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dimanche, 25 mars 2012

DES PROSTITUEES VENDENT LE SPERME DES CLIENTS A ABIDJAN POUR DES RITES SATANIQUES

 

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Une activité ténébreuse de vente de sperme est en train de prendre des proportions exponentielles au Ghana voisin ; et malheureusement, en Côte d'Ivoire aussi. C'est pourquoi, il est plus qu'impérieux d'attirer l'attention de certains infidèles au foyer ou fidèles des filles de joie, habitués des hôtels de passe sur la nécessité d'être plus regardants désormais sur les préservatifs qu'ils abandonnent après les rapports sexuels. De quoi s'agit-il ? Selon les informations rapportées par le site Koaci.com et recoupées par nos soins, des prostituées ghanéennes commencent à trouver grand intérêt à vendre à des utilisateurs peu scrupuleux, le sperme des clients avec lesquels elles entretiennent des rapports. En effet, à l'issue des rapports protégés pour des raisons évidentes, ces vendeuses de charme prennent la peine et le soin de récolter le sperme de leurs clients qu'elles vendent à hauteur de 10.000 F Cfa par condom.

Ce liquide séminal, faut-il le préciser, n'est nullement destiné à des laboratoires pour des recherches scientifiques. Bien au contraire, il est recueilli dans les condoms pour être livrer à des mains malveillantes qui font, à partir de ce sperme, des rituels aux conséquences multiples sur les sujets. De l'expérience qu'elle a eue avec un jeune homme de 32 ans, une jeune prostituée interrogée raconte un fait à susciter davantage de méfiance. Selon elle, après avoir vendu le sperme d'un client, ce dernier est tombé malade et n'a pu se rétablir malgré tous les soins hospitaliers reçus.

Quand la maladie s'aggravait, et que les spiritualistes ont été consultés plus tard, ceux-ci ont révélé qu'un marabout a utilisé son sperme pour des rituels. Mais de quel type de rituel s'agit-il ? Est-ce pour occuper un poste politique, se bâtir un empire financier, ou une promotion sociale ? Sur la question, le site qui relaie l'information reste silencieux. Pour en avoir le cœur net, nous avons sillonné certains hôtels de passe à Abidjan, histoire de savoir si ce phénomène a déjà gagné la capitale économique ivoirienne, à quelques dizaines de minutes de vol d'oiseau d'Accra. A Yopougon, Adjamé, Marcory et Koumassi, des communes réputées abriter des hôtels et des filles de joie, les réponses sont divergentes.

« L'année dernière, un Nigérien m'a approchée pour que je lui livre le sperme de mes clients après les rapports sexuels ; et ce, moyennant une forte somme d'argent. Face à mon refus, il m'a rassurée que c'était simplement pour faire fructifier son commerce. Mais, j'ai refusé cette demande qui est, à mon sens, immorale », a révélé une prostituée que nous avons interrogée dans la commune de Yopougon. Une autre, aperçue dans une rue de la Zone 4 à Marcory, a confirmé ces faits tout en précisant qu'elle n'a pas été directement concernée.

A l'en croire, c'est à l'une de ses amies que des jeunes gens sont venus, un soir, proposer ce « marché » indécent. « En fait, cette pratique existe depuis quelques années, à Abidjan. Ma camarade qui travaille dans un hôtel m'a confié un jour que des hommes l'ont contactée pour acheter du sperme pour le compte d'une dame. Et que ce liquide devait permettre à cette dernière de faire des rituels en vue de raffermir les liens d'affection entre elle et son mari qui commençait à être distant », a-t-elle révélé. Si certaines prostituées ont confirmé ainsi la pratique à Abidjan, les gérants d'hôtels, eux, marquent leur surprise.

« Généralement, les clients ne font pas trainer les capotes utilisés ; ils les font couler dans les cuvettes des toilettes. Nous n'avons jamais eu de proposition d'achat de sperme dans notre hôtel », a coupé sèchement cet interlocuteur rencontré à Adjamé, qui a souhaité garder l'anonymat. B. Dameur, gérant d'un hôtel à Yopougon, a embouché la même trompette. « Je suis gérant d'hôtel depuis plus de 10 ans. Jamais, une proposition aussi indécente que diabolique ne m'a été faite. D'ailleurs, c'est une règle chez nous ici d'éviter de toucher aux préservatifs utilisés et abandonnés dans les chambres, à cause des maladies », a réagi notamment notre interlocuteur. Les infidèles ont donc désormais - on l'espère - une parfaite idée de l'utilisation que des esprits malveillants peuvent faire de leur sperme une fois sortis de chez les prostituées.

C'est pourquoi, à défaut de se soustraire des rangs des infidèles et autres abonnés aux hôtels de passe, ils gagneraient à faire leurs ces comportements : Emporter les préservatifs utilisés après chaque rapport, ou à tout le moins prendre soin de les jeter dans les toilettes. Car, des occultistes rodent autour du liquide précieux pour en faire une très mauvaise utilisation.


Educarriere


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

dimanche, 19 février 2012

LA PROSTITUTION DES ADOLESCENTES A ABIDJAN


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Acte par lequel une personne consent a des rapports sexuels contre de l'argent, la prostitution a pris de l'ampleur dans le milieu des adolescentes. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. Qu'est ce qui pousse donc ces adolescents à la prostitution ? Est-ce par envie ou pour faute de moyens?

Bref, pour avoir de plus amples informations suivez-nous dans ce dossier consacré à la prostitution des adolescentes à Abidjan.

Considéré comme le plus vieux métier au monde, la prostitution est de nos jours pratiquée par nos plus jeunes sœurs, c'est-à-dire les adolescentes, qui vont avec plusieurs partenaires. La prostitution chez ces jeunes filles existe sous plusieurs formes. Dans notre parcours, nous nous sommes rendus dans leur quotidien, précisément à Yopougon.

Triste a été pour nous le fait de constater la présence d'adolescentes parmi ces professionnelles du sexe; certaines sont ghanéennes, d'autres libériennes, et même des ivoiriennes.

Pour beaucoup d'entre elles, c'était leur première expérience dans le domaine de la prostitution et certaines n'avaient même pas encore atteint l'âge de 17 ans lorsqu'elles débutaient dans ce métier. Elles gagnent en moyenne 10.000 à 15.000 F CFA par nuit. Ce gain augmente les jours de week-end.

Les prix varient selon la demande du client; quand il souhaite avoir une fellation, dans leur jargon «la taillade », cela coûte 500 F CFA; lorsque c'est un rapport non protégé, le prix s'élève à 3.000 F CFA; pour le rapport protégé, c'est 1.500 F CFA. Quand c'est un rapport à trois, c'est-à-dire une partouze, le prix varie de 8.000 à 12.000 F CFA.

Pour ce qui est du type des clients, elles nous font savoir que parmi leurs clients, il y a des hommes mariés, des pères de famille vicieux, pédophiles, qui eux payent bien, aussi des bêla communément appelé « wôtrô-tigui » ou pousseurs de charrette et des loubards qui usent de leur force et leur corpulence pour les violer et voler leur recette du jour.

Le motif qu'elles avancent pour justifier cette pratique, pour les étrangères, c'est une question de survie : « J'ai quitté le Ghana pour faire le travail de servante en Côte d'Ivoire. A mon arrivée, le constat était tout autre. Il me fallait donc survivre ici et envoyer quelque chose au pays. Je me suis donc tournée vers le commerce du sexe », nous explique Afuba.

Ces jeunes filles, au cours de notre enquête nous ont avoué utiliser des stupéfiants (drogues) dans le but de supporter l'assauts de leurs bourreaux (clients). En ce qui concerne le port du préservatif, elles affirment l'utiliser selon le bon vouloir du partenaire.

Mais le motif n'est pas le même auprès des jeunes filles ivoiriennes qui la pratique par vice et plaisir pour certaines. Dans la plupart des cas, celles qui arrivent dans ce métier sont issues des familles pauvres.

Dans ce métier, on a une autre forme de prostitution des adolescentes; il s'agit de celles qui ne font pas les trottoirs mais qui la pratique de façon voilée. En effet, nos écoles, lycées et universités sont devenues leur repère, ces jeunes filles avec des accoutrements très osés attirent et séduisent les hommes.

Ces ados avec des rondeurs et des formes qui n'affichent pas leur adolescence ont pour slogan « Paraître pour séduire », leurs armes de guerre sont les tatouages, chaînettes aux pieds, piercings, pantalons taille basse et j'en passe. Celles-ci se font draguer par tout genre d'hommes qui ne savent même pas qu'ils ont affaire à des ados. Dans le but de pouvoir toujours paraître, c'est-à-dire être « fashion », porter des fringues tendances et chères pour se rendre à l'école.

Ces jeunes filles acceptent sans hésiter de coucher avec leurs professeurs, des hommes mariés, pour avoir de quoi frapper à l'œil.

Il y en a d'autres qui, à cause des moyennes de classe, sortent avec leurs professeurs, surtout celles qui sont en classe d'examen. Et c'est ce que nous explique Alida: « Je suis prête à tout pour réussir à mon BEPC, même si je dois coucher avec tous mes profs ».

Le comble, c'est que ces adolescentes sortent de chez leurs parents habillées de façon extravagante sans que ces derniers ne bronchent.

La forte présence des adolescentes dans la prostitution découle de plusieurs raisons. Cependant, la cause majeure est la pauvreté.

De ce fait, l'accent doit être mis sur l'éducation et l'insertion de ces jeunes filles dans les activités pouvant les aider à se prendre en charge pour éviter certains dérapages à l'avenir.

Il faut également ajouter que le fait que nous soyions dans une nouvelle ère ne doit pas constituer un prétexte pour ces jeunes filles de vivre selon leur gré, ce qui suppose un retour à nos valeurs morales et traditionnelles.

In Akwaba-ci.net

 

Source: ABIDJAN DIRECT.NET

jeudi, 19 janvier 2012

ENQUETE - PROSTITUTION EN LIGNE: QUAND L'INDUSTRIE DU SEXE SEVIT SUR INTERNET


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Une prostituée de rue

L’une des découvertes les plus fascinantes du millénaire reste, l’Internet, à partir duquel le monde n’est plus qu’un village planétaire. Pourtant, ce qui a suscité autrefois autant d’espoir à sa création, est en passe de devenir un couteau à double tranchant dans son utilisation. Via Internet, on gruge, on arnaque, on vole et on se «vend». 

Présentation

Moyen de communication par excellence, l’Internet sert aussi à se faire des amis (es). Ainsi, des sites ont été conçus dans ce sens pour faciliter les rencontres entre individus. A cet effet, des sites de tout genre existent pour les célibataires, les gays, les lesbiennes, etc…Si certains sont gratuits d’autres cependant, sont payants. Entre autres sites, nous pouvons citer, ‘’Easyflirt’’ qui est un site de rencontre avec chat et webcam. ‘’Easyflirt’’ revendique 27 millions de célibataires qui lui font confiance pour rencontrer le grand amour. ‘’Meetic’’, est le site de rencontre classé n°1 en Europe avec le plus de célibataires inscrits, où il y a plus de chances de faire une belle rencontre’’, lit-on sur le site. C’est un site de rencontres 100% gratuit. ‘’Badoo.com’’, ‘’123love.com’’ et ‘’Babel.com’’ qui sont aussi des sites de rencontres, permettent de dialoguer avec des célibataires près de chez vous. C'est gratuit et sans abonnement. Il existe plusieurs sites de rencontres cependant sur Internet, pour le bonheur de leurs adeptes. 

Manifestations

« J’ai besoin d’argent, aidez-moi », « recherche homme pour relation sérieuse », « toi, homme de 40-50 ans, je te fais la totale à trente mille francs CFA. Je fais tout, sans discussion », « bonsoir, je me nomme coup de coeur, j’ai des amies femmes d’affaires qui payent de cinquante à cent mille francs et plus après rapports protégés et discrets. Veuillez me contacter pour une réservation au numéro suivant (…) », « vous me donnez cinq mille et on fait ça chez moi à domicile ». Ce sont les phrases qu’on lit sur les profils des abonnés ou visiteurs des sites de rencontres sur le net. Les motivations d’un site de rencontres à un autre sont diversifiées. Certains y vont pour des opportunités d’affaires, d’autres pour se faire des amis (es), mais la grande majorité y va pour assouvir un quelconque désir sexuel ou pour satisfaire sa libido. Les femmes et les hommes sont tous logés à la même enseigne. Vous vous inscrivez sur un site de rencontres avec un pseudo ou votre propre nom- c’est selon- puis ensuite, vous avez la possibilité d’échanger avec des milliers d’individus. Pour la plupart du temps, il n’y a aucun sujet tabou. Au bout de quelques minutes, vous vous en sortez avec des numéros de vos correspondants virtuels. Si vous poussez l’accès un peu plus loin, vous avez la possibilité le même soir, de coucher cette dernière dans votre lit. Parce que quand certaines feignent de faire les saintes nitouches, d’autres par contre ouvrent de prime à bord, les hostilités. Plus besoin de se faire prier, car l’adage le dit, « les oiseaux de même plumage volent ensemble». 

Tout le monde s’y adonne…

Après la destruction de certains sites reconnus pour être des nids de promotion de la prostitution ou des lupanars dans le district d’Abidjan, les jeunes filles déscolarisées ou non ont recours à la toile. De la prostitution de quartier, elles sont passées à une autre forme de prostitution de luxe : la prostitution sur Internet. Elles n’hésitent plus à mettre le grappin sur des hommes férus de sensation forte et adeptes de lubricité. Il est souvent loisible de voir des femmes de plus de 40 ans se connecter pour rechercher une partenaire plus ou moins jeune pour des rapports sexuels à trois ou quatre. Sur les différents sites de rencontres, les relations contre nature se répandent comme des champignons au grand dam de la morale. Normal, sur Internet, on affectionne la démesure et sans restriction. Des homosexuels ou lesbiennes ou encore des bisexuels font de ces espaces-rencontres sur Internet leurs choux gras. Sur Internet, il n’y a pas d’âge et tout le monde est à la recherche d’émotions et de plaisir. La plupart des filles qui s’adonnent à cette activité viennent de Yopougon, Riviera Palmeraie, Marcory, Koumassi, Zone 4 et Port-Bouët.


Réalisée par Patrick Krou, in le quotidien ivoirien "L'Intelligent d'Abidjan".


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

lundi, 22 mars 2010

YAMOUSSOUKRO: SERVEUSES ET PROSTITUEES

VENDEUSE DE SEXE A YAKRO.jpg

La capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro, est en train de se vêtir d'habitudes malsaines. Photo: Une de ces serveuses-vendeuses de sexe en pleine activité.


Yamoussoukro est en train de prendre ses allures de véritable capitale, depuis l’accession au pouvoir de Laurent Gbagbo, en octobre 2000. Les grands chantiers se multiplient à la grande joie des populations, qui voient la ville natale de feu Félix Houphouët Boigny, renaître de ses cendres. Depuis la disparition, le 7 décembre 1993, de ce dernier. Les jeunes sont vivement sollicités dans les grands chantiers de construction de la ville lumière. Les grands gagnants du transfert de la capitale restent incontestablement, les tenancières de maquis et restaurants, ainsi que les gérants des nombreux bars qui commencent à pulluler dans la capitale. « Yamoussoukro a changé. Et la vie y bouge », nous lance un jeune natif du chef-lieu de la région des Lacs. Ces grandes rues désertes le matin, se remplissent à la tombée de la nuit. Les décibels que distillent les matos « dernier cri » aussi bien chez les tenancières de maquis que dans les bars de la ville, vous donnent un avant-goût de cette autre facette de la ville natale du « vieux ».


De la bonne chair à profusion

Si la capitale politique de la Côte d’Ivoire tient sa réputation de ces gigantesques et magnifiques édifices tels la Basilique, la Fondation FHB, l’hôtel Président, les écoles polytechniques, ces nombreux restaurants aux abords de la voie internationale ne participent pas moins à la pérennisation de cette aura nationale. En effet, dans ces lieux, qui ont fini par ravir la place aux espaces gastronomiques de renom d'Abidjan (Ficgayo, Ndotré..), on trouve de la bonne chair à profusion. Et cela, dans tous les sens du terme. De bons mets, avec de la viande « de brousse », vous attendent dans ces différents endroits gastronomiques de la capitale politique. En début de soirée, c’est un décor endiablé qui s’offre à vous. Alcool, musique, le show et le…
sexe ! Les « étrangers » (Ndlr : ceux qui viennent d’autres villes du pays et pour la plupart d’Abidjan) sont vite repérés, fait savoir Roland un des gérants des nombreux maquis qui ornent le long de la gare routière de Yamoussoukro. Qui ne se gêne pas à nous demander si on souhaite de la compagnie. En fait de compagnie, il ne s’agit ni plus ni moins que de filles de joie, « disposées à vous faire passer une nuit torride ». « La compagnie » est un terme pudique pour désigner des prostituées.

Leur métier : serveuses d’alcool et de sexe


« Vieux père, si vous voulez, je vous envoie deux Go (filles), tout de suite même », nous lance Laurent, gérant du maquis La T… de Yamoussoukro. Il fait signe à une serveuse de s’approcher. Elle lui fait savoir que ses services après le service ont été déjà rachetés. En clair, après 1h du matin, elle doit rejoindre son client qui l’attend dans un Hôtel. Certaines, pour peu qu’on leur offre de la boisson, vous ouvrent les portes de leur entrejambe. Dans les maquis comme dans les boites de nuit de la capitale, le mot d’ordre semble être donné. Après l’alcool, le sexe. Peguy ne s’est pas gênée à nous expliquer ce comportement. Pour la plupart, ces filles, fait-elle savoir, doivent subvenir aux besoins de leur famille. « Et c’est difficile de joindre les deux bouts avec ce maigre salaire qu’elles touchent. Elles sont donc contraintes de faire cela», explique-t-elle. C’est une forme de prostitution qui prend de plus en plus de l’ampleur ici à Yamoussoukro, déplore le jeune Kouamé Sylvain. Si on n’y prend garde, on risque de reproduire la Rue Princesse dans la capitale, ajoute Mlle Chimène, étudiante à l’INP-HB (Institut National Polytechnique Houphouet-Boigny) de Yamoussoukro. Pour l’instant les autorités de la ville semblent ignorer ce phénomène qui grandit dramatiquement. Et qui, à la longue, risque d’augmenter drastiquement le taux de prévalence du sida, à Yamoussoukro.

Une enquête réalisée par Frank Toti.

Source: ABIDJAN TRIBUNE

jeudi, 14 janvier 2010

LA SOCIETE IVOIRIENNE EN PLEIN DECLIN: L'EMERGENCE D'UNE CULTURE DE LA DEPRAVATION



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La société ivoirienne qui était présentée comme un creuset de discipline et de retenue, a définitivement cédé à la dépravation des mœurs. Sous la poussée d’une industrie du loisir incontrôlé et du sexe, est désormais née une culture de la dépravation qui frappe tant les villes que les campagnes, tant les femmes que les hommes.

Jadis tabou le plus sacré, le corps dénudé de la femme est devenu de nos jours en Côte d’Ivoire le plus commun des spectacles auquel l’on a droit dans les rues des villes. Désormais, il fait partie intégrante du paysage des centres urbains et, plus grave, cette tendance se propage à une allure vertigineuse vers les campagnes. Soit-il minuit ou midi, la différence ne se mesure seulement qu’en termes de point paroxystique. Parce que ce spectacle de femmes sommairement vêtues ou carrément nues se déploie sur toutes les 24 heures de la journée et dans n’importe quel quartier d’Abidjan et des villes ivoiriennes. Et tout y concourt : la mode vestimentaire, la presse, les lieux de loisirs… Avec le phénomène du collant, c’était les formes outrancières que les femmes n’hésitaient plus à exhiber en les plaquant. Désormais, c’est le pantalon taille basse ; l’on va encore plus loin : le pantalon doit dorénavant dévoiler les sous-vêtements de la femme qui se sont tellement amincis, qu’ils dévoilent à leur tour ses parties intimes. Et cela est loin de préoccuper la gente féminine. C’est la mode ; on s’y met ou alors on est une has been tout juste bonne à être rangée au garage. Et preuve que cette démence a désormais gangréné toute la société ivoirienne, les hommes ne sont pas en reste. Eux aussi sortent dans les rues le pantalon jeans sans ceinture et au milieu du fessier, dévoilant largement le caleçon porté en-dessous. Pendant ce temps, sur ces mêmes rues, la presse pornographique s’affiche sur les étals de journaux de façon triomphale ; elle offre ainsi des photos de femmes nues dans toutes les positions à toutes les vues, mêmes celles qui n’ont pas envie de les explorer. Les jeunes mâles qui n’ont jamais vu de femmes que le corps entièrement couvert, ont ainsi l’occasion de le découvrir. Au grand dam de leurs parents qui s’acharnent à les éduquer dans la culture du sacré qui doit recouvrir la nudité de la femme, mais aussi de l’homme.

La valorisation de la dépravation morale

Cette dictature du sexe nu tient sa source dans l’étrange culte de la dépravation morale et sexuelle qui a été érigée en tendance sociale en Côte d’Ivoire depuis un peu plus d’une décennie. Au lieu de promouvoir les valeurs de travail, de probité, etc. qui sont le moteur de tout développement, les années 2000 ont plutôt vu l’explosion du culte de la vanité. Désormais, ce qu’une femme a à faire valoir, c’est la partie la plus proéminente de son corps et non pas ce qu’elle à dans la tête. Le phénomène ‘’lolo’’ a ainsi ouvert cette tendance de dégénérescence. Les seins volumineux, à la limite d’une bosse de zébu, à laisser transparaître par le haut, sont ainsi devenus la norme. Une artiste telle que Nastou Traoré, qui n’a jamais convaincu ni par son jeu d’actrice ni pas ses performances vocales, est devenue l’icône du début des années 2000 à cause de ses mensurations mammaires hors norme. Et dans toutes les villes de la Côte d’Ivoire, ce fut la course aux poitrines monumentales. Offrant ainsi à de pseudo apothicaires d’ouvrir un florissant commerce de ‘’produits qui gonflent les seins’’.

L’on a avait pas encore fini de s’inquiéter de cette célébration de la vanité que le phénomène ‘’ tassaba’’, qui réfère à l’exhibition de fessiers énormes de femmes, a été remis au goût du jour. Né à la fin des années 1990 et mis sur orbite par la danse Mapouka, les années 2000, qui se veulent comme celles du déclin moral total de la société ivoirienne, ne pouvait que signer son retour au premier plan. Désormais dénommé ‘’bobaraba’’, il fait fureur. C’est la course aux fesses proéminentes au sein de la gente féminine, où l’on s’en remet de nouveau à son apothicaire pour se faire concocter cette fois des ‘’produits qui donnent fesses’’.

Mais, les déviances énumérées plus haut sont peu de choses comparées à la tendance ‘’wolosso’’. Celle-ci signifie rien moins que l’affranchissement total de normes morales. Ainsi, il ne suffit plus d’avoir des ‘’lolo’’, un ‘’tassaba’’ ou ‘’bobaraba’’ ; il faut maintenant les exhiber dans des tenues des plus indécentes. Et cette nouvelle tendance connaît une adhésion unanime : les femmes que la nature n’a pas pourvu de formes extravagantes peuvent se faire ‘’valoir’’ dans des vêtements impudiques tels que le fameux pantalon taille basse dont nous parlions plus haut. Et ces modes sont désormais complétées par le ‘’piercing’’ et le tatouage qui consistent respectivement à se percer soit le nez, le nombril ou l’arcade sourcilière pour y accrocher un bijou et à s’imprimer des dessins très souvent indélébiles sur le corps.

L’explosion des pratiques sexuelles contre-nature

Inutile de dire que la prostitution féminine, qui a désormais conquis le tout Abidjan, y compris les quartiers huppés, trouve en ces tendances une nouvelle voie d’expansion. Cette façon de s’habiller qui dévoile les parties sexuelles renseigne très clairement sur la moralité et les intentions des filles qui s’y adonnent. Parce qu’il constitue tout simplement ce que les Anglo-saxons appellent le ‘’sex-appeal’’. Ainsi vêtues, ces filles vont partir de leurs quartiers flâner dans le centre des affaires du Plateau ou dans les grands supermarchés, faisant semblant de faire des courses, alors qu’il ne s’agit en réalité que d’une pêche aux hommes.

Mais là où le regard sur la société ivoirienne devient le plus pénible, c’est lorsqu’il se porte sur les pratiques sexuelles contre-nature qui y sont en pleine explosion.

L’homosexualité est devenue une tendance qui se joue désormais à ciel ouvert. Ce phénomène est sans contexte plus prononcé chez les hommes. Tant et si bien qu’une prostitution masculine qui en a découlé, livre aujourd’hui une concurrence très rude à la prostitution féminine. Sur les trottoirs des rues sombres du tristement célèbre quartier Zone 4 dans la commune de Marcory, les homosexuels prostitués, travestis en femmes, égalent désormais en nombre les pionnières de ce commerce. Mais le pire, c’est que cette homosexualité masculine est devenue aujourd’hui un facteur de promotion dans de nombreuses entreprises ivoiriennes. Ainsi, sous le couvert du silence, certains travailleurs, sans avoir eu à démontrer plus de mérite que d’autres, gravissent plus vite les échelons et sont les favoris des patrons. Cela prévaut aussi pour d’autres personnes qui, en un tour de main, connaissent une brusque réussite sociale. Ce phénomène est très répandu dans le monde des artistes. L’un d’entre eux, le ‘’coupeur-décaleur’’, Lino Versace, n’a pas ainsi hésité à se réclamer de cette tendance, même s’il a tenté après de se reprendre de ses propos.

Quand la dépravation évince le travail

La conséquence de l’émergence de cette voie de réussite sociale et professionnelle qu’offre désormais la dépravation morale, c’est le culte du travail qui est déchu à son profit. La culture de la facilité qui fait tant de mal à la société ivoirienne, s’en trouve ainsi ragaillardit. Déjà que des nombreuses femmes avaient fait le choix de tourner dos à cette valeur comme facteur de promotion sociale, de nombreux s’y ajoutent chaque jour. Le travail est ainsi ‘’tué’’ et avec lui, toute la société ivoirienne.


Yves Blondel


(Quotidien Nuit & Jour du 13 janvier 2010)

jeudi, 10 septembre 2009

TRAHIE ET VENDUE PAR DES PROXENETES

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Le vice, les déviations sexuelles, l’oubli des valeurs humaines, les règles sociales tronquées ont aujourd’hui conduit une partie de l’humanité au bord d’un gouffre dont les miasmes donnent la nausée. En atteste le témoignage de cette jeune fille burkinabè, tombée dans le plus vieux métier du monde, la prostitution. Vendue et revendue au gré des caprices de ses maîtres successifs, son amère expérience se veut une invite à la réflexion et à la prise de conscience.

Rasmata est une jeune fille de 20 ans. Sa scolarité ne s’était pas révélée fructueuse, en fille pas totalement idiote, elle réalise que son corps peut lui apporter, et plus vite d’ailleurs, ce que son cerveau n’a pu lui procurer. Très vite, devient-elle un point d’attraction.

Les hommes qui lui tournent autour mettent fort bien en exergue sa beauté. L’oncle chez lequel elle habite ferme les yeux sur les sorties de la nièce sous le couvert de cours du soir. Surtout que la jeune fille ne manque pas de lui renflouer le portefeuille. Puis vint le jour où Rasmata se laisse draguer un soir, près d’un hôtel, par un homme séduisant qui se fait appeler Franki. Un jeune européen de 38 ans.

Visiblement fortuné puisque dépensant sans compter, il l’invite dans une boîte de nuit et lui offre plusieurs verres avant de la raccompagner chez elle au volant d’une somptueuse Mercedes. Quelques jours plus tard, le même homme l’invite à dîner dans le restaurant le plus chic de la ville. Gentil, prévenant, il s’inquiète de la situation de sa nouvelle amie. Surgit alors la proposition : mariage et départ en Europe.

Pour Rasmata, cette occasion est à saisir sans hésitation. Le renard de la fable de La Fontaine nous enseigne que "tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute". Si Rasmata avait connu cette fable, peut-être se serait-elle méfiée. Mais elle est éblouie. Elle ne retient que la promesse d’une vie facile, et peut-être d’un mariage qui la sortirait de la misère. Elle accepte avec enthousiasme.

DECOLLAGE 2.jpgDans l’avion qui transporte le couple, les commentaires vont bon train. Rasmata est dans les nuages. Le long exposé de son "époux" est, pour elle, parole d’évangile. L’homme avait longuement parlé de leur nouvel appartement, leurs trois voitures, leurs amis, son poste de directeur général de la plus grosse entreprise de son père qui n’a mis au monde qu’un enfant : lui Franki...

L’avion atterrit sur le sol français, "l’épouse" ne se fait plus de doute. Enfin l’Europe ! enfin le paradis, avait-elle ponctué. Mais l’heure de vérité n’allait pas tarder à sonner.

Rasmata logée, le nouveau "mari" disparut pour, dit-il, chercher des provisions nécessaires en attendant le retour du personnel de maison en congé pour un mois. Mais à midi, Franki ne donne pas signe de vie. Cinq heures après, toujours rien. A vingt heures enfin, il apparaît avec deux hommes aux mines patibulaires. Mais le "mari" auparavant sympathique et séduisant, s’est métamorphosé. Son vocabulaire s’est déplacé. L’homme est subitement devenu agressif.

La jeune "femme" ne reconnaît plus son "époux". A ses amis, il lance, en désignant Rasmata ; voilà le bétail ! Le bétail. C’est ainsi que les proxénètes appellent entre eux les filles ! Rasmata comprend qu’elle est tombée dans un piège. Mais il est trop tard. Elle est jetée sans ménagement à l’arrière d’une Mercedes qui s’éloigne à vive allure.

Après vingt minutes de course, la voiture s’arrête. A peine descendue, la jeune Burkinabè se rebelle. Elle supplie son geôlier de la laisser partir. Elle pleure, hurle, se débat, peine perdue. On la traîne dans une sorte de baraque meublée. Enchaînée aux barreaux d’un lit, ballonnée, elle est d’abord fouettée, puis violée toute la nuit et de toutes les manières. Au petit matin, brisée, Rasmata est prête à accepter tout ce qu’on exige d’elle. Et elle ne proteste pas quand entre dans la baraque son premier client. Puis un autre... Il s’agit de manœuvres, en majorité des immigrés qui travaillent sur les chantiers voisins.

Combien sont-ils ce jour-là à se succéder sur son corps ? Elle ne le sait plus. Plusieurs dizaines, en tout cas. A la fin de cette journée d’abattage, Rasmata est conduite dans une cabane où elle retrouve d’autres filles. Toutes ont été recrutées de la même manière, et qui sont à la merci de leurs tortionnaires.

Rasmata reprend la dure loi du camp. A la moindre rébellion, les coups pleuvent. Mais les punitions peuvent aller beaucoup plus loin. On lui raconte comment une jeune ukrainienne a été découpée vivante à la tronçonneuse, comment une autre, une Ivoirienne est morte dans d’affreuses souffrances...

En quelques semaines, Rasmata est dressée comme disent les proxénètes. C’est-à-dire qu’elle est prête à tout pour satisfaire le moindre caprice d’un client, sans jamais discuter. On a fait d’elle une esclave docile. On peut la mettre sur le trottoir. Les proxénètes la revendent à un autre clan.

Elle est conduite d’une région à une autre, vendue et revendue jusqu’au jour où elle est achetée par deux frères. Ils l’installent dans un petit hôtel. Et le cauchemar continue. Mais un jour, les deux frères sont arrêtés par la police. Rasmata est alors découverte. Sa déposition suffit à la justice pour mettre ses tortionnaires en examen pour "proxénétisme aggravé" et les envoyer en prison. Lorsque l’affaire prend fin, la jeune fille est renvoyée dans son pays d’origine, le Burkina Faso.

CARTE BURKINA FASO.gifDepuis, pour Rasmata le calvaire a pris fin. Mais dans quel état ? Psychologiquement, elle est traumatisée. Voir l’Europe et mourir. Quel cercle de feu ? Aussi dans de sinistres camps situés dans plusieurs régions du monde, d’autres filles sont certainement en train d’être dressées. Le hic, c’est que les filles qui intègrent ce milieu ont très difficilement la chance de s’en sortir.

Rasmata et les autres n’ont pas compris à temps que le proxénétisme a plusieurs visages : visages d’amoureux, d’aventuriers, de responsables de grandes entreprises... Rasmata a été une victime, mais constitue en même temps une leçon pour toutes les filles crédules, surtout d’Afrique.

Au terme de ses confidences, Rasmata a coulé ses premières larmes et fermement invité les jeunes filles à prendre leurs gardes. Car tout proxénète vit aux dépens de la femme qui l’écoute !

Kibsa KARIM

L’Hebdo

19:17 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : proxénétisme, prostitution, porno, rasmata jeune fille burkinabé | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 05 août 2009

ATTENTION AUX RENCONTRES SUR INTERNET !

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C'est long et triste comme témoignage. Mais il faudra le lire jusqu'au bout, s’il vous plaît ! Et, SURTOUT, le faire passer ! En circulation, en ce moment, sur le Net. Impossible d'en vérifier la source mais très proche, par sa grande vraisemblance, à des centaines de témoignages de nos soeurs africaines qui se sont faites tromper sur Internet par des individus sans foi ni loi, qui leur ont promis monts et merveilles et qui, au final, ont fait d'elles des bêtes sexuelles.

"Parlez-en autour de vous à tous ceux et toutes celles qui croient que leurs correspondant(e)s sur les sites de tchat sont les clés de leur bonheur! Ceci est une histoire assez triste, dur à lire pour les femmes mais vraiment importante; surtout pour nos soeurs, en Afrique...

Ce témoignage est d'une Nigériane de 26 ans qui n'a plus espoir de vie. Lolita: "Mon calvaire a commencé à Lagos, je suis tombée sur une annonce sur Internet où un homme d'affaires cherchait des filles désirant se marier, pour son agence matrimoniale. Il y avait des photos : des cas de mariage réussis. J'ai aussi répondu à des annonces dans des magazines qu'on trouve un peu partout maintenant. C'est allé très vite. Le monsieur m'a contactée et nous communiquions par Internet. Il m'a proposé des choses qu'aucune femme ne peut refuser. Le rêve quoi !

En moins de trois mois, j'avais tout le nécessaire pour partir pour Londres. Il m'avait donné des noms de personnes à voir et tout s'est passé sans problème.. Il fallait juste que j'aille à Cotonou (ville du BENIN) chercher un petit colis pour lui.. J'ai été très surprise de voir que le colis en question, c'était trois petits garçons entre huit et douze ans. Leurs passeports étaient prêts, les visas aussi. Tout était ok. Je suis allée voir un monsieur que les gens appelaient "sorcier" qui m'a donné des instructions. Notre voyage passait par le Ghana et là-bas, quelqu'un d'autre devait nous remettre des passeports du Libéria, et c'est avec ces nouveaux passeports que nous sommes partis pour Londres. Ils nous permettraient d'obtenir plus rapidement le statut de réfugiés à destination. Nous sommes partis après trois jours dans un bidonville d'Accra où nous devions nous cacher, pour éviter la jalousie de ceux qui n'avaient pas notre chance....

Le plus jeune des garçons est tétanisé par la peur : il pleure beaucoup, il tremble et ne dit pas un mot, seul refuge, mes bras qu'il quittera juste pour que j'aille aux toilettes ou me laver...Des enfants sans défense. A l'aéroport, mon fiancé m'attendait ainsi que celui qui devait récupérer les enfants. La séparation fut pénible. Il a fallu beaucoup de force pour détacher le plus jeune garçon de moi, je n'ai d'ailleurs plus vu ou eu des nouvelles de ces enfants. J'ai suivi cet homme dont je ne savais rien sinon qu'il se faisait appeler "BRYAN". A peine arrivée chez lui, le cauchemar a commencé. D'abord, il fallait faire plus ample connaissance. J'ai voulu résister pour lui expliquer que j'avais besoin d'un peu de temps, que ce n'était pas facile de se donner ainsi à quelqu'un qu'on connaît à peine. Mais la fermeté avec laquelle il m'a attrapée m'a fait céder immédiatement. Mes premières heures sur le sol anglais furent des heures de viol sur le tapis d'un salon. Je ne devais rien dire. Il se reposait, buvait du whisky et recommençait des choses douloureuses et dégoûtantes dont j'ignorais l'existence...

J'ai cru que j'allais mourir. J'étais obligée de faire ce qu'il voulait, je ne connaissais que lui, et il avait pris mes papiers. Après avoir abusé de moi, il m'a demandé de visionner des cassettes où on voyait des filles avec des animaux et il m'a dit de bien regarder ce que font les filles. Car je devrais en faire autant. Ma venue lui avait coûté beaucoup d'argent que je devais rembourser. Et aussi, comme il est gentil, il va nous trouver des marchés, des tournages et nous partagerons l'argent à parts égales. Il m'a dit qu'il me donnerait quelque chose pour me donner le courage car il m'en faudrait, mais au bout, il y a de l'argent. Beaucoup d'argent. Le petit truc pour me donner du courage, c'est de la drogue. C'est ainsi que, trois semaines après mon arrivée sur le sol anglais, je suis devenue actrice de films X avec les animaux entre Amsterdam, Berlin, Paris et Londres, ma résidence.

Des femmes et des animaux. Une à deux fois par semaine, j'allais dans des studios de tournage ou chez des particuliers tourner ces cochonneries. Parfois le maître du ou des chiens nous rejoignait et ça donnait une scène qui donne la nausée. Le chien et son maître en même temps, avec l'épouse qui regarde ce cirque, amusée, en sirotant un cocktail. Je me droguais et buvais un coup avant. Car je n'aurais pas pu le faire sans planer. Ces animaux en moi, leur bave, leurs poils, leur mauvaise haleine, les coups de griffes et la violence due aux encouragements des maîtres dont les ordres peuvent faire passer le rythme des animaux de mou à violent. Et vous en dessous, vous encaissez ces coups. Je pleurais, je criais, les yeux fermés, je priais encore ce Bon Dieu de me prendre. Qu'est ce que j'étais en train de faire ?

Ma pauvre mère en mourrait si seulement elle le savait. Pour éviter qu'elle se pose des questions, je lui envoyais de l'argent et des photos soigneusement mises en scène par BRYAN... Le pire des moments était quand il fallait faire des caresses buccales à ces animaux... Ne pouvant pas leur mettre des préservatifs, les rapports étaient sans protection et le monsieur disait que je ne risquais rien car Dieu avait bien fait les choses. Il était impossible qu'une fécondation ait lieu. Pendant des années, je n'ai fait que ça : des milliers de litres de déjections animales dans mon estomac Mon corps est tellement sale qu'aucun enfant ne peut se développer dedans. Un jour pour agrémenter les tournages, la femme du maître des chiens est allée chercher des chiots de quelques jours qu'elle a mis à mes seins. C'était très douloureux car ils tiraient de toutes leurs forces car rien ne sortait.

Les professionnels revendent ces cassettes par milliers dans le monde et les particuliers se les repassent à domicile entre soirées avec des amis pervers autour d'une bouffe. Ma famille vit bien et moi je vis avec le sida. Je dois avouer que j'ai eu beaucoup d'argent. J'ai construit chez moi et ma famille vit bien. Je paie la scolarité des plus jeunes et je suis respectée et adulée. Ma famille est fière de moi, car elle ignore tout. Par gourmandise, j'ai augmenté les cadences de tournage, cela a aussi augmenté mes revenus, mais aussi les doses de drogue et l'alcool... Pendant les périodes mortes, il me prêtait à un ami dans le Sud de la France, car pendant l'été, dans certains bateaux au bord de la mer, avec l'arrivée de célébrités, il y a un grand marché de prostituées et de la drogue. Il y a des orgies des nuits entières et ça rapporte gros. Ça permet de changer d'activités et de se faire de l'argent toute l'année. C'est peut-être là-bas que j'ai contracté le virus du sida, mais n'étant pas surveillée de façon régulière, la maladie a été découverte trop tard, j'ai été abandonnée sur la plage de Saint-Tropez. Bryan a disparu et changé d'adresse.

C'est une prostituée polonaise qui m'a aidée mais comme elle ne pouvait plus assumer mes doses de drogue, en plus de tout ce qu'elle faisait pour moi, elle m'a présentée à une fille africaine dans le métier qui m'a parlé de cette association qui s'occupe des femmes africaines atteintes de sida.... Ma maladie est en phase terminale, je n'aurai pas trente ans, mon corps est recouvert de boutons infectés, je suis droguée, anorexique, alcoolique. Et il m'arrive encore de faire des passes, mais je fais attention aux clients qui ne savent rien de ma situation. Je ne les mets pas en danger, c'est pour me payer mes doses de drogue et l'alcool.... Je prends ces cochonneries pour accélérer ma fin. Les images me torturent et c'est un poison qui me tue à petit feu. C'est la pire des morts... Qu'est ce que je regrette d'être venue dans ce monde. Chez moi, je serais saine, épouse et mère... "

Je vous en prie, faites passer ce message à vos sœurs afin qu'elles ne se retrouvent pas dans la même situation (ainsi qu'à vos frères!!!!). Que Dieu nous garde. C'est odieux ! Mais je vous le transfère, car c'est nécessaire !"

dimanche, 08 mars 2009

LES METTEURS ENCEINTE ET LES ENCEINTEES

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L'un des films phares de l'école ivoirienne: "Les metteurs enceinte et les enceintées".
Kouamé Sylvie a 17 ans quand elle a eu des rapports sexuels avec un homme qu'elle a rencontré en ligne, en Côte d'Ivoire. Elle avait besoin de quelques billets de banque pour ses frais d'école.


Elle n'a plus eu besoin de cet argent car à 5 mois de grossesse, elle s'est vue dans l'obligation de laisser tomber l'école quelques années avant de pouvoir atteindre la classe de 3ème. "Figurez-vous que j'étais couverte de dépenses alors que mes parents étaient sans emploi depuis 6 ans. C'est ainsi qu'il y a 2 ans je m'étais jointe à un club de filles de mon école qui se prostituaient avec des mecs via l'Internet'', avance Sylvie Kouamé."

Selon l'ONG Jeunes Sans Vices, le nombre d'élèves dans le Secondaire et à l'Université qui abandonnent les études pour cause de grossesses chaque année et principalement durant ces 2 dernières années, avoisine les 30.000."C'est dramatique", dit Martine Angoh, membre de ladite ONG. ‘‘C'est une urgence et il faut arrêter cette hémorragie'', ajoute-t-elle.

Beaucoup de ces filles, à l'image de Kouamé Sylvie ont des rapports sexuels non-protegés avec des personnes qui leur sont pratiquement étrangères à cause de l'argent ou avec leurs enseignants pour avoir la moyenne.

‘‘Il existe une sorte de prostitution non avouée, mais réelle dans les écoles. Les filles s'adonnent de plus en plus à cette activité lucrative'' ajoute Angoh. "Les filles les plus chanceuses qui sortent avec leurs enseignants gagnent doublement: En argent et en moyenne" affirme l'ancienne élève Sylvie Kouamé. Et d'ajouter: "Faites le tour des écoles d'Abidjan et même dans tout le pays. Vous verrez que sur 10 filles, il n'y a pas plus de 3 qui ne s'adonnent pas à cette pratique''

Un officiel du Ministère de l'Education Nationale qui a préféré garder l'anonymat affirme que les enseignants informent régulièrement les élèves sur les méthodes contraceptives et les maladies sexuellement transmissibles.

Aux affirmations de Sylvie Kouamé et Martine Angoh, s'ajoute celle de Dr. Mathurin Allah, en sa qualité de médecin. Ce dernier ajoute que dans certains cas, les parents qui sont dans l'incapacité de s'occuper de leurs enfants encouragent leurs filles à avoir des relations sexuelles pour de l'argent.

Pour le sociologue Anicet Assandé ce phénomène à ses racines dans la guerre qui secoue la Côte d'Ivoire depuis septembre 2002. En effet, selon lui, la cause de ces grossesses juvéniles est liée à la crise socioéconomique de la Côte d'Ivoire. « Nous sommes dans un temps où ce genre de vices est devenu monnaie courante dans le monde de l'éducation. Nous sommes dans un contexte socioéconomique qui favorise ce genre de dépravation. »

« La crise a engendré beaucoup de problèmes entre autres le chômage. En outre elle a favorisé la prostitution ouverte et ‘‘cachée''. Les élèves et étudiantes sont dans la seconde catégorie de prostitution. Innocentes et sans encadrement parental réel, elles s'abandonnent facilement au premier venu et le résultat c'est la grossesse et les MST ».

Quoique les filles ont des rapports sexuels protégés ou non. Quoique ce soit pour de l'argent, pour les moyennes de classe ou pour de simples compagnies, le nombre est sobre ; ajoute des travailleurs d'ONG.

« Cette situation est due à une activité sexuelle intensive parmi les jeunes et la tendance est particulièrement aux rapports non-protégés », ajoute Dr. Allah.


Laboratoire de grossesses

Selon les sources du Centre de Santé Urbains spécialisés dans la santé estudiantine et scolaire (CSUS-SSU), des centaines d'élèves des cours secondaires sont tombées en grossesse dans les quatre premiers mois de l'année scolaire 2008-2009. Cela se repartit comme suit: 47 dans la ville de Daoukro; 65 à Dimbokro; 15 à Agboville; 42 à Bouaflé et 15 à Dabou pour ne mentionner que ces localités.

« Pendant longtemps, nous avons appelé à l'éducation de nos filles, mais l'appel est tombé dans l'oreille de sourds », affirme Angeline Kadio de l'association SOS Abstinence. « L'école est faite pour qu'on y reçoive une éducation et pour réussir dans la vie. Maintenant on a l'impression que c'est devenu un laboratoire de grossesses ».

Sylvie Kouamé, espère pouvoir avoir un boulot dans le futur malgré l'interruption de ses études. « Après mon bébé, j'espère pouvoir faire un stage professionnel afin de faire du commerce et me faire une vie ».

Publié sur http://criticafric.ning.com/

Source: IRIN

18:28 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, irin, grossesse, prostitution, éducation, criticafric, metteurs enceinte, enceintées | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |