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mardi, 06 septembre 2016

LES EVENEMENTS AU GABON: PETITE VERSION POUR NULS

 

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Une amie française me demandant quelques explications sur ce qui se passe au Gabon, mais dans un langage simple, voici ce que je lui ai écrit... Shlomit.

 

Il y a eu des élections au Gabon dimanche dernier. Les résultats devaient être donnés par la commission électorale mardi en fin d’après-midi. Mais déjà lundi en fin de matinée Robert Bourgi, un des pions de la françafrique avait depuis l’ambassade  gabonaise de Paris donné les résultats ; Jean Ping gagnant dans 6 des 9 régions. 

Ali Bongo et Ping sont tous deux des pions de la françafrique. Sarkozy aurait aimé qu’Ali, -qui s’appelait Alain avant que son père n’embrasse l’islam- prenne la succession de son père. On se souvient
 
En fait Ali Bongo cherche des poux à certaines entreprises françaises comme Total auxquelles il a imposé –des arriérés d’impôts non négligeables, se chiffrant à des centaines de milliers d’Euros… Il va sans dire que les lobbies financiers n’apprécient pas cette exigence, payer le pétrole et les produits du sol et sous sol à sa juste valeur, alors qu’on pouvait jusqu’à présent tout avoir presque gratuitement. Jean-Ping qui a été le gendre d’Omar Bongo est un vieux monsieur, bien soumis à la France ; c’est lui qui présidait l’Union Africaine en 2011, et Laurent Gbagbo lui avait demandé de le soutenir en demandant le recomptage des voix, mais il avait refusé, affirmant sans détour que le véritable gagnant était Ouattara.  Aujourd’hui il semble récolter la monnaie de sa pièce.
 
En fait Ali Bongo, connaissant le jeu de la France a joué au plus fin, trichant encore mieux que Ping. Alors que Ping bénéficie du support des Français, Ali Bongo a cherché de l'aide en Côte d'Ivoire, et des hackers très professionnels, et toute une logistique abidjanaise bien rodée a suivi. L’ancien chef d’état major de Gbagbo, devenu ambassadeur au Gabon grâce à sa traîtrise, est aussi mentionné parmi les ivoiriens ayant aidé le camp Ali Bongo. 

La France a soutenu Ping, mais elle est très mal à l'aise aujourd'hui, l’affaire ivoirienne peu glorieuse refaisant surface avec cette histoire de décompte des voix qui est accepté semble-t-il aujourd'hui avec Ping et qui a été injustement refusée à LG, il y a 5 ans. La France essaie donc de faire profil bas, appelant à calmer le jeu par cette attitude conciliante de l'attente des vrais résultats issus d'un recomptage des voix. Mais ne nous illusionnons pas, quel que soit le candidat, il sera totalement inféodé à la France.

Ali Bongo a joué rusé, plus rusé que la France; Ping joue son va-tout, il va sur ses 74 ans et ne veut pas perdre sa dernière chance d'accéder au sommet de l'état. Le 2 septembre, il s'est autoproclamé président du Gabon, invitant le président Hollande à s'ingérer dans les affaires gabonaises. Il vient d'appeler le peuple à une grève générale... Quant à son programme, rien n'est promis aux Gabonais. Ils seraient bien fous de se passionner pour cette joute dont ils ressortiront perdants à tous les coups. Le candidat de l'alternance évidemment, et pour la seconde fois n'arrive que troisième, ses vrais chiffres à lui, ont été très certainement revus à la baisse pour gonfler les voix des deux autres.

Hier, le quai d’Orsay a fait savoir que plusieurs franco gabonais étaient portés disparus, voilà, s'il le fallait, une excuse toute trouvée pour une prochaine « ingérence humanitaire » à la française, comprenez un coup d’état pour placer celui qui saura au mieux servir les intérêts de la France ou plutôt de ses lobbies financiers et industriels…


Shlomit Abel

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 07 avril 2016

AFFAIRE GUY-ANDRE KIEFFER: LE GROS CANULAR

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Manipulations, intox, campagnes médiatiques mensongères, etc. La disparition le 14 avril 2004  »sur le parking d’un supermarché » du journaliste franco-canadien qui enquêtait, dit-on sur la filière café cacao, avait fait le tour du monde. Tous les médias nationaux et internationaux s’en faisaient l’écho. Cette affaire, chou gras de ceux qui trouvent à manger et à boire à tous les râteliers et en toutes circonstances, resurgissait chaque fois que le président Laurent Gbagbo posait une action d’envergure sociale allant dans le sens de l’émancipation de son pays vis-à-vis de la tutelle française.

Tous les écrits convergeaient dans un seul sens et pour un seul unique but : salir le Président Laurent Gbagbo, son épouse, son entourage pour affaiblir son pouvoir sensé ne pas faire l’affaire des occidentaux. Guy-André Kieffer cet anonyme journaliste devient alors célèbre sans aucun passé glorieux sur son talent et sa disparition une affaire d’État pour ces journaux occidentaux et locaux qui soutiennent l’opposant Alassane Ouattara. Une affaire si infâme que le président Gbagbo est amené à la qualifier de  »chiffon rouge ». De quoi s’était-il agit, pour ne plus que les mêmes qui en avaient un épouvantail continuent d’en faire écho. En fait, Guy-André Kieffer était une barbouze pion de la Françafrique juste bon à liquider pour servir la cause de l’hexagone.

Décrit avec une bi-nationalité franco canadienne, l’on n’a jamais compris pourquoi c’est la France seule, et pourquoi pas le Canada, qui défende son cas. Et très vite, l’opinion avisée se rendit compte que la France, comme un charognard se servait de cette macabre affaire, pour exister dans la crise ivoirienne de laquelle le président Laurent Gbagbo l’avait réduite au silence avec une certaine maestria politique. L’on a fait disparaître  – et non lui tirer une balle dans la tête si l’intention était vraiment de le réduire au silence – cet homme dont on dit qu’il s’échinait à décrypter les malversations au sein de la filière café-cacao. GAK de ses initiales aurait été aperçu pour la toute dernière fois alors qu’il pénètre dans le parking d’un centre commercial d’Abidjan, où il a rendez-vous avec Michel Legré  »le beau-frère de la Première Dame de l’époque Simone Gbagbo ». Beau frère de la Première dame Simone Gbagbo. Petit rajout mais grand dommage causé à l’image de marque des officiels ivoiriens présentés comme de vulgaires voyous de quartier mal famé payés pour assassiner.

Le 28 mai 2004 Michel Legré,  »beau-frère de Simone Gbagbo, épouse du chef de l’Etat », est inculpé pour « complicité d’enlèvement », « séquestration » et « assassinat » par la justice ivoirienne, puis placé en détention. Le  11 oct 2004, il est mis en examen pour « enlèvement et séquestration » par le juge Patrick Ramaël. Et le 28 oct 2005, Michel Legré est … mis en liberté provisoire. Depuis cette date d’avril 2004 à la prise du pouvoir par Alassane Ouattara en avril 2011, sept années se sont écoulées. Et de la prise du pouvoir à la réélection d’Alassane Ouattara cinq autres années sont passées. Et toujours rien. Ni sous le pouvoir, ni sous et pendant le régime Ouattara. Quel est donc cet homme dont la disparition ameutait le monde entier et qui subitement n’intéresse plus personne ? C’est à croire que Laurent Gbagbo a été enfermé dans sa cellule de prison de la Cour pénale internationale (Cpi) avec Guy-André Kiefer. Et pourtant quelle bile et médisance les médias français n’ont-ils pas déversé sur l’ancien couple présidentiel ivoirien. Laurent et Simone Gbagbo ont fait les frais de lourds soupçons. Mais en réalité n’étaient que des rumeurs. Plus les journalistes français s’improvisaient enquêteurs, plus les fausses pistes se multipliaient. Dès lors les chasseurs de primes entrent en jeu. Le 13 janv 2006 un certain Jean-Tony Oulaï Ivoirien de nationalité et se disant ex-capitaine de l’armée, est mis en examen par le même juge Ramaël. Le 29 août 2006, des  »indiscrétions annoncent que les auteurs auraient été identifiés par le juge Ramaël, lequel serait en possession d’une liste de 17 personnes.

Le 23 août 2007 sur France 3 une chaîne publique française, le sieur Berté Seydou se présente comme le chauffeur d'un commando dirigé par Jean-Tony Oulaï, qui aurait enlevé Kieffer, l'aurait détenu deux jours « à la présidence à Abidjan » puis transféré dans une ferme et tué. Le 17 novembre 2008  la justice ivoirienne lance un mandat d'arrêt international contre Berté Seydou pour « déclarations mensongères tant à la presse française qu'au juge Ramaël ». Le 23 avril 2009 Mme Simone Ehivet-Gbagbo l'une des principales cibles de la calomnie est entendue à Abidjan par le juge français Patrick Ramaël. Tellement il y avait de quoi à boire et à manger dans l'affaire, même le juge d'instruction de l'époque, Patrick Ramaël, se plaisait à multiplier les voyages à Abidjan, parfois aussi à Bouaké anciennement zone rebelle. Mais ses enquêtes s'étant soldée sans résultats, le juge Patrick Ramaël est sommé de rendre le tablier, le 1er septembre 2013, jour d'expiration de son mandat décennal. Un brin mélancolique Ramaël part laissant derrière lui un goût d'inachevé. Ce d'autant la famille de Guy-André, n'en pouvant plus multiplie les courriers à François Hollande.

Dans la dernière missive adressée en janvier, la famille montre son agacement. « D'autant plus agaçant, soupire Bernard Kieffer, que les autorités ivoiriennes ont sous la main la plupart des protagonistes ». A commencer par l'ex-First Lady, en résidence surveillée à Odienné (Nord), ou celui qui fut le caïd de sa sécurité rapprochée Anselme Seka Yapo, dit « Seka Seka », détenu au secret. A la vérité, plus personne ne comprend ce qui pourrait bloquer l'enquête, ce d'autant que les suspects n°1 et 2 sont respectivement emprisonnés à La Haye en Hollande (Laurent Gbagbo) et Odienné (à cette époque pour Simone Gbagbo). Mais là où le ridicule manque de tuer c'est lorsque, le vendredi 6 janvier 2012, des enquêteurs trouvent des squelettes dans le village d'Issia à 360 km à l'ouest d'Abidjan, et sont sensés être ceux du journaliste franco canadien. Le choix n'est pas fortuit. Issia est le village natal de deux proches du Président Laurent Gbagbo. Il s'agit de Paul Antoine Bohoun Bouabré et Désiré Tagro.

Mais la découverte se fait précisément dans le ville du premier cité qui lui a réussi à s'échapper pour s'exiler en Israel. Tagro ayant péri le 11 avril 2011 sous les balles des rebelles, Laurent et Simone Gbagbo étant emprisonnés, il ne restait plus que Bouabré à porter le pêcher d'Israël. Mais là, la trouvaille se découvre inopérante dans le plan conçu pour accabler le couple Gbagbo. Les échantillons prélevés des squelettes sont transférés en France, précisément à Nantes, pour des analyses médico-légales à l'effet de déterminer si oui ou non, il s'agit des restes de Guy-André Kieffer. Mais là aussi la déception est grande. Les expertises ADN montrent que le squelette exhumé le 6 janvier en Côte d'Ivoire n'était pas celui de Guy-André Kieffer, selon Me Alexis Gublin, avocat du frère du journaliste franco-canadien enlevé en 2004. « L'expertise ADN est négative. Le corps retrouvé n'est pas celui de Guy-André Kieffer", a déclaré l'avocat de Bernard Kieffer ». Et depuis, le mensonge semble s'estomper. Pour reprendre de plus belle certainement le temps que Laurent Gbagbo revienne au Pouvoir par un coup du sort. De toute évidence ni la France ni la Côte d'Ivoire ne se préoccupent plus de cette affaire qui avait fait couler tant de salive et d'encre.

 

Source: IVOIREPOST.COM

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Deuxième information, extraite de la dernière chronique de Hassane Magued, (qui malheureusement ne s'exprime plus depuis le 9 octobre 2015).

 

Diendéré et l’assassinat de Guy-André Kieffer

 

Afin que la Famille Kieffer arrête de chercher dans tous les sens, nous donnons la présente information sans aucun commentaire. Selon les informations qui circulent dans le milieu des renseignements, Guy André Kieffer n’a pas été assassiné par des militaires Ivoiriens. Son exécution a été assurée de main de maître par des mercenaires Burkinabè. Au moment de l’assassinat, ces hommes faisant partie de la garde rapprochée des membres de la rébellion ivoirienne exerçaient à Abidjan. Récemment, nous avons appris qu’ils sont issus des RSP burkinabè. Le meurtre a été commandité par un ministre actuel en fonction.

Dans le courant du mois de mars 2015, dans un bar privé sis au-dessus du Restaurant appelé Respako dans la Commune de Cocody précisément aux II Plateaux à Abidjan, il s’est vanté en présence de témoins et langue dioula d’avoir réussi cet exploit de neutraliser Kieffer qui les gênait à l’époque et fait porter le chapeau à Simone Gbagbo en instrumentalisant Légré Michel, beau-frère de Simone Gbagbo, lequel a rejoint depuis 2011 les services de renseignement du pouvoir en place. Selon toujours les renseignements disponibles, le Général Gilbert Diendéré et certains des officiers impliqués aux côtés des rebelles ivoiriens peuvent en dire beaucoup sur la mort du journaliste français.

Une seule question se pose désormais. Pourquoi la France dont les éléments de la DGSE sont à Abidjan en contact avec tout l’appareil politique continue-t-elle de couvrir l’auteur de ce crime que vous pouvez deviner aisément ?
Naturellement, on ne devrait pas se poser cette question quand on sait que la France se tait sur la présence des deux plus grandes caches d’armes du régime situées au "Black Market d’Ajamé" et destinées aux civils proches du pouvoir pour les besoins des élections à venir, de deux autres caches d’armes dédiées aux armes lourdes à Assinie et à Minignan dans le Nord, caches d’armes autour desquels gravitent des mercenaires étrangers très connus par les renseignements internationaux pour leur implication dans les massacres de civils en Afrique centrale.

Mieux, on ne peut pas se poser cette question quand on sait que la France se tait sur le dispositif de guerre civile mis en place par le régime actuel, dispositif dont les premiers éléments spécialisés dans le massacre de civils sont les « Microbes », une milice tribale tuant depuis quelques mois à visage découvert et en patrouille à Abidjan, lesquels sévissent sous la protection du pouvoir en place avec une formation et un mode opératoire taillés sur le Modèle des génocidaires Interahamwé du Rwanda.

Dans tous les cas, Diendéré est la boîte de pandore. Elle pourrait s’ouvrir si les bonnes questions lui sont posées. Mais qui aura intérêt à lui poser les bonnes questions et à le faire parler ?
A lui seul, il constitue la bibliothèque la mieux fournie du crime de sang en Afrique de l’Ouest. Qui donc osera ouvrir cette boîte de pandore ?

A Très Bientôt.

 

Hassane Magued. 

La révolution Permanente.

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mardi, 15 octobre 2013

COURAGEUSE RADIO FRANCE INTERNATIONALE - RFI SE MOUILLE... LES ORTEILS

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Demi-mensonges, demi-vérités, il « faut » parler de Nahibly, des évènements du 10 et 11 octobre 2011, histoire de déranger le Mossi, comme un poil à gratter, mais sans l’écorcher vraiment. La RFI décide donc de rappeler ce triste anniversaire, et se donne un titre accrocheur: « L'enquête sur la fosse commune de Duékoué au point mort ». Mais voilà tout est dans le titre, il n'y a aucun développement dans l'article. Aucune critique du régime Ouattara qui n'a pas encore déposé ses conclusions d'enquête, ou pour être plus précis, n'a pas encore commencé à enquêter...Comme la réconciliation, le vivre ensemble, les procès des plus de 700 personnes incarcérées au nom de leur proximité avec Laurent Gbagbo, l'enquête sur Nahibly est au point mort, les six morts sont les six cadavres retrouvés dans "une" fosse commune, la seule, l'unique.

Et les trois doctorats de notre économiste bardé de deux récentes distinctions « honoris causa » de la sous région, n'ont pas multiplié ses neurones, ses capacités de travail, son soucis de vraie justice... L'enquête sur Nahibly est au point mort .Simple point mort, comme celui d'un véhicule en bon état à l'arrêt, momentanément, bientôt les vitesses s'enclencheront, bientôt, très bientôt, le train du progrès n’attend pas, mais d'abord il…faut préparer les élections d’octobre 2015...

Le seul cri du cœur de RFI, la radio au service des tueurs bien plus que de leurs victimes, c'est de brandir ce chiffre ridicule de six victimes, sans honte, sans aucune gêne : un chiffre est neutre, il n'a pas de vie en lui, il n'est le fils de personne, il n'est l'époux de personne, il n'est le père de personne.

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Et pourtant, oser affirmer comme RFI que Nahibly se résume à 6 morts est plus que du mensonge, c’est une insulte grave faite aux vivants et aux morts, même si ce média affirme timidement que des familles sont sans nouvelles de quarante autres personnes …Et bien sûr on ne rapporte même pas les morts découverts dans des puits à cause de l'abominable odeur, les décomptes faits par la Croix Rouge, diverses ONG et les associations de victimes, les disparus, évanouis dans la nuit de l’horreur… On ne rappelle pas non plus le travail des soldats de l’ONUCI, filmés, et qui ont enterrés dans des fosses des dizaines de cadavres, sans aucuns témoins ni les familles, ni les autorités villageoises, ni les autorités religieuses, ce contingent de bérets bleus marocains, récompensés, honorés, et réduits au silence, qui ont à la hâte enterré les victimes de Duékoué et certainement celles de Nahibly, simples déchets humains mis dans des sacs poubelles, manipulés avec des excavatrices et que l’on jette sans état d’âme dans des fosses…

Les nazis étaient jugés à Nuremberg pour ces crimes appelés « crimes contre l’humanité ». Ici celui qui croupit à la Haye est en attente lui aussi d'un jugement pour crimes contre l’humanité, mais les vrais tortionnaires les vrais génocidaires, exécutants des commanditaires se promènent en toute liberté, sans aucune enquête. Nicolas Sarkozy vient d’être blanchi contre toute attente dans l’affaire Bettencourt et Ouattara se prépare à gagner de vraies fausses élections en octobre 2015 pour continuer de bénéficier d’une immunité, désormais délivrée par la CPI, grâce au courage de larbin de l’Union Africaine, qui demande l'immunité de tous les chefs d'états africains en cours de mandat. Alors que le président Gbagbo, en dépit de l’absence de preuves, reste “le” coupable à juger, et que son épouse, parlementaire élue selon des élections reconnues, a perdu son immunité.

Allez comprendre autre chose que cette mascarade où toutes les normes sont renversées, ingérence humanitaire pour déshumaniser, intervenir sans autorisation dans les affaires d’un pays, le spolier,piller ses biens et ses ressources, tuer ses habitants, monter les populations les unes contres les autres, en soufflant sur les braises des antagonismes religieux, et tout cela dans l’indifférence totale des populations occidentales anesthésiées.

Silence, on tue...


Shlomit Abel, 15 octobre 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mercredi, 02 octobre 2013

DECORATION DES SOLDATS DE L'ONUCI DANS L'OUEST IVOIRIEN - AVE, ONUCI!


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« Les officiers, sous-officiers et hommes de troupes du 18ème contingent marocain de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) ont reçu, mercredi à Duékoué (502 km à l’ouest d’Abidjan), la médaille des Nations unies pour leur engagement au service de la paix et de la réconciliation à l’ouest de Côte d’Ivoire. » nous révèle un communiqué de l’Onuci.

Cette distinction onusienne du 25 septembre 2013 salue « le professionnalisme et l’humanisme des soldats marocains ». Ils peuvent être fiers d’arborer cette distinction, preuve d’une mission accomplie avec dévouement et abnégation.

Or le rapport d'Amnesty international rendu public le 29 juillet 2013 nous révèle que près de Nahibly

« Onze puits dans le secteur de l’attaque sont gardés jour et nuit par des soldats et des policiers de l’ONU, mais les autorités n’ont rien entrepris pour les dégager. Si le gouvernement prétexte le manque d’équipement et de matériel, il aurait refusé la proposition de l’ONU de lui fournir de l’aide. »

Alors, est-ce pour cette garde des puits dans lesquels on a jeté les corps que les soldats sont décorés ? Les mauvaises odeurs endurées pendant ces veilles, valent-elles une décoration ?

Et la fin du communiqué d’Amnesty :

« Selon de nombreuses déclarations reçues par Amnesty International, la police de l’ONU a repoussé ceux qui demandaient de l’aide lors de l’attaque et s’est abstenue d’intervenir lorsque les habitants du camp ont été frappés.

Les Nations unies doivent rendre publique l’enquête interne sur les actes de ses soldats et policiers chargés de garantir la protection des habitants du camp durant l’attaque. »

Du fait de la neutralité des soldats de la paix, ils ne sont pas intervenus, n’ont pas éteint les incendies, n’ont pas délogé les agresseurs, ne sont pas venus au secours des victimes de Duékoué une fois encore molestées, blessées, massacrées. Cela vaut bien une récompense ?

Par ailleurs le préfet de Duékoué Jean Baptiste Essis, présent sur les lieux, spectateur imperturbable des feux qui ravagent le camp, n’aurait-il pas pu être interpellé par ces mêmes hauts gradés-décorés, le rappelant à son rôle de gardien de l’Etat et ses institutions, à son rôle de protection des Ivoiriens ?

«Le ministre [du Pétrole, des Mines et de l’Energie] Adama Toungara n’a jamais accepté que le site soit dans le voisinage immédiat de sa résidence de campagne, qui se trouve à Duékoué. Il a toujours été contre la construction du camp», nous révèle le témoignage d’un certain Anderson Diédri mis en ligne par Nicoleg sur le site Mediapart. Est-ce là aussi une piste à suivre pour les enquêteurs qui n’ont certainement pas encore enquêté ?

Concernant le nombre de victimes, là encore silence gêné. Même la Croix Rouge est muette. Selon le responsable de la communication de la Croix-Rouge Côte d’Ivoire, Kodjo Gaba Franck, l’organisation ne peut communiquer aucun chiffre en dehors de ceux donnés par les autorités. Ont-ils reçu des instructions dans ce sens ? Depuis l’annonce – assurément bien en dessous du véritable chiffre - de « 800 morts dans les massacres de Carrefour, ses agents sont désormais sous pression ».

Le gouvernement se tait, la Croix Rouge se tait, l’Onu ne rend pas publique son enquête interne sur “l’incident” de Nahibly, mais les médailles circulent, peut-être aussi quelques bakchichs, pour que tout le monde se taise. Ah, chère Côte d’Ivoire, ce pays de rêve et de vacances, ce Club Med du XXIème siècle où, sous l’œil vigilant de Papa et Maman, toujours entre deux avions, entre deux conseils des ministres, entre deux distributions de cartables, tout le monde s’aime : plus de 6000 grossesses chez les élèves, avec des viols à l’école, même dans le primaire. Et nos chers FRCI et Dozo qui veillent à la sécurité, eux aussi ont leurs critères : racket, violence, brutalité, torture, mépris de la hiérarchie et des autorités. Un témoin oculaire des attaques menées contre le camp d’Agban me rappelait cette constance dans “l’amour” : à l’heure où le camp devait être pris et livré aux nouveaux maîtres des lieux, Wattao a fait savoir au Commandant Abéhi et à ses hommes qu’il fallait que leurs femmes  se fassent belles, se parfument et se préparent pour une nouvelle nuit de noces ! Ce qui revenait à proclamer que les lois de la guerre, censées protéger les civils, étaient désormais devenues celles de la mort pour les gendarmes et du viol à grande échelle pour leurs épouses : et tout cela pendant que l’Onu, postée autour du camp, jouait là aussi son rôle de spectateur "neutre", (offrant de véhiculer les rebelles dans ses chars, épaulée de deux hélicoptères de la Licorne postés de part et d'autre du camp, et qui tiraient), sans" intervenir" officiellement, sans dénoncer cette morale des meurtres et des viols. Misérables casques bleus de l’Onu, braves bêtes dociles qui comme à la fin de la deuxième guerre mondiale pourront bientôt répondre devant un tribunal, comme les fidèles fonctionnaires du Reich et de Vichy : “je ne faisais qu’obéir aux ordres”.

Aujourd’hui, une médaille leur est donnée en guise de bâillon sur la bouche. Mais après les massacres de Duékoué, Guitrozon, Petit Duékoué, Nahibly, faut-il vraiment les récompenser, les encourager ? Est-ce à dire qu’ils doivent s’attendre à en voir encore d’autres ? La coupe n’est-elle donc pas encore pleine ?

Quant aux rescapés, qui, évidemment, n’étaient pas de la partie, ils n’ont pas eu leur mot à dire : il n’étaient pas là pour remercier les soldats marocains d’avoir joué les soldats de plomb sur ces scènes de crimes...

Seuls,  les innombrables cadavres anonymes en sous-sol et dans les puits ont frappé des mains : Avé Onuci, morituri te salutant.

 

Shlomit Abel, 29 septembre 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

dimanche, 19 mai 2013

AFFAIRE AMADE OUEREMI: PETIT MECHANT LOUP ET GRANDS COCHONS


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Hier l’AFP a, comme il se doit, informé les Français de « l’arrestation du chef de milice » Amadou Ouérémi. Apprécions ensemble les mensonges et travestissements de la vérité contenus dans cette dépêche … Pourquoi « milicien » et non « prisonnier de droit commun » ? Pourquoi a-t-il été « emmené », mais est-il resté néanmoins « accompagné de l’un de ses gardes du corps », ce dernier ne semblant pas être là comme second personnage aux arrêts, mais plutôt comme l’escorte autorisée d’un VIP ?

Pourquoi dit-on d’abord d’Ouérémi et de ses hommes qu’« ils défiaient depuis une dizaine d’années l’autorité de l’Etat »  ̶  c’est-à dire l’autorité de Gbagbo, sous le contrôle du père de la rébellion Ouattara !  ̶,  avant de parler d’une période difficile, dite « crise post-électorale de décembre 2010 à avril 2011 » ? Et que dire de son groupe armé de plusieurs milliers de miliciens « sympathisants », probablement toujours sur le terrain, et volontairement maintenu dans le flou, « quelques centaines d’hommes » d’après la dépêche …. En fait, il n’est plus que « planteur de cacao » : alors pourquoi vit-il dans la forêt ?

Et pourquoi retrouve-t-on toujours les « 3000 morts de la crise post-électorale», chiffre intangible du catéchisme AFP ? Evidemment, Ouérémi n’est qu’un suspect, il est « soupçonné » de vilaines exactions pendant ladite crise post électorale, il est soupçonné d’avoir sa part dans les trois mille morts… Ce ne sont pas les rescapés de Douékoué qui le soupçonnent, - personne n’a jamais daigné se pencher sur leurs statistiques -, mais des ONG étrangères, qui probablement n’y connaissent pas grand-chose…

Enfin la dernière partie de l’article veut nous faire croire que la priorité de Ouattara -et ce depuis qu’il est aux commandes de la Côte d’Ivoire -, « depuis la fin de la crise », a toujours été de « sécuriser l’Ouest »… Pourquoi y a-t-il eu encore le massacre de Nahibly, sous les yeux et avec la probable complicité du préfet Benjamin Effoli, spectateur silencieux et sans état d’âme des rescapés de Duékoué assassinés pour la deuxième fois…

Qui sont « les cultivateurs occupant des aires protégées dans l’Ouest, région riche en cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial. » ? Les cultivateurs sont toujours utiles pour maintenir l’excellence de la Côte d’Ivoire, premier producteur de cacao. Pourquoi les chasser puisque le brave lecteur français qui lit cette dépêche est maintenu dans l’ignorance des convois burkinabés qui sont venus pas centaines remplacer les morts et les rescapés exilés, terrorisés ? Ces derniers, véritables autochtones et cultivateurs de café-cacao croupissent maintenant dans des camps à l’intérieur et à l’extérieur du pays ; mais sont promis depuis quelques jours, grâce à une campagne de communication bien menée, à un retour triomphal dans une Côte d’Ivoire sécurisée, asptisée, réconciliée. Autre clin d’œil au Français ignorant qui ne peut que voir et saluer les gages de bonne conduite donnés par Ouattara.

Les « Trois mille morts » de la crise post-électorale, même s’ils sont officiellement composés de bons et de méchants des deux camps, sont toujours imputables à Celui qui croupit à la Haye : en effet, si le président Gbagbo s’était rangé dès le début à l’acceptation du « verdict » de la commission électorale contrôlée par l’Etranger, s’il avait, dès le début accepté le « verdict des urnes », il n’y aurait pas eu de morts. Voilà le message subliminal laissé à l’Occident. Ouattara incarne l’autorité et le droit qui lutte contre la pègre Ouérémi and Co. Un chef d’état d’une telle stature ne peut être que dans la vérité, puisqu’il lutte contre l’impunité ! Cette « capturation », sans effusion de sang et avec une telle maestria ne peut que nous renvoyer à un Etat aux structures fonctionnant normalement, où les frontières sont sécurisées, et où « les tensions foncières et ethniques » appartiennent d’ores et déjà au passé, puisque ce nouveau bouc émissaire d’une rébellion désormais désavouée, devenu seul loup ravisseur et seul mauvais berger a été mis hors d’état de nuire par « l’Etat de droit » !

Mais nous ne sommes pas dupes : comme il s’est rendu volontairement, de son plein gré, on imagine bien que « l’état de droit » s’est entendu avec lui pour ce qui est des modalités de sa reddition…

La suite du feuilleton nous informera sur les dessous de ce western ivoirien : l’analpha-bête, immigré à la fin des années 90 en Côte d’ivoire comme réparateur de vélos, restera-t-il l’idiot du village qui porte le chapeau de la rébellion ? Ou va-t-il secouer la farine dans laquelle on l’a roulé, pour en éclabousser les criminels en chef, ses commanditaires français et pseudo-ivoiriens, qui pour l’instant roulent encore carrosse en montrant patte blanche ?


Shlomit Abel, 19 mai 2013

Côte d’Ivoire: un chef de milice arrêté dans l’Ouest


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ABIDJAN- Un chef de milice, soupçonné de graves crimes durant la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire, a été arrêté samedi dans une forêt de l’Ouest où il régnait en maître depuis des années, a-t-on appris de source militaire.

 

D’origine burkinabè, Amadé Ouérémi, à la tête du groupe armé qui occupait la forêt du Mont Péko, "a capitulé" face à un détachement des Forces républicaines (FRCI, armée), a déclaré à l’AFP une source au sein de l’état-major."Ses hommes sont en train d’être désarmés", a indiqué cette source.

Après sa reddition, le chef milicien a été emmené "dans le principal camp militaire de Duékoué (la ville la plus proche, ndlr), où il est accompagné de l’un de ses gardes du corps", a affirmé un témoin.

Amadé Ouérémi "a été arrêté sans violence" et devait être transféré à Abidjan, a indiqué la télévision publique RTI.

Depuis jeudi, des gendarmes et des soldats du Bataillon de sécurisation de l’Ouest (BSO) s’étaient déployés aux abords de la forêt.

Dans cette forêt, un domaine théoriquement protégé de l’Ouest, Amadé Ouérémi et ses hommes, généralement estimés à plusieurs centaines d’éléments, défiaient depuis une dizaine d’années l’autorité de l’Etat, en interdisant l’accès et y cultivant notamment le cacao.

Amadé Ouérémi est soupçonné par des ONG internationales d’être impliqué dans les tueries survenues à Duékoué en mars 2011, durant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui a fait quelque 3.000 morts dans le pays.

Ses troupes avaient été utilisées comme forces supplétives par les ex-rebelles nordistes à qui sont largement imputés ces massacres.

L’ex-rébellion, dont les chefs sont désormais des cadres des FRCI, s’était ralliée au président Alassane Ouattara au début de la crise postélectorale qui l’opposait à l’ancien chef de l’Etat Laurent Gbagbo.

Longtemps occultée, la question de l’occupation par Amadé Ouérémi et ses hommes de la forêt du Mont Péko s’est imposée dans le débat politique depuis la fin de la crise, en raison notamment des engagements du régime Ouattara à sécuriser l’Ouest.

Frontalière du Liberia, cette région, la plus instable du pays du fait de tensions foncières et ethniques, a été en proie à des attaques meurtrières depuis deux ans.

Les autorités se sont engagées ces derniers mois à chasser les hommes en armes ou les cultivateurs occupant des aires protégées dans l’Ouest, région riche en cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial.


str-tmo/ai


AFP, 18 mai 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mardi, 14 mai 2013

MORALE EMERGENTE ET MAQUILLEURS D'ETAT

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La semaine dernière, un contact ivoirien annonçait qu’il venait de retrouver le véhicule volé au professeur Gnamien Messou. À l’époque du vol, le syndicaliste avait communiqué l’immatriculation du véhicule dont on l’avait « soulagé ».

VOITURE GNAMIEN MESSOU.jpg

Ce véhicule avait été dérobé, comme la plupart de ceux qui constituent actuellement le parc automobile du nouveau « pouvoir ivoirien » ; ces nouveaux biens de l’état de Côte d’Ivoire ont été pris à des cadres du gouvernement, des chefs d’entreprises et de simples citoyens ivoiriens, au seul motif de leur nom, de leur ethnie, de leur fonction ; ils se sont trouvés dépouillés, trop heureux d’avoir eu la vie sauve lors de ce que la Communauté internationale a appelé pudiquement « crise post électorale ayant causé la mort de 3000 personnes ».

Ce véhicule tout terrain appartenait à un syndicaliste ivoirien, dont les biens ont été « confisqués » comme ce fut le cas pour la moitié de la population ivoirienne, laquelle, vivant en démocratie, -donc dans la légalité et la légitimité-, avait choisi le « mauvais président », comme on mise sur un mauvais cheval. Ces biens récupérés sont devenus primes, lots de consolation d’une opposition « brimée », qui n’a fait que prendre sa revanche ; ils sont devenus biens personnels des nouveaux dirigeants, ou mis à disposition gratuite des administrations et cadres rattrapés, et aussi propriété des voleurs, petites frappes, délinquants de droit commun, qui ont pris exemple sur leurs « nouveaux maîtres ».

Ici notre véhicule est devenu véhicule de l’armée avec une plaque militaire, transportant selon notre source d’illustres dozos surarmés qui assurent la sécurité des Ivoiriens pour le plus grand bonheur des populations civiles : celles-ci sont rassurées par ce déploiement d’une profusion d’armes et de kalaches à chaque coin de rue, confiées aux mains expertes de chasseurs professionnels qui remplacent à merveille une police et une armée républicaine désarmées …

Petite réflexion de bon sens : comment faire en sorte qu’un véhicule particulier volé devienne un véhicule propriété de l’armée ivoirienne ? Comment obtenir pour ce véhicule volé des papiers officiels en bonne et dûe forme, ainsi qu’une assurance pour le conducteur et ses passagers, et bien sûr une couverture financière pour des tiers pouvant être blessés en cas d’accident ?

Assurément cette question a été longuement mûrie dans le nouvel état de Côte d’Ivoire, et je n’ose même pas imaginer que ce véhicule puisse rouler sans que l’on ait indemnisé son précédent propriétaire en lui faisant comprendre que son véhicule est maintenant dans de très bonnes mains, et contribue au salut et à l’ordre public . Notre Nouvelle Côte d’Ivoire émergente possède maintenant des ministères, une administration et des tribunaux fiables, capables de juger en toute équité chaque délit et larcin des opposants monocolores accusés de génocide, de détournement de biens publics de l’état souverain, de déstabilisation, voire de tentative de coup d’état.  Après des années de non-droit avec un président-dictateur qui en 10 ans a fait moins pour la Côte d’Ivoire que son successeur en quelques mois, nous sommes maintenant assis, spectateurs béats, dans ce train du progrès et d’une qualité de vie retrouvée qui file à toute allure, pour mieux accompagner l’argent qui circule à la même vitesse.

Trêve de plaisanterie : l’explication nous est donnée par un fait divers presque anodin ; s’il n’y avait pas eu mort d’homme, je ne l’aurais peut-être même pas remarqué. La Côte d’Ivoire de Dramane Ouattara est au dessus des lois qui sont là pour protéger les citoyens et contribuer à leur vie et leur épanouissement. Dans un état de non-droit où la loi du plus fort est devenue la règle de base, où se taire et vivre dans la crainte d’une arrestation arbitraire est le quotidien de beaucoup d’Ivoiriens ; où l’on vit chaque jour dans l’angoisse constante de pas savoir ce que sont devenus tous les disparus, -ont-ils été tués, croupissent-ils dans des cachots ?- ; où l’on se bat pour élever des enfants à l’estomac vide, renvoyés des écoles parce que les frais de scolarité ne peuvent plus être payés par les parents… ; où tout nous parle d’un chomage désormais endémique, quoi de plus insupportable que d’apprendre par les bons apôtres du FMI et son ancien commis promu dictateur que l’argent circule, incognito, manne souterraine comparable à l’or du riche sous-sol, que la croissance exponentielle va percer le plafond, dépassant bientôt celle de la Chine ; oui, quoi de plus insupportable, dans un pays où les gens jeunes meurent faute de soins, de médicaments, d’argent, et où les plus âgés ont déjà tiré leur révérence dans l’indifférence totale des nouveaux seigneurs en place.

Dans la Côte d’Ivoire de Dramane, le fait divers évoqué plus haut nous permet d’en comprendre un autre, rapporté il y a quelques jours, et faisant état d’une Mercedes du cortège officiel de Ouattara, roulant à très vive allure pour rattraper le président et son escorte déjà parvenus à Man, et qui a heurté une moto, tuant le conducteur, le pasteurGnonsian Timothée, et blessant grièvement la passagère,madame Beonaho Elietta, tous deux de Bangolo.Le chauffeur de la Mercedes ne s’est pas arrêté pour constater l’accident avec le deux roues, porter secours aux motocyclistes, laisser ses coordonnées pour que les familles éplorées, en deuil, en souci de pouvoir soigner la blessée, puissent être un tant soit peu indemnisées… L’homme de Dieu est mort, sa passagère dans un coma profond, mais les occupants de la voiture, à l’image de leur maître et de ses intérêts, avaient mieux à faire que de s’arrêter…

Encore des gens habitués à se servir des biens d’autrui,volés sur le dos, la sueur et le labeur de ceux qui ont économisé pour les acquérir. Encore des irresponsables, soucieux uniquement d’être à l’heure pour continuer, obséquieux à souhait, à faire des courbettes, à adresser de faux sourires et de vains compliments à ceux qui les engraissent et qui sont déjà arrivés à l’ouest pour une campagne de promesses et de chèques tirés sur le prochain emprunt, engluant un peu plus le peuple ivoirien, d’ores et déjà endetté pour plusieurs générations.

Chaque jour la Côte d’Ivoire s’enfonce un peu plus profondément dans une jungle inhospitalière et guerrière, et ce ne sont pas les belles paroles du rebelle en chef devenu chef d’état, et de son épouse dame patronnesse qui multiplie les aumônes à l’ouest, sans jamais se soucier des pauvres exilés, qui calmerons notre dégoût pour cet état de non droit. S’affichant seulement à l’étranger et avec des auditoires bien ciblés, le représentant de cette démocratie-poubelle qui a fait son irruption sur la scène officielle le 11 avril 2011, après s’être illustré dans des actes terroristes depuis plus de 10 ans, ne fait qu’essayer de gagner du temps… Notre Magellan est encore hors des frontières, au Qatar puis en Belgique, pour glaner des sous, brader ce qui reste à brader, sourire à la communauté internationale…

Quand j’étais enfant, le summum de la perversion pour moi petite française à l’école des droits de l’homme, pendant le cours d’instruction civique, c’était d’apprendre qu’il n’y a pas de plus grand crime que d’imprimer des faux billets et de les mettre en circulation… Avec Ouattara qui payait ses milices étrangères et dozos avec des faux billets, nous avons vite compris à qui nous avions affaire… Le plus scandaleux, c’est que l’état français, qui nous a appris qu’imprimer des faux billets est plus grave que tuer, s’avère en fait être un délinquant et un voleur encore plus monstrueux que sa marionnette ivoiro-burkinabée, puisque c’est lui qui l’a imposée par la la brutalité et la force au peuple aimable et généreux de côte d’Ivoire.

En ce moment il semble que responsables français et ivoiriens, se couvrent mutuellement pour éviter que ne se dévoile le pot aux roses du putsch commandité par la France après les faux résultats des élections présidentielles… Pas un mot sur le Français Michel Gbagbo retenu dans les geôles ivoiriennes… Pas un mot sur le retour en prison de madame Gbagbo, littéralement enlevée à la faveur d’une anesthésie pour un examen de santé : une fibroscopie, probablement exigée ou au moins suggérée par le médecin qui avait pu la voir lors de la mission onusienne enfin déléguée sur place deux ans après son incarcération.

Personne pour relayer ces faits divers de la Côte d’Ivoire « réconciliée », « émergente », avec ses 4,7 millions de diplômés, chômeurs avant leur premier emploi, et ses 7 millions de chômeurs au total, jeunes pour la plupart… Les seuls nouveaux emplois créés sont labellisés « spécial rattrapage », ainsi cette nouvelle commission dont les objectifs se superposent à la CDVR : le PNCS (Programme national de la cohésion sociale), avec à sa tête une dame du Nord, non encore remerciée pour services rendus à la rébellion, madame Mariatou Koné.« Pour ceux qui ont perdu leur logement et des biens, nous allons leur fournir une aide. Ceci est du concret pouvant consolider la cohésion sociale». Dans le cadre de son budget colossal, 7 milliards de FCFA octroyés par le gouvernement et des financements étrangers, cette dame pourra, deux ans après les massacres de Douékoué et Nahibly, proposer une aide que Charles Konan Banny, faute de moyens, n’avait pu concrétiser, sa commission figée à l’image d’un mort-né. Si toutefois les milliards ne disparaissent pas dans les poches percées des rattrapés qui ont besoin d’asseoir leur train de vie par quelques bakchichs… Il est bien sur plus facile de prendre que de donner…

ALASSANE OUATTARA. CADEAU A CLAUDE GUEANT.jpg

Je conclurai cette chronique en revenant sur le cadeau de Ouattara à Claude Guéant qui a terminé dans son cabinet d’avocat d’affaires, alors qu’il aurait dû enrichir le patrimoine français ! Claude Guéant, à l’école ivoirienne émergente où « ce qui est à toi est à moi », à moins que ce ne soit Ouattara à la nouvelle école française des scandales financiers et petites corruptions généralisées… Aucun journaliste ne s’est posé la question de la provenance de ce tableau de James Houra. Cadeau de Ouattara, cadeau de la république payé sur les deniers de l’état qui n’a pas d’argent pour ses chômeurs, mais peintre préféré de Laurent Gbagbo… Alors, pour revenir sur ces biens d’autrui qui ont trouvé amateur chez les amis, parents, collaborateurs, imitateurs de Ouattara, pourquoi ne pas imaginer que ce tableau était un bien personnel du « dictateur » déchu, cadeau n’ayant pas coûté un centime, et généreusement offert par Ouattara à Guéant… Après tout, Ouattara a bien payé ses mercenaires avec de la monnaie de singe…

Mais comme les français ne sont pas des imbéciles, à défaut d’avoir des matières premières, ils ont des idées ; Et Guéant est peut-être plus honnête qu’on ne le croit. Si ce tableau fait partie des biens volés, il n’était pas possible de le montrer au public. Imaginons que cette toile ait été découverte dans une galerie de peinture, reconnue par un ami, un parent du Président Laurent Gbgabo, quelle honte, quel déshonneur !  Il avait peu de chances d’être reconnu dans un cabinet d’avocats d’affaires glauques, style françafrique, dont les clients sont davantage spécialisés en mauvais coups, affaires discrètes à mener, qu’en connaissance de l’art africain…. Ceci, bien sûr, n’est qu’une supposition, je ne comprends même pas qu’elle ait pu germer dans ma tête. C’est l’histoire de la voiture volée devenue véhicule officiel de l’armée qui m’a entraînée sur cette voie du soupçon !

« Ma réputation a toujours été basée sur la véracité des faits et la crédibilité » a dit Ouattara il y a quelques jours, la main sur le cœur… Quant à son épouse, c’est l’intégrité même, elle tient à rappeler qu’elle ne se consacre qu’à la cause des enfants et des femmes défavorisés. Contrairement à son époux, elle ne se déplace jamais à l’étranger pour ses bonnes œuvres, jamais un tour au Ghana, au Togo, pour visiter les enfants ivoiriens en exil. Au Bénin, quand son mari a reçu son doctorat honoris causa, elle a pleuré avec les petits orphelins béninois, mais pas un mot, pas un geste pour les petits exilés ivoiriens…

Aujourd’hui le gouvernement a voulu honorer la Grande Chancelière qui a décoré tant de monde, à commencer par Mr le Préfet lors de son investiture, mais là encore les mensonges et les dissimulations n’ont pu être étouffés, et les étudiants asphyxiés financièrement demandent aujourd’hui des comptes à leurs dirigeants qui vivent dans l’opulence : que sont devenus les 110 milliards de la réhabilitation de l’Université ? Pourquoi y a-t-il des jardins avec jets d’eau mais pas de chasses d’eau et de toilettes ? Où sont passés les crédits pour équiper les amphithéâtres d’une sonorisation et d’un mobilier décent… Seule trace des coups de peinture de la réhabilitation : la reconversion des pots de peinture vides en sièges écologiques pour étudiants chanceux…

Côte d’Ivoire émergeante, Côte d’Ivoire tellement chérie et choyée par notre docteur en économie, qu’il se propose déjà de continuer la distribution des cadeaux lors d’un second mandat. Grâce à la baguette magique du rattrapage, à chaque retour de voyage, il la comble des cadeaux rapportés : promesses, paroles, assurances, certitudes… autant de mots se conjuguant avec des verbes au futur.

Une certitude : le présent est difficile, trop dur pour tous ces Ivoiriens spoliés, emprisonnés, dépouillés, exilés, sans travail ; et le « vivre ensemble » proposé, à l’image de la scène peinte sur le tableau offert à Claude Guéant, se réduit à une belle affiche de propagande pour avenir de plus en plus lointain, de plus en plus inaccessible avec ces apprentis politiciens, nazillons dont la morale ne pourrait même pas s’enseigner à l’école, tellement elle est loin de toute moralité.Combien de temps la Côte d’Ivoire pourra-t-elle encore émerger, garder la tête hors de l’eau avant de se rebeller pour de bon ?

 

Shlomit Abel, 13 mai 2013


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mercredi, 03 avril 2013

APRES LE PUTSCH LE PLUS LONG, VOICI LE POISSON D'AVRIL LE PLUS LONG

 

PROMESSE DE MILLIARDS OUATTARA.jpg

 

Vive le règne de l'illusion, vive la "nouvelle Côte d'Ivoire"!

L’arnaque du siècle, l’opération 60 000 logements


Hum! A quelques jours des élections municipales et régionales, Ouattara a trouvé la parade pour IMPRESSIONNER ces ADOrateurs. Les logements sociaux. Malheureusement pour nous qui savons, la SICOGI n'a pas le financement pour exécuter ce projet. Des agents de Sicogi témoignent que ce projet est irréalisable à l'état actuel.

Alors, pourquoi une telle campagne de publicité? C’est simple, il faut galvaniser les militants pour les élections à venir.

Quoi qu'il en soit, la SICOGI, en 50 ans d'existence, n'a jamais produit 30 000 logements. Tous les experts immobiliers en parlent avec dérision, et rient sous cape.

 

ADO SOLUTION = ADO MENSONGES.

Memel Lafoi

 

Et un internaute de renchérir :

Et dire que la SICOGI n'a jamais livré la maison de l'opération Concorde et elle fait le boucan pour les logements sociaux!

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 21 février 2013

UN 19 FEVRIER PEU ORDINAIRE EN DRAMANISTAN

 

PIRATE SOMALIEN.jpg


La Côte d’Ivoire est inquiète de l’activité des pirates qui sévissent en bordure de la lagune Ebrié, déjà deux bateaux, peut-être trois qui ont été délestés de leur chargement, quel rude manque à gagner. Nous pouvons aisément imaginer la craintes des nombreux investisseurs qui sont revenus en côte d’Ivoire par avions spéciaux, car il n’y avait plus de places sur les vols régulier, tellement l’engouement de cette république modèle a su convaincre les patrons de petites et moyennes entreprises d’investir dans la Côte d’Ivoire du vivre ensemble exceptionnel ! Nous espérons de tout cœur que cette lutte anti pirates mise en place cette semaine sera efficace: en effet, fraternité matin nous apprend que plusieurs pirogues, probablement équipées de filets spéciaux géants et de harpons dernière technologie en date, ont été mises à la dispositions des commandos marins, pour lutter efficacement contre ces pirates de haute mer. Quelle idée de génie! C’est normal, sortant de la tête de cet éminent économiste qui est à la tête de la Côte d’Ivoire qui gagne, et qui ne cesse de montrer son efficacité et son affection au peuple de côte d’Ivoire!

Vous êtes sceptiques? je vais vous donner un exemple récent de l’amour -pour le peuple de Côte d’Ivoire des nouvelles autorités mises en place sans douceur le 11 avril par la France, -cet ami qui ne nous veut que du bien -: samedi 16 février 2013, un petit groupe minoritaire de réactionnaires issus de l’ex majorité présidentielle, la branche jeunesse du FPI, avait prévu de manifester son soutient à Laurent Gbagbo,un « ex dictateur , oublié de presque tous », qui croupit dans les geôles de La Haye, et dont le procès, confirmation ou non des charges doit débuter aujourd’hui. Cet évènement n’a même pas fait la une du journal télévisé en France, d’ailleurs il a été complètement occulté ; il faut préciser que l’actualité tellement dense n’a pas permis de mentionner ce fait divers ! nous nous devons d’avoir chaque soir les oreilles rebattues avec l’interpellation et la probable condamnation du sportif handicapé Oscar Pistorius, qui fait pleurer ses fans dans toutes les chaumières de France et de Navarre. Mais c’est normal, l’Afrique du Sud est à deux encablures de la France, il est compréhensible donc de s’y intéresser, ce n’est pas comme la Côte d’Ivoire, simple territoire occupé par la France et l’Onuci, dont le souci et l’intégrité, et le refus d’ingérence de la France ne permettent pas d’émettre un avis sur la question

Samedi, disais-je, ces quelques cinquante manifestants selon BBC Afrique et France 24, de jeunes écervelés qui ont probablement désobéi à leurs parents, ont ému la république de Dramane Ouattara, qui a voulu a tout prix éviter un bain de sang : pour éviter qu’ils ne se fassent massacrer par les familles inconsolables des victimes du « bourreau de Scheveningen », qui organisaient une contre manifestation ce même jour,.la prévenance, le souci du président de la communauté internationale pour ces jeunes écervelés, qu’il appelle affectueusement ses « chers enfants, ses « chers jeunes frères et sœurs », a été tel,qu’il a délégué l’Onuci avec des chars, -légers, je le précise-, pleins de soldats armés de boucliers et de matraques, et que lui-même a commis toute son armée de gentils FRCI armés jusqu’aux dents pour protéger cette jeunesse inconsciente du danger!

Il faut dire que le chef de l’armée Ouatttra avait plein de FRCI à sa disposition, car un incident tout à fait mineur à la frontière guinéenne lui a permis de récupérer un contingent de ces gentils soldats hyper entrainés, hyper efficaces! En effet, vendredi 8 février, lors d’une simple incursion de l’armée guinéenne sur le sol ivoirien à Kpéaba, à 15 km de Sipilou, à l’ouest de la Côte d’Ivoire, dans le département de Biankouma, pour reprendre un territoire ivoirien, revendiqué également par la Guinée. Les FRCI ont bien reçu et bien compris le message : ils on opéré un « repli stratégique », prenant leurs jambes à leur cou et laissant les populations se débrouiller avec ces soldats de la FAG qui se sont installés chez l’habitant, avec les joies inhérentes à cette cohabitation amicale : partage des repas, du couchage, désir de connaitre les jeunes filles… Bref, rien que du bonheur, dommage que beaucoup d’habitants effrayés se sont réfugiés dans les forêts, et que les Guinéens occupent presque tout seuls l’espace laissé vacant, par une armée ivoirienne dont le repli stratégique nous enfonce dans une méditation sans fond.

De méchantes langues avancent pourtant que les forces républicaines ivoiriennes actuelles sont incapables d’assurer la sécurité des personnes et des biens, mais je vous dirais que la sollicitude d’Alassane à l’égard des amis de Koua Justin a été telle, qu’il a décidé de ne pas renvoyer son armée d’élite là-bas à Kpéaba pour bouter les Guinéens hors du pays, mais qu’il a préféré les voir en train d’encadrer, d’entourer cette jeunesse, l’avenir du pays, et qu’il affectionne tout particulièrement en lui offrant sa protection, -des chars, des cargos de frci, des jets de gaz lacrymogènes, des arrestations - et en lui évitant de se retrouver désœuvrée,sur la place CP1.

A qui bon manifester, chère jeunesse, notre Côte d’Ivoire est au travail ! Retrouvez donc votre place dans les universités, les entreprises, car l’argent travaille sous terre, mais ne circule pas devant nos yeux de simples mortels. Au travail donc ! C’est la Saint Valentin tous les jours chez nous en Côte d’Ivoire, on vit d’amour et d’eau fraîche chaque jour, on n’a pas besoin d’autre chose! D’ailleurs aujourd’hui les rues sont désertes, tout le monde est au travail, chez lui devant son poste de télévision pour suivre le procès de l’ivoirien le plus célèbre, que tout le monde appelle Président Gbagbo, même le personnel de la CPI, nous révèlent les journaux. Celui qui n’a plus ouvert la bouche depuis son incarcération à la Haye, et dont le slogan « Ovajab », « on va aller jusqu’au bout », prononcé à la Haye en décembre 2011, a fait le tour du monde, sans l’intervention d’un quelconque conseiller en communication est l’homme du jour. OVAJAB est plus fort qu’« Ado-solutions », car les solutions se sont envolées comme l’air, elles ne sont plus que des bulles virtuelles, sans avenir ! Ovajab, c’est un programme réaliste, le seul qui puisse unir tous les ivoiriens, une parole de vie et d’espérance contre un bilan mortel et un horizon bouché.

Et cependant tout va bien ! la réconciliation est achevée, ou presque, c’est vrai ! Parole de menteur spécialisé en Economie du FMI qui n’a jamais fait ses preuve nulle part !

C’est si vrai que la retransmission depuis La Haye a été coupée, la France et les suppôts de satan en Côte d’Ivoire, voyant que le monde entier a les yeux rivés sur Laurent Gbagbo a préféré couper le son et l’image pour donner encore pour un peu de temps au mensonge institutionnalisé, au chaos…

Côte d’Ivoire, pendant combien de temps encore, vas-tu te laisser dicter tes amis et tes intérêts par ceux qui n’ont aucun droit sur ta souveraineté, ta liberté et ton avenir?

 

Shlomit Abel, le 19 février 2013.

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mercredi, 20 février 2013

CPI - QUELQUES QUESTIONS EMINEMMENT PERTINENTES ET ESSENTIELLES

 

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Petit résumé des enjeux de La Haye


CPI - LEGERETE DU DOSSIER.jpg

Fin de la première journée à La Haye


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 04 février 2013

OUATTARA LANCE UNE FATWA CONTRE LES PRO-GBAGBO A ACCRA

 

EXILES IVOIRIENS AU GHANA.jpg


Depuis qu’ils ont réussi à pécher le président du Cojep dans le marigot ghanéen, des agents d’Interpol, appuyés de certains éléments des forces de sécurité du pays de Jerry Rawlings et d’autres venus d’Abidjan, ne se donnent pas de répit pour mettre le grappin sur les Ivoiriens exilés.

 

Plus de peur que de mal pour Mosis Christian-Pierre, un exilé ivoirien au Ghana. Enlevé mercredi 23 janvier dernier à Accra, il a finalement été libéré le 29 janvier à 19 heures par le Bureau of National Investigation (BNI), équivalent local de la DST. Un autre réfugié ivoirien, Koffi Serge alias «Anaconda», a eu moins de chance. Arrêté selon le même modus operandi, il est toujours porté disparu au moment où nous mettons sous presse. Que lui est-il arrivé ? A-t-il été extradé dans des conditions extrajudiciaires ou enlevé par des éléments venus directement d’Abidjan dans le cadre d’une opération en marge de la légalité ? En tout cas, il ne se trouve pas au BNI, ce qui inquiète profondément la communauté des réfugiés ivoiriens…

Dans ce climat de traque des réfugiés politiques ivoiriens au Ghana par le régime Ouattara, l’ancien ministre du gouvernement Aké N’Gbo, Charles Rodel Dosso, le leader de la galaxie patriotique et Gohourou Claude, ancien responsable d’association de défense des victimes des déchets toxiques, en conflit avec Adama Bictogo dans le cadre du scandale qui lui a valu son poste de ministre de l’Intégration africaine, ont échappé récemment à un enlèvement, alors qu’ils se trouvaient ensemble, selon des informations parvenues à la rédaction du Nouveau Courrier. Il y a une dizaine de jours, poursuivent nos sources, l’ex-DG de la douane, Alphonse Mangly, a vu sa maison d’Accra attaquée par des hommes armés qui seraient vraisemblablement venus le kidnapper. Il a échappé in extremis à un enlèvement.

Depuis ces différentes tentatives d’enlèvements ciblés à Accra, c’est la psychose au sein des exilés pro-Gbagbo qui soupçonnent certains des leurs de servir d’infiltrés à la solde du régime d’Abidjan, en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes.

L’attitude des autorités ghanéennes difficilement lisible

Le hic, c’est que Interpol et des agents venus de Côte d’Ivoire en mission opèrent à leur guise. Alors que le Parlement ghanéen avait voté une loi en session extraordinaire accordant le statut de refugiés politiques à tous les Ivoiriens exilés au Ghana depuis la guerre post-électorale. Et ce, deux jours avant la visite à Accra d’Alassane Dramane Ouattara, le 6 octobre 2011. La carte bleue d’exilé avait été ensuite distribuée. Elle place les victimes du régime d’Abidjan sous la protection de la Constitution ghanéenne et interdit l’extradition d’un exilé politique dans son pays.

Les autorités ghanéennes vont-elles laisser piétiner leur propre loi en regardant opérer librement Interpol sur leur territoire ? Cette traque sournoise s’opère-t-elle avec leur bénédiction ?

Au cours d’une de ses sorties publiques en décembre dernier, après l’élection de John Dramani à la tête de l’Etat ghanéen, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, avait déclaré que le rapatriement des exilés politiques était une question de temps. Est-ce ce processus qui s’opère de la façon la plus brutale ? Les autorités ghanéennes gagneraient à éclairer la lanterne de l’opinion.

 

Gilles Naismon, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".


Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL


SourceEBURNIENEWS

dimanche, 27 janvier 2013

YOUSSOUF BAKAYOKO OU LE TREPIED DU RECIDIVISTE


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Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la Commission Électorale Indépendante a coupé le ruban inaugural de la campagne électorale, vendredi en invitant les candidats à l’élection législative partielle à une campagne modèle! Cela prêterait à sourire si ce n’était pas tragique de se souvenir des promesses passées d’élections transparentes et honnêtes et de se repasser mentalement le film des fraudes, exactions, crimes, puis le coup d’état mis en œuvre, parce que les menaces d’intimidation n’étaient pas suffisante pour décourager le président Gbagbo!

A l’époque, nous étions alors en présence d’acteurs honnêtes pour les uns et corrompus pour les autres; mais entre temps le camp des gens civilisés n’est plus, mort, exilé où embastillé, et aujourd’hui, le camp des rebelles tente de se refaire une virginité en invitant à des élections législatives partielles, préparées par «une campagne civilisée», permettant «une supervision et une certification par les Nations Unies». Les électeurs, ivoiriens et tous les naturalisés de la dernière heure remplaçant gaiement tous les disparus et les exilés vont se mobiliser massivement pour cautionner leurs bourreaux! La consultation sera «apaisée et transparente », conformément «aux canons de la légitimité démocratique de nos élus», ces élus qui sont sortis victorieux des urnes avec des scores incroyablement bas, on parlait de 11 pour cent… et même moins de voix.

Effectivement « les canons de la légitimité démocratique » des nouveaux élus ont tonné, et l’Agence France presse ainsi que les médias ont cessé de compter les morts survenus après les fameux 3000 morts de la crise post-électorale, répertoriés dans toutes les dépêches et servis régulièrement, catéchisme asséné à coup de matraquage, laissant paraitre que tous ces morts l’étaient par la faute d’un Laurent Gbagbo s’accrochant désespérément à un pouvoir qu’il avait perdu, alors que les urnes avaient parlé en faveur de son adversaire Alassane Ouattara ! Oui les canons, la grosse artillerie ont retenti des jours et des nuits durant, parce qu’une France et une communauté internationale ont préféré le vacarme et les lumières du bombardement du palais présidentiel occupé par un Président légalement investi par un Conseil constitutionnel reconnu et souverain. Oui les critères, les canons n’ont certainement pas été ceux de la démocratie et surtout ceux de la liberté, la liberté d’un peuple de disposer de sa souveraineté. Et les milliers de morts qui ont suivi n’ont pas été recensés, Duékoué, Nahibly, et j’en passe…Mais voilà ils ne votent pas, ils ne voteront plus, ils ne sont plus importants pour un régime qui les a assassinés!

Comment croire aujourd’hui ces mêmes acteurs en campagne, comment prendre au sérieux un Youssouf Bakayoko dans un rôle identique, qui au lieu de se mettre au service de son pays, avait proclamé des résultats biaisés depuis l’hôtel du Golf, et ce en dehors du temps, à lui imparti?

Sa définition du tryptique de la démocratie? «Une campagne électorale apaisée, un processus électoral respecté, un verdict accepté avec des élus reconnus»

En histoire de l'art, le tryptique est un ensemble décoratif composé d’un panneau central et deux volets mobiles qui généralement se rabattent sur le volet central pour le recouvrir.Si je reprend fidèlement l’image du spécialiste de l’art Youssouf Bakayoko, assurément un habitué des musés et des Eglises françaises dépositaires de nombreux tryptiques, je dirais que «la campagne électorale apaisée» et «le verdict accepté avec des élus reconnus » constituent les panneaux latéraux du tryptique, encadrant le thème central, «un processus électoral respecté», et bien sûr les panneaux latéraux se rabattent sur «le processus électoral respecté» qui disparaît de notre vue! Bonne image donc, mais je suppose qu’il voulait évoquer le trépied, tabouret à trois pieds, support de la démocratie ivoirienne, que l’on connait bien, toujours instable, peu confortable, dont on risque à tout moment d’être éjecté, et aux pieds fragiles et trop écartés…

La dernière campagne électorale présidentielle est celle qui a coûté le plus cher, parce que vraiment elle se voulait –du côté de la Majorité Présidentielle-, honnête et transparente. Cela ne l’a pas empêchée de se transformer en une guerre parce que les dés étaient pipés d’avance et que ne devait sortir des urnes que Ouattara, l’Economiste du FMI qui offrirait son pays d’adoption à tous les charognards blancs pour quelques applaudissements et une célébrité éphémère, celle  d’un certain Empereur de Kong, dont le royaume est si petit que même son frère ainé, le maire de Kong n’a pu y avoir sa dernière demeure, mais a dû être enterré au cimetière municipal de Williamsville…

Campagne électorale express donc, pour saluer les généreux bailleurs de fonds et investisseurs potentiels allemands que l’on essaie de recruter après les français trop rétifs. Oui, il faut donner l’impression que la démocratie vit son rythme de croisière, que tout va bien, que tout se déroule selon «les canons de la légitimité démocratique de nos élus». Les derniers évènements rocambolesques au Ghana, les enlèvements et tentatives d’enlèvement de personnalités de haut rang, les procès en cours, tout cela nous plonge dans «la promotion de la paix par le dialogue», le discours est saisissant ! Grâce à ces élections, le processus de démocratisation est en cours en Côte d’Ivoire ! Mais voilà, les caisses vides de l’état, malgré les emprunts faramineux, ont fait grimper le prix de toutes les denrées alimentaires, l’électricité, le gaz, les carburants n’ont pas été de reste, et ont connu aussi une hausse…

Alors que ces élections n’étaient pas une priorité du moment, face aux revendications salariales des fonctionnaires qui vont se mettre en grève et paralyser totalement le pays, notre économiste va gaspiller un peu plus l’argent dont il ne dispose pas, en préparant des élections qui ne mobiliseront que ses adeptes, et donner l’impression d’une normalité revenue : tous les réfugiées attendus fermement, -direction la case Prison du Monopoly géant qu’est la Côte d’Ivoire, où tout est à vendre et à acheter-, n’auront même pas le temps de rentrer, d’avoir leur carte d’électeur, et de voter! Qu’à cela ne tienne, les électeurs en Côte d’Ivoire Nouvelle pourront voter plusieurs fois, face à des FRCI analphabètes qui ne distinguent pas une ordonnance médicale d’un laisser passer ou d’une carte d’électeur. Et on comprend mieux que Ouattara ne les envoie au Mali-si toutefois il daigne écouter ses chers frères et sœurs pour une fois- qu’après ces élections, car il a besoin d’eux pour mener cette «campagne civilisée», pour «une consultation apaisée et transparente»!

 

Shlomit Abel, 26 janvier 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

vendredi, 25 janvier 2013

LA CHASSE AU DEAL

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Attention aux contrefaçons!

En ce moment circule un article signé commandant Zanti. «Attention, un complot se prépare contre la Révolution et la Côte d’Ivoire – acte 2».

Par le passé j’ai déjà relayé des écrits signés de ce nom, mais aujourd’hui j’ai des doutes quand à l’analyse suivante que nous trouvons sous sa plume : Gbagbo aurait accepté un deal en échange de sa libération. Suivent dans ce deal les noms de Blé Goudé et  Miaka Oretto. Ayant échangé plusieurs fois avec des personnes ayant bien connu le président, cela va totalement à l’encontre de l’image que nous avons de lui. Pourquoi cèderait-il maintenant alors qu’il a tenu bon depuis si longtemps. Que la France essaie de le corrompre, c’est certainement acquis ; qu’il ait commis des erreurs par le passé, par excès de confiance, car il ne croyait pas que l’Occident irait si loin dans le mensonge, la traitrise, le comportement pirate et dévoyé, c’est évident aussi. Mais plus que jamais, aujourd’hui, le président Gbagbo doit montrer au monde entier que ses valeurs ne sont pas celles de la France et par ricochet celles des collabos ivoiriens et pseudo ivoiriens. Aujourd’hui plus que jamais son obstination est payante, il a mis et met tout le monde dans l’embarras, CPI, gouvernement français, ONU. Au lieu de décourager les Ivoiriens, son comportement ferme et confiant a redonné courage aux militants et aux patriotes.

Or en ce jour ce courrier signé commandant Zanti, qui reprend le ton et les accents d’un Hassane Magued, sonne faux comme une contrefaçon pour semer le trouble et démobiliser… Bien sûr les gens attendent depuis longtemps, ils sont fatigués et découragés, n’en peuvent plus… Et il y a ceux qui se lassent et s’habituent à ce discours, « même Gbagbo est en train de flancher »… Les gens qui relaient ces nouvelles pessimistes ne sont certainement pas des intimes du président ; et ceux que nous connaissons et qui ont bien connu le président Gbagbo ne le reconnaissent pas dans ce deal Alors, j’aurais envie d’écrire que ce texte n’est là que pour nous embrouiller, diviser les patriotes qui le sont déjà suffisamment en ce moment ; les infiltrés sont une réalité, les patriotes héros de la 25ème heure également, ne nous laissons pas gagner par le défaitisme, et pensons à nos enfants, si notre génération doit se sacrifier, qu’eux au moins soient les bénéficiaires de cette vraie libération à laquelle nous aspirons tous.

Nos blogs sont lus et récupérés par le camp adverse, et même ce Zanti a pu se faire usurper son identité par une campagne de com féroce de l’adversaire! Disons-nous bien que si Gbagbo flanche, nous nous écroulons avec lui, et ce n’est pas le moment… La compromission n’est pas une victoire, c’est le prétexte pour les loups de s’engouffrer dans le troupeau, effaroucher les brebis pour mieux les manipuler. Il sera difficile d’avoir pire que Ouattara, mais une Côte d’Ivoire préfectorale même avec un autre préfet encore aux ordres de la France et des lobbys financiers étrangers, ne connaitra jamais la liberté et l’épanouissement et tout simplement ne vivra jamais du fruit de son travail et de ses ressources. Notre foi, notre détermination, notre confiance inébranlable en celui qui a crée le monde, et les hommes libres et égaux ne nous invite pas ce soir à capituler, mais au contraire à reprendre courage avant cette dernière montée, ce raidillon face à un vide vertigineux et à poser des actes  imples et clairs, qui se démarquent de ceux de l’ennemi : notre rapport à l’argent, à la corruptibilité, au pouvoir…

La victoire ne viendra pas grâce à X ou Y célèbres ou auto proclamés, elle viendra du peuple humble et petit qui marche avec son Dieu, crie son ras-le-bol sans se chercher un veau d’or un leader qui a su crier et gesticuler plus fort, en écrasant au passage un autre moins doué dans la communication… dans ce désintéressement chacun recevra ce qui lui revient… si nous pensons que le Dieu d'Abraham d’Isaac et de Jacob peut en oublier en route, et qu’ils veuillent le Lui rappeler, ils se font tout simplement plus grands que Lui… et tout le processus de rédemption prendra du retard, une fois de plus…

Moïse était bègue, avait un casier judiciaire, était peu convaincu, mais il a accepté de se laisser conduire, et les gesticulations du Pharaon, le Ouattara de l’époque, ne l’ont point impressionné une fois qu’il était en route, parce que bien épaulé par son frère. Ne commençons pas à douter du Président Gbagbo et de sa pugnacité, continuons sur ses traces, pour ne pas gagner une semi liberté ou un semi esclavage… Notre libération doit être pleine et entière, si notre Dieu est un Dieu d’esclaves, ce n’est pas le nôtre, le nôtre c’est celui qui porte La Côte d’Ivoire comme un père porte son enfant, le fait passer certes sur une route longue et éprouvante, mais sans jamais lui lâcher la main, jusqu’à ce que la route soit libre!

 

Shlomit Abel, 24 janvier 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 26 novembre 2012

BIENTOT L'INAUGURATION DU «BOULEVARD DES INVESTISSEURS»


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Ouattara en cette fin  Novembre 2012, a pour la seconde fois convoqué les ambassadeurs pour leur faire le bilan de son règne; à entendre son discours de 45 minutes, nous sommes en présence d’un être d’exception, l’homme de l’année 2012: un homme comme lui devrait figurer à toutes les entrées du Livre des Records: meilleur président, meilleur économiste, meilleur recruteur d’investisseurs, meilleur réconciliateur… A ce rythme, nul doute qu’il marche vers le prochain Nobel de la paix où  de l’économie, voire même le cumul des deux?

Concernant le bilan économique, les chiffres du commerce, de l’import-export, je n’ai malheureusement trouvé aucun chiffre, si ce ne sont les prévisions du FMI et de Bretton woods, dont la dernière actualisation de juin 2012 permet à Ouattara de continuer de nous parler de l’excellent développement de la Côte d’Ivoire, en route vers une croissance à deux chiffres en 2014, bien que le chômage ait été estimé à plus de 60% de la population.

Malgré ses envolées lyriques, - entre temps bien sûr, la situation préoccupante en Côte d'Ivoire n’a pas évolué vers un mieux -, les droits de l’Homme continuent d’être bafoués sans gêne aucune par Ouattara dont l’épouse ne cesse de d’afficher sa lutte contre le travail des enfants dans les plantations de café-cacao; Charles Banny a jeté l’éponge avec sa Commission de Réconciliation dont le sigle CDVR rappelle plus les Cadavres qui jonchent les 19 mois de «vivre ensemble» imposé par la Communauté internationale en installant Ouattara aux commandes d’une Côte d’Ivoire ingouvernable selon ses propres mots… Le PPTE n’a en rien amélioré la vie courante des ivoiriens, la grève des enseignants est généralisée, du primaire à l’université, et contaminera certainement d’autres secteurs d’activité, les puits dans l’Ouest régurgitent leurs morts, assassinés par les champions de la nouvelle démocratie, quelques ONG soufflent le chaud et le froid, dénonçant les exactions du régime mais recommandant la déportation de Simone Gbagbo à La Haye… Cependant Ouattara court toujours après ses investisseurs, peut-être tapis dans l’ombre, et leurs quelques éventuelles retombées financières, qui ne seraient  pas encore tombées avec la pluie de l’arrière saison, la météo lui ayant jusqu’ici joué des tours!

«C'est en VRP que le chef de l'Etat a rencontré, ce vendredi 23 Novembre 2012, l’ensemble du Corps diplomatique accrédité en Côte d’Ivoire. (…) Reste désormais à savoir si le message "commercial" du président engendrera l'écho souhaité», nous rapporte lucide, le cite Koaci.com, qui a bien deviné le manège du technocrate.

Quelques promesses d’embauche sans lendemain sont jetées en pâture: il faut absolument que la Communication de Ouattara et sa nouvelle équipe produise du bruit à défaut de fruits… pour continuer coûte que coûte dans l’illusion de la croissance, du bien être et de la réconciliation qui non seulement n’est pas en marche mais galope, puis s’emballe, prenant le mors aux dents…

A quatre semaines de Noël, voici l’Avent, de “adventus“, arrivée, avènement; mais Ouattara à l’école de Kandia Camara, qu’il a reconduite sans sourcilier, fait semblant de croire au Père Noël, ce qui permettra à la croissance, -probablement négative de 2012-, de se transformer comme par magie en 8,6% pour notre année qui se termine, 9% pour 2013, et un  taux de croissance à 2 chiffres maintenu en 2014… Nous sommes habitués aux promesses sans lendemains de ladite Solution, celui dont beaucoup se demandent maintenant si son diplôme d’économiste n’a pas été un faux ou un cadeau que sa mère aurait trouvé au fond d’un paquet de lessive Bonux, la lessive aux 500 cadeaux, qui lave si Blanc, que même les taches de sang disparaissent - ni vu ni connu -, et que même le pâle François Hollande qui se défend d’appartenir à la françafrique, vient de ratifier les accords de défense couleur de sang, signés entre Sarkozy et Ouattara!

A l’issue du discours de Ouattara, quelques ambassadeurs se sont exprimés, trouvant très flatteur et prometteur ce qui leur avait été offert, sans bien sûr rentrer dans les détails; je retiendrais les propos très intelligents d’Essy Amara, ancien ministre des affaires étrangères sous Houphouët Boigny, reconverti en ”consultant” de Ouattara: «Je suis très heureux pour cette rencontre  parce que ça bonifie le corps diplomatique, les ambassadeurs sont accrédités auprès du Président de la République et ce genre d’exercice  les met en valeur; ça je crois que c’est une très bonne chose par ce que en réalité le développement repose sur la crédibilité, or la crédibilité, c’est la diplomatie».

Lorsque les lumières de Noël apparaîtront, - ce Noël certainement encore plus rutilant que le dernier: où Abidjan brillera de mille feux, alors que les ivoiriens lutteront encore et encore avec les coupures de courant, les coupures d’eau et les coupeurs de tête -, quelques ambassadeurs seront là pour relayer le discours lénifiant de la Côte d’Ivoire au travail, où les investisseurs se bousculent au portillon; peut-être même auront-ils droit à un intéressement lié à leur engagement à ses côtés, car Ouattara nous a appris que tout se vend, tout se brade dans cette nouvelle Côte d’Ivoire; et  pour augmenter sa puissance de Com, que ne ferait-il pas dans l’urgence, voire l’étranglement dans lequel il se trouve, assiégé de toutes parts de démarches et de discours accusateurs, pour s’en sortir en recrutant pour sa cause perdue des diplomates flattés, mis en valeur et élevés au rang d’ambassadeurs de l’investissement et de la bonne marche des affaires en Côte d’Ivoire. Mais ce qu’il oublie , c’est que ces paroles d’ambassadeurs n’ont aucune valeur, leur présence et leurs discours ne sont là que pour animer une scène, un décors, pour flatter, enrober d’esthétique, enjoliver, sucrer un café froid ou coller des jantes de sport à une «France au revoir». En effet, à quoi sert un starter, si le carburant  manque dans le moteur?

Comme si la diplomatie allait devenir la nouvelle Solution à la carence d’investisseurs, la carence d’emplois, l’absence de réconciliation effective sur le terrain, les arrestations tous azimuts... Comme si les applaudissements des diplomates allaient couvrir les cris étouffés des morts, des souffrants, des torturés, des exilés, des grévistes, de tous les laissés pour compte, comme si des acteurs, figurants de la cause Ivoire, version Ouattara,  allaient à eux seuls créer le miracle de la résurrection d’une Côte d’Ivoire dynamisée, réconciliée, où l’investissement, les emplois, la bonne gestion, la droiture dans les affaires publiques seraient de retour, avec un président qui ferait l’unanimité de “son” peuple!

Sa visite prévue dans le Zanzan à partir de mardi, débutée avec les cadeaux de Dame Dominique envoyés aux populations, donne déjà de voir et d’entendre que ceux qui ont tout fait pour qu’il accède au pouvoir, sont déçus de leur mentor, très déçus... Les applaudissements de ses amis diplomates étrangers vont-ils suffire à suppléer aux gémissements et récriminations de ses électeurs ivoiriens désillusionnés?

Ouattara ou l’art de poser des premières pierres, d’inaugurer, de rebaptiser des édifices repeints, de s’engouffrer dans des boulevards de bavardages qui se terminent en impasses… Mais pour combien de temps encore?


Shlomit Abel


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mercredi, 07 novembre 2012

ELECTIONS AMERICAINES: LE DEMOCRATE BARACK OBAMA REELU PRESIDENT DES USA

 

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Le sujet du baccalauréat en philo me revient à l’esprit: «De deux maux choisir le moindre, est-ce encore choisir?» La retraite n’aura donc pas sonné pour Bloodhillary: Ne dit-on pas qu’on ne change pas une équipe qui gagne…

Shlomit Abel


En remportant plus de la moitié des grands électeurs (270 pour être élu), le démocrate Barack Obama remporte les élections américaines et reste le 44ème Président de ce pays. Notons qu’au moment où toutes les chaînes de télévision attendaient le résultat final, c’est le Président sortant lui-même qui annonça sa victoire sur son compte twitter et de conclure  son message:

«Tout ceci est arrivé grâce à vous, merci».

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Il est bon de souligner toutefois, que le prochain mandat d’Obama risque de connaître des difficultés dans la mesure où la Chambre des Représentants revient sux républicains, les démocrates conservant le Sénat.

A cette situation s’ajoute le vote populaire dont on n’a pas encore tous les résultats, mais qui au regard des projections ne semble pas très favorable au Président élu, ce qui augure déjà d’un problème de légitimité.

 

Edouard Yro Gozz

Sources: CNN, LCI, FRANCE 24, BFM TV (de 22h à 6h30)


Lu sur www.ivoirenewsinfo.net


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 25 octobre 2012

CLIMAT DES AFFAIRES SOUS OUATTARA: LA COTE D'IVOIRE DANS LE TROU

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L’information est tombée hier (mardi 23 octobre 2012, Ndlr) aux environs de 15h. «La Côte d’Ivoire est passée du 167ème rang sur 185 en 2012, au 177ème rang sur 185 pays pour l’année 2013». La révélation vient de la Société financière internationale (SFI) et de la Banque mondiale. Ces institutions de la haute finance internationale ont publié leur classement hier mardi. L’information a été aussitôt reprise par l’organe d’information expresse Alerte Info qui l’a vulgarisée pour ses abonnés.

Ainsi, selon la SFI et la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire vient de reculer de 10 points en un an, au niveau de l’environnement des affaires sous le régime de Dr. Alassane Dramane Ouattara, chef de l’Etat, grand commis, devant l’Eternel, de la haute finance internationale.

Qui l’eût cru !? Comment en est-on arrivé là?

Renseignements pris auprès des spécialistes de la question, il ressort grosso modo qu’un grand nombre de critères sont pris en compte par la SFI et la Banque mondiale pour établir le classement mondial de l’environnement des affaires. Ces critères, selon nos sources, partent de la qualité des acquis démocratiques à l’environnement sécuritaire, en passant par plusieurs autres lignes rouges à ne pas violer : bonne gouvernance, corruption, temps mis par un investisseur qui débarque pour obtenir les papiers pour créer sa société, la qualité de l’arsenal juridique pour le règlement des conflits et pour garantir la protection des affaires, le niveau des dessous de tables exigés pour fournir les documents administratifs, etc.

Or, sur toutes ces questions, les rares hommes d'affaires étrangers qui font semblant de s’entêter à investir dans notre pays ne cessent de se joindre aux Ivoiriens pour se plaindre. Dans toutes les chancelleries occidentales, les notes diplomatiques qui remontent vers leurs pays d’origine, parlant de l’environnement économique en Côte d’Ivoire, soulignent avec une rare virulence que le régime de Ouattara se caractérise par «un étonnant appétit d’enrichissement rapide, comme si chacun veut vite faire avant qu’il ne soit trop tard».

Trop tard !? Motus et bouche cousue.

Mais le plus dramatique est l’environnement sécuritaire.

Le pays toujours coupé en deux

Qui ne le sait ? Depuis le 11 avril 2011, date marquant l’arrivée au pouvoir de M. Alassane Dramane Ouattara sous le crépitement des armes et le largage des bombes, en guise de solution à un conflit électoral autour de la présidentielle ivoirienne, la Côte d’Ivoire reste coupée en deux blocs antagonistes. Cette guerre de quatre mois, préférée par la «Communauté internationale» à un «recomptage des voix» sollicité par un des belligérants, a fait 3.000 morts (officiels).

Certes, la guerre est finie, mais pas la crise. Et le pays reste divisé en deux blocs : d’un côté, le régime organise des spectacles politiques et musicaux et s’en sert pour préciser, à chaque coup, que «sous Alassane Ouattara, la deuxième chance de la Côte d’Ivoire après feu Félix Houphouët-Boigny, tout va bien dans le pays». Un taux de croissance «à deux chiffres» est annoncé, à chaque occasion, alors que les Etats européens donateurs croulent eux-mêmes sous le poids des crises économiques et monétaires chez eux. En face, bon nombre d’Ivoiriens constatent que, contrairement aux promesses électorales, la vie devient de plus en plus chère. Et pour couvrir les rengaines émanant de cette grande partie de la Côte d’Ivoire, Ouattara et son régime ont choisi d’étouffer toute contradiction démocratique interne.

A commencer par les médias. A eux seuls, sept (7) quotidiens de l’opposition totalisent un semestre de suspensions cumulées en quinze mois. Le Conseil national de la Presse est passé par là. Des journalistes sont soit envoyés en prison pour « délit non constitué », soit enfermés quelques heures aux violons de la Direction de la Surveillance du Territoire (Dst, police politique) pour des articles non au goût du pouvoir. Le DG de la Rti a perdu son poste après un banal ratage du retour du chef de l’Etat d’un voyage à l’étranger.

Cette censure institutionnelle doublée d’intimidations et de menaces d’incarcération est complétée par les attaques et/ou incendies des sièges des rédactions des journaux de l’opposition. Mais il paraît que les médias ont même beaucoup de chance. Car, sous Ouattara, le pluralisme politique, bien que constitutionnalisé, est supprimé dans la pratique. La démocratie est étranglée. La preuve ? Le plus grand parti de l’opposition, voire du pays, le Front populaire ivoirien (Fpi) du président Laurent Gbagbo (38% de l’électorat au premier tour de la présidentielle d’octobre 2010 contre 34% au Rdr d’Alassane Ouattara et 25% au Pdci-Rda d’Henri Konan Bédié) ne peut plus s’exprimer : toutes ses manifestations sont soit interdites, soit attaquées à coups de fusil ou à l’arme blanche par les miliciens à la solde du pouvoir.

Le Secrétaire général par intérim du Fpi, Laurent Akoun, est écroué à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (Maca) en compagnie de son adjoint, le ministre Alphonse Douaty. Ils y attendent M. Mady Bouabré, ex-député du Plateau, cadre de leur parti, détenu depuis près de 90 jours à la Dst alors que la garde à vue légale est de 48h. M. Etienne N’Guessan, Secrétaire exécutif d’un petit parti proche du Fpi, croupit, quant à lui, depuis plus d’une semaine, dans les violons de la Police économique au Plateau, sans aucun délit précis. Ces détentions sans jugement portent à près de cinq cent (500), peut-être même plus, le nombre de prisonniers politiques, civils et militaires confondus, dans les prisons du Sud (Abidjan) et du Nord (Bouna, Katiola, Korhogo, Odienné et Boundiali). Chaque jour, le régime opère des arrestations dans un seul camp, celui des partisans du président Gbagbo, et se félicite de «la fin de l’impunité», mais protège et fait la promotion des auteurs de crimes épinglés par les défenseurs des droits de l’Homme et par l’Onu dans son propre camp.

Dans cette atmosphère de justice des vainqueurs et de réconciliation ratée, l’environnement sécuritaire s’est totalement dégradé dans le pays. Les attaques armées se multiplient au rythme de la répression contre les opposants au régime.

Bongouanou (220 km de la capitale, à l’Est du pays), dans la nuit du 21 au 22 octobre 2012, Samo et Bonoua (70 km d’Abidjan, 150 km de la frontière ghanéenne, au Sud du pays), puis la centrale thermique d’Azito à Yopougon, dans la nuit du 14 au 15 octobre 2012 ; Noé (frontière ghanéenne), mais surtout à l’Ouest (frontière libérienne) avec, entre autres victimes, les sept (7) Casques bleus nigériens de l’Onuci (Mission de l’Onu en Côte d’Ivoire). Faut-il noter les attaques spectaculaires de Yopougon et du camp militaire d’Akouédo (Abidjan), celle de Dabou et de Jacqueville, deux bourgs de la banlieue abidjanaise, contre les positions des Frci ? A chaque attaque, des armes et des munitions sont emportées par les assaillants, faisant planer de lourdes incertitudes sur l’avenir du pays.

L’atmosphère sécuritaire est d’autant plus lourde que le pouvoir Ouattara a réussi de challenge deretourner ses propres combattants contre lui-même. Des sources lorgnent vers Guillaume Soro, ancien chef rebelle, successivement Premier ministre de Gbagbo et de Ouattara, devenu président de l’Assemblée nationale, soupçonné d’organiser des coups de feu pour empêcher Ouattara de le livrer à la Cpi. D’autres sources lient ces attaques à la «frustration» de milliers de mercenaires et supplétifs des rebelles enrôlés pour combattre Laurent Gbagbo et qui, abandonnés à eux-mêmes, après la guerre postélectorale, continuent d’attendre sans espoir les 5 millions FCFA (7.600 euros) de prime promis à chacun.

Dans ce groupe de frustrés de Ouattara, ces sources rangent les prisonniers libérés et armés par le camp Ouattara, ainsi que de nombreux Dozos, des chasseurs traditionnels transformés en chasseurs d’hommes pour «combattre pour la bonne cause» et qui, à la fin, se plaignent de plus en plus ouvertement d’avoir été délaissés. S’ajoutent à ce cocktail explosif de pro-Ouattara frustrés, toutes les victimes de déguerpissements forcés, sans mesure d’accompagnement, dont l’étape du quartier pro-Ouattara d’Abobo a montré que les populations civiles détiennent des armes de guerre.

Enfin, dernier groupe non moins frustré, tous ces professionnels des armes (soldats, gendarmes, policiers et autres corps habillés, tous grades confondus) issus de l’armée régulière du pays (Fanci ou Fds) qui, bien que non en exil, ont perdu qui leurs emplois, qui leurs postes, quand leurs comptes bancaires ne sont pas gelés, depuis que Ouattara a pris le pouvoir.

Rien ne montre encore une connexion entre tous ces frustrés mais personne ne sait où va le pays. Et en entendant le chaos social, c’est l’environnement des affaires qui dégringole sous Ouattara. La Côte d’Ivoire est dans le trou.

 

César Etou

DG/DP Notre Voie


Sur la page Facebook de Djagoyouwle Ogbawoli


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 04 octobre 2012

NOUVELLE UNIVERSITE A L'ENSEIGNE DU DEMON!

 

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Démon guerrier (homme géant  et cornu) à l'université d'Abobo-Adjamé comme emblème, monté sur la carte de la Côte d'Ivoire. Effroyable de symbolisme!!! Une alliance de mort sur la Côte d'Ivoire. A bon entendeur...! 

 

A l’Université Nangui Abrogoua, Ex Abobo-Adjamé, on est accueilli par la statue d'un dozo, violent symbole du vaste programme pour cette nouvelle université de la Côte d’Ivoire nouvelle, où le savoir et la connaissance se déclinent par rapport à ces illustres chasseurs dont les 9/10ème ont été importés des pays limitrophes, afin d’encourager les locaux à traquer et chasser un gibier nouveau : les sympathisants du président Laurent Gbagbo et déclarés comme tels à cause de leur nom, de leur ethnie.

Nous ne savons pas encore si parmi le corps enseignant, il y aura des membres éminents de cette confrérie pour partager avec les étudiants les secrets des amulettes et autres gris-gris puissants, offrant l’immunité médicale et judiciaire à ses porteurs, leur apprendre l’art ancestral de la chasse et la nouvelle, la chasse à l’homme, le maniement de la machette et sa version 21ème siècle actualisée de la kalache ? Gageons que le professeur d’économie issu de cette noble caste, se rit du « budget sécurisé », il basera ses cours sur le principe fondamental des braquages de banques, l’art du racket, et cette loi universelle, redécouverte après avoir gratté le verni constitutionnel : «  ce qui est à toi est à moi » et « ma vie a plus d’importance que la tienne » !

Ce qui frappe aussi, une fois que l’on a découvert le Goliath des dozos, avec son bouclier, sa lance immense, ses colifichets, ses flèches et son grand poignard d’égorgeur, ce sont ses cornes, des cornes de bouc immenses ; le Dozo est moitié homme, moitié bouc, et son visage oscille à la limite de l’humanité et de la bestialité ! Le Dozo de l’université Nangui Abrogoua a des cornes gigantesques, à l’image de son Maitre, car ce que nous livre cette culture dozo, -telle qu’elle nous a été servie, telle qu’elle a été instrumentalisée-, c’est son rapport à la magie, au mal, à l’anarchie et au néant, le retour à l’état de sous-homme, sans foi ni loi.

Alors que dans la représentation par Michel-Ange de Moïse, descendant du Sinaï et porteur des tables de la loi, ces dix paroles qui sont à l’origine de la « charte universelle des droits de l’homme », les cornes symbolisaient la présence divine, concentrée en lieu, le haut de la tête, lieu de la réflexion et de la pensée ; ici nous sommes en présence d’un Maitre qui enlève toute humanité à celui qu’il habite, en en faisant un animal à cornes, où la bonté et la justice ne sont plus l’apanage premier, mais plutôt le mensonge et la force. Ainsi dans le discours déformé des dirigeants actuels, Laurent Gbagbo et les siens sont représentés comme des occultes, des magiciens jetant des sortilèges, et Ouattara celui qui a apporté la laïcité, la démocratie et la lumière !

Par ses proportions impressionnantes, cette œuvre d’art nous renvoie à l’histoire biblique de David et Goliath, tous deux les arrière arrière petits enfants de Naomi: David par Ruth qui a choisi la fidélité et l’obéissance, et Goliath par Orpa, qui s’est détournée de sa belle-mère. Alors que l’impressionnant géant voit David, nous relevons qu’il ne voit pas sa beauté, que c’est un enfant, aux cheveux blonds et au beau visage. Il ne connait et ne réagit plus qu’à la laideur, la violence, le crime, la malédiction…

La suite de l’histoire nous la connaissons, mais il est bon de la relire (1 Samuel 18) . Alors que le géant tout caparaçonné, avec ses amulettes, son bouclier, ses armes semble invincible, la menace vient de là où on ne l’attendait pas: quelques centimètres de front offerts à la fronde du petit berger suffisent pour déstabiliser le colosse, et c’est avec le propre couteau du Dozo de l’époque qu’il l’achève! Les autres dozos auraient pu encercler le petit David, mais c’est le sauve qui peut, les cornes du diable et les gris-gris n’enseignent ni le courage ni le sens des responsabilités!

Pour le reste de l’histoire, il serait bon que les David, les « bien-aimé » en hébreu, se lèvent avec assurance et confiance, parce que ces centimètres de vulnérabilité dans cet enfer carcéral ivoirien existent, les horreurs et les scandales que nous comptabilisons chaque semaine, chaque jour, nous révèlent bien que ces hommes et ces femmes au pouvoir sont aux abois et se dépêchent d’engranger parce qu’il va falloir bientôt fuir, que la situation est sans issue, sans avenir.

Ouattara lui-même, rappelons-le, par le simple fait qu’il n’a jamais écrit le moindre opuscule, ne laissera aucune trace dans les bibliothèques universitaires, pas même celle des dozos, et peu de traces dans l’histoire si ce ne sont des gravas et des ruines, des charniers et des cimetières dont il est le co-auteur avec d’autres, et toute cette confrérie du mal sera balayée par les dignes fils et héritiers de leurs pères, qui reconstruiront sur ces ruines un édifice pour la paix et le vrai vivre ensemble, dans la justice et la vérité. La réconciliation ne se cherchera plus, elle se vivra !

 

Shlomit Abel

 

Post-Scriptum de Shlomit Abel: Je rajoute un détail à mon texte parce que des pro-Ouattara m’ont prise à parti sur mon manque d'informations sur Nangui Abrogoua, représenté par cette statue.


Effectivement, je ne me suis pas renseignée sur Nangui Abrogoua parce que j'ignorais que la statue était sa représentation. En général, les gens qui donnent leur nom aux universités sont des gens de lettres, de science, parce qu'on enseigne dans les universités un savoir en rapport avec le leur... Mais n'imaginez pas à cause de cette ignorance que vous avez clos le débat. Pouvez-vous me dire pourquoi cet Ebrié du siècle passé, chasseur, cueilleur, homme respecté, se transforme en épouvantail du Diable à l'entrée d'une université? Tout le monde pense aux Dozo parce qu'ils sont d'actualité, et malheureusement pas de la meilleure, alors franchement offusquez-vous plutôt de ce qu'avec cette statue "on" a sali la mémoire d'un homme de bien, et plus encore demandez-vous pourquoi on l'a affublé de ces cornes sataniques! Demandez au petit-fils de ce grand homme qui est actuellement le chef de la communauté Djemian, s'il est heureux d'apprendre que son grand-père est un sataniste et le chef de file de tous les satanistes! C'est ça la vraie question: êtes-vous heureux que votre histoire devienne une vulgaire histoire d'illuminatis et de sorciers et égorgeurs des temps modernes? Votre Nangui Abrogoua mérite-t-il vraiment cela?

lundi, 26 décembre 2011

NOEL 2011 EN FRANÇAFRIQUE

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"Nativité" macabre, sans paroles et sans musique... Arrêt sur image ! le film se déroule silencieusement : des flashs, les guerres, les coups d'état de Ouattara pour s'emparer du pouvoir, le président Gbagbo sous un déluge de feu, arrêté et traité comme un paria,  l'embargo sur les médicaments, puis l'absence de soins et la pénurie de médicaments encore et encore, le chômage en cascade, les violences au quotidien de ceux qui devraient protéger les civils, ces forces républicaines constituées de forçats en cavale et de délinquants désargentés, cette classe politique qui se recrute seulement dans le nord et qui continue de maintenir en prison les élus de la nation et qui n'est même pas capable d'intenter un procès au président Gbagbo dans son pays, cette élite qui ne souscrit qu'aux valeurs de la franc-maçonnerie : vie facile, argent facile, corruption déguisée en vertu, sexe, pouvoir, autorité ...

Bienvenue  en Chaos-land , dozoland et en ce moment Etat-lumière, magie de Noël...

Enfants, séchez vos larmes ! Dame Dominique est là pour vous distribuer des bonbons... Vous ne mangez plus à votre faim ? vous n'allez plus en classe ? Qu'à cela ne tienne, votre avenir est tout tracé : vous suivrez l'exemple des valeureux guerriers dozo et des hommes en treillis qui tirent sur tout ce qui bouge, vous pourrez violer, vous approprier le bien d'autrui, et si vous êtes un peu intelligent - pas trop ce serait suspect -, vous pourrez même vous imaginer aux commandes d'une charge, d'un ministère; et si vos mères manifestent des craintes et vous disent que vous êtes en train de mal tourner, vous leur direz que votre exemple, c'est le président plébiscité par la "communauté internationale", Ouattara le self made man dont le sourire et les manières policées ont fini de vous convaincre, et sa dame, la gentille croqueuse d'hommes et de fortunes ...

Oui, votre avenir tout tracé est du côté de ces hommes en costumes et chapeaux, sur le fond de la photo ! Ces hommes dont le destin est de singer la civilisation pervertie du blanc dont ils portent les oripeaux... et bientôt, comme eux, vous ne verrez plus la femme pleurer son fils qui n'est plus. Pour vous ce ne sera qu'un mort de plus, un anonyme, un de ces pauvres qui en grandissant vous aurait peut-être pris certains de vos privilèges, ou alors vous aurait fait de l'ombre, où vous aurait rappelé vos crimes...

Quant à vous, enfants d'hier devenus aujourd'hui les acolytes des brigands au pouvoir, sachez-le bien : ces morts, même s'ils deviennent poussière  et disparaissent de votre vue et de votre mémoire, ont du prix au regard de Celui qui comptabilise chacun de nos faits et gestes; et s'Il tarde à intervenir, ce n'est pas parce qu'il vous donne raison de dominer et d'imposer la loi du plus fort ! Mais plutôt parce que l'iniquité n'est pas encore à son apogée ! Parce que Dieu joue à « qui perd gagne », comme l'écrivait si joliment Didier Decoin, et que vous ne comprenez pas ses règles du jeu !

Parce que votre humanité est en train de vous quitter, et que vous ne voyez même pas que le monde vous observe et que les gens de bonne volonté sont horrifiés par vos actes et ceux de vos commanditaires ! Parce que vous vous prenez pour Dieu et que vous n'êtes que des pantins manipulés dans les mains d'autres pantins, encore plus méchants et plus déshumanisés que vous, prenez garde ! L'heure est aux bilans, la page 2011 va se refermer, mais vous n'allez pas ouvrir une page blanche, une page vierge ! Votre souillure ne va pas s'estomper sous les lumières somptueuses de votre "Noël" surréaliste où les ivoiriens manquent de tout, où plus rien ne marche, où les enfants sont sacrifiés sur l'autel de la cause occidentale, tandis que vous, vous étalez vos lumières! Prenez garde, tout comme les juifs n'ont plus voulu le terme d'Holocauste pour décrire leur génocide subi et non accepté, pour le remplacer par l'hébreu « shoah », catastrophe, anéantissement, prenez garde, les Ivoiriens et tout le continent africain derrière eux, les jeunes, ceux qui veulent un avenir qui en vaille la peine, ne vont pas vous tendre la joue droite puis la gauche pour que vous continuiez de les frapper, de les humilier...

Avec leurs pères, vous avez déjà suffisamment joué au punching ball; eux, ils n'ont plus de joue à présenter, mais ils vous disent qu'ils sont prêts, qu'ils sont équipés : ils ont étudié, ils se sont exilés pour ça, et ils vont revenir pour prendre en main leur destin !  Ils n'auront pas besoin de dépendre de préfets et de fonctionnaires dociles qui s'habillent en blanc pour jouer dans la cour des grands de ce monde ! Prenez garde, les règles ont changé et la participation de dame Ouattara à la messe de Noël, main dans la main avec ses « sœurs en la foi » ne va pas empêcher le Dieu de justice de déverser sa colère et de redresser la barre en réhabilitant qui vous savez et en guérissant les plaies vives de tous les Ivoiriens, telle Rachel pleurant ses enfants qui ne sont plus!

Que 2012 soit cette année de libération, ce « dies irae » de la juste rétribution de Celui qui ne sommeille ni ne dort, le gardien d'Israël, le gardien de la Côte d'Ivoire, et que tous les anciens « esclaves » se lèvent et prennent leur part d'héritage, leur part de fils et de filles, de dignes enfants de la côte d'ivoire et de l'Afrique, et chassent les usurpateurs, loin, très loin, définitivement !


Shlomit Abel

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mercredi, 27 avril 2011

APRES LA RECONCILIATION IMPOSSIBLE, VOICI LA PACIFICATION MILITAIRE

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La troisième pacification de la Côte d'Ivoire


Dans son dernier discours à la Nation, Alassane Dramane Ouattara a évoqué la "pacification" de la Côte d'Ivoire, qui devrait intervenir dans les deux mois qui viennent. Ce concept de "pacification", de nature fondamentalement militaire, me semble plus juste pour décrire la situation actuelle du pays d'Houphouët-Boigny que celui, menteur, de réconciliation. Il nous ramène à l'histoire de ce pays, et à deux périodes qui l'ont fondamentalement structurée.


Au début du vingtième siècle, la première pacification est menée par le gouverneur Gabriel Angoulvant. Après la conquête de la nouvelle possession de l'Empire français, il a engagé la "mise au pas" de ses structures locales de gouvernement, brisant les chefferies indociles, destituant les roitelets revêches, punissant collectivement les ethnies rebelles. Au final, le territoire tout entier s'est soumis à l'occupant, ce qui a rendu possible son exploitation économique dans la plus grande quiétude.

La seconde "pacification" de la Côte d'Ivoire, qui est en partie le sujet de la thèse de l'étudiant Laurent Gbagbo - soutenue en 1979 à l'Université de Paris VII - est rendue nécessaire par le "désordre" et la "contestation" nés du bouillonnement politique d'avant l'indépendance. Elle se déroule dans les années 1950 et 1960. Le parti de Félix Houphouët-Boigny, le PDCI-RDA, défie l'ordre colonial, de Treichville à Dimbokro. Prenant acte de la force de la répression, Houphouët décide de "composer". Il s'implique dans la grande opération de nettoyage politique qui vise les "extrémistes" de son propre camp, qui sont éliminés politiquement ou éliminés tout court. Pour empêcher toute compétition politique - et protéger le nouveau pacte franco-ivoirien -, il installe, comme ailleurs en Afrique, un système à parti unique. Comme Angoulvant, il mate les groupes ethniques rebelles, puis a l'intelligence de créer un système rassurant pour tous. Cette "pacification" terminée, l'exploitation économique néocoloniale peut commencer.

Depuis vingt ans, ce système néocolonial là, celui qui a vu naître le "miracle ivoirien", s'est épuisé. Avant d'entrer profondément en crise avec le coup d'État de décembre 1999, l'accession au pouvoir de l'opposant historique Laurent Gbagbo en octobre 2000, puis la rébellion de septembre 2002 qui a remis au goût du jour, dans le sud du pays, un discours critique, voire de rupture, vis-à-vis de l'ancienne métropole, dont les arbitrages et l'autorité ont été vivement contestés. Après neuf ans d'affrontements tantôt larvés tantôt musclés, après plusieurs épisodes de guerre par procuration (à travers les rebelles des Forces nouvelles) ou ouverte (dont la campagne de bombardements aériens des symboles civils et militaires de l'État ivoirien a été la phase la plus spectaculaire), la France officielle a réussi à "avoir la peau" de l'ennemi Laurent Gbagbo, incarnation du nationalisme ivoirien.

L'armée nationale décapitée, la Licorne est désormais en première ligne, avec un Alassane Ouattara dont le rôle rappelle celui d'Ahmadou Ahidjo aux premières années de l'indépendance camerounaise. Les  soldats dépenaillés des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ne peuvent être, au fond, que des supplétifs, et leur attirail ridicule met plus que jamais en valeur la supériorité technique et "civilisationnelle" des troupes françaises. La troisième "pacification" de la Côte d'Ivoire est en marche. Elle se caractérise déjà par le "meurtre symbolique" du chef de la Résistance ivoirienne, de son épouse et de ses proches - l'on se souvient irrésistiblement des cas Béhanzin, Samory et Lumumba. La "punition collective" des ethnies et catégories sociales à problèmes, visant à installer un climat de terreur, est engagée. La chape de plomb, nécessaire à toute opération de nettoyage politique, pèse sur le pays. Par devoir "patriotique", les médias occidentaux ferment les yeux sur les massacres et les exactions de leurs alliés. Cela suffira-t-il pour enterrer à jamais la part indocile de l'âme ivoirienne ?

Rien n'est moins sûr, et les mois qui viendront serviront de test pour les apprentis sorciers de la recolonisation de l'Afrique. La France a misé sur un cheval qui n'a pas que des atouts. La principale faiblesse d'Alassane Ouattara est sa drôle d'armée, tout aussi incompétente que la légion improvisée qui sert de prétexte à l'intervention de l'OTAN en Libye. Spécialisés depuis 2002 dans les pillages et la répression des plus faibles, les rebelles ivoiriens ont conquis Abidjan et se paient sur le dos de la bête. Ce qui oblige et obligera l'ex et néo colonisateur à organiser des patrouilles mixtes en coordination avec des caporaux hâtivement transformés en officiers, et passibles de poursuites pour crimes contre l'humanité. Déjà, des photos de chars français portant fièrement le drapeau bleu blanc rouge et patrouillant dans les rues d'Abidjan sont diffusées...

De plus, malgré tous les artifices, le camp Ouattara n'a ni une base politique suffisante, ni les moyens d'imposer à moyen terme une terreur qui réduirait à la clandestinité toute opposition. En prenant le parti d'installer dans les commissariats et les rues d'Abidjan une milice très clairement ethnique (les FRCI), qui, en raison de ses pillages, est devenue la principale ennemie de la classe moyenne ivoirienne, Ouattara creuse le fossé qui le séparait de la population de la capitale économique, des non-Nordistes et des non-musulmans. On peut, par ailleurs, s'interroger sur les moyens que la France mettra à la disposition de son "gouverneur à la peau noire" en Côte d'Ivoire. La crise du crédit qui enserre l'Occident n'est pas un bon signe. En 2011, le FMI ne peut pas tout. L'inévitable tournure dictatoriale du régime Ouattara et les massacres de masse de ses hordes font déjà de lui un partenaire encombrant. Il n'est pas sûr qu'en 2011, Paris puisse toujours changer le cours de l'Histoire en Afrique avec quelques commandos d'élite et une poignée de conseillers techniques. Malgré les apparences d'une victoire totale, une partie politique et diplomatique serrée est engagée en Côte d'Ivoire.


 

In RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL


Source: Le blog de Théophile Kouamouo