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jeudi, 14 février 2013

REGIME OUATTARA: LA MISSION CONFIEE A TIA KONE

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Préparer les esprits à une révision imminente de la constitution. De source bien informée, c’est la mission que les tenants du régime Ouattara ont assignée à Tia Koné.


Qui mieux que l’ancien président de la Cour suprême pouvait faire la promotion d’un tel projet, lui dont le nom évoque la cabale politico-judiciaire qui a été menée des années durant contre Alassane Ouattara?

Ces tracasseries, c’est connu, se sont intensifiées après le fameux arrêt rendu par Tia Koné le 6 octobre 2000 à la faveur de l’élection présidentielle, arrêt fondé essentiellement sur la constitution votée au sortir de la transition militaire, dirigée alors par le général Robert Guéi.

C’est donc tout naturellement qu’une certaine opinion le tient pour responsable de la longue tragédie identitaire qu’a connue le pays depuis le rejet de la candidature d’Alassane Ouattara à la présidentielle de 2000. Qui mieux donc que Tia Koné peut aujourd’hui préparer les esprits à un toilettage de cette loi fondamentale jugée confligène?

Aussi, selon nos sources, l’ex-président de la Cour suprême a-t-il été approché à l’effet de défricher le terrain. Sa mission consiste à faire admettre, avec force arguments, l’idée d’une nécessaire révision de la constitution et cela conformément au vœu émis par le candidat Alassane Ouattara pendant la campagne électorale.

A l’occasion de cette campagne, Ouattara avait en effet pris l’engagement d’expurger la loi fondamentale des passages perçus comme confligènes. Le projet pourrait être mis à exécution très bientôt. Et c’est pour sonder l’opinion que Tia Koné a lancé ce ballon d’essai, histoire de donner le signal devant alerter sur une imminente révision de la constitution. Il s’agissait donc moins pour l’éminent homme de loi de faire amende honorable, encore de faire un appel du pied au régime Ouattara en vue d’en tirer des dividendes politiques, que faire passer ce message caché.

L’ancien président de la Cour suprême, avance-t-on, trouve anachroniques et non conformes aux aspirations profondes des Ivoiriens, bien des dispositions de cette constitution. « Si on veut sauver ce pays et rentrer dans la vision d’Houphouët Boigny, il faut modifier cette loi », confiait-il en privé, avant sa sortie publique. Lors de sa récente sortie publique à Gbangbegouiné dans le département de Biankouma, il s’est appesanti sur le caractère « absurde », « inique » et « perfide » (tous ces superlatifs sont de lui) de cette loi, en montrant toute l’aberration de l’article 35 notamment. Article qui, selon lui, « comporte en son sein les germes d’une pernicieuse opposition des populations susceptibles de ruiner l’équilibre et l’harmonie nationale… ». Et comme pour exorciser le mal, il préconise un toilettage de la constitution pour en expurger les sources d’une future déflagration contre laquelle il prévient. Mettant les pieds dans les plats, il annonce : « Un comité de réflexion et de réforme constitutionnelle doit donc pouvoir être mis en place pour l’entame de l’importante tâche de recherche d’entente globale entre tous les citoyens (…) Dans cette perspective, la loi à intervenir devra éviter de maintenir la confusion malheureuse faite par l’ancienne entre la qualité pour agir, qui est par essence innée, de la capacité pour agir qui, elle est acquise… ».

Comité de réflexion et de réforme constitutionnelle, le mot est lâché ! A la vérité, tout ce discours amphigourique sur l’arrêt du 6 octobre 2000 n’avait pour finalité que de jeter ce pavé dans la marre. Et l’homme commis à cette tâche délicate devait être Tia Koné, magistrat chevronné dont la voix fait encore autorité dans le monde judiciaire en Côte d’Ivoire. Il est vrai, avant lui, un autre juriste, non moins illustre, le Pr. Francis Wodié, actuel président du Conseil constitutionnel, avait déjà tâté le terrain en préconisant une révision constitutionnelle. En recourant à Tia Koné pour enfoncer le clou, le régime Ouattara croit certainement avoir trouvé l’homme qu’il faut pour faire tomber la résistance d’une frange de la population à ce projet pour le moins salutaire.

 

Assane Niada, in le quotidien ivoirien "L'Inter".


Source: IVORIAN.NET

lundi, 05 novembre 2012

FLORENT PARMENTIER (POLITOLOGUE FRANÇAIS): «VOICI POURQUOI LE VERDICT DE LA CPI TARDE A TOMBER»


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Florent Parmentier a percé le secret du silence de la CPI.


Le verdict de l’audience du 30 octobre 2012 à la Haye, continue de se faire attendre, comme un astrophysicien qui fait le pied de grue devant son télescope, pour scruter le passage d’une constellation d’étoiles. Cette attente, qui donne lieu à toutes les supputations et commentaires, n’est pas faite pour apaiser les esprits de tous ceux qui souhaitent que le cas Gbagbo soit traité avec diligence. Estimant que le dossier Gbagbo a été suffisamment bêché, tourné et retourné comme une terre arable, pour que le verdict à rendre soit encore à la traîne et ne soit pas traité avec beaucoup de célérité. Mais Florent Parmentier, spécialiste en Sciences politique, qui croit savoir les raisons profondes de ce repli des juges de la Cpi, affirme que ceux-ci font face plus à d’autres réalités incontournables que ne le pensent beaucoup de chroniqueurs.

Florent Parmentier a percé le secret du silence de la Cpi

Pour s’être introduit dans les méandres juridictionnels et les tractations sur le sort à réserver au célèbre pensionnaire du pénitencier de Scheveningen, l’analyste avance plutôt les relents que redoutent les juges, sur un climat politique déjà délétère, que pourrait entraîner une décision mal goupillée. A l’en croire, des débats contradictoires confondent les juges entre eux, sur la bonne décision à prendre, en plus des raisons sur la popularité et le réseau relationnel de M. Gbagbo, qu’a fait prévaloir la juge Silvia Fernández de Gurmendi, pour rejeter, le 19 juillet 2012, la requête de la Défense demandant une mise en liberté provisoire de son client.

"Le collège des juges est sous la tourmente de la bonne suite à donner, au regard de la pertinence de l’exposé des motifs de la demande de liberté provisoire, faite par la Défense le 30 octobre dernier. Selon nos informations, une majorité des juges redoutent des remous sociopolitiques dans les deux cas de figure. C’est-à-dire que si la liberté est accordée à M. Gbagbo, dans ces circonstances de tensions politico-militaires, cela pourrait sérieusement affecter le régime de M. Ouattara, dans sa légitimité et dans sa marge de manoeuvre. En revanche, si M. Gbagbo est maintenu en détention, au-delà des espérances de mise en liberté exprimées par ses partisans, cela pourrait aussi attiser et cristalliser davantage les appétits déstabilisateurs de ses proches, qui visiblement ne se le cachent aucunement. Cette équation à plusieurs variables met les juges dans une mauvaise posture, quant à la bonne attitude à tenir, face à ce dossier judiciaire épineux, qui engage l’avenir de toute une Nation et même de la réconciliation, tant évoquée dans les milieux politiques ivoiriens", a indiqué le politologue Parmentier, au cours d’un entretien accordé à la Radio Bbc.

Il n’a pas manqué de relever que l’argumentaire de la juge Fernández de Gurmendi, selon lequel, les assurances de M. Gbagbo de "coopérer" et son "respect" vis-à-vis de la Cour de même que son "engagement" à comparaître devant la Chambre à tout moment ne sont pas en soi suffisantes pour accorder une mise en liberté provisoire, n’est que la partie dévoilée d’un casse-tête chinois que constitue le procès du prévenu. Suite auquel, la Cpi elle-même se donnera ou pas, les chances et les moyens de sa propre survie, à défaut d’être tout simplement émoussée. Les juges de la Cpi sont suffisamment imprégnés de la complexité et du caractère ultra sensible du verdict à rendre, qui en la matière, déconseille un faux pas.

 

Marcel Dezogno, in le quotidien ivoirien "LG-Info".

 

SourceEBURNIE NEWS

samedi, 28 avril 2012

PRETENDUS MERCENAIRES ARRETES DANS LA FORET DU BANCO: DES RESCAPES TEMOIGNENT

 

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Le régime Ouattara englué dans une dérive dictatoriale irréversible voit des tentatives de coups d’Etat ou de déstabilisation et des mercenaires partout. Les journaux proches du pouvoir et la Rti version Ouattara ont présenté, dans leurs éditions d’hier, des jeunes gens comme étant des miliciens et des mercenaires en préparation d’un coup d’Etat que les Frci, forces armées pro-Ouattara, auraient arrêtés, jeudi, dans la forêt du banco à Abidjan.

Au nombre de 18, ces hommes étaient, dit-on, en réunion pour déstabiliser le pouvoir en place. Ils sont actuellement détenus au camp commando d’Abobo où les soldats de Ouattara les brandissent comme des trophées de guerre. Ces arrestations ne sont rien d’autres que des actes dictatoriaux qui reposent sur de l’intox. Un rescapé, témoin oculaire de ces enlèvements en cascades, et un des parents de certains des jeunes gens arrêtés se sont rendus hier à notre rédaction pour témoigner afin que l’opinion publique sache la vérité.

« Le jeudi 26 avril vers 13h, je mangeais de l’attièké à la maison à Abobo-Sagbé avec mon neveu Lêgbou Djoni, étudiant à l’Université de Cocody, mais qui ne va plus à l’école du fait de la crise. Tout d’un coup, nous avons entendu des tirs dans le quartier et nous avons donc fui pour rentrer dans la cour. Trois éléments des Frci (Forces pro-ouattara) armés sont alors entrés chez moi. L’un d’eux m’a demandé s’il n’y a pas de garçons dans la maison. Je lui ai répondu que nous, les garçons, sommes au nombre de trois. Mon neveu l’étudiant, un ami baoulé couturier qui s’appelle Gustave et moi. Ils nous ont dit de les suivre pour aller rejoindre un autre groupe d’hommes qu’ils avaient aussi arrêtés.

Quelque temps après, ils m’ont dit de retourner chez moi parce que je suis vieux. C’est comme ça que j’ai été libéré et je ne sais même pas où ils ont emmené mon ami et mon neveu qui vit avec moi depuis trois ans après le décès de son père Lêgbou Zoané», témoigne le doyen Lêgbou D., la soixantaine passée, qui vit depuis cinq ans à Abobo-Sagbé où il exerce la profession de chauffeur. Féhi Jules qui vit également dans le même quartier relate des faits quasi-similaires. « Dans la cour où j’habite, les Frci ont fait irruption et ont pris mon neveu Francis Djè Bi Irié, vigile à Vigassistance et sont partis aussi avec lui pour une destination inconnue», révèle t-il. Selon lui, un autre jeune homme nommé Zê Bi, originaire de Zuénoula, qui venait de prendre sa douche pour se rendre à son lieu de service à Filtisac a été arrêté par les forces armées pro-Ouattara.

Ces deux rescapés de la barbarie du pouvoir Ouattara disent être venus à Notre Voie pour révéler la vérité mais surtout pour protester contre l’arrestation qu’ils jugent arbitraire de leurs enfants qui ne sont pas des mercenaires comme on tente de le faire croire. Comme on peut le constater, les jeunes gens arrêtées n’étaient pas dans la forêt du banco en train de préparer la déstabilisation du pouvoir Ouattara. A Yopougon, 100 personnes sont arrêtés et détenues par les Frci à Yopougon-Nouveau quartier.


Vincent Deh


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE