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dimanche, 15 décembre 2013

NATHALIE YAMB: LA JUSTICE N’EST PAS LA UNIQUEMENT POUR REGLER LES PROBLEMES POLITIQUES


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Nathalie Yamb, Conseillère exécutive du Président de LIDER, a été interrogée par le quotidien Nord-Sud sur la capacité de la justice ivoirienne à juger les pro-Gbagbo.

 

Nathalie Yamb : Ce qui nous préoccupe à LIDER, ce n’est pas forcément la capacité de la justice ivoirienne à juger les pro ceci ou les pro cela. Ce qui nous préoccupe profondément, c’est sa capacité à dire le Droit et non à être un instrument de vengeance à la solde des pouvoirs qui se succèdent au Palais du Plateau. Les trois partis politiques traditionnels ivoiriens, une fois installés dans le fauteuil présidentiel, ont montré, au fil des années, le même désintérêt profond pour une justice transparente et indépendante. Ils ont ainsi contribué à l’instauration de l’impunité et des vagues d’arrestations et de libérations farfelues, dont Ouattara fait un usage outrancier depuis son accession au pouvoir. Ce qui se passe aujourd’hui n’est que la continuation d’un processus entamé il y a belle lurette et toléré par tous. Il faut une réforme profonde de la justice ivoirienne, et nous l’avons proposée à LIDER, car, dans une démocratie qui fonctionne, le pouvoir judiciaire dispose d’une indépendance absolue par rapport à l’exécutif et au législatif, qui est nécessaire à son bon fonctionnement. La justice n’est pas là uniquement pour régler les problèmes politiques. Elle sert aussi à régler les contentieux civils, économiques ou sociaux. Sa prise en otage par les personnels politiques la discrédite totalement aux yeux des familles, des milieux d’affaires et de la société civile, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Source: LIDER-CI.ORG

mardi, 02 août 2011

BROU AKA, SEUL COUPABLE ?

BROU AKA PASCAL 2.jpg

Bien qu'émanant d'un quotidien pro-Ouattara (Nord-Sud), cet article est d'une rare lucidité et d'une honnêteté remarquable. Bravo, Kouakou Liza !


Alassane Ouattara a déjà décidé de sévir pour donner l'exemple. Et, le premier à faire les frais de cette gouvernance de rigueur est Pascal Brou Aka, anciennement directeur général de la Radiodiffusion-Télévision ivoirienne (Rti). Il paie notamment pour une maladie congénitale à la Rti qu'il n'a pu guérir au bout de neuf mois de gestion de ce média audiovisuel de service public. Mais, assurément l'épée du président ivoirien n'était pas suffisamment tranchante puisqu'elle n'a coupé qu'une seule tête. En réalité, aussi bien à la Rti que dans le staff de communication de la présidence de la République, d'autres responsables auraient dû subir le même châtiment. Sous l'officieux prétexte que des journalistes auraient pu se faire la belle, ils ont convaincu Alassane Ouattara de ne pas embarquer de journalistes, cette fois-ci, pour le voyage aux Etats-Unis. Qu'à cela ne tienne !

Mais, pour ce voyage important, à plus d'un titre, l'on pouvait s'attendre à meilleure collaboration de la part du service Communication, présent à toutes les étapes de la visite du numéro Un ivoirien. Aucune note, aucune image n'ont été envoyées aux médias ivoiriens pour informer l'opinion nationale. Si la presse (écrite) a dû se contenter de dépêches d'agences internationales, la Rti n'a eu droit qu'à des images de camera amateur envoyées sur internet par le service Communication. D'ailleurs, seules les images des entretiens entre Alassane Ouattara et Robert Zoelick président de la Banque mondiale, Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international et la visite à la Fondation de la paix ont été envoyées à la Rti. Pas plus.

Pour la rencontre au sommet entre Alassane Ouattara et Barack Obama, les agents de Pascal Brou Aka ont dû se contorsionner pour avoir quelques images sur le site de la Maison blanche. Pourquoi n'avoir pas « sacrifié » un des membres du service de communication pour embarquer avec un cadreur professionnel de la Rti pour que celui-ci ramène, au moins, des images de qualité de cette visite historique ? Personne n'a la réponse du côté de la présidence de la République où c'est la croix et la bannière quand il s'agit d'avoir des informations avec certains responsables du service Communication.

Selon des journalistes de la Rti, c'est d'ailleurs le manque de collaboration entre ce service et la direction des informations de la Télévision ivoirienne, qui serait à la base du fâcheux incident qui vient de coûter sa place à Pascal Brou Aka. Les principaux responsables du service communication (ou, disons, les principaux conseillers de M. Ouattara) étant aux Etats-Unis ou ailleurs, hors du pays, c'est bien tardivement que l'équipe chargée de couvrir l'arrivée du président de la République a eu l'information. « Nous n'avions personne pour nous informer de manière précise », confie un agent de la Rti. Qui est, alors, le vrai coupable?

Du côté du service Communication, on estime que, non seulement Pascal Brou Aka aurait dû prendre les dispositions pour dépêcher une équipe aux Etats-Unis mais, qu'en plus, il aurait pu, à défaut d'avoir un interlocuteur, envoyer ses reporters à l'aéroport de Port-Bouët, quitte à y attendre pour quelques heures. « Les gens aiment qu'on leur serve tout sur un plateau d'or, sans fournir le moindre effort », critiquent les communicants de la présidence de la République. Soit ! S'il s'agit réellement de rigueur, estiment de nombreux Ivoiriens, Alassane Ouattara aurait pu valablement trancher la tête du directeur de la 1ère chaine de la Télévision ivoirienne, Lazare Aka Sayé, tout aussi coupable que son supérieur hiérarchique.

La même rigueur de M. Ouattara aurait dû s'appliquer aussi au directeur de l'information, au Rédacteur en chef, etc. Mieux, les Ivoiriens ne comprennent pas tous pourquoi le ministre de la Communication ou le service Communication de la présidence de la République ont été épargnés par les sanctions prises par le chef de l'Etat. Surtout que, selon nos informations, Fraternité Matin, média de service public et plusieurs journaux, auraient brillé aussi par leur absence à l'aéroport.

 

Kouakou Liza

 

Source: NORD-SUD

vendredi, 17 septembre 2010

ZAHIRI ZIKI SEBASTIEN, CONSEILLER SPECIAL DU PRESIDENT: NI PROPHETE, NI VOYANT, NI DEVIN

 

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Chers amis, je soumets aujourd'hui à votre lecture l'interview que le Conseiller Spécial du Président de la République chargé des religions, des traditions et de l'identification a accordée, récemment au quotidien NORD-SUD. Pour mémoire, Monsieur Zahiri Ziki Sébastien est l'homme qui a maintenu envers et contre tout et tous, en plein processus de sortie de crise et pendant des années, que l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire ne pourrait se tenir avant le 31 octobre 2010. Il s'était alors attiré les foudres de son supérieur, le Ministre Désiré Tagro. Il se prononce à nouveau ici, à quelques semaines de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, sur cette révélation qui lui avait valu des remarques à rebrousse-poils et un limogeage en bonne et due forme. Bonne lecture!


Un conseiller spécial du Président de la République qui fait des révélations divines, n'est-ce pas curieux ?

Non, ce n'est pas curieux. En fait, je suis conseiller spécial du Président de la République chargé des religions, des traditions et de l'identification depuis, seulement, le mois de juin. Mais avant, j'ai reçu des révélations divines sur la crise ivoirienne dont je parle depuis le 19 septembre 2002.

Vous ne devriez pas vous inspirer plus des données techniques et réelles?

Je suis en train de dire que je parlais de ces choses avant d'être Conseiller Spécial du Président de la République. La question est de savoir si je peux continuer d'en parler, dans mes nouvelles fonctions ? Je pourrais y répondre par une autre question : pourquoi pas ? Je me rappelle que j'en ai parlé quand j'exerçais encore comme Juge au Tribunal et quand j'étais Directeur de l'Etat Civil et de l'Identification à l'Office National d'Identification (ONI). Je suis encouragé dans mon initiative par la place de choix accordée à la religion dans notre pays. En effet, quoique la Côte d'Ivoire soit un Etat laïc, ses habitants, à tous les niveaux de la hiérarchie, ont la liberté d'afficher ou d'affirmer leur appartenance religieuse. La liberté religieuse fait d'ailleurs partie des droits inaliénables de tout citoyen de ce pays. Ils sont reconnus comme tels par la Constitution, notre loi suprême ou fondamentale. Mieux, l'Etat de Côte d'Ivoire aide ses citoyens dans leurs activités religieuses : subventions pour les pèlerinages, contributions à la construction de lieux de cultes... En outre, ses dirigeants invitent de temps en temps les religieux à prier pour qu'il y règne la paix. Or, quand nous prions Dieu nous lui parlons. Et, à son tour, il nous parle. Lorsque ce qu'il nous dit est d'intérêt public, nous avons le devoir de le porter sur la place publique. C'est ce que je fais de certaines révélations que j'ai reçues de Dieu.

Prophète, voyant, devin...quelle est l'appellation qui vous convient le mieux ?

Je suis Magistrat, Conseiller Spécial du Président de la République. Dans la profession de Magistrat, l'appellation dépend de la fonction qu'on exerce : Monsieur le Juge, Monsieur le Procureur, Monsieur le Président. Ayant exercé toutes ces fonctions dans ma carrière de Magistrat, on m'appelle souvent par l'un de ces titres et je l'accepte. A l'Eglise, j'exerce comme Ancien, un auxiliaire ou assistant du Pasteur. On m'appelle aussi par ce titre. C'est tout. Pas plus.

Vous vous désignez pourtant comme Dispensateur de mystères ou Lumière du monde, selon vos écrits.

Ce ne sont pas des titres d'appellation en tant que tels.  La Bible dit que tout chrétien est chargé de dispenser ou de partager les révélations qu'il reçoit de Dieu. C'est le sens du terme « dispensateur » que j'utilise souvent, mais pas comme titre d'appellation. Il en va de même du terme « lumière du monde ». Notre Seigneur Jésus-Christ dit que nous sommes « la lumière du monde » pour l'éclairer par notre vie exemplaire et par sa Parole qui est en nous. Ce sont en quelque sorte des attributs qui sont liés à notre qualité de chrétien. Je ne suis ni Prophète, ni Pasteur attitré, mais un collaborateur de Pasteur en tant qu'Ancien.

Vous êtes donc un collaborateur de Pasteur qui prophétise ?

Cette grâce est accordée par Dieu, à tout chrétien, même sans être collaborateur de Pasteur. Elle ne fait pas de moi un prophète attitré, même si on peut dire que je prophétise. Je ne revendique donc pas le titre de Prophète, encore moins celui de Voyant ou de Devin.

Il semble que les déclarations que vous avez faites lorsque vous étiez Directeur de l'Etat Civil vous auraient coûté ce poste, parce qu'elles dérangeraient le pouvoir en place ; est-ce exact ?

Je ne le pense pas. Ce que je dis est plutôt favorable au pouvoir en place. J'annonce la révélation divine selon laquelle la rébellion et ses commanditaires ou alliés vont échouer contre le Président Laurent GBAGBO, lequel va rester au pouvoir pendant quinze ans, jusqu'en 2015. Dieu m'a également révélé la date exacte de l'élection présidentielle fixée au 31 octobre 2010. Je l'ai annoncée longtemps d'avance et elle vient d'être entérinée. Il est évident qu'au moment où je l'annonçais, depuis 2002, cela pouvait être gênant pour tout le monde et pas pour le pouvoir seulement. Le message du Christ que nous propageons est certes comme un feu dévorant qui peut gêner ou déranger. Mais, lorsqu'il dérange, il le fait positivement ou favorablement. C'est pourquoi le chrétien n'a pas peur de ramer à contre courant, lorsqu'il est en accord avec Dieu.

N'est-ce pas perturber les Ivoiriens que de leur dire que l'élection qu'ils attendent depuis cinq ans ne se tiendra pas à la date fixée par qui de droit ?

Absolument ! Mais je les dérange positivement, dans le bon sens. Je leur dit : ne vous fatiguez pas, ne perdez pas votre argent. Dieu a fixé les élections au 31 octobre 2010. Si en 2005 Dieu a dit que c'est le 31 octobre 2010 qu'il y aura des élections et que vous n'êtes pas d'accord, vous allez gaspiller votre argent. En leur disant de ne pas gaspiller leur argent de campagne électorale, avant le bon moment, je leur fait du bien et non du mal.

Parlant du jour du scrutin présidentiel dans l'un de vos ouvrages, vous avez utilisé l'expression « la vraie date ». N'est-ce pas prétentieux de votre part  de dire que vous détenez la vraie date de l'élection présidentielle ?

Non, ce n'est pas prétentieux. Je tiens l'information de Dieu l'Omniscient, qui sait tout. Le dire de la part de Dieu n'est pas non plus prétentieux, mais normal ou naturel. Ayant parlé à Dieu en priant, n'est-ce pas normal qu'à son tour il me parle ? S'il a des oreilles pour entendre ma prière, il a aussi une bouche pour parler. La Bible dit qu'il nous a créés à son image. Au cours de cet entretien, autant je vous parle, autant vous pouvez me parler et autant vous me parlez. Est-ce que c'est prétentieux de parler à Dieu ? Si oui, on ne devrait plus prier Dieu car, prier Dieu c'est lui parler. Or, nombreux sont ceux qui prient Dieu, quelque soit l'âge ou l'état de santé.  Ce n'est pas non plus prétentieux de transmettre à ses semblables ce qu'on croit avoir reçu de Dieu. A eux de juger ou d'apprécier.

Pourquoi dites-vous que le 31 octobre est ''la vraie date'' du scrutin présidentiel ?

Il y a un cheminement à retenir. Le 19 septembre 2002, Dieu m'a dit que la rébellion allait échouer. Pour que l'échec soit manifeste, il a décidé de maintenir le Président Laurent Gbagbo à la tête du pays pendant quinze ans. Or,  l'attaque du 19 septembre 2002 visait à écourter son mandat. Ensuite, en février 2005, Dieu me révèle qu'il ne permettra pas qu'il y ait des élections avant 2010. Dieu est libre de révéler tout en même temps ou de le faire de façon progressive. Le 16 avril 2008, il précise que la présidentielle aura lieu le 31 octobre 2010, deux jours après la fixation de la date du 30 novembre 2008.  C'est à cette occasion qu'il m'a dit que le 31 octobre 2010 était la vraie date, par rapport à celle du 30 novembre 2008. Celle-ci était placée sous le signe du diable qui est 666. Dans le symbolisme des chiffres, la bible parle du nombre 666 comme étant celui de la bête qui est Satan ou le diable. Par contre, s'agissant du 31 octobre 2010, Dieu a révélé qu'elle est placée sous un bon signe qui est le chiffre 8. Il symbolise le renouveau,  la nouvelle naissance. Il en résulte que l'élection présidentielle consacrera le nouveau départ de la Côte d'Ivoire, une Côte d'Ivoire nouvelle et refondée.  C'est pourquoi ce scrutin aura lieu, après que l'échec de la rébellion aura été manifeste, selon la révélation divine.

Que répondez-vous à ceux qui disent qu'en annonçant le 31 octobre 2010 vous ne faites que lire la constitution, qui prévoit l'élection présidentielle à cette date-là ?

Non. Je ne fais pas que lire la Constitution. Je révèle la volonté de Dieu de redonner à la Constitution ivoirienne toute sa vigueur. Après l'avoir fait plier comme le roseau, Dieu va la redresser pour qu'elle se tienne splendidement comme l'iroko de nos forêts. C'est pourquoi Dieu m'a révélé que la présidentielle et les élections subséquentes seront organisées conformément à notre Constitution, le 31 octobre 2010.

Il y a une semaine, vous disiez que les Ivoiriens iront aux élections avec une liste autre que celle de la CEI. Est-ce que vous maintenez votre déclaration ?

C'est une révélation que Dieu m'a faite en novembre 2008, j'étais encore à l'ONI. J'étais allé en mission pour sensibiliser les populations sur la liste électorale afin qu'elles aillent se faire enrôler. Et Dieu m'a dit : « est-ce que tu sais que ce n'est pas avec cette liste que vous irez aux élections ?»

Comment vous l'a-t-il dit ?

Comme il me parle souvent, du fond de mon cœur. Quand il me l'a révélé, je me suis dis, mais comment est-ce possible, alors que l'Etat a dépensé beaucoup d'argent pour confectionner cette liste électorale.  Après y avoir réfléchi, j'y ai cru. Et, pour démontrer que j'y crois, j'ai décidé de ne pas me faire enrôler. Mais par sagesse, je n'en ai pas parlé ouvertement encore moins publiquement. J'ai laissé le processus se dérouler normalement. Jusqu'à ce jour (mercredi 08 septembre dernier, ndlr), Dieu ne m'a pas encore dit qu'il en sera autrement que ce qu'il m'a révélé. Je continue donc d'y croire, malgré ce que nous voyons.

Qu'elle  sera  la particularité de cette nouvelle liste, si on peut l'appeler ainsi?

On peut l'appeler ainsi puisqu'il y aura eu une première liste qui sera devenue ancienne. Elle sera établie comme on établit habituellement les listes électorales en Côte d'Ivoire, à partir de celle de 2000, qu'il suffira d'actualiser. C'est le procédé que le Président de la République avait proposé. Il est simple et moins coûteux en temps et en argent. L'INS en a la capacité, une expertise qui, semble-t-il a servi en dehors de la Côte d'Ivoire.

Des changements pointent à l'horizon, pourrait-on éviter un énième report de l'élection ?

J'ai réfléchi à cela après la fixation en Conseil des Ministres de la date du 31 octobre 2010. Mais avant de vous parler du fruit de mes réflexions, je voudrais indiquer qu'au moment où je recevais cette révélation en 2008,  j'ai pensé que la confection de cette nouvelle liste allait se faire beaucoup plutôt, dans le premier semestre de l'année en cours. Or, il se trouve qu'il n'en a pas été ainsi, à moins de trois mois de la date du 31 octobre 2010. Est-ce qu'en moins de trois mois on peut faire une nouvelle liste devant nous permettre d'aller au vote le 31 octobre 2010 ? Humainement parlant, la réponse est négative. Mais tout croyant sait qu'à Dieu rien n'est impossible. Alors, les regards tournés vers Dieu, j'attends de voir ce qu'il fera en définitive.

Le dernier Cadre Permanent de Concertation (CPC) a validé, lundi, la liste électorale définitive...

Je suis amusé et heureux. Je ne me sens pas encore contrarié par rapport à la révélation reçue. Lors de la conférence que j'ai animée devant les communicateurs citoyens bénévoles pour le plébiscite du Président Laurent GBAGBO, j'ai dit que quand la date du 31 octobre 2010 a été fixée  j'ai échangé avec le Seigneur. Il m'avait révélé des bouleversements qui devraient survenir avant cette date. Ceux-ci tardant à se produire à mes yeux, j'ai réfléchi à la situation en me confiant au Seigneur. A l'issue de nos échanges, j'ai retenu trois cas de figures possibles : Soit les bouleversements révélés se réalisent et leur ampleur nous conduit au-delà du 31 octobre 2010. C'est le premier cas de figure possible. Dans ce cas, les bouleversements justifieront le changement de date. Ils constitueront ce que nous appelons en droit, les faits justificatifs.  La bible en donne des exemples dont le meilleur est celui dans lequel Dieu, lui-même, a dit à Abraham que son peuple allait faire quatre cents ans de captivité à l'étranger. Mais, son peuple a finalement fait quatre cent trente ans. Pourquoi cela alors que Dieu avait annoncé quatre cents ans ? C'est parce que Moïse, le libérateur choisi par Dieu, était en exil forcé. Par ailleurs, la Bible nous apprend que Dieu étant souverain, il peut changer les temps et les circonstances, lesquels avaient déjà été fixés ou annoncés.  Dans cette première hypothèse, on assistera au changement du temps ou de la date, mais au maintien des circonstances ou des bouleversements.

Qu'en est-il des autres hypothèses?

La deuxième hypothèse, consiste en ce que les bouleversements annoncés ne se réalisent pas et la date du 31 octobre 2010 est maintenue. C'est dans cette hypothèse que se trouve le processus de sortie de crise en ce moment. Comme dans la précédente, on assistera à un accomplissement partiel de la prophétie ; ce qui n'est pas bibliquement anormal. Dans le  troisième cas de figure, nous allons assister à un accomplissement total de la révélation divine avec la survenance des bouleversements annoncés et le maintien de la date du 31 octobre 2010. Cette hypothèse semble humainement  irréalisable, même si l'on peut convenir qu'elle n'est pas tout à fait irréaliste. Dieu étant omnipotent et capable de tout, je continue de croire à sa réalisation. Elle a l'avantage d'établir la justice de Dieu. La Bible dit qu'il ne laisse pas impuni le coupable, surtout lorsque ce dernier refuse de se repentir et continue de s'endurcir, même en usant de manœuvres pour séduire et divertir les gens.

De quel ordre seront ces bouleversements ?

Ils seront d'ordre institutionnel et vont porter sur le processus de sortie de crise en cours. Dieu seul sera à leur base pour faire sa volonté, dans l'intérêt de la Côte d'Ivoire et de ses habitants. Ils donneront lieu à de grandes manifestations de joie dans tout le pays et nous conduiront paisiblement et normalement aux urnes, le dimanche 31 octobre 2010. C'est à cette occasion qu'une nouvelle liste électorale va être élaborée par l'INS.

Comment avez vous réagi quand la date du 31 octobre a été fixée ?

J'étais dans mon bureau quand un ami m'a appelé pour m'informer. J'ai été tellement ému que j'ai pleuré de joie. J'ai même raccroché le téléphone, sans lui dire au revoir. Puis, j'ai béni le Seigneur. Je lui ai rendu gloire et honneur en disant : « Gloire à Toi ! Tu ne m'as pas honni. Tu as relevé ma face ! ». Vous savez en tant que Magistrat, je tiens à ma dignité et à mon honorabilité, sauf si Dieu lui-même en décide autrement, en guise d'humilité. J'aurais été beaucoup peiné d'être taxé de faux Magistrat ou de faux Prophète, même si je ne revendique pas le titre de Prophète. Cette peine ou cette honte pourrait rejaillir sur les membres mes familles professionnelle, biologique et religieuse.

A vous entendre, un désaveu divin vous ferait énormément de tort.

Pas tout à fait, car ce serait justice puisque j'aurais agi contre la volonté de Dieu. Mais avec toutes les précautions que j'ai prises pour m'assurer que j'ai parlé de la part de Dieu, j'aurais été peiné de constater qu'il en a été totalement autrement que ce que j'ai publié. Quoiqu'il en soit, au regard du bon état de mes relations avec Dieu, j'aurais fini par voir cela non pas comme un désaveu, mais comme une épreuve de ma foi en lui car, je sais qu'il ne peut pas me faire du mal, il ne peut pas me honnir. Il ne peut que me faire du bien. C'est un principe absolu, puisqu'il m'aime et je l'aime. Je verrais donc une telle épreuve comme un défi de ma foi en Dieu. Un défi que je ne manquerais pas de relever en me confiant davantage au Seigneur.

On peut le dire, pour finir, vos révélations vous ont valu une nomination comme conseiller du président de la République.

Ce n'est pas à exclure. Mais ce n'est pas le plus important. Ce qui me semble important, c'est que le Président de la République qui croit en Dieu comme moi, a vu que je pouvais lui être utile dans la mission que Dieu et le peuple de Côte d'Ivoire lui ont confiée pour le bien-être des habitants de ce pays. Je me sens donc doublement honoré par Dieu et par son serviteur, le Président Laurent GBAGBO. Je rends grâces à Dieu et je continue de remercier le Président de la République pour cette marque de confiance.


Interview réalisée par BIDI Ignace

Et publiée le lundi 13 septembre 2010 dans le quotidien NORD-SUD.

 

Sébastien ZAHIRI ZIKI

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