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jeudi, 10 juin 2010

DU BERGER A LA BERGERE: REPONSE DE MAMADOU KOULIBALY A AFFI NGUESSAN

MAMADOU KOULIBALY.gif

Non président Affi ! Tu n'as pas lu le texte de ma conférence. Ou bien, si tu l'as lu, tu ne l'as pas compris. Je suis vice-président du FPI en charge des questions gouvernementales et je suis comme tu le dis, président de l'Assemblée nationale donc député, donc chargé entre autre, du contrôle de l'activité de l'Exécutif. J'ai le sentiment d'avoir fait mon devoir de veilleur. Non Affi ! Tu ne peux pas dire ce que tu as dit sur le fond et sur la forme de mon discours, compte tenu des valeurs que prône le FPI, du projet de société du FPI et du programme de gouvernement qui ont fait que les Ivoiriens nous ont portés au pouvoir. J'espère que nous n'avons pas oublié. Je remercie le parti pour toutes ces nominations à des postes de responsabilité dont j'ai bénéficié malgré mon arrivée tardive au FPI comme le dit ton ami Tagro ; mais ne vous mettez pas en idée de me demander de ne pas les assumer. Par ailleurs, tu dis que j'aime les ONE MAN SHOW ? Suis-je le seul dans ce cas au FPI ? Regarde un peu autour de toi. Si le parti était un peu mieux géré il n'y aurait pas eu de si nombreux cas dans toutes nos fédérations. Le plus curieux c'est que tu ne sois pas descendu dans l'arène pour te défendre toi-même, lorsqu'à Dabou, ton autorité a été bafouée par Serges Agnero. Tu n'es pas non plus descendu dans l'arène lorsqu'à Soubré l'autorité du Secrétaire général du FPI a été défiée par Gogui Théophile. Tu n'es pas descendu dans l'arène lorsque l'autorité du Ministre d'Etat Bohou Bouabré a été contestée par le ministre Tagro à Issia / Saïoua. Et là, te voilà dans l'arène pour défendre Tagro contre Koulibaly. Est-ce cela être un homme d'Etat, et premier responsable d'un grand parti comme le FPI ? Je me demande bien quelle est la logique de cette réaction de soutien au ministre Désiré Tagro, Secrétaire national qui aurait un comportement d'homme d'Etat face à moi le mauvais vice-président de ton parti.

Quel dommage !

Je t'invite autant que toute la direction et tous les militants du FPI à lire ou à relire le texte de ma conférence. J'invite tout le parti à redevenir ce que nous n'aurions jamais dû cesser d'être : un parti politique responsable qui aspire à gouverner autrement la Côte d'Ivoire. Il ne s'agit pas de savoir où j'étais le 19 septembre 2002 au moment où Désiré Tagro défendait la République ou si depuis mon adhésion au FPI j'ai contribué à quoi que ce soit de bien pour ce parti. Car à cette allure, bientôt Désiré Tagro et ses amis se demanderont si je suis Ivoirien pour me permettre d'intervenir dans le débat national. Non ! N'allons pas dans les poubelles de la falsification de l'histoire et du révisionnisme. Et si on oubliait Mamadou Koulibaly pour revenir aux questions que les Ivoiriens et les Africains se posent ? A quand la fin de la crise pour qu'enfin nous attaquions les vrais problèmes des populations ? Ne personnalisons pas le débat. Je parle de la Côte d'Ivoire et toi tu me reproches de parler aux Ivoiriens et de leurs problèmes ? N'est-ce pas eux les souverains qui nous ont donné le pouvoir ? Peut-on oublier Mamadou Koulibaly et penser la Côte d'Ivoire ? Parlons de responsabilité morale. Parlons de responsabilité politique. Et sur ce terrain nous sommes attendus par nos concitoyens. Je ne retire rien à mes propos et je ne regrette pas de les avoir tenus. Si c'était à redire, je le redirais avec encore plus de véhémence. Les Ivoiriens ne nous ont pas élus en 2000 pour les commander mais pour les servir. Notre engagement n'était pas de gérer leur vie quotidienne mais de gouverner l'Etat. Notre loyauté ne doit pas se mesurer à l'aune de notre attachement à un chef, mais aux principes et aux valeurs qui fondent notre projet de société. Ne comptez ni sur une démission ni sur une concession de ma part.

Source: Quotidien Le Patriote du 10 Juin 2010


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Sortie de crise / Mamadou Koulibaly charge : « L'accord de Ouaga a échoué », « Tagro doit démissionner »

 

Le Pr Mamadou Koulibaly intervenait au cours d'un colloque national sur la démocratie en Côte d'Ivoire. Il a fait observer que l'accord de Ouaga qui devait mettre fin à la crise en 10 mois est aujourd'hui dans l'impasse, trois ans après sa signature.

« Inscrit initialement dans un chronogramme de 10 mois et présenté comme la clé du dénouement de la crise ivoirienne, l'APO, après 3 années de tractation, est hélas une succession d'impasses habitées par l'amertume, le doute et l'inertie », a-t-il déclaré. Tout en dénonçant l'échec de l'accord de Ouaga, le président de l'Assemblée nationale a estimé que le ministre Désiré Tagro qu'il présente comme l'artisan principal de la conception et de la finalisation de cet accord, doit démissionner. « L'APO s'est embourbé dans ses contradictions congénitales. La responsabilité du ministre Désiré Tagro est engagée, car c'est lui qui a négocié, discuté, approuvé et conseillé l'APO. L'échec patent de cet accord devrait amener le ministre Tagro à en tirer les conséquences et à démissionner. Un homme politique responsable démissionnerait. Le Président de la République devrait désigner une nouvelle équipe pour engager un véritable processus de sortie de crise », a souligné le Pr Mamadou Koulibaly dans son intervention sur le thème « Responsabilité de la classe politique devant l'opinion publique ». Faut-il le préciser, le colloque qui s'achève demain est organisé par la Convention de la société civile ivoirienne, en partenariat avec le National Democratic Institute (NDI) et FRIEDRICH EBERT STIFTUNG (FES), et a pour thème « Bilan, enjeux et perspectives de la démocratie en Côte d'Ivoire après vingt ans de multipartisme ». Selon le président du comité scientifique, le Pr Assalé, il s'agit de faire coïncider les 50 ans d'indépendance de la Côte d'Ivoire avec le véritable départ de la démocratie. Le représentant de FRIEDRICH EBERT, M. Hermann, a souhaité que ces travaux permettent une analyse approfondie et objective en vue de rendre plus performant l'exercice du multipartisme en Côte d'Ivoire. Quant au coordonnateur national de la Convention de la société civile ivoirienne, le Dr Patrick N'Gouan, il a dénoncé une « démocratie unijambiste, déséquilibrée, inefficace » ponctuée par une « mauvaise gouvernance ». D'où la forte implication de la société civile qui œuvre à renforcer « l'autre jambe » pour une « démocratie équilibrée et participative » en Côte d'Ivoire.

H. Oulaï

Source: Quotidien L'Inter du 03 Juin 2010

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23:23 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : côte d'ivoire, quotidien le patriote, mamadou koulibaly, affi nguessan, fpi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 17 novembre 2009

AFFAIRE KONE DOSSONGUI: "LES PETITS DIOULAS DE GBAGBO" REPONDENT AU QUOTIDIEN "LE PATRIOTE"

PHOTO GBAGBO.jpg

Un certain article du quotidien « PATRIOTE » s’est égosillé, la semaine dernière, à démontrer le caractère « ingrat » (sic !) et opportuniste, sans preuve et sans raison, du sieur KONE DOSSONGUI, dont, apparemment,  le seul crime fut d’apporter son soutien au candidat LAURENT GBAGBO pour les élections présidentielles futures.

Déception, indignation et même regret, tels sont les sentiments qui nous ont animés lorsque nous lûmes cet article à fort relent injurieux que la prétendue présentation sui generis du mise en cause.

Il va sans dire que M.KONE DOSSONGUI n’allait pas perdre son temps à répondre à de telles ignominies. Trop préoccupé à conduire ses himalayennes affaires que de répondre à un quidam dont la syntaxe est aussi vacillante que l’idée est fixe.

Nous nous en chargeons donc !!!

LA FAUTE DE KONE DOSSONGUI : SOUTENIR GBAGBO.

Doit-on rappeler aux messieurs du « PATRIOTE » que la démocratie est une discipline dans lequel la liberté d’opinion ou d’appartenance à une opinion est le maitre-mot. L’article 7 des déclarations des Droits de l’Homme de 1789 en est la base institutionnelle et insubmersible.

Partant, doit-on s’atteler à convaincre son auditoire et lui susciter  cette tendance au changement de comportement que de patauger dans du déjà-entendu et du déjà-vu dont la seule conséquence est de créer une certaine monotonie suffocante et harassante pour les condisciples qu’on veut sinon conquérir, à tout le moins garder. Petite leçon de communication ou de marketing politique certes ! Mais leçon quand même. Que nos chers journalistes devraient rappeler à leurs différents mentors.

Lorsqu’on jette un regard, même rapide et sans analyses componentielles,  on comprend vite que le sieur GBAGBO LAURENT a parfaitement compris cette leçon depuis l’opposition jusqu’à son tout dernier voyage dans le Worodougou ce matin.

On n’a pas besoin d’avoir un PHD en Marketing politique pour comprendre que toute la stratégie politique du Président GBAGBO est fondamentalement basée sur la conquête du NORD et de ses fils émérites. Y a qu’à épeler le nom de son Directeur de Campagne, qu’à se souvenir de sa « 2ème femme », qu’à compter le nombre de ses visites d’Etat effectuées dans le Nord….Nord d’ailleurs qui lui a toujours été hostile depuis Houphouët jusqu’à SORO en passant par l’Inusable ADO.

Que cet acharnement stratégique porte ses fruits aujourd’hui, tout le salut doit être au sieur GBAGBO. D’autres devraient, à la limite faire du Benchmarking. Il aurait donc été démocratiquement loyal que les adversaires de GBAGBO fissent pareil en débauchant des hauts dignitaires des régions qui leur sont hostiles plutôt que de se lancer dans la petite délation, palliatif momentané de leur incompétence professionnelle. La politique est un métier, pour rappel !

Chers Messieurs, on vous savait naïfs. On ne pensait pas que vous fussiez autant inconséquents !!!

ET LES AUTRES DIOULAS QUI SOUTIENNENT GBAGBO ???

Dans votre logique, on s’attend à une ribambelle d’écrits biographiquement satiriques sur les INZA DIABY, TRAORE DOHIA MAMADOU et autres  COULIBALY DOULAYE qui, comme KONE DOSSONGUI ont rallié le camp présidentiel…Simple logique à l’opposé du contraire. Tant qu’à être limité, il faut l’être jusqu’au bout.

Alors, comme ça, ETRE DIOULA ET SUPPORTER GBAGBO serait un crime de lèse-majesté ??? Au point de s’encaper les lazzis et les hallalis des confrères autant médusés que médisants ???

COLLIN POWELL, farouche Républicain au point d’être le Secrétaire d’Etat américain n’a-t-il pas, à la fin, soutenu le très historique BARAK OBAMA ? Fut-il tué par les Républicains ? Eric Besson, le cerveau des programmes de SEGOLENE ROYAL a, au final, rallié SARKOZY aux élections présidentielles françaises, est-il mort ? Je ne vais pas inventorier tous les leaders d’opinions qui ont tourné casaque dans l’histoire de la politique.

Alors, nos chers amis Dioulas n’ont pas réinventé la roue politique. Ils ne font que conforter le célèbre postulat de…… (Bon ! malgré tous mes efforts, je n’arrive pas à trouver qui l’a dit)…donc le célèbre postulat selon lequel «SEUL  LE TRAVAIL PAIE ».

A ces hommes d’affaires et intellectuels émérites, GBAGBO offre une certaine garantie et sécurité qu’ils ne trouvent pas ailleurs. Que ce soit pour leurs affaires ou pour leur carrière, peu doit chaloir les raisons profondes. Toujours est-il que ce ne sont pas des cancres à la solde du premier démagogue venu.

Bon, écoutez, nous soutenons GBAGBO piannnnnn ! Et chaque fois que l’un quelconque de ces honorables personnalités DIOULAS sera attaqué par une quelconque presse, nous répliquerons. C’est aussi cela la DEMOCRATIE : les débats d’idées.

 

« Nata ko tè ; nafa ko lo »

 

MOUSSA TRAORE.

Président du Mouvement  « LES PETITS DIOULAS DE GBAGBO »

09 00 06 06 / 600 71 603

moussatraore@yahoo.fr