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mardi, 06 septembre 2016

LES EVENEMENTS AU GABON: PETITE VERSION POUR NULS

 

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Une amie française me demandant quelques explications sur ce qui se passe au Gabon, mais dans un langage simple, voici ce que je lui ai écrit... Shlomit.

 

Il y a eu des élections au Gabon dimanche dernier. Les résultats devaient être donnés par la commission électorale mardi en fin d’après-midi. Mais déjà lundi en fin de matinée Robert Bourgi, un des pions de la françafrique avait depuis l’ambassade  gabonaise de Paris donné les résultats ; Jean Ping gagnant dans 6 des 9 régions. 

Ali Bongo et Ping sont tous deux des pions de la françafrique. Sarkozy aurait aimé qu’Ali, -qui s’appelait Alain avant que son père n’embrasse l’islam- prenne la succession de son père. On se souvient
 
En fait Ali Bongo cherche des poux à certaines entreprises françaises comme Total auxquelles il a imposé –des arriérés d’impôts non négligeables, se chiffrant à des centaines de milliers d’Euros… Il va sans dire que les lobbies financiers n’apprécient pas cette exigence, payer le pétrole et les produits du sol et sous sol à sa juste valeur, alors qu’on pouvait jusqu’à présent tout avoir presque gratuitement. Jean-Ping qui a été le gendre d’Omar Bongo est un vieux monsieur, bien soumis à la France ; c’est lui qui présidait l’Union Africaine en 2011, et Laurent Gbagbo lui avait demandé de le soutenir en demandant le recomptage des voix, mais il avait refusé, affirmant sans détour que le véritable gagnant était Ouattara.  Aujourd’hui il semble récolter la monnaie de sa pièce.
 
En fait Ali Bongo, connaissant le jeu de la France a joué au plus fin, trichant encore mieux que Ping. Alors que Ping bénéficie du support des Français, Ali Bongo a cherché de l'aide en Côte d'Ivoire, et des hackers très professionnels, et toute une logistique abidjanaise bien rodée a suivi. L’ancien chef d’état major de Gbagbo, devenu ambassadeur au Gabon grâce à sa traîtrise, est aussi mentionné parmi les ivoiriens ayant aidé le camp Ali Bongo. 

La France a soutenu Ping, mais elle est très mal à l'aise aujourd'hui, l’affaire ivoirienne peu glorieuse refaisant surface avec cette histoire de décompte des voix qui est accepté semble-t-il aujourd'hui avec Ping et qui a été injustement refusée à LG, il y a 5 ans. La France essaie donc de faire profil bas, appelant à calmer le jeu par cette attitude conciliante de l'attente des vrais résultats issus d'un recomptage des voix. Mais ne nous illusionnons pas, quel que soit le candidat, il sera totalement inféodé à la France.

Ali Bongo a joué rusé, plus rusé que la France; Ping joue son va-tout, il va sur ses 74 ans et ne veut pas perdre sa dernière chance d'accéder au sommet de l'état. Le 2 septembre, il s'est autoproclamé président du Gabon, invitant le président Hollande à s'ingérer dans les affaires gabonaises. Il vient d'appeler le peuple à une grève générale... Quant à son programme, rien n'est promis aux Gabonais. Ils seraient bien fous de se passionner pour cette joute dont ils ressortiront perdants à tous les coups. Le candidat de l'alternance évidemment, et pour la seconde fois n'arrive que troisième, ses vrais chiffres à lui, ont été très certainement revus à la baisse pour gonfler les voix des deux autres.

Hier, le quai d’Orsay a fait savoir que plusieurs franco gabonais étaient portés disparus, voilà, s'il le fallait, une excuse toute trouvée pour une prochaine « ingérence humanitaire » à la française, comprenez un coup d’état pour placer celui qui saura au mieux servir les intérêts de la France ou plutôt de ses lobbies financiers et industriels…


Shlomit Abel

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

samedi, 08 février 2014

HAMBACK EN SON ROYAUME

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Comme François Hollande devant publier ses bulletins de santé, le dernier scoop des docteurs es sciatique ivoiriens a été de nous livrer l'information scientifique suivante: Ado souffrirait depuis 1998 d'une sciatique à complications, nécessitant des séjours à répétition en France. Tout cela pour nous expliquer ce second voyage en France, quelques jours seulement après son retour du premier.

Les propagateurs de cette rumeur nous prennent pour des veaux surdoués, je le crains fort. Bien sûr il y a des sciatiques très douloureuses, mais avec son rang et son portemonnaie, qui drague les fonds de la lagune abidjanaise pour additionner les frais de voyage par ci, les frais de santé par là, Ouattara devrait bénéficier d'un traitement garanti sans douleurs inutiles.

Désormais, que tous ceux qui souffrent de sciatique, aillent prendre les eaux à Paris ou à Nice, nouvelles capitales mondiales de la sciatique, lieux de cure privilégiés pour touristes africains émergents...

Nous savons que Dramane bénéficie en permanence de deux médecins français, qui le suivent nuit et jour; ces médecins militaires  très bien formés, très expérimentés, bénéficient des dernières technologies, et peuvent le soigner en Côte d'Ivoire, à la française avec des médicaments français. En cas de besoin, ils peuvent même appeler en renfort un chirurgien pour soulager le pauvre homme courbé de douleur. alors pourquoi l'équipe médicale et son patient a-t-elle repris en sens inverse la navette intercontinentale Paris Abidjan?  Pourquoi l'hôte hébergeur a-t-il joué les absents au Forum ICI 2014 et à la rencontre de l'Union africaine?

Les rumeurs de son absence ne devant pas rajouter une couche de peinture opaque sur sa personne tellement en phase avec son peuple, lui, le Papa de la Nation ivoirienne, le Père du retour des exilés, selon l'expression du nouveau poète Soro Alphonse, et afin que les maquis ne se transforment pas en lieux de paris clandestins  "malade, pas malade", "un peu malade, très malade", on s'est dépêché de  rapatrier Ouattara de France en objet volant non identifié, avec atterrissage non enregistré, pour permettre quelques clichés photos  à la fin du forum, où il sert quelques mains et reçoit trois, quatre personnalités triées sur le volet durant quelques minutes. Une personne impressionnée par la dégradation de sa santé, l'ayant croisé sur les lieux du forum, a laissé une petite note anonyme dans un courrier de lecteurs, où face au "bon pied, bon œil" affiché par le photographe officiel, elle affirmait au contraire que le président avait très mauvaise mine et qu'elle avait été très impressionnée par son œil qui ne s'ouvrait presque plus...

En citoyens respectueux de ceux qui nous respectent, nous voulons bien croire qu'une sciatique se soit rajoutée aux autres maux dont souffre vraisemblablement Mr Ouattra, et qui nécessitent des soins inexistants en Côte d'Ivoire; mais de là à imaginer que les nerfs commandant les paupières soient des ramifications du nerf sciatique, il n'y a que dans « les comptes de l'éléphant perché » que l'on pourrait lire cela, ou dans une chronique "à la manière de" version Kandia Kamara. Et nous n'allons pas nous étendre sur tous les détails retenus  par les uns et les autres, parce que la vieillesse est cruelle parfois: si elle vous laisse en vie, vous donne le pouvoir et l'argent,  elle peut vous frapper dans le corps, et bien souvent la puissance et la gloire ne rajouteront pas grand chose  au capital "jours" d'une personne, quand celui-ci est dilapidé.
 
La théorie du sciatique était un ballon d'essai envoyé dans le ciel ivoirien; je ne sais pas s'il va suffire à arrêter les rumeurs. En bon ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko aura eu le mérite de le lancer pour tenter de couvrir un Ouattara toujours absent pour convenances personnelles. Certaines indiscrétions médicales non vérifiables, ont évoqué hier le retour du vieillard prodigue sur une civière, sans arrêt-conférence dans les salons de l'aéroport, ni haie d'honneur et tapis rouge. Mais on a pu lire sur un communiqué que la rencontre de conciliation avec les opposants de Blaise Campaoré demeurait ajournée.

Soro est à l'étranger comme à l’accoutumée; le Parlement ne fonctionnant plus que par décrets, il est actuellement en voyage au Maghreb : il se remet d'un petit incident parisien: dans un restaurant du 18ème, voulant régaler tout le monde, et persuadé que tous les noirs du restaurant  étaient membres de son fan club, il aborde une dame et son fils déjà installés à une table pour deux, pour leur dire qu'aujourd'hui c'est lui Soro Guillaume qui régale; quelle ne fut pas sa surprise en recevant une volée de bois vert de cette dame qui découvrait l'assassin de son époux, devant elle, bien vivant, alors que son mari avait rejoint le monde des morts, ayant juste croisé au mauvais moment le rouleau compresseur de la cause rebelle, ce rouleau fou qui ne s'arrête jamais, mais dont le compteur des victimes est bloqué sur le chiffre 3000. Il s'en suit un petit déballage de vérités crues, et nous espérerons que les clients qui ne connaissaient rien à la Côte d'Ivoire, auront eu envie de se documenter sur son histoire mouvementée; car assister à une joute entre un petit gros prétentieux et une veuve qui réclame justice pour elle et son fils, permet au camp de la vérité de se dévoiler plus naturellement. Et c'est le paon faussaire qui petit à petit a ramassé ses plumes, fermé son éventail. Mais aujourd'hui, l'homme de plume aux plumes colorées est  de nouveau indispensable en Tunisie pour écraser une petite larme démocratique et encourager les Tunisiens à persévérer dans leur nouvelle Constitution. Demain cap sur le Maroc, pour animer en pan ivoirien la basse cour constituée de toute la panoplie de la cacophonie francophile.

Tout cela pour dire que  Hamback, ministre de l'Intérieur était seul maitre à bord en Côte d'Ivoire ces jours-ci, avec des responsabilités énormes: beaucoup de gens dépendaient de lui; il assurait la protection des caïds,  supervisait les derniers préparatifs du congrès de Maçons dont il fait partie, et qui débute aujourd'hui 7 février; il suivait aussi l'évolution de la situation à la Maca: l'avancée intra muros des tueurs armés , et annulait la sortie des prisonniers politiques pour amnistier 50 droits communs. Donc il avait très peu de temps pour nous concocter rapidement une maladie de Ouattara crédible. S'appuyant sur quelques souvenirs de ses études éphémères de carabin reconverti en carabinieri version mafiosi italiano, aidé du moteur de recherche Google, il nous a fabriqué cette fiche maladie, très savante qui sera reprise demain par la presse du même bord, à la rubrique culture et santé.


Shlomit Abel, 7 février 2014.

jeudi, 19 décembre 2013

SHLOMIT ABEL: «JE REPROCHE SURTOUT A OUATTARA D'ETRE LE BOY A TOUT FAIRE DE LA FRANCE»


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Active sur les réseaux sociaux, très connue de la résistance Africaine et suscitant plusieurs interrogations dans le milieu du pouvoir d’Abidjan, celle que beaucoup surnomme Shlomit L’Africaine à accepté de s’ouvrir à nous dans cette interview.


Pouvez-vous-vous présentez à nos internautes ?

Shlomit Abel : Shlomit Abel, épouse, mère de 4 grands enfants et grand-mère, habitant en Israël depuis 1995.

On vous sent beaucoup attentive à la crise en Côte d’Ivoire de par vos publications. Pouvons-nous connaitre les raisons qui ont suscité cet intérêt ?

Le « hasard »a voulu que je découvre la Côte d’Ivoire à l’automne 2010, juste entre les deux tours. Etant assez nulle en histoire, j’ai épluché un à un les articles de Wikipédia sur les 14 pays constituant les « anciennes colonies françaises », et là, la forfaiture de la France m’est apparue comme le nez au milieu de la fgure ; puis j’ai découvert l’horreur de la mise en place du francs CFA, En Israël, nous avions la chance d’avoir les programmes non censurés de la TCI sur l’ordinateur, et j’ai suivi toutes les émissions « matin bonheur » je crois, dont je suis devenue une fan.Et tout est parti de là…

Vous semblez bien connaitre les contours de la crise en Côte ‘Ivoire. Êtes-vous déjà venu en Côte d’Ivoire ?

Non malheureusement pas encore, mais j’aspire vraiment à découvrir sur le terrain ce pays auquel je me suis attachée par toutes le fbres de mon être.Maintenant j’y ai des amis, et même de la famille.

Pourquoi cet amour pour le président Gbagbo et que reprochez vous à Allassane Outtara ?

J’ai d’abord découvert un homme en accord avec ses dires et sa foi. J’ai réalisé pour la seconde fois dans mon existence le lien entre des paroles et un comportement engagé. Une authenticité rare, un engagement tel que toute votre vie est exposée, livrée, donnée.

Ce que je reproche à Ouattara ? Bien sûr c’est surtout d’être le boy à tout faire de la France. Je pense qu’au delà de son ambition d’arriver au sommet de l’état, il a été choisi non pour certaines qualités, mais parce qu’il est servile, docile et sur-compétent dans la dimension de l’inefcacité militante, au delà même des espérances de la France. Au départ il s’est fait piéger, je pense, dépasser par ses complices de la rébellion, qu’il a fallu récompenser. Ce qui m’attriste, c’est le rôle que la France lui fait jouer ; il n’a été choisi qu’en raison de son inconditionnelle allégeance, pour que les lobbies fnanciers et économiques auprès desquels le gouvernement français lui-même prend ses ordres puissent impunément et totalement « plumer » la Civ, la mettre à genoux sur tous les plans. C’est le nul de service idéal, à la façade impeccable : et dire qu’il croit encore avoir été choisi pour ses compétences, son carnet d’adresses, etc., alors que son seul point commun avec le « père » de la nation ivoirienne est d’avoir partagé une même femme…

La DST ivoirienne vous soupçonne d’être Hassane Magued, ce contributeur de la révolution permanente.

Shlomit Abel : L’idée que cela puisse être vrai, m’amuse autant que cela les inquiète, et l’idée que cela puisse ne pas l’être, m’incite à souhaiter qu’ils doutent d’eux-mêmes autant que lui et moi douterions de nous-mêmes, si la réalité en venait à ne plus être que ce quelle paraît. Quoiqu’il en soit, je pense qu’à ce stade, personne n’est en mesure de résoudre un problème aussi délicat. J’ai lu aussi dans certains courriers de lecteurs que je pourrais être un agent du Mossad : c’est lourd pour mes frêles épaules ! H.M. est un homme, un militaire ivoirien ; je suis une femme, israélienne, juive pratiquante : ça fait beaucoup de casquettes. Une fois j’ai surpris le chargé de Com de dame Dominique en train de chercher des renseignements sur moi via des forum d’échanges. Si c’est là qu’ils pensent glaner des informations, alors je dirais que la DST ivoirienne est à la DST française ce que les dozos sont à l’armée israélienne…

Au début, on voyait aussi les publications de votre époux. Mais il semble avoir raccroché.

Non, Il n’a pas raccroché, il travaille à une concordance qui prend l’essentiel de son temps depuis bientôt trois ans. Il ronge son frein, brûlant de reprendre la plume ; d’ailleurs il est mon premier lecteur, et chaque jour je lui fais le bilan des informations. En outre, Eliahou a publié deux fois un article vitriolé paru sous une autre identité pour éviter d’éventuelles poursuites judiciaires.

Vu de l’extérieur, quel avenir entrevoyez-vous pour la résistance et la Côte d’Ivoire ?

Je pense que les Ivoiriens sont trop gentils, trop candides aussi : bien souvent, l’idée de tout pouvoir régler par la négociation est un leurre, soigneusement entretenu par la puissance coloniale. En réalité, il faut que les Français s’en aillent, et, vous l’imaginez aisément, ils ne partiront pas sans y avoir été obligés. Le successeur de Sarkozy n’a changé en rien l’axe de la vieille politique du pillage et de l’asservissement. Plus le temps passe, et plus la situation se complique. Je ne vois qu’une révolution à l’échelle du pays, voire à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest qui puisse changer la donne. En d’autres termes, que le pire cauchemar des nations occidentales pour le Continent dont dépend leur survie se réalise. Bien sûr, j’ai la foi, mais il faut poser le pied dans l’eau pour voir la mer se fendre En ce sens je rejoins parfaitement la ligne radicale et sans concession prônée par mon « double » Hassane Magued

 Votre dernier mot à l’endroit des internautes d’abidjandirect.net

Shlomit Abel : Népotisme, despotisme et corruption gangrènent aujourd’hui le pays, du plus haut sommet de l’état jusqu’à l’homme de la rue. Poussés par la peur ambiante et la misère croissante, de plus en plus d’Ivoiriens, jusque dans les rangs de la résistance, se montrent prêts à tout sacrifier à leur ambition personnelle. Or, rien ne se fera sans une généralisation à l’ensemble de la population du cas Gbagbo Laurent – à ce jour seul Président légitime de Côte d’Ivoire ! : se montrer prêt à mourir pour que triomphe la nation; une nation d’où sera définitivement bannie la loi du plus fort, la loi du profit pour luimême, la loi de l’ignorance mère d’injustice, la loi de l’arbitraire sur fond de vénalité, la loi du mensonge enfin, avec son corollaire, la lâcheté. Beaucoup d’Ivoiriens se réclament de la foi en D.ieu ; or le premier fruit de la foi, c’est le courage, et la voie lumineuse nous en demeure tracée depuis l’humble obscurité d’une cellule de la honte, à la Haye.


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

mardi, 15 octobre 2013

COURAGEUSE RADIO FRANCE INTERNATIONALE - RFI SE MOUILLE... LES ORTEILS

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Demi-mensonges, demi-vérités, il « faut » parler de Nahibly, des évènements du 10 et 11 octobre 2011, histoire de déranger le Mossi, comme un poil à gratter, mais sans l’écorcher vraiment. La RFI décide donc de rappeler ce triste anniversaire, et se donne un titre accrocheur: « L'enquête sur la fosse commune de Duékoué au point mort ». Mais voilà tout est dans le titre, il n'y a aucun développement dans l'article. Aucune critique du régime Ouattara qui n'a pas encore déposé ses conclusions d'enquête, ou pour être plus précis, n'a pas encore commencé à enquêter...Comme la réconciliation, le vivre ensemble, les procès des plus de 700 personnes incarcérées au nom de leur proximité avec Laurent Gbagbo, l'enquête sur Nahibly est au point mort, les six morts sont les six cadavres retrouvés dans "une" fosse commune, la seule, l'unique.

Et les trois doctorats de notre économiste bardé de deux récentes distinctions « honoris causa » de la sous région, n'ont pas multiplié ses neurones, ses capacités de travail, son soucis de vraie justice... L'enquête sur Nahibly est au point mort .Simple point mort, comme celui d'un véhicule en bon état à l'arrêt, momentanément, bientôt les vitesses s'enclencheront, bientôt, très bientôt, le train du progrès n’attend pas, mais d'abord il…faut préparer les élections d’octobre 2015...

Le seul cri du cœur de RFI, la radio au service des tueurs bien plus que de leurs victimes, c'est de brandir ce chiffre ridicule de six victimes, sans honte, sans aucune gêne : un chiffre est neutre, il n'a pas de vie en lui, il n'est le fils de personne, il n'est l'époux de personne, il n'est le père de personne.

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Et pourtant, oser affirmer comme RFI que Nahibly se résume à 6 morts est plus que du mensonge, c’est une insulte grave faite aux vivants et aux morts, même si ce média affirme timidement que des familles sont sans nouvelles de quarante autres personnes …Et bien sûr on ne rapporte même pas les morts découverts dans des puits à cause de l'abominable odeur, les décomptes faits par la Croix Rouge, diverses ONG et les associations de victimes, les disparus, évanouis dans la nuit de l’horreur… On ne rappelle pas non plus le travail des soldats de l’ONUCI, filmés, et qui ont enterrés dans des fosses des dizaines de cadavres, sans aucuns témoins ni les familles, ni les autorités villageoises, ni les autorités religieuses, ce contingent de bérets bleus marocains, récompensés, honorés, et réduits au silence, qui ont à la hâte enterré les victimes de Duékoué et certainement celles de Nahibly, simples déchets humains mis dans des sacs poubelles, manipulés avec des excavatrices et que l’on jette sans état d’âme dans des fosses…

Les nazis étaient jugés à Nuremberg pour ces crimes appelés « crimes contre l’humanité ». Ici celui qui croupit à la Haye est en attente lui aussi d'un jugement pour crimes contre l’humanité, mais les vrais tortionnaires les vrais génocidaires, exécutants des commanditaires se promènent en toute liberté, sans aucune enquête. Nicolas Sarkozy vient d’être blanchi contre toute attente dans l’affaire Bettencourt et Ouattara se prépare à gagner de vraies fausses élections en octobre 2015 pour continuer de bénéficier d’une immunité, désormais délivrée par la CPI, grâce au courage de larbin de l’Union Africaine, qui demande l'immunité de tous les chefs d'états africains en cours de mandat. Alors que le président Gbagbo, en dépit de l’absence de preuves, reste “le” coupable à juger, et que son épouse, parlementaire élue selon des élections reconnues, a perdu son immunité.

Allez comprendre autre chose que cette mascarade où toutes les normes sont renversées, ingérence humanitaire pour déshumaniser, intervenir sans autorisation dans les affaires d’un pays, le spolier,piller ses biens et ses ressources, tuer ses habitants, monter les populations les unes contres les autres, en soufflant sur les braises des antagonismes religieux, et tout cela dans l’indifférence totale des populations occidentales anesthésiées.

Silence, on tue...


Shlomit Abel, 15 octobre 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

vendredi, 04 octobre 2013

MAMADOU KOULIBALY: OUATTARA DEVRAIT SE FAIRE SOIGNER AU PAYS

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Mamadou Koulibaly frappe fort, il voudrait que le Président Ouattara voyage moins et se fasse soigner au pays. Il nous cite le chiffre d’1,4 médecins pour 10 000 habitants, même chiffre pour les lits d’hôpitaux.

Bonne idée, en apparence très généreuse, très désintéressée ; mais malheureusement cette proposition est très démagogique. Koulibaly lui-même, comme les « grands » d’avant, s’il avait eu besoin de soins serait allé à l’Etranger; d’ailleurs, non content de la scolarité et de l’atmosphère ivoirienne instable peut-être, il avait déjà installé sa famille au Ghana.

Malgré la partition du pays, malgré le peu de moyens, malgré l’embargo sur les médicaments, le président Gbagbo s’était attelé à ces questions de santé et d’accès aux soins pour tous, dans le but très certainement d’avoir rapidement toutes les possibilités sur place en Côte d’Ivoire.

Que Mamkoul propose l’obligation aux maires, préfets, hommes politiques et autres serviteurs de la république de se faire soigner dans les hôpitaux d’état et non dans les cliniques privées serait déjà une grande avancée. Pour que ces derniers voient le délabrement, l’insalubrité, le manque de moyens, le manque de personnel, la corruption, et s’indignent positivement, puis fassent bouger les choses. Sa proposition « jusqu’à ce que l’offre sanitaire en Côte d’Ivoire soit améliorée et atteigne les standards internationaux, il soit formellement interdit au président de la République, aux membres du gouvernement, aux hauts fonctionnaires, à tous ceux qui gèrent le budget de l’Etat et à leurs familles d’aller se faire soigner à l’étranger. » fait seulement sourire.

Par contre il aurait pu se prononcer sur l’absence de soins aux prisonniers politiques, la nourriture des prisons qui n’est pas comestible, s’indigner de l’indigence du diagnostic médical ivoirien concernant Mahan Gahé, qui n’est pas mort de ses fractures mais avait eu très certainement  la rate abimée par tous les coups reçus, il aurait pu élever la voix en faveur de madame Simone Gbagbo qui avait été ramenée de force à Odienné, sous anesthésie, alors que son bilan de santé n’était pas terminé…

Pour finir, assurer les soins et la protection d'une haute personnalité dans ces conditions, relève tout simplement de l'utopie: Ouattara qui chaque nuit change de chambre, ne pourrait être que soigné chez lui dans sa résidence fortifiée, avec des médecins privés venus de l'étranger, et au bout du compte la note de frais serait encore plus salée que ce que le chef de file de Lider propose !

Grattez sous le vernis et vous rangerez cette proposition au rayon des vœux pieux, des promesses électorales toujours en suspens, auxquelles un certain « Ado-solutions » nous avait déjà habitués.

 

Shlomit Abel, 1er octobre 2013.

vendredi, 14 juin 2013

FRANÇAFRIQUE, LE FEU DANS LA SOUPE!

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François Hollande a reçu mercredi dernier à Paris au siège de l’UNESCO, en présence d’une dizaine de Chefs d’Etat africains, le Prix Félix Houphouët-Boigny, pour sa "contribution considérable à la paix et à la stabilité en Afrique", nous révèle l’agence de presse africaine.

 

Le prix pour la recherche de la paix est un prix ivoirien. Or lors de la cérémonie de remise du prix, certains regards critiques, au vu des photos et reportages de l’événement, ont décelé que les liens unissant naguère Paris et Abidjan s’étaient distendus. Ainsi, la photo souvenir des couples Ouattara et Hollande nous révèle des sourires gentillets ; mais à y regarder de plus près, madame Ouattara n’arbore pas le sourire éclatant de sa séance de pose avec Bill Clinton il y a trois semaines de cela. Ce dernier avait su la réjouir en la louant pour son abnégation et sa générosité (financées, rappelons-le, sur le trésor Ivoirien), et lui avait dit le plus grand bien de son génial économiste de mari. Mais sur la photo souvenir du 5 juin à l’Unesco, Madame Ouattara ne semble partager avec madame Trierweiler aucune affinité, si ce n’est la blondeur commune de leurs cheveux ! Elle, ordinairement tout sucre et béatitude sur les photos de la Présidence, fixe penaudement le sol, visiblement gênée, un peu absente… Ah, si la remise du prix avait eu lieu ne serait-ce que 48h plus tôt, comme elle aurait pu rayonner de bonheur et de confiance ! Fatou Bensouda, procureure à la Cour Pénale Internationale tenait encore les choses bien en main !

L’unique photo de groupe disponible permet de découvrir un Alassane Ouattara venu honorer son mentor français pour la circonstance, avec d’autres présidents africains. Il a fait un long et beau discours, charmeur, enjôleur, comme de coutume quand il est à l’étranger, lui le Président anticonstitutionnel de la république de Côte d’Ivoire et président en exercice de la CEDEAO; lui qui ne cesse de parcourir les océans et les terres à la recherche de fonds pour sauver "son" "cher" pays complètement en ruine, qui prend l’eau de partout et risque de mourir noyé si l’argent qui circule n’arrive pas à se stabiliser et travailler à colmater des brèches de plus en plus profondes.

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Mais les apparences sont sauves : des poches d'un pays mis en banqueroute par ses soins diligents, l’illusionniste en Economie parvient à sortir, de sous le chapeau du "fonds ivoirien au nom de la Côte d’Ivoire d’Houphouët Boigny", une valise de 150 000 Dollars pour honorer le chef d’état français. Sur l’unique photo présentant les huiles africaines autour du roi Hollande, notre Ivoirien d’importation n’est plus assis auprès de son maître ; il a eu son content de caresses et d’os à moëlle ! Il y a maintenant des toutous plus méritants que lui, assis plus près du chef, qui ont à leur tour besoin d’être dressés, à grand renfort de caresses dans le sens du poil : les vassaux du Bénin, du Tchad, du Burkina et de Mauritanie. Ouattara est assis plus loin, à côté du «Protecteur du Prix, l'ancien Président ivoirien, A. H. Konan Bédié» comme le souligne encore l’agence de presse africaine.

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Bédié et son épouse ont eu droit à une photo de famille avec Hollande, flanqué de sa go, beaucoup plus chaleureuse. Autre détail révélateur : le patron du PDCI occupe durant la cérémonie un fauteuil de cuir, alors qu’Alassane, les roitelets, le Roi et la présidente de l’Unesco doivent se contenter du velours, « empire » certes, mais probablement moins confortable. Atmosphère fin de règne, velours rouge et fauteuils en cuir pour les perpétuateurs de la françafrique, et pourtant la galerie de photos de la cérémonie ne présente guère de visages heureux, joyeux… L’ombre du prisonnier de Scheveningen est parvenue à s’infiltrer jusque-là, alourdissant encore cette ambiance poussive et décadente : les économies occidentales sont à bout de souffle, et la paix est célébrée dans une atmosphère de chaos et de guerre partout dans le monde.

«Grâce à la politique d’ouverture, d’accueil et d’hospitalité de Félix Houphouët-Boigny, la Côte d’Ivoire peut légitimement s’enorgueillir d’être devenue les Etats-Unis d’Afrique en miniature, le « pays de la vraie fraternité » comme le proclame l’Abidjanaise, notre hymne national. » dira Ouattara dans son discours. Et le pyromane ADO de poursuivre la flatterie en direction du pompier Hollande, qui vient paraît-il de sauver le Mali, « Vous avez manifestement fait vôtre le proverbe africain qui dit que "si vous n’aidez pas votre voisin à éteindre le feu qui brûle sa case, la vôtre ne sera pas épargnée par les flammes" ».Quelle mascarade !

Le feu, on en parle beaucoup, il est très à la mode ! Il ya eu d’abord la supercherie des images kényanes brandies par la Procureure de la CPI, retirées en catimini, mais reprises il y a quelques jours pour la deuxième fois par « Le Patriote », la voix du régime ivoirien, pour enfoncer une fois de plus le président Gbagbo; Puis Le Patriote, ce torchon littéraire cracheur de feu continue sur sa lancée: voici que notre quotidien incendiaire titrait il y a quelques jours : « Libérer Gbagbo c’est brûler la Côte d’Ivoire ! ». Et aujourd’hui il remet le couvert en affichant sur sa manchette « FPI : ils veulent brûler le pays !» En d’autres termes, il faut que LG reste en prison, que la moitié de la population qui a voté pour lui reste muselée, aux arrêts parce que le "salut" de la Côte d’Ivoire et cette "paix" que tout le monde a chantée à Paris dans les locaux de l’Unesco sont à ce prix ! Il faut que le soi-disant pyromane d'avant le 11 avril donne au vrai pyromane l’occasion de louer le Pompier, encore et encore !

Koua Justin, arbitrairement incarcéré sans même une trace de mandat d’arrêt, a-t-il donc été surpris lors d’un meeting une boîte d'allumettes à la main, pour que ce régime aux abois en vienne à en recourir à de tels arguments ? L'implantation, au cœur des forêts classées de l'ouest ivoirien, de milices étrangères surarmées qui, avec l'aval du gouvernement et sous la supervision des forces françaises d'occupation, déforestent à grande échelle et commercialisent l'ivoire de contrebande, n'illustre-elle pas, parmi tant d'autres dénis de justice, la nature d’un régime  capable de mettre le feu SANS ALLUMETTES et de désertifier la Côte d'Ivoire en la bradant ? Et notre ministre de la communication Affoussiata Bamaba-Lamine qui s’inquiète le 6 juin de la violence verbale chez les jeunes : "Il faut, à travers l’école et les médias inculquer  à cette jeunesse la culture de la paix et de la non-violence", commente-t-elle. N’est-ce pas pathétique ? Les pères et les grands-pères «rattrapés» de cette jeunesse rebelle mais libre jouent aux allumettes à longueur de jour, et il faudrait qu’aux enfants des autres, de ceux qui sont morts, en exil, au cachot, ces jeunes sans emplois, sans argent pour étudier, on inculque encore la paix et la non violence par la terreur ? Comment un régime qui assassine, emprisonne et rançonne les gens, pourrait-il parler de paix et de non-violence ?

Et Alassane Ouattara de terminer ainsi son discours : « Nous réitérons notre ferme volonté de promouvoir, avec le concours de l’UNESCO et de la communauté internationale, la culture de la paix et du développement humain en Afrique et partout dans le monde. » La paix ne se cultive pas avec des semences OGM stériles, -comme celles dont Monsanto et ses acolytes sont en train d’inonder le pays - elle n’est pas le résultat d’un processus d’écrasement et d’anéantissement d’un faible par un plus fort épaulé par la dite "communauté internationale"! Avant de cultiver et de récolter, encore faut-il semer cette paix ! Une réconciliation vraie se bâtit à deux, les yeux dans les yeux, main dans la main, en marchant dans la même direction – ce qu'a toujours désiré le président Gbagbo ! –, mais sans que le charognard françafriconusien ne s’invite par la force dans le paysage! Une fois semé ce germe de paix, le développement de la plante ne peut qu'aller de soi si les bonnes conditions sont réunies : oxygène, lumière, eau. Ce n’est pas en asphyxiant les populations, en les emprisonnant dans de sombres cachots, en les exilant, en les privant de travail, de nourriture et de soins que le développement humain se fera !

Ce n’est pas pour rien que le judaïsme parle du « shelom bait », la paix du foyer (dans le couple) qui rejaillit sur la famille, sur l’entourage, puis, de proche en proche, de cercle en cercle. Et que dire du « développement humain » ? J’ai eu froid dans le dos en lisant cette phrase d’Alassane ou de son scribe français. L’humain est beau, crée à l’image de D.ieu, il peut se développer sainement dans une atmosphère saine où les lois des hommes sont en harmonies avec celles du Créateur, et cela quelque soient nos convictions religieuses. Même ceux qui l’appellent le Grand architecte ne diront pas le contraire ! Malheureusement, « Le prix de la recherche de la paix devient ainsi le prix de recherche de la guerre dans les mains d'une Françafrique à l'agonie. » écrit aujourd’hui le ministre Ahoua Don Mello. Le développement humain ne peut se concrétiser qu’à partir de semences de paix : or la bande à Ouattara, au fil de dix ans de rébellion et de deux années de dictature, n’a cessé de semer des graines de haine gratuite, "rattrapage" aidant.

Au lieu de provoquer incendie sur incendie,  “de brûler jusqu’aux cendres qui nous restent” comme l’écrit Eric Kahé, autre exilé sous le coup d'un mandat d’arrêt international – alors que ses dernières fonctions officielles aux côtés du Président Gbagbo remontent à 2005 ! -, ne faudrait-il pas enfin se résoudre à observer les vents, à entendre les cris des agonisants, à ouvrir les yeux sur le désastre humain, l'économie en ruines, et prendre la mesure du feu qui couve! La couverture jetée pour étouffer toute velléité de révolte n’asphyxiera pas le feu, parce que sous la terre, c’est un volcan qui couve; un volcan ivoirien, africain. “Il y a mieux que la haine, c’est la nation” écrit encore cet ancien ministre de Laurent Gbagbo. Jusques à quand l’endurcissement du petit pharaon au service de la France pourra-t-il se développer sur ce terreau de haine? « La Côte d’Ivoire peut légitimement s’enorgueillir d’être devenue les Etats-Unis d’Afrique en miniature, le « pays de la vraie fraternité » Qui peut, sans frémir, accueillir cette phrase de la bouche de Ouattara ? La Côte d'Ivoire, ce désormais ancien phare économique de l’Afrique de l’Ouest, aujourd'hui supplanté par le Ghana, n'a nullement besoin d'un granguignolesque "Obama" local autoproclamé... Tout ce qui reste à Ouattara, en fait d'"Obama", ce sont des cendres au bas mot fumantes, qui ne devront qu'à de vrais gestes d’apaisement et de réconciliation de ne pas se retransformer en brasier au moindre coup de vent à venir ! Comment les membres d'un gouvernement responsable peuvent-il se comporter en loubards, sans foi ni loi? Comment une nation constituée d’hommes et de femmes, de vieux et de jeunes, de pauvres et de riches, d’instruits et d’analphabètes peut elle se construire quand on ne lui propose que la mort, l’exil, l’expropriation, la prison, le chômage? De quelle fraternité s’agit-il? Celle de quelques pseudo-élus africains, maniant la brosse à reluire pour cirer à domicile les pompes d'un roi de France qui avec son peuple se retrouvera bientôt nu, privé de cette couverture que L'Afrique aura enfin à son tour décidé de tirer à elle ?

« Il serait temps de rendre aux africains ce qu’on leur a pris pour éviter les convulsions à venir »: c’est en ces termes que Jacques Chirac s’exprimait lucidement il y a quelques années. A quoi bon trembler encore et se mettre au garde à vous devant une «françafrique à l’agonie»? Le vent tourne, amis ivoiriens et africains. Osez le respirer, l'entendre et déjà le voir à l'œuvre ! C’est maintenant le moment d’éteindre le feu, d'organiser ensemble cette noria de seaux remplis d'une eau capable, non seulement d'achever l’incendie, mais d’arroser la fragile semence d'une paix garantie sans "ingérence humanitaire" et sans "communauté internationale". Pour qu’elle puisse à présent germer, cette semence, puis très bientôt lever, et permettre l'épanouissement d'une culture harmonieuse, prometteuse d'une moisson de vrais lendemains!


Shlomit Abel, le 12 juin 2013


Source: RESISTANCE COTE D'VOIRE ISRAEL

dimanche, 19 mai 2013

AFFAIRE AMADE OUEREMI: PETIT MECHANT LOUP ET GRANDS COCHONS


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Hier l’AFP a, comme il se doit, informé les Français de « l’arrestation du chef de milice » Amadou Ouérémi. Apprécions ensemble les mensonges et travestissements de la vérité contenus dans cette dépêche … Pourquoi « milicien » et non « prisonnier de droit commun » ? Pourquoi a-t-il été « emmené », mais est-il resté néanmoins « accompagné de l’un de ses gardes du corps », ce dernier ne semblant pas être là comme second personnage aux arrêts, mais plutôt comme l’escorte autorisée d’un VIP ?

Pourquoi dit-on d’abord d’Ouérémi et de ses hommes qu’« ils défiaient depuis une dizaine d’années l’autorité de l’Etat »  ̶  c’est-à dire l’autorité de Gbagbo, sous le contrôle du père de la rébellion Ouattara !  ̶,  avant de parler d’une période difficile, dite « crise post-électorale de décembre 2010 à avril 2011 » ? Et que dire de son groupe armé de plusieurs milliers de miliciens « sympathisants », probablement toujours sur le terrain, et volontairement maintenu dans le flou, « quelques centaines d’hommes » d’après la dépêche …. En fait, il n’est plus que « planteur de cacao » : alors pourquoi vit-il dans la forêt ?

Et pourquoi retrouve-t-on toujours les « 3000 morts de la crise post-électorale», chiffre intangible du catéchisme AFP ? Evidemment, Ouérémi n’est qu’un suspect, il est « soupçonné » de vilaines exactions pendant ladite crise post électorale, il est soupçonné d’avoir sa part dans les trois mille morts… Ce ne sont pas les rescapés de Douékoué qui le soupçonnent, - personne n’a jamais daigné se pencher sur leurs statistiques -, mais des ONG étrangères, qui probablement n’y connaissent pas grand-chose…

Enfin la dernière partie de l’article veut nous faire croire que la priorité de Ouattara -et ce depuis qu’il est aux commandes de la Côte d’Ivoire -, « depuis la fin de la crise », a toujours été de « sécuriser l’Ouest »… Pourquoi y a-t-il eu encore le massacre de Nahibly, sous les yeux et avec la probable complicité du préfet Benjamin Effoli, spectateur silencieux et sans état d’âme des rescapés de Duékoué assassinés pour la deuxième fois…

Qui sont « les cultivateurs occupant des aires protégées dans l’Ouest, région riche en cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial. » ? Les cultivateurs sont toujours utiles pour maintenir l’excellence de la Côte d’Ivoire, premier producteur de cacao. Pourquoi les chasser puisque le brave lecteur français qui lit cette dépêche est maintenu dans l’ignorance des convois burkinabés qui sont venus pas centaines remplacer les morts et les rescapés exilés, terrorisés ? Ces derniers, véritables autochtones et cultivateurs de café-cacao croupissent maintenant dans des camps à l’intérieur et à l’extérieur du pays ; mais sont promis depuis quelques jours, grâce à une campagne de communication bien menée, à un retour triomphal dans une Côte d’Ivoire sécurisée, asptisée, réconciliée. Autre clin d’œil au Français ignorant qui ne peut que voir et saluer les gages de bonne conduite donnés par Ouattara.

Les « Trois mille morts » de la crise post-électorale, même s’ils sont officiellement composés de bons et de méchants des deux camps, sont toujours imputables à Celui qui croupit à la Haye : en effet, si le président Gbagbo s’était rangé dès le début à l’acceptation du « verdict » de la commission électorale contrôlée par l’Etranger, s’il avait, dès le début accepté le « verdict des urnes », il n’y aurait pas eu de morts. Voilà le message subliminal laissé à l’Occident. Ouattara incarne l’autorité et le droit qui lutte contre la pègre Ouérémi and Co. Un chef d’état d’une telle stature ne peut être que dans la vérité, puisqu’il lutte contre l’impunité ! Cette « capturation », sans effusion de sang et avec une telle maestria ne peut que nous renvoyer à un Etat aux structures fonctionnant normalement, où les frontières sont sécurisées, et où « les tensions foncières et ethniques » appartiennent d’ores et déjà au passé, puisque ce nouveau bouc émissaire d’une rébellion désormais désavouée, devenu seul loup ravisseur et seul mauvais berger a été mis hors d’état de nuire par « l’Etat de droit » !

Mais nous ne sommes pas dupes : comme il s’est rendu volontairement, de son plein gré, on imagine bien que « l’état de droit » s’est entendu avec lui pour ce qui est des modalités de sa reddition…

La suite du feuilleton nous informera sur les dessous de ce western ivoirien : l’analpha-bête, immigré à la fin des années 90 en Côte d’ivoire comme réparateur de vélos, restera-t-il l’idiot du village qui porte le chapeau de la rébellion ? Ou va-t-il secouer la farine dans laquelle on l’a roulé, pour en éclabousser les criminels en chef, ses commanditaires français et pseudo-ivoiriens, qui pour l’instant roulent encore carrosse en montrant patte blanche ?


Shlomit Abel, 19 mai 2013

Côte d’Ivoire: un chef de milice arrêté dans l’Ouest


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ABIDJAN- Un chef de milice, soupçonné de graves crimes durant la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire, a été arrêté samedi dans une forêt de l’Ouest où il régnait en maître depuis des années, a-t-on appris de source militaire.

 

D’origine burkinabè, Amadé Ouérémi, à la tête du groupe armé qui occupait la forêt du Mont Péko, "a capitulé" face à un détachement des Forces républicaines (FRCI, armée), a déclaré à l’AFP une source au sein de l’état-major."Ses hommes sont en train d’être désarmés", a indiqué cette source.

Après sa reddition, le chef milicien a été emmené "dans le principal camp militaire de Duékoué (la ville la plus proche, ndlr), où il est accompagné de l’un de ses gardes du corps", a affirmé un témoin.

Amadé Ouérémi "a été arrêté sans violence" et devait être transféré à Abidjan, a indiqué la télévision publique RTI.

Depuis jeudi, des gendarmes et des soldats du Bataillon de sécurisation de l’Ouest (BSO) s’étaient déployés aux abords de la forêt.

Dans cette forêt, un domaine théoriquement protégé de l’Ouest, Amadé Ouérémi et ses hommes, généralement estimés à plusieurs centaines d’éléments, défiaient depuis une dizaine d’années l’autorité de l’Etat, en interdisant l’accès et y cultivant notamment le cacao.

Amadé Ouérémi est soupçonné par des ONG internationales d’être impliqué dans les tueries survenues à Duékoué en mars 2011, durant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui a fait quelque 3.000 morts dans le pays.

Ses troupes avaient été utilisées comme forces supplétives par les ex-rebelles nordistes à qui sont largement imputés ces massacres.

L’ex-rébellion, dont les chefs sont désormais des cadres des FRCI, s’était ralliée au président Alassane Ouattara au début de la crise postélectorale qui l’opposait à l’ancien chef de l’Etat Laurent Gbagbo.

Longtemps occultée, la question de l’occupation par Amadé Ouérémi et ses hommes de la forêt du Mont Péko s’est imposée dans le débat politique depuis la fin de la crise, en raison notamment des engagements du régime Ouattara à sécuriser l’Ouest.

Frontalière du Liberia, cette région, la plus instable du pays du fait de tensions foncières et ethniques, a été en proie à des attaques meurtrières depuis deux ans.

Les autorités se sont engagées ces derniers mois à chasser les hommes en armes ou les cultivateurs occupant des aires protégées dans l’Ouest, région riche en cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial.


str-tmo/ai


AFP, 18 mai 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mardi, 14 mai 2013

MORALE EMERGENTE ET MAQUILLEURS D'ETAT

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La semaine dernière, un contact ivoirien annonçait qu’il venait de retrouver le véhicule volé au professeur Gnamien Messou. À l’époque du vol, le syndicaliste avait communiqué l’immatriculation du véhicule dont on l’avait « soulagé ».

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Ce véhicule avait été dérobé, comme la plupart de ceux qui constituent actuellement le parc automobile du nouveau « pouvoir ivoirien » ; ces nouveaux biens de l’état de Côte d’Ivoire ont été pris à des cadres du gouvernement, des chefs d’entreprises et de simples citoyens ivoiriens, au seul motif de leur nom, de leur ethnie, de leur fonction ; ils se sont trouvés dépouillés, trop heureux d’avoir eu la vie sauve lors de ce que la Communauté internationale a appelé pudiquement « crise post électorale ayant causé la mort de 3000 personnes ».

Ce véhicule tout terrain appartenait à un syndicaliste ivoirien, dont les biens ont été « confisqués » comme ce fut le cas pour la moitié de la population ivoirienne, laquelle, vivant en démocratie, -donc dans la légalité et la légitimité-, avait choisi le « mauvais président », comme on mise sur un mauvais cheval. Ces biens récupérés sont devenus primes, lots de consolation d’une opposition « brimée », qui n’a fait que prendre sa revanche ; ils sont devenus biens personnels des nouveaux dirigeants, ou mis à disposition gratuite des administrations et cadres rattrapés, et aussi propriété des voleurs, petites frappes, délinquants de droit commun, qui ont pris exemple sur leurs « nouveaux maîtres ».

Ici notre véhicule est devenu véhicule de l’armée avec une plaque militaire, transportant selon notre source d’illustres dozos surarmés qui assurent la sécurité des Ivoiriens pour le plus grand bonheur des populations civiles : celles-ci sont rassurées par ce déploiement d’une profusion d’armes et de kalaches à chaque coin de rue, confiées aux mains expertes de chasseurs professionnels qui remplacent à merveille une police et une armée républicaine désarmées …

Petite réflexion de bon sens : comment faire en sorte qu’un véhicule particulier volé devienne un véhicule propriété de l’armée ivoirienne ? Comment obtenir pour ce véhicule volé des papiers officiels en bonne et dûe forme, ainsi qu’une assurance pour le conducteur et ses passagers, et bien sûr une couverture financière pour des tiers pouvant être blessés en cas d’accident ?

Assurément cette question a été longuement mûrie dans le nouvel état de Côte d’Ivoire, et je n’ose même pas imaginer que ce véhicule puisse rouler sans que l’on ait indemnisé son précédent propriétaire en lui faisant comprendre que son véhicule est maintenant dans de très bonnes mains, et contribue au salut et à l’ordre public . Notre Nouvelle Côte d’Ivoire émergente possède maintenant des ministères, une administration et des tribunaux fiables, capables de juger en toute équité chaque délit et larcin des opposants monocolores accusés de génocide, de détournement de biens publics de l’état souverain, de déstabilisation, voire de tentative de coup d’état.  Après des années de non-droit avec un président-dictateur qui en 10 ans a fait moins pour la Côte d’Ivoire que son successeur en quelques mois, nous sommes maintenant assis, spectateurs béats, dans ce train du progrès et d’une qualité de vie retrouvée qui file à toute allure, pour mieux accompagner l’argent qui circule à la même vitesse.

Trêve de plaisanterie : l’explication nous est donnée par un fait divers presque anodin ; s’il n’y avait pas eu mort d’homme, je ne l’aurais peut-être même pas remarqué. La Côte d’Ivoire de Dramane Ouattara est au dessus des lois qui sont là pour protéger les citoyens et contribuer à leur vie et leur épanouissement. Dans un état de non-droit où la loi du plus fort est devenue la règle de base, où se taire et vivre dans la crainte d’une arrestation arbitraire est le quotidien de beaucoup d’Ivoiriens ; où l’on vit chaque jour dans l’angoisse constante de pas savoir ce que sont devenus tous les disparus, -ont-ils été tués, croupissent-ils dans des cachots ?- ; où l’on se bat pour élever des enfants à l’estomac vide, renvoyés des écoles parce que les frais de scolarité ne peuvent plus être payés par les parents… ; où tout nous parle d’un chomage désormais endémique, quoi de plus insupportable que d’apprendre par les bons apôtres du FMI et son ancien commis promu dictateur que l’argent circule, incognito, manne souterraine comparable à l’or du riche sous-sol, que la croissance exponentielle va percer le plafond, dépassant bientôt celle de la Chine ; oui, quoi de plus insupportable, dans un pays où les gens jeunes meurent faute de soins, de médicaments, d’argent, et où les plus âgés ont déjà tiré leur révérence dans l’indifférence totale des nouveaux seigneurs en place.

Dans la Côte d’Ivoire de Dramane, le fait divers évoqué plus haut nous permet d’en comprendre un autre, rapporté il y a quelques jours, et faisant état d’une Mercedes du cortège officiel de Ouattara, roulant à très vive allure pour rattraper le président et son escorte déjà parvenus à Man, et qui a heurté une moto, tuant le conducteur, le pasteurGnonsian Timothée, et blessant grièvement la passagère,madame Beonaho Elietta, tous deux de Bangolo.Le chauffeur de la Mercedes ne s’est pas arrêté pour constater l’accident avec le deux roues, porter secours aux motocyclistes, laisser ses coordonnées pour que les familles éplorées, en deuil, en souci de pouvoir soigner la blessée, puissent être un tant soit peu indemnisées… L’homme de Dieu est mort, sa passagère dans un coma profond, mais les occupants de la voiture, à l’image de leur maître et de ses intérêts, avaient mieux à faire que de s’arrêter…

Encore des gens habitués à se servir des biens d’autrui,volés sur le dos, la sueur et le labeur de ceux qui ont économisé pour les acquérir. Encore des irresponsables, soucieux uniquement d’être à l’heure pour continuer, obséquieux à souhait, à faire des courbettes, à adresser de faux sourires et de vains compliments à ceux qui les engraissent et qui sont déjà arrivés à l’ouest pour une campagne de promesses et de chèques tirés sur le prochain emprunt, engluant un peu plus le peuple ivoirien, d’ores et déjà endetté pour plusieurs générations.

Chaque jour la Côte d’Ivoire s’enfonce un peu plus profondément dans une jungle inhospitalière et guerrière, et ce ne sont pas les belles paroles du rebelle en chef devenu chef d’état, et de son épouse dame patronnesse qui multiplie les aumônes à l’ouest, sans jamais se soucier des pauvres exilés, qui calmerons notre dégoût pour cet état de non droit. S’affichant seulement à l’étranger et avec des auditoires bien ciblés, le représentant de cette démocratie-poubelle qui a fait son irruption sur la scène officielle le 11 avril 2011, après s’être illustré dans des actes terroristes depuis plus de 10 ans, ne fait qu’essayer de gagner du temps… Notre Magellan est encore hors des frontières, au Qatar puis en Belgique, pour glaner des sous, brader ce qui reste à brader, sourire à la communauté internationale…

Quand j’étais enfant, le summum de la perversion pour moi petite française à l’école des droits de l’homme, pendant le cours d’instruction civique, c’était d’apprendre qu’il n’y a pas de plus grand crime que d’imprimer des faux billets et de les mettre en circulation… Avec Ouattara qui payait ses milices étrangères et dozos avec des faux billets, nous avons vite compris à qui nous avions affaire… Le plus scandaleux, c’est que l’état français, qui nous a appris qu’imprimer des faux billets est plus grave que tuer, s’avère en fait être un délinquant et un voleur encore plus monstrueux que sa marionnette ivoiro-burkinabée, puisque c’est lui qui l’a imposée par la la brutalité et la force au peuple aimable et généreux de côte d’Ivoire.

En ce moment il semble que responsables français et ivoiriens, se couvrent mutuellement pour éviter que ne se dévoile le pot aux roses du putsch commandité par la France après les faux résultats des élections présidentielles… Pas un mot sur le Français Michel Gbagbo retenu dans les geôles ivoiriennes… Pas un mot sur le retour en prison de madame Gbagbo, littéralement enlevée à la faveur d’une anesthésie pour un examen de santé : une fibroscopie, probablement exigée ou au moins suggérée par le médecin qui avait pu la voir lors de la mission onusienne enfin déléguée sur place deux ans après son incarcération.

Personne pour relayer ces faits divers de la Côte d’Ivoire « réconciliée », « émergente », avec ses 4,7 millions de diplômés, chômeurs avant leur premier emploi, et ses 7 millions de chômeurs au total, jeunes pour la plupart… Les seuls nouveaux emplois créés sont labellisés « spécial rattrapage », ainsi cette nouvelle commission dont les objectifs se superposent à la CDVR : le PNCS (Programme national de la cohésion sociale), avec à sa tête une dame du Nord, non encore remerciée pour services rendus à la rébellion, madame Mariatou Koné.« Pour ceux qui ont perdu leur logement et des biens, nous allons leur fournir une aide. Ceci est du concret pouvant consolider la cohésion sociale». Dans le cadre de son budget colossal, 7 milliards de FCFA octroyés par le gouvernement et des financements étrangers, cette dame pourra, deux ans après les massacres de Douékoué et Nahibly, proposer une aide que Charles Konan Banny, faute de moyens, n’avait pu concrétiser, sa commission figée à l’image d’un mort-né. Si toutefois les milliards ne disparaissent pas dans les poches percées des rattrapés qui ont besoin d’asseoir leur train de vie par quelques bakchichs… Il est bien sur plus facile de prendre que de donner…

ALASSANE OUATTARA. CADEAU A CLAUDE GUEANT.jpg

Je conclurai cette chronique en revenant sur le cadeau de Ouattara à Claude Guéant qui a terminé dans son cabinet d’avocat d’affaires, alors qu’il aurait dû enrichir le patrimoine français ! Claude Guéant, à l’école ivoirienne émergente où « ce qui est à toi est à moi », à moins que ce ne soit Ouattara à la nouvelle école française des scandales financiers et petites corruptions généralisées… Aucun journaliste ne s’est posé la question de la provenance de ce tableau de James Houra. Cadeau de Ouattara, cadeau de la république payé sur les deniers de l’état qui n’a pas d’argent pour ses chômeurs, mais peintre préféré de Laurent Gbagbo… Alors, pour revenir sur ces biens d’autrui qui ont trouvé amateur chez les amis, parents, collaborateurs, imitateurs de Ouattara, pourquoi ne pas imaginer que ce tableau était un bien personnel du « dictateur » déchu, cadeau n’ayant pas coûté un centime, et généreusement offert par Ouattara à Guéant… Après tout, Ouattara a bien payé ses mercenaires avec de la monnaie de singe…

Mais comme les français ne sont pas des imbéciles, à défaut d’avoir des matières premières, ils ont des idées ; Et Guéant est peut-être plus honnête qu’on ne le croit. Si ce tableau fait partie des biens volés, il n’était pas possible de le montrer au public. Imaginons que cette toile ait été découverte dans une galerie de peinture, reconnue par un ami, un parent du Président Laurent Gbgabo, quelle honte, quel déshonneur !  Il avait peu de chances d’être reconnu dans un cabinet d’avocats d’affaires glauques, style françafrique, dont les clients sont davantage spécialisés en mauvais coups, affaires discrètes à mener, qu’en connaissance de l’art africain…. Ceci, bien sûr, n’est qu’une supposition, je ne comprends même pas qu’elle ait pu germer dans ma tête. C’est l’histoire de la voiture volée devenue véhicule officiel de l’armée qui m’a entraînée sur cette voie du soupçon !

« Ma réputation a toujours été basée sur la véracité des faits et la crédibilité » a dit Ouattara il y a quelques jours, la main sur le cœur… Quant à son épouse, c’est l’intégrité même, elle tient à rappeler qu’elle ne se consacre qu’à la cause des enfants et des femmes défavorisés. Contrairement à son époux, elle ne se déplace jamais à l’étranger pour ses bonnes œuvres, jamais un tour au Ghana, au Togo, pour visiter les enfants ivoiriens en exil. Au Bénin, quand son mari a reçu son doctorat honoris causa, elle a pleuré avec les petits orphelins béninois, mais pas un mot, pas un geste pour les petits exilés ivoiriens…

Aujourd’hui le gouvernement a voulu honorer la Grande Chancelière qui a décoré tant de monde, à commencer par Mr le Préfet lors de son investiture, mais là encore les mensonges et les dissimulations n’ont pu être étouffés, et les étudiants asphyxiés financièrement demandent aujourd’hui des comptes à leurs dirigeants qui vivent dans l’opulence : que sont devenus les 110 milliards de la réhabilitation de l’Université ? Pourquoi y a-t-il des jardins avec jets d’eau mais pas de chasses d’eau et de toilettes ? Où sont passés les crédits pour équiper les amphithéâtres d’une sonorisation et d’un mobilier décent… Seule trace des coups de peinture de la réhabilitation : la reconversion des pots de peinture vides en sièges écologiques pour étudiants chanceux…

Côte d’Ivoire émergeante, Côte d’Ivoire tellement chérie et choyée par notre docteur en économie, qu’il se propose déjà de continuer la distribution des cadeaux lors d’un second mandat. Grâce à la baguette magique du rattrapage, à chaque retour de voyage, il la comble des cadeaux rapportés : promesses, paroles, assurances, certitudes… autant de mots se conjuguant avec des verbes au futur.

Une certitude : le présent est difficile, trop dur pour tous ces Ivoiriens spoliés, emprisonnés, dépouillés, exilés, sans travail ; et le « vivre ensemble » proposé, à l’image de la scène peinte sur le tableau offert à Claude Guéant, se réduit à une belle affiche de propagande pour avenir de plus en plus lointain, de plus en plus inaccessible avec ces apprentis politiciens, nazillons dont la morale ne pourrait même pas s’enseigner à l’école, tellement elle est loin de toute moralité.Combien de temps la Côte d’Ivoire pourra-t-elle encore émerger, garder la tête hors de l’eau avant de se rebeller pour de bon ?

 

Shlomit Abel, 13 mai 2013


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 14 mars 2013

LE DOUX BENIN DU DOUBLE ADO

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Madame l'ambassadrice de Côte d’Ivoire au Bénin avait convié les exilés et ressortissants ivoiriens sur place afin qu’ils viennent ovationner en foule ADO à l'aéroport de Cotonou, lors de sa visite des 8 et 9 mars 2013. Avec son indémodable épouse blonde au sourire fixe, inaccessible aux rides, et tout le staff présidentiel, comprenant même le distributeur automatique de médailles, j’ai nommé la grande chancelière à qui nous devons d’appeler SEM le président de la Côte d’Ivoire, installé manu militari par son titre plus intime de « Mr le Préfet ».

D'un budget d’organisation, qui s'élevait au départ à près de 2.800.000 fr, la représentation diplomatique Ivoirienne n’aura reçu que 1.200.000 fr pour organiser un accueil digne de ce nom à Mr et madame Ouattara, les généreux bradeurs de la Côte d’Ivoire.

Ainsi, à leur arrivé au Bénin, le couple ADO, a sorti de ses mallettes plusieurs enveloppes contenant des cachets se chiffrant à plusieurs millions :

- 5 millions pour les femmes béninoises – journée de la femme oblige ...–, soit le prix de la maison de campagne –électorale– qu’il avait promise à toutes les familles ivoiriennes !

- 4 Millions pour les étudiants béninois, à titre d'encouragement, millions certainement économisés sur les fonds de bourses non reversés à leurs ayant-droit ivoiriens,

- plus 10 millions pour les universités béninoises, recette provenant probablement d’un petit surplus de pots de peintures excédentaires, non utilisés à l'occasion du rafraîchissement des universités ivoiriennes. L’université de Cotonou, « Abomey Calavi » a été particulièrement chouchoutée : n’est-ce pas elle qui offrira un diplôme de Docteur honoris causa à son mécène ?

Enfin, une très grosse valise de 400 millions a été sortie pour amorcer la construction du nouvel amphithéâtre de l’université de Cotonou qui, déjà nommé, portera désormais le nom du nouveau fils de Gagnoa, le petit Bété d’adoption,  Alassane Dramane du quartier Alésia, cette ville gauloise que personne ne peut plus localiser exactement, mais dont les habitants d’origine, les Mandubiens, s’alliant au royaume de Kong, ont créé bien des siècles plus tard la dynastie des Ouattara, cette élite françafricaine de réputation internationale.

Cette générosité singulière du couple dirigeant mérite d’être soulignée, car après celle dont il a gratifié les étudiants ivoiriens, leurs universités et leurs professeurs, notre Côte d’Ivoire, véritable pays de cocagne, croule maintenant sous le poids de la manne prodiguée par les généreux administrateurs coloniaux : nos amis ivoiriens ne savent plus comment utiliser leurs excédents, à tel point que le professeur Mamadou Coulibaly, comblé, repu, a renoncé à son salaire, craignant une indigestion financière!

Par la suite il y aura encore une enveloppe commune de 4 millions de Fr, octroyée, de concert avec son homologue béninoise Chantal Yayi, par la larmoyante présidente de Child of Africa, « étreinte d’émotion », pour le village béninois SOS enfants d’Abomey Calavi. Nous n’avons pas pu savoir si cet argent provenait directement du trésor ivoirien, ou indirectement, par le biais de cette fondation privée grassement subventionnée sur les deniers de l’état.

Comme vous pouvez le constater, on ne nous parle pas d’enveloppe pour les Ivoiriens habitant au Bénin; comme chacun le sait, ils sont riches, des expatriés de luxe qui se passent bien volontiers du bakchich octroyé par le mécène et sa dame patronnesse. Mais redevenons sérieux : la vérité, c’est que Ouattara et son épouse n’ont rencontré que leurs frères et « chères sœurs » béninois; selon des indiscrétions parvenues jusqu’à nos oreilles, ADO n'a pas voulu recevoir la communauté Ivoirienne, préférant une immersion 100 % béninoise, bien plus gratifiante!

ADO AFFICHE DE CAMPAGNE.jpg

Et pourtant, des Ivoiriens étaient venus, ne serait-ce que pour toucher l’indemnité de déplacement et d’applaudissements, habituellement distribuée lors de chacun de ses voyages, comme nous l’avons constaté à maintes reprises, afin qu’il y ait toujours sur son passage des hordes d’adorateurs qui continueront à s’époumoner et à s’égosiller haut et fort, avec des : « Ado solution !, vive Ado, tu es le meilleur, nous voulons ADO…» revivant en décalage non plus horaire mais biennal, la précédente campagne électorale arrosée de petites enveloppes. Et pour honorer la Journée internationale de la femme, nous dirons encore un grand merci à Dominique, l’éternel féminin dont le sourire et la grâce nous ont permis d’évoquer et de toucher du doigt la Femme ivoirienne de l’année, du mois et du jour.

Bref, au nom de la réconciliation, forts de l’appel lancé plusieurs fois par le passé devant les caméras, – roucoulements émis par Ouattara et son gouvernement à l’intention de la communauté internationale, sourires carnassiers à l'appui, sur fond de grognements, kalaches et machettes, pour inciter les exilés à rentrer –, des Ivoiriens – surtout des femmes, mères de famille, ont convergé vers la capitale, venant parfois de loin, mais sans résultat : beaucoup de fatigue et de temps gaspillés en vain, à courir après le tandem ivoirien, pour constater à l'arrivée que les parents de la nation « Ivoire en vente » avaient cavalièrement annulé le rendez-vous.

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Annulée donc, la rencontre prévue avec les femmes ivoiriennes. Changement de programme. La priorité pour Mme ADO, notre « Mère Courage » françafricaine : encourager les sœurs béninoises et leur faire des cadeaux, afin qu’elles accèdent encore plus nombreuses au microcrédit; les Ivoiriennes en exil, riches par définition, n’avaient pas besoin de ce petit coup de pouce ! Et quand enfin nos mamans ivoiriennes sont arrivées au rendez-vous figurant sur le planning de la virée béninoise présidentielle, pour rencontrer les Dramane, elles se sont entendu dire que le Prési à la nouvelle toque diplômée et son épouse, la spécialiste en Microcrédit pour femmes étrangères, roulaient tranquillement vers l'aéroport, après une mission humanitaire bien remplie. Quelques photos mises en ligne par la présidence nous dévoilent une image champêtre de Ouattara l’agriculteur : après avoir reçu tous les honneurs de l’université pour sa tête pensante, le voilà équipé d’une énorme pelle, creusant et plantant lui-même un arbre, un palmier en terre étrangère, s’enracinant symboliquement du même coup dans une terre hospitalière parce que non-ivoirienne, ce qui chaque fois lui rend le sourire. Dominique a arrosé. Et puis tout ce beau monde a continué le jeu du citadin-agriculteur, en se rendant à Porto-Novo, pour visiter le célèbre Centre Songhaï, cette ferme modèle alliant un projet de développement agro-pastoral intégré à un centre de formation agricole. Gageons que cette visite devrait donner au gouvernement des idées pour recycler durablement tous les amis de la rébellion, encore sur le carreau.

Comme toujours, le couple emblématique ne s’est pas déplacé seul: c’est une véritable ruche laborieuse qui s’est activée autour de lui, car la Côte d’Ivoire studieuse, laborieuse et réconciliée fonctionne en pilotage automatique: l’argent travaille tout seul, et se multiplie à la vitesse des chardons, une fleur en produisant quatre cents la saison d’après.

Mais revenons à nos femmes ivoiriennes: elles ont été humiliées. On nous rapporte que certaines ont pleuré, errant dans la ville à la recherche d’un moyen de transport pour retourner chez elles. Elles sont reparties sans avoir obtenu le dédommagement tant attendu, qui aurait dû être un baume sur leurs plaies de privation et d’exil. Certaines, fatiguées et abattues, sont même rentrées à pied. L’histoire ne nous dit pas si, au terme de ce premier séjour de 48 heures au Bénin, notre sympathique couple présidentiel a pris le chemin du retour avec leur bénédiction. Mais assurément, cette date du 8 Mars ne restera pas gravée dans les mémoires comme la plus belle journée de la femme jamais vécue, mais plutôt comme l’illustration d’un amour définitivement impossible: «je t’aime, moi non plus!»

 

Shlomit Abel, le 13 mars 2013


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

11:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Bénin, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, bénin, le doux bénin du double ado, shlomit abel | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 21 février 2013

UN 19 FEVRIER PEU ORDINAIRE EN DRAMANISTAN

 

PIRATE SOMALIEN.jpg


La Côte d’Ivoire est inquiète de l’activité des pirates qui sévissent en bordure de la lagune Ebrié, déjà deux bateaux, peut-être trois qui ont été délestés de leur chargement, quel rude manque à gagner. Nous pouvons aisément imaginer la craintes des nombreux investisseurs qui sont revenus en côte d’Ivoire par avions spéciaux, car il n’y avait plus de places sur les vols régulier, tellement l’engouement de cette république modèle a su convaincre les patrons de petites et moyennes entreprises d’investir dans la Côte d’Ivoire du vivre ensemble exceptionnel ! Nous espérons de tout cœur que cette lutte anti pirates mise en place cette semaine sera efficace: en effet, fraternité matin nous apprend que plusieurs pirogues, probablement équipées de filets spéciaux géants et de harpons dernière technologie en date, ont été mises à la dispositions des commandos marins, pour lutter efficacement contre ces pirates de haute mer. Quelle idée de génie! C’est normal, sortant de la tête de cet éminent économiste qui est à la tête de la Côte d’Ivoire qui gagne, et qui ne cesse de montrer son efficacité et son affection au peuple de côte d’Ivoire!

Vous êtes sceptiques? je vais vous donner un exemple récent de l’amour -pour le peuple de Côte d’Ivoire des nouvelles autorités mises en place sans douceur le 11 avril par la France, -cet ami qui ne nous veut que du bien -: samedi 16 février 2013, un petit groupe minoritaire de réactionnaires issus de l’ex majorité présidentielle, la branche jeunesse du FPI, avait prévu de manifester son soutient à Laurent Gbagbo,un « ex dictateur , oublié de presque tous », qui croupit dans les geôles de La Haye, et dont le procès, confirmation ou non des charges doit débuter aujourd’hui. Cet évènement n’a même pas fait la une du journal télévisé en France, d’ailleurs il a été complètement occulté ; il faut préciser que l’actualité tellement dense n’a pas permis de mentionner ce fait divers ! nous nous devons d’avoir chaque soir les oreilles rebattues avec l’interpellation et la probable condamnation du sportif handicapé Oscar Pistorius, qui fait pleurer ses fans dans toutes les chaumières de France et de Navarre. Mais c’est normal, l’Afrique du Sud est à deux encablures de la France, il est compréhensible donc de s’y intéresser, ce n’est pas comme la Côte d’Ivoire, simple territoire occupé par la France et l’Onuci, dont le souci et l’intégrité, et le refus d’ingérence de la France ne permettent pas d’émettre un avis sur la question

Samedi, disais-je, ces quelques cinquante manifestants selon BBC Afrique et France 24, de jeunes écervelés qui ont probablement désobéi à leurs parents, ont ému la république de Dramane Ouattara, qui a voulu a tout prix éviter un bain de sang : pour éviter qu’ils ne se fassent massacrer par les familles inconsolables des victimes du « bourreau de Scheveningen », qui organisaient une contre manifestation ce même jour,.la prévenance, le souci du président de la communauté internationale pour ces jeunes écervelés, qu’il appelle affectueusement ses « chers enfants, ses « chers jeunes frères et sœurs », a été tel,qu’il a délégué l’Onuci avec des chars, -légers, je le précise-, pleins de soldats armés de boucliers et de matraques, et que lui-même a commis toute son armée de gentils FRCI armés jusqu’aux dents pour protéger cette jeunesse inconsciente du danger!

Il faut dire que le chef de l’armée Ouatttra avait plein de FRCI à sa disposition, car un incident tout à fait mineur à la frontière guinéenne lui a permis de récupérer un contingent de ces gentils soldats hyper entrainés, hyper efficaces! En effet, vendredi 8 février, lors d’une simple incursion de l’armée guinéenne sur le sol ivoirien à Kpéaba, à 15 km de Sipilou, à l’ouest de la Côte d’Ivoire, dans le département de Biankouma, pour reprendre un territoire ivoirien, revendiqué également par la Guinée. Les FRCI ont bien reçu et bien compris le message : ils on opéré un « repli stratégique », prenant leurs jambes à leur cou et laissant les populations se débrouiller avec ces soldats de la FAG qui se sont installés chez l’habitant, avec les joies inhérentes à cette cohabitation amicale : partage des repas, du couchage, désir de connaitre les jeunes filles… Bref, rien que du bonheur, dommage que beaucoup d’habitants effrayés se sont réfugiés dans les forêts, et que les Guinéens occupent presque tout seuls l’espace laissé vacant, par une armée ivoirienne dont le repli stratégique nous enfonce dans une méditation sans fond.

De méchantes langues avancent pourtant que les forces républicaines ivoiriennes actuelles sont incapables d’assurer la sécurité des personnes et des biens, mais je vous dirais que la sollicitude d’Alassane à l’égard des amis de Koua Justin a été telle, qu’il a décidé de ne pas renvoyer son armée d’élite là-bas à Kpéaba pour bouter les Guinéens hors du pays, mais qu’il a préféré les voir en train d’encadrer, d’entourer cette jeunesse, l’avenir du pays, et qu’il affectionne tout particulièrement en lui offrant sa protection, -des chars, des cargos de frci, des jets de gaz lacrymogènes, des arrestations - et en lui évitant de se retrouver désœuvrée,sur la place CP1.

A qui bon manifester, chère jeunesse, notre Côte d’Ivoire est au travail ! Retrouvez donc votre place dans les universités, les entreprises, car l’argent travaille sous terre, mais ne circule pas devant nos yeux de simples mortels. Au travail donc ! C’est la Saint Valentin tous les jours chez nous en Côte d’Ivoire, on vit d’amour et d’eau fraîche chaque jour, on n’a pas besoin d’autre chose! D’ailleurs aujourd’hui les rues sont désertes, tout le monde est au travail, chez lui devant son poste de télévision pour suivre le procès de l’ivoirien le plus célèbre, que tout le monde appelle Président Gbagbo, même le personnel de la CPI, nous révèlent les journaux. Celui qui n’a plus ouvert la bouche depuis son incarcération à la Haye, et dont le slogan « Ovajab », « on va aller jusqu’au bout », prononcé à la Haye en décembre 2011, a fait le tour du monde, sans l’intervention d’un quelconque conseiller en communication est l’homme du jour. OVAJAB est plus fort qu’« Ado-solutions », car les solutions se sont envolées comme l’air, elles ne sont plus que des bulles virtuelles, sans avenir ! Ovajab, c’est un programme réaliste, le seul qui puisse unir tous les ivoiriens, une parole de vie et d’espérance contre un bilan mortel et un horizon bouché.

Et cependant tout va bien ! la réconciliation est achevée, ou presque, c’est vrai ! Parole de menteur spécialisé en Economie du FMI qui n’a jamais fait ses preuve nulle part !

C’est si vrai que la retransmission depuis La Haye a été coupée, la France et les suppôts de satan en Côte d’Ivoire, voyant que le monde entier a les yeux rivés sur Laurent Gbagbo a préféré couper le son et l’image pour donner encore pour un peu de temps au mensonge institutionnalisé, au chaos…

Côte d’Ivoire, pendant combien de temps encore, vas-tu te laisser dicter tes amis et tes intérêts par ceux qui n’ont aucun droit sur ta souveraineté, ta liberté et ton avenir?

 

Shlomit Abel, le 19 février 2013.

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

dimanche, 27 janvier 2013

YOUSSOUF BAKAYOKO OU LE TREPIED DU RECIDIVISTE


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Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la Commission Électorale Indépendante a coupé le ruban inaugural de la campagne électorale, vendredi en invitant les candidats à l’élection législative partielle à une campagne modèle! Cela prêterait à sourire si ce n’était pas tragique de se souvenir des promesses passées d’élections transparentes et honnêtes et de se repasser mentalement le film des fraudes, exactions, crimes, puis le coup d’état mis en œuvre, parce que les menaces d’intimidation n’étaient pas suffisante pour décourager le président Gbagbo!

A l’époque, nous étions alors en présence d’acteurs honnêtes pour les uns et corrompus pour les autres; mais entre temps le camp des gens civilisés n’est plus, mort, exilé où embastillé, et aujourd’hui, le camp des rebelles tente de se refaire une virginité en invitant à des élections législatives partielles, préparées par «une campagne civilisée», permettant «une supervision et une certification par les Nations Unies». Les électeurs, ivoiriens et tous les naturalisés de la dernière heure remplaçant gaiement tous les disparus et les exilés vont se mobiliser massivement pour cautionner leurs bourreaux! La consultation sera «apaisée et transparente », conformément «aux canons de la légitimité démocratique de nos élus», ces élus qui sont sortis victorieux des urnes avec des scores incroyablement bas, on parlait de 11 pour cent… et même moins de voix.

Effectivement « les canons de la légitimité démocratique » des nouveaux élus ont tonné, et l’Agence France presse ainsi que les médias ont cessé de compter les morts survenus après les fameux 3000 morts de la crise post-électorale, répertoriés dans toutes les dépêches et servis régulièrement, catéchisme asséné à coup de matraquage, laissant paraitre que tous ces morts l’étaient par la faute d’un Laurent Gbagbo s’accrochant désespérément à un pouvoir qu’il avait perdu, alors que les urnes avaient parlé en faveur de son adversaire Alassane Ouattara ! Oui les canons, la grosse artillerie ont retenti des jours et des nuits durant, parce qu’une France et une communauté internationale ont préféré le vacarme et les lumières du bombardement du palais présidentiel occupé par un Président légalement investi par un Conseil constitutionnel reconnu et souverain. Oui les critères, les canons n’ont certainement pas été ceux de la démocratie et surtout ceux de la liberté, la liberté d’un peuple de disposer de sa souveraineté. Et les milliers de morts qui ont suivi n’ont pas été recensés, Duékoué, Nahibly, et j’en passe…Mais voilà ils ne votent pas, ils ne voteront plus, ils ne sont plus importants pour un régime qui les a assassinés!

Comment croire aujourd’hui ces mêmes acteurs en campagne, comment prendre au sérieux un Youssouf Bakayoko dans un rôle identique, qui au lieu de se mettre au service de son pays, avait proclamé des résultats biaisés depuis l’hôtel du Golf, et ce en dehors du temps, à lui imparti?

Sa définition du tryptique de la démocratie? «Une campagne électorale apaisée, un processus électoral respecté, un verdict accepté avec des élus reconnus»

En histoire de l'art, le tryptique est un ensemble décoratif composé d’un panneau central et deux volets mobiles qui généralement se rabattent sur le volet central pour le recouvrir.Si je reprend fidèlement l’image du spécialiste de l’art Youssouf Bakayoko, assurément un habitué des musés et des Eglises françaises dépositaires de nombreux tryptiques, je dirais que «la campagne électorale apaisée» et «le verdict accepté avec des élus reconnus » constituent les panneaux latéraux du tryptique, encadrant le thème central, «un processus électoral respecté», et bien sûr les panneaux latéraux se rabattent sur «le processus électoral respecté» qui disparaît de notre vue! Bonne image donc, mais je suppose qu’il voulait évoquer le trépied, tabouret à trois pieds, support de la démocratie ivoirienne, que l’on connait bien, toujours instable, peu confortable, dont on risque à tout moment d’être éjecté, et aux pieds fragiles et trop écartés…

La dernière campagne électorale présidentielle est celle qui a coûté le plus cher, parce que vraiment elle se voulait –du côté de la Majorité Présidentielle-, honnête et transparente. Cela ne l’a pas empêchée de se transformer en une guerre parce que les dés étaient pipés d’avance et que ne devait sortir des urnes que Ouattara, l’Economiste du FMI qui offrirait son pays d’adoption à tous les charognards blancs pour quelques applaudissements et une célébrité éphémère, celle  d’un certain Empereur de Kong, dont le royaume est si petit que même son frère ainé, le maire de Kong n’a pu y avoir sa dernière demeure, mais a dû être enterré au cimetière municipal de Williamsville…

Campagne électorale express donc, pour saluer les généreux bailleurs de fonds et investisseurs potentiels allemands que l’on essaie de recruter après les français trop rétifs. Oui, il faut donner l’impression que la démocratie vit son rythme de croisière, que tout va bien, que tout se déroule selon «les canons de la légitimité démocratique de nos élus». Les derniers évènements rocambolesques au Ghana, les enlèvements et tentatives d’enlèvement de personnalités de haut rang, les procès en cours, tout cela nous plonge dans «la promotion de la paix par le dialogue», le discours est saisissant ! Grâce à ces élections, le processus de démocratisation est en cours en Côte d’Ivoire ! Mais voilà, les caisses vides de l’état, malgré les emprunts faramineux, ont fait grimper le prix de toutes les denrées alimentaires, l’électricité, le gaz, les carburants n’ont pas été de reste, et ont connu aussi une hausse…

Alors que ces élections n’étaient pas une priorité du moment, face aux revendications salariales des fonctionnaires qui vont se mettre en grève et paralyser totalement le pays, notre économiste va gaspiller un peu plus l’argent dont il ne dispose pas, en préparant des élections qui ne mobiliseront que ses adeptes, et donner l’impression d’une normalité revenue : tous les réfugiées attendus fermement, -direction la case Prison du Monopoly géant qu’est la Côte d’Ivoire, où tout est à vendre et à acheter-, n’auront même pas le temps de rentrer, d’avoir leur carte d’électeur, et de voter! Qu’à cela ne tienne, les électeurs en Côte d’Ivoire Nouvelle pourront voter plusieurs fois, face à des FRCI analphabètes qui ne distinguent pas une ordonnance médicale d’un laisser passer ou d’une carte d’électeur. Et on comprend mieux que Ouattara ne les envoie au Mali-si toutefois il daigne écouter ses chers frères et sœurs pour une fois- qu’après ces élections, car il a besoin d’eux pour mener cette «campagne civilisée», pour «une consultation apaisée et transparente»!

 

Shlomit Abel, 26 janvier 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

vendredi, 25 janvier 2013

LA CHASSE AU DEAL

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Attention aux contrefaçons!

En ce moment circule un article signé commandant Zanti. «Attention, un complot se prépare contre la Révolution et la Côte d’Ivoire – acte 2».

Par le passé j’ai déjà relayé des écrits signés de ce nom, mais aujourd’hui j’ai des doutes quand à l’analyse suivante que nous trouvons sous sa plume : Gbagbo aurait accepté un deal en échange de sa libération. Suivent dans ce deal les noms de Blé Goudé et  Miaka Oretto. Ayant échangé plusieurs fois avec des personnes ayant bien connu le président, cela va totalement à l’encontre de l’image que nous avons de lui. Pourquoi cèderait-il maintenant alors qu’il a tenu bon depuis si longtemps. Que la France essaie de le corrompre, c’est certainement acquis ; qu’il ait commis des erreurs par le passé, par excès de confiance, car il ne croyait pas que l’Occident irait si loin dans le mensonge, la traitrise, le comportement pirate et dévoyé, c’est évident aussi. Mais plus que jamais, aujourd’hui, le président Gbagbo doit montrer au monde entier que ses valeurs ne sont pas celles de la France et par ricochet celles des collabos ivoiriens et pseudo ivoiriens. Aujourd’hui plus que jamais son obstination est payante, il a mis et met tout le monde dans l’embarras, CPI, gouvernement français, ONU. Au lieu de décourager les Ivoiriens, son comportement ferme et confiant a redonné courage aux militants et aux patriotes.

Or en ce jour ce courrier signé commandant Zanti, qui reprend le ton et les accents d’un Hassane Magued, sonne faux comme une contrefaçon pour semer le trouble et démobiliser… Bien sûr les gens attendent depuis longtemps, ils sont fatigués et découragés, n’en peuvent plus… Et il y a ceux qui se lassent et s’habituent à ce discours, « même Gbagbo est en train de flancher »… Les gens qui relaient ces nouvelles pessimistes ne sont certainement pas des intimes du président ; et ceux que nous connaissons et qui ont bien connu le président Gbagbo ne le reconnaissent pas dans ce deal Alors, j’aurais envie d’écrire que ce texte n’est là que pour nous embrouiller, diviser les patriotes qui le sont déjà suffisamment en ce moment ; les infiltrés sont une réalité, les patriotes héros de la 25ème heure également, ne nous laissons pas gagner par le défaitisme, et pensons à nos enfants, si notre génération doit se sacrifier, qu’eux au moins soient les bénéficiaires de cette vraie libération à laquelle nous aspirons tous.

Nos blogs sont lus et récupérés par le camp adverse, et même ce Zanti a pu se faire usurper son identité par une campagne de com féroce de l’adversaire! Disons-nous bien que si Gbagbo flanche, nous nous écroulons avec lui, et ce n’est pas le moment… La compromission n’est pas une victoire, c’est le prétexte pour les loups de s’engouffrer dans le troupeau, effaroucher les brebis pour mieux les manipuler. Il sera difficile d’avoir pire que Ouattara, mais une Côte d’Ivoire préfectorale même avec un autre préfet encore aux ordres de la France et des lobbys financiers étrangers, ne connaitra jamais la liberté et l’épanouissement et tout simplement ne vivra jamais du fruit de son travail et de ses ressources. Notre foi, notre détermination, notre confiance inébranlable en celui qui a crée le monde, et les hommes libres et égaux ne nous invite pas ce soir à capituler, mais au contraire à reprendre courage avant cette dernière montée, ce raidillon face à un vide vertigineux et à poser des actes  imples et clairs, qui se démarquent de ceux de l’ennemi : notre rapport à l’argent, à la corruptibilité, au pouvoir…

La victoire ne viendra pas grâce à X ou Y célèbres ou auto proclamés, elle viendra du peuple humble et petit qui marche avec son Dieu, crie son ras-le-bol sans se chercher un veau d’or un leader qui a su crier et gesticuler plus fort, en écrasant au passage un autre moins doué dans la communication… dans ce désintéressement chacun recevra ce qui lui revient… si nous pensons que le Dieu d'Abraham d’Isaac et de Jacob peut en oublier en route, et qu’ils veuillent le Lui rappeler, ils se font tout simplement plus grands que Lui… et tout le processus de rédemption prendra du retard, une fois de plus…

Moïse était bègue, avait un casier judiciaire, était peu convaincu, mais il a accepté de se laisser conduire, et les gesticulations du Pharaon, le Ouattara de l’époque, ne l’ont point impressionné une fois qu’il était en route, parce que bien épaulé par son frère. Ne commençons pas à douter du Président Gbagbo et de sa pugnacité, continuons sur ses traces, pour ne pas gagner une semi liberté ou un semi esclavage… Notre libération doit être pleine et entière, si notre Dieu est un Dieu d’esclaves, ce n’est pas le nôtre, le nôtre c’est celui qui porte La Côte d’Ivoire comme un père porte son enfant, le fait passer certes sur une route longue et éprouvante, mais sans jamais lui lâcher la main, jusqu’à ce que la route soit libre!

 

Shlomit Abel, 24 janvier 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 26 novembre 2012

BIENTOT L'INAUGURATION DU «BOULEVARD DES INVESTISSEURS»


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Ouattara en cette fin  Novembre 2012, a pour la seconde fois convoqué les ambassadeurs pour leur faire le bilan de son règne; à entendre son discours de 45 minutes, nous sommes en présence d’un être d’exception, l’homme de l’année 2012: un homme comme lui devrait figurer à toutes les entrées du Livre des Records: meilleur président, meilleur économiste, meilleur recruteur d’investisseurs, meilleur réconciliateur… A ce rythme, nul doute qu’il marche vers le prochain Nobel de la paix où  de l’économie, voire même le cumul des deux?

Concernant le bilan économique, les chiffres du commerce, de l’import-export, je n’ai malheureusement trouvé aucun chiffre, si ce ne sont les prévisions du FMI et de Bretton woods, dont la dernière actualisation de juin 2012 permet à Ouattara de continuer de nous parler de l’excellent développement de la Côte d’Ivoire, en route vers une croissance à deux chiffres en 2014, bien que le chômage ait été estimé à plus de 60% de la population.

Malgré ses envolées lyriques, - entre temps bien sûr, la situation préoccupante en Côte d'Ivoire n’a pas évolué vers un mieux -, les droits de l’Homme continuent d’être bafoués sans gêne aucune par Ouattara dont l’épouse ne cesse de d’afficher sa lutte contre le travail des enfants dans les plantations de café-cacao; Charles Banny a jeté l’éponge avec sa Commission de Réconciliation dont le sigle CDVR rappelle plus les Cadavres qui jonchent les 19 mois de «vivre ensemble» imposé par la Communauté internationale en installant Ouattara aux commandes d’une Côte d’Ivoire ingouvernable selon ses propres mots… Le PPTE n’a en rien amélioré la vie courante des ivoiriens, la grève des enseignants est généralisée, du primaire à l’université, et contaminera certainement d’autres secteurs d’activité, les puits dans l’Ouest régurgitent leurs morts, assassinés par les champions de la nouvelle démocratie, quelques ONG soufflent le chaud et le froid, dénonçant les exactions du régime mais recommandant la déportation de Simone Gbagbo à La Haye… Cependant Ouattara court toujours après ses investisseurs, peut-être tapis dans l’ombre, et leurs quelques éventuelles retombées financières, qui ne seraient  pas encore tombées avec la pluie de l’arrière saison, la météo lui ayant jusqu’ici joué des tours!

«C'est en VRP que le chef de l'Etat a rencontré, ce vendredi 23 Novembre 2012, l’ensemble du Corps diplomatique accrédité en Côte d’Ivoire. (…) Reste désormais à savoir si le message "commercial" du président engendrera l'écho souhaité», nous rapporte lucide, le cite Koaci.com, qui a bien deviné le manège du technocrate.

Quelques promesses d’embauche sans lendemain sont jetées en pâture: il faut absolument que la Communication de Ouattara et sa nouvelle équipe produise du bruit à défaut de fruits… pour continuer coûte que coûte dans l’illusion de la croissance, du bien être et de la réconciliation qui non seulement n’est pas en marche mais galope, puis s’emballe, prenant le mors aux dents…

A quatre semaines de Noël, voici l’Avent, de “adventus“, arrivée, avènement; mais Ouattara à l’école de Kandia Camara, qu’il a reconduite sans sourcilier, fait semblant de croire au Père Noël, ce qui permettra à la croissance, -probablement négative de 2012-, de se transformer comme par magie en 8,6% pour notre année qui se termine, 9% pour 2013, et un  taux de croissance à 2 chiffres maintenu en 2014… Nous sommes habitués aux promesses sans lendemains de ladite Solution, celui dont beaucoup se demandent maintenant si son diplôme d’économiste n’a pas été un faux ou un cadeau que sa mère aurait trouvé au fond d’un paquet de lessive Bonux, la lessive aux 500 cadeaux, qui lave si Blanc, que même les taches de sang disparaissent - ni vu ni connu -, et que même le pâle François Hollande qui se défend d’appartenir à la françafrique, vient de ratifier les accords de défense couleur de sang, signés entre Sarkozy et Ouattara!

A l’issue du discours de Ouattara, quelques ambassadeurs se sont exprimés, trouvant très flatteur et prometteur ce qui leur avait été offert, sans bien sûr rentrer dans les détails; je retiendrais les propos très intelligents d’Essy Amara, ancien ministre des affaires étrangères sous Houphouët Boigny, reconverti en ”consultant” de Ouattara: «Je suis très heureux pour cette rencontre  parce que ça bonifie le corps diplomatique, les ambassadeurs sont accrédités auprès du Président de la République et ce genre d’exercice  les met en valeur; ça je crois que c’est une très bonne chose par ce que en réalité le développement repose sur la crédibilité, or la crédibilité, c’est la diplomatie».

Lorsque les lumières de Noël apparaîtront, - ce Noël certainement encore plus rutilant que le dernier: où Abidjan brillera de mille feux, alors que les ivoiriens lutteront encore et encore avec les coupures de courant, les coupures d’eau et les coupeurs de tête -, quelques ambassadeurs seront là pour relayer le discours lénifiant de la Côte d’Ivoire au travail, où les investisseurs se bousculent au portillon; peut-être même auront-ils droit à un intéressement lié à leur engagement à ses côtés, car Ouattara nous a appris que tout se vend, tout se brade dans cette nouvelle Côte d’Ivoire; et  pour augmenter sa puissance de Com, que ne ferait-il pas dans l’urgence, voire l’étranglement dans lequel il se trouve, assiégé de toutes parts de démarches et de discours accusateurs, pour s’en sortir en recrutant pour sa cause perdue des diplomates flattés, mis en valeur et élevés au rang d’ambassadeurs de l’investissement et de la bonne marche des affaires en Côte d’Ivoire. Mais ce qu’il oublie , c’est que ces paroles d’ambassadeurs n’ont aucune valeur, leur présence et leurs discours ne sont là que pour animer une scène, un décors, pour flatter, enrober d’esthétique, enjoliver, sucrer un café froid ou coller des jantes de sport à une «France au revoir». En effet, à quoi sert un starter, si le carburant  manque dans le moteur?

Comme si la diplomatie allait devenir la nouvelle Solution à la carence d’investisseurs, la carence d’emplois, l’absence de réconciliation effective sur le terrain, les arrestations tous azimuts... Comme si les applaudissements des diplomates allaient couvrir les cris étouffés des morts, des souffrants, des torturés, des exilés, des grévistes, de tous les laissés pour compte, comme si des acteurs, figurants de la cause Ivoire, version Ouattara,  allaient à eux seuls créer le miracle de la résurrection d’une Côte d’Ivoire dynamisée, réconciliée, où l’investissement, les emplois, la bonne gestion, la droiture dans les affaires publiques seraient de retour, avec un président qui ferait l’unanimité de “son” peuple!

Sa visite prévue dans le Zanzan à partir de mardi, débutée avec les cadeaux de Dame Dominique envoyés aux populations, donne déjà de voir et d’entendre que ceux qui ont tout fait pour qu’il accède au pouvoir, sont déçus de leur mentor, très déçus... Les applaudissements de ses amis diplomates étrangers vont-ils suffire à suppléer aux gémissements et récriminations de ses électeurs ivoiriens désillusionnés?

Ouattara ou l’art de poser des premières pierres, d’inaugurer, de rebaptiser des édifices repeints, de s’engouffrer dans des boulevards de bavardages qui se terminent en impasses… Mais pour combien de temps encore?


Shlomit Abel


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mercredi, 07 novembre 2012

ELECTIONS AMERICAINES: LE DEMOCRATE BARACK OBAMA REELU PRESIDENT DES USA

 

BARACK ET MICHELE OBAMA.png


Le sujet du baccalauréat en philo me revient à l’esprit: «De deux maux choisir le moindre, est-ce encore choisir?» La retraite n’aura donc pas sonné pour Bloodhillary: Ne dit-on pas qu’on ne change pas une équipe qui gagne…

Shlomit Abel


En remportant plus de la moitié des grands électeurs (270 pour être élu), le démocrate Barack Obama remporte les élections américaines et reste le 44ème Président de ce pays. Notons qu’au moment où toutes les chaînes de télévision attendaient le résultat final, c’est le Président sortant lui-même qui annonça sa victoire sur son compte twitter et de conclure  son message:

«Tout ceci est arrivé grâce à vous, merci».

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Il est bon de souligner toutefois, que le prochain mandat d’Obama risque de connaître des difficultés dans la mesure où la Chambre des Représentants revient sux républicains, les démocrates conservant le Sénat.

A cette situation s’ajoute le vote populaire dont on n’a pas encore tous les résultats, mais qui au regard des projections ne semble pas très favorable au Président élu, ce qui augure déjà d’un problème de légitimité.

 

Edouard Yro Gozz

Sources: CNN, LCI, FRANCE 24, BFM TV (de 22h à 6h30)


Lu sur www.ivoirenewsinfo.net


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 04 octobre 2012

NOUVELLE UNIVERSITE A L'ENSEIGNE DU DEMON!

 

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Démon guerrier (homme géant  et cornu) à l'université d'Abobo-Adjamé comme emblème, monté sur la carte de la Côte d'Ivoire. Effroyable de symbolisme!!! Une alliance de mort sur la Côte d'Ivoire. A bon entendeur...! 

 

A l’Université Nangui Abrogoua, Ex Abobo-Adjamé, on est accueilli par la statue d'un dozo, violent symbole du vaste programme pour cette nouvelle université de la Côte d’Ivoire nouvelle, où le savoir et la connaissance se déclinent par rapport à ces illustres chasseurs dont les 9/10ème ont été importés des pays limitrophes, afin d’encourager les locaux à traquer et chasser un gibier nouveau : les sympathisants du président Laurent Gbagbo et déclarés comme tels à cause de leur nom, de leur ethnie.

Nous ne savons pas encore si parmi le corps enseignant, il y aura des membres éminents de cette confrérie pour partager avec les étudiants les secrets des amulettes et autres gris-gris puissants, offrant l’immunité médicale et judiciaire à ses porteurs, leur apprendre l’art ancestral de la chasse et la nouvelle, la chasse à l’homme, le maniement de la machette et sa version 21ème siècle actualisée de la kalache ? Gageons que le professeur d’économie issu de cette noble caste, se rit du « budget sécurisé », il basera ses cours sur le principe fondamental des braquages de banques, l’art du racket, et cette loi universelle, redécouverte après avoir gratté le verni constitutionnel : «  ce qui est à toi est à moi » et « ma vie a plus d’importance que la tienne » !

Ce qui frappe aussi, une fois que l’on a découvert le Goliath des dozos, avec son bouclier, sa lance immense, ses colifichets, ses flèches et son grand poignard d’égorgeur, ce sont ses cornes, des cornes de bouc immenses ; le Dozo est moitié homme, moitié bouc, et son visage oscille à la limite de l’humanité et de la bestialité ! Le Dozo de l’université Nangui Abrogoua a des cornes gigantesques, à l’image de son Maitre, car ce que nous livre cette culture dozo, -telle qu’elle nous a été servie, telle qu’elle a été instrumentalisée-, c’est son rapport à la magie, au mal, à l’anarchie et au néant, le retour à l’état de sous-homme, sans foi ni loi.

Alors que dans la représentation par Michel-Ange de Moïse, descendant du Sinaï et porteur des tables de la loi, ces dix paroles qui sont à l’origine de la « charte universelle des droits de l’homme », les cornes symbolisaient la présence divine, concentrée en lieu, le haut de la tête, lieu de la réflexion et de la pensée ; ici nous sommes en présence d’un Maitre qui enlève toute humanité à celui qu’il habite, en en faisant un animal à cornes, où la bonté et la justice ne sont plus l’apanage premier, mais plutôt le mensonge et la force. Ainsi dans le discours déformé des dirigeants actuels, Laurent Gbagbo et les siens sont représentés comme des occultes, des magiciens jetant des sortilèges, et Ouattara celui qui a apporté la laïcité, la démocratie et la lumière !

Par ses proportions impressionnantes, cette œuvre d’art nous renvoie à l’histoire biblique de David et Goliath, tous deux les arrière arrière petits enfants de Naomi: David par Ruth qui a choisi la fidélité et l’obéissance, et Goliath par Orpa, qui s’est détournée de sa belle-mère. Alors que l’impressionnant géant voit David, nous relevons qu’il ne voit pas sa beauté, que c’est un enfant, aux cheveux blonds et au beau visage. Il ne connait et ne réagit plus qu’à la laideur, la violence, le crime, la malédiction…

La suite de l’histoire nous la connaissons, mais il est bon de la relire (1 Samuel 18) . Alors que le géant tout caparaçonné, avec ses amulettes, son bouclier, ses armes semble invincible, la menace vient de là où on ne l’attendait pas: quelques centimètres de front offerts à la fronde du petit berger suffisent pour déstabiliser le colosse, et c’est avec le propre couteau du Dozo de l’époque qu’il l’achève! Les autres dozos auraient pu encercler le petit David, mais c’est le sauve qui peut, les cornes du diable et les gris-gris n’enseignent ni le courage ni le sens des responsabilités!

Pour le reste de l’histoire, il serait bon que les David, les « bien-aimé » en hébreu, se lèvent avec assurance et confiance, parce que ces centimètres de vulnérabilité dans cet enfer carcéral ivoirien existent, les horreurs et les scandales que nous comptabilisons chaque semaine, chaque jour, nous révèlent bien que ces hommes et ces femmes au pouvoir sont aux abois et se dépêchent d’engranger parce qu’il va falloir bientôt fuir, que la situation est sans issue, sans avenir.

Ouattara lui-même, rappelons-le, par le simple fait qu’il n’a jamais écrit le moindre opuscule, ne laissera aucune trace dans les bibliothèques universitaires, pas même celle des dozos, et peu de traces dans l’histoire si ce ne sont des gravas et des ruines, des charniers et des cimetières dont il est le co-auteur avec d’autres, et toute cette confrérie du mal sera balayée par les dignes fils et héritiers de leurs pères, qui reconstruiront sur ces ruines un édifice pour la paix et le vrai vivre ensemble, dans la justice et la vérité. La réconciliation ne se cherchera plus, elle se vivra !

 

Shlomit Abel

 

Post-Scriptum de Shlomit Abel: Je rajoute un détail à mon texte parce que des pro-Ouattara m’ont prise à parti sur mon manque d'informations sur Nangui Abrogoua, représenté par cette statue.


Effectivement, je ne me suis pas renseignée sur Nangui Abrogoua parce que j'ignorais que la statue était sa représentation. En général, les gens qui donnent leur nom aux universités sont des gens de lettres, de science, parce qu'on enseigne dans les universités un savoir en rapport avec le leur... Mais n'imaginez pas à cause de cette ignorance que vous avez clos le débat. Pouvez-vous me dire pourquoi cet Ebrié du siècle passé, chasseur, cueilleur, homme respecté, se transforme en épouvantail du Diable à l'entrée d'une université? Tout le monde pense aux Dozo parce qu'ils sont d'actualité, et malheureusement pas de la meilleure, alors franchement offusquez-vous plutôt de ce qu'avec cette statue "on" a sali la mémoire d'un homme de bien, et plus encore demandez-vous pourquoi on l'a affublé de ces cornes sataniques! Demandez au petit-fils de ce grand homme qui est actuellement le chef de la communauté Djemian, s'il est heureux d'apprendre que son grand-père est un sataniste et le chef de file de tous les satanistes! C'est ça la vraie question: êtes-vous heureux que votre histoire devienne une vulgaire histoire d'illuminatis et de sorciers et égorgeurs des temps modernes? Votre Nangui Abrogoua mérite-t-il vraiment cela?

vendredi, 16 mars 2012

DANS LA COTE D'IVOIRE «RESTAUREE», UN DEUIL NATIONAL DE «PURIFICATION» ANNONCE POUR LE 17 MARS

 

CHARLES KONAN BANNY.jpg

Nous savons ce qu'est un deuil, ce qu'est marquer le deuil ; nous savons aussi, spirituellement, ce que signifie la purification, mais dans le jargon pseudo religieux du nouveau gouvernement qui veut instaurer un deuil national de purification le 17 mars prochain, on découvre une spiritualité de ténèbres, une spiritualité de vaudou, toute imprégnée de magie, à laquelle manque l'essentiel : en effet, comment passer directement au stade de la purification, si on n'a pas constaté que l'on est sale, que l'on est coupable ? Pourquoi se laver quand on n'est pas sale ? Ou alors est-ce encore toujours le même discours, celui du gouvernement, blanc comme neige, propre et pur, qui n'a pas besoin de purification ; et c'est donc lui qui va, encore et encore, demander un Nième mea culpa aux sympathisants du Président Gbagbo, en leur imposant de reconnaitre des fautes imputables aux seuls rebelles et associés... Enfin cette commission réconciliation et vérité, que fait elle ? Très concrètement on nous parle d'échéances, fin juillet, fin aôut, dernier trimestre ; c'est ce moquer des ivoiriens ! J'imagine que le Président Banny, même s'il a la volonté d'orienter positivement sa commission, manque totalement de moyens, et ne rencontre personne, dans son camp, prêt à dire, « nous avons fauté gravement, nous avons du sang plein les mains, nous avons renversé l'Etat et nous sommes en pleine illégitimité ! ».

Rappelons encore que cette date s'inscrit presque jour pour jour, un an après le grand rassemblement des 15-16 mars 2011, qui a mobilisé 2 millions de personnes à Abidjan, à l'appel de la Galaxie patriotique et de son Leader, Charles Blé Goudé. J'ai pu suivre tous les discours, toutes les interventions, car en Israël, la RTI n'était pas censurée comme en France. Je me souviens du discours impressionnant de cet imam dont je ne connais pas le nom, citant les Écritures, et qui a dit sept fois, « Écoute Côte d'Ivoire, notre Seigneur est Un ! » et trois fois « Le  peuple périt, faute de connaissance ! ».

Enfin, cette année la portion d'Ecritures pour le Shabbat du 17 mars est justement la parachah de la « vache rousse », (Nombres 19: 1-22, avec en parallèle, Ézéchiel 36: 16-36), la purification quand il y a eu contact avec un mort ! Étrange coïncidence encore ! Mais voilà, les milieux maçonniques jouent et surfent sur les évènements, empruntant ce qu'ils veulent, rejetant ce qui ne leur convient pas, embrouillant tout le monde... mais Dieu saura en son temps les rétribuer comme il convient ! Et honorer le petit peuple qui est resté fidèle, n'en doutons pas ! Pâques est proche : Les esclaves seront libérés et le Préfet-Pharaon et ses cavaliers s'embourberont fatalement et définitivement !


Shlomit Abel, ce 8 mars 2012.


Source: Facebook Shlomit Abel

lundi, 30 janvier 2012

VOUS AVEZ DIT ENTENTE FRANCO-AMERICAINE?

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"Le temps est l'autre nom de Dieu..."

Trois semaines avant que SEM Laurent Gbagbo ne soit arrêté, il a appelé un rabbin de Jérusalem - c'est lui-même qui me l'a raconté - et lui a demandé conseil. Mon rabbin lui a dit de ne pas s'inquiéter, « que ses ennemis allaient se dévorer entre eux » : C'est exactement ce qui se passe entre ces illuminés qui s'enflamment les uns les autres, et vont terminer en scories...  Et celui qu'ils voulaient brûler, va ressortir des flammes comme de l'or pur !

Shlomit


30 janvier 2012


La lune de miel entre Washington et Abidjan est terminée. Les deux tourtereaux qui autrefois, mijotaient des plans diaboliques contre le pouvoir de Son Excellence le Président Laurent Gbagbo par l'intermédiaire de l'Ambassadeur Philip Carter 666, ne sont désormais plus en odeur de Sainteté.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase est l'accueil triomphal réservé à Ouattara en France qui laissait présager non seulement de l'attribution de tous les contrats mais aussi et surtout la privatisation des banques au profit de la France.

L'administration Obama qui jure de faire la peau à Ouattara, profite du transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Haye pour inciter ce dernier à livrer Soro Guillaume qui à son tour dévoilerait l'implication du grand manitou dans la rébellion qui a et continue d'endeuiller notre pays.

Patriotes, les jours de Ouattara sont comptés. La prochaine comparution du Président Laurent Gbagbo à la CPI sera riche en rebondissements car elle verra la libération du Woody de Mama.

Le 18 Juin, nous seront tous à La Haye pour savourer notre victoire sur l'ennemi.

La victoire est au prochain corridor.

Très cordialement.



Par: Bingnégnélon Djiezion, sur sa page Facebook.



Source : RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 02 janvier 2012

2012: LA REPONSE DE LA BERGERE AU ROI ALASSANE

ALASSANE OUATTARA 27.jpg

Je viens de lire la dernière prose du représentant de la Communauté internationale en Côte d'Ivoire à l'occasion du Nouvel An !

Au moins, il n'a pas eu l'indécence à la fin de son discours de demander à Dieu de bénir sa chère Côte d'Ivoire ! Une fois encore, nous constatons que, plus la démocratie est bafouée, plus les dictateurs se sentent investis d'une âme de démocrate ... Comme dans son discours précédent, Alassane nous remet le couplet du « cadre de vie » : pas d'argent, pas de travail, pas d'universités, pas de soins, mais un beau cadre de vie. « Stop ! Arrêt sur image ! » Juste le temps de constater le regroupement (spontané ?) de centaines de milliers de personnes (comment ne pas voir la singerie des 25-26 mars, à l'appel de Charles Blé Goudé) pour une media-magie des yeux, en ce bref instant de fin d'année ! Abidjan a retrouvé son faste !

Pas besoin de passer par les paroles, la réflexion et l'analyse ! Si la Côte d'ivoire est au travail, peu importe le travail ! Les ex-gendarmes de profession devenus cantonniers de fortune pour combler les nids de poule : voici un exemple de la nouvelle avancée de la Côte d'ivoire. Plus d'universités, mais du travail sans méninges pour les ex-étudiants...

« Les investisseurs reviennent, chaque jour plus nombreux et plus motivés. » : une phrase destinée aux investisseurs potentiels pour qu'ils soient séduits par les enjambées de la « démocrature », cette dictature vécue de l'intérieur mais qui a toutes les apparences de la démocratie, par le langage et les signes qui sont renvoyés à l'extérieur ! Soyez dociles, avec moi et les investisseurs, vous aurez « panem et circenses » : vous aurez le cirque, les lumières, les feux d'artifices, les bulldozers de la salubrité, le cadre de vie sans la reconstruction, les cartables d'écoliers sans les fournitures scolaires qui vont avec, et le pain, cette manne non biblique, que vous jetteront les investisseurs qui ont besoin de gros bras sans têtes pensantes pour sortir les richesses hors du pays.

La Côte d'ivoire d'aujourd'hui, il ne l'évoque pas beaucoup : quelques exactions minimes des FRCI, et encore, elles se comptent sur les doigts d'une seule main, mais mes amis, projetons nous dans la Côte d'Ivoire de demain : « Je peux vous assurer que le gouvernement travaillera sans relâche à la reconstruction de la Côte d'Ivoire de demain. » Voilà, la page est tournée, il n'y a pas lieu de revenir en arrière, 2012 sera l'année de la côte d'ivoire nouvelle, du langage nouveau, aseptisé. Les universités détruites par les bombardements français deviennent des bâtiments « en cours de réhabilitation », à cause de « l'état de dégradation avancé » des infrastructures. Une nouvelle histoire s'écrit, celle de la falsification, puisque la côte d'ivoire était un phare, et que les étudiants étrangers y affluaient car ils y trouvaient une université de pointe, des études, un diplôme reconnu et respecté.

La Constitution et les institutions entérinent maintenant les falsifications et les détournements de la vérité et de la justice; « vous avez, en élisant vos députés, posé un acte qui consolide la Côte d'Ivoire nouvelle. » La nouvelle Côte d'Ivoire est amnésique, aucune lucarne ouverte sur les embastillés de la république, sur Laurent Gbagbo dont la célébrité dépasse celle du discoureur, sur le FPI, juste un petit appel, sans insistance pour dire aux exilés de rentrer. Mais cette phrase encore, est juste destinée aux occidentaux, pour saupoudrer d'humanité bon marché le discours.

La Justice et la Vérité, déjà sorties par deux fois des urnes labellisées « commission électorale indépendante », verra encore une fois la commission Banny dévolue à la noble tâche d'analyser les « causes de la crise politique et identitaire qui a ébranlé notre pays. »

Nous voila rassurés, 2012 sera une Bonne année, le discours d'Ado rédigé par les "nègres" en écriture français, nous le promet. Une fois la magie des lumières estompée, les ivoiriens retourneront avec joie dans leur aujourd'hui minable et misérable, réconfortés par ces lendemains qui chantent, sous l'œil bienveillant des « spécialistes » du déploiement militaire et stratégique onucien et licornien. Ils seront fiers de tous ces conseillers étrangers qui pullulent et qui encadrent leur dirigeant de pacotille ! L'Économiste célébrissime qui n'a écrit aucun livre auquel on pourrait se référer pour connaître enfin le modèle de sortie de crise, qui n'a aucun disciple parmi les économistes de la jeune génération, va s'essayer cette année dans un genre nouveau : le Microcrédit. Dommage que le prix Nobel ait déjà été offert en 2006 à l'économiste Muhamad Yunus pour cette innovation ! mais là encore , on ne peut que rester très sceptique, car très vite le projet de Yunus, au départ philanthropique, avait été récupéré et déformé par les « amis » d'Alassane, ceux de la finance internationale ! Gageons que cette nouvelle idée, directement sortie du chapeau de magicien du locataire en sursis de Élysée, est une idée forte, qui véhiculera pendant des mois un message fort, à des investisseurs potentiels qui se bousculeront fortement pour encourager et multiplier cette forte initiative !

« Vous garantir une rémunération à la hauteur de votre travail », voila l'ambition d'Alassane. Belles paroles encore ; en les lisant, je n'ai pu m'empêcher d'entendre en écho les paroles, toujours, du maître français : « travailler plus pour gagner plus », un fiasco total quand on examine de près le bilan quinquennal du dernier président français !

Enfin la fin du discours nous renvoie de nouveau au virtuel, nous quittons définitivement le domaine du réel ! Projetons-nous dans l'avenir ! Alors qu'il n'y a plus d'élections en vue, Ouattara est de nouveau en campagne, oubliant qu'entre-temps il y a eu un putsch, un renversement de régime, de vrais élus en prison et en exil, un président légitime mis au cachot, loin de la Côte d'ivoire. Les promesses électorales précédentes non tenues du candidat-dictateur, ne peuvent pas simplement être remplacées maintenant par celles-ci qui s'adossent à du vent ! La côte d'ivoire de demain, c'est aujourd'hui ! La campagne est terminée depuis belle lurette !

« Goûtons le bonheur d'être ensemble. » cette phrase est terrible ! C'est le mensonge à la puissance X ! Ouattara qui jamais ne se déplace pour apporter sa compassion au peuple qui souffre, qui parle de réconciliation à droite et à gauche, alors qu'il y a toujours de nouveaux emprisonnements, qui ne donne même pas de financement pour que sa commission Justice et Vérité soit viable, s'approche, et mielleusement susurre « Goûtons le bonheur d'être ensemble ! » A des ivoiriens qui ont le ventre vide, qui ne savent comment subvenir aux besoins de leurs familles, de leurs enfants livrés à eux-mêmes, il s'approche, déguisé en mère attentive, une cuillère de sirop à la main, feignant de vouloir "rassasier" d'un ridicule échantillon de « bonheur d'être ensemble » son enfant affamé. Là encore arrêt sur image : "être ensemble" le temps d'un flash, sourires convenus pour la galerie, et puis plus rien. Pour ce qui est de vivre ensemble, en verra plus tard ... Au lieu de prendre la situation à bras le corps, Alassane se déculotte pour imiter sa femme dans sa distribution de sucres d'orge !

Une première pierre posée, c'est l'assurance que bientôt il y en aura d'autres et que l'édifice verra le jour ! Une bouchée virtuelle de « bonheur d'être ensemble » avec un Président qui fuit, qui fait tous ses discours depuis ses voyages à l'étranger sauf celui de son investiture et celui-ci pour 2012, quelle honte ! Qu'y aura-t-il au menu après la dégustation ? Les coquilles vides des huîtres qu'il aura certainement partagées avec ses amis du cercle très restreint des adorateurs de sa personne !

Monsieur Ouattara, vous et votre chère côte d'ivoire ne pouvez plus en être au stade de la dégustation, même de chocolat, manufacturé en Belgique ou en France, si fin et délicat soit-il, car vous avez tout faussé ! C'est à la Communauté internationale qu'il fallait dire « Goûtez le bonheur d'être ensemble, avec tout ce que je mets à votre disposition » : un pays en ruine, aubaine gustative pour les Bouygues et consorts, des ressources naturelles, aubaines pour tous les pilleurs et rapaces qui ne se contentent pas de bouchées, mais qui grâce à vous ont déjà complètement entortillé, ligoté, livré le pays aux fripouilles de la "communauté internationale".

Côte d'ivoire ! Redresse-toi ! Ne courbe plus l'échine, sonne l'année de la délivrance ! Trop c'est trop ! Le festin auquel tu es conviée, ce ne sont pas les miettes qu'il te laisse dans sa grande bonté ! Son cœur, sa générosité, son amour pour toi, tu l'as vérifié, tu lui as donné du temps pour faire ses preuves, mais ses règles ne sont définitivement pas les tiennes : vol, corruption, emprisonnements, violence, meurtres, viols, perversion, injustice, mensonges ! Redouble de prières pour que ceux qui seront la réponse et la mise en œuvre de la délivrance se lèvent, soient équipés et formés ! Qu'ils entendent la force de votre appel muet et se mettent ensemble en marche, de partout, car c'est la délivrance de la Côte d'ivoire qui inaugurera celle de toute l'Afrique.

Et à ce moment là, les paroles du mercenaire qui n'est pas encore roi, le fragile David encore en fuite devant ses ennemis, au psaume 34 tout entier, seront un véritable bonheur, « Goûtez et voyez combien le Seigneur est bon ! Heureux le Guibbor,qui cherche en lui son refuge ! » (v 9, en hébreu : homme fort, guerrier)


Shlomit Abel

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 26 décembre 2011

NOEL 2011 EN FRANÇAFRIQUE

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"Nativité" macabre, sans paroles et sans musique... Arrêt sur image ! le film se déroule silencieusement : des flashs, les guerres, les coups d'état de Ouattara pour s'emparer du pouvoir, le président Gbagbo sous un déluge de feu, arrêté et traité comme un paria,  l'embargo sur les médicaments, puis l'absence de soins et la pénurie de médicaments encore et encore, le chômage en cascade, les violences au quotidien de ceux qui devraient protéger les civils, ces forces républicaines constituées de forçats en cavale et de délinquants désargentés, cette classe politique qui se recrute seulement dans le nord et qui continue de maintenir en prison les élus de la nation et qui n'est même pas capable d'intenter un procès au président Gbagbo dans son pays, cette élite qui ne souscrit qu'aux valeurs de la franc-maçonnerie : vie facile, argent facile, corruption déguisée en vertu, sexe, pouvoir, autorité ...

Bienvenue  en Chaos-land , dozoland et en ce moment Etat-lumière, magie de Noël...

Enfants, séchez vos larmes ! Dame Dominique est là pour vous distribuer des bonbons... Vous ne mangez plus à votre faim ? vous n'allez plus en classe ? Qu'à cela ne tienne, votre avenir est tout tracé : vous suivrez l'exemple des valeureux guerriers dozo et des hommes en treillis qui tirent sur tout ce qui bouge, vous pourrez violer, vous approprier le bien d'autrui, et si vous êtes un peu intelligent - pas trop ce serait suspect -, vous pourrez même vous imaginer aux commandes d'une charge, d'un ministère; et si vos mères manifestent des craintes et vous disent que vous êtes en train de mal tourner, vous leur direz que votre exemple, c'est le président plébiscité par la "communauté internationale", Ouattara le self made man dont le sourire et les manières policées ont fini de vous convaincre, et sa dame, la gentille croqueuse d'hommes et de fortunes ...

Oui, votre avenir tout tracé est du côté de ces hommes en costumes et chapeaux, sur le fond de la photo ! Ces hommes dont le destin est de singer la civilisation pervertie du blanc dont ils portent les oripeaux... et bientôt, comme eux, vous ne verrez plus la femme pleurer son fils qui n'est plus. Pour vous ce ne sera qu'un mort de plus, un anonyme, un de ces pauvres qui en grandissant vous aurait peut-être pris certains de vos privilèges, ou alors vous aurait fait de l'ombre, où vous aurait rappelé vos crimes...

Quant à vous, enfants d'hier devenus aujourd'hui les acolytes des brigands au pouvoir, sachez-le bien : ces morts, même s'ils deviennent poussière  et disparaissent de votre vue et de votre mémoire, ont du prix au regard de Celui qui comptabilise chacun de nos faits et gestes; et s'Il tarde à intervenir, ce n'est pas parce qu'il vous donne raison de dominer et d'imposer la loi du plus fort ! Mais plutôt parce que l'iniquité n'est pas encore à son apogée ! Parce que Dieu joue à « qui perd gagne », comme l'écrivait si joliment Didier Decoin, et que vous ne comprenez pas ses règles du jeu !

Parce que votre humanité est en train de vous quitter, et que vous ne voyez même pas que le monde vous observe et que les gens de bonne volonté sont horrifiés par vos actes et ceux de vos commanditaires ! Parce que vous vous prenez pour Dieu et que vous n'êtes que des pantins manipulés dans les mains d'autres pantins, encore plus méchants et plus déshumanisés que vous, prenez garde ! L'heure est aux bilans, la page 2011 va se refermer, mais vous n'allez pas ouvrir une page blanche, une page vierge ! Votre souillure ne va pas s'estomper sous les lumières somptueuses de votre "Noël" surréaliste où les ivoiriens manquent de tout, où plus rien ne marche, où les enfants sont sacrifiés sur l'autel de la cause occidentale, tandis que vous, vous étalez vos lumières! Prenez garde, tout comme les juifs n'ont plus voulu le terme d'Holocauste pour décrire leur génocide subi et non accepté, pour le remplacer par l'hébreu « shoah », catastrophe, anéantissement, prenez garde, les Ivoiriens et tout le continent africain derrière eux, les jeunes, ceux qui veulent un avenir qui en vaille la peine, ne vont pas vous tendre la joue droite puis la gauche pour que vous continuiez de les frapper, de les humilier...

Avec leurs pères, vous avez déjà suffisamment joué au punching ball; eux, ils n'ont plus de joue à présenter, mais ils vous disent qu'ils sont prêts, qu'ils sont équipés : ils ont étudié, ils se sont exilés pour ça, et ils vont revenir pour prendre en main leur destin !  Ils n'auront pas besoin de dépendre de préfets et de fonctionnaires dociles qui s'habillent en blanc pour jouer dans la cour des grands de ce monde ! Prenez garde, les règles ont changé et la participation de dame Ouattara à la messe de Noël, main dans la main avec ses « sœurs en la foi » ne va pas empêcher le Dieu de justice de déverser sa colère et de redresser la barre en réhabilitant qui vous savez et en guérissant les plaies vives de tous les Ivoiriens, telle Rachel pleurant ses enfants qui ne sont plus!

Que 2012 soit cette année de libération, ce « dies irae » de la juste rétribution de Celui qui ne sommeille ni ne dort, le gardien d'Israël, le gardien de la Côte d'Ivoire, et que tous les anciens « esclaves » se lèvent et prennent leur part d'héritage, leur part de fils et de filles, de dignes enfants de la côte d'ivoire et de l'Afrique, et chassent les usurpateurs, loin, très loin, définitivement !


Shlomit Abel

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mardi, 23 août 2011

IL N'Y A PAS DE LIMITE A LA CORRUPTION DU CAMP DES VAINQUEURS


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Scandale odieux - Les morgues font du commerce avec les corps des victimes


La crise dite postélectorale a couté la vie à 3000 personnes selon les chiffres officiels, 5 à 10.000 selon d'autres sources non-officielles. Si les morts sont majoritairement les militaires, miliciens ou civils armés, des centaines de civiles furent malheureusement aussi des victimes « collatérales » de cette guerre. Tous les corps qui n'ont pas atterri dans des charniers ou dans des fausses communes se retrouvent dans les morgues d'Anyama et des Centres Universitaires Hospitaliers (CHU) de Yopougon, de Cocody et de Treichville. Selon des informations qui nous sont parvenues, de nombreux parents des victimes n'ont toujours pas retrouvé les corps de leurs proches, parce qu'aucune opération d'identification des corps n'a officiellement été lancée par les nouvelles autorités ivoiriennes.

Prise en charge de la Présidence

Cependant, selon les mêmes sources les autorités ont tout de même eu le mérite de prévoir une prise en charge des frais des obsèques des victimes par les services de la présidence. Ces frais concernent l'enlèvement du corps, le séjour à la morgue, le cercueil et le Corbillard. Des dépenses très souvent insurmontables pour les familles démunies de Côte-d'Ivoire. Des frais très élevés dans le cas présent, parce que beaucoup de familles n'ont pu retrouver les corps de leurs proches que des semaines, voir des mois après la fin des combats. La raison est que plusieurs familles ou parents des victimes ont dû trouver refuges soit à l'intérieur du pays, dans des villes plus sécurisées ou dans leurs villages ou se sont carrément exilées dans les pays limitrophes (Ghana, Liberia, Togo, Benin, Burkina).

A la morgue du CHU de Treichville, une famille dont le fils mort dans les évènements est conservé, les frais de séjour sont à 8.500 Cfa par jour. Cette famille souhaitant demeurer anonyme, nous fait savoir que les consignes de prise en charge de la présidence ne sont pas respectées par le personnel de la morgue. En effet, certains responsables peu scrupuleux de ce service de la morgue du CHU de Treichville ont vu dans le malheur des familles l'occasion de se faire des sous. Bien que la prise en charge présidentielle soit en vigueur, certains agents réclament à cette famille une somme avoisinant 1 million (1.000.000) Cfa, pour disent- ils couvrir les frais de séjour à la morgue et les autres dépenses. Renseignement pris auprès du service central de Ivosep qui à la gestion des morgues de l'État, une employée prénommée Dina confirme à notre rédaction l'existence d'une prise en charge présidentielle et l'existence d'une procédure à suivre. Au CHU de Treichville, la famille que nous accompagnons n'est pourtant pas au bout de ses peines. Aucune oreille n'est sensible à sa douleur. Tout au plus elle s'entend dire par un employé subalterne qui l'accoste «qu'elle n'a pas parlé français !» (elle n'a pas soudoyé Ndlr.) Renseignements pris, des responsables de la morque, Bamba Syllani et Coulibaly seraient à l'origine de cette cabale, certainement en complicité avec d'autres agents du service.

Escroquerie

Leur stratégie est simple. Beaucoup de familles ignorent l'existence d'une prise en charge présidentielle. L'information leur est purement et simplement dissimulée et une facture leur est automatiquement dressée. Cette facture ne sera pas saisie dans la comptabilité du service. Pour les personnes décédées dans les événements autrement que par balles, il est demandé aux familles, de faire la preuve (impossible) qu'elles sont mortes durant les événements. Certaines familles qui connaissent bien les bourreaux de leurs proches (tués par autres moyens que par balles), n'osent pas les dénoncer de peur de représailles. Une autre difficulté concerne les certificats de décès. Par peur de représailles au plus fort des combats, très peu de médecins osaient indiquer les vraies raisons de la mort sur les certificats de décès et se contentaient d'écrire « mort naturelle », « Accident » ou autres raisons fantaisistes comme causes du décès pour éviter d'indexer les FRCI ou FDS. En effet, très souvent, les corps étaient conduits à la morgue par des éléments des FRCI ou FDS. Finalement, la mort par balle fait l'affaire des familles. «Je ne comprends pas certains de nos collègues qui compliquent les choses aux familles. Les morgues d'Abidjan et d'Anyama pullulent de cadavres que personne ne vient réclamer» s'indignent un agent de Ivosep. Épuisé et visiblement très en colère, le frère aîné d'une victime, rencontré à la morque du CHU de Treichville fulmine: «Dans un pays dit civilisé, c'est nous les parents des victimes civiles qui recevrions de l'argent comme dédommagement pour nos proches brusquement et injustement arrachés à notre affection. Et non le contraire ! Certains nous laissent déjà avec leurs progénitures et leurs épouses suffisamment de charges pour que nous dépensions encore des millions pour les enterrements ».


In Info d'Abidjan


Source : RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL