogho puis à la mise sous tutelle du Mali par la « nomination » d’un Président « provisoire » – dit de transition – par la CEDEAO, dont la présidence est exercée par le Président ivoirien A. Ouattara qui n’a jamais été qu’un fonctionnaire du FMI et du Ministère français de la coopération.
C’est ce Président, dont la légitimité est aux yeux des Maliens proche de zéro, qui a fait appel à l’intervention française. Ce fait affaiblit considérablement la force de l’argument de Paris bien que diplomatiquement impeccable : que Paris a répondu à l’appel du Chef d’Etat « légitime » d’un pays ami. Mais alors en quoi l’appel du chef de l’Etat Syrien – incontestablement non moins légitime – au soutien de l’Iran et de la Russie est-elle « inacceptable » ? Il appartient à Paris de corriger le tir et de revoir son langage.

Mais surtout la reconstruction du Mali passe désormais par le rejet pur et simple des « solutions » libérales qui sont à l’origine de tous ses problèmes. Or sur ce point fondamental les concepts de Paris demeurent ceux qui ont cours à Washington, Londres et Berlin. Les concepts « d’aide au développement » de Paris ne sortent pas des litanies libérales dominantes [4]. Rien d’autre. La France, même si elle gagnait la bataille du Sahara – ce que je souhaite – reste mal placée pour contribuer à la reconstruction du Mali. L’échec, certain, permettrait alors aux faux amis de la France de prendre leur revanche.

 

Envoyé par le M'PEP, Le 23 janvier 2013.

 

Source: REVEIL COMMUNISTE

 

mercredi, 28 novembre 2012

FEMMES DU MALI, DISONS «NON» A LA GUERRE PAR PROCURATION

 

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" Le poisson se trompe s’il croit que le pêcheur est venu pour le nourrir "
Karamoko Bamba (Mouvement Nko)
 
"Nous ne voulons plus qu’on ignore que, sous nos foulards colorés, nous ne dissimulons pas seulement, d’un  geste rapide, les serpents indomptés de nos noires ou blanches chevelures tressées, serrées, mais des idées."
 
" L’Afrique mutilée "
Aminata TRAORÉ et Nathalie M’DELA-MOUNIER
Editions Taama 2012
 
 
Introduction

De la situation dramatique du Mali, il ressort une réalité terrible qui se vérifie dans d’autres pays en conflit : l’instrumentalisation des violences faites aux femmes pour justifier l’ingérence et les guerres de convoitise des richesses de leurs pays. Les femmes africaines doivent le savoir et le faire savoir.

Autant l’amputation du Mali des deux tiers de son territoire et l’imposition de la charia aux populations des régions occupées sont humainement inacceptables, autant l’instrumentalisation de cette situation, dont le sort réservé aux femmes, est moralement indéfendable et politiquement intolérable.

Nous avons, de ce fait, nous femmes du Mali, un rôle historique à jouer, ici et maintenant, dans la défense de nos droits humains contre trois formes de fondamentalisme: le religieux à travers l’islam radical; l’économique à travers le tout marché; le politique à travers la démocratie formelle, corrompue et corruptrice.

Nous invitons toutes celles et tous ceux qui, dans notre pays, en Afrique et ailleurs, se sentent concernés par notre libération de ces fondamentalismes à joindre leurs voix aux nôtres pour dire "Non" à la guerre par procuration qui se profile à l’horizon. Les arguments suivants justifient ce refus.

1 Le déni de démocratie

La demande de déploiement de troupes africaines au nord du Mali, transmise par la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Africaine (UA) aux Nations Unies, repose sur un diagnostic délibérément biaisé et illégitime. Il n'est fondé sur aucune concertation nationale digne de ce nom, ni au sommet, ni à la base. Ce diagnostic exclut par ailleurs la lourde responsabilité morale et politique des nations, celles qui ont violé la résolution 1973 du Conseil de Sécurité en transformant la protection de la ville libyenne de Ben Ghazi en mandat de renverser le régime de Mouammar Kadhafi et de le tuer. La coalition des séparatistes du mouvement national de libération de l'Azawad (MLNA), de Al Kaeda au Maghreb Islamique (AQMI) et de ses alliés qui a vaincu une armée malienne démotivée et désorganisée doit également cette victoire militaire aux arsenaux issus du conflit libyen.

Le même Conseil de Sécurité va-t-il approuver, dans les jours à venir le plan d’intervention militaire  que les Chefs d’Etat africains ont approuvé en prétendant corriger ainsi les conséquences d’une guerre injuste par une guerre tout aussi injuste?

Marginalisée et humiliée dans la gestion de la crise "libyenne", l'Union Africaine peut-elle, doit-elle se lancer dans cette aventure au Mali sans méditer les enseignements de la chute du régime de Mouammar Kadhafi?

Où est la cohérence dans la conduite des affaires du continent par les dirigeants africains, dont la plupart s’était opposé en vain à l’intervention de l’OTAN en Libye, lorsqu'ils s’accordent sur la nécessité d'un déploiement de forces militaires au Mali, aux conséquences incalculables.

2 L’extrême vulnérabilité des femmes dans les zones en conflit

L'international Crisis Group prévient, à juste titre, que « Dans le contexte actuel, une offensive de l’armée malienne appuyée par des forces de la CEDEAO et/ou d’autres forces a toutes les chances de provoquer davantage de victimes civiles au Nord, d’aggraver l’insécurité et les conditions économiques et sociales dans l’ensemble du pays, de radicaliser les communautés ethniques, de favoriser l’expression violente de tous les groupes extrémistes et, enfin, d’entraîner l’ensemble de la région dans un conflit multiforme sans ligne de front dans le Sahara ». (« Le Mali : Éviter l’escalade » International Crisis Group - http://www.crisisgroup.org/fr- 18 juillet 2012).

Ces conséquences revêtent une gravité particulière pour les femmes. Leur vulnérabilité qui est sur toutes les lèvres, devrait être présente dans tous les esprits lors des prises de décisions, et dissuasive quand la guerre peut être évitée. Elle peut l'être. Elle doit l’être, au Mali.

Rappelons que les cas de viols que nous déplorons dans les zones occupées du Nord de notre pays risquent de se multiplier avec le déploiement de plusieurs milliers de soldats. A ce risque, il faut ajouter celui d’une prostitution plus ou moins déguisée qui se développe généralement dans les zones de grande précarité et par conséquent les risques de propagation du VIH/SIDA. Le  plan d’intervention militaire sur lequel le Conseil de Sécurité va se pencher prévoit-il des moyens de mettre réellement les femmes et les fillettes du Mali à l’abri de ce type de situation désastreuse?

Rappelons également que sur l'ensemble du territoire les sanctions économiques imposées par la communauté internationale au peuple malien au nom du retour à un ordre constitutionnel discrédité affectent considérablement les groupes vulnérables. Les femmes du fait de la division sexuelle des tâches sont confrontées au niveau domestique à l'énorme difficulté d'approvisionnement des familles en eau, nourriture, énergie domestique, médicaments. Cette lutte quotidienne et interminable pour la survie est déjà en soi une guerre. Dans ces circonstances de précarité et de vulnérabilité des populations, et des femmes en particulier, l'option militaire en préparation est un remède qui à toutes les chances d'être pire que le mal alors qu’une alternative pacifique, émanant de la société malienne, civile, politique et militaire, sera constructive.

3 Des incohérences de la communauté internationale

Chacun des puissants représentants  de la « communauté internationale »  ainsi que  la CEDEAO et l’Union Africaine ont prononcé des mots à propos de nos maudits maux de femmes en situation de conflit.

A tout seigneur tout honneur,  le Président français, François Hollande, qui joue le rôle de chef de file dans la défense de l’option militaire, a souligné la souffrance des femmes « premières victimes des violences des guerres » (Kinshasa - Quatorzième sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie).
                    
Et pourtant, il a déclaré le 26 septembre 2012, à New York, lors de la réunion spéciale sur le Sahel, en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies ce qui suit : "Je sais qu'il peut y avoir une tentation de mener des négociations. Négocier avec des groupes terroristes? Il ne peut en être question. Toute perte de temps, tout processus qui s'éterniserait ne pourrait faire que le jeu des terroristes".             

Pourquoi la France qui retire ses soldats de l’Afghanistan estime-t-elle que le Mali et la CEDEAO doivent engager leurs troupes au sol, dans le cadre de la lutte contre le même terrorisme? "Il faut savoir terminer une guerre", semblent dire les Présidents américains et français. « La guerre d’Afghanistan s’est prolongée au-delà de la mission initiale. Elle attise la rébellion autant qu’elle permet de la combattre. Il est temps de mettre fin en bon ordre à cette intervention et j’en prends ici l’engagement. » déclara le candidat François Hollande, dans son discours d’investiture à l’élection présidentielle.

La Secrétaire d’Etat américaine aux affaires étrangères, Hillary Clinton dont l’escale du 29 octobre 2012, à Alger, avait en partie pour objet de convaincre le Président Abdelaziz Bouteflika de rejoindre le camp de la guerre, s'était adressée aux Chefs d’Etat africains réunis à Addis-Abeba en ces termes: «En République Démocratique du Congo, la poursuite des actes de violences contre les femmes et les filles et les activités des groupes armés dans la région orientale du pays, sont pour nous une source constante de préoccupation. L’Union Africaine et les Nations Unies ne doivent épargner aucun effort en vue d’aider la RDC à réagir à ces crises sécuritaires incessantes».

L’initiative du secrétaire des Nations Unies, Ban Ki-Moon, intitulée « Unis pour mettre fin à la violence contre les femmes », lancée le 25 janvier 2008, accorde une attention particulière aux femmes de l’Afrique de l’Ouest. C'était avant les guerres en Côte d'Ivoire et en Libye qui ont largement compromis la réalisation des objectifs assignés à cette initiative. Nous comprenons sa réserve quant au déploiement militaire et espérons qu'il ne soutiendra pas le plan d'intervention des Chefs d'États de la CEDEAO. La guerre, rappelons-le, est une violence extrême contre les populations civiles, dont les femmes. Elle ne peut que nous éloigner des objectifs visés par cette initiative. 

Pourquoi les puissants de ce monde qui se préoccupent tant du sort des femmes africaines ne nous disent pas la vérité sur les enjeux miniers, pétroliers et géostratégiques des guerres.

La présidente de la commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, pour sa part, souligne que "Il est crucial que les femmes contribuent à, et s’impliquent activement dans, la recherche d’une solution au conflit. Leurs voix doivent être entendues dans les efforts visant à promouvoir et à consolider la démocratie dans leur pays. A cette fin, vous pouvez, sans aucun doute, compter sur le soutien de l`Union Africaine, ainsi que sur mon engagement personnel. » (Réunion du groupe de soutien et de suivi de la situation au Mali - 19 novembre 2012).

La nomination pour la première fois d'une femme à ce poste pourrait être un facteur véritable d'émancipation politique pour les femmes et donc de libération du Continent, si Nkosazana Dlamini-Zuma accepte d'élargir la base du débat sur les femmes africaines en y intégrant les enjeux globaux qui nous sont dissimulées.

4 Notre triste statut d’otages

Le Mali est un pays à la fois agressé, humilié et pris en otage par des acteurs politiques et institutionnels qui n'ont aucun compte à nous rendre, à commencer par la CEDEAO. L'une des traductions de cette réalité est l'énorme pression exercée sur ce qui reste de l'État malien. Le Président par intérim, Dioncounda Traoré, est le premier des otages maliens. S’il a cru devoir rappeler, le 19 octobre 2012, lors de la réunion du groupe de soutien et de suivi de la situation de notre pays, qu’il n’est pas un Président pris en otage, c’est précisément parce qu’il l’est. Sinon il n’aurait pas répété à trois reprises, le 21 septembre 2012, la veille de l’anniversaire de l’indépendance de notre pays qu’il privilégie le dialogue et la concertation, et demandé aux Nations Unies, trois jours plus tard, une intervention militaire internationale immédiate. « J’ai conscience d’être le président d’un pays en guerre mais le premier choix est le dialogue et la négociation. Le deuxième choix est le dialogue et la négociation et », insiste-t-il « le troisième choix demeure le dialogue et la négociation.  Nous ferons la guerre si nous n’avons pas d’autre choix… », a-t-il déclaré dans son discours à la nation avant de changer d’avis.

Au-delà du président intérimaire, nous sommes tous des otages prisonniers d'un système économique et politique inégalitaire et injuste qui excelle dans l'art de briser les résistances à coup de chantage au financement. La suppression de l'aide extérieur se traduit cette année 2012 par un manque à gagner de 429 Milliards de francs CFA. La quasi totalité des investissements publics sont suspendus. La fermeture de nombreuses entreprises a occasionnée licenciements et chômage technique pour des dizaines de milliers de travailleurs alors que les prix des denrées alimentaires continuent de flamber. Les pertes les plus importantes sont enregistrées dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics. Le tourisme, l'artisanat, l'hôtellerie et la restauration, qui subissaient depuis 2008 les conséquences de l'inscription du Mali sur la liste des pays à risques, sont gravement affectés alors qu'ils constituaient des sources de revenus substantiels pour les régions aujourd'hui occupées, notamment celle de Tombouctou.

Référence est faite au statut d'otage non point pour dédramatiser l'épreuve insupportable des otages européens et de leurs familles mais pour rappeler l’égale gravité de la situation de tous les êtres humains piégés dans des systèmes dont ils ne sont pas personnellement responsables. La question est toutefois de savoir comment agir de telle sorte que notre pays retrouve son intégrité territoriale et la paix, et que les six Français détenus par AQMI retrouvent leurs familles sains et saufs, sans que ces libérations n’ouvrent la voie à une intervention militaire qui mettrait en péril la vie des centaines de milliers d'habitants du Nord Mali qui sont autant d'otages.

5 La guerre par procuration

Le choix de la guerre se nourrit d'une connaissance insuffisante des véritables enjeux. Jacques Attali donne à ceux qui veulent s’en saisir, une clef de lecture qui prouve s'il en était besoin que l'intervention militaire envisagée est une guerre par procuration. Selon lui, la France doit agir « … parce que cette région (le Sahel) peut devenir une base arrière de formation de terroristes et de kamikazes qui viendront s’attaquer aux intérêts occidentaux un peu partout dans la région ; et même, par de multiples moyens de passage, en Europe. Ils ne sont encore que quelques centaines ; si rien n’est fait, ils seront bientôt plusieurs milliers, venus du Pakistan, d’Indonésie et d’Amérique Latine. Et les gisements d’uranium du Niger, essentiels à la France, ne sont pas loin. » (Blog Attali. 28 mai 2012.)

La distribution des rôles entre la France, la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Europe et l’ONU est clarifiée. La CEDEAO, dont de nombreux Maliens et Africains ne comprenaient pas jusqu’ici le jeu trouble est en mission au Mali. Selon Jacques Attali, l’organisation sous régionale devait agir « pour redonner aux autorités civiles les moyens de décider, sans peur, de rétablir la sécurité, de restructurer l’appareil militaire et de faire redémarrer l’activité économique ; au Nord, pour mettre fin à cette sécession, il faudra une action militaire sur le terrain, avec un appui logistique à distance, des moyens d’observation, des drones et une capacité d’encadrement stratégique.
Qui peut faire tout cela ? Evidemment pas le gouvernement malien tout seul, qui n’a ni armes, ni autorité. Pas non plus la CEDEAO qui n’a pas les moyens militaires suffisants pour assurer l’ensemble de l’action nécessaire et qui ne peut même pas espérer en recevoir la demande du gouvernement malien, sous influence de forces incertaines. Pas non plus l’Union Africaine, en tout cas pas seule. Alors qui ? l’ONU ? l’OTAN ? La question va se poser très vite. Elle est, à présent, posée. Là encore, l’Europe devrait évidemment être unie et se mettre en situation de décider et d’agir. Elle ne l’est pas. Or, si les médiations actuelles échouent, il sera bientôt nécessaire de réfléchir à mettre en place une coalition du type de celle qui a fonctionné en Afghanistan. Avant qu’un équivalent du 11 septembre 2001 ne vienne l’imposer »(Le Blog de Jacques Attali : le 28 mai 2012).

Tout est donc clair. La guerre envisagée au Mali s'inscrirait dans le prolongement de celle de l'Afghanistan, d'où la France et les États-Unis se retirent progressivement après onze années de combats et de lourdes pertes en hommes, en matériel et finance. Le Sahel étant la zone d'influence de la France, celle-ci prend la direction des affaires concernant le Mali et sous-traite la violence militaire à la CEDEAO. Ce transfert fait politiquement correct pour ne pas être accusé de colonialisme et d'impérialisme, mais aussi pour réduire le coût de la guerre et ne pas enregistrer d'autres pertes en vies humaines. Les opinions publiques occidentales tolèrent de moins en moins que leurs ressortissants meurent dans la défense de « nos » causes. Ainsi, au même titre que les tirailleurs sénégalais, les troupes africaines sont appelées à prêter main forte à la France.

6 La mondialisation des maux et des réseaux

Le radicalisme religieux n'a pas besoin, dans un tel contexte, du nord du Mali pour se répandre en Afrique de l’Ouest et dans le monde. L’économie mondialisée sur la base de l’injustice et des inégalités est une machine à broyer les économies locales, les sociétés et les cultures qui lui offrent le terreau nécessaire.

De la mer rouge à l’Atlantique, de l’Afghanistan au Nigeria, de Toulouse, où Mohamed Merah a agi et a été abattu, à Tombouctou, les enjeux sont à la fois idéologiques, civilisationnels, identitaires, mais aussi économiques, politiques et géostratégiques. Les acteurs et les forces en présence sont à peu près les mêmes, avec des variantes locales à manipuler telle que la rébellion touareg au Mali.

Par ailleurs, Afghans, Pakistanais, Algériens et autres prêcheurs ne sont pas de nouveaux venus au Mali. Ils ont fait leur apparition dans les mosquées, à partir de la décennie 90, au moment où les conséquences sociales et humaines dramatiques des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) sur l’emploi, le revenu et le lien social commençaient à se faire sentir.

7 La perspective « badenya » comme alternative à la guerre                      

Des femmes maliennes et africaines bien imprégnées des enjeux et des rouages mortifères de la mondialisation néolibérale n’en cautionnent pas les guerres. Aux valeurs guerrières et prédatrices de l’ordre économique dominant, nous opposons des valeurs pacifistes, qui nous réconcilient les uns avec les autres, ainsi qu’avec le reste du monde. Badenya, (enfants de la mère) est l’une de ces valeurs que nous nous devons, femmes du Mali, de cultiver d'avantage et d’opposer à la valeur masculine fadenya (les enfants du père) qui dans sa version ultralibérale autorise la course effrénée et fratricide au profit, au point de brader des entreprises publiques rentables, de céder des terres agricoles aux dominants et d'accepter la partition du territoire national.

Profondément ancré dans la perspective badenya, notre refus de la guerre plonge ses racines dans une conception de la procréation selon laquelle mettre un enfant au monde est déjà une manière de monter au front (musokele)Et trop nombreuses sont celles qui parmi nous périssent en enfantant. Nous bataillons jour après jour contre la faim, la pauvreté, la maladie, pour que chaque enfant grandisse, travaille, s’assume et assume sa part de responsabilité.

Aussi, en chaque soldat, comme en chaque rebelle et en chaque nouveau converti au djihadisme qui vont s'affronter en cas de guerre, chacune de nous reconnaît un frère, un fils, un neveu, un cousin.

Hier, ils étaient en quête d’un statut social à travers l'emploi, le revenu ou alors un visa. Ce fut souvent en vain… A présent, ils ont entre leurs mains tremblantes des armes de guerre.

La lucidité et la maturité politique devront être nos armes dans ce monde sans foi ni loi. Il n'y a aucune raison que le Mali s'engage sur un terrain où la France et les États-Unis d'Amérique reculent, en dépit de la puissance de feu de l'OTAN.

A l’économie de la guerre, nous femmes du Mali, opposons l’économie de la vie en faisant de la transition en cours une occasion historique de relever le triple défi du savoir, de la citoyenneté et du dialogue. Les évolutions en cours sur le terrain, dont la volonté de négociation d’Ansar Dine et du MNLA, la modification constante des rapports de force ainsi que des stratégies et des interactions entre les différents groupes présents, doivent être examinées avec l'attention nécessaire de manière, non seulement à éviter une guerre potentiellement tragique mais aussi à écarter les écueils des accords passés.

Les concertations nationales envisagées depuis des mois doivent se tenir enfin, permettant à la société malienne dans son ensemble de se retrouver et de définir elle-même les bases et les conditions d’une solution concertée (et non imposée) au conflit présent. Nous, femmes du Mali, y contribuerons pleinement, comme demain nous contribuerons à la refondation de la démocratie dans notre pays selon des valeurs de société et de culture qui nous sont familières.

Il s'agit, en somme, de crédibiliser, de renforcer la  capacité d'analyse, d'anticipation et de proposition de la société malienne, civile, politique et militaire.

Nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui partagent notre approche d'interpeller immédiatement les principaux acteurs de la communauté internationale, par écrit ou sous toutes autres formes d’expression, en plaidant pour que le Conseil de Sécurité n'adopte pas une résolution autorisant le déploiement de milliers de soldats au Mali.
 

Signataires: Aminata D. TRAORE ; SISSOKO Safi  SY ; SANOGO Sylvie KONE ; IMBO Mama SY ; Kadiatou TOURE ;  TRAORE Sélikèné SIDIBE (Vieux) ;  DICKO Rokia SACKO ; Ténin  DIAKITE ;  DOUMBIA Fanta DIALLO ;  KONE Mamou TOURE ;  TRAORE Sarata SANOGO ;  TRAORE Penda DIALLO ; DIABATE Kadiatou KOUYATE ; Aminata BOCOUM ; Oumou KODIO ;  Assatou KAREMBE ; Awa KOÏTA ; Aminata DOUMBIA ; Fatoumata COULIBALY ; Badji BOIRE ; Awa TOURE ; Bintou KONE ; Fatoumata MARIKO ; Mariam KONE ; Minata DIARRA ; Oumou KEITA ; Kadiatou DIALLO ; Kankou KONE ; Rokia NIARE ; Kadia DJIRE ; Ada NANTOUMA ; Awa COULIBALY ; Soungoura DOUMBIA ; Fanta KANTE ; Safiatou COULIBALY ; Djaba TANGARA ; KONE Mama DIARRA ; Ismaël DIABATE ; Karamoko BAMBA; Doumbi FAKOLY; Coumba SOUKO ;  Clarisse SOH-MOUBE ; Nathalie M’DELA-MOUNIER.

samedi, 24 novembre 2012

UMP, PARTI DE SARKOZY: OR DONC LE RECOMPTAGE DES VOIX N'EST PAS UNE INJUSTICE?

 

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Surprise du côté de la France! Que se passe-t-il dans ce pays? Non, rien d’important. Seulement que depuis le 18 novembre 2012, une banale élection à la direction de l’UMP, parti dit éminemment démocratique de l’ex-Président français, le tonitruant redresseur d’autres démocraties dans le Monde, le sieur Sarkozy, s’est transformée en un conflit postélectoral comme dans la «République bananière de Côte d’Ivoire». 

Cette élection, selon les médias de l’hexagone, instruments ô combien propagandistes au service de ces donneurs de leçons, opposait Jean-François Copé et François Fillon. Deux François pour conquérir le fauteuil présidentiel à la tête de l’UMP. Ces deux personnes qui ont, par leurs nombreuses frasques au côté de Sarkozy et Juppé, déversé leur bile sur l’éminent Président nationaliste Laurent Gbagbo lors de la dernière guerre postélectorale, ne sont pas inconnus des patriotes de ce pays. Ils sont ainsi rattrapés par leurs actes ignobles commis pendant la crise ivoirienne; comme quoi on paye toujours ses méchancetés sur cette terre. 

N’est-ce pas ce parti de la Droite française, avec à sa tête le fantoche ex-Président Sarkozy qui, rejetant de façon irréfléchie et systématique la proposition paisible de recomptage des voix pour résoudre le contentieux électoral ivoirien, s’accordait avec le triplet destructeur Compaoré-Soro-Ouattara pour déclencher une guerre meurtrière jusqu’à renverser le régime de Gbagbo? 

Heureusement que ça n’arrive pas qu’aux autres! Depuis dimanche 18 novembre, cette presse toujours virulente et adepte du mensonge contre les leaders patriotes africains, annonce, à la surprise générale une contestation des résultats nécessitant «l’injuste recomptage des voix». Qui l’eut cru? 

Surtout que Sarkozy et ses hommes de main Choï et Ban ki Moon ont enseigné aux ivoiriens qu’il serait injuste de choisir le recomptage des voix pour régler le contentieux électoral ivoirien. N’est-ce pas cette même solution proposée par Gbagbo qui a valu le courroux de ces politiques français et qui l’ont rejetée au profit du pilonnage par des bombes et des missiles pour massacrer toujours impunément des milliers d’ivoiriens? Ah! Si le ridicule tuait! François Copé et ses militants s’attribuent la victoire et sont prêts à s’imposer par la force. 

Pendant que les deux candidats s’empoignent, la commission chargée de superviser les élections reste muette comme une carpe et laisse le doute et la polémique s’installer. Tel fut aussi le comportement de la commission électorale ivoirienne(CEI); ce qui amena même, Sarkozy, par courrier, à intimer l’ordre à Youssouf Bakayoko (Président de la CEI) de proclamer les résultats tronqués de l’élection présidentielle au QG du candidat Ouattara. 

A La vérité, il n’y a rien de nouveau sous le soleil, et les français comme tous les européens ne sont pas différents et plus intelligents que les africains. 

Il paraitrait même que l’un des François, le nommé Copé est ami de Sarkozy qui aurait fait pression sur Fillon le vainqueur véritable et ses sympathisants, pour que celui-ci cède le fauteuil au risque de subir comme Gbagbo le courroux de la Licorne, de l’ONUCI, des mercenaires et autres cannibales dozos ainsi que de l’OTAN. 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, Copé est l’homme que Sarkozy aurait choisi pour préparer son très prochain retour en politique, quand il aura fini de régler les affaires sales qu’il traine comme des boulets aux pieds. 

Si donc Fillon veut continuer la résistance, ce sera alors les forces spéciales (les GI’s) d’Obama, un autre ami de Sarko et bourreau des africains, aidés des forces hétéroclites (mercenaires et dozos burkinabès, forces de l’OTAN) qui feront allègrement le « job ». 

On ne sera pas surpris de voir descendre d’un gros porteur (avion C130) ces dozos et autres rebelles avec les nombreux gris-gris fixés sur leurs sales accoutrements, et les…. odeurs qui les accompagnent; ces dozos expédiés en France, comme pendant la seconde guerre mondiale pour défendre les maîtres-colons dont les ascendants du couple Sarko-Copé, comme ils l’ont fait en Côte d’Ivoire, pour les intérêts de la grande France déstabilisatrice des régimes des Présidents africains souverainistes. Celle-ci n’oubliera certainement pas de les faire défiler le 14 juillet sur les champs Elysées en l’honneur de Sarkozy et tous ses valets africains. Ainsi se sera-t-on vengé de Gbagbo qui avait refusé de faire participer ses soldats au défilé du cinquantenaire des indépendances africaines à Paris 

Ce sera d’ailleurs une très grande joie pour le Président indéboulonnable, l’homme du rattrapage ethnique de courir au secours de son parrain dont les intérêts sont menacés, en faisant intervenir son armée de fétichistes notoires pour donner la victoire à Copé. 

A toi Fillon qui a vite compris le danger qui te guettait en demeurant dans la contestation car tes adversaires n’ont cure de la vie humaine. Et si tu es malin quittes vite dans ça, définitivement! Tout le monde n’est pas Gbagbo, le vrai patriote qui ne fuit ni les bombes ni les missiles français quand il s’agit de défendre l’intérêt de son pays et son honneur. 

Pourquoi ne ferais tu pas comme l’autre, l’indéboulonnable, qui n’hésite pas à enjamber les murs au moindre bruit d’un pétard mouillé? En tout cas, les jours qui s’annoncent seront décisifs pour toi et tes sympathisants. Attention aux effets néfastes du rattrapage ethnique et de la justice des vainqueurs! 

Ceux qui jusque-là refusent de croire en Dieu, ont ainsi l’occasion de se ressaisir. Après tout le mal que la Droite française a fait à la Côte d’Ivoire, Dieu vient de la confondre. Et cette confusion sera ouverte et totale. Ce qui se passe aujourd’hui à l’UMP aurait pu arriver pendant la dernière élection présidentielle française. 

Mais non! L’Eternel des Armées a voulu faire un petit test sur les auteurs de la crise ivoirienne. C’est pourquoi Sarkozy, le bourreau des Africains est actuellement interpellé par la justice française pour être entendu sur l’affaire Béthencourt pendant que son parti plonge dans un gouffre d’où il ne sortira pas facilement. Ce qui est certain, la déchirure sera grande, et comme disent les anglais, leurs voisins, «wait and see».

Ivoiriens, restez tranquilles, Dieu combat pour vous! Ce n’est qu’une question de temps. Il fera jour bientôt car maintenant ces bourreaux peuvent comprendre que le recomptage n’est pas une injustice. 


NANWOULET G. Simone

lundi, 19 novembre 2012

LE SECRETAIRE GENERAL DU PC SYRIEN: «ILS NE POURRONT PAS NOUS VAINCRE!»


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Dr Ammar Bagdache


A paraître dans le prochain numéro d’Initiative Communiste, mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France.


Dans un entretien avec le journaliste cubain Ernesto Gómez Abascal, Ammar Bagdache, secrétaire général du Parti communiste Syrien, explique quelle est sa position par rapport au régime syrien:
 
«C’est un gouvernement patriotique, anti-impérialiste et antisioniste, bien qu’il applique un modèle économique clairement capitaliste. Même si le Parti Baas, qui était et est toujours la force dirigeante du gouvernement, a proclamé le socialisme arabe en Syrie, il n’est pas socialiste au sens marxiste du terme. Cependant, le PCS fait partie du Front Progressiste composé aujourd’hui de dix partis. (…) Nous avons un ministre dans le gouvernement et nous considérons, qu’à ce niveau du parcours, c’est la meilleure option. Nous sommes et nous avons toujours été disposés à améliorer le système. En 2005 nous nous sommes opposés à des changements calqués sur le modèle néolibéral, nous avons la preuve aujourd’hui qu’ils ont été le terreau d’une catégorie marginale que l’opposition armée a su s’attirer. Des erreurs ont été commises, maintenant il faut les corriger.»
 
«Le gouvernement que nous avons en Syrie a une position constructive pour réaliser des changements importants, rappelle Bagdage - ils commençaient à être adoptés mais l’intervention armée étrangère empêche, pour le moment, leur mise en application normale.»
 
Les raisons d'être optimiste
 
«Si le gouvernement actuel venait à être renversé, la seule éventualité serait la prise du pouvoir par les Frères Musulmans, rappelle Bagdache, ce qui constituerait un grand bond en arrière pour un peuple qui, depuis pas mal d’années, bénéficie d’un système laïque moderne, ne connait pas le sectarisme et n’a jamais vécu avec de telles tensions. Mais nous sommes optimistes, même si la lutte dure encore un certain temps, nous sommes certains qu’ils ne pourront pas nous vaincre.»
 
Interrogé sur les chances de victoire des rebelles, le secrétaire général du PCS est catégorique: « Plus le temps passe, plus il est clair qu’ils ne pourront pas nous vaincre. Ils n’ont pu prendre le contrôle d’aucune ville importante, malgré leur plan initial et l’arrivée de milliers de mercenaires extrémistes et salafistes, assistés des services spéciaux US et leurs alliés de l’OTAN qui travaillent depuis la Turquie, pays avec qui nous partageons une longue frontière. Le Qatar et l’Arabie saoudite leur apportent également le soutien économique et militaire. Bien sûr, notre gouvernement est soutenu par la majorité de la population. Les forces armées de la nation et les milices populaires restent unies et en ordre combatif. Malgré la situation compliquée dans laquelle se trouve le pays, les institutions fonctionnent.»


Ginette Hess Skandrani


dimanche, 04 novembre 2012

ATTAC DIT NON AU BUDGET DE LA DEFENSE POUR 2013

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Soldats français de la Force Licorne posant fièrement avec leur butin de guerre, un symbole de l'Etat ivoirien piétiné et bafoué, le 11 avril 2011.

 

Les parlementaires sont appelés à voter le projet de loi de finance 2013, qui prévoit un budget de la Défense de 31,4 Milliards d'euros hors pensions soit près de 2% du PIB, taux  supérieur à la moyenne européenne (1,6%) mais conforme aux  recommandations de l’OTAN. Ce budget creuse la dette, à l’image de celui de la Grèce, sanctuarisé malgré la nécessité de réduire les dépenses publiques illégitimes.

Il résulte de la réintégration du pays dans le commandement militaire de l'Otan et reste dans les orientations de la loi de programmation militaire décidée par Nicolas Sarkozy. Les choix et objectifs de cette politique doivent faire l’objet d’un débat public et d’un contrôle démocratique:
 
 - les opérations extérieures (OPEX): leur financement se situe entre 4 et 7 milliards d’€ selon les recoupements de rapports parlementaires. Un audit sous contrôle démocratique est nécessaire pour en donner une estimation exacte. Un bilan est à faire des interventions, notamment en Côte d’Ivoire et en Lybie. Attac demande la création d’une commission d’enquête sur les activités de la Force Licorne en Côte d’Ivoire. Attac dénonce tout projet d’intervention militaire au Mali qui produirait les mêmes effets: pertes en vies humaines, violation des acquis démocratiques et des droits de l’homme, destruction des infrastructures… Cela au compte des intérêts des multinationales (Dassault, Bouygues, Bolloré, Total…) et des dictatures françafricaines à leur service. Par ailleurs, le secret défense doit être levé pour  faciliter le travail de la justice concernant les affaires à instruire (affaire de Karachi…).
 
Le nucléaire militaire: la France a signé le Traité de non prolifération nucléaire (TNP) en 1992[1]. En contradiction avec ce texte, la course aux armements se poursuit, au mépris des risques de dissémination qu’elle engendre. En 2015 tout l’arsenal nucléaire français aura été renouvelé.[2] Une telle politique est-elle acceptable, alors que 146 pays, dont 4 puissances nucléaires[3], travaillent à un processus d'élimination de l'arme nucléaire au travers d'une nouvelle convention présentée à l'assemblée générale des Nations Unies, à laquelle notre pays s’est opposé?

Pour ces raisons, Attac conteste la validité du projet de budget militaire 2013, et demande aux parlementaires de voter contre. A l'heure où le gouvernement installe la rigueur budgétaire, poursuivre la course aux armements et développer des actions extérieures pour la défense d'intérêts qui ne sont pas ceux des peuples n'est pas admissible. Des finances pour les besoins sociaux, la transition écologique et une authentique coopération, et non pour une politique de puissance et de guerre!
 
Attac s’associe à la démarche du Mouvement de la Paix interpellant les parlementaires et appelle à signer la pétition: 

 
 
 Références:


Attac France,

Paris, le 2 novembre 2012

 ________________________________
 

[1] TNP (Traité de non prolifération nucléaire) - 1992: «Chacune des Parties au Traité s’engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace.» (article 6).

[2] Nouvelles têtes nucléaires TNO, nouveaux missiles M 51, nouveaux sous marins SNLE-NG, nouveaux avions Rafales, nouveaux missiles aéroportés ASMP-A, nouvelles têtes nucléaires aéroportées TNA.

[3] La Chine, l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord. L’Iran est également favorable.


Adhérez, réadhérez à Attac: http://www.france.attac.org/adherer
 
 
Source: ATTAC FRANCE

20:54 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, europe, attac dit non au budget de la défense pour 2013, attac france, otan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 29 septembre 2012

EXISTE-T-IL ENCORE DES ORGANISATIONS DE DEFENSE DES DROITS HUMAINS?

 

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Faut-il encore accorder du crédit aux organisations internationales de défense des droits de l’Homme, des organisations créées de toutes pièces par les puissances impérialistes dont elles sont des bras séculiers dans les conflits mondiaux? Nombreux sont ceux qui se posent cette question aujourd’hui, face à leurs comportements douteux, suspects parfois même criminels. C’est pourquoi, il faut tenter de répondre à cette question pour aiguiller la curiosité et attirer l’attention de toute personne sur les actes macabres et le rôle néfaste de ces organisations censées défendre les droits de l’Homme. 

Plus le temps passe, plus les manigances, de la soi disant communauté internationale, en fait le Club de Sadiques et Voraces Impérialistes Occidentaux (CSVIO) et tous ses appendices d’ONG de défense des droits humains, sont mises à nu; en réalité, ces organisations ne sont que des clubs de soutien masqués des basses manœuvres déshumanisantes des puissances impérialistes qui les manipulent pour installer leur domination dans le monde. 

Comment pouvait-il en être autrement quand on sait que plutôt que de défendre les droits de l’Homme, ces organismes sont créés et financés par ces super puissances pour déstabiliser sournoisement les pays sous développés, contrôler, exploiter astucieusement et à vils prix leurs richesses. Ainsi, les actes les plus ignobles de ce CSVIO ne font-ils l’objet d’aucune condamnation (tueries massives des ivoiriens en Novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire et dans beaucoup d’autres endroits de la Côte d’Ivoire, génocide des Wè en Mars 2011 à Duékoué, massacre de plusieurs centaines de réfugiés du camp de Nahibly en Juillet 2012, pour ne citer que trois exemples). Ces organismes fantoches appelés abusivement organisations internationales de défense des droits de l’Homme ferment les yeux sur les agissements inhumains de leurs maîtres qui divisent des peuples, installent des rébellions et autres actions déstabilisatrices dans les pays bien choisis selon les besoins de la cause. Ces organisations confirment de plus en plus qu’elles sont le relais de dénigrement des dignes fils d’Afrique, ces Présidents qui nourrissent de nobles ambitions pour leurs populations, leurs pays et pour le continent noir. 

Après que leurs maîtres eurent brocardé ces dirigeants patriotes africains, les qualifiant par de grossiers mensonges de dirigeants-dictateurs exerçant un pouvoir antidémocratique, elles prennent le relai pour continuer de calomnier ces dirigeants souverainistes et patriotes à travers les organes de communication propagandistes au service des pays occidentaux néo-colonialistes. 

Le cas du Président Laurent Gbagbo, en Côte d’Ivoire, est très patent pour éclairer les vrais démocrates de ce Monde. Que n’a-t-on pas entendu dire sur son compte ? Voici un Président qui n’entrait pas dans le système de spoliation de la Côte d’Ivoire établi par la France. A ce sujet, l’homme politique, ancien Président de l’Assemblée Nationale française, Henri Emmanuelli disait de Gbgabo: « Ce Président sait ce qu’il veut pour son pays ». Cet homme qui, pendant plus de 40ans a mené une opposition démocratique et pacifique en Côte d’Ivoire, sans jamais recourir aux armes pour obtenir le pouvoir d’Etat, est traité de dictateur, de Président infréquentable, xénophobe. Quel mensonge honteux! 

A partir de l’an 2000 où il parvint à la Magistrature Suprême après une brillante élection, les complots de la France vont se succéder contre lui avec des assassinats, des charniers fabriqués par ceux-là-mêmes qu’elle a installés aujourd’hui au pouvoir. 
C’est alors que ces ONG de droits de l’Homme vont entrer en transe pour hurler aux massacres, des militants de l’opposition et engager ainsi la déstabilisation de la Côte d’Ivoire (CI). 

Inventer des raisons farfelues pour vilipender Gbagbo et aider une rébellion à s’installer, tel fut le rôle exercé par ces ONG en Côte d’Ivoire. Ainsi, la France de Chirac en Septembre 2002, va-t-elle déclencher contre le pouvoir du Président Gbagbo, une rébellion préparée et entretenue par le Burkina Faso de Blaise Compaoré, au vu et au su de Human Right Watch (HRW), Amnesty International (AI), la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et bien d’autres organisations aux objectifs semblables ; ces organisations dites humanitaires sont toujours promptes à vilipender les dignes Présidents du continent noir pour les objectifs cruels de leurs mandants, les membres du CSVIO. 

Ces rébellions seront pourvues en armements et en ressources financières pour déstabiliser les régimes réfractaires au néo-colonialisme. Ainsi pendant dix longues années, les rebelles du couple « infernalissime » Ouattara-Soro, avec la bénédiction de la France et de l’ONU, vont semer la terreur au sein des populations et s’enraciner au Nord, au Centre et à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Ils y feront régner une justice expéditive pour massacrer des pro-Gbagbo et de nombreuses populations innocentes: les gendarmes désarmés de Bouaké, les danseuses d’Adjanou de Sakassou, de nombreux sacrifices rituels humains, etc. 

C’est bien avec les armes offertes par la France que des tueries vont être perpétrées sans que ces crimes ne soient véritablement dénoncés par la soi-disant Communauté Internationale et les ONG à sa solde. Il faut rappeler que cette Communauté Internationale a été pleinement actrice dans ces événements douloureux de Côte d’Ivoire éloquemment attestés par les actes destructeurs de l’ONUCI et de la Licorne pourtant venues en CI pour y restaurer la paix. Les rapports sur les atrocités vécues par les ivoiriens rédigés par ces organisations de l’ONU et de défense des droits humains, au lieu d’être véridiques et équitables, vont toujours indexer le Président Gbagbo, l’accusant d’être le plus grand criminel de tous les temps, lui qui a été la victime de la barbarie de la communauté internationale dirigée par la France. 

HRW, AI, FIDH…. savent aujourd’hui l’issue de ce complot ourdi contre celui que les ivoiriens avaient élu et réélu pour les sortir du sous développement par son programme audacieux de gouvernement. Laurent Gbagbo, après avoir miraculeusement échappé aux milliers de tonnes de bombes et de missiles de l’armée française, a été déporté manu militari à La Haye, pendant que les vrais criminels Chirac, Sarkozy, Ban ki Moon, Choi et leurs larbins ivoiriens Ouattara, Soro et autres quasi analphabètes, promus Préfets de régions pour services rendus aux nombreux ivoiriens, aujourd’hui dans les cimetières, ne sont guère inquiétés pour leurs nombreux crimes. Patissanganan !!! La partie fut vraiment sanglante. 

Ces organisations dites de défense des droits humains savent très bien que l’occident est à la base de tous les conflits qui déchirent le monde. En Lybie, Sarkozy et son ami Obama se sont solidarisés dans le mal pour devenir les bourreaux de Kadhafi. Par cet assassinat, ce pays est devenu une proie à toutes sortes de groupuscules équipés d’armes, à eux offertes par ces deux gendarmes, en réalité les pyromanes pompiers des conflits dans ce monde. C’est avec ces mêmes armes que le Nord du Mali est aujourd’hui sous le contrôle d’une horde d’intégristes religieux et de plusieurs bandes de voyous sans cesse soutenus par ces mêmes impérialistes. Le deal était qu’ils combattent Kadhafi pour obtenir le Nord du Mali. 

Voilà donc des comportements inhumains à dénoncer au lieu de hurler sur les antennes des télévisions, la pratique obligée de la charia et les destructions de monuments historiques qui n’ont aucune importance devant les massacres d’êtres humains que l’OTAN a perpétrés en Lybie, tout comme les nombreux crimes de l’ONUCI et de la Licorne en Côte d’Ivoire. Oh ! Un crime n’est-il crime que quand Sarkozy et Obama en décident ainsi. A eux a été donné, par on ne sait qui, le permis de tuer. C’est pourquoi HRW, AI, FIDH et autres organismes de même acabit se taisent sur leurs crimes odieux en Irak, en Côte d’Ivoire, en Lybie, en Syrie. 

Ainsi, aujourd’hui en Côte d’Ivoire, ce régime tyrannique installé par la France commet les crimes les plus inimaginables. 

Il n’est pas exagéré de noter que le programme des gouvernants actuels se résume à la traque, l’emprisonnement, l’expropriation et à l’assassinat des pro-Gbagbo. Malheureusement, au lieu d’être sanctionnés, ces miliciens du RDR, sont plutôt promus dans le silence de ces organisations qui voient bien les affidés de leur poulain commettre ces crimes et exactions. Bien sûr que les puissances financières ont rendu aphones ces organisations qui claironnent à tout moment leur autonomie. Heureusement qu’il y a Dieu qui jugera leurs crimes et leurs perfidies pour que chaque membre coupable de ces ONG subisse la punition éternelle en enfer. 

De même, voici une révolution, baptisée « Printemps Arabe »comme si tuer des être humains était annonciateur de bonnes nouvelles, inventée de toutes pièces par ces mêmes impérialistes pour déstabiliser les pays arabes, prendre le contrôle de leur pétrole et y installer leurs voraces multinationales. Toujours dans le même style, ces cyniques ONG de défense des droits de l’Homme se fourvoient actuellement en Syrie. Après avoir dénigré injustement le régime de Bachar El Assad, le CSVIO a créé une opposition fictive pour envahir la Syrie de mercenaires recrutés par ses soins à partir de la Turquie, croyant réussir aussi facilement son coup de force contre le Président syrien. 

Comme en Côte d’Ivoire où la rébellion a été affectueusement dénommée « Forces Nouvelles », elle appellera la coalition des mercenaires occidentaux « Armée Libre de Syrie » (ALS). Comme pour dire que celle qui défend le peuple syrien est une armée esclave d’El Assad. OH Honte ! Qu’une rébellion contre un régime légalement installé dans un pays ne puisse émouvoir les membres d’une organisation Internationale de défense des droits humains parce qu’elle a la caution des maîtres du monde est tout simplement ahurissant. 

Y a-t-il aujourd’hui lieu de prendre au sérieux ces satellites de la Communauté Internationale que sont ces organisations des droits humains? Car à la vérité, elles sont au début et à la fin des processus de déstabilisation des pays avec leur rôle de pyromanes et pompiers. Elles installent le lit du désastre en accompagnant les maîtres impérialistes qui n’ont d’yeux que pour les richesses des petits pays. 

Comment faire pour échapper à leur manège désormais dévoilé? Beaucoup de pays sous développés vivent encore une pauvreté accrue que les populations n’arrivent pas à juguler, à cause des nombreux besoins que la société occidentale leur impose à travers tous leurs instruments de communications actuels. Alors, au niveau de certains politiciens véreux, la tentation est grande quand ils sont sollicités pour servir d’instrument de déstabilisation de leurs propres pays, par des propositions faramineuses de promotion politique et d’enrichissement illicite et rapide. 

Tant qu’il y aura cette espèce de politiciens, il sera difficile de fermer la porte aux déstabilisateurs ; il n’est cependant pas impossible d’y arriver. Il faut alors une prise de conscience collective, comme en Syrie, où la véritable armée du peuple a compris qu’il n’est pas question de renoncer à cette lutte et qu’elle doit aller jusqu’au bout. Chaque citoyen doit normalement comprendre qu’il doit être un résistant permanent, face aux impérialistes qui veulent maintenir le monde sous domination, en privant les faibles de la liberté vivre et de jouir de leurs richesses. Il est seulement regrettable de constater que les organisations de défense des droits humains ne les y accompagnent. Pour les Africains, ces ONG méritent-elles de continuer d’exister ? Assurément non. 

 
NANWOULET G. Simone 
 
 
Source: AFRIK53.COM

jeudi, 09 août 2012

GUERRE A LA TERREUR: VOUS NE L’AVEZ PAS REMARQUE, MAIS AL-QAIDA EST MAINTENANT NOTRE ALLIEE!

 

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S’il y a une chose que le conflit en cours en Syrie aura sans doute permis de révéler au grand public, c’est bien le côté parfaitement orwellien de la prétendue "Guerre à la terreur" menée depuis le 11-Septembre par les Etats-Unis et ses alliés de l’OTAN, France incluse. En effet, les médias ne parviennent plus à cacher ce fait incompréhensible à priori : des militants d’al-Qaïda sont aujourd’hui nos alliés en Syrie, et aident l’opposition dans sa tentative de renverser Bachar el-Assad. Mais alors, contre qui se bat-on ?

A y regarder de plus près, comme le fait cet article paru sur le Washington’s Blog – et c’est d’ailleurs le thème développé dans le film ONE – Enquête sur al-Qaïda -, la collaboration entre les USA et al-Qaïda n’a vraisemblablement jamais cessé depuis les années 1980 et la création de "la base" par la CIA pour aller combattre les Soviétiques en Afghanistan. Après la Somalie, la Bosniele Kosovo, mais aussi la Libye l’an dernier, des milices islamistes ont été formées par la CIA et d’autres services secrets occidentaux, puis utilisées pour renverser des régimes et occasionnellement les remplacer par des dirigeants "amis". Alors pourquoi cela s’arrêterait-il?

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Il est maintenant reconnu qu’al-Qaïda aide l’opposition syrienne

 

Par GeantVert



 

La “Guerre au terrorisme” a changé, et pas un Américain sur 1000 ne l’a remarqué : nous combattons désormais aux côtés d’al-Qaïda


Paru sur le Washington’s Blog, le 31 juillet 2012

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews

 

Ce que vous devez savoir sur ce revirement impensable…

Dans le roman de George Orwell, 1984, le pays dénommé Océania est en guerre contre l’Eurasia depuis des années.

Océania change soudain de camp, désigne l’Eastasia comme son ennemi mortel et fait de l’Eurasia son nouvel allié.

Le gouvernement utilise la propagande pour convaincre le peuple que « Nous avons toujours été en guerre contre l’Eastasia. » Le peuple abruti ne remarque même pas qu’ils ont changé de camp et se rallie aveuglément à l’Eurasia qu’il considère comme son allié historique.

La même chose se produit dans le monde réel avec "al-Qaïda".

Les gouvernements occidentaux et les médias "mainstream" ont admis le fait qu’al-Qaïda combattait contre le gouvernement syrien, et que l’Occident soutenait l’opposition en Syrie… quicollabore avec al-Qaïda.

De la même façon, l’opposition qui a renversé Kadhafi en Libye était essentiellement issue d’al-Qaïda… et elle semble maintenant avoir pris le contrôle du pays (et ses éléments sont essentiels dans les combats en cours en Syrie).

Les USA financent également des groupes terroristes sur le sol iranien.

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Par conséquent, le fait que nous considérions maintenant les combattants d’al-Qaïda comme nos alliés, quelle que soit la forme que cela prenne, est une chose tout à fait orwellienne.

Rappelez-vous, le conseiller à la Sécurité nationale de Jimmy Carter l’avait admis sur CNN, nous avons formé et soutenu Ben Laden et les autres chefs d’al-Qaïda dans les années 1970 afin d’aller combattre les Soviétiques. (Il a aussi déclaré devant le Sénat en 2007 que la guerre à la terreur était "un conte mythique historique").

Et, comme le professeur en stratégie au Collège naval, ex-analyste de la NSA et officier de contreterrorisme John Schindler l’a écrit, les USA ont soutenu Ben Laden et d’autres terroristes d’al-Qaïda en Bosnie. [Se référer aussi au livre ci-contre, en français - NdT]

Mais évidemment, nous avons perdu le contrôle et ils se sont retournés contre nous… et ensuite il nous a fallu des années pour chasser et finalement abattre Ben Laden. OK ?

Peut-être bien. Toutefois :

- L’officier en chef chargé de la capture de Ben Laden durant l’invasion de l’Afghanistan a affirmé que les USA avaient laissé celui-ci s’échapper d’Afghanistan.

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- Des soldats français insistent pour dire qu’ils auraient pu facilement capturer ou tuer Ben Laden, mais que le commandement américain les en a empêchés.

- Un membre du Congrès américain affirme que l’administration Bush a intentionnellement laissé s’échapper Ben Laden de manière à justifier la guerre en Irak.

Mais les magouilles avaient commencé bien avant le 11-septembre :

- L’enquête conjointe du Congrès sur le 11/9 a découvert qu’un informateur du FBI avait accueilli et loué un appartement à deux des pirates de l’air en 2000, et que, lorsque l’enquête a demandé à interroger cet informateur, le FBI a refusé tout net, et l’a caché dans un lieu secret, et qu’un haut-responsable du FBI a déclaré que ces manœuvres de dissimulation étaient menées suite à des ordres émanant directement de la Maison Blanche (ce qui est confirmé ici par le coprésident de l’enquête conjointe et ex-chef du Comité du Renseignement au Sénat, Bob Graham ; et lisez aussi cet article de Newsweek).

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- Non seulement le gouvernement écoutait les conversations de Ben Laden, mais ils connaissaient les plans des pirates de l’air de leur bouche même.

- Un officier haut-gradé du renseignement militaire a déclaré que son unité – chargée de traquer Ben Laden avant le 11/9 – a été écartée de cette tâche, et que leurs avertissements comme quoi le World Trade Center et le Pentagone allaient être la cible d’attentats ont été ignorés.

- Plusieurs employés bien placés au département de la Défense ont affirmé que le gouvernement avait volontairement écarté leur témoignage sur la traque de Mohammed Atta avant le 11-Septembre.

- Un des formateurs d’al-Qaïda travaillait avec les Bérets verts et la CIA, et était un informateur du FBI.

- La CIA semble avoir aidé la plupart des pirates de l’air du 11/9 à obtenir un visa d’entrée aux USA.

Et aussi :

- D’après l’un des plus importants journaux français [Le Figaro - NdT], des agents de la CIAont rencontré Ben Laden deux mois avant le 11/9, alors que celui-ci était recherché pour l’attentat contre l’USS Cole.

- Sibel Edmonds – une ancienne traductrice du FBI, jugée extrêmement crédible par l’Inspecteur général du département de la Justice et plusieurs sénateurs – affirme qu’Oussama Ben Laden travaillait pour les USA pratiquement jusqu’au jour du 11 septembre 2001, et que ce fait est tenu caché, tout simplement parce que les USA sous-traitent les opérations de terrorisme à al-Qaïda et aux talibans depuis de nombreuses années.

Nous avons toujours été en guerre avec l’Eastasia…


 

Source: REOPEN911

mardi, 07 août 2012

SYRIE: DEMASQUE, LE PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES S'ENFUIT

 

RIAD HIJAB - EX PREMIER MINISTRE SYRIEN.jpg

 

Se sentant démasqué, le président du Conseil des ministres syriens, Riad Hijab, a été exfiltré par l’OTAN vers le Liban, dimanche 5 août 2012.

L’agence de presse nationale syrienne (SANA) n’a pas rendu compte de l’événement, se contentant de signaler qu’il avait été « démis de ses fonctions ».

La Syrie étant un régime présidentiel (comme les États-Unis), les ministres sont nommés directement par le président de la République et cette vacance n’a pas d’incidence sur le reste du gouvernement. Le président Bachar el-Assad a demandé à l’un des quatre vice-présidents du Conseil, Omar Ghalawanji, d’exercer les fonctions de président du Conseil des ministres.

Le chef de l’Armée syrienne libre a annoncé que M. Hijab avait fait défection avec d’autres ministres. La télévision syrienne a montré des images panoramiques de la réunion du Conseil des ministres sous la présidence d’Omar Ghalawanji afin que chacun puisse constater que nul ne manque à l’appel. En outre, le ministre des Biens cultuels –dont le nom avait été cité par une agence de presse- a fait une déclaration à la télévision sur un sujet secondaire afin de mettre un terme aux rumeurs de la presse occidentale le concernant.

La trahison de Riad Hijab est la première d’importance depuis le début de la crise. Selon son porte-parole, Mohamed Otri, qui s’est exprimé depuis la Jordanie, M. Hijab travaillait secrètement au renversement de Bachar el-Assad bien avant d’accepter les fonctions de président du Conseil des ministres, il y a six semaines, le 23 juin.

Le président du Conseil des ministres coordonne la mise en œuvre de la politique intérieure, mais n’a aucun pouvoir en matière de Politique étrangère et de Défense, « domaines réservés » du président de la République.

Comme dans le système constitutionnel états-unien, les principaux pouvoirs de nomination reviennent au président de la République. Le président du Conseil des ministres n’a donc pas pu placer des hommes à lui à des postes stratégiques de l’État.

À ce stade de l’enquête, il semble que l’opération « Volcan de Damas et séisme de la Syrie », qui a échoué, devait consister en un coup d’État militaire auquel Riad Hijab aurait donné une onction civile. Washington et ses alliés pensaient qu’après la décapitation du commandement militaire (attentat du 18 juillet), des généraux et leurs régiments s’empareraient du pouvoir avec l’aide des mercenaires entrant depuis la Jordanie, puis ils l’auraient remis dans les mains de M. Hijab. Le département d’État aurait alors applaudi à la victoire de la « démocratie ».

On ignore à quel moment les services de sécurité ont commencé à douter de la loyauté du président du Conseil des ministres. Celui-ci n’avait pas été inquiété et participait encore hier à une inauguration officielle, mais il avait évité de retourner à son bureau depuis deux jours.

Bien qu’ayant exercé des fonctions au sein du Baas, Riad Hijab était un technocrate, pas un leader politique. Ancien préfet de Lattaquié, jouissant d’une excellente réputation d’administrateur, il avait été nommé ministre de l’Agriculture, puis président du Conseil des ministres parce que n’étant pas lié à un courant politique, il semblait plus apte que d’autres à œuvrer à l’unité nationale. C’est le contraire qui s’est produit. N’étant lié à aucun groupe, il a pu changer de bord sans être retenu par un engagement.

Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Information, Omrane al-Zohbi, a souligné que -à la différence de l’Arabie saoudite- la Syrie est un État, et que la disparition d’un homme ne peut affecter la marche de l’État.

 

Source: RESEAU VOLTAIRE

vendredi, 27 avril 2012

L’OTAN, AVEC LES USA EN TETE, PREPARE LE TERRAIN POUR UNE GUERRE CONTRE LA SYRIE

DEMOCRATIE A L'ARME LOURDE.jpg

PressTv- Un analyste américain dit que les Etats-Unis ont dépêché des escadrons de la mort en Syrie qui se sont constitués en gangs armés pour attaquer des groupes de population avant que Washington n’envahisse la Syrie.


« Ces escadrons de la mort sont la principale cause des problèmes en Syrie » a déclaré l’auteur et historien Webster Griffin Tarpley dans un interview avec Press TV. Il a ajouté que chaque fois que les Etats-Unis veulent envahir un pays, ils commencent par envoyer des escadrons de la mort pour attaquer des groupes de population. Tarpley a expliqué que Washington avait envoyé des escadrons de la mort en Irak en 2006 et 2007 parce que la situation était intenable et avait instigué une guerre civile dans le seul but de maintenir sa présence dans la région.


 

Il a ajouté que les escadrons de la mort envoyés en Syrie avaient été recrutés dans plusieurs parties du monde. « La Syrie faisait partie du même plan (de “pacification” ndt) que l’Irak et donc ce qu’ils ont fait en Irak établissait un schéma qu’ils n’avaient plus qu’à reproduire ailleurs » selon l’analyste. Pour Tarpley, la situation actuelle en Syrie est le signe que l’OTAN cherche à « intervenir militairement » dans le pays. ”Les puissances de l’OTAN essaient de déclencher une guerre civile à partir de l’extérieur”, selon lui. La Syrie connaît des troubles depuis la mi-mars 2011 et beaucoup de gens, y compris des membres des forces de sécurité, ont été tués dans la tourmente. L’Occident et l’opposition syrienne accusent le gouvernement de tuer les opposants.

Mais Damas accuse « les hors la loi, les saboteurs et les groupes terroristes armés » d’être responsables de l’agitation qui, affirme Damas, est orchestrée de l’étranger.

 

Source: ELECTION 2012