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vendredi, 18 octobre 2013

RATTRAPAGE ETHNIQUE: ÇA REPART DE PLUS BELLE

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Les maires et présidents des conseils régionaux nouvellement élus ont été instruits hier par la direction du Rdr d’appliquer la politique de rattrapage ethnique et partisan d’Alassane Ouattara.

«Un maire ou un président de conseil régional qui embauche les jeunes, et en particulier nos jeunes qui ont mené le combat, contribue à la réalisation du programme de gouvernement du Chef de l’Etat» a déclaré le secrétaire général par intérim M. Soumahoro devant les élus locaux du parti au pouvoir hier au siège du Rdr.

Il a révélé qu’en faisant la promesse électorale de créer 1.000.000 emplois informels au terme de son premier mandat, le candidat Alassane Ouattara  comptait sur les élus locaux du parti.

 

Source: LIDER-CI.ORG

22:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, amadou soumahoro, lider, ouattara, rattrapage ethnique, lider-ci.org | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 24 novembre 2012

COTE D'IVOIRE: OU VA ALASSANE OUATTARA?

ALASSANE OUATTARA - ADO MAGELLAN.jpg

 

Au pouvoir depuis 19 mois, Alassane Ouattara n’a toujours pas stabilisé la Côte d’Ivoire, malgré une campagne propagandiste visant à montrer une Côte d’Ivoire où tout va pour le mieux. Malheureusement, le pays semble toujours plongé dans un engrenage aux conséquences incalculables. Avec une cristallisation des positions et une fracture sociale qui peine à se ressouder. 

Violations permanentes des droits de l’homme, justice des vainqueurs, rattrapage ethnique, traque, enlèvements, arrestations tous azimuts des partisans de Laurent Gbagbo… Une situation qui n’est pas près de prendre fin, dix-neuf mois après la prise du pouvoir par Alassane Dramane Ouattara. Malgré les interpellations - en catimini - de l’Onuci et de certaines chancelleries occidentales accréditées à Abidjan, le régime Ouattara continue de s’accommoder de la situation de terreur et d’insécurité rapprochée qui prévaut. 

Aggravant de plus en plus la détérioration déjà grande de la cohésion sociale. En fait, Ouattara et ses lieutenants veulent- ils vraiment d’une Côte d’Ivoire définitivement réconciliée? Où va Ouattara qui semble courir dans tous les sens sans toutefois réussir à mettre le doigt sur le véritable blocage? Malgré son hymne à la réconciliation entonné depuis mai 2011, le chef de l’Etat a-t-il de réelles dispositions à aller à une véritable réconciliation qui passe nécessairement par le règlement politique de la crise postélectorale? Bâillonner l’opposition, museler la presse libre, maintenir une politique de terreur qui se résume en une traque effrénée des pro-Gbagbo, à des enlèvements et arrestations à échelle industrielle, et à des actes de tortures à profusion. 

Peut-on vouloir une chose et son contraire à la fois? En tout cas, Alassane Dramane Ouattara est en passe de réussir cette prouesse. Car, pendant qu’il continue d’asphyxier économiquement des centaines de familles dont les comptes bancaires sont gelés depuis deux ans, pendant qu’il maintient en détention les personnalités proches de Laurent Gbagbo, pendant qu’il «éternise » l’exil de centaines de milliers d’Ivoiriens, Ouattara appelle à la réconciliation. A quelle réconciliation fait-il allusion? L’institution sortie de sa besace pour conduire le processus de réconciliation va à vau-l’eau. Banny, le président de la Cdvr, a vraisemblablement des difficultés pour faire bouger le train de la réconciliation. A cause du manque de volonté politique affichée de la part du régime Ouattara. 

Dans un tel environnement, près de deux ans après la fin de la crise postélectorale, les violations des droits de l’homme sont aussi récurrentes qu’après l’arrestation du président Gbagbo. La vague de répression des Frci sur les populations et partisans de Laurent Gbagbo en particulier semble sans fin. Malgré les dénonciations de l’Onuci, d’Amnesty International, la FIDH et tout récemment de Human Rights Watch (HRW), Ouattara reste toujours de marbre. Les principaux mis en cause de cette vague de répression et de tortures sont toujours des pions clés du régime Ouattara. Pis, ces ex-chefs de guerre, au lendemain des accusations et dénonciations des organisations de défense des droits humains, ont eu des promotions. Alassane Ouattara, ce «démocrate» imposé à coup de bombes, reste insensible au martyre que vivent des milliers d’Ivoiriens, détenus, déportés, traqués au quotidien ou en exil. 

Une hyper-présidence dans un environnement de terreur 

Depuis le 11 avril 2011, les Ivoiriens vivent sous un pouvoir d’exception, à la limite du régime militaire. Avec un retour progressif puis en force des «Com’zones» comme du temps de la rébellion de septembre 2002. Le pays est codirigé par l’aile politique, tenue par Alassane Ouattara et l’aile militaire, avec la montée en puissance des ex-chefs de guerre, derrière qui transparait l’ombre d’un certain Guillaume Soro. Au-delà de cette évidence, Alassane Ouattara exerce une hyper-présidence. Violant à maintes reprises la Constitution ivoirienne, sans sourciller. Sa récente décision de dissolution du gouvernement suite à un débat au Parlement est symptomatique de son «hyper-présidence», si on veut faire dans la litote. Une «hyper-présidence» qui admet difficilement le fait de la séparation des pouvoirs exécutif et législatif. Il a selon toute vraisemblance la dictature à fleur de peau. A défaut de ne pouvoir dissoudre l’Assemblée nationale, le chef de l’Etat s’est empressé de dissoudre son gouvernement. 

Histoire de mettre la pression sur les députés PDCI qui osent contrarier les projets de lois émanant de l’exécutif. En réagissant ainsi Ouattara entend dicter une certaine attitude à ses alliés du Pdci qui estiment avoir légitimement certains droits. L’hyper-président a voulu ainsi montrer à ses alliés qu’il n’est redevable qu’à ses soutiens extérieurs qui l’ont permis de s’installer au palais présidentiel. Où va Ouattara avec cette radicalisation de sa gouvernance. Peut-il prendre le risque de se mettre à dos le Pdci? Osera-t-il fâcher davantage le Pdci avec la formation de son nouveau Gouvernement, qui sera dirigé par Daniel Kablan Duncan? Pas si sûr, même s’il ne jure que par sa fidélité à ses parrains. 



Franck Toti, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".

lundi, 12 novembre 2012

CHARTE DU NORD, GOULAGS, RATTRAPAGE ETHNIQUE: OUATTARA DEFIGURE LE NORD IVOIRIEN

 

ALASSANE OUATTARA 20.jpg

 

L’Ivoirien du nord n’existe-t-il pas que dans la manipulation des politiciens en mal d’ambition ? Doit-on abandonner le sort du nord aux politiciens ? Des faits attestent que le nord de la Côte d’Ivoire court un grave danger en faisant le jeu des ambitions politiques de ceux que sa stigmatisation arrange. Il faut le sauver…

 

Korhogo, Séguéla, Bouna, Bondoukou, Odiéné, Katiola, Boundiali, sont devenues des villes sanctuaires de la négation des droits humains. Des villes-prisons où sont enfermés des hauts cadres de ce pays par pure vengeance. Mais pourquoi le nord et pas ailleurs, dans une autre région de la Côte d’Ivoire ? Alassane Ouattara seul peut répondre efficacement à cette question. Quelle leçon veut-il, par ailleurs, donner aux Ivoiriens en transformant cette partie de leur pays en goulags ? La question mérite aussi d’être posée surtout quand l’on sait que le nord s’est par le passé illustré avec la ‘’Charte du Nord’’, qu’il est devenu le lieu de déportation des prisonniers politiques en même temps qu’il «bénéficie» de ce que les dirigeants actuels appellent le «rattrapage ethnique».

Mais cette partie du pays a-t-elle une idée de l’image que lui collent les chantres du « rattrapage ethnique » ? Le nord ivoirien n’est-il pas en train de mener le mauvais combat en se laissant naïvement phagocyter par opportunisme, par les voisins de l’Afrique de l’ouest notamment les ressortissants du Mali, Burkina Faso, Guinée Conakry, Niger qui se diluent dans le vocable ‘’Dioula’’ ? Les risques de dérapage sont énormes. On peut le dire, le nord ivoirien court un grave danger en faisant le jeu des ambitions politiques de ceux que sa stigmatisation arrange Qu’ils le veuillent ou pas, les ressortissants de la partie septentrionale de la Côte d’Ivoire font partie intégrante du corpus social ivoirien. Le destin de la Côte d’Ivoire qui est aussi le leur, ne peut se tracer sans leurs apports. Surtout que l’histoire de ce pays avec ses brassages sociologiques et multi culturels montre qu’ils n’ont pas besoin de politiciens pour s’affirmer en tant qu’Ivoiriens à part entière. Assister sans dénoncer que leur sphère d’origine soit le terreau des traques et des suppliques de leurs concitoyens de l’ouest, du sud, de l’est et de l’ouest, serait dommageable pour une intégration harmonieuse et une cohésion nationale. Alassane Ouattara qui ne rate aucune occasion de stigmatiser les citoyens en les classant pro-Gbagbo, pro-Ouattara, sait-il à quoi il expose notre nation et par delà les ressortissants du nord qui n’ont pas demandé à ce que leur terre serve de prison à leurs compatriotes et qui sont bien contraints d’acquiescer cette politique de négation des droits humains qui veut opposer le Nord au Sud ? Tout, absolument tout, dans la démarche du régime actuel inspire l’inquiétude du lendemain. Il suffit de se référer à certaines sagesses du monde contemporain pour se préserver des graves dangers qui guettent notre nation. Il n’est jamais trop tard pour se ressourcer et faire machine arrière comme conseille cette belle pensée de Marylin Ferguson, (Les enfants du verseau) qui dit:

«Une autre découverte : nous ne sommes pas libérés tant que nous n'avons pas libéré les autres. Aussi longtemps que nous éprouvons le besoin d'avoir une influence sur d'autres individus, même par bienveillance, nous serons prisonniers de ce besoin. En leur donnant la liberté, nous nous libérons nous-mêmes.»

Elle (pensée)  devrait interpeller les consciences républicaines et surtout les personnes qui les incarnent depuis le 11 avril 2011, le jour où les ténèbres jetèrent leur voile lugubre sur notre nation. Sinon à vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes, conseille John Fitzgerald Kennedy. Une autre pensée qui rejoint celle de Charles Konan Banny ancien Premier ministre du Président Laurent Gbagbo fait missionnaire de la réconciliation nationale par Alassane Ouattara que nous citerons abondamment jusqu’à ce la leçon soit retenue:

«Aucune victoire par la force ne peut être tenue pour définitive car le vaincu d’aujourd’hui fourbira ses armes dans l’espoir de devenir le vainqueur de demain».

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Pourvu que cela serve… Ce qui n’est pas évident. Car, Alassane Ouattara s’est mis dans une logique de priver de liberté ses opposants politiques en les emprisonnant dans des pénitenciers situés dans sa région natale, au nord de la Côte d’Ivoire. Il faut reconnaître que cette fâcheuse manière de faire la politique n’est pas ex-nihilo. Pour mémoire, Les ‘’jeunes gens’’ qui ont planifié le coup d’Etat de décembre 1999 qui a déchu le président Henri Konan Bédié sont venus pour plupart du nord. Trois ans plus tard, précisément le 19 septembre 2002, ils sortent de leur maquis du Burkina Faso où ils avaient été contraints par le général Robert Guéi (qui les a traqués de décembre 1999 à octobre 2000), pour attaquer de nouveau les institutions républicaines. Cette fois-ci avec une rébellion sanglante qui coupa le pays en deux territoires et s’installe au nord. Leur slogan collait bien avec les objectifs du Rassemblement des républicains (Rdr) le parti d’Alassane Ouattara. Ils disent avoir pris les armes pour Alassane Ouattara. Le concerné lâchera cette phrase: «On ne veut pas que je sois candidat parce que je suis musulman et du nord ». Voici la cause du nord prétendument défendue...

Douze ans (12) après, le nord est encore à l’index, au centre de toutes les causes et convoitises. Quant aux acteurs de l’ex- rébellion, ils justifiaient leurs actes par une quête de « justice équitable ». Mais dans la pratique, c’est tout le contraire de ce que pense Friedrich Nietzsche, à savoir que : «La seule vraie rébellion est la recherche du bonheur.» Mais est-ce vraiment possible qu’une rébellion aussi ambitieuse soit-elle rétablisse la justice et l’équité dans une république qui fonctionne avec ses loi ? Pas vraiment ! Les organisations de défense des droits de l’Homme, telles qu’Amnesty international et Humann RightWatch ne sont pas du même avis, sur ce coup, avec Guillaume Soro et ses amis ex-rebelles qui ont attaqué la Côte d’Ivoire de septembre 2002 à avril 2011. Crimes, viols, vols, assassinats politiques, enlèvements, expropriations, dénonciations calomnieuses sont le lot de calvaires que subissent presqu’au quotidien les populations ivoiriennes par le fait des anciens rebelles au pouvoir depuis avril 2011. Au final, c’est le ni-ni : il n’y aura ni justice, ni équité. Mais plutôt des violations massives des droits humains sur les populations. Trahissant Friedrich Nietzsche et adoubant Gilbert Keith Chesterton qui, dans son oeuvre La Sphère et la croix, disait que : «Tous les grands rebelles ont été de très petits rebelles.» C’est–à dire ne respectant aucune valeur morale, ni aucune valeur humaine. La situation que vit la Côte d’Ivoire depuis avril 2011 n’est que la continuité de cette rébellion.

Une rébellion qui rime avec toutes sortes de violations des droits de l’homme. Mmes Simone Ehivet-Gbagbo, Adjobi Christine, Bro-Grébet Geneviève, MM. Affi N’Guessan Pascal, Sangaré Abou Drahamane, Aké-N’Gbo Marie Gilbert, Dallo Désiré, Douaty Alphonse, Akoun Laurent,Gbagbo Michel, Dogbo Blé Brunot,Séka Yapo Anselme, Séka Obodji, Gnahoua Zibrabi, bref, la liste est longue… sont incarcérés au nord parce que le régime Ouattara le veut ainsi. Le nord, parce que cette région de la Côte d’Ivoire transformée en prison à ciel ouvert par le régime pour gouverner sans contestations est coupé du reste du pays pour être piller en tout tranquillité. On y détient des otages pour un éventuel marchandage politicien. En cas de cas… En somme les prisonniers pro-Gbagbo sont des boucliers humains que les acteurs de l’actuel régime ivoirien, fort de son passé de déstabilisateur des institutions républicaines et de fauteur de trouble, utilise pour se prémunir contre tout péril. Comme ils en ont fait voir des vertes et des pas mûres aux trois pouvoirs précédents : ceux d’Henri Konan Bédié, de Robert Guéi et de Laurent Gbagbo. Mais le régime Ouattara devrait faire attention à ne pas entraîner le nord ivoirien dans ses travers. Car, comme conseille Paulo Coelho, dans son livre «Le Zahir» : «La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir.» Tout est dans le temps…


Simplice Allard

sallard05@yahoo.fr

mercredi, 18 avril 2012

RATTRAPAGE ETHNIQUE DE OUATTARA: UNE IVOIRIENNE DU NORD TIRE LA SONNETTE D'ALARME

 

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Se rendent-ils compte des conséquences?

 

C'est vrai que l'Ivoirien moyen a, en ce moment, d'autres sujets de préoccupation (ne serait-ce que le coût très élevé de la vie) que ce que j'ai à dire, mais je ne pouvais pas rester «la bouche fermée» face à ce que je vois. Depuis le temps où j'observe l'actualité ivoirienne, mes inquiétudes ne font qu'augmenter, à tel point que j'en suis arrivée à la conclusion que l'aventure «dramanienne» risque de très mal se terminer.

J'aime vraiment la Côte d'Ivoire, sans doute de façon exagérée même, raison pour laquelle mon cœur saigne de la voir ainsi malmenée. Chaque jour qui passe ajoute à ma tristesse au travers d´informations glanées ici et là, soit sur le Net soit auprès de ma famille ou encore de mes amis. Ma plus grande peur est causée par le danger d'une explosion de la situation, d´un conflit entre ressortissants du Nord et du Sud. Je suis l'une de ceux qui sont convaincus que la situation qui prévaut en ce moment en Côte d'Ivoire ne durera pas éternellement, tellement elle hérisse une partie de la population, pas toujours membre du camp LMP comme on voudrait le faire croire. Je ne suis pas seulement triste, mais je suis inquiète et même très inquiète du traitement que l'on fait subir à certains groupes ethniques de Côte d'Ivoire sans que personne ne s'en émeuve ou n'élève la voix (du moins officiellement): agressés, battus, leurs villages détruits ou pillés, des femmes violées, leurs terres occupées contre leur gré etc...etc...Tout cela, sans compter les nombreux morts qu'il y a déjà eu.

L'exclusion des populations du Nord, au nom de laquelle les anciens rebelles devenus Forces Nouvelles et enfin FRCI et leurs chefs ont pris les armes, est plus que jamais d'actualité sous leur «règne». Sans doute se sont-ils accaparés tous les «bons» postes qu'ils croient leur revenir, mais savent-ils ce qui se passe dans le cœur des autres habitants de ce pays? De tous ceux-là qu'ils maltraitent ou exproprient selon leur bon plaisir? Pensent-ils, ces hommes ou femmes «du Nord» (et leurs complices des autres régions) qui nous dirigent, que le reste de la population ivoirienne se tait simplement parce qu'il approuve ce qu'ils font? Je souffre, je suis attristée et j'ai peur, car contrairement à eux qui pourront fuir (voyez les cadres LMP en exil), le moment venu, la population nordiste restera en grande partie sur place, exposée à la vindicte des anciens oppressés. Je ne parle pas de ceux qui sont coupables d'exactions et autres crimes à l'endroit de la population civile. Mais j'ai surtout peur pour tous ces innocents embarqués dans une aventure dont ils ignorent les tenants et les aboutissants. Tous ces innocents qui ont étés abreuvés de propagande jusqu'à perdre de vue la vérité, même quand elle se présente à eux de manière têtue, et qui sont convaincus qu'ils ont étés très mal traités depuis l'indépendance de la Côte d'Ivoire (ce qui est faux, Ndlr). C'est maintenant que leur exclusion a véritablement lieu par la faute de leurs soi-disant «défenseurs».

Deux anecdotes racontées par un parent illustrent bien, à mon avis, la situation actuelle en Côte d'Ivoire. Elle m'ont, pour l'une, mise en colère et pour l'autre, très attristée: la première qui depuis a reçu le nom de «rattrapage», date de l'année 2011. Étant du nord (tout comme moi d'ailleurs), mon parent a une femme ressortissante du Centre; ce qui n´est pas étonnant, vu le brassage des populations en Côte d'Ivoire. Cette dernière travaillait dans une boîte (une entreprise, Ndlr), dont le chef a été remplacé - ou rattrapé, selon le cas - après le changement de l'équipe dirigeante du pays; chose à laquelle je ne trouve pas vraiment à redire, chacun «plaçant» en général ses hommes (ou ses femmes). Là où le bât blesse, c'est que non content de remplacer le personnel qualifié, on est allé même jusqu'à remplacer le petit personnel par des personnes ayant des noms à consonance... nordiste ! Au grand dam de ma «belle-soeur».

La seconde s'est passée au moment des affrontements entre les FRCI et une partie de la population à Arrah, à la mi-février. J'appelle encore une fois ce même parent qui habite la région pour lui demander s'il se porte bien, tout en espérant qu'il n'ait aucun problème. Dieu merci, c'était le cas. Mais comme je lui racontais que j'étais assez choquée que la population «civile» du nord se soit associée aux FRCI pour attaquer d'autres civils, il me sort l'autre anecdote: sa ville n'étant pas loin d'Arrah, un de ses amis, qui lui n'est pas du nord, est venu lui confier des biens de grande valeur (de un à deux millions de francs CFA), par crainte qu'ils ne tombent aux mains des FRCI. C'est le message caché dans cette démarche (le fait qu'il lui confie ces affaires) qui est en fait le plus inquiétant: craignant que les FRCI ne déferlent aussi sur ce lieu, il met tout simplement ses biens à l'abri chez... un nordiste qui lui, ne sera certainement pas inquiété en cas d'attaque des FRCI... Mon parent me dit: «Imagine que l'histoire se soit passée dans l'autre sens...». Sans commentaires!

Le drame dans tout cela, c'est que les barrières sont plus que jamais déterminées par l'appartenance régionale. Le vote pluriethnique connu sous Gbagbo ne semble plus être qu'un vieux souvenir. Car ce qu'il faut savoir, c'est que ce parent, tout comme moi, ne sommes nullement sympathisants du RDR ou encore moins de l'ancienne rébellion qui dirige actuellement la Côte d'Ivoire. Ce fait qui est pourtant connu de cet ami ne l'a pas empêché de mettre ses biens « à l'abri » chez lui. On semble donc en être arrivé à une équation aussi réductrice que dangereuse en Côte d'Ivoire: Rébellion + RDR + FRCI = Ivoirien du Nord. Est-ce cela la «solution»? Merci «ADO solutions»!

Que Dieu ait pitié de la Côte d'Ivoire!

 

N. COULIBALY

mercredi, 04 avril 2012

QUAND LE REGIME OUATTARA FAIT DE L'EPURATION ETHNIQUE DANS L'UNIVERSITE IVOIRIENNE

UNIVERSITE D'ABIDJAN COCODY 3.jpg

SITUATION DES UNIVERSITES DE COCODY ET D'ABOBO-ADJAME EN COTE D'IVOIRE

A l'image d'une Côte d'Ivoire en contexte de rattrapage ethnique, la situation des universités de Cocody et d'Abobo-Adjamé se dégrade de jour en jour et ce, depuis la décision de leur fermeture (18 avril 2011).

Cette situation concerne :

- les nominations académiques et administratives,
- l'organisation des examens (Thèses, DEA, Maîtrise),
- le recrutement d'enseignants, la réhabilitation et l'équipement des laboratoires ainsi que la construction de la clôture des campus.

Les nominations académiques et administratives

Sur cette question, il convient de rappeler qu'un séminaire sur la gouvernance des universités et grandes écoles s'est tenu du 22 au 23 juillet 2011 à Abidjan. Dans leurs conclusions, les séminaristes ont tenu à mettre en garde les nouvelles autorités contre toute immixtion dans le fonctionnement de l'enseignement supérieur, notamment contre la violation de la loi de 1996 et le décret de 2001 instituant désormais les postes électifs là où les présidents et les doyens étaient jusque-là nommés.

En violation de ces dispositions et passant outre les recommandations dudit séminaire, les nouvelles autorités viennent de procéder aux nominations ci-dessous :

La nomination du Président de l'Université de Cocody

Mme le Prof. LY- Ramata (originaire du Nord), candidate malheureuse (35%) aux dernières élections de Président de l'Université face au Prof. AKE N'gbo (65%), a été nommée présidente de l'Université de Cocody, par arrêté ministériel. Quelques temps après sa nomination, Mme Ly-Ramata a proposé à son ministre Cissé Bacongo (Assistant de droit) deux noms aux postes de 1er et 2ème Vice-président. Il s'agit de :

Prof. AFFIAN Kouadio, professeur titulaire et doyen de l'UFR Sciences de la Terre et de Ressources Minières (STRM) de l'Université de Cocody, et Prof. ATTA Koffi Lazare, Maître de recherches à l'Institut de Géographie Tropicale (IGT) de l'Université de Cocody.

Ces deux propositions ont été rejetées par le ministre de l'Enseignement supérieur au motif que les concernés ne sont pas originaires du Nord. En conséquence, ces derniers collaborent officieusement avec leur « patronne » en entendant que le gouvernement trouve les nordistes qu'il faut.

Très vraisemblablement et en toute rigueur, les doyens élus, en exercice à la tête des différentes UFR des Universités devraient être limogés au profit de nordistes qui seront alors nommés. Il en sera de même pour les directeurs d'instituts et départements des Universités de Cocody et d'Abobo-Adjamé.

La nomination du Secrétaire Général de l'Université de Cocody

Anciennement directeur de la scolarité, Monsieur Mamadou Diomandé (niveau Bac + 3, nordiste) a été nommé par arrêté ministériel en qualité de Secrétaire général de l'Université de Cocody au détriment du Prof. BALOU Bi Toto Jérôme, ancien secrétaire général de l'Université de Cocody et Vice-président de l'Association des Secrétaires Généraux des Universités d'Afrique et de Madagascar.

L'organisation des examens (Thèses, DEA)

A la demande du collectif des doyens d'UFR souhaitant le déblocage des thèses et DEA en souffrance, le ministre a donné son accord de principe en novembre dernier. Mais, aussi paradoxale que cela puisse paraître, M. Cissé Bacongo (ministre de l'Enseignement supérieur) s'est rétracté, estimant que la soutenance de thèse et de DEA est autorisée par décret, là où la nomination du président de l'Université dépend d'un simple arrêté ministériel. Le blocage des soutenances de thèses et de DEA est donc entier. A cela une raison bien simple. La liste des impétrants, établie par les doyens d'UFR à la demande expresse du ministre, laisse apparaître une forte majorité d'étudiants originaires du Sud. Du coup, des centaines de candidats vont devoir attendre encore longtemps avant de présenter leur doctorat et DEA, peut-être le temps que les nordistes se rattrapent.

Cette volonté de rattrapage explique, selon nous, non seulement le fonctionnement normal de l'Université de Bouaké, mais aussi le non-paiement des bourses des étudiants en thèse des universités de Cocody et d'Abobo-Adjamé .

L'Université de Bouaké

Elle fonctionne normalement, c'est-à-dire, on y prépare les doctorats, des DEA et les Maîtrises. Cela, parce que l'Université de Bouaké fait partie du Nord de la Côte d'Ivoire. C'est dans ce même esprit de soutien sélectif aux structures universitaires que l'Unité de Recherches et d'Enseignement Supérieur (URES) de Korhogo (extrême nord du pays) deviendra une université complète en 2012-2013. D'ici là, le professeur ZIKI Koléa (issu du Sud) vient d'être limogé au profit d'un nordiste en la personne de M. Adama Coulibaly (nordiste).

Le recrutement d'Enseignants

Officiellement et pour cause de fermeture, il n'y a plus de recrutements d'enseignants dans les universités de Cocody et d'Abobo-Adjamé. Mais officieusement, le recrutement se fait, le cabinet du ministre s'étant substitué à la commission de recrutement; de sorte qu'aujourd'hui, on est en présence d'un parachutage qui va surprendre plus d'un à la réouverture des universités.

En effet, nombreuses sont les nouvelles recrues nordistes qui peupleront les universités de Cocody et d'Abobo-Adjamé, après avoir fait naturellement le plein des universités de Bouaké et de Korhogo.

Réhabilitation et équipements des laboratoires, cités U et Amphis

Ce qui se fait à ce niveau ressemble fort à un bricolage collectif subtil. Ce bricolage est soutenu par une publicité mensongère alors qu'en réalité rien de sérieux ne se fait et que le pillage des bibliothèques et labo redoublent d'effort.

Vus de l'extérieur, certaines cités universités, les labos et les amphis présentent un aspect reluisant lié aux nouvelles couches de peinture, mais ce n'est que du trompe-l'œil, car l'intérieur n'a connu aucune réhabilitation depuis le deuxième passage des pillards et autres FRCI dozos.

Enfin, quant aux travaux de réhabilitation de la clôture de l'Université de Cocody (détruite exprès), ils piétinent au même titre que l'ensemble des travaux prétendument initiés dans les universités. Ces lenteurs s'expliquent par la même volonté de rattrapage.

Moralité: Aussi longtemps que la politique de rattrapage ethnique s'appliquera, aussi longtemps que Alassane Ouattara restera au pouvoir, toute aide que la communauté internationale accordera à l'Enseignement supérieur ivoirien doit être considérée comme un appui à une communauté ethnique et une seule : les nordistes.


Ce sont près d'une centaine d'universitaires qui sont en exil depuis le 11 avril 2011. Les plus connus étant :


Professeur Yao N'Guessan Thomas, Biochimiste

Professeur Néa Kipré, Psychologue
Dr Ahoua Don Mello, Ingénieur/Docteur des Ponts et Chaussées
Professeur Hubert Oulaye, Juriste
Professeur Jacqueline Lohouès Oble, Juriste
Professeur Niamien Messou, Chimiste
Professeur Yao Paul N'Dré, Juriste
Professeur Lida Kouassi, Germaniste
Professeur Krékré Firmin, Psychologue
Professeur Kouassi Oussou, Economiste
Professeur Dégni Ségui, Juriste

Universitaires dans les Goulags du Nord, ce sont :

Professeur Gilbert Marie-Aké NGbo, Economiste, Président de l'Université de Cocody, Président du concours d'Agrégation Sciences Economiques et de Gestion du CAMES (Conseil Africain et Malgache de l'Enseignement Supérieur)
Simone Ehivet-Gbagbo, Linguiste
Aboudramane Sangaré, Juriste
Dr Michel Gbagbo, Psychologue

COMITE DE DEFENSE DE L'UNIVERSITE IVOIRIENNE

ABIDJAN, MARS 2012

 

Source: INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT

samedi, 31 mars 2012

ALASSANE OUATTARA: LE CHANT DES SIRENES S'ESTOMPE


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Oui, le langage trompeur qui a séduit bien des ivoiriens, des africains et des citoyens du monde et qui les a amenés à se laisser flouer par les apparences est en passe de perdre définitivement de sa magie. Le charme a fait long feu. Celui de voir enfin un ressortissant du Nord de la Côte d'Ivoire au pouvoir. En la personne d'Alassane Ouattara ou ADO (Argent - Diamant - Or, comme se plaisent à dire ses aficionados), adoubé « Warri fatchè » (trivialement, Papa-l'argent), l'économiste de renommée internationale, celui dont le métier est de « trouver l'argent », l'homme au carnet d'adresses éloquent, « la solution » à tous les problèmes des ivoiriens.

Il aurait été franchement souhaitable que ce charme fût suivi d'effets concrets dans la vie des ivoiriens. Que nenni ! Jamais la Côte d'Ivoire ne se sera portée aussi mal dans sa peau, dans sa vie quotidienne et dans sa cohésion. Et l'histoire retiendra que cela est arrivé sous un nordiste. De ce point de vue, Ouattara rend au Nord de notre pays, le pire service qui soit. A tout le moins, un bien mauvais service. Ce qui est certain et clair dans l'esprit de tous, c'est que le septentrion ivoirien ne pourra plus dire qu'il n'a jamais gouverné et qu'on lui refuse sa candidature (pas celle d'un de ses fils mais la sienne entière) à l'élection présidentielle pour des considérations religieuses et géographiques.

« On ne veut pas que je sois candidat parce que musulman et du Nord », telle aura été la lame de fond de la politique de Ouattara pour la conquête du pouvoir. Jamais un fils du Nord n'aura autant instrumentalisé sa région et, soyons-en certains, cela ne sera pas sans conséquences dommageables pour la suite de l'histoire ivoirienne. L'ayant dit et étant parvenu au pouvoir sur cette base, le chef de l'Etat actuel confirme sa ligne de pensée en déclarant d'aplomb, dans une interview qu'il a donnée au journal « L'Express », au premier jour de sa visite d'Etat en France, le mercredi 25 janvier 2012 : « Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population (chiffre démenti par les données de l'Institut National de la Statistique qui indiquent plutôt 25,71%), étaient exclues des postes de responsabilité ».

Au-delà de l'instrumentalisation et du tripatouillage indécent des données démographiques, c'est le braquage de toutes les autres ethnies de notre pays contres celle du Nord qu'est ainsi en train de réussir - fort malheureusement - Alassane Ouattara. L'inconscient profond des ivoiriens et leur imaginaire populaire retiendront que c'est sous Ouattara, le chantre du nord, le « Zorro » de la cause nordiste, qu'on aura connu la pire division entre les Ivoiriens. Le rattrapage ethnique de Ouattara a ceci de criminel qu'il dresse les communautés du Nord contre tout le reste de la Côte d'Ivoire. Et cette opposition, cette  déchirure, c'est Alassane Ouattara qui l'aura réussie. Tant et si bien que si on fait une analyse objective et rigoureuse de la crise ivoirienne, depuis le début de la rébellion en 2002, et de la situation sécuritaire actuelle dans notre pays, on constatera que les FRCI - qui sévissent gravement et odieusement contre les populations ivoiriennes dans le silence le plus complet du gouvernement -, en réalité, ne sont soutenus que par les ressortissants du Nord. Et ce n'est pas de la délation de le dire.

C'est au point où lors des manifestations des populations d'Arrah - dans l'Est de la Côte d'Ivoire - contre la présence des FRCI dont elles étaient excédés des exactions, et qui ont fait de 15 à 35 morts selon des sources diverses, les ressortissants du Nord ont fait écran contre les autochtones pour porter secours aux FRCI. L'affrontement communautaire était inévitable. Les plaies sont encore à vif et la réconciliation dans cette localité n'est pas pour demain, au regard des propos vindicatifs qui nous en parviennent et qui ne sont guère rassurants. L'équilibre n'y tient, à l'heure actuelle, que par la présence des armes. Qu'arrivera-t-il à la moindre inversion des rapports de forces ? DIEU seul le sait ! Et nous n'osons même pas l'imaginer.

La question sécuritaire en Côte d'ivoire est un vrai drame national. Nos forces traditionnelles de sécurité (Police et Gendarmerie) sont impuissantes devant les exactions des supplétifs FRCI et des milices « Dozos » descendus du Nord combattre pour Ouattara, à Abidjan. Plutôt que de retourner dans leurs milieux naturels de vie et leurs régions sociologiques, ils se sont incrustés dans le Sud et l'Ouest de notre pays. Pour le plus grand malheur de nos populations. Leurs dérives et leurs crimes sont légions et quasi quotidiens.

A l'intérieur du pays, les forces de l'ordre sont désarmées et doivent se soumettre à une bien curieuse démarche administrative pour recevoir une dotation temporaire d'une ou deux armes (pour mission commandée) auprès des préfets. Une fois la demande des commissaires déposée aux préfets, ils donnent instruction aux FRCI, qui consentent à remettre une ou deux kalachnikovs, à rendre après opération.

Oui, vous avez bien lu, ces pratiques ont bel et bien cours en Côte d'Ivoire. D'ici là (du début de la procédure à son aboutissement), les populations ont largement le temps de périr, sans que personne ne lève le petit doigt. De toute notre jeune vie, jamais entendu parlé de pareilles incongruités dans une République. A moins que la Côte d'Ivoire n'en soit plus une ! Ainsi, braquages, viols, vols et assassinats émaillent le quotidien des ivoiriens, dans l'indifférence générale, et surtout celui, incompréhensible, du pouvoir d'Abidjan.

Pas plus tard que ce dimanche 25 mars 2012 à Yopougon, les FRCI occupant illégalement la Place de la liberté, patrimoine du FPI, sous le prétexte qu'un des leurs a eu maille à partir avec un quidam dans un maquis, font une descente punitive dans le quartier de Yopougon-Selmer, s'attaquent aux riverains sans différenciation, saccagent plusieurs maquis dont celui où se sont déroulées lesdites échauffourées. Trois civils sont tués dont un, égorgé et franchement amoché : la tête fracturée et l'œil défoncé. Un jeune cadre de banque, Kouamé Lucien, a été sorti de sa voiture à bord de laquelle il circulait avec sa nièce, et poignardé de plusieurs violents coups de couteaux. Son seul crime : il était au mauvais endroit, au mauvais moment. Plusieurs femmes ont été violées et des boutiques pillées. Une centaine de civils ont été blessés au gourdin et à la machette. Vous parlez d'une jungle !

Le rattrapage ethnique est tellement bien ficelé et pensé que le nouveau président de l'Assemblée nationale et dauphin constitutionnel - élu anticonstitutionnellement sur la base d'un décret présidentiel lui-même illégal - est du Nord, en la personne de l'ex-Premier ministre Soro Guillaume dont la manœuvre nous rappelle étrangement la parade des primates qui ne lâchent une précédente branche qu'après s'être bien assurés de tenir fermement la suivante. Sous Ouattara, la violation de la Constitution est le passe temps favori. La première vice-présidente, Madame Sako Sarah Fadiga, est également du Nord. Dans la même logique rétrograde.

A côté de cela, des injustices criantes prospèrent dans tout le pays : des domiciles et hôtels appartenant à des particuliers restent encore occupés, des voitures privées sont encore aux mains des FRCI qui refusent de les rendre, les véhicules 4x4 des entreprises se font quotidiennement braquer par ces hommes en armes, en toute impunité, des infrastructures publiques font toujours l'objet de la prise en otage desdites forces et la quasi totalité des QG de campagne du candidat de La Majorité Présidentielle, Laurent Gbagbo, servent de résidence aux FRCI s'ils ont eu le bonheur d'avoir échappé à la destruction systématique ; dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire, des ressortissants Burkinabé occupent de force les champs des autochtones. Le sous-préfet de Bloléquin, Koffi Yao-Kan Claude, s'exprimant dans les colonnes du quotidien « Le Nouveau Réveil », dénonce cette pratique désinvolte ainsi que la grave insécurité qui sévit dans la zone, lui qui a enregistré à ce jour 92 conflits fonciers dans sa circonscription. L'Ouest de la Côte d'Ivoire, il faut le dire en toute franchise et honnêteté, est devenu une « colonie de peuplement » pour tous les ressortissants des pays voisins, au détriment des nationaux ivoiriens. Une poudrière en perspective !

Charles Konan Banny, Président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation avait prévenu à Yamoussoukro, le 28 septembre 2011, dans son discours d'investiture : « Aucune victoire par la force ne peut être tenue pour définitive, car le vaincu d'aujourd'hui fourbira ses armes dans l'espoir de devenir le vainqueur de demain. Et c'est ainsi que s'installe l'escalade. Désarmons donc aujourd'hui nos haines, faute de quoi nous nous acheminons à grands pas vers une guerre de cent ans ! ». Ouattara doit désamorcer cette bombe qu'il a posée avant qu'il ne soit trop tard.

L'actuel chef de l'Etat avait cloué au pilori la gestion du président Gbagbo et promis du renouveau pour la Côte d'Ivoire : 250 nouvelles écoles, 1 université et 1 million d'emplois par an, l'enrayement de la pauvreté et la cohésion nationale. Il n'en est rien : il a bouclé une année de pouvoir et aucune école n'est encore sortie de terre, aucune nouvelle université n'est en vue, pire, l'ouverture des anciennes est renvoyée aux calendes grecques ; Alassane Ouattara a détruit, depuis son accession au pouvoir, au moins 50.000 emplois (concours de la Fonction publique annulés, licenciements massifs à la Présidence, à la SOTRA, à la RTI, à Air Ivoire, à Palaces de Côte d'Ivoire, au Port Autonome d'Abidjan, à l'AGEFOP, à l'ANADER, au CIAPOL et dans la quasi-totalité des institutions et entreprises publiques) ; le coût de la vie est passé à un niveau record, les populations sont au bord de l'asphyxie et de la révolte ; les Ivoiriens se regardent en chien de faïence à cause d'une réconciliation mal amenée et d'ailleurs sabotée par les actions et la justice des « vainqueurs » au pouvoir ; les armes légères et lourdes n'ont jamais autant circulé dans nos villes et été exhibées par les FRCI et leurs supplétifs au nez de nos populations terrifiées et terrées. La Côte d'Ivoire est méconnaissable sous Ouattara. Jamais elle n'aura été autant défigurée et aussi proche de l'explosion. Les ressortissants du Nord ne doivent certainement pas en être fiers. Beaucoup d'entre eux sont aujourd'hui perplexes. Bien d'autres ont déjà déchanté. Le chant des sirènes s'estompe. La « solution » fait place à la « désillusion ». Celle des partisans endoctrinés et des soutiens internationaux.

Le Nord gouverne à l'heure actuelle. Et nous voyons tous de quelle désastreuse façon. Il se « rattrape », selon Alassane Ouattara, qui aura réussi l'exploit de diviser profondément les ivoiriens et de les installer sur une poudrière qui ne manquera pas d'exploser si rien n'est fait. C'est juste une question de temps.


Que DIEU ait pitié de la Côte d'Ivoire !


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 480 du vendredi 30 mars 2012.

jeudi, 01 mars 2012

KONAN BEDIE, LE CHEF DEVENU UN CHIFFON

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Lors de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, mon parti, le PDCI-RDA avait pour slogan : « Notre expérience au service de la Côte d'Ivoire ». Le PDCI-RDA, parti bâtisseur de la Côte d'Ivoire moderne, avec toutes ces années passées à diriger le pays d'abord sous le président Félix Houphouët Boigny et ensuite sous  le Président Henri Konan Bédié était pour nous le parti le mieux indiqué pour sortir la Côte d'Ivoire notre chère patrie des moments difficiles qu'elle traverse depuis le funeste coup d'état de décembre 1999.

Pour nous jeunes du PDCI-RDA, il était plus que nécessaire de remettre l'enfant qui pleure à sa mère car elle seule sait comment le faire taire. Depuis que le PDCI-RDA a été injustement chassé du pouvoir par la force des armes, notre pays a rompu avec les mots PAIX et STABILITE, pour nous c'était l'élection de l'espoir, il fallait remettre notre pays sur les rails pour sortir de cette honteuse crise qui n'avait déjà que trop duré. En tout cas au niveau de la jeunesse, DIEU est au courant, malgré nos maigres moyens, nous avons vendu le produit 'Bédié', nous avons mouillé le maillot mais malheureusement notre candidat est tombé au premier tour. Nous avons beaucoup  pleuré et ce n'est pas Kouadio Konan Bertin qui nous dira le contraire. C'était difficile pour nous. Pour la première fois de son histoire, le PDCI-RDA venait de perdre à l'élection du Président de la République. On venait ainsi de rater l'occasion de mettre notre expérience au service de la Côte d'Ivoire, le rêve de mettre notre expérience au service de la jeunesse, venait ainsi de se briser.

Monsieur Alassane Dramane Ouattara, installé au pouvoir par la force des hélicoptères de guerre de l'armée française sur ordre de Nicolas Sarkozy après avoir massacré des milliers d'ivoiriens, dit qu'il gouverne la Côte d'Ivoire sous l'autorité de Bédié. Ivoiriennes, ivoiriens, démocrates, militantes et militants du PDCI-RDA, voilà maintenant plus de dix mois que Monsieur Alassane Ouattara gouverne notre pays sous l'autorité de Bédié. Ensemble faisons le point.

Depuis l'avènement d'ADO Solutions (?), l'insécurité s'est accrue de façon exponentielle, la Côte d'Ivoire est bien classée parmi les pays les plus dangereux du monde, la preuve : des ambassades délocalisent et la destination Côte d'Ivoire est déconseillée. On assiste à plusieurs braquages et même les églises ne sont pas épargnées. Les universités sont fermées, les étudiants qui constituent l'élite de demain ne vont plus à l'école, pourtant le Président Bédié voulait mettre son expérience au service de l'école. A la place des emplois promis, on nous sert des licenciements massifs dans toute l'administration, le chômage augmente à grand échelle. Nos parents paysans sont spoliés de leur plantation et de leur terre. Le tribalisme a pris de l'ampleur, les admissions dans les concours et les nominations se font sur des bases ethniques. Les FRCI, la milice ethno-religieuse du RDR, continue de tuer les populations ivoiriennes. Les commandants de zone font la loi partout dans le pays. La liberté d'expression a vraiment perdu la langue et la démocratie a foutu le camp.

Tout ceci favorise la division entre les différents peuples de Côte d'Ivoire. Vigilance, vigilance, vigilance ! Ivoiriennes, ivoiriens, militantes, militants et sympathisants du PDCI-RDA, ouvrons les yeux sur ce qui se passe en Côte d'Ivoire. On tue sous l'autorité de Bédié, on viole sous l'autorité de Bédié, on pille sous l'autorité du président du PDCI-RDA. Pour la Côte d'Ivoire, nous invitons le Président Bédié à refuser la gouvernance de Monsieur Alassane Dramane Ouattara sous son autorité parce qu'à cette allure, nous risquons de détruire tout l'héritage du père fondateur.

Au PDCI-RDA, nous parlons de politique intérieure unificatrice dont le substratum est LA PAIX PAR LE DIALOGUE tandis qu'au RDR, ils sont adeptes de la paix par le massacre des opposants. A l'antipode des valeurs fondatrices du PDCI. Il est donc difficile de faire chemin  ensemble.

Monsieur Alassane Dramane Ouattara, ayant échoué au sommet de l'état, veut maintenant nous imposer une guerre civile. Les peuples de Côte d'Ivoire ne laisseront pas « le rattrapage » aller à son terme. PDCI-RDA, notre accointance avec le RDR nous perdra (preuve, voir résultats des élections législatives). Chers aînés,  Houphouët-Boigny vous a laissé un PDCI-RDA très fort et au pouvoir ; pourquoi donc vous voulez à tout prix nous laisser un parti vomi de tous, à votre tour ? Jeunes du PDCI-RDA, voilà pourquoi nous devons demeurer toujours vigilants et mobilisés en prenant nos responsabilités. L'histoire nous regarde.

Les dix mois de Monsieur Alassane Dramane Ouattara nous démontrent que la rébellion qui a endeuillé notre pays est aux commandes aujourd'hui !  Donc le masque du vrai chef de la rébellion est maintenant tombé.

Pour s'en apercevoir, faisons une petite étude comparative entre la Côte d'Ivoire actuelle et les zones sous contrôle des rebelles. Vous verrez, par exemple, les groupes de Wattao, les groupes de Zackaria Koné, les groupes de Chérif Ousmane, ainsi de suite. Chaque secteur a un commandant. L'école n'est ni une nécessité, ni une priorité pour eux, ils sont arrivés au sommet de la société sans la fréquenter, la preuve : l'université est fermée et ils sont d'accord avec ça. On assiste aux phénomènes de braquage des banques, les intimidations, les viols, les tueries partout dans le pays. Une dictature rampante s'est installée. Des leaders politiques et des chefs militaires sont emprisonnés. Nos parents meurent en exil, ils ont leurs comptes bloqués, ils meurent de faim, incapables de se soigner.

Et c'est dans cette atmosphère qu'un certain Charles Konan Banny devra réconcilier les ivoiriens. Voici encore un cadre du PDCI-RDA à qui on confie une mission impossible. Pourquoi le PDCI et non le RDR ? Attention ! Ce Monsieur a une volonté farouche d'en finir avec notre parti.  Monsieur Charles Konan Banny, Alassane Dramane Ouattara, sachant que vous êtes un de ses concurrents, veut vous conduire à l'échec pour que les ivoiriens vous rejettent; il s'en fout de votre Commission Dialogue Vérité et Réconciliation. Ecoutez, Alassane Dramane Ouattara ne fait rien avec la réconciliation entre les ivoiriens car ayant opté pour  le « rattrapage »; donc comprenez enfin que vous n'avez pas les mêmes objectifs.

A la limite, il ne vous accorde aucun respect parce que nous vous savons travailleur, nous savons aussi que vous avez la volonté de faire de grandes choses mais malheureusement vos efforts sont noyés par le sang des ivoiriens qui continue de couler par la volonté du RDR et sa milice ethno-religieuse alias FRCI. Lorsque vous arrangez, eux ils s'évertuent à gâter. Monsieur Charles Konan Banny, de nombreux ivoiriens espèrent encore en vous. Vous êtes encore utiles pour le PDCI-RDA et la Côte d'Ivoire. Notre pays est à un tournant assez décisif de son histoire alors c'est le moment où nous devons prendre des décisions courageuses. Cher aîné, le monde entier vous regarde. Mais la seule chose dont vous devez être sûr, c'est que jamais vous ne pourrez réconcilier les ivoiriens à l'ère du « rattrapage » et vous serez définitivement écarté de la scène politique ivoirienne.

Ne serait-il pas bon pour nous d'analyser la vraie nature du nouveau pouvoir d'Abidjan avant d'aller encore plus loin ? Continuerons-nous de confondre dialogue et tueries ? Paix et guerre ? Houphouétisme et anti-Houphouétisme ?

Agissons maintenant car demain peut s'avérer très tard.

L'histoire est têtue.

Dieu  aime la Côte d'Ivoire et les ivoiriens.

Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire.

Vive le PDCI-RDA!


Pour la jeunesse du PDCI-RDA,

Yao Kouamé Patrick

Président de la jeunesse du PDCI-RDA en exil.

 

Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL


Source: INFO D'ABIDJAN.NET

mercredi, 15 février 2012

APRES LE RATTRAPAGE ETHNIQUE, VOILA LE RATTRAPAGE FAMILIAL


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On savait son frère cadet Birahima Ouattara dit "Photocopie" comme DAAF de la Présidence  et sa femme Mme Dominique Novian Ouattara récemment nommée à la tête d'une structure de l'Etat en présence de Mme Hillary Clinton (Secrétaire d'Etat Américain).

Mais chose surprenante, après nos recherches, nous nous rendons compte que Ouattara a aussi procéder à la nomination de sa nièce (fille de son frère aîné Gaoussou Ouattara) à la tête d'une autre structure de l'Etat en tant que Directeur Général.

En effet, Mme Baudin Sarrahn Ouattara a été nommée depuis Octobre 2011, alors qu'elle résidait en Tunisie, à la tête de l'Agence Nationale de la Salubrité Urbaine (ANASUR), en remplacement de Mme Nguessan Kouakou Adélina anciennement Directeur Général de cette structure étatique.

Cette Agence placée sous la tutelle du Ministère de la Salubrité Urbaine de Mme Anne Ouloto dit "Bulldozer", récemment éclaboussée par le scandale des "Marchés frauduleusement attribués à des prestataires en faillite" est située à Angré 22ème arrondissement et est spécialisée dans la gestion des ordures ménagères en Côte d'Ivoire.

Nous souhaitons la bienvenue au rattrapage familial qui vient s'ajouter à la liste des rattrapages d'Alassane Ouattara.


D.E.

Source: INFO D'ABIDJAN.NET