topblog Ivoire blogs

jeudi, 13 août 2015

DUEKOUE: NON AUX EXHUMATIONS SANS ENQUETES

 

duékoué,massacres de nahibly,duékoué: non aux exhumations sans enquêtes,les victimes de duékoué demandent des enquêtes avant toute exhum,pour le collectif des victimes de duékoué (carrefour & nahibly),emmanuel caleb le 02082015

Casques bleus du contingent marocain de l'ONU ramassant les corps après le massacre de Duékoué

 

Les victimes de Duékoué demandent des enquêtes avant toute exhumation.

 

Les 27, 28, 29 et 30 Mars 2011, c’est un véritable déluge de feu de guerre qui s’est abattu sur les populations autochtones de la ville de Duékoué en général, au quartier dénommé Carrefour en particulier. Des douilles de balles de kalachnikov et même de la redoutable arme dite 12-7 trainaient sur le sol partout, comme du gravier. La folie meurtrière qui était passée par-là avait fait plusieurs centaines de morts dans le seul quartier de Carrefour. A cette triste occasion, monsieur Guillaume SORO a dit, sur les antennes d'une sinistre radio internationale, que les milliers de morts à Duékoué sont à mettre au compte de Laurent GBAGBO qui aurait fait perpétrer ces massacres contre son bastion politique qui l'aurait trahi lors du vote de Novembre 2010 au bénéfice de OUATTARA. Le temps a passé mais les victimes n'ont pas oublié cette affirmation. Les premiers chiffres avancés par la Croix-Rouge, la seule ou rare O.N.G. restée sur place en ce temps-là, parlaient d’au moins huit cents (800) morts, c’est-à-dire ceux des cadavres qu’elle a pu retrouver et mettre en terre. Sans parler de tous ceux qui ont été massacrés par les F.r.c.i. et dozos, dans les brousses et villages environnant Duékoué, et donc forcément abandonnés à la consommation par les cochons et les bêtes sauvages. Les forces de l’O.N.U. résidant à Duékoué avaient et ont toujours leur camp à cinq cents mètres du quartier Carrefour mais n’ont pas levé le petit doigt lors de ces massacres.  Bien au contraire, les forces onusiennes ont  prêté main forte aux tueurs en bombardant par hélicoptère, quelques jours auparavant, les forces loyalistes qui ont fini par décrocher sur consigne du président GBAGBO. L’O.N.U. qui pourtant avait signé une résolution (la 1975) en vue de sauver les populations civiles ivoiriennes d’un massacre…

Cinq ans après cet ethnocide révoltant, des croque-morts, sous le couvert de l’Etat, veulent exhumer  les restes de nos parents pour, disent-ils, raison de sécurité sanitaire, ce à quoi nos vaillantes populations se sont vivement opposées la semaine du 23 au 30 Juillet 2015, à leur troisième tentative d’exhumation de ces corps, après 2013 et 2014.

A quoi obéit véritablement cette volonté d’exhumation des corps massacrés par pure haine dans le répugnant espoir de les exproprier de leurs terres et autres biens, quand l'argument perfide et fallacieux de conflit foncier évoqué à cette époque et ayant présidé à ces tueries  massives ne résiste point devant la vérité que tous ces nombreux enfants et femmes lâchement abattus, selon nos coutumes en Wê, ne sauraient être des propriétaires terriens ?

Dans  des pays comme le Rwanda, le Cambodge, la Bosnie ou plus récemment le Yémen, c'est avec soin que les restes des personnes massacrées sont déterrées et conservés parfois dans des musées pour l'Histoire, afin que ces peuples-là, leur postérité et l'Histoire se souviennent des basses horreurs dont l'Humanité est capable, afin aussi de pouvoir nous guérir des affres de l'instinct bestiaire enfoui en nous et toujours prêt à ressurgir dans la grande des brutalités pour frapper notre prochain, tel un ouragan dévastateur.

C'est donc bien pour celà que nous voulons ici saluer la détermination des populations de Duékoué et de tous ces démocrates qui, de par le monde entier, ont fait échec à cette suspecte volonté d'exhumation de ces fosses communes. De nombreux charniers qui, aussi curieux que celà puisse être, n'ont véritablement pas encore suscité l'intérêt mal zélé en bien d'autres cas de la Cour Pénale Internationale, surtout quand on sait que les experts scientifiques de la dite  Cour sont déjà venus visiter ces charniers à Duékoué il y a trois ans, avec drones, scanners et autres instruments de détection et d'évaluation. Or, sur la base d'un grossier mensonge, depuis cinq ans, un peuple tout entier et son leader Laurent GBAGBO sont privés de liberté, à l'instigation d'une plus que jamais introuvable communauté internationale qui s'était invitée dans le déni de souveraineté de la Côte d'Ivoire. Un grave et honteux déni préparé et cautionné par la France depuis 2002 en Côte d'Ivoire, par un exercice qui a consisté à ensevelir la primauté de la vérité et du droit sur le mensonge et la violence gratuite. Un déni dans lequel l'O.N.U. même, en toute inhumanité, s'est laissée embarquer, telle une fille de joie assoiffée d'inceste. Que s'est-il véritablement passé en Côte d'Ivoire depuis quinze ans, pour que, sans vergogne, l'on se plaise à communiquer au monde le chiffre mensonger de trois mille (3 000) morts, un certain 11 Avril 2011, après une pseudo crise postélectorale qui, dans la réalité, n'est que le sombre et abject couronnement de la guerre que la France de monsieur CHIRAC puis monsieur SARKOZY, par rébellion interposée, ont menée contre la Côte d'Ivoire et Laurent GBAGBO ? Oui, en vérité, que s'est-il vraiment passé en ce pays-prison à ciel ouvert, pour que des assassins jouissent de la liberté et que les victimes soient réduites à l'étroitesse du silence et de l'amertume, quand,  comme de lugubres sirènes, les esclaves des finances internationales ou du dieu argent, chantent à tout va que la santé financière de la Côte d'Ivoire est très bonne alors que nous sommes des milliers de victimes expropriées dont les vrais domiciles sont nos vêtements ou guenilles et nos chaussures usées, forcées que nous sommes à une errance qui devrait avoir pris si madame Fatou BENSOUDA, dans son zèle de fausse mulâtre des champs de canne à sucre, se décidait enfin de recompter les voix issues de l'élection présidentielle de 2010 convertie en crise par ses maîtres ?

La présente contribution se veut tributaire d'un seul constat : l'intelligence humaine et la civilisation prônées par les occidentaux sont véritablement en panne. C'est pourquoi, au-delà même de  ce constat, nous voudrions ici, comme le grand VOLTAIRE, lancer un appel capital au monde entier afin que ''les aveugles voient, les sourds entendent et que les muets parlent" ! On ne peut prétendre donner des leçons à autrui si l'on souffre soi-même d'hémiplégie mentale. Les occasions pour savoir la vérité sur les massacres perpétrés en Côte d'Ivoire sont multiples et diverses mais la justice internationale, au lieu de s'attaquer aux causes réelles et vrais auteurs de la guerre de dix ans contre la Côte d'Ivoire, s'acharne sur ses effets bénins et les innocentes victimes que nous sommes, dont Laurent GBAGBO. Au lieu d'intégrer cette vérité, des esprits funestes veulent faire disparaître les preuves matérielles qui ne peuvent que faire éclater la vérité, toute la vérité qui va faire libérer les victimes en prison et permettre l'incarcération de vandales promus à  des fonctions d'Etat, du jamais vu en Occident mais cautionné chez nous par ce même Occident. C'est ça même qui est la vérité ! Simone EHIVET-GBAGBO, n'a pas eu et n'aura jamais tort d'avoir crié, il y a cinq ans : "oh, honte à la communauté internationale" !

Enfin, les victimes de Duékoué disent ceci : nous ne sommes pas des Juifs mais tous, nous savons ce que ce peuple a subi et ce qu'il a entrepris de par le monde pour que justice lui soit rendue. Pour cela, nous en appelons ici et maintenant à toutes les bonnes volontés qui nous ont de tout temps soutenus, de communiquer largement, encore et toujours, sur les atrocités que notre peuple continue de vivre dans l'indifférence du silence de nos agresseurs et leurs parrains que nous connaissons bien et contre lesquels nous porterons bien plainte le moment venu, c'est-à-dire quand le minimum pour nous aura été acquis. Ce minimum, Wê de tous pays du monde, en parlant d'une seule et même voix, doit être la réalisation de monuments là où nos parents ont été jetés ou enfouis comme des bêtes sauvages, la rédaction d'un mémoire collectif pour la postérité et pourquoi pas, la création d'un musée pour la mémoire de nos disparus afin que le monde entier sache et se souvienne.  Autrement dit, le collectif des victimes de Duékoué dit non, non et non à toute exhumation ! Il est temps, grand temps pour des enquêtes, que ce soit à Duékoué, à Akéïkoi, à Adébem, à Yopougon, Dabou et autres contrées du nord de notre pays, afin que la vérité soit sue et que le mensonge de nos agresseurs, étalé une fois pour toutes, les conduise tout droit en prison. Cette dernière exigence nôtre, nous la croyons fermement inscrite dans la destinée prophétique de notre cher et beau pays, avis ici et maintenant à tous les sceptiques, incrédules et bernés ou floués de tous bords ! A tous ces abonnés aux regrettes suicidaires de Juda, les victimes de Duékoué disent : "Allons aux enquêtes sans tergiverser, si nous voulons savoir la vérité" !

Quant à tous ceux qui s'excitent pour des exhumations en évoquant la sécurité sanitaire des riverains des fosses communes, nous les prions d'aider l'Etat ivoirien à sauver la vie de tous ces nombreux Ivoiriens qui consomment chaque jour viande ou beignets dans du papier ciment (vous avez dit amiante?) ou se restaurent par-dessus des caniveaux ou décharges publiques aux odeurs exécrables à rendre malade plus d'un. Encore une fois, non à toute exhumation sans enquête préalable !

 

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel Caleb, le 02/08/2015.

samedi, 26 octobre 2013

LES VICTIMES DE DUEKOUE SALUENT L’ELECTION DE JEAN ZIEGLER A L’ONU

 

JEAN ZIEGLER.jpeg

 

C’est avec joie que nous avons reçu la nouvelle de l’élection de monsieur Jean ZIEGLER à la présidence du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme à l’O.N.U. Joie ? Une joie contrôlée tout de même, tant nous savons que le chemin qui mène à la vérité et à la vraie justice est long, ardu et même périlleux. Mais au moins pour une fois, il faut qu’on se le dise : comment peut-on rester indifférent à une telle élection, à une élévation à un si haut poste de monsieur Jean ZIEGLER, ce grand défenseur du pauvres, des faibles et du tiers-monde, tout le contraire même des Kofi ANNAN, Jean GUEHENNO et plus récemment Ban Ki MOON, ceux-là qui ont poussé les Ivoiriens dans le ‘’kafka’’ sans foi ni loi  actuel que nous vivons ?

Les victimes de Duékoué voudraient saluer avec respect l’élection de monsieur Jean ZIEGLER à la tête de l’un des plus grands départements de l’O.N.U. Ces victimes espèrent et sont rassurées de ce que les droits de l’homme, ignorés, piétinés ou bafoués pendant plus de dix ans en Côte d’Ivoire par la France et l’O.N.U. même, du fait de maintes résolutions farfelues et méprisantes, ces droits de l’homme, disons-nous, seront respectés sous la houlette de monsieur Jean ZIEGLER.

C’est pourquoi, tout en adressant toutes nos chaleureuses félicitations au grand humaniste qu’est Jean ZIEGLER, nous voudrions lui adresser nos vifs remerciements pour son ouvrage  ‘’LES MAÎTRES DU MONDE ET CEUX QUI LEUR RESISTENT’’, un pamphlet hautement anti-impérialiste, anti-globalisation ou mondialisation sourde et aveugle aux cris des pauvres et des opprimés, paru en 2003, et qui nous a renforcé dans le combat patriotique en Côte d’Ivoire. Un livre de haute portée que nous recommandons, toute modestie gardée, à tous ces esclaves mentaux par qui fleurissent les rébellions ainsi que les océans ou déserts de misère en Afrique. Monsieur Jean ZIEGLER ? N’est-ce pas celui-là même qui a été l’un des premiers à réconforter, à travers les médias, les victimes et réfugiés que nous étions à la mission catholique de Duékoué, en prophétisant déjà en Mai 2011 que GBAGBO retournera au pouvoir, tout en dénonçant vigoureusement le long complot impérialiste, vieux de plus de dix ans, qui venait de s’achever le 11 Avril 2011 contre notre pays ?

Alors, à monsieur Jean ZIEGLER, ce grand intellectuel d’origine suisse qui pour son ouvrage de haute volée (cité ci-dessus) a consulté Aminata TRAORE, Laurent GBAGBO,  Halidou OUEDRAOGO, Hama Arba DIALLO, Hugo CHAVEZ ou tous ces autres démocrates, dignes fils d’Afrique et du tiers-monde, nous disons que nous avons foi qu’il s’attaquera véritablement aux racines de nos maux que sont les rébellions sauvages et génocidaires, les résolutions avilissantes et insensées de l’O.N.U. qui, de plus en plus, comme un dangereux zombie, reste solidaire des défenseurs de l’impérialisme et de l’injustice, se risquant, à son péril, à choyer et à protéger des égorgeurs d’enfants et des éventreurs de femmes enceintes, comme c’est le cas jusqu’ici impuni en Côte d’Ivoire !

Vivement que des missions de vraies enquêtes, sur décision de monsieur Jean ZIEGLER, se succèdent en Côte d’Ivoire, pour découvrir et révéler au monde la vraie ampleur des massacres de ceux qui, en lieu et place d’un recomptage des voix électorales fin 2010, ont choisi la force des fusils, des bombes et se sont empressés sans aucune gêne de ne parler que de trois mille (3 000) morts ! Ce n’est point intimer un ordre à monsieur Jean ZIEGLER que  d’avancer ce qui précède. C’est parce qu’il y a longtemps que nous avons intériorisé ou intégré la sincérité de monsieur Jean ZIEGLER quand il écrit par exemple à la page 19 de son livre précédemment cité : «Je suis l’Autre, l’Autre est moi. Il est le miroir qui permet au Moi de se reconnaître. Sa destruction détruit l’humanité en moi. Sa souffrance, même si je m’en défends, me fait souffrir. Aujourd’hui, la misère des humbles augmente. L’arrogance des puissants devient insupportable». En outre, notre proposition aidera à redorer l’image de la France qui, telle une brute sans pensée véritable, est à la base de tous nos malheurs pour avoir soutenu, pendant plus de dix ans, des rebelles qui décapitaient des bébés dans l’ouest de la Côte d’Ivoire ou éventraient des femmes enceintes pour découvrir le sexe de l’enfant qu’elles portaient !

Les nobles idéaux de monsieur Jean ZIEGLER (cités ci-dessus) étaient aussi ceux du président GBAGBO et de son peuple. Malheureusement pour ces derniers, messieurs SARKOZY et Ban Ki MOON leur ont imposé la mort par le feu des armes et des bombes, la torture jusqu’à ce que mort s’en suive et dans une moindre mesure l’humiliation. On se souviendra toujours de ce qu’a déclaré Ban Ki MOON à Addis-Abeba, en Février ou Mars 2011 : «le recomptage des voix serait une humiliation pour OUATTARA». Et s’étant certainement passé le mot dans l’ombre propre à nos tortionnaires, c’est Kofi ANNAN, prédécesseur de Ban Ki  MOON, ces derniers jours, qui croit donner dans la sagesse en affirmant, lui aussi : «ce serait une honte que les Etats africains se retirent de la Cour Pénale Internationale». C’est bien souvent que dans la grave tragédie des patriotes ivoiriens qui n’a que trop duré, la décadence morale flirte mal, mais alors vraiment mal avec l’ivresse des mots… 

Oui, monsieur Jean ZIEGLER, pour nous qui vous avons compris, nous pouvons compter sur vous afin que, comme vous dites, «nous qui sommes en bas ne soyons plus maintenus en bas» et qu’une vraie justice vienne enfin restaurer les cœurs des victimes que nous sommes en punissant les vrais coupables de notre tragédie, à commencer par le poulain décevant de la communauté internationale mais alors tant vanté à coups de grossiers mensonges et de dénigrements envers le paisible et hospitalier peuple de Côte d’Ivoire. Un poulain dont l’incompétence et les innombrables crimes s’étalent sous les yeux de tous ! Pendant encore combien de temps la morale, la justice et les consciences humaines vont continuer à se renier en donnant, depuis plus de dix ans, dans cet inceste vil et périlleux?

Pour les victimes de Duékoué et les patriotes ivoiriens, l’élection de monsieur Jean ZIEGLER est une porte ouverte à l’espérance sûre et certaine de grandes victoires à venir pour la justice et la démocratie en Afrique et dans le monde, histoire aussi de permettre une sortie honorable à ceux qui ont cru pouvoir nous massacrer ou nous réduire au silence par la peur pour voler notre pays!


Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel CALEB, le 14 0ctobre 2013. 

dimanche, 22 septembre 2013

GOUVERNEMENT DE RECONCILIATION NATIONALE EN CI: LES VICTIMES DE DUEKOUE SUSPECTENT LA FRANCE D’UN AUTRE COUP TORDU PLUS CRUEL QUE CELUI DU 11 AVRIL 2011

 

 

HOLLANDE ET OUATTARA.jpg

 

Ces derniers jours, les journaux de l’opposition ivoirienne (ô, sacrés journaux bleus du collectif J.V.11, sève de la résistance patriotique !) nous ont appris que le président élu par la communauté internationale en Côte d’Ivoire est rentré au pays, sonné et pour cause ; il aurait été sommé par l’actuel pouvoir français de :

-1°: libérer sans condition aucune tous les prisonniers politiques (tous des pro-GBAGBO),

-2°: nommer  un premier ministre pro-GBAGBO,

-3°: nommer  un chef d’état major des armées  issu des rangs des ex- forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (F.D.S.-C.I. ou F.A.N.C.I.),

-4°: revoir la composition de la commission électorale qui, on le sait depuis toujours, n’a rien d’indépendant.

Sur ces informations, reprises encore hier par le  "Quotidien d’Abidjan", nous voudrions, en tant que victimes de la cabale et des massacres de la France contre notre pays, la Côte d’Ivoire, donner notre avis.

I – DU POUVOIR POUR LE POUVOIR

En supposant un seul instant que les informations énumérées ci-dessus soient vraies, nous disons alors ceci : tel que mené, si l’assaut franco-onusien contre notre pays en Mars et Avril 2011 avait exterminé tous les cadres et ministres pro-GBAGBO comme ces méchants ont lâchement assassiné l’officier  militaire BABRI Gohourou, le ministre TAGRO Désiré et bien d’autres de nos compatriotes, où serions-nous tous aujourd’hui pour qu’un pro-GBAGBO soit choisi comme  premier ministre d’un individu dont certains même de ses partisans reconnaissent ou découvrent aujourd’hui qu’il nous a volé notre victoire à la présidentielle de Novembre 2010, par Youssouf BAKAYOKO, Nicolas SARKOZY,  Ban Ki MOON et leurs armées interposés ? Or, voici que MAHAN GAHE, un valeureux patriote vient de mourir, après des milliers d’autres Ivoiriens, illustres et inconnus, par la méchanceté même de ceux-là qui nous ont imposé leur racisme, leur voracité et leur haine.

II – QUELLE BONNE GESTION DE QUEL BON POUVOIR?

Entre nous, que va faire le Front Popula ire Ivoirien (F.P.I.) au sein d’un gouvernement qui a fait massacrer des Ivoiriens par milliers, comme s’il avait voulu régner sur un…cimetière, avec ses hordes d’étrangers qui ont aujourd’hui envahi notre pays et y font la loi par la force de leurs armes de guerre ? Voici que notre pays n’est plus à nous, pris en otage qu’il est, avec des légions d’assaillants puissamment armés dans nos résidences, nos villages, nos villes, nos champs et même dans nos casernes militaires, nos commissariats et postes de police, notre administration et devisant sans gêne, parfois même dans une ethnie qui n’a jamais été d’ici. Pis, infamie des infamies, cette racaille en armes a massacré des milliers de nos compatriotes et est jusqu’à présent impunie ! La constitution, mille fois violée, est en souffrance. Entre nous, quelle bonne réconciliation sans justice ?

III – PENSER PAR NOUS ET POUR NOUS DANS UN MONDE DE VRAIE JUSTICE

Après un siècle d’une colonisation sauvage et un demi-siècle de fausse indépendance, nous voici ramenés dix siècles en arrière par la volonté de ceux qui, comme monsieur SARKOZY,  se targuent d’être de la patrie des droits de l’homme, avec ses  "Attila" et ses "Gengis Khan" locaux qui nous empestent l’air au quotidien.  Mais alors franchement, qui, ici en Côte d’Ivoire, a oublié les puants accords dits de Marcoussis de Janvier 2003 et la haine raciste des De VILLEPIN, Pierre MAZEAUD et Jacques CHIRAC ? L’arrogante et calomnieuse intrusion des gouvernants français, de leurs réseaux d’affaires et de leurs médias dans notre quotidien reste encore vivace dans nos mémoires. Sans oublier les nombreux bombardements et massacres de l’armée française contre des patriotes et civils  ivoiriens aux mains nues, en 2004 et 2011. Nous expliquera-t-on un jour le pourquoi d’une telle folie, sauvage et grandement meurtrière ? Aujourd’hui encore, ce sont des accords du genre «assieds-toi, mange avec le diable et réjouis-toi» qui nous sont proposés. Pardonner à des rebelles sanguinaires et accepter de partager le pouvoir avec eux, comme en 2003 et en 2007, c’est faire preuve de grandeur d’esprit et d’ouverture au dialogue et à la paix mais être conduit par la France à composer avec ses ouailles ou la racaille ambiante qui a endeuillé et détruit notre pays serait une porte ouverte à une plus grande traîtrise de la France qui n’a de ressources que les richesses de notre sol et de notre sous-sol ! Comme il a plu à la France de mener la communauté internationale en bateau pour nous faire massacrer, laissons cette France de la décadence et ses démons locaux aller au bout de leur logique de volonté d’extermination des patriotes ivoiriens, d’usurpation du pouvoir par invasion étrangère massive de notre pays et nous verrons à quoi ils aboutiront. Nous avons froid dans le dos quand nous pensons aux coups tordus de la France en Afrique, son omniprésence dans les coups d’Etat qui ont eu lieu sur le continent africain, à son piège grossier contre Toussaint LOUVERTURE, son génocide impuni au Cameroun il y a un demi siècle, à sa main mise sur les pays des Antilles et de l’Océan Pacifique où elle a fait assassiner Jean-Marie TCHIBAOU ainsi que Thomas SANKARA au Burkina Faso en 1988, avant de contraindre Pascal LISSOUBA du Congo Brazza et le père Jean-Bertrand ARISTIDE d’Haïti à l’exil, il y a quelques années. C’est pourquoi nous réprouvons l’idée ou le fait que ce soit la France qui prenne encore des décisions pour notre propre existence. Ne serait-ce peut-être pas parce qu’il semble impossible  ou coûteux à la France de nous débarrasser de son armée coalisée de la C.E.D.E.A.O.(Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) majoritairement burkinabè et de ces millions d’immigrants sans foi ni loi, qu’elle a contribué à déverser dans notre pays que la France, fidèle à une fâcheuse perfidie, croit pouvoir tendre un piège au grossier que farfelu à l’opposition ivoirienne ?

IV – CONCLUSION

A l’ombre de l’arbre où ils ont discuté, les quelques membres du collectif des victimes de Duékoué voudraient dire ceci :

- s’agissant de la libération des prisonniers politiques ivoiriens, c’est bien à la France qu’il revient d’accélérer ce processus pour que tous ces prisonniers ainsi que le Président  GBAGBO et son épouse, la mère de tous les patriotes ivoiriens, soient enfin libres. Pour la simple raison que c’est bien la France, sous SARKOZY, qui a commandité leur humiliation, leur maltraitance et leur incarcération, après avoir bombardé et tué des milliers de jeunes patriotes ivoiriens autour du palais présidentiel à Abidjan, en Avril 2011. Car dévoilée et mise à nu dans sa volonté d’asservissement de notre peuple et de notre Nation, la France sarkozienne, comme une brute, a rué dans les brancards pour s’en prendre à tous ceux qui en osant leur dire non, ont par là-même ouvert les yeux aux Ivoiriens et rallumé la flamme du patriotisme.

– quant à la nomination d’un premier ministre pro-GBAGBO, nous ne sommes pas le porte-parole ou l’avocat du F.P.I. mais au moins notre opinion est que ceux qui ont sali notre pays pour l’attaquer sont noyés par la pagaille et la merde qu’ils y ont installées, au point où en voulant jouer les bons offices, le F.P.I. ou  tout parti  d’opposition responsable risque un matin d’être accusé d’avoir pratiqué l’euthanasie sur la personne d’un grabataire (le tyran au pouvoir, son entourage et sa soldatesque) atteint d’un cancer irréversible, toujours par la France qui continue de se croire chez elle, en notre pays !

- pour les mêmes raisons qui précèdent, la France en bonne altruiste, a encore sous la main des généraux qui ont pour noms DETO Leto, DOUE Mathias, KASSARATE, MANGOU ou même le piteux colonel Gahoudi OULATTA, élu député à Bangolo. Quel bon officier, ex-F.D.S., va encore se faire accuser demain par la France de crimes contre l’humanité quand, en voulant restaurer la république gravement mutilée, cet officier souhaité par la France va procéder au désarmement de brigands et d’étrangers se prenant pour des militaires alors qu’ils n’ont de formation véritable que leur forte adhésion au mensonge, à l’instinct grégaire, à la violence gratuite et à la mise à mort de tout contradicteur?

- la Commission Electorale sans le sulfureux Youssouf BAKOYOKO ? C’est ici que la France, toute honte bue, rejoint enfin le F.P.I., les patriotes ivoiriens et les victimes que nous sommes. Victimes depuis 2009 des listes électorales par la technique frauduleuse du groupe français SAGEM qui a exclu des Ivoiriens lors de l’enrôlement des électeurs, victimes de l’engagement sorcier et irresponsable de Beugré MAMBE  ainsi que de son successeur Youssouf BAKAYOKO, nous voulons savoir aujourd’hui qui a vraiment gagné l’élection présidentielle de 2010 avant toute autre chose. Toute autre chose qui consiste en ces questions:

- 1/ quel est, selon la C.E.I. de Youssouf BAKAYOKO, le nombre actuel des électeurs ivoiriens et quelle sera son augmentation avec la naturalisation des neuf cents mille (900 000) faux apatrides de monsieur OUATTARA et de son complice Blaise COMPAORE, étant entendu que chacun de ces apatrides n’est pas forcément sans épouse et sans descendance ? (cf. les analyses sur ce sujet du professeur Hubert OULAYE , de Hassan MAGUED ou de Joseph MARAT).

- 2/ combien sommes-nous désormais d’Ivoiriens, au milieu de ces innombrables hordes d’étrangers qui nous ont envahis et vivent ici comme dans une jungle ? 60, 50 ou alors 40%, vu qu’en 2000, la Côte d’Ivoire avait déjà (officiellement !) 26% d’étrangers sur son sol. Ceci pour dire quoi ? Pour dire tout simplement quelles bonnes élections par ici sans un recensement rigoureux des populations et surtout quel bon développement économique sans désarmement de toute la racaille commandée et envoyée sur nos terres par la France et l’O.N.U. ?

Le pardon et la bonne disposition d’esprit ne sont point une faiblesse, bien au contraire : c’est oublier tous les nombreux torts endurés par soi et sa propre destinée qui relève de la bêtise. Surtout qu’il est bien connu qu’il n’y a qu’une seule chose que les hommes préfèrent à la liberté : l’esclavage ! C’est pourquoi nous disons : France, grande France, toi qui as oublié que des Africains dont des Ivoiriens ont participé à ta libération des puissantes griffes de l’Allemagne et du nazisme en 1945, toi qui as royalement ignoré le fait qu’il n’est pas un seul Ivoirien qui ait au moins un parent Français, toi qui t’es moqué éperdument de l’appel à la retenue de Jacques VERGES en Février 2011 et qui a nous a attaqués pour nous faire massacrer, prends courageusement le taureau de ta rébellion par les cornes pour l’anéantir à jamais. Ne refuse pas, comme le mauvais fermier, toi la France du dévouement à la cause d’autrui, chère France de la vertu, de chercher à savoir ce que cela coûte de servir de la confiture à des cochons. En attendant que nous portions massivement plainte contre toi, médites un peu ceci : le fait que tes bombardiers n’aient pas réussi à mettre GBAGBO en fuite en Avril 2011, comme un couard ou comme ces psychopathes que tu installes au pouvoir en Afrique pour couvrir tes pillages, la volonté et le courage de GBAGBO de n’avoir pas fui le palais, tout ça ne te dit rien, France de la servitude ? Vraiment ?

Cependant, nous sommes rassurés par la déclaration du grand combattant pour la liberté totale qu’est AFFI N’GUESSAN : « le seul et unique point de notre agenda, c’est la libération de GBAGBO ». Pas question de légitimer un pouvoir importé ou imposé (et qui est en agonie), comme dirait le vieux BANAO !

 

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel CALEB, le 20 Septembre 2013.

jeudi, 19 septembre 2013

MORT DU SYNDICALISTE IVOIRIEN MAHAN GAHE: LES VICTIMES DE DUEKOUE ACCUSENT LA FRANCE

MAHAN GAHE BASILE.jpg

 

C’est avec émotion et douleur que nous venons d’apprendre le décès du syndicaliste ivoirien, Basile MAHAN GAHE. Surpassant comme il se doit la douleur relative à cette autre mort gratuitement et méchamment occasionnée par le régime Ouattara et ses dozos au pouvoir, les victimes de Duékoué, une fois de plus, voudraient crier leur indignation à la face de la France dont les pouvoirs se succèdent dans un faux changement car en France, seuls les intérêts comptent plus que les amis, selon De GAULLE.

Pour qui sait véritablement ce qui s’est passé ici en notre pays, la Côte d’Ivoire, depuis ces douze ou treize dernières années et surtout plus récemment en Mars et Avril 2011, nous, victimes de Duékoué, disons  qu’il serait lâche, irresponsable ou imbécile de ne voir que cette rébellion avec à sa tête Ouattara, en fait de simples pantins de service, des chiens aux ordres de maîtres tapis dans les couloirs obscurs des réseaux mafieux qui ont leurs entrées chez les gouvernants français de tout bord politique. Oui, ici et maintenant, nous crions haut et fort que c’est la France qui a tué MAHAN GAHE, notre frère, notre parent comme elle fait torturer en ce moment même Simone GBAGBO, Charles BLE GOUDE, Jean Yves DIBOPIEU, Martial YAVO ainsi que tous ces milliers de civils et militaires qui croupissent dans les geôles de l’Attila local, simplement parce que toutes ces victimes de l’injustice de la France et de Ouattara ont fait preuve de patriotisme et ont de tout temps osé dire non à la volonté de leur soumission à un esclavage mental par la France. A l’occasion, rappelons ici la mémoire de BOGA Doudou, DAGROU Loula, DALI Oblé, TAGRO Désiré, BOHOUN Bouabré, GNAN Raymond, DIAGOU Gomont, KONE Dramane et Marcellin YACE, pour ne citer qu’eux.

Oui, peuple français, toi qui brilles tant par ton silence, ton indifférence et ton inaction face à notre douleur et à nos souffrances, c’est bien par la méchanceté de tes gouvernants successifs que nous en sommes arrivés là et souffre ici d’en avoir ici quelques détails :                                                        

- en Septembre 2002, ton ministre de la Défense, a juré la main sur le cœur, depuis le Burkina Faso, qu’aucune rébellion n’était sur le point d’attaquer la Côte d’Ivoire depuis ce pays frontalier du nôtre. Mensonge et hypocrisie de la part d’un Etat français qui avait pourtant conçu, planifié et appuyé cette rébellion qui allait déstabiliser la Côte d’Ivoire et ses institutions quelques jours plus tard.

- en Octobre 2002, la France, par une perfidie dont elle seule a le secret, a remis sur pied la rébellion et l’a réarmée, alors que l’armée ivoirienne l’avait pratiquement écrasée et boutée hors de Bouaké, la deuxième ville au centre du pays. Pour ensuite, à partir de Bouaké, consacrer la partition de notre pays au profit de la rébellion qu’elle précédait dans chaque ville et région dont les militaires français organisaient et coordonnaient la prise par leurs protégés rebelles. Il y a même eu cette scène d’horreur où des soldats français ont assisté à une scène où des rebelles et dozos ont égorgé un gendarme ivoirien, ont versé son sang dans une calebasse et ont été accompagnés dans un rituel sauvage et répugnant par ces militaires  français qui ont eux aussi  lavé leurs mains dans le sang du malheureux gendarme et s’en sont badigeonnés ensuite le corps (peuple français, vas sur google, lance ‘’gendarme égorgé par les rebelles ivoiriens à Bouaké et tu sauras).

- passons sur la table ronde de Marcoussis (Janvier 2003) près de Paris et ses inepties déshumanisantes à l’endroit du peuple ivoirien mais insistons sur les bombardements et les fusillades des jeunes patriotes ivoiriens aux mains nues à Abidjan par l’armée française sous Jacques CHIRAC en Novembre 2004 puis en 2011 sous le tristement inénarrable Nicolas SARKOZY avec la fermeture des banques pour priver les patriotes ivoiriens de leur propre argent et l’embargo sur les médicaments ‘(du jamais vu au monde), tous ces coups tordus pour chasser du pouvoir le candidat élu par notre peuple au profit d’un imposteur et fraudeur que le monde entier a fini par découvrir et par éviter, tellement ses actes sont abominables !

Or, c’était en prévention de toutes abominations, de toute cette cruauté inutile, de cette décadence humaine que la France mijotait alors que MAHAN GAHE, en patriote résolu et engagé, n’a pas pris de gant, début Octobre 2002, place de la République à Abidjan, pour accuser les multinationales, les réseaux mafieux et les colons français experts en trafics délictueux et toujours tapis dans leurs cavernes obscures pour un ésotérisme ou de plus en plus dépravant !

Comme on le voit donc, il n’est point du tout hasardeux et mal pensé de conclure que c’est la France avide de pétrole et de ressources naturelles en Côte d’Ivoire pour sa propre survie qui a tué Basile MAHAN GAHE, tuer ou faire tuer (en se barricadant derrière de faux concepts ou préjugés tels que dictature ou démocratie) relève pour les victimes que nous sommes, du même degré de responsabilité. Car à y voir de près, tous les suppliciés et prisonniers de fait de Ouattara, leurs humiliations et maltraitances à commencer par GBAGBO, son épouse, ses ministres, Geneviève BRO GREBE, Jean Jacques BECHIO ou le banquier DAKOURY, tous ces jeunes patriotes et militaires ne sont en réalité que ceux-là même qui ont dénoncé publiquement et opposé un niet catégorique au sale jeu de sodomie mentale et de spoliation de notre pays à la France, ses gouvernants et  ténébreux réseaux qui, confus et manquant de courage aujourd’hui à faire mea culpa, en pâtissent eux-mêmes gravement. Oh, honte ! Comme disait Simone GBAGBO.

Voici, peuple français, une vérité qui doit désormais t’habiter : tes gouvernants et tes réseaux ont toujours été l’alpha et l’oméga des rébellions et des coups d’Etat qui assassinent nos frères ici en Afrique en même temps que ces méthodes sauvages (est-ce bien cela la civilisation tant vantée par tes intellos ?) nous appauvrissent toujours davantage. Quand chez vous, la bourgeoisie en place, ses fétus de paille et ses mercenaires de tous ordres s’offrent tous les jours de notre sang innocent dans leurs fastes et luxures. Oh, honte !

Honneur et hommage à toi, MAHAN GAHE ! Tu n’es pas mort pour rien  car la France, à défaut d’une repentance sincère, paiera un jour pour la voracité vampirique et le racisme de ses gouvernants!

   

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel CALEB, le 16 Septembre 2013.

jeudi, 25 juillet 2013

MASSACRES PREMEDITES ET CIBLES CONTRE LES REFUGIES AUTOCHTONES WE DE NAHIBLY A DUEKOUE : UN AN DEJA.

 

côte d'ivoire,massacres prémédités et ciblés,contre les réfugiés autochtones wê de nahibly,à duékoué un an déjà,pour le collectif des victimes de duékoué (carrefour & nahibly),emmanuel caleb abidjan le 19 juillet 2013

 

20 Juillet 2013 : cela fait exactement un an, jour pour jour, que les machines et les bêtes à tuer qui ont accompagné dans une violence inouïe un vrai faux démocrate au pouvoir en Côte d’Ivoire, ont massacré des populations autochtones Wê vivant dans une détresse obligée, suite aux bombardements meurtriers contre ces pauvres victimes de messieurs SARKOZY  et BAN KI MOON.

En ce jour de commémoration de la disparition tragique de ces victimes de la barbarie franco-onusienne et de tous ces autres nombreux morts ivoiriens qui sont tombés depuis Septembre 2002 du fait de la rébellion sauvage parrainée par monsieur Jacques CHIRAC et les réseaux mafieux français, nous voudrions, nous, victimes et «cobayes» involontaires des démons d’une civilisation autoproclamée, dire que nous avons encore discuté de l’inhumanité de ceux qui prétendent nous gouverner et de leurs parrains occidentaux.

En effet, un an après des massacres d’au moins deux centaines de nos parents au camp des réfugiés de NAHIBLY  à DUEKOUE  (lire le rapport d’enquête sur google, en tapant «SI NAHIBLY  M’ETAIT CONTE») , l’impunité tant décriée depuis l’an 2000 par les inventeurs et les tenants des concepts macabres de charnier de Yopougon, de Côte d’Ivoire-poudrière identitaire ou encore des escadrons de la mort (mués en 2010 et 2011 en commando invisible, on le sait tous maintenant), l’impunité, disons-nous, n’a jamais été autant célébrée par la communauté internationale et ses pantins locaux qu’elle a installés par une guerre en Côte d’Ivoire.

Oui, ils sont encore là et bien tous là, tous ceux-là qui ont assassiné nos parents et qui continuent de nous narguer en parlant d’une réconciliation, qui, comme on le vit chaque jour, est précédée du fouet ou de la machette du chasseur traditionnel dozo ou de la kalachninov de quidams-voleurs de parcelles de terre, de résidences privées et même de villages entiers. Des autorités préfectorales aux forces marocaines de l’O.N.U.qui ont tous assisté sans réagir à ce massacre (aller toujours dans google pour  visionner cette vidéo de la honte et de la déchéance humaine),  de toute la racaille analphabète f.r.c.i. et dozo à toute la pègre  pro-A.D.O.locale qui les supplée dans leurs forfaitures dignes du moyen-âge, ils sont là, bien tous là et croient aujourd’hui qu’une simple poignée de main (forcée et lassante, d’ailleurs) leur  suffit pour que leurs victimes oublient d’un trait leur cruauté planifiée par eux depuis de longues années. Les assassins sont là, se pavanent à travers villes et champs, en toute  impunité et sous la très haute et indiscutable protection des soldats de lk’O.N.U. Pour preuve, deux mois après le déménagement forcé d’Amadè Ouérémi, ses lieutenenants et ses troupes continuent d’écumer le Mont-Péko, à telle enseigne qu’on est tous de plus en plus confortés dans l’idée objective que la république est bel et bien morte en notre pays, la Côte d’Ivoire, depuis le 11 Avril 2011 ! D’ailleurs, les directeurs de consciences appointés de la suspecte communauté internationale savent-ils que les hommes d’Amadè lui ont déjà trouvé un successur et que les braquages naguère imputés aux jeunes gens d’ethnie Wè se perpétuent en toute impunité ? Et voici que chaque jour, notre pays est de plus en plus surpeuplé par des mercenaires et esclaves de la prospérité à tous les prix, acquise en versant le sang de nos compatriotes, comme le vampirisme qui s’est honteusement illustré la semaine dernière à ANGOVIA, tout près de BOUAFLE. Encore une fois ici, nous voudrions demander à madame LAGARDE Christine, sur son mensonge éhonté à propos de la croissance économique en Côte  d’Ivoire qui nous exaspère, quel développement,  elle et son poulain au pouvoir par ici envisagent-ils,  dans un pays surpeuplé qui ne maîtrise aucunement tous ces flux d’une immigration sauvage, donc non contrôlée ?

Pour en revenir à notre soif et notre besoin réccurent de justice pour tous nos morts, nous, victimes de DUEKOUE, nous voudrions encore une é-nième fois interpeller les obligés dela communauté internationale que sont BAN KI MOON et FATOU BENSOUDA : que veulent-ils au juste démontrer à la face du monde ? Que l’introuvable communauté internationale, pour parler comme monsieur Bernard HOUDIN, a tellement légalisé la rébellion et l’anarchie qu’ils (BAN KI MOON et BENSOUDA) peuvent en faire à leur tête, au risque et au péril des institutions qu’ils incarnent ? L’O.N.U., la France et la prétendue communauté internationale, dans le but de déstabiliser le président GBAGBO en son temps, ont, dans des mensonges diaboliques et éhontés, inventé et vu des morts partout en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui qu’ils en ont vraiment créés à coups de bombes, de kalachnikovs et de massacres prémédités contre des groupes ethniques et/ou politiques ciblés, les voici coincés et bien coincés par leurs propres entreprises diaboliques, au point de nier ou d’ignorer en toute irresponsabilité les atrocités qu’ils ont recommandées, exécutées et fait exécuter ici en Côte d’Ivoire, en lieu et place d’un recomptage des voix électorales. Et comme ça, ils pensent  ou croient se sortir de l’enfer de leurs propres incohérences et monstruosités sans que justice ne soit rendue aux vraies victimes de la rébellion ivoirienne  qu’ils ont diaboliquement soutenue depuis 2002  jusqu’en 2011 pour faire  faussement croire à un contentieux, après une parodie d’élection.

A tous ces vrais auteurs de notre tragédie collective, nous, victimes de DUEKOUE, voudrions rappeler ceci :

-1° : à monsieur François HOLLANDE, cet indiscutable héritier de la françafrique qui s’est précipité pour que des mains ne soient plus coupées et que des femmes ne soient plus forcées à porter  le voile au Mali voisin,  pendant que des femmes enceintes sont éventrées, des bébés décapités et des familles entières sont brûlées vives en Côte d’Ivoire et que monsieur HOLLANDE n’en a cure, il nous plaît de lui dire en toute sérénité que l’arithmétique hypocritement financière de la France officielle tire à sa fin en Côte d’Ivoire, parce qu’en ayant voulu diaboliser et embastiller GBAGBO à LA HAYE, ce sont des millions de GBAGBO que la France a ainsi suscités et créés en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde. L’Histoire dira si nos propos actuels sont gratuits ou erronés car tôt ou tard, il faudra bien que les généraux de l’armée française, experts en génocides planifiés, nous disent , à la face du monde, ce qui les a poussés à bombarder et à massacrer par milliers des civils en Côte d’Ivoire, en Novembre 2004 et en Mars 2011. De même que ces officiers militaires français qui, dans un rituel des plus macabres, se sont lavés les mains - en compagnie de rebelles et de dozo – dans le sang d’un gendarme égorgé par ces derniers à BOUAKE,  en Octobre 2002. Dire ce qui est vrai ou le crier, ce n’est point du tout être arrogant !

-2° : à monsieur OUATTARA, à son gouvernement et à leurs parrains occidentaux, nous, victimes de DUEKOUE, disons aussi qu’il n’y a point de pouvoir qui soit éternel  et que la justice des hommes est bien trop infime devant celle de DIEU, étant entendu qu’aucune créature humaine, à moins d’être imbue d’une hérésie avérée, ne peut prétendre être au-dessus de Celui-là même qui a créé les cieux et la terre ! Quand on colle des chefs d’accusation d’ordre politique à des centaines d’innocentes personnes qu’on emprisonne et qu’on affirme qu’il n’y a pas de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, c’est le comble de la vraie bêtise humaine parce que le bourreau qui bande ses muscles et s’en satisfait n’est rien d’autre qu’un pauvre mortel égaré ! Merci à vous de mépriser la vie de tous les Ivoiriens qui, jamais n’accepteront de se soumettre à vous parce que nous sommes de nombreux patriotes qui ne nous reconnaissons pas en vous. Célébrez le mépris tout autant que l’injustice mais en méditant cette assertion d’Hannah ARENDT (cf. «Du mensonge à la violence», H. ARENDT) : «Le mépris est le plus grand ennemi de l’autorité quand le rire (du peuple) est pour cette autorité la plus grande menace». Or, nous, victimes et patriotes ivoiriens, c’est de plus en plus que nous rions de vos carences criardes et de vos errements à répétition. Du charnier de YOPOUGON en l’an 2000 au massacre de NAHIBLY en Juillet 2012 en passant par MONOKO-ZOHI, GUITROZON et les soixante quatre gendarmes égorgés par vos rebelles  à BOUAKE  en Octobre 2002, c’est patiemment que les Ivoiriens, le monde entier et l’Histoire vous attendent, le temps étant l’autre nom de DIEU, d’après Laurent GBAGBO ! 

-3° : à tous nos compatriotes d’ici et à tous ceux qui vivent en Occident, nous adressons  cet appel : de grâce, il est temps, grand temps que ceux qui font de notre tragédie collective leur fond de commerce auprès des O.N.G. et autres institutions se ressaisissent et arrêtent de se faire du beurre sur le dos de nos morts. Nous les invitons à lutter franchement sans recherche de gain, comme le font tous ces patriotes et ces panafricanistes d’autres pays et d’autres continents. S’approprier des rapports, des contributions ou des images (vidéos) à des fins lucratives est bien trop petit par rapport à l’objectif commun que nous visons : notre libération des chaînes de l’esclavage ! Honte à tous ceux qui se disent Wê ou patriotes ivoiriens et qui souscrivent à la détestable arithmétique des croque-morts car il est écrit qu’au seuil de la morale, de la justice et de la vertu, malheur à quiconque aura abdiqué !

Paix sur les morts de NAHIBLY et sur tous les patriotes ivoiriens qui tombés depuis 2002 !

N.B. : à ceux qui s’acharnent à exhumer des corps à Abidjan, nous rappelons que les squelettes du charnier découvert il y a deux mois à DUEKOUE toujours là où ils sont, non loin du camp des soldats marocains de l’O.N.U. et du barrage des f.r.c.i.,  du côté droit de l’usine COOPASAG, corridor de DALOA.

 

Pour le collectif des victimes de DUEKOUE (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel CALEB, Abidjan, le 19 Juillet 2013.