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lundi, 24 septembre 2012

GHANA - LE MINISTRE DE LA DEFENSE RECADRE LE DERAPAGE DE PAUL KOFFI KOFFI

 

LARRY GBEVLO-LARTEY ET PAUL KOFFI KOFFI.jpg

Paul Koffi Koffi recadré par le Lt Colonel Larry Gbevlo-Lartey   

 

Dans une interview accordée à Daily Graphic à Accra, le Lieutenant Colonel Larry Gbevlo-Lartey, le Coordinateur de la Sécurité Nationale ghanéenne a déclaré quel’attaque survenue la semaine dernière au poste frontalier de Noé en Côte d'Ivoire est purement une affaire interne à la Côte d’Ivoire et que le Ghana n’a pas sa main dans cette histoire.

Cette réaction de Gbevlo-Lartey est une réponse au dérapage, vendredi dernier, de Paul Koffi Koffi, le ministre ivoirien délégué à la Défense, qui en parlant de l’origine des assaillants ayant menés l’attaque à Noé a indiqué, par précipitation et sur aucune base fiable de renseignement comme constaté sur le terrain, que les assaillants étaient des « éléments armés en provenance du Ghana».

Après les événements survenus au poste frontalier de Noé et la réaction du ministre ivoirien Paul Koffi Koffi, c’est au tour du Ghana par la voix de son Chef chargé de la Sécurité Nationale de se faire entendre.En rejetant en bloc les accusations ivoiriennes, le Lieutenant Colonel Gbevlo- Lartey a réfuté toute implication du Ghana dans les affrontements armés qui ont eu lieu le vendredi dernier à Noé.

En rappelant l’engagement du Ghana dans le monde comme l’Etat pionnier de l'unité africaine qui cherche à se conformer scrupuleusement à tous les lois et protocoles internationaux lesquels obligent le pays à respecter la souveraineté des autres nations et à ne pas se mêler des affaires internes de ses voisins, le Chef de la Sécurité Nationale a réaffirmé que le gouvernement ghanéen ne permettra pas quelqu'un ou un groupe de personnes utilise tout ou une partie de son territoire pour déstabiliser un pays, en particulier la Côte d'Ivoire. Il a par ailleurs démenti les propos des médias qui ont prétendu que les incidents en questions se soient produits à la frontière ivoiro-ghanéenne.  

Revenant sur la déclaration du ministre ivoirien Paul Koffi Koffi, le Chef de la Sécurité ghanéenne a déclaré que « son affirmation est une déclaration hâtive de jugement qui est sans aucun support convaincant ». Pour amener le ministre ivoirien à justifier son accusation, la partie ghanéenne lui demande de prouver que « le Ghana a une main dans ce qui est purement une affaire interne en Côte d'Ivoire ». Pour plus de lumière sur cette affaire, le Lieutenant Colonel Gbevlo-Lartey a mis la Cote d’Ivoire au défi et en lui demandant d’apporter la « preuve de l'implication du Ghana » dans les attaques de Noé.

Lors de sa visite à Abidjan en ce début septembre, le Président ghanéen John Mahama a assuré son homologue ivoirien que le Ghana ne sera pas une base arrière pour ceux qui tentent de déstabiliser la Côte d'Ivoire.

C’est dans ce contexte d’accusation et de démenti de par et d’autre que va s’ouvrir ce 25 septembre 2012 devant la justice ghanéenne à Accra le procès pour lequel les autorités ivoiriennes réclament l’extradition de Koné Katinan vers la Côte d’Ivoire pour répondre des présumés crimes économiques commis durant la crise postélectorale de 2010.

Rappelons comme nous vous l'avons annoncé sur KOACI.COM dans les reportages effectués à Noé, que les assaillants venaient du nord de Noé, non loin d'Agnibelekro et le Ghana et la Côte d'Ivoire travaille de concert dans la traque de ceux qui ont pris la fuite.

Rappelons aussi, qu'au delà du fait qu'Alassane Ouattara soit le ministre de la défense et que Koffi Koffi soit complètement étranger à la chose militaire, que la fermeture de la frontière avec le Ghana s'est décidée après que les autorités ghanéennes aient donné leur accord.

Paul Koffi Koffi, à l'image d'autre proches de Guillaume Soro, tel Alain Lobognon, qui se sont étrangement empressés sur les réseaux sociaux (twitter) d’accuser le Ghana, n'en est pas à son premier dérapage et ce, au grand dam de la hiérarchie militaire ivoirienne et de la classe politique qui accusent une fois de plus le coup tant les relations entre les deux pays n'ont jamais été aussi bonnes. Espérons que ce recadrage servira d'exemple compte tenu de la dynamique de coopération active entre les deux pays aux cultures proches au regard de la majorité Akan présente en Côte d'Ivoire.

Pour finir, nous vous informons qu'un accord entre la Côte d'Ivoire et le Ghana vient d'être trouvé pour la réouverture partielle de la frontière à Noé. L'accord vise l'entrée et la sortie des piétons uniquement.

 

Mensah


Source: KOACI.COM

jeudi, 16 août 2012

OUEST IVOIRIEN: LE HARCELEMENT CONTRE LES FRCI CONTINUE A LA FRONTIERE LIBERIENNE


FRCI A BINGERVILLE.jpg

 

Une nouvelle attaque contre les FRCI s'est produite à la frontière libérienne, dans la nuit de lundi à mardi. Il s'agit de la deuxième dans la même région ouest de la Côte d'Ivoire en moins de 24 heures.

Les attaques contre les forces républicaines se succèdent dans l’extrême ouest ivoirien. Apres l’assaut contre le poste frontalier de Pehekambly, le 13 août, des hommes armés ont attaqué dans la nuit de lundi à mardi la position des FRCI au niveau du village de Bakoubly, également situé à la frontière entre le Liberia et la Côte d'Ivoire.

Selon plusieurs témoignages, l’attaque a fait un blessé parmi les éléments des FRCI présents, dont plusieurs se sont repliés au Libéria voisin. « La recrudescence des attaques ressemble a une stratégie de harcèlement contre les forces républicaines pour leur saper le moral. Mais, nous tiendrons bon et repousserons tous les assaillants », confie à Jeune Afrique un chef militaire de la région.

Manque de d'armement

Des sources onusiennes sur place confirment l’attaque en précisant que la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) n’est pas d’appuyer les FRCI contre les assaillants. « Nous n’allons pas engager le combat. Notre mandat est différent de celui des Casques bleus en RDC. Ici, nous sommes là pour protéger les civils », explique-t-on. Depuis les attaques des derniers jours, montrant la vulnérabilité des soldats de l’armée nationale, les critiques fusent dans le pays contre l’immobilisme des Casques bleus. Quant aux soldats des FRCI, ils réclament davantage d'armes et de munitions pour faire face à la force de feu ennemie.

 

Baudelaire Mieu, à Abidjan

 

Source: JEUNE AFRIQUE

mercredi, 08 août 2012

COTE D'IVOIRE: SUR LA PISTE DES ASSAILLANTS DE LA CASERNE D'AKOUEDO


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Patrouille de soldats des Forces républicaines (FRCI) à Bingerville, près d’Abidjan, le 6 août © Issouf sanogo/AFP

 

Qui sont les assaillants de la caserne d'Akouédo, une attaque qui a fait sept morts dans la nuit de dimanche à lundi ? Miliciens pro-Gbagbo ou supplétifs des FRCI, mécontents de leur sort ? Comment ont-ils disparu sans laisser aucune trace ? Éléménts de réponse.

Quelque 24 heures après l’attaque contre la caserne militaire du premier régiment d’infanterie d’Akouédo, près d’Abidjan, on en sait un peu sur le mode opératoire du commando puissamment armé qui a pu agir en toute impunité - et presque sans combattre - dans un quartier stratégique surveillé en permanence par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, armée nationale).

Selon plusieurs sources militaires de haut rang, les assaillants étaient au nombre d’une centaine, vêtus en treillis ou en civils et circulant à bord d’une dizaine de pick-up. Ils ont fait irruption simultanément aux entrées principale et annexe de la caserne aux environs de 3 heures 30 GMT, lundi matin. Dès son entrée, le commando a abattu les cinq sentinelles en faction au poste de contrôle.

Au cours du bref échange de tirs avec les soldats, les assaillants perdent un homme mais ne se découragent pas. Ils mettent aussitôt le cap sur la poudrière du camp. Dans l’armurerie, ils récupèrent 240 fusils AK-47 non enchaînés – contrairement aux usages - et disposant de leurs percuteurs. Il était prévu de les utiliser lors du défilé militaire de la célébration du 52e anniversaire de la fête de l’indépendance, mardi 7 juillet sur l'esplanade du palais présidentiel.

"Les assaillants semblaient connaître le secteur"

« C’est curieux, les assaillants semblaient connaître le secteur. Ils n’ont pas emporté les armes plus lourdes qui étaient stockées, notamment les obus de mortiers. Ils se sont contentés des Kalachnilovs comme s’ils voulaient délivrer un message », commente une source haut placée, proche du ministère délégué à la Défense.

Après son forfait, durant lequel il n’a rencontré presque aucune opposition, le commando prend tranquillement l’axe Abidjan-Bingerville et s’évapore dans la nature. C’est seulement à 5 heures du matin que les hommes de la garde républicaine du commandant en second, Issiaka Wattara, alias « Wattao », arrivent sur le terrain. Mais les agresseurs sont déjà loin.Et le ratissage intensif de la zone ne donne rien.

Dans la matinée, plusieurs autres unités des anciens chefs de guerre de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), aujourd’hui intégrés au sein de l’armée nationale, rallient la caserne d’Akouédo. Celle-ci abrite pourtant déjà près 2 000 militaires, qui n’ont ni lancé l’alerte, ni réagi à l'assaut… Essentiellement en raison de leur manque d’équipements et de capacité opérationnelle.

« Il y a un véritable scandale d’autorité de commandement au sein des FRCI. Plus d’un an après la fin de la crise postélectorale, la caserne d’Akouédo n’est toujours pas opérationnelle et ne possède aucune section d’alerte. Pourtant c’est le foyer d’où provient, depuis plus de 10 ans, l’instabilité à Abidjan. En plus, la caserne est située à environ 25 minutes de la résidence du chef de l’État », s’indigne un proche du président Alassane Ouattara.

Lundi 6 août, à la présidence, Ouattara convoque une réunion d’urgence. Y assistent le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, son collègue de la Défense, Paul Koffi Koffi, les généraux Gervais Kouasssi (gendarmerie), Bredou M’Bia (police), Soumaila Bakayoko (armée) et Michel Gueu (chef d’état major particulier du chef de l’État). « Le président a exprimé son mécontentement sur l’immobilisme, la porosité et la passivité des FRCI qui n’ont pas vu venir trois attaques en moins de 24 heures. Même si les autorités militaires privilégient pour le moment - sans enquête aboutie - la piste des miliciens et ex-Forces de défense et de sécurité (FDS, pro-Gbagbo), le chef de l’État a donné des instructions fermes pour colmater les brèches du système sécuritaire », indique une source proche de la présidence.

Thèse peu crédible

Un système sécuritaire qui repose essentiellement sur les 3000 à 4000 ex-rebelles membres des FRCI (qui sont sur le papier 55 000 hommes), ainsi que sur environ 40 000 dozos, chasseurs traditionnels venus du Nord, et sur quelque 110 000 supplétifs non encore démobilisés ni déssarmés. Pour les milieux diplomatiques d’Abidjan, c'est d'ailleurs de ce côté qu'il faut chercher. « L'attaque ressemble bien à une action de supplétifs FRCI qui n’ont toujours pas été pris en compte par le pouvoir. C’est une sorte de signal qu’ils donnent au gouvernement pour accélérer la réforme du système de sécurité et de l’armée (RSSA), en panne depuis plusieurs mois », affirme un diplomate européen.

Autre détail troublant : « Les assaillants ont bénéficié de complicités internes au camp, confie Paul Koffi Koffi à Jeune Afrique. Des arrestations de pensionnaires de la caserne ont été effectuées et nous poursuivons l'enquête », ajoute-t-il.

Fin juillet, des combats avaient déjà opposés des supplétifs de l’armée aux FRCI dans la commune d’Abobo, l’un des fiefs du chef de l’État à Abidjan. « Tous les supplétifs sont laissés pour compte. Aujourd’hui, seuls les éléments des Forces armées des forces nouvelles (FAFN, armée de l’ex-rébellion du Nord), ainsi que quelques éléments des ex-FDS constituent l’ossature du système de sécurité. Cela crée des frustrations », explique un militaire onusien.



Baudelaire Mieu, à Abidjan


Source: JEUNE AFRIQUE

samedi, 28 janvier 2012

ET POURTANT C'EST UNE MILICE

FRCI 5.jpg

Nous avions déjà dit dans les colonnes de votre quotidien préféré (Aujourd'hui, Ndlr) que Dramane Ouattara n'est pas l'homme qu'il faut pour doter la Côte d'une armée nationale. Aujourd'hui, sous la pression des miliciens qu'il a utilisés pour faire la guerre au régime de Laurent Gbagbo, il ne sait pas où donner de la tête.

En principe il ne devrait pas avoir de problème. S'il est venu avec des emplois, il n'y a rien de plus aisé que d'en donner pour permanemment caser tous ces jeunes à qui on a promis au minimum une situation stable pour les inciter à prendre les armes. Ou s'il est venu avec les pluies de milliards, pourquoi ne pas libérer ces "guerriers" en leur donnant le pécule promis en échange des armes qu'ils gardent par devers eux ?

Dramane Ouattara n'a pas de solution, même la solution à ses propres promesses devenues problèmes. Son ministre délégué à la défense monsieur Paul Koffi Koffi parle d'encaserner au bas mot 40.000 jeunes dans une sorte d'"armée de réserve". Il les appelle tantôt les "associés" tantôt les "assimilés" et il dit d'eux qu'« ils ne seront plus militaires, mais seront sous un commandement militaire. Il n'est pas question qu'ils soient engagés et embauchés par l'armée. Il faut que cela soit clair (...) on sait qu'ils ont des armes. Nous allons voir dans quelle mesure il faut récupérer ces armes dès qu'ils entrent en caserne ».

Dans cette déclaration qui pue la naïveté subtile de son auteur, on voit que le gouvernement de Dramane évite soigneusement de nous dire qu'il est en train de se doter d'une milice personnelle. Ce n'est pas parce qu'elle sera appelée "armée de réserve" qu'elle sera moins paysanne, moins ethnique et moins délinquante. Dans ce pays, on a toujours considéré que les jeunes qui se sont constitués spontanément en mouvement d'auto-défense étaient des miliciens de Gbagbo. Sur quelle base Dramane Ouattara pense-t-il ne pas faire pire en créant une "armée de réserve" essentiellement composée de ses partisans, lui qui a "monocolorisé" le parlement d'une nation qui compte au moins 60 ethnies ?

 

Joseph Marat


Source: Le blog de Joseph Marat