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dimanche, 25 mars 2012

MOHAMED MERAH: PAS DE TRACE OFFICIELLE EN AFGHANISTAN ET AU PAKISTAN


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Photo de Mohamed Merah (AFP - Capture d'écran France 2)

 

Contrairement aux déclarations des autorités françaises, l'Afghanistan et le Pakistan assurent n'avoir aucune trace.


L'Afghanistan et les forces américaines et de l'Otan dans ce pays, mais aussi le Pakistan assurent n'avoir aucune trace des séjours de Mohamed Merah, le jeune soupçonné d'avoir assassiné sept personnes en France, malgré les déclarations dans ce sens des autorités françaises.

Mercredi, le procureur de la République de Paris, François Molins, avait évoqué un séjour en Afghanistan - en 2010 selon des sources proches de l'enquête -, et au Pakistan, sanctuaire d'Al-Qaïda, pour deux mois en 2011.

Intercepté lors d'un contrôle routier par la police afghane, il avait été remis aux militaires Américains qui l'avaient renvoyé en France par le premier avion, selon lui. "De la mi-août à la mi-octobre 2011", il s'est rendu, au Pakistan cette fois, un séjour écourté car il a contracté l'hépatite A.

Selon des sources proches de l'enquête, la brève détention en Afghanistan a eu lieu à Kandahar (sud) en novembre ou décembre 2010.

"Nous cherchons davantage d'informations sur cet individu avec nos partenaires militaires français et le gouvernement afghan, mais pour l'heure, nous n'avons aucune information sur son éventuelle détention par l'Isaf (la Force internationale de l'Otan) ou l'armée américaine", qui en compose plus des deux tiers, a déclaré à l'AFP Jimmie Cummings, porte-parole de l'Isaf.

Les autorités et le renseignement afghans ont également assuré n'avoir pas d'informations sur la présence de Merah.

Au Pakistan, plusieurs hauts responsables des forces de sécurité et des services de renseignements, l'ISI (Inter-Services Intelligence), ont affirmé à l'AFP n'avoir aucune trace de son passage dans leur pays, estimant toutefois plausible qu'il soit passé au travers de leurs contrôles.

"C'est un nom inconnu de nos services, toutes les informations dont nous disposons sont celles livrées par le ministre français de l'Intérieur", assure un de ces officiers supérieurs, sous couvert de l'anonymat.


Source: SUD OUEST.FR

lundi, 24 octobre 2011

COMMENT L'EMPIRE VA SURVIVRE: WASHINGTON VA-T-IL FOMENTER UNE GUERRE ENTRE LA CHINE ET L'INDE?

 

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Par Paul Craig Roberts


Quelle est la solution de Washington à la montée en puissance de la Chine?

La réponse pourrait bien être d'impliquer la Chine dans une guerre nucléaire avec l'Inde.

La mise en scène de la fausse mort de Ben Laden dans un raid commando qui a violée au passage la souveraineté du Pakistan a été vendue au président Obama par le complexe militaro-industriel comme étant un moyen de le faire remonter dans les sondages.

Le raid fut couronné de succès à redorer le blason d'Obama. Mais son véritable objectif était de cibler le Pakistan et de lui montrer que les Etats-Unis contemplaient de l'envahir afin de faire rendre gorge à ce pays d'avoir soi-disant caché Ben Laden en voisin de l'académie militaire pakistanaise. La position des néo-conservateurs ainsi que celle grandissante de l'armée américaine, est que les Talibans ne peuvent être vaincus et conquis que si l'OTAN élargit le théâtre des opérations militaires au Pakistan, où ces Talibans auraient de soi-disant sanctuaires protégés par le gouvernement pakistanais, qui prend l'argent américain mais ne fait pas ce que les américains lui disent de faire.

Le Pakistan a reçu la menace 5 sur 5 et s'est dépêché de courir au pied de la Chine. Le 17 Mai, le premier ministre pakistanais Yousaf Raza Gilani, alors qu'il était en partance pour la Chine, déclara que "la Chine était le meilleur ami du Pakistan et celui en qui il avait le plus confiance". La Chine a bâti un port au Pakistan dans la ville de Gwadar, qui est proche de l'entrée du détroit d'Hormouz. Ce port pourrait devenir une base navale chinoise sur la Mer d'Arabie.

Raza Rumi écrivit le 4 Juin dans le "Pakistan Tribune" que lors d'une récente allocution à l'université nationale de la défense du Pakistan, l'ambassadeur pakistanais aux Etats-Unis, Hussein Haqqani, demanda aux officiers militaires s'ils pensaient que la plus grande menace pour le Pakistan venait de l'intérieur, de l'Inde ou des Etats-Unis. Une majorité des officiers répondirent que les Etats-Unis étaient la plus grande menace pour le pays.

La Chine, préoccupée avec l'Inde, l'autre géant asiatique qui monte en puissance, a manifesté la volonté de s'allier avec le Pakistan. De plus, la Chine ne veut pas des américains sur ses frontières, ce qui serait là précisément où les troupes américaines seraient en cas d'un conflit américain ouvert au Pakistan.

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Ainsi, la Chine a montré son mécontentement avec la menace des Etats-Unis sur le Pakistan et a conseillé à Washington de respecter la souveraineté nationale du Pakistan, ajoutant même que toute attaque contre le Pakistan serait une attaque contre la Chine.

Je ne pense pas que l'ultimatum chinois fut rapporté et commenté dans la presse états-unienne, mais cela fut largement diffusé dans la presse indienne. L'inde est préoccupée par  la Chine qui défend le Pakistan.

L'ultimatum chinois est important, car il représente un ultimatum du même niveau que ceux qui furent émis avant la première et la seconde guerres mondiales. Avec ce niveau d'implication de la Chine envers le Pakistan, Washington va maintenant essayer de se sortir de cette confrontation en y substituant l'Inde.

Les Etats-Unis ont été serviles à l'Inde, l'encensant de la manière la plus éhontée, incluant le sacrifice de nombreux emplois américains. Récemment, les Etats-Unis ont fait une vente massive d'armement à l'Inde, une recrudescence de la coopération militaire américano-indienne ainsi que des exercices militaires conjoints.

Washington imagine que les Indiens, qui furent si naïfs pendant des siècles vis-à-vis des britanniques, seront également naïfs à propos de la "cité dorée sur la colline" qui amène "la liberté et la démocratie au monde" en écrasant, massacrant et en détruisant. Tout comme les britanniques et la France de Sarkozy, les politiciens indiens vont se retrouver à faire les quatre volontés de Washington. Le temps que l'Inde et la Chine réalisent qu'elles ont été manipulés vers une destruction mutuelle par les américains, il sera alors trop tard pour l'une ou l'autre d'abandonner.

Avec la Chine et l'Inde éliminées, il ne reste plus que la Russie qui est déjà encerclée par un anneau de bases de missiles américaines et isolée de l'Europe par l'OTAN, qui inclut maintenant d'anciens membres de l'ex-empire soviétique. Un grand pourcentage de la jeunesse russe admire les Etats-Unis pour sa "liberté" (ils savent si peu) et détestent l'état "autoritaire" russe, qu'ils voient comme une continuation de l'ancien état soviétique. Ces "Russes internationalisés" se rangeront du côté de Washington, forçant plus ou mois Moscou à capituler.

Comme le reste du monde, à l'exception de quelques parties de l'Amérique du Sud, fait déjà partie de l'empire américain, la capitulation de la Russie provoquera un glissement de la puissance américaine sur l'Amérique du Sud. Chavez sera renversé et si les autrtes ne suivent pas le mouvement, plus serviront d'exemples.

Le seul moyen se stopper l'empire américain est pour la Chine et la Russie de réaliser ce danger et de former une alliance indestructible qui rassure l'Inde, d'arriver à faire sortir l'Allemagne de l'OTAN et de défendre l'Iran.

Autrement, l'empire américain prévaudra sur l'ensemble du monde. Le dollar US deviendra la seule monnaie globale et donc les Etats-Unis s'épargneront la dépréciation par le change de la monétarisation de leur dette.

L'or et l'argent deviendront des propriétés interdites, comme le deviendront les armes personnelles et un grand nombre de publications, livres, incluant la constitution des Etats-Unis d'Amérique.

 

Article original en Anglais : How the Empire will Prevail: Will Washington Foment War Between China and India?

Traduction : Résistance 71




Dr. Paul Craig Roberts
était l'assistant secrétaire au trésor de l'administration Reagan (secrétaire d'état aux finances chez nous), éditeur associé au Wall Street Journal, Senior Research Fellow de la Hoover Institution, Stanford University, il tînt la chaire William E. Simon Chair de Politique Economique, Center for Strategic and International Studies, Georgetown University.

Il est l'auteur et le co-auteur de neuf livres et a témoigné devant des commissions d'enquête du congrès américain en trente différentes occasions.


Paul Craig Roberts est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Paul Craig Roberts publiés par Mondialisation.ca

 

Source: MONDIALISATION.CA

mardi, 23 novembre 2010

AFFAIRE KARACHI : L’EXECUTIF FRANÇAIS RATTRAPE PAR SES PRATIQUES MAFIEUSES

 

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Affaire Karachi: les derniers rebondissements

L'affaire Karachi a connu de nouveaux rebondissements ces derniers jours. LEXPRESS.fr résume les épisodes précédents pour éviter que vous soyez lâchés.


Pour tout comprendre sur l'affaire Karachi, consultez cet article ainsi que celui-ci.

Lorsque l'ancien ministre de la Défense Charles Millon dévoile, le jeudi 18 novembre, avoir eu connaissance de l'existence de rétrocommissions dans le cadre de l'affaire Karachi, le dossier prend une nouvelle tournure. Surtout lorsqu'il explique avoir reçu l'ordre du président Chirac de mettre fin aux commissions potentiellement à l'origine de versements occultes.

Dès lors, c'est tout l'entourage politique de l'ancien président de la République qui se trouve dans le collimateur du juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke, en charge du volet financier du dossier.

Villepin prend les devants et attaque Sarkozy

A peine mis en cause, l'ancien Premier ministre, et secrétaire général de l'Elysée à l'époque des faits, sort de son silence et répond favorablement à l'"invitation" du juge Van Ruymbeke. Sur TF1, il corrobore les déclarations de Charles Millon, à savoir l'existence de possibles rétrocommissions frauduleuses en marge du contrat franco-pakistanais. "Il y avait des commissions qui revenaient vers la France vers des personnalités politiques ou non politiques qui, elles, étaient totalement illégales", affirme-t-il alors. Ce dernier ajoute dans la foulée que le président Chirac a bel et bien demandé en 1995 de mettre fin aux "contrats qui pouvaient donner lieu à des rétro-commissions".

A travers ces déclarations, Villepin met implicitement en cause la responsabilité de l'ancien gouvernement Balladur et notamment celle de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et porte-parole de la campagne présidentielle de 1995 du dernier Premier ministre de François Mitterrand.

Nicolas Sarkozy réplique aussitôt

Depuis le sommet de l'Otan à Lisbonne, le chef de l'Etat ne tarde pas à réagir. Dénonçant "une polémique qui n'a pas lieu d'être", il assure que l'Etat communiquera tous les documents sur ce dossier "en temps et heure". De son côté, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, répond au meilleur ennemi du président, condamnant "ceux qui n'ont d'autre préoccupation que d'impliquer le chef de l'Etat, par une succession d'insinuations, dans une affaire qui ne le concerne en rien".

Depuis, Dominique de villepin a quelque peu édulcoré son propos. Tout en réaffirmant ce dimanche sur TV5 Monde l'intervention du président Chirac s'agissant de l'arrêt du versement des commissions, il a toutefois nuancé ses accusations en précisant qu'il n'y avait "pas de preuve formelle de rétrocommissions" vers la France. Mais son audition aura bel et bien lieu, dans la semaine. Me Metzner, son avocat, l'a confirmé ce lundi.

Juppé sollicité à son tour

Le 18 novembre, Alain Juppé ne figurait pas dans la liste des potentiels auditionnés. Mais ce dimanche, les familles des victimes, représentés par l'avocat Me Morice, ont signifié leur souhait de voir l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac interrogé par le juge Van Ruymbeke.

En tant que chef du gouvernement, Alain Juppé ne pouvait ignorer, dans l'hypothèse de l'existence de rétrocommissions illicites, l'ordre présidentiel de stopper ces commissions. Selon l'avocat de la partie civile, Alain Juppé pourrait également faire la lumière sur une autre révélation de Charles Millon. Celui-ci avait en effet précisé à Renaud Van Ruymbeke que des membres du cabinet de son prédécesseur, François Léotard, avaient été soumis à des écoutes téléphoniques.

Fillon refuse la perquisition des locaux de la DGSE

Le contenu de ces écoutes, ainsi que d'autres preuves potentielles, ne seront justement pas dévoilés dans l'immédiat. Ce lundi après-midi, François Fillon a fait savoir qu'il ne pouvait pour l'heure autoriser la perquisition des locaux de la DGSE, et donc faire suite à la demande en ce sens du juge Van Ruymbeke, déposée le 18 novembre.

Le Premier ministre invoque son incompétence décisionnelle pour justifier cette décision. "La déclassification temporaire de tout ou partie des locaux de la DGSE (...) ne peut recueillir mon accord", a-t-il expliqué. En outre, le chef du gouvernement invoque l'avis défavorable émis par le président de la Commission consultative du secret de la défense nationale" (CCSDN).

Pour en savoir plus sur les raisons juridiques de ce refus, cliquez ici.

Une nouvelle mission parlementaire sera-t-elle ouverte?

Cette hypothèse est envisageable. Jean-François Copé a ce lundi évoqué la possibilité de réouvrir une nouvelle enquête parlementaire, à défaut de réouvrir la précédente, close en mai.

Bernard Cazeneuve, le rapporteur PS de la première mission parlementaire, qui avait déjà exprimé ce souhait en octobre,y est toujours très favorable. Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS, a ainsi exhorté le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, d'accéder à cette demande.


Source: LEXPRESS.FR

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