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lundi, 26 septembre 2016

FOLLE RUMEUR RELATIVE AU PRETENDU DECES DE NOTRE SŒUR, LA JOURNALISTE AWA EHOURA

 

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Chers lecteurs, trouvez ci-dessous le démenti du décès de notre soeur, la journaliste TABITHA AWA EHOURA, publié sur Facebook depuis le vendredi 23 septembre 2016, à 13H44. Ce post a été rendu nécessaire par la tournure que prenait la rumeur; elle se répandait comme un feu de prairie amplifié et personne ne semblait détenir la bonne information ni avoir le réflexe de publier une réplique dans la bonne forme et sur la plate-forme appropriée. Une fois posté, ledit démenti s'est répandu aussi vite que la rumeur et a permis d'en atténuer considérablement la propagation.

A l'instant où je le relaie sur mon blog, 3 jours après son post sur Facebook, il enregistre 545 J'aime, 846 partages et 358 commentaires (je n'ai pas pu les lire tous !). AWA et nous-même, avons reçu des appels de toute la Côte d'Ivoire et du monde entier, au point où depuis le jeudi 22 septembre, date à laquelle est partie cette rumeur, elle ne peut passer 5 mn sans que ne sonne son portable, et ce, du matin au soir. Merci à tous de manifester un si grand amour à AWA; elle vous en remercie de tout coeur.

Votre soutien matériel et financier lui feront également le plus grand bien. Merci pour toutes vos promesses d'appui.

Que la grâce de DIEU soit sur vous ! Fernand Dindé.

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Bonjour chers frères et soeurs, chers amis et donateurs,

Merci pour le souci que vous vous donnez pour notre soeur AWA EHOURA, merci pour vos appels et vos messages.

Effectivement, depuis hier jeudi 22 septembre 2016, une folle rumeur s'est emparée du Net et d'ABIDJAN, la donnant pour morte après sa longue maladie.

Je peux vous rassurer, pour l'avoir eue au téléphone, hier après-midi: elle est bien en vie, joviale et pleine de vie. Je suis donc au courant de cette énième scabreuse et malheureuse affaire. De malins individus prennent un plaisir funeste à répandre le faux et à semer confusion et désolation.

Voici ses numéros. AWA EHOURA: 57818281 et 01377075. Vous pouvez l'appeler pour vous en assurer.

Elle n'est plus à MPOUTO où elle louait un appartement au premier étage d'un immeuble mais à KOUMASSI, dans une famille d'accueil, une famille bienfaitrice qui a bien voulu la recevoir, pour ceux qui souhaitent lui rendre une petite visite fraternelle afin de lui apporter leur soutien, de quelque nature qu'il puisse être.

Bien à vous et à tous ceux qui seront mis en copie de ce post, partout dans le monde ! Bien vouloir le relayer immédiatement pour éteindre cette rumeur qui n'honore pas ses auteurs.

Que DIEU vous bénisse richement !

 

Dindé Fernand Agbo

Initiateur de l'opération "Soutien à Awa Ehoura" (depuis 2012).

Cell. 07047111 et 03930701.

 

Source: Page Facebook Fernand Agbo Dindé

mercredi, 25 septembre 2013

APRES LES LARMES DE COMPASSION QUI ONT SUIVI LA RUMEUR DE SON DECES, AIDONS MAINTENANT ET CONCRETEMENT AWA EHOURA A SURVIVRE


 

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Chers frères et sœurs Ivoiriens, chers amis du monde entier,

 

Le jeudi 19 septembre 2013, dans la soirée, une rumeur folle et sans fondement s’est emparée de la toile, annonçant la mort de notre sœur Tabitha Awa Ehoura, anciennement journaliste à la RTI et licenciée par la nouvelle direction de la structure étatique, en raison de sa proximité avec l’ancien régime ivoirien, incarné par le Président Laurent Gbagbo.

Chacun de nous le sait, Awa Ehoura est une grande malade du diabète, insulinodépendante (à outrance), qui est sans ressources et qui subit de plein fouet les complications neurologiques de la longue absence de traitement endurée pendant les 3 à 4 mois de braise de la crise postélectorale ivoirienne. Elle en paie aujourd’hui le prix fort et n’est vivante, après un manque aussi prolongé d’insuline, que par le miracle de DIEU. Elle porte bien son nom : TABITHA, la ressuscitée de la Bible.

La rumeur relevée plus haut a fait un mal immense aux Ivoiriens et ceux qui l’ont répandue leur en doivent des excuses. Elle a fait répandre beaucoup de larmes et a causé beaucoup de douleur, de désarroi et de détresse. Aussi bien dans sa famille, parmi ses proches et amis, que chez ses enfants, singulièrement l’aîné, résidant à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, qui a appris le décès de sa mère sur… Facebook. Tout bonnement ! Comme tout le monde. Tout comme son époux, alerté, lui, par les pleurs d’un attroupement de voisins, et qui a dû se rendre, affolé, chez sa mère où elle se reposait, à 3 heures du matin, pour en avoir le cœur net (Awa étant injoignable, ce soir-là). C’est inacceptable !

Que cela serve de leçon et que désormais, toute information de ce genre soit dûment recoupée et vérifiée avant diffusion. Voilà où mène la recherche effrénée et aveugle de scoop. Les effets auraient pu être irréversibles pour les personnes trop sensibles ou cardiaques.

Passé cet incident, l’enjeu est et demeure aujourd’hui le secours à apporter à notre sœur Awa Ehoura (Cell. 225 01 37 70 75 et 225 57 81 82 81) afin de garder sa vie sauve et ne pas avoir, un matin, à déplorer son décès véritable pour non-assistance.

Depuis une année et demi, un groupe de donateurs, Ivoiriens modestes et amis tout aussi modestes de la Côte d'Ivoire, mobilisés par nos soins, s’évertue à garder notre sœur en vie par un soutien financier mensuel régulier. A ce jour, les forces se sont quelque peu essoufflées et le besoin d’enregistrer de nouveaux donateurs se fait de plus en plus pressant. Malgré nos appels récurrents et répétés, très peu d’autres Ivoiriens se manifestent pour apporter leur secours à Awa.

N’attendons pas d’avoir à pleurer nos plus chaudes larmes pour témoigner notre amour à Awa Ehoura mais apportons lui plutôt, ici et maintenant, l’aide dont elle a besoin pour survivre. Ses soins et suivis médicaux sont très coûteux pour elle : 200.000 F CFA par mois (305 EURO; rappelons-nous qu’elle n’exerce plus aucun emploi, qu’elle est physiquement diminuée et qu’elle a besoin de notre appui même pour les plus simples contingences domestiques, s’évaluant également environ à la même somme).

C’est avec une grande peine que nous arrivons aujourd’hui à réunir ces montants. Avec un grand nombre de donateurs à petits montants, nous pouvons valablement assurer ses besoins médicaux et domestiques, sans que nul n’en ressente la moindre pression, en attendant l’appel que nous allons lancer vers la fin de l’année pour lui trouver les fonds nécessaires à son installation dans une activité génératrice de revenus, dans le souci qui est le nôtre de la rendre indépendante financièrement.

Ainsi donc, toute personne sensible et désireuse de nous aider dans cette belle aventure peut nous joindre au (225) 07 04 71 11, (225) 07 97 28 11 et (225) 05 46 02 84 (Ahogny Raphaël, Riviera 3), (225) 08 08 01 11 (Konan Isidore, Plateau), ou +33 6 34 93 00 81 (Rita Fourlin, en France) pour s’inscrire, avec le montant de ses dons et leur fréquence, sur la liste des donateurs pour ces 4 derniers mois de l’année. Nous n'avons pas même encore pu lui apporter son soutien du mois d'AOUT, à plus forte raison, celui de SEPTEMBRE. Fasse DIEU que vous puissiez nous y aider.

Dans l’espoir de voir le présent appel susciter autant d’adhésion que la rumeur de la présumée mort d’Awa Ehoura a suscité d'émoi et de désolation, nous prions que la grâce de DIEU vous soit pleinement accordée, à vous et à chacune de vos familles !

 

Bien à tous et que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO

mercredi, 29 mai 2013

LE POUVOIR FRANC-MAÇON IVOIRIEN ET L'USAGE DES SYMBOLES MYSTIQUES (2)

 

côte d'ivoire,le pouvoir franc-maÇon ivoirien et l'usage des symboles mystique,rti,la télévision publique ivoirienne sous le contrôle de la franc-m,aka sayé lazare,hamadou bakayoko

L'équerre et le compas franc-maçons avec un ''G'' au milieu de l'ensemble, chapeautés de l'oeil de l'esprit (3ème œil) dans un triangle.


Comme nous le montrions dans notre premier post "Le pouvoir franc-maçon ivoirien et l'usage des symboles mystiques", la Côte d'Ivoire prétendument nouvelle gît sous le pouvoir de la franc-maçonnerie et du satanisme. Nous vous en apportons une preuve supplémentaire à travers ce deuxième post.

Ne soyons donc pas étonnés que ce beau pays que fût, jadis, la Côte d'Ivoire, soit devenue une antre inhospitalière de serpents vénimeux et un repaire de druides lucifériens, qui répandent le sang des ivoiriens dans toutes sortes de crimes allant jusqu'au génocide (celui des Wê), qui confisquent nos libertés, pillent nos richesses et nos ressources publiques, sèment la terreur sur notre peuple, nous spolient de nos terres ancestrales et pervertissent notre pays par des lois homosexuelles. 

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L'oeil illuminati (Visible aussi sur le dollar américain. Novus Ordo Seclorum: Le Nouvel Ordre des Siècles ou Nouvel Ordre Mondial).


Sous ce régime, explosent comme jamais auparavant les crimes rituels, les sacrifices humains, les hécatombes routières et les noyades. Il ne pouvait en être autrement quand on a mis notre chère Eburnie sous le sceau des ténèbres de l'occultisme et du mysticisme le plus rétrograde.


Que DIEU sauve la Côte d'Ivoire!

 
DINDE Fernand AGBO

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La télévision publique ivoirienne sous le contrôle de la franc-maçonnerie.

 

Passation de service entre les directeurs généraux entrant, Aka Sayé Lazare, et sortant, Ahmadou Bakayoko, de la RTI:

- Observons les portes en arrière-plan à gauche.

- A droite l'équerre maçonnique, l'un des symboles de la franc-maçonnerie.

 

Source: La page Facebook de ACC - Côte d'Ivoire

vendredi, 07 décembre 2012

OPERATION DE SECOURS A AWA EHOURA: ON PEUT ENCORE GARDER ESPOIR EN L'HUMANITE!


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Chers amis, Chers lecteurs,

 

Par mailing-list, le 26 NOVEMBRE et par posts sur mon blog et ma page Facebook, le 27 NOVEMBRE 2012, j'ai lancé avec votre appui à tous, une nouvelle opération en faveur de la soeur Awa Ahoura, socialement marquée par une maladie au long court et un licenciement abusif et inhumain de la nouvelle direction de la RTI.

L'ayant rencontrée durant de longs mois dans le cadre de la première phase 2012 de cette opération de secours (qui s'achève du reste le 31 décembre 2012, pour cette année), j'ai dû vous ameuter à nouveau, chers amis, frères et soeurs, et chers lecteurs, pour vous demander le renouvellement de cette action en sa faveur, au titre de l'année 2013, aux fins de lui permettre de faire face aux graves conséquences sociales qu'a généré dans sa vie le mal qui la ronge, le diabète.

Merveilleuse a été ma surprise de voir que mon appel n'est pas resté lettre morte. Bien au contraire, il a été repris par plusieurs sites et journaux ivoiriens, ainsi que sur Facebook, abondamment. C'est ici le lieu d'adresser mes sincères remerciements à la Rédaction du quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier", aux sites "Ivorian.net", "AbidjanTalk", "Afrik53", "Akendewa.org", "Akendewa.net", "Telediaspora.net", à l'internaute Boni Jean-Eudes de la page Facebook "Côte d'Ivoire Libre" qui m'a été d'une aide précieuse, aux centaines de Facebookers ivoiriens et autres qui ont démultiplié l'information, à la blogueuse Yehni Djidji et à tous ceux que je n'ai pu citer.

Grâce à ce travail conjugué, Awa Ehoura a retrouvé le sourire, je peux vous l'attester, à l'issue de mes deux visites des mardi 4 et mercredi 5 DECEMBRE 2012 derniers, à MPOUTO. Pas seulement pour les dons qui lui ont été faits à cette occasion, mais aussi pour les nombreux, très nombreux appels qu'elle a reçus du monde entier, matins et soirs. Venant de vieilles connaissances, d'anciens élèves (Awa a enseigné l'Histoire-Géographie) ou ex-collègues journalistes ou handballeuses, d'amis perdus de vue depuis une petite éternité, de parfaits inconnus épris de compassion et d'amour... d'humanité tout simplement, pour elle. Des plus illustres aux plus modestes. Des plus prévisibles aux plus inattendus. Qui pour lui envoyer un transfert d'unités, qui pour des paroles de réconfort, qui pour annoncer un don, qui pour soulager sa conscience, qui pour pleurer avec elle. De chaudes larmes ont été versées pour Awa, au téléphone.

Comme elle l'a elle-même dit pour rire, le seul continent d'où on ne l'a pas encore appelée, c'est peut-être l'Asie. C'est vous dire l'adhésion et la solidarité qu'a suscité cette initiative.

Ce qui me permet d'affirmer, sans risque de me tromper, que les Ivoiriens sont formidables et que des hommes et des femmes, pas forcément nantis mais profondément humains et compatissants donnent encore à espérer de l'humanité.

Les dons continuent à arriver. Surtout les dons occasionnels, spontanés, ponctuels. Nous avons aussi enregistrés plusieurs nouveaux donateurs permanents qui s'engagent pour le volet médical, et d'autres, pour le volet domestique de notre opération. C'est à ce niveau que je voudrais encore renouveler mes encoragements à tous les Ivoiriens, à tous les amis et frères, à tous les internautes, à s'inscrire comme donateurs permanents pour que notre soeur ne manque de rien, tout au long de l'année 2013. En attendant que se manifeste la grâce de DIEU pour une très nette amélioration de son état de santé, voire une guérison miraculeuse (qu'est-ce qui lui est impossible?) et une reprise d'activités professionnelles ou génératrices de revenus.

Pour rappel, les inscriptions se font à l'adresse e-mail: dindefernand2@yahoo.fr. L'engagement pour les soins médicaux (médicaments, visites et contrôles médicaux, analyses, rééducation à la PISAM) s'élève à 10.000 Francs CFA par mois et celui relatif au volet domestique (alimentation sous régime, factures, scolarité et entretien des enfants, déplacements en taxi du fait des complications neurologiques, etc), à 1.000 FCFA par mois (les 1.000 F CFA sont à envoyer sur le Numéro ORANGE MONEY: 07 04 71 11).

Les dons en provenance d'Europe et notamment de France, peuvent être déposés à celle que j'appelle affectueusement "La belle dame au grand coeur", "la première donatrice", parce qu'inspiratrice et instigatrice de l'opération "Donateurs pour Awa Ehoura" et aussi, du fait de son assiduité dans les dons, sa fidélité dans l'engagement, sa générosité remarquable et son attachement à Awa: L'ivoiro-française Rita Fourlin, joignable au 0033 634 930 081 ou +33 634 930 081.

Ceux de la région abidjanaise peuvent déposer leurs dons aux coordinateurs de la zone, Mr KONAN  (Cell. 08 08 01 11) et Mr AHOGNY (Cell. 05 46 02 84).

Ne pouvant toucher et appeler individuellement chacun de vous, la bien-aimée Awa Ehoura me charge de vous transmettre sa reconnaissance infinie et sa grande émotion pour tous les gestes tellement touchants que vous avez eus à son égard, pour vos appels, vos commentaires aimables et compatissants sur les réseaux sociaux, sites et blogs, vos visites et pour tous vos dons (en espèces et en nature).

Dans l'attente de vous faire un point plus précis des promesses et certainement des contributions, au prochain post relatif à l'opération, veuillez garder à l'esprit que nous recevons dès à présent vos engagements pour le mois de DECEMBRE 2012, les anciens donateurs, tout comme les nouveaux qui l'ont souhaité.

 

Soyez richement bénis!!! Bien à tous.

 

DINDE Fernand AGBO

mardi, 27 novembre 2012

OPERATION «20 DONATEURS POUR SECOURIR AWA EHOURA» - RELANCE 2013

 

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Chers lecteurs,

Le 22 janvier 2012, nous lancions l'opération "20 donateurs pour secourir Awa Ehoura" afin d'apporter un appui financier à l'ex-journaliste de la RTI, brillante présentatrice du 20H de la télévision nationale ivoirienne.

A cette date-là Awa se portait terriblement mal: crises de diabète à répétition. Plusieurs actions ponctuelles avaient alors été lancées en sa faveur (journalistes ivoiriens, Reporters Sans Frontières et particuliers), mais AUCUNE sur la durée.  

Tombée sous le coup de mesures repressives du nouveau régime ivoirien, elle avait vu ses comptes gélés, comme des centaines d'autres ivoiriens. Pour ne rien arranger, elle a été mise en chômage technique par la nouvelle direction de la RTI et vivait donc sans salaire et sans assurance santé, pour la grande malade qu'elle était et est toujours, d'ailleurs. Elle a été finalement licenciée par la direction de la RTI et vit sans ressources ni travail.

C'est ainsi que nous avons initié, sur une idée lumineuse de l'internaute RITAFLOWER, cette opération qui a vu l'adhésion de 23 personnes au total, dispersées dans le monde (Côte d'Ivoire, Afrique, Europe, Amérique), pour un engagement de groupe d'au moins 200.000 F CFA par mois (305 EURO, coût de ses soins mensuels), soient 10.000 F CFA par donateur et par mois. Avec plus ou moins de réussite.

L'opération arrive à son terme, fin DECEMBRE 2012, et plusieurs d'entre nous ne sont plus à mesure de continuer la belle aventure, pour des raisons diverses (engagement pris pour une seule année, problèmes de famille, problèmes personnels, diverses sollicitations, engagements multiples, etc). Il faut donc de nouveaux donateurs. Et nous espérons vivement pouvoir vous compter parmi nous.

Ayant eu plusieurs désistements en cours de parcours (8 donateurs sur 23), cette année 2012, ce qui nous a fragilisés et a réduit notre apport à Awa (qui en a subi des dommages), plus nombreux serons-nous, mieux cela vaudra. Car les droits de départ à elle payés par la télévision ivoirienne ont fondu comme neige au soleil, depuis bien longtemps, et l'assurance-maladie RTI qui lui a été laissée, par scrupule humanitaire et qui s'estompe en MARS 2013, n'opère que si elle assure elle-même les 20% du montant (fort élevé) des prestations hospitalières de la PISAM dont elle bénéficie, ou plus exactement, dont elle espère bénéficier. Elle ne travaille plus et n'a plus de ressources. Impossible donc pour elle de faire face à toutes ses charges de santé. Sauf si nous lui apportons notre soutien.

Ce manque de moyens est arrivé au point où des complications neurologiques sont venus se greffer aux symptômes classiques du diabète. Elle a du mal à marcher, souffre des nerfs des dents, perd progressivement de son acuité visuelle et de l'usage de ses mains. Pour y faire vigoureusement face, il lui faut beaucoup de soins et de séances de rééducation. Nous seuls pouvons l'y aider, parce qu'aussi curieux que cela puisse paraître, Awa Ehoura est, aujourd'hui, ETRANGEMENT seule. Où sont passés les nombreux amis, collègues et connaissances? Mystère!!!

Dans l'attente pour Awa de trouver une source durable de revenus, des ressources permanentes (par exemple: activités génératrices de revenus), nous devons donc continuer à prendre le relai pour assurer une vie plus ou moins acceptable à celle dont nous avons, en tant qu'Ivoiriens, tous tant apprécié le talent et que nous continuons d'aimer. Si vous désirez nous rejoindre, veuillez bien nous le signaler à l'adresse suivante: dindefernand2@yahoo.fr.

 

VOLET DOMESTIQUE DE L'OPERATION

 

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Ce premier volet (ci-dessus) ne concerne que les soins médicaux de notre soeur, c'est-à-dire l'aspect sanitaire. Mais l'expérience vécue dans la conduite de cette initiative en 2012, nous a montré que tout en se soignant, Awa doit pouvoir se nourir convenablement (régime alimentaire lié à son mal) et faire face à un certain nombre d'autres contingences (déplacements en taxi, appels téléphoniques, factures, scolarité et entretien des enfants, etc). De ce point de vue, l'année 2012 a été tout simplement désastreuse. Je l'ai rencontrée, ce jeudi 22 novembre, chez sa mère où elle vit temporairement; nous en avons longuement parlé. Elle en souffre dramatiquement! J'en ai eu la gorge nouée.

Ce faisant, j'ai décidé d'ouvrir un deuxième volet à notre opération pour permettre à Awa de faire face à toutes ses charges domestiques, de sorte que ne soient pas réduits à néant tous les efforts déployés pour lui assurer les soins spécialisés appropriés.

Pour ce faire, j'invite tous les Ivoiriens et autres donateurs qui souhaiteraient mettre à la disposition d'Awa de quoi vivre au quotidien, à bien vouloir donner, chaque mois, 1000 F CFA pour ses besoins domestiques; cette modique somme est expressément fixée pour permettre au plus grand nombre de participer au volet domestique de l'opération, sans pression. S'inscrire à la même adresse, pour un engagement d'une année (2013): dindefernand2@yahoo.fr. Ce qui fera une contribution annuelle de 12.000 F CFA (19 EURO) par donateur; ce volet sera entièrement indépendant du premier, relatif au soutien sanitaire. Ceux qui veulent commencer dès cette fin de mois de NOVEMBRE 2012 également, en ont la latitude. Cette aide sera d'autant plus importante pour elle que c'est bientôt la fin de l'année. Une manière pour nous de l'aider à passer les fêtes de fin d'année en toute quiétude. Je sais pouvoir compter sur votre promptitude et votre compassion.

Le paiement des 1000 F CFA sera entièrement centralisé sur le numéro ORANGE MONEY, 07 04 71 11, et chaque fin de mois, la somme collectée sera remise, main à main à Awa, en votre nom, pour ses besoins personnels, et un point régulier vous en sera fait, tous les mois, dans vos boîtes e-mail. 

Nota Bene: Ce numéro ORANGE MONEY concerne uniquement les donateurs vivant en Côte d'Ivoire et les 1000 F CFA ne concernent que le volet domestique de l'opération. Tous les donateurs pour ce volet, vivant à l'étranger, peuvent nous faire parvenir leurs dons (montant libre) par MONEYGRAM, RIA ou WESTERN UNION. Nous contacter INBOX (dindefernand2@yahoo.fr) pour les détails de la destination des mandats.

Dès cet instant, j'attends vos inscriptions pour l'année 2013 et vos contributions pour son cadeau de fin d'année et de nouvel an.

Soyez richement bénis pour chaque franc que vous consentirez à sacrifier pour cette bien-aimée soeur!

Bien à tous.

DINDE Fernand AGBO

mardi, 09 octobre 2012

COTE D’IVOIRE: POURQUOI OUATTARA N’Y ARRIVE PAS


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Le président ivoirien enregistre des réussites sur les plans économique et financier, mais le climat politique reste toujours délétère. Ce qui inquiète les investisseurs. Faute d’une véritable volonté de réconciliation, la Côte d’Ivoire risque de rechuter.

 

«Il n’en fait qu’à sa tête», «Il n’écoute pas ce qu’on lui dit», ces réflexions reviennent de plus en plus souvent dans les couloirs du quai d’Orsay (ministère français des Affaires étrangères) et dans les officines qui travaillent à l’épanouissement des intérêts des multinationales françaises en Côte d’Ivoire.

«Il», c’est Alassane Ouattara, le successeur de Laurent Gbagbo. Après dix-sept mois à la tête de son pays, le président ivoirien a réduit la dette, lancé de grands chantiers, mais il est loin d’avoir pacifié le pays.

Pire, plus le temps passe, plus les antagonismes semblent s’exacerber, plus la Côte d’Ivoire s’enfonce dans une crise politique dont on ne voit pas l’issue, plus les investisseurs doutent de sa capacité à restaurer la sécurité.

Pourtant, Ouattara, qui bénéficie de la confiance de toutes les institutions internationales (FMI, Banque mondiale), dispose de nombreux atouts pour réussir dans sa mission de reconstruction du pays.

Mais, les milliards ne peuvent suffire à guérir les traumatismes, à rebâtir un consensus et une volonté de vivre ensemble. Pour sept raisons.

1— Une justice à géométrie variable

Lors de sa campagne électorale, Alassane Ouattara avait promis la fin de l’impunité. On peut évidemment se féliciter qu’enfin, en Côte d’Ivoire, on inculpe, on juge et on condamne les responsables d’assassinats politiques, comme ceux du colonel Dosso (un proche du nouveau président) ou du général Robert Guéï, mais les investigations de la justice se limitent à traquer les pro-Gbagbo.

Recherche-t-on ceux qui ont abattu Emile Boga Doudou, le ministre de l’Intérieur de Gbagbo, lors du coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002, ceux qui ont exécuté plusieurs dizaines de gendarmes «loyalistes», à Bouaké, en octobre 2002, ceux qui ont asphyxié dans des conteneurs plusieurs dizaines de partisans d’Ibrahim Coulibaly, le chef rebelle dissident, en 2004 à Korhogo (nord du pays)?

Selon une commission d’enquête mise en place par le nouveau pouvoir lui-même, les forces armées pro-Ouattara seraient responsables de la mort de 727 personnes lors des violences postélectorales de fin 2010 et 2011. Contre 1.452, attribués aux pro-Gbagbo. Soit 2.179 victimes au total, un bilan nettement sous-estimé.

Cette comptabilité macabre prend-elle aussi en compte les centaines de Guérés (une ethnie de l’Ouest, à la frontière avec le Liberia) exécutés dans l’ouest du pays, en avril 2011 par des milices pro-Ouattara, un massacre dont aucun auteur n’a été arrêté à ce jour?

Pourquoi enfin des ex-ministres de Gbagbo, des responsables du FPI, le parti de l’ancien président, continuent-ils d’être détenus sans jugement, dix-sept mois après leur arrestation?

2— Une base électorale qui s’effrite

Alassane Ouattara a été porté au pouvoir par un scrutin électoral dont la communauté internationale a jugé les résultats «incontestables»: 54,1% contre 46,9% à son adversaire.

Mais, tel qu’il a été proclamé, il ne prend pas en compte les fraudes constatées par de nombreux observateurs en zone ex-rebelle, dans le Nord et le Centre du pays.

Faute d’avoir obtenu un recomptage des bulletins, les partisans de Gbagbo, qui s’estiment floués, refusent aujourd’hui d’admettre leur défaite électorale.

De plus, Ouattara (32,08% au premier tour) a dû sa victoire au soutien de l’ex-président Henri Konan Bédié et du PDCI, l’ex-parti unique.

Une formation aujourd’hui traversée par des courants contradictoires que Bédié s’efforce d’annihiler en restant, à 78 ans, assis sur le couvercle de la marmite.

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3— Des soutiens militaires en grande partie acquis à Soro

L’ossature des FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire) est constituée de com-zones, ces chefs militaires de l’ex-rébellion qui se sont partagés le pays et les quartiers d’Abidjan.

Pendant huit ans, ils ont tenu le Nord du pays sous les ordres de leur chef politique Guillaume Soro, désormais président de l’Assemblée nationale.

Ce sont eux qui, en avril 2011, ont marché sur Abidjan pour déloger Gbagbo avec l’aide des dozos, ces chasseurs traditionnels venus du Nord et de pays voisins, et de soldats étrangers, en majorité burkinabè.

Ils ont conquis la capitale ivoirienne grâce aux bombardements des hélicoptères français et de l’ONU,  et au renfort décisif dans la matinée du 11 avril 2011 des blindés français.

Depuis son entrée en fonction, le président ivoirien, qui a pris les fonctions de ministre de la Défense, s’est efforcé, sans grand succès, de réduire leur pouvoir. Et de les contrôler en les propulsant à des postes de chefs dans la nouvelle armée ou même en leur donnant des casquettes de préfets.

Mais, c’est Soro qui reste le patron effectif de la plupart d’entre eux. Et donc, maître du jeu.

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4— L’ombre de Gbagbo

Eloigné à La Haye, où il est détenu depuis le 29 novembre 2011, l’ex-président continue de hanter la politique ivoirienne.

Ses partisans exigent toujours sa libération comme préalable à une éventuelle réconciliation. La Cour Pénale Internationale n’a toujours pas organisé l’audience de confirmation des charges.

Elle tergiverse, en attendant que des pro-Ouattara, responsables de massacres, lui soient livrés. Ce qui l’absoudrait d’une accusation de partialité et de pratiquer, elle aussi, la «justice des vainqueurs».

Comme Ouattara fait la sourde oreille aux demandes de la CPI, on ne voit pas comment Gbagbo pourrait s’asseoir seul au banc des accusés. Et l’ex-président a été tellement diabolisé, notamment dans les médias français, qu’il paraît difficile à la CPI de le remettre en liberté sans autre forme de procès et sans perdre la face.

5— La menace d’une crise sociale

Même s’il n’a pas réussi à collecter auprès des bailleurs de fonds internationaux tous les milliards promis lors de sa campagne électorale, Alassane Ouattara, qui ne cesse de parcourir le monde, est parvenu à renflouer les caisses exsangues de son pays. C’est même ce qu’il fait de mieux.

Les routes défoncées sont réparées, l’université, qui était devenue une jungle, est rénovée, de grands chantiers sont lancés. On nettoie les rues des ordures qui les encombraient sous Gbagbo. On débarrasse les trottoirs des baraques de commerçants dioulas installés là sans autorisation. Bref, c’est le grand ménage et la Côte d’Ivoire est de retour.

Mais, derrière les apparences, l’extrême pauvreté gagne du terrain. Les prix de denrées de base comme le riz, flambent. A cause d’une inflation mondiale mais aussi de circuits de production ou de distribution défectueux ou corrompus.

De nombreux miliciens pro-Ouattara ne sont toujours pas désarmés. Les braquages et l’insécurité empêchent l’activité économique de décoller. Les jeunes sont sans travail.

Un contexte social qui pourrait rapidement devenir explosif. Ouattara saura-t-il alors trouver les mots et les actes pour le désamorcer?

6— La réconciliation en panne

La crise postélectorale a gravement traumatisé les Ivoiriens qui n’avaient jamais vraiment connu la guerre.

L’irruption de combattants étrangers (français, ouest-africains, dozos) dans le conflit a profondément déséquilibré une communauté d’une soixantaine d’ethnies qui avaient réussi à trouver un modus vivendi, malgré des tensions croissantes depuis les années 90.

Le traumatisme est sans doute aussi profond que celui provoqué par la conquête coloniale et il faudra des années pour le guérir.

Pour remettre le pays en route, il était urgent d’engager de fortes actions de réconciliation comme l’Afrique du Sud en a connu à la fin de l’apartheid (Nelson Mandela a été élu en 1994). Mais Ouattara n’est pas Mandela.

Au lieu de tendre la main aux vaincus, il s’est crispé dans une vindicte judiciaire souvent nécessaire, mais toujours partisane.

Les pro-Gbagbo sont sommés de demander pardon, de faire amende honorable comme si c’était une faute inexpiable d’avoir soutenu le président déchu.

Résultat, des dizaines de milliers d’entre eux sont toujours en exil et refusent de rentrer au pays. Et certains, parmi les plus radicaux, mènent des actions de guérilla avec, semble-t-il, le renfort de partisans d’Ibrahim Coulibaly.

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7— Un Etat de droit un peu tordu

Les FRCI, qui ont beaucoup rançonné les pro-Gbagbo, sont perçus comme une force partisane, à l’unique solde du pouvoir en place.

La corruption continue à régner. Des chefs militaires se promènent au volant de véhicules de type Hummer.

L’instauration d’un véritable Etat de droit apparaît bien lointaine, même si Ouattara ne cesse de mettre en garde ses ministres contre des actes de prédation et de prévarication.

Or, le nouveau président a installé à certains postes clés des hommes, certes d’une fidélité irréprochable, mais d’une moralité parfois douteuse.

Beaucoup de partisans de Gbagbo rasent les murs dans leur propre pays, se gardant de s’exprimer publiquement.

Des journaux d’opposition sont régulièrement suspendus et des artistes interdits d’antenne à la RTI (Radio-Télévision ivoirienne).

Deux des principaux chefs du FPI (Front Populaire Ivoirien) sont détenu à la Maca, la maison d’arrêt d’Abidjan.

Pourtant, pour sortir de la lourde crise politico-militaire qu’elle vient de vivre, la Côte d’Ivoire a besoin de la mobilisation de toutes ses énergies.


Philippe Duval


Source: SLATE AFRIQUE.COM

jeudi, 30 août 2012

UNIVERSITES DE COTE D'IVOIRE: PARADE POUR UNE RENTREE MANQUEE

 

UNIVERSITE DE BOUAKE.jpg


En lieu et place de la rentrée universitaire annoncée pour être effective le 3 septembre 2012, après deux incompréhensibles et inacceptables années blanches, le régime Ouattara s'apprête à servir aux ivoiriens et au monde entier (convoqué à cette occasion) une parade aussi inutile, inédite que coûteuse pour masquer son incapacité à tenir une date qu'il a lui-même annoncée en fanfare. Cela s'appelle un cache-sexe!



 


Universités publiques: Ouattara camoufle la non tenue de la rentrée du 3 septembre dans une cérémonie

 

Alassane Ouattara et son régime l’avaient annoncé tambour battant: "La rentrée universitaire s’effectuera le lundi 3 septembre 2012". Ils avaient même fixé des frais d’inscription faramineux de 300.000 à 500.000 FCFA avant de faire volteface quelques jours après. Nous sommes à jour J-5 et les universités sont toujours en chantier. Des professeurs en prison ou en exil, des étudiants tués ou en exil. L’Université de Bouaké est envahie d’herbe. Les UFR des autres villes, personne n’en parle. Aucun signe concret de la rentrée effective annoncée pour le 3 septembre 2012.

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Travaux sur le campus de l'Université d'Abidjan Cocody, fin juillet. Sia Kambou/Afp

 

Ce matin, mercredi 29 août 2012, à 07h 20mn lorsque que nous passions près du site de l’Université de Cocody, des Caterpillar et des camions ainsi que des ouvriers s’activaient à préparer les lieux pour la trompeuse manifestation. Les gazons plantés dans la cours et dans l’espace extérieur n’ont pas encore germé. Mais Ouattara tient à organiser sa cérémonie tape-à-l’œil. Juste pour détourner le regard de certains ivoiriens et des observateurs de cette honteuse débâcle de la non-tenue de la rentrée du 3 septembre, Ouattara et son régime ont trouvé la parade d’organiser une cérémonie creuse en lieu et place de la rentrée annoncée. On y annonce des conférences, des prestations musicales sous le haut patronage d'Alassane Ouattara himself. La RTI a même conçu une bande publicitaire dans laquelle elle annonce la participation de Didier Drogba, le Footballeur international, à cette comédie qui ne dit pas son nom.

Après avoir focalisé les ivoiriens et les bailleurs de fonds sur le 3 septembre 2012 comme date de la rentrée universitaire, on constate que Ouattara a encore menti comme à son habitude. La rentrée effective n’aura pas lieu. Les communicants du régime trouveront des parades pour justifier l’incompétence de leur mentor. C’est déjà connu. Pauvre Côte d’Ivoire!

 

SourceLe blog d'Alain Doh Bi

vendredi, 13 avril 2012

DES IMAGES DES PATRIOTES CANARDES PAR L’ARMEE FRANÇAISE CHEZ GBAGBO – RESISTANTS JUSQU’AU BOUT!

 

ARMEE FRANçAISE A ABIDJAN.jpg

Entre la nuit du 31 mars, date de l’entrée des Forces nouvelles rebaptisées Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à Abidjan et le 11 avril 2011, date de l’arrestation du président Laurent Gbagbo, sa famille et ses proches par les forces françaises, des atrocités ont été commises à la résidence présidentielle où des jeunes patriotes, partis pour défendre la République les mains nues, ont péri en grand nombre. Si l'offensive lancée contre la République dans la deuxième quinzaine du mois de mars par les forces pro-Ouattara – la coalition Forces nouvelles/FRCI appuyée d’une part par les forces françaises et onusiennes et d’autre part par des supplétifs dozos et miliciens lourdement armés – a connu une ascension fulgurante, ceux qui pensaient que la prise du palais et la reddition du président Gbagbo n’étaient qu’une question d’heure le 31 mars 2011 ont dû déchanter. Entre le 1er et le 10 avril 2011, la coalition qui allait finir par ouvrir les portes du palais à Ouattara dès le 11 avril, au prix de bombardements intenses de l’armée française sur la résidence du président Gbagbo, a dû faire face à une résistance farouche des forces loyalistes. 

 Parallèlement, et comme ce fut le cas depuis novembre 2004, lors de la quasi-guerre franco-ivoirienne, des patriotes ivoiriens ont rallié en grand nombre la résidence du président Gbagbo où ils ont, les mains nues, manifesté contre la volonté de la France d’imposer à la tête de l’Etat ivoirien, envers et contre tout, Alassane Ouattara, «l’ami personnel du président Nicolas Sarkozy». Jeunes, vieux, adolescents, hommes et femmes ont constitué un bouclier humain qui a plus ou moins retardé l’assaut final qui sera lancé finalement dans la mi-journée du 10 avril 2011. 

Une vidéo retraçant le parcours de milliers d’Ivoiriens de toutes origines, en provenance principalement de «Yopougon de Gbagbo», jusqu’en  plein cœur de Cocody, nous donne une idée du drame qui s’est joué dans cette commune transformée en champ de bataille. Cet élément filmé d’environ une heure est la propriété d’un rescapé de l’aventure dont nous avons pu recueillir le témoignage. 

La vidéo débute sur une scène de joie des populations de Yopougon sorties en grand nombre sur le boulevard Saint-André, malgré le crépitement des armes et les coups de canon plus ou moins lointains qui rappellent que la Côte d’Ivoire est en guerre. De fait, les forces de Ouattara et Soro Guillaume qui tentaient de prendre pied dans la commune venaient de subir de lourdes pertes. Les FRCI ont été contraints d’abandonner les positions qu’ils occupaient à la brigade anti émeutes (BAE), à l’entrée de la commune. «Respectez Yopougon de Gbagbo! Respectez Yopougon de Gbagbo!» ; «On a installé Gbagbo! On a installé Gbagbo! Arrêtez de faire coup d’Etat !», scandaient les populations déterminées à défendre leur patrie par tous les moyens, y compris au prix de leurs vies. Mais et surtout les mains nues. 

Mais comment arriver à la résidence du président Gbagbo? A bien y regarder, cela ressemble à un parcours du combattant. Pour rallier Cocody, raconte le rescapé, l’autoroute et la voie passant par la forêt du banco n’étaient pas conseillées. Les communes d’Adjamé et d’Attécoubé étaient aux mains des forces pro-Ouattara qui tiraient sur les populations à partir des positions stratégiques qu’elles occupaient. La seule alternative, c’était donc de converger vers Abobodoumé afin d’y emprunter les bateaux-bus à destination de la commune du Plateau encore aux mains des FDS.

Sur le chemin des patriotes, que d’embûches! Premier obstacle, en plein Yopougon, au niveau du marché de la Sicogi. Des assaillants planqués en ce lieu n’hésitent pas à tirer sur les manifestants. Au niveau du collège William Ponty, un patriote est atteint d’une balle en pleine cuisse. Il est secouru par d’autres jeunes qui le transportent au CHU pour y recevoir des soins, à bord d’un pousse-pousse. Les jeunes qui refusent de se laisser ainsi intimider mettent le feu au marché afin de se frayer un chemin. 

 

 
La foule est immense au niveau du boulevard Saint-André, quand l’appel invitant les jeunes à sortir pour aller faire front à la résidence du président Gbagbo passe en boucle sur les antennes de la RTI, qui émettait de nouveau après les combats intenses de la nuit du 28 mars 2011. Toute la population de Yopougon est en ébullition. Un commandant des Fds mobilise les jeunes, les rassurant que les assauts des assaillants lourdement armés avaient été contenus. Surtout, insistait-il, la BAE n’était plus aux mains des forces de Ouattara qui s’y étaient installées. Pour galvaniser les troupes, les leaders entonnent des chants patriotiques et religieux. Après quoi,  tout le monde peut prendre la route. 

De Yopougon à la résidence : un parcours périlleux

«De la Sicogi, nous avons convergé vers Abobodoumé, commune d’Attécoubé, où nous avons emprunté le bateau-bus pour rallier le Plateau. Au niveau de l’ambassade de France, on aperçoit des snipers français lourdement armés, dont certains étaient accrochés à leurs talkies walkies, donnant les positions des patriotes à leurs alliés des forces pro-Ouattara. Après que tous les volontaires de Niangon, Sideci, Sicogi, etc. ont pu faire la traversée et ont été rassemblés au niveau de la Gare Sud, au Plateau, nous avons rallié la résidence du président de la République par la Corniche. Tous voulaient partir. Jeunes, vieux, adolescents, hommes, femmes, etc., toutes les  couches sociales et ethnies de la Côte d’Ivoire étaient représentées. Mais il ne fallait pas aller en rangs dispersés. Il fallait donc des gens capables de mener des troupes avec des chants patriotiques et des messages forts», raconte notre témoin.

Il fallait surtout de la ruse. Les MI 24 de l’Onuci et les hélicoptères de l’armée française patrouillaient continuellement dans le ciel, donnant les positions des forces loyales au président Gbagbo aux forces pro-Ouattara. «La situation était assez pénible. Nous nous sommes tous retrouvés effectivement à la résidence du président Gbagbo aux environs de 16 heures. Sur place, il y avait le show, entrecoupé de prières intenses. Il y avait des chanteurs de wôyô, des artistes zouglouman, des pasteurs, etc. Notre message, c’était de dire à ceux qui attaquaient le président Gbagbo qu’il est le président que les Ivoiriens ont librement choisi. Et que nous étions, nous jeunes de Côte d’Ivoire, déterminés à défendre son pouvoir et sa personne», martèle le témoin des atrocités de l’armée française à la résidence du Président de la République.
 
 
Sur place à la résidence, des milliers de jeunes qui étaient là pour la plupart depuis deux jours racontent aux nouveaux venus comment les Français tentaient de favoriser l’avancée des FRCI et de fragiliser les FDS qui assurent la sécurité de la résidence du président Gbagbo. 
 
«Nous étions des jeunes aux mains nues, contrairement à ce que les partisans de Ouattara ont voulu faire croire. On n’avait aucune arme. Nous sommes allés les mains nues, je le répète, pour défendre le président que nous avons librement choisis.  Nous étions au 1er avril 2011 et trente minutes après notre arrivée, nous essuyions les premiers tirs de l’armée française. Des tirs de rafales de l’armée française sur la foule immense qui faisait le siège de l’entrée de la résidence du président Gbagbo», explique le rescapé.  «Chacun de nous a dû se cacher comme il pouvait, malheureusement nous n’avions pas de grande possibilité, faute d’abris. Nous nous sommes couchés sur la pelouse pour échapper aux tirs de l’armée française. Quand les tirs se sont arrêtés, nous avons recréé l’ambiance de départ et avons chanté, prié et dansé avec davantage d’ardeur. Nous n’avions pas enregistré des morts ce jour-là. C’était une victoire et nous l’avons célébrée bruyamment pour marquer notre reconnaissance à l’Eternel. Nous voulions leur montrer notre détermination, leur faire comprendre que nous n’avions pas peur. Mais sous le coup de 19h, les avions français sont revenus à la charge et nous avons dû nous disperser pour échapper à la mort. Certains d’entre nous n’ont pas eu cette chance ; ils ont été cueillis par les rafales de l’armée française», soutient-il. 
 
La guerre des nerfs

«Au matin du 2 avril, nous sommes revenus devant la résidence malgré tout, conscients que nous dérangions l’armée française et qu’à tout moment, elle pouvait décider de nous écraser pour enfin commettre son forfait. Sous la pluie, nous avions dansé et chanté à Dieu. Mais il a suffi de quelques minutes pour que les tirs français reprennent, créant à nouveau la panique au sein de l’immense foule.
 
Ce jour-là, c’est dans l’après-midi que nous avons pu nous regrouper à nouveau. Hélas, à 19h, l’armée française est revenue à la charge, tirant sur les manifestants de partout, sous une pluie qui nous avait pourtant donné du tonus. Nous nous sommes relevés à nouveau, une fois que les frappes se sont estompées et nous avons encore manifesté vigoureusement. Ce jour-là, nous avions trouvé refuge à l’église catholique de Blockauss», relate le jeune homme qui a tenté, malgré les écueils, de sauvegarder quelques instants précieux de la guerre de la France contre le président Gbagbo. Dans la nuit du 2 au 3 avril, les Français ont détruit deux chars qui étaient postés devant la résidence du président Gbagbo et qui avaient servi à libérer la RTI quelques jours auparavant. 
 




 
«Le 3 avril, poursuit-il, nous sommes revenus mais nous n’avons pu nous rassembler véritablement tant la tension était vive et les tirs nourris dès les environs de 12 heures. C’est ce jour-là que les Casques bleus sont venus chez le président Gbagbo après la signature d’un cessez-le-feu. Les jeunes étaient encore là, sur le périmètre de la résidence. C’est au-delà de 16h que nous avons pu nous rassembler. J’ai dû me refugier avec d’autres manifestants jusqu’au 4 avril dans une résidence abandonnée, sans vivres ni effets. Puis j’ai regagné le temple du Jubilé de l’Eglise méthodiste unie de Cocody, non loin du Lycée sainte Marie». 
 
Où sont passés tous ces Ivoiriens ? 

Après avoir visionné ce film qui témoigne des rassemblements devant la résidence du président Gbagbo, la question essentielle qu’on peut se poser, c’est de savoir où sont passés tous ces jeunes aux mains nues qui ont osé défier l’armée de Nicolas Sarkozy? Dans une commune de Cocody déserte, transformée en champ de bataille par l’armée française appuyée par les FRCI. Ils étaient des milliers partis de Yopougon, Cocody, etc. Une certitude, c’est qu’un grand nombre d’entre eux sous tombés sous les balles de l’armée française qui devenait de plus en plus nerveuse à chaque fois qu’elle échouait à dissuader les jeunes de continuer de manifester. 
 
«Il y a eu des centaines de morts. L’armée française tirait dans tous les sens. Il est vrai qu’il y en a qui ont pu échapper aux tueries comme moi. Certains sont en exil au Togo, au Ghana, au Bénin, etc. Des zodiacs faisaient la navette entre la résidence et la frontière du Ghana où un bateau les transportait hors de la Côte d’Ivoire. Nous autres avons pu regagner Yopougon mais il fallait vraiment avoir de la chance pour échapper à la mort. Cocody était devenu un champ de guerre. Chaque jour, l’armée française larguait au moins vingt-deux missiles. Les hélicoptères faisaient la ronde de 8h à 22h. Le 11 avril, j’étais déjà à Yopougon quand ils ont lancé l’assaut final. La situation était devenue intenable et la veille, un ami qui venait de sortir de Cocody m’a rapporté que le président Laurent Gbagbo avait demandé aux jeunes de rentrer chez eux, leur expliquant que l’armée française et celle de Ouattara ont déjà fait trop de morts dans leurs rangs et n’hésiteraient pas à tuer encore», explique avec beaucoup d’amertume, le patriote ivoirien.
 
 
Emmanuel Akani

 

mardi, 06 mars 2012

AVANT SON DEPART DE LA PRIMATURE, GUILLAUME SORO REGLE SES COMPTES


SORO GUILLAUME - INTERVIEW TELE DU 5 MARS 2012.JPG

Entre mensonges et vérités: "Je ne serai pas Premier ministre à vie", "400 FRCI ont été arrêtés".

 

Guillaume Soro, Premier ministre sortant, dont le successeur sera probablement connu aujourd'hui, était face à la presse nationale (RTI) et internationale (BBC), hier. Nous vous livrons l'intégralité de son interview, entre vérités et contre-vérités, accusations contre le Président Gbagbo et rumeurs persistantes sur son transfèrement à la CPI. Une chose est sûre : Il est, dans sa tête, prêt à quitter la Primature pour, probablement, le perchoir de l'Assemblée nationale, même s'il n'ose pas le dire.


La vidéo

http://www.ivoirebusiness.net/?q=node/9261

 

Cela fait une année que le pouvoir est en place. C'est vrai qu'il ne faut pas occulter le passé. Mais les populations vivent des difficultés. Je parle de certaines exactions des Frci, et les Frci associées qui dans les régions de l'ouest où les populations vivent terrorisées, où elles n'ont pas beaucoup de liberté de mouvement.

GS : Je vous concède ces critiques. Et c'est normal. Les populations sont impatientes. Je viens d'une mission au Rwanda. Je me suis rendu compte que pour stabiliser ce pays, pour apporter une vraie sécurité à ce pays, ils n'ont pas mis un an, ils n'ont pas mis six mois, ils ont mis 17 ans. Le génocide a été stoppé au Rwanda en 1994. Quelle est la situation exacte en Côte d'Ivoire ? Le gouvernement a été formé le 1er juin 2011. A partir de là, nous avons commencé à faire des réformes en vue de ramener la sécurité dans notre pays. Vous avez vu que nous avons nommé les commandements, de parer au plus pressé en réhabilitant quelques fois sommairement les casernes. Au lendemain du 11 avril, il n'y avait plus de policiers, ni de gendarmes, de commissariats, de brigades de gendarmerie. Tout avait été vandalisé. Evidemment vous avez votre évaluation de la sécurité huit mois après, mais la réalité est celle-là. Aujourd'hui quand vous sortez, vous voyez des policiers pour réguler la circulation, des gendarmes de plus en plus opérationnels, une armée en pleine restructuration. On ne peut pas dire qu'il n'y pas eu de progrès. Ceci dit, il y a encore beaucoup d'efforts à faire pour amener la Côte d'Ivoire à niveau de sécurité parfait. Mais nous avons des contraintes. La première, c'est l'embargo qui nous empêche de doter nos forces de première catégorie que sont la police et la gendarmerie d'armes pour assurer la sécurité de ces populations. En plus, nous avons des contraintes financières. Nous sommes dans une situation de décroissance économique où on a un pays qui n'a pas les ressources qu'il faut. Il faut donc injecter beaucoup d'argent pour reconstruire ces casernes pour intégrer les jeunes associés aux forces armées, c'est-à-dire la réserve. Je suis certes d'accord avec vous, mais vous ne pouvez donc pas dire que la situation sécuritaire en mars 2012 est la même que celle d'avril 2011.

Il y a eu évolution. Mais lorsque des braqueurs s'attaquent au convoi du ministre délégué à la défense, c'est plus que de la provocation.

GS : Je conviens avec vous que ce sont des situations regrettables, déplorables. Ça montre aussi que ce n'est pas le citoyen simple qui est en proie à l'insécurité, que les autorités en sont aussi victimes. Nous en avons conscience, nous y travaillons, et vous verrez que la sécurité va se faire. Je voudrais simplement prendre l'exemple de décembre 2011. Vous savez très bien qu'en Côte d'Ivoire, depuis 1999, chaque fois qu'on approchait des fêtes de fin d'année, c'était comme une sorte de psychose liée aux questions des coups d'Etat. Pourtant, nous avons fait des fêtes paisibles, agréables. Les Ivoiriens se sont retrouvés, ceci a été chanté et loué partout. Ça veut dire qu'il y a eu des progrès. Evidemment, il y a encore des braquages çà et là. Mais ne restons pas les bras croisés. Je suis sûr que le trimestre prochain, les résultats seront palpables.

Certains observateurs notent que chaque fois que Guillaume Soro est menacé dans ses positions, l'insécurité grandit. Comme pour dire, c'est l'homme de la situation, il faut le laisser là.

GS : (Rires) Vous faites écho des ragots de bas étages. Vous savez, quand on est responsable, Premier ministre, on ne peut pas descendre à des choses ainsi faites. Si je veux demeurer ''ad vitam aeternam '' Premier ministre, j'en parlerai au Président de la République. En l'état actuel des relations que j'ai avec le Président de la République, je pourrais lui en parler, lui demander à continuer ma mission à la Primature. Donc je suis investi de sa confiance et de son soutien.

Les Ivoiriens qui sont sortis de cette crise avaient poussé un ouf de soulagement, et voilà que cette situation continue. Les populations sont prises en otage. Si ce ne sont pas les FRCI déguisés en bandits, ce sont des coupeurs de route qui sévissent de jour et de nuit au vu et au su de vos hommes en armes. N'est-ce pas là la promesse non tenue d'un deal avec eux?

GS : Ça m'amuse. Vous savez que j'ai eu ces types d'accusations très longtemps quand j'étais Premier ministre avec M. Laurent Gbagbo. On m'accusait de retarder les élections, de ne pas les faire parce que je voulais rester Premier Ministre. Vous n'imaginez même pas la charge de Premier ministre. Vous, quand vous finissez votre travaille, vous rentrez paisiblement à la maison. Vous avez votre femme, vos enfants, mais nous, nous avons des insomnies. Au moment où vous et le citoyen lambda êtes en train de dormir, je veille jusqu'à 5h du matin pour m'assurer que la situation sur nos frontières, à l'intérieur du pays sont sécurisées. Ce n'est pas une tâche aisée. Sur la question de la sécurité, je pense pour un pays comme le nôtre qui a connu la guerre, qui a à ses frontières, des pays fragilisés par la guerre comme le Libéria, le Mali où il y a une instabilité, vous ne pouvez pas dire que des efforts n'ont pas été faits en terme de sécurisation des populations. Evidemment, il y a encore des dérapages, mais nous ne restons pas insensibles à ce qui se passe. Nous avons aujourd'hui presque 400 éléments des FRCI qui ont été arrêtés et emprisonnés pour des faits qui leur sont reprochés. Il y a quand même la sanction que nous appliquons. Le tribunal militaire a ouvert et nous avons commencé à les juger, à sortir des rangs des FRCI, les brebis galeuses. Il y a donc beaucoup de choses qui sont en train de se réaliser. Je demande beaucoup de patience. Ceci dit, je suis plutôt surpris, car quand je pars dans les autres pays, on voit le nombre d'investisseurs qui viennent à Abidjan. Les gens considèrent pour la plupart que la sécurité est revenue à Abidjan. Mais si nos journalistes insistent pour dépeindre la Côte d'Ivoire comme un pays où il y a des hordes de bandits, je suis surpris.

On entend beaucoup dire qu'il y a des tentatives de déstabilisation. Notamment à la frontière vers le Libéria. Même des camps d'entrainement qui seraient démantelé dans le pays. On pourrait avoir un point là-dessus ?

GS : Il faut que les Ivoiriens restent sereins, nous veillons au grain, nous ne craignons pas ces déstabilisateurs. Evidemment, il est vrai que certains miliciens dans leur repli se sont réfugiés dans des forêts quelque part, mais ils sont suivis par nos forces. Et je suis convaincu que le suivi que nous faisons permet d'anticiper toute forme d'action. Je peux donc rassurer les Ivoiriens que nous sommes biens là et nous veillons au grain.

Les producteurs de café-cacao sur l'axe sud-ouest, les axes sud-nord, maintenant Bouaké aux frontières, les gens sévissent tous les jours, et on a l'impression que vos hommes font trop de réunions.

GS : Evidemment, il faut commencer par une réunion. On ne va pas en rangs dispersés pour combattre la sécurité. Il faut un minimum d'organisation. On peut vous sortir les statistiques. Mars 2012 n'est pas mars 2011, je comprends l'impatience des Ivoiriens, je comprends la préoccupation des Ivoiriens, et nous sommes-là pour donner des réponses aux préoccupations des Ivoiriens. Mais je peux vous dire que lorsque nous constatons la recrudescence de l'insécurité dans des régions, des dispositions sont aussitôt prises. La gendarmerie a mis un dispositif spécifique anti-coupeurs de route dénommé ''renard'' qui fonctionne parfaitement.

Il y a aussi le transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye. Beaucoup de questions sont posées. Est-ce qu'on n'aurait pas pu juger Laurent Gbagbo ici à Abidjan ? Ou bien ça vous arrangeait de le juger à La Haye, ainsi vous seriez tranquille.

GS : Sur cette question, il me faut certainement donner des éléments d'appréciation. Le Président de la République, le gouvernement ivoirien depuis décembre 2010, nous avons demandé à la CPI de venir enquêter en Côte d'Ivoire. Si M. Gbagbo ne voulait pas d'un tel destin, il aurait estompé les tueries. Peut-être qu'on n'en serait pas là. Première chose. Deuxième chose, les tueries ont non seulement continué, mais se sont intensifiées. Et si vous vous souvenez, la CPI avait fait des mises en garde qui n'avaient d'autres objectifs que d'empêcher la continuation des tueries. Aujourd'hui, la CPI est venue et a enquêté et a trouvé qu'il y avait suffisamment d'éléments pour inculper certaines personnalités ivoiriennes. Entre temps, le Président de la République à la recherche de l'apaisement, de la réconciliation nationale, au mois de mai, m'a demandé de former un gouvernement de réconciliation nationale. J'ai moi-même rencontré toutes les forces politiques en vue de former ce gouvernement de réconciliation nationale. J'ai rencontré le FPI, à l'époque, c'était M. Mamadou Koulibaly qui était le premier responsable du FPI. Je lui ai donné les raisons qui fondaient la démarche que j'effectuais auprès de lui. A savoir qu'il rentre au gouvernement. Alors qu'il était totalement bien disposé, quelle ne fut ma surprise, de recevoir un courrier quelques jours plus tard pour dire que le FPI n'entrerait pas au gouvernement. Nous avons donc formé le gouvernement sans le FPI.

Et pour la réconciliation ?

GS : Evidemment ce n'est pas une bonne chose. Rappelez-vous en 2006, au début du dialogue direct, M. Laurent Gbagbo lui-même a tendu la main aux Forces nouvelles. Si nous avions refusé de faire le dialogue direct, où en serions-nous aujourd'hui ? Contre la volonté de certaines personnes de mon camp des Forces nouvelles et de l'opposition, j'ai considéré que l'intérêt de la Côte d'Ivoire devrait prévaloir avant tout. J'ai accepté le dialogue direct. J'ai été taxé de tous les noms dans ce pays. J'ai même échappé à un attentat parce que certaines personnes n'étaient pas d'accord pour que j'aille au dialogue direct. Mais pour accepter le dialogue direct, il faut être courageux pour le faire. Mais pourquoi, le Président Alassane Ouattara tend la main au FPI qui, lui, refuse de saisir cette main tendue. Ils ne sont pas allés au gouvernement. Vous savez, certaines choses se règlent au détail près. Si le FPI était au gouvernement, tous les jours avec le Président de la république, il serait en conseil avec le Président, il lui aurait parlé en disant, M. le Président, il est vrai nous avons fauté. Mais nous sommes entre Ivoiriens, réconcilions-nous, votre frère Laurent Gbagbo est à Korhogo, nous voulons aller lui rendre visite. Nous voulons que vous vous parliez au téléphone. Peut-être que les choses auraient été différentes. Mais qu'est-ce que nous avons constaté ? Non seulement on refuse d'aller au gouvernement, mais on incite les partisans à faire des révoltes dans le pays. On joue contre la réconciliation. Dans ces conditions, comme la CPI, au terme de son enquête décide de transférer M. Laurent Gbagbo à La Haye, parce que sachez que ce n'est pas le gouvernement qui l'a transféré, le gouvernement ivoirien n'a aucune capacité d'influencer les juges de la CPI, décide de transférer M. Laurent Gbagbo à La Haye, que voulez-vous que nous fassions ? M. Ouattara n'a pas d'argument pour dire : « Nous sommes dans un processus de réconciliation. Voyez, le FPI est au gouvernement, ils vont aller à l'Assemblée nationale. Permettez que la réconciliation se fasse ». Je pense que c'est une erreur de ne pas aller au gouvernement.

Aux dernières nouvelles, la CPI a décidé d'élargir son champ d'investigation pour s'intéresser aux évènements de 2002. Est-ce que ça vous inquiète ? Surtout que vous ...
On vient de parler de Laurent Gbagbo qui est soupçonné d'être co-auteur direct de crimes durant cette crise, vous êtes le chef des FN, les enquêtes ont été remontées, est-ce que vous ne craignez pas d'être mis en cause comme co-auteur ?

GS : Comme disent les latins, ''non timore''. Cela veut dire je n'ai aucune crainte. C'est le gouvernement et je l'ai dit depuis 2008, j'ai demandé que la CPI viennent faire des investigations. On ne peut pas être contradictoire. On demande à la CPI de faire des enquêtes, ce n'est pas contre quelqu'un. On demande des enquêtes impartiales. Donc, si la CPI au terme de ces enquêtes en venait à inculper quelques personnalités que ce soient, celles-ci devront répondre. C'est mon point de vue et je suis serein, parce que je considère que la justice de la CPI est une justice impartiale.

Les Nations Unies ont condamnés quelques com'zones et vous êtes leurs chefs...

GS : Bien sûr, j'ai assumé la responsabilité de secrétaire général des Forces nouvelles, certains effectivement ont été condamnés. Je le sais, mais je demeure serein parce que ni le niveau de crime, ni l'origine des crimes ne sont comparables.

Même à Duékoué ?

GS : Bien sûr, même à Duékoué où il y a une commission nationale que nous avons mise en place pour enquêter.

Qui n'a pas encore fini ses enquêtes jusqu'à présent.

GS : Oui la commission n'a pas encore fini, donc n'anticipons pas. Laissons la commission faire tranquillement ses enquêtes. Ni vous, ni moi ne sommes juges, donc attendons les résultats.

Revenons au transfèrement. Il est de plus en plus question d'éventualité du transfèrement de Mme Gbagbo à La Haye. Qu'en savez-vous ?

GS : Ce que je peux dire en tant que gouvernement, c'est que la CPI, donc est indépendante. Donc, ne pensez pas que la CPI nous rend compte tous les jours. Alors, donc nous savons que les enquêtes sont faites. Nous avons que des éléments sont recherchés. Maintenant pour l'heure, je n'ai pas encore entendu dire que Mme Gbagbo était inculpée, nous attendons de voir.

Mais vous attendez certainement de voir que cela peut arriver. Mais dans un gouvernement qui compte ministère de la femme de la famille et de l'enfant, est-ce qu'il n'y a pas une certaine émotion à avoir vis-à-vis d'une famille qui risque d'être décapitée à ce niveau.

GS : Ecoutez, je dis que la CPI est en train de faire ses enquêtes. Elle n'a pas encore achevé ses enquêtes, rien ne vous dis que la CPI a décidé de transférer Mme Simone Gbagbo ? En tout cas, je n'ai pas encore les éléments. Ceci dit, vous savez, on oublie trop vite aussi que la Côte d'Ivoire est sortie d'un traumatisme où il y a eu près de 3000 morts. Les Etats-Unis qui ont eu un peu moins de 3000 morts le 11 septembre 2002 n'ont pas encore fini de faire le deuil de ses morts. Donc, je pense qu'effectivement on peut bien s'inquiéter pour Mme Simone Gbagbo et autres (...)

J'aimerais aussi qu'on fasse le point sur les dignitaires de l'ancien régime qui sont soupçonnés, en tout cas leurs enquêtes sont en cours et quand pense-t-on qu'ils pourront comparaître éventuellement devant un juge ?

GS : Je veux quand même insister sur ce que nous avons trouvé le 11 avril 2011. Tout a été détruit. Il n'y a avait pas de MACA, il n'y avait pas de prisons, il n'y avait pas de tribunaux ; tout avait été saccagé. Et vous avez très bien qu'on ne construit pas une prison en un mois ; au moins les architectes le savent. Donc, il fallait que nous puissions procéder à la réhabilitation des infrastructures. Cela nous a pris au moins 6 à 8 mois. C'est maintenant que nous sommes dans des dispositions optimales pour mieux faire évoluer ces enquêtes. Donc, ces dignitaires ont été détenus comme vous le savez, mais bien d'entre eux ont été mis en liberté. Vous le savez aussi et le dégel de leur compte a été effectif pour bien d'entre eux on l'a fait par plusieurs vagues. Donc, ceux qui sont là les enquêtes sont en cours. Le ministre de la Justice a eu l'opportunité de nous rendre compte il y a seulement quelques semaines. Les enquêtes sont en cours et quand on aura fini, on sera transparent avec les Ivoiriens, ont leur dira ce que nous entendons de faire. Et les procès, évidemment, suivront.

Et ceux qui sont en exil ? Ils attendent de vous un signe pour rentrer en Côte d'Ivoire.

GS : Ah oui, mais le président de la République a lancé plusieurs appels pour leur demander de rentrer. Bien d'autres sont déjà rentrés.

Est-ce qu'il n'y a pas un piège là-dessous ?

GS : Mais pourquoi vous voulez qu'un gouvernement sérieux, un président de la République qui s'engage, on veuille jouer au piège de la souris. Ça n'a rien à voir.

Les gens de l'opposition estiment que les conditions ne sont pas réunies. Certains dignitaires du FPI, par exemple, ont toujours leurs maisons occupées par des militaires, d'autres effectivement ont toujours leurs avoirs gelés. Et il y a beaucoup de choses aussi qui se disent à l'extérieur sur la sécurité ici. Donc, qu'est-ce qu'il vaudrait trouver pour les rassurer, surtout rassurer leur inquiétude pour qu'ils aient envie de rentrer?

GS : Déjà, que ceux qui veulent rentrer, qu'ils entrent. Je n'ai pas encore eu ou entendu dire qu'un seul est rentré et n'a pas pu occuper sa maison. Donc, ceux qui veulent rentrer de bonne foi, qu'ils viennent. Nous prendrons toutes les dispositions, j'en donne la garantie pour qu'ils soient sécurisés et qu'ils soient ici au pays. Je dis encore, bien d'entre eux sont rentrés, depuis les opérateurs économiques jusqu'aux politiques qui sont là.

M. le Premier ministre, on vous a vu dans ce rôle d'attaquant, au stade Houphouët-Boigny, lors de ce match Gouvernement-FIF , vous avez montré des prouesses et tout cela pour nous montrer la voix à suivre. Et toujours est-il que nous sommes partis et vous connaissez la suite. Pour certains, c'était plutôt un calcul politicien ; si vous aviez gagné, peut-être que ça aurait pu vous servir pour accélérer certaines choses, notamment, la réconciliation. Vous avez jouez et perdu. Commentaire.

GS : Vous savez, la posture des hommes publiques et des dirigeants est toujours difficile. Nous sommes l'objet de bien de procès d'intention. Nous voulions que notre équipe remporte la coupe pour la Côte d'Ivoire et les Ivoiriens. Ce serait quand même un sentiment patriotique de fierté de remporter cette coupe. Malheureusement, nous n'avons pas remporté la coupe et certains Ivoiriens ont célébrés cette défaite. C'est bien regrettable qu'on en soit là, mais toujours est-il que nous ne désespérons pas de continuer à travailler sur les mentalités, pour que nous allions à la construction d'une nation. C'est cela le vrai problème. Que tous les Ivoiriens de quelque bord politique, de quelque religion, de quelque région, se sentent concernés par la Côte d'Ivoire. Ce que je peux dire, notre équipe n'a pas remportée la coupe ; mais elle n'a pas démérité. Et je dois dire personnellement que j'ai plutôt bien digéré.

Et, certains ivoiriens ont célébré cette défaite !

GS : C'est bien regrettable qu'on en soit arrivé là. Mais nous ne désespérons pas de continuer à travailler sur les mentalités pour que nous allions à la construction d'une vraie Nation. Que tous les Ivoiriens, de quelque bord politique, de quelque religion, de quelque région se sentent concerner par la Côte d'Ivoire. Ce que je peux dire, c'est que notre équipe nationale n'a pas remporté la coupe mais elle n'a pas démérité. Et je dois dire que, personnellement, j'ai plutôt bien digéré cette défaite en finale, parce que nous avons une équipe qui a pratiqué du beau football, qui n'a pas encaissé de but. On a vu une équipe solidaire, des garçons déterminés.

Revenons à l'actualité pour parler de l'assemblée nationale. A quel genre de débats parlementaires doit-on s'attendre d'un parlement dans lequel ne siège pas l'opposition significative ?

GS : Première des choses, vous voulez me faire participer à un débat qui n'a pas encore lieu. L'Assemblée nationale ne siège pas pour l'instant.

Gérer c'est prévoir...

GS : Je veux bien ! Celui qui présidera aux destinées de l'Assemblée nationale, je crois, est en train d'y réfléchir. Moi je suis député. Si je devais siéger dans cette assemblée, j'y apporterai ma contribution. Mais j'ai un sentiment contraire à ce que vous dites. La démocratie, ce n'est pas la démocratie des partis politiques. La démocratie, c'est le peuple. Et, les partis politiques, ce n'est pas forcément tout le peuple. Combien de petits partis, faute de moyens financiers, n'ont peut-être pas pu présenter de candidats aux législatives et ne se retrouveront pas à l'Assemblée nationale ?

L'opposition, dans chacune de ses déclarations, demande aux autorités d'ouvrir le dialogue. Qu'est-ce qu'il en est actuellement ?

GS : Nous ne pouvons pas nous en tenir aux déclarations démagogiques. La réalité est là. Moi je suis partisan d'un vrai dialogue avec l'opposition. Et, je militerai pour cela. J'ai déjà eu des entretiens avec le président de la République qui est soucieux d'avoir ce contact avec cette opposition. Mais, malheureusement, elle ne m'a pas l'air prête, aujourd'hui, pour ce dialogue. Il y a du reste une Commission Dialogue, vérité et réconciliation qui existe. On a même créé une instance pour engager ce dialogue. Donc, je pense que l'opposition a tellement de possibilité pour engager le dialogue. Nous sommes disponibles. Je vous dirai qu'on ne peut pas m'apprendre le dialogue. En ma qualité de secrétaire général des Forces nouvelles, j'ai fait le dialogue direct. Ce n'était pas à moi de faire de récrimination sur les conditions du dialogue. Vous savez, si je devais écouter mes partisans à l'époque, jamais je ne serais allé à la table des négociations. L'erreur qui est en train d'être commise, c'est de pratiquer la politique de la chaise vide. Ça ne mène à rien. Je pense que c'est important et, je prie le FPI d'accepter le dialogue quelles que soient les conditions. C'est en commençant ce dialogue qu'on peut progressivement engranger des résultats. Mais on ne peut pas dire : « Nous avons des préalables pour engager le dialogue ». Vous croyez que si moi j'avais posé des préalables à l'ancien président, Laurent Gbagbo en 2006 pour faire le dialogue direct, ce dialogue n'aurait jamais eu lieu.

Dernièrement, il y a eu beaucoup de personnes qui ont été arrêtées, maintenues en garde à vue prolongée de façon illégale allant au-delà des 48 heures requises. Vous ne pensez pas que ce sont là des dérapages qu'on peut facilement contrôler ?

GS : Je n'ai pas ces informations. De qui s'agit-il ?

Il y a eu les journalistes de Notre Voie, par exemple, des investisseurs qui s'occupent de la réfection des commissariats...

GS : Je considère que le ministre, Garde des Sceaux, un ministre compétent, qui fait son travail avec efficacité et qui connaît bien les procédures judiciaires pour être lui-même avocat, laisse prospérer de tels dérapages.

Toujours est-il que pour une partie de l'opinion, il y a une justice à deux vitesses pour ne pas dire une justice des vainqueurs contre les vaincus.

GS : Où ?

En Côte d'Ivoire !

GS : C'est pour ne pas être accusé de justice des vainqueurs que certains ont jugé que c'était une bonne chose de transférer monsieur Laurent Gbagbo à La Haye. Au moins, on ne dira pas que cette justice est partiale. Et qu'il aura un traitement dû à un prisonnier de son rang. Et, qu'il sera traité avec équité. Si nous l'avions jugé ici, c'est ce que vous auriez dit. C'est ce que ses partisans auraient dit. Je pense donc qu'il ne faut pas systématiquement dénigrer ces institutions. Notre justice, je vous l'ai dit, a eu des difficultés au-delà des infrastructures, au niveau des ressources humaines. Nous sommes en train de la construire. Il faut encourager le ministre garde des sceaux dans cette entreprise. Je suis convaincu que les choses iront de mieux en mieux.

Vous encouragez le garde des sceaux, mais des préoccupations demeurent notamment avec les législatives où on a dit qu'il y a eu des fraudes. On est reparti à des partielles et on s'est arrêté-là. Mais quand il y a eu des fraudes, quand on fait voter des morts on doit rechercher les coupables.

GS : Le principe de la séparation des pouvoirs existent en Côte d'Ivoire. Le gouvernement n'est pas chargé d'organiser les élections. Il y a une commission électorale indépendante qui organise les élections. Le juge de ces élections, c'est le Conseil constitutionnel. Et, je m'interdis, en tant que chef d'institution, de porter des jugements de valeur sur une autre institution. Je considère que le conseil constitutionnel a fait son travail. Et, qu'il l'a bien fait. La preuve : des circonscriptions ont été annulées. Je m'en tiens à cela.

Quel sentiment vous a-t-il animé lorsque vous avez appris, en tant que chef de gouvernement, qu'il y a eu des fraudes dans des localités où des ministres étaient candidats ?

GS : Bah, je considère que le Conseil constitutionnel a bien fait son travail. Je ne connais pas les motivations de l'annulation de telle ou telle circonscription parce que je ne m'en suis pas préoccupé particulièrement. Mais je considère simplement que c'est une bonne chose qui renforce la démocratie, s'il y a des fraudes ça et là, que le Conseil constitutionnel prenne ses responsabilités en les invalidant, c'est cela qui renforce la démocratie. Ce n'est pas parce qu'il y a des policiers, qu'il y a des gendarmes, qu'il n'y a pas de voleurs. La société est ainsi faite. Mais ce qui aurait été condamnable, c'est que le Conseil constitutionnel laisse faire les fraudes. Vous devez vous réjouir qu'on ait, aujourd'hui, un Conseil constitutionnel suffisamment crédible, capable de frapper là où il faut.

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vendredi, 17 février 2012

ALORS QU'IL VIRE UN MILLIER D'EMPLOYES, LE DG DE LA SOTRA RECRUTE SUR FOND TRIBAL


MEITE BOUAKE. DG PAR INTERIM DE LA SOTRA.jpg

La Société des transports abidjanais (Sotra) reste sous les feux des projecteurs depuis plus d'une semaine avec le licenciement de plus d'un millier de travailleurs. Seulement, cette vraie fausse mesure de «redressement» de l'entreprise cachait mal une vaste opération de recrutement sur fond tribal. Les preuves d'une scandaleuse dérive managériale.

On se demande bien si le monde est à l'envers sous ce régime. Des intérimaires qui s'arrogent des superpouvoirs pour renverser tous les fondements socioprofessionnels en Côte d'Ivoire. Hier, c'était à la Rti où le Dg par intérim, Aka Sayé Lazare, renvoyait plus de 300 agents professionnels et expérimentés, pendant qu'il recrutait la «main d'œuvre» bon marché à Tci, Al Bayane, Radio CI piratée, TV Notre Patrie (Bouaké)... Aujourd'hui, c'est au tour de Méité Bouaké, DG par intérim de la Sotra d'en faire autant. Au moment où il vire 1219 agents (des machinistes aux cadres supérieurs), Méité Bouaké recrute à satiété, et de surcroît sur fond tribal dans l'esprit de «rattrapage» prôné par Alassane Ouattara.

Officiellement, ce sont une soixantaine de «notes de service» qui informeront le personnel des nouveaux recrutements faits par le DG intérimaire, au moment où il parle de difficultés de trésorerie. Devant l'indignation du personnel vis-à-vis de ces embauches, Méité Bouaké va adopter une autre méthode. A savoir un recrutement silencieux, sans ameuter la troupe. Ainsi donc, ces recrutements se poursuivront sans que le personnel n'en sache rien. Puisque plus aucune note de service, avec pour objet «tournée de connaissance d'entreprise», synonyme de nouvelle embauche, ne circulera.

Des recrutements sur fond tribal

Selon les informations en notre possession, Méité Bouaké, DG par intérim de la Sotra, depuis sa prise de fonction jusqu'à ce jour, a procédé à plusieurs dizaines de recrutements. Les éléments de preuves en notre possession l'indiquent. Notamment, les recrutements de Mlle Silué Adjaratou Somondéné, matricule 14729-00, engagée à la Daf en juin 2011, moins de deux mois après sa prise de fonction. Mlle Kamagaté N'garamoko Haminatou, matricule 14731-10, engagée le 27 juin 2011, en qualité d'Assistant auditeur à la direction de l'Audit général. Mlle Touré Assitan, matricule 14756-10, M. Méité Vazoumana, matricule 14755-10, engagés tous les deux le 21 novembre 2011 en qualité de Technicien d'assurance. Et même pendant qu'il préparait activement le licenciement massif des agents, les recrutements parallèles n'ont guère cessé. Puisque le 20 janvier 2012, Mme Silué épouse Touré Katiama Awa était recrutée sous le matricule 14758-00, en qualité de comptable au département Finances et comptabilité.

Cerise sur le gâteau, le patron de la Sotra ne manquera pas entre temps de «grader» quelques membres de son clan. Comme son frère Méité Lassana, matricule 07821-10, précédemment Assistant auditeur technique qu'il a bombardé chef de service Contrôle qualité à Sotra Industrie, le 12 juillet dernier. Avant de prendre une mesure de suspension des avancements catégoriels, selon lui, «en raison de la situation de trésorerie particulièrement tendue de l'entreprise et dans le souci de préserver les emplois». Et pourtant, cette situation ne l'a pas empêché de nommer son frère, de faire des recrutements ethniques et surtout de virer plus d'un millier d'agents de la Sotra. Toutes ces mesures qui n'ont fait que -  malheureusement - mettre à mal l'entreprise.


Gérard Koné


Source: LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 09 février 2012

IVOIRIEN, LE RHDP TE PARLE: DONNE TA VOIX AU LICENCIEMENT MASSIF ET A LA MISERE!


NE DONNE PAS TA VOIX AU CHOMAGE - RHDP.jpg

"RHDP Solutions pour l'emploi - Ivoirien, le RHDP te parle: Ne donne pas ta voix au chômage". C'est avec de tels slogans de campagne qu'on a trompé les Ivoiriens qui voulaient bien se laisser tromper. Nous sommes des millions à ne pas y avoir mordu. Nous voyions venir l'arnaque. Et nous avons eu raison. Appréciez:


Présidence de la République: Licenciement de 1.300 personnes par Alassane Ouattara.

Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI): Mise à l'écart de 322 agents.

Port Autonome d'Abidjan (PAA): 120 employés mis au chômage.

Société des Transports Abidjanais (SOTRA): Mise au chômage technique de 1200 agents, soit près du 1/3 du personnel de l'entreprise.

Agence Nationale de la Formation Professionnelle (AGEFOP): 32 agents reçoivent leur lettre de licenciement.

Air Ivoire: 482 employés laissés sur le carreau.

Palaces de Côte d'Ivoire: Licenciement de 260 agents.

Bureau National d'Etudes Techniques et de Développement (BNETD): Des mois d'impayés de salaire depuis 2011.

Assemblée Nationale: Salaires du personnel impayés depuis de longs mois.

Conseil Economique et Social: De nombreux membres du personnel mis à l'écart sans préavis, à l'arrivée du tout nouveau locataire.

Des centaines de PME/PMI ont mis la clé sous le paillasson ou sont en difficulté économique: Des milliers d'Ivoiriens sont au chômage et des milliers d'autres vivent par à-coup, avec des salaires réduits ou payés au compte goutte.


"RHDP Solutions pour l'emploi - Ivoirien, le RHDP te parle: Ne donne pas ta voix au chômage mais donne-la au licenciement massif et à la misère!", dirions-nous. Car c'est ce qui est, aujourd'hui, dans notre pays. Le chômage a bel et bien rattrapé les Ivoiriens avec le RHDP et la précarité est devenue une cruelle réalité dans la "nouvelle Côte d'Ivoire"! Où sont donc passées les pluies de milliards annoncées?


DINDE Fernand AGBO

mardi, 07 février 2012

COTE D'IVOIRE: LE TEMPS DE L'AUSTERITE

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La semaine qui vient de s'achever a été «riche» en informations inquiétantes dans la rubrique «social» en Côte d'Ivoire. Après un long et éprouvant jeu du chat et de la souris, les actuels dirigeants de la Société des transports abidjanais (SOTRA) ont annoncé la mise au chômage technique de 1200 agents, soit près du tiers du personnel de l'entreprise. Une nouvelle qui intervient après l'annonce du licenciement de 120 personnes au Port autonome d'Abidjan, et la mise à l'écart de 322 employés à la Radio télévision ivoirienne (RTI), une autre structure parapublique.

Dans une interview accordée à Onuci FM, le ministre de la Fonction publique Gnamien Konan a annoncé la possibilité d'un plan de départs volontaires et un ralentissement dans l'organisation des concours de recrutement des serviteurs de l'Etat. En ce début de mois de février, les salariés du privé ont pu constater la baisse de leur salaire net, liée à l'augmentation du taux des cotisations retraite, qui a été couplée avec un allongement de l'âge de départ à la retraite - une forme de double peine, en somme. La relance annoncée d'Air Côte d'Ivoire n'est toujours pas à l'ordre du jour, et les employés de la compagnie aérienne sont sur le carreau. L'annonce par Alassane Ouattara de la privatisation et de la liquidation des banques publiques suscite les inquiétudes parmi les employés de ces institutions, qui craignent plans sociaux et démantèlements ravageurs. Alors que l'Université est toujours fermée et que les travaux n'avancent pas à un rythme rassurant pour une reprise des cours d'ici septembre, à tel point que le ministre Cissé Bacongo fait appel à des «étudiants volontaires» dans le cadre d'un marché pourtant gagné par une  entreprise privée, qui ne fait pas dans le bénévolat. Dans les semaines ou les mois qui viennent, les prix de l'électricité et du carburant pourraient prendre l'ascenseur, les bailleurs de fonds faisant pression sur un gouvernement qui brûle d'arriver au point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE).

Pourquoi se voiler la face ? Pourquoi céder au messianisme anachronique des zélateurs du régime qui répètent comme un mantra «le pays est au travail» et nous font miroiter des «lendemains qui chantent» sur la seule foi des relations à l'étranger du «super économiste» ? La Côte d'Ivoire est entrée, de plain-pied, dans le temps de l'austérité. Après avoir conquis dans le feu et dans le sang un pays privé de paix et de stabilité pendant douze ans au nom de ses ambitions politiques, Alassane Ouattara fait face à la crise économique qui résulte de toutes ces années perdues en utilisant les méthodes sans originalité expérimentées sous sa houlette il y a vingt ans, alors qu'il était Premier ministre. A la hache, il se lance dans une coupe claire des dépenses publiques à travers une augmentation des prélèvements, une politique de licenciements et de gel des embauches. Et engage des privatisations des entreprises publiques dont on est en droit de penser qu'elles seront opaques, au regard des opérations de ce type menées quand il était à la Primature, et au vu de l'indécence avec laquelle ses ministres se distribuent les marchés publics.

L'austérité, donc. Dans l'état où la Côte d'Ivoire se trouve actuellement, était-elle inévitable ? Peut-être. Mais elle sera forcément mal vécue, et très mal acceptée. Pour plusieurs raisons.

Premièrement, parce que la campagne incroyablement populiste et démagogique d'Alassane Ouattara à l'occasion de l'élection présidentielle, ainsi que la mythologie sur le triptyque Argent-Diamant-Or (ADO), a inconsciemment préparé les esprits faibles à une «pluie de milliards» qui n'arrivera pas de sitôt. Quand il promettait cinq universités en cinq ans, un million d'emplois en cinq ans, quand il disait que son métier était de trouver l'argent, quand il refusait tout argument expliquant les difficultés économiques par la guerre, savait-il que sa forfanterie se retournerait contre lui s'il arrivait au pouvoir ? Etre un homme d'Etat, c'est aussi faire campagne comme un homme d'Etat, même quand il se trouve qu'on est dans l'opposition.

Deuxièmement, parce qu'il est visiblement incapable de créer l'union sacrée autour du redressement national, enfermé avec ses partisans dans un récit national subverti où ils représentent le bien absolu tandis que le camp Gbagbo représente le mal absolu, la cause unique de l'état pitoyable dans lequel se trouve la Côte d'Ivoire aujourd'hui. Mais à qui peut-on faire croire que la stratégie coûteuse de prise du pouvoir de l'actuel chef de l'Etat n'a rien à voir avec le fait que la Côte d'Ivoire soit le dernier pays africain, avec le Soudan, à n'avoir pas bouclé son programme PPTE ? Que les dizaines de bus calcinés par les activistes «républicains», notamment lors de la guerre postélectorale, n'expliquent pas en partie les problèmes apparents de la SOTRA ? Que le fait que les zones CNO ne paient pas leurs factures d'électricité pendant près de dix ans n'a pas aggravé les déséquilibres du secteur ? Que les pillages hystériques des FRCI et associés qui n'ont pas épargné les campus ne justifient pas, plus que toute autre considération, les deux années blanches qui désespèrent les étudiants ?

Troisièmement, comment peut-on accepter les sacrifices et privations alors qu'à peine installés, les copains et les coquins de la «nouvelle» Côte d'Ivoire se signalent par leur passion du «business», instrumentalisant l'Etat pour s'enrichir personnellement sans scrupules excessifs ? Alors que la RTI, par exemple, met des professionnels expérimentés à la porte pour recruter des activistes de TCI, ancienne télé pirate du RDR ? Alors que l'idéologie antirépublicaine du «rattrapage ethnique», assumée au sommet de l'Etat, se déploie sans vergogne ?

Quatrièmement, le refus quasi-structurel de ce pouvoir d'engager le dialogue social avec les syndicats et l'opposition sur les réformes qu'il juge nécessaires et de communiquer clairement avec le peuple sur les sacrifices qui lui sont et lui seront demandés n'arrange rien.

L'austérité qui vient sera difficilement acceptée. Et il est fort probable que le régime Ouattara utilise la stratégie de la tension qui lui a tant «réussi» dans l'opposition et lors de son installation au pouvoir pour empêcher, par la menace latente, la contrainte explicite ou la violence de rue, toute montée du mercure social.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

dimanche, 22 janvier 2012

OPERATION «20 DONATEURS POUR SECOURIR AWA EHOURA»


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Notre soeur ivoirienne Awa Ehoura Tabitha, journaliste présentatrice du 20h de la RTI, est mal, très mal dans sa peau: crises de diabète à répétition. Tombée sous le coup de mesures repressives du nouveau régime ivoirien, elle a vu ses comptes gélés, comme des centaines d'autres. Pour ne rien arranger, elle a été mise en chômage technique par la nouvelle direction de la RTI et vit donc sans salaire et sans assurance santé, pour la grande malade qu'elle est.

Au-delà de toute considération politique, Awa Ehoura est une fille de la Côte d'Ivoire, qui a servi son pays avec abnégation et professionnalisme. Le mal qui la ronge s'inscrit dans une urgence humanitaire. Il faut secourir cette brillante présentatrice du 20h qui nous a épaté durant de longues années par la qualité de son travail et dont nous avons tous apprécié le talent journalistique dans tous nos ménages.

Depuis l'annonce de la dégénéresence de son état de santé sur Internet et dans la presse ivoirienne, plusieurs initiatives ont été prises pour lui apporter de l'aide, dont celle de Reporters Sans Frontières, qui lui accorde une prise en charge de 3 mois pour ses soins. Il lui faut, tous les mois, 200.000 FCFA (305 Euro) pour faire face à son traitement. Et après ces 3 mois, qu'advient-il d'elle?

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Pour faire face cette ponctualité dans laquelle s'inscrivent toutes les actions menées, en ce moment, en sa faveur et lui assurer une certaine durée de traitement, nous lançons l'opération "20 DONATEURS POUR SECOURIR AWA EHOURA", après avoir appelé l'intéressée et recueilli son assentiment. Sur l'instigation donc de frères et soeurs ivoiriens sensibles à son cas et, singulièrement, de notre soeur RITAFLOWER, bien connue sur ce blog et qui se signale comme la première donatrice, nous recherchons 20 personnes prêtes à débourser la somme de 10.000 FCFA (environ 15,3 Euro) ou plus, tous les mois, pendant toute l'année 2012, pour couvrir les frais mensuels de santé de la bien-aimée soeur.

L'opération sera menée en deux temps: 6 mois renouvelables. Au bout des 6 premiers mois, si aucune solution durable ne lui est trouvée (dégel de ses avoirs, reprise du travail, salaire, assurance maladie), l'opération sera reconduite. Si nous pouvons avoir au-delà de 20 personnes pour ce soutien fraternel, ce sera tant mieux pour elle, dans la mesure où les soins dû au diabète ne sont pas ses seuls besoins. Elle doit en avoir pas mal, en ce moment, pour quelqu'un qui n'a pas eu accès à son salaire depuis bientôt une année (scolarité et santé des enfants, popote, eau et électricité, etc).

Toute personne touchée par la situation de notre soeur est priée de s'inscrire auprès de nous, à l'adresse e-mail: dindefernand2@yahoo.fr. Prière, bien vouloir indiquer le montant de votre aide mensuelle. Le moyen de paiement vous sera indiqué par mail privé, ainsi que nos contacts téléphoniques, à toutes fins utiles. Un compte rendu fidèle et régulier vous sera fait, chaque mois, pour vous situer sur l'utilisation de vos dons à cette fille de la Côte d'Ivoire, dans la détresse. Le premier don sera effectué, fin janvier 2012. Agissez, promptement! Faites-nous confiance et que l'ETERNEL bénisse votre décision.


Que DIEU vous bénisse, richement!


DINDE Fernand AGBO

jeudi, 19 janvier 2012

MEDIAS IVOIRIENS: ELOI OULAÏ ET AWA EHOURA EN DANGER DE MORT!


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Awa Ehoura Tabitha sur le plateau du 20h


Le régime d'Alassane Dramane Ouattara veut-il laisser mourir Awa Ehoura et Eloi Oulaï. La journaliste Awa Ehoura Tabitha, présentatrice du 20h de la Rti est diabétique et fait des crises à répétition. Ses comptes bancaires sont gelés depuis le mois d'Avril 2011 et malgré toutes ses démarches entreprises au près du régime Ouattara pour obtenir dégel de ses avoirs ou au moins une prise en charge médicale, rien n'y fit.

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Awa Ehoura malade

A l'heure où nous écrivons ces lignes, elle est en train de plonger et ne sait plus à quel saint se vouer. Sans ressources, mise au chômage technique à la Rti, elle pourrait être la prochaine victime, après Paul-Antoine Bohoun Bouabré, de ce régime insensible aux causes humanitaires. Il en est de même pour le journaliste de renom Eloi Oulaï, ancien Directeur de Radio Côte d'Ivoire, un autre grand malade dont les comptes sont gelés depuis et qui est totalement ignoré par Ouattara.


La Rédaction

 

In le quotidien ivoirien "Le Temps" N° 2529 du mardi 17 janvier 2012.

lundi, 12 décembre 2011

LEGISLATIVES 2011: LE PDCI CRIE DEJA A LA FRAUDE!


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En dépit du faible taux de participation des électeurs au scrutin du 11 décembre, le Rassemblement des républicains (RDR) caracole en tête avec le plus grand nombre de députés selon les premiers résultats provisoires. Son allié, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), crie déjà à la fraude.

Le Rassemblement des républicains (RDR) est en passe de diriger l'hémicycle avec le nombre de sièges de députés remportés à l'issue du scrutin du 11 décembre. Tout le monde savait que la partie devait se jouer entre cette formation politique et le PDCI. Pour l'heure, le parti de Ouattara est loin devant celui de Henri Konan Bédié, deux alliés au sein du RHDP.

En attendant la proclamation définitive des résultats par la CEI, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire, crie à la fraude et accuse par ailleurs le RDR d'être responsable de nombreuses irrégularités dans certains bureaux de votes. «Nous nous sommes faits avoir par le RDR. A Abobo, malgré l'alliance qui nous lie, ce parti n'a pas hésité à faire des bourrages d'urnes dans certains quartiers. C'est le cas à Sagbé (derrière rails) où des bureaux de vote ont fermé à 20 heures au lieu de 17 heures 30, comme annoncé par la CEI», a déclaré un militant du PDCI rencontré ce dimanche tard dans la nuit à la CEI. D'autres informations en notre possession font état de ce que le RDR n'a pas fraudé seulement à Abobo.

Les militants du PDCI contestent également les résultats provisoires de Koumassi, Port-Bouet, Treichville, etc. qui donnent l'avantage au RDR. Des cas de fraudes et de bourrages d'urnes ont été décelés à l'intérieur du pays par les militants du PDCI qui ont joint koaci par téléphone ce lundi matin. «Les résultats sont truqués. Le RDR nous a roulé dans la farine. Il y a eu des fraudes massives dans certains quartiers de la ville de Bouaké, notamment à Sokoura, à Belleville et à Odiénékourani. Nous ne savons pas pourquoi, les responsables du PDCI peuvent continuer de collaborer avec un tel parti qui ne respecte pas ces engagements, » a indiqué un militant PDCI très en colère, avouant que des fraudes massives ont été enregistrées dans la plupart des bureaux de votes de la partie septentrionale de la Côte d'Ivoire, selon les informations qui lui parviennent de cette partie du pays.

En dépit de la défaite assurée du PDCI, ce parti a fait une percée notable dans le pays Attié, certainement à cause de la non participation du Front populaire ivoirien (FPI) aux législatives. Une percée qui s'est concrétisée dans des bureaux de votes quasiment vides selon nos investigations. Il convient de souligner, par ailleurs, que la nuit électorale organisée par la CEI a été un véritable échec.

La presse dans son entièreté a boycotté cette rencontre qui finalement n'a rien apporté à la poignée de journalistes qui fait le déplacement du siège de cette institution sis aux Deux-plateaux, notamment les agents de la RTI.



Wassimagnon, KOACI.COM ABIDJAN.

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

dimanche, 11 décembre 2011

LEGISLATIVES: VERS UN TAUX D'ABSTENTION RECORD DE 87%


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Législatives 2011. Sur les ondes de la RTI, Alassane Ouattara en personne a appelé les populations à sortir massivement pour aller voter, en qualifiant ce scrutin d'essentiel. Cet appel n'a pas été entendu - loin s'en faut. Les Ivoiriens sont restés enfermés chez eux et pour cause.

Les ONG qui ont travaillé dans la plus grande discrétion sur ce scrutin dit « essentiel » ont situé le record d'abstention à environ 87% : « On ne peut pas parler de taux de participation. On ne peut que parler de taux d'abstention », disait un observateur.

Finalement, l'on a assisté à un remake du référendum de 2000. Alassane Ouattara avait appelé les populations à rester chez elles. 13% l'ont écouté. 87% environ ont voté la constitution d'Août 2000.

En 2011, le même Alassane Ouattara appelle les ivoiriens à sortir massivement pour prendre part à des législatives « essentielles ». 87% environ sont restés enfermés chez eux contre seulement 13% de participants.

Abidjan ressemble vraiment à une ville morte, ce dimanche 11 décembre. L'ombre de la déportation de Laurent Gbagbo plane sur les élections...

On attend maintenant minuit pour voir ce que vont nous annoncer les truands de la CEI et de l'ONUCI !


Source: Facebook Mélanie Debrest

mardi, 04 octobre 2011

ALASSANE OUATTARA, LE NOUVEAU BEN ALI DE LA FRANCE?


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C’était le 13 septembre dernier. Laurence Ferrari recevait, sur le plateau de TF1, Alassane Ouattara, le nouveau chef de l’Etat ivoirien. Durant cet entretien, la présentatrice de la chaîne parvenait à faire l’impasse sur les sujets les plus dérangeants pour son interlocuteur. Pas un mot sur la grande insécurité qui règne dans le pays, entretenue par les éléments les plus criminalisés de la nouvelle armée, dominée par les ex-rebelles qui ont combattu Laurent Gbagbo durant neuf ans. Aucune question sur les promotions dont ont bénéficié les chefs de guerre accusés, dans des rapports de  l’ONU et des organisations de défense de droits de l’Homme, d’exécutions sommaires ou de recrutement d’enfants-soldats.

Quelques mois plus tôt, une présentatrice de CNN, interviewant Alassane Ouattara, insistait sur le sort d’Hermann Aboa, journaliste de la RTI arrêté pour des faits relevant de l’exercice normal de sa profession, et dont Reporters sans frontières, le Comité pour la protection des journalistes, et même certains quotidiens pro-Ouattara, ont demandé la libération. Cette question n’était visiblement pas prioritaire pour la journaliste française, qui a préféré donner l’occasion à Ouattara de parler du phénoménal taux de croissance que la Côte d’Ivoire devrait avoir en 2012, et des grands travaux d’infrastructure engagés par son exécutif. Les mauvaises langues diront que ce tropisme n’est pas étonnant, dans la mesure où Martin Bouygues, actionnaire principal de TF1 et  ami proche d’Alassane Ouattara depuis une vingtaine d’années, à qui la construction du troisième pont d’Abidjan a d’ores et déjà été confiée, est un professionnel du béton…

Aucune enquête sur la fortune de Dominique Ouattara et ses liens avec les «biens mal acquis»

Au-delà de l’anecdote, de nombreux observateurs africains sont frappés par l’incroyable protection dont bénéficie Alassane Ouattara en France, où tout est mis en œuvre dans les cercles politiques et médiatiques les plus influents, pour sculpter sa légende. Opposant, il passait pour la victime immaculée de l’ivoirité, un concept tellement flou qu’il a servi à diaboliser successivement Henri Konan Bédié, Robert Guei et Laurent Gbagbo. Ses propos incendiaires attisant, dès 1999, le «dolorisme» nordique et la fameuse «charte du Nord» rédigée dès le début des années 1990 par ses partisans n’ont quant à eux presque jamais été relevés dans les médias français. Ses relations troubles avec la rébellion qui a éclaté le 19 septembre 2002 alors que son parti avait des représentants au sein du gouvernement de réconciliation mis en place par Laurent Gbagbo n’ont jamais été véritablement interrogés, y compris après que des enquêtes d’ONG comme Global Witness aient mis en lumière la forte implication de cadres de premier plan de sa formation politique dans l’économie de contrebande en zone «occupée» et le trafic du «cacao de la guerre». La fortune de son épouse, dont l’agence immobilière a géré le patrimoine de chefs d’Etat comme Omar Bongo Ondimba, symbole de toute la lutte contre les «biens mal acquis» des  présidents africains en Occident, n’a jamais fait l’objet d’enquêtes sérieuses dans la presse parisienne.

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Durant l’épreuve de force qui a suivi l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, toute la classe politique française s’est alignée derrière Ouattara, au nom de la validation onusienne de son élection, sur laquelle de nombreuses zones d’ombre persisteront toujours. En effet, pour la première fois dans l’histoire mondiale, un organisme chargé de proclamer les résultats d’un scrutin donnait un taux de participation officiel (70%), puis se ravisait plusieurs jours plus tard, et augmentait de 11% ce taux, en validant des centaines de procès-verbaux où le nombre d’électeurs dépassait largement le nombre d’inscrits… Ce détail plutôt comique n’est que l’une des nombreuses données troublantes qui, mises à la disposition de l’opinion, auraient soutenu la demande du camp Gbagbo, qui sollicitait alors un recomptage des voix, comme cela a été fait dans le même type de circonstances à Haïti. Mais, une fois de plus, l’omerta pro-Ouattara a prévalu.

Un establishment politico-médiatique parisien déterminé à soutenir Ouattara

Aujourd’hui, Alassane Ouattara est au pouvoir. Amnesty International a accusé ses troupes d’avoir perpétré le plus grave massacre de l’histoire contemporaine de la Côte d’Ivoire dans le quartier Carrefour à Duékoué. Un massacre aux motivations purement ethniques, comme le prouvent les cartes d’identité collectées et jetées à proximité des charniers. Amadé Ouérémi, le chef de milice burkinabé accusé d’avoir dirigé ce massacre, n’a été ni inculpé ni même désarmé. Il continue de semer la terreur dans la région. Imaginons un seul instant qu’il s’agissait d’un mercenaire à la solde de Laurent Gbagbo durant sa présidence. Qu’aurait écrit la presse hexagonale ?

La détermination de l’establishment politico-médiatique parisien à soutenir Alassane Ouattara est telle que même la mort de Philippe Rémond, un professeur d’Université français, tué selon ses amis par les forces soutenant Alassane Ouattara lors de leur entrée à Yamoussoukro en mars dernier, a été fort peu médiatisée. L’enquête n’a pas avancé d’un pas, aucune inculpation n’a été enregistrée, l’enterrement s’est déroulé dans la plus grande indifférence… Ressortissant français, le fils aîné de Laurent Gbagbo, qui n’a jamais été un activiste de premier plan, est incarcéré depuis plus de cinq mois à Bouna, petite ville du nord du pays. Motif officiel : «il était avec son père», nous apprend le ministre de la Justice de Ouattara.

Sur le terrain du dialogue politique, les choses ne s’améliorent pas en Côte d’Ivoire. Le FPI, parti de Laurent Gbagbo, a suspendu sa participation aux travaux de la Commission électorale indépendante (CEI), pour une raison qui mérite que l’on s’y attarde. La CEI est contrôlée à 95% par des membres de la coalition au pouvoir. En clair, ce sont les partisans de Ouattara qui doivent organiser de bout en bout un scrutin au cours duquel ils seront arbitre et partie. Quand l’on sait qu’en 2003, à la faveur des accords de Linas-Marcoussis, la France faisait pression pour que cette Commission soit plus «équilibrée», alors qu’elle était nettement moins favorable au pouvoir de l’époque, l’on mesure le degré d’amertume qui peut être celui de l’opposition d’aujourd’hui en Côte d’Ivoire.

Les Français, qui aiment à croire que leur exécutif est l’héroïque accompagnateur des révolutions arabes, avec les promesses de démocratisation qu’elles charrient, doivent se souvenir d’une chose. C’est le soutien œcuménique de la classe politique française, gauche et droite confondues, et l’aveuglement de la presse de leur pays face aux dérives progressives de Zine-el-Abidine Ben Ali, qui ont contribué à forger et à renforcer sa dictature «développementaliste». Petit signe qui vaut son pesant de signification. Ouattara et Ben Ali ont un point commun. Ils ont l’un et l’autre signé des contrats globaux de communication avec Anne Méaux, la patronne d’Image 7, une société chargée de dompter les médias hexagonaux à leur profit.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER.INFO

mardi, 02 août 2011

BROU AKA, SEUL COUPABLE ?

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Bien qu'émanant d'un quotidien pro-Ouattara (Nord-Sud), cet article est d'une rare lucidité et d'une honnêteté remarquable. Bravo, Kouakou Liza !


Alassane Ouattara a déjà décidé de sévir pour donner l'exemple. Et, le premier à faire les frais de cette gouvernance de rigueur est Pascal Brou Aka, anciennement directeur général de la Radiodiffusion-Télévision ivoirienne (Rti). Il paie notamment pour une maladie congénitale à la Rti qu'il n'a pu guérir au bout de neuf mois de gestion de ce média audiovisuel de service public. Mais, assurément l'épée du président ivoirien n'était pas suffisamment tranchante puisqu'elle n'a coupé qu'une seule tête. En réalité, aussi bien à la Rti que dans le staff de communication de la présidence de la République, d'autres responsables auraient dû subir le même châtiment. Sous l'officieux prétexte que des journalistes auraient pu se faire la belle, ils ont convaincu Alassane Ouattara de ne pas embarquer de journalistes, cette fois-ci, pour le voyage aux Etats-Unis. Qu'à cela ne tienne !

Mais, pour ce voyage important, à plus d'un titre, l'on pouvait s'attendre à meilleure collaboration de la part du service Communication, présent à toutes les étapes de la visite du numéro Un ivoirien. Aucune note, aucune image n'ont été envoyées aux médias ivoiriens pour informer l'opinion nationale. Si la presse (écrite) a dû se contenter de dépêches d'agences internationales, la Rti n'a eu droit qu'à des images de camera amateur envoyées sur internet par le service Communication. D'ailleurs, seules les images des entretiens entre Alassane Ouattara et Robert Zoelick président de la Banque mondiale, Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international et la visite à la Fondation de la paix ont été envoyées à la Rti. Pas plus.

Pour la rencontre au sommet entre Alassane Ouattara et Barack Obama, les agents de Pascal Brou Aka ont dû se contorsionner pour avoir quelques images sur le site de la Maison blanche. Pourquoi n'avoir pas « sacrifié » un des membres du service de communication pour embarquer avec un cadreur professionnel de la Rti pour que celui-ci ramène, au moins, des images de qualité de cette visite historique ? Personne n'a la réponse du côté de la présidence de la République où c'est la croix et la bannière quand il s'agit d'avoir des informations avec certains responsables du service Communication.

Selon des journalistes de la Rti, c'est d'ailleurs le manque de collaboration entre ce service et la direction des informations de la Télévision ivoirienne, qui serait à la base du fâcheux incident qui vient de coûter sa place à Pascal Brou Aka. Les principaux responsables du service communication (ou, disons, les principaux conseillers de M. Ouattara) étant aux Etats-Unis ou ailleurs, hors du pays, c'est bien tardivement que l'équipe chargée de couvrir l'arrivée du président de la République a eu l'information. « Nous n'avions personne pour nous informer de manière précise », confie un agent de la Rti. Qui est, alors, le vrai coupable?

Du côté du service Communication, on estime que, non seulement Pascal Brou Aka aurait dû prendre les dispositions pour dépêcher une équipe aux Etats-Unis mais, qu'en plus, il aurait pu, à défaut d'avoir un interlocuteur, envoyer ses reporters à l'aéroport de Port-Bouët, quitte à y attendre pour quelques heures. « Les gens aiment qu'on leur serve tout sur un plateau d'or, sans fournir le moindre effort », critiquent les communicants de la présidence de la République. Soit ! S'il s'agit réellement de rigueur, estiment de nombreux Ivoiriens, Alassane Ouattara aurait pu valablement trancher la tête du directeur de la 1ère chaine de la Télévision ivoirienne, Lazare Aka Sayé, tout aussi coupable que son supérieur hiérarchique.

La même rigueur de M. Ouattara aurait dû s'appliquer aussi au directeur de l'information, au Rédacteur en chef, etc. Mieux, les Ivoiriens ne comprennent pas tous pourquoi le ministre de la Communication ou le service Communication de la présidence de la République ont été épargnés par les sanctions prises par le chef de l'Etat. Surtout que, selon nos informations, Fraternité Matin, média de service public et plusieurs journaux, auraient brillé aussi par leur absence à l'aéroport.

 

Kouakou Liza

 

Source: NORD-SUD

COTE D'IVOIRE: ALASSANE OUATTARA, LE PRESIDENT QUI ATTENDAIT LA CAMERA

 

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L'information a fait la une des médias ivoiriens de ce lundi 1er août 2011. Le président ivoirien, fraîchement rentré de son séjour aux Etats-Unis, a pris une décision qui a surpris plus d'un. En effet, ce dimanche même, Alassane Ouattara a signé un décret limogeant le premier responsable des médias publics en Côte d'Ivoire, en la personne du très célèbre Brou Aka Pascal. Certes, il est de la prérogative de tout chef d'Etat de se séparer d'un fonctionnaire qui, à ses yeux, n'est pas en mesure de se conformer aux règles et principes susceptibles de contribuer à la réalisation des idéaux, et des aspirations qui sont ceux de l'administration. En n'ayant pas diligenté à temps le déploiement d'une équipe de reportage pour couvrir l'arrivée d'Alassane Ouattara, à l'aéroport d'Abidjan, ce dimanche 31 juillet 2011, le dossier de l'ex-directeur de la RTI est difficilement défendable. Pour autant, on ne peut pas non plus comprendre que, juste pour l'absence de cette équipe de reportage, Alassane Ouattara ait attendu pendant trente bonnes minutes, à l'aéroport international d'Abidjan, avant de descendre de son avion. Rien que pour le filmage de la télévision !?

C'est dire que le président ivoirien est vraiment friand de sa propre image. Au point de suspendre son agenda et certainement de retarder des dossiers, juste pour avoir le plaisir de se faire filmer. On comprend alors un peu plus le caractère stratégique de la bataille que pro-Ouattara et pro-Gbagbo s'étaient livrés autour du contrôle de la maison de la télévision ivoirienne. On comprend l'intérêt, sinon l'obsession avec laquelle le chef de l'Etat ivoirien appréhende son reflet sur le petit écran, quand on pense que lui-même, s'est imposé une pause de trente minutes dans un appareil qui avait déjà atterri.

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Comme on le voit, le fait de rester dans cet avion à attendre que les cameramen de la télévision arrivent n'était pas l'unique solution qui se présentait à Alassane Ouattara. Mais touché dans son orgueil du fait de cet "affront", il a pris son décret.

Cette situation rappelle étrangement ce que l'on vit quasiment dans d'autres pays du continent africain. C'est dire que dans beaucoup de nos Etats, l'image, notamment celle de la télévision nationale a une dimension quasi sacrée. C'est ainsi qu'il n'est pas rare de constater des retards volontaires des médias audiovisuels, lors des cérémonies d'ouvertures ou de clôtures de plusieurs rencontres et événements du continent. En prime, les responsables attendent toujours les reporters. Les événements sont faits pour les médias et ... non le contraire !


En définitive, sur le continent africain, la télévision n'a pas à courir après les événements, ces derniers l'attendent toujours. Sacré privilège des professionnels de la télévision en Afrique. Une "exception" qui surprend nombre de leurs confrères de par le monde.


 

Brahim Bangoura sur GuineeConakry.info


Source : LA DEPECHE D'ABIDJAN

vendredi, 24 décembre 2010

LE SIGNAL NUMERIQUE DE LA RTI CIBLE DES DESTABILISATEURS DE LA COTE D'IVOIRE ?


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Cela fait deux jours qu'il devient quasi impossible de regarder une émission sur RTI La 1ère et TV2 sans interruption complète pendant des heures ou blocage d'images. De même que sur Radio Côte d'Ivoire et Fréquence 2. Raison : les signaux de nos chaînes nationales sont brouillés ou inexistants. Aussi bien sur le bouquet de Canal + que sur les antennes d'Abobo (Abidjan) et de Lotanzia (Bouaflé) qui desservent le territoire national. Le fait est un peu moins grave à Abidjan. Mais à l'intérieur du pays, c'est la catastrophe. D'où provient ce problème ? Nos gouvernants nous doivent des explications urgentes et claires. Car nul n'ignore les temps que notre pays traverse et qui sont le terreau des pires rumeurs.

Passe encore si ces pannes récurrentes sont uniquement de notre fait. Même si la coïncidence avec l'attaque imminente de la Côte d'Ivoire par les forces étrangères de la Licorne, de l'ONUCI et de la CEDEAO serait franchement troublante. Car après les deux semaines de lynchage médiatique en règle de la Côte d'Ivoire qui ont suivi la proclamation par le Conseil Constitutionnel de la victoire du Président Laurent GBAGBO, nos médias (télé, radio, presse écrite, internet) se sont résolument inscrits dans une contre-offensive fulgurante qui commence à porter ses fruits dans l'opinion internationale, au détriment de l'information à sens unique promue par les chaînes de télé et de radio françaises et américaines au service d'une oligarchie ultralibérale toute-puissante qui tient sous ses ordres notamment l'exécutif français et bien entendu l'exécutif américain.

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Cette forte réactivité des Ivoiriens qui les a poussé à suspendre les chaînes d'informations internationales qui faisaient de la désinformation contre leur pays sur le bouquet de Canal+ et leur détermination à ne pas se laisser tondre sans réplique pourraient surprendre et être cause que des mains obscures s'activent désespérément à brouiller nos ondes et signaux numériques télé et radio. Surtout que nous savons que les patriotes sont en alerte maximale et prêts à descendre par millions dans les rues et artères du pays, à l'appel de la patrie, pour barrer la route aux déstabilisateurs et autres imposteurs. Et la voie par excellence pour cet appel, c'est la télévision et la radio nationales. Nos ennemis en ont bien conscience. Il leur faut peut-être neutraliser ces véritables « armes de pointe » ivoiriennes avant de nous attaquer. N'est-ce pas vraisemblable ? Pour l'instant, ce ne sont que les spéculations de l'ivoirien méfiant et prudent que je suis. Mais il faudra tout de même que quelqu'un d'officiel nous en disent quelque chose.

Une économie forte doit être protégée aussi bien par une armée forte que par des moyens de communication de hautes performances. Pourquoi ne pas installer nos signaux sur des satellites chinois, russes ou sud-africains ou mieux, acheter notre propre satellite (seul ou en association avec d'autres états habités par le même souci)? Aucun sacrifice n'est de trop pour se protéger contre les rapaces de tous bords qui pillulent désormais du côté du Golfe de Guinée, l'Edorado annoncé des vingt prochaines années, comme l'a si bien dit, dans une interview accordée à la chaîne de radio KERNEWS, le mardi 21 décembre 2010, Monsieur Jean-François PROBST, ancien bras droit de Jacques CHIRAC et fin connaisseur de l'Afrique.

Vivement, des explications du tout nouveau Ministre de la Communication, Monsieur OUATTARA Gnonzié, que nous interpelons, ici. Et de toute urgence, car les Ivoiriens s'interrogent et commencent à s'inquiéter.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO