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mercredi, 15 mai 2013

TRANSFEREMENT A ODIENNE - Me HABIBA TOURE: «CE N'EST PAS VRAI, MME GBAGBO N'A RIEN DEMANDE»


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A propos du transfèrement de sa cliente à Odienné - Me Habiba Touré, avocate de Simone Gbagbo, réagit: «Ce n’est pas vrai, Mme Gbagbo n’a rien demandé»

 

«Ça ne tient pas la route d’affirmer comme l’a fait le ministre de la Justice, Gnénéma Coulibaly, que Mme Simone Gbagbo a demandé à être transférée à Odienné. Ce n’est pas vrai. Elle n’a rien demandé. Les informations crédibles que nous avons reçues sur place à la Polyclinique La Pisam sont formelles. Mme Gbagbo a été l’objet d’un traitement inhumain et dégradant lors de ce transfèrement forcé. Elle n’avait pour seul vêtement que la blouse de malade. Elle était démunie de tout. Or, une blouse de malade est tout sauf un vêtement de voyage car loin d’assurer la couverture de tout le corps. Le transfert de Mme Gbagbo, mère de famille et grand-mère, dans une simple blouse qui n’assure pas le respect de son intimité est parfaitement scandaleux et indigne.

Ma cliente était, par ailleurs, sous anesthésie. Il n’y a pas eu de réveil post-opératoire sous le contrôle des médecins. Son visage a été camouflé, et elle a été sortie de l'Hôpital contre l'avis des médecins, par des hommes en armes qui l’ont transportée vers l’aéroport d’Abidjan». Me Habiba Touré, avocate au barreau de Paris (France) et un des membres du Conseil de Simone Gbagbo, réagissait ainsi hier au téléphone aux propos tenus par le ministre ivoirien de la Justice, Gnénéma Coulibaly, relativement au transfèrement forcé de Mme Gbagbo à Odienné.

En effet, M. Coulibaly a soutenu, dans l’édition du 11 mai 2013 du quotidien Le Patriote, que Simone Gbagbo a été ramenée à Odienné parce qu’elle l’a demandé. «Ce sont des histoires que les gens racontent. C’est archi-faux et c’est de l’intoxication. Simone Gbagbo est venue à Abidjan, à sa propre demande, pour un bilan de santé. Pendant quelques jours, les médecins se sont penchés sur son état de santé. Une fois cela fait, c’est elle-même, satisfaite, qui a demandé à retourner d’où elle est venue. Elle a donc été reconduite à Odienné. Tout simplement», a affirmé le ministre de la Justice du régime Ouattara.

Des propos qui sont totalement aux antipodes de la vérité, précise Me Habiba Touré. Pour qui, l’opération de transfèrement forcé de Mme Gbagbo a été menée de bout en bout par le ministre Gnénéma Coulibaly, le directeur de l’administration pénitentiaire et le commissaire Kouyaté, commandant du CCDO. « Ni le parquet général, ni les juges n’en étaient informés. Encore moins, nous, les avocats de Mme Gbagbo. D’ailleurs, depuis le mercredi 8 mai dernier, jour du transfèrement brutal, nous sommes interdits de visite à Simone et Michel Gbagbo. Un de mes confrères a même été éconduit à la Pisam, mercredi dernier, dans la matinée alors qu’il voulait rencontrer notre cliente. Nous sommes aussi inquiets pour Michel Gbagbo qui pourrait subir la même brutalité que Mme Gbagbo ».

Sur la question de l’interdiction de visites à Simone et Michel Gbagbo, Me Habiba Touré s’est voulue précise : « le directeur de l’administration pénitentiaire l’a clairement dit à mon confrère à Abidjan : c’est le ministre de la Justice qui a donné l’ordre d’interdire toute visite à Simone et Michel Gbagbo. Nous avions pensé au départ qu’il s’agissait d’une interdiction de communiqué. Dans ce cas, l’article 113 du code de procédure pénal ivoirien règle la question puisqu’il dit que cette interdiction n’est pas opposable à l’avocat. Mais on s’est rendu compte que cette interdiction ne repose sur rien de légal ».

Le conseil de Simone et Michel Gbagbo a adressé, depuis mercredi, deux courriers au procureur général sur l’impossibilité pour les avocats de voir leurs clients et le transfèrement forcé de Mme Gbagbo. Jusqu’à ce jour, les avocats n’ont reçu aucune réponse.

« Où se trouve notre cliente ? Est-ce à Odienné ? Que les autorités ivoiriennes nous le disent officiellement. Ce que nous savons, c’est que Mme Gbagbo était à la Pisam où elle devrait subir une fibroscopie. A jeun, elle était sous anesthésie. Et l’anesthésie de ce type dure au minimum 2h. Elle était donc endormie sur son lit d’hôpital quand des hommes en armes lui ont bandé la tête et l’ont conduite dans un véhicule banalisé en direction de l’aéroport. Ce sont les secousses qui l’ont réveillée sans qu'elle ne sache où elle se trouvait.

Complètement affaiblie, elle a du se débattre pour dégager un peu son visage des bandeaux qui le camouflaient. A la Pisam, tout le monde était choqué. Même au GATL à l’aéroport. Elle aurait pu perdre la vie au cours de ce transfèrement forcé. Mme Gbagbo n’a donc pas demandé à être ramenée à Odienné. Puisqu’après la fibroscopie, le dentiste devait venir la consulter ». Arrêtée depuis, le 11 avril 2011, lors du renversement de son époux, Laurent Gbagbo, Mme Simone Gbagbo est prisonnière du régime Ouattara détenue au secret à Odienné, nord-ouest du pays.


Didier Depry, didierdepri@yahoo.fr


Source: AFRIK53.COM

vendredi, 07 décembre 2012

MENACES DE LA CPI: CE QUI FAIT PEUR AUX AVOCATS DE OUATTARA, SELON JEUNE AFRIQUE

 

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L’information est donnée par l’hebdomadaire Jeune Afrique, au détour d’un dossier de huit pages mi-admiratif mi-désapprobateur consacré à Simone Gbagbo, une «femme puissante» en qui «il y a du Winnie Mandela», un «roc» qui aurait «contribué à précipiter la chute du régime».

Lors de la formation de son dernier gouvernement, Alassane Ouattara a tenté de donner des gages à Guillaume Soro. «En confiant les clés de la Justice à Gnénéma Coulibaly, un ancien des Forces nouvelles (FN), Alassane Ouattara a visiblement voulu rassurer Soro», indique l’hebdo. Qui fait tout de même remarquer que «la position du pouvoir d’Abidjan est difficile à tenir». «S’il n’exécute pas le mandat, il devra contester sa recevabilité.

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L’avocat principal de Laurent Gbagbo, le Français Emmanuel Altit, n’attend que cela pour invoquer l’irrecevabilité du mandat contre son client et dénoncer le «deux poids deux mesures». Pour sortir de ce casse-tête, les avocats de l’Etat ivoirien, Mes Jean-Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard, sont sollicités. Ils ont tenu une réunion à Paris le 26 novembre, multiplié les contacts et rédigé des notes destinées au président Ouattara et au ministre de la Justice», écrit Jeune Afrique. Qui pense savoir que dans un premier temps, «les autorités ivoiriennes cherchent à gagner du temps». 

Le temps de voir la requête en irrecevabilité déposée auprès de la Chambre d’appel par Me Altit rejetée et de voir l’audience de confirmation des charges commencée pour s’assurer que «le cas Gbagbo» est verrouillé avant de «saboter» le reste de la procédure? Peut-être. Le temps de «prendre par surprise» Soro et ses hommes, ou au moins quelques-uns d’entre eux? Peut-être aussi. En tout cas, à La Haye, on grogne. «Alassane Ouattara nous a demandé d’enquêter sur les crimes postélectoraux. (…) Ce n’est pas une justice à la carte dans laquelle on pioche ce qui nous arrange (…). 


Philippe Brou

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 08 mars 2012

HOMMAGE A TOUTES LES FEMMES RESISTANTES DE COTE D'IVOIRE!

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Bonne fête et joyeuse journée à toutes les femmes de Côte d'Ivoire et du monde, en ce jeudi 8 mars 2012!

Ce bouquet de roses en forme de coeur pour vous dire tout notre amour, notre estime et notre gratitude, vous les plus belles et les plus merveilleuses des créatures de DIEU. Merci pour tout ce que vous faites et pour tout ce que vous êtes pour nous!

Un hommage spécial à toutes les femmes résistantes de Côte d'Ivoire et une pensée spéciale à la plus illustre d'entre elles: Simone Ehivet GBAGBO!
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Que DIEU vous bénisse richement!


DINDE Fernand AGBO

lundi, 23 janvier 2012

CALIXTHE BEYALA - AFFAIRE KIEFFER: L'ASSASSIN SERAIT OUATTARA?


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L'affaire Kieffer, comme une poupée russe. Une affaire sans fin. Une affaire qui avait permis au régime Sarkozy, de présenter l'ex président Ivoirien Laurent Gbagbo ainsi que son épouse Simone comme des sanguinaires. Et il me souvient que mes compatriotes ne cessaient de me dire : « Comment peux-tu défendre ces gens ? Ils ont tué un Français ! ».

Et ce français n'était autre que le journaliste d'investigation Kieffer, disparu lors d'un séjour en Côte d'Ivoire, alors qu'il enquêtait sur les filières cacao au pays de Houphouët.

C'était en 2004... Et on supposa que. Et on imagina que. Et on supputa que. Et où que poussait le vent des enquêtes ou des rumeurs, un nom revenait avec insistance, celui de Madame Simone Gbagbo... On disait qu'elle était si méchante, qu'elle était capable d'étriper un enfant et de laisser ses entrailles cuire au soleil; et je n'y croyais pas. On la disait si odieuse, que même le diable et ses cornes tremblaient devant elle ; et je n'y croyais pas.
Voilà que près d'un an après le coup d'Etat en Côte d'Ivoire, la vérité commence à surgir de l'ombre, sans déplaire à tout le monde.

Des gens parlent ; des gens s'accusent du meurtre de Kieffer. Ils disent que le meurtre du journaliste français aurait été commandité par le camp Ouattara. Ils donnent des preuves puisque ceux qui accusent s'accusent d'en avoir été les exécutants. Ils proposent de montrer le lieu où ils ont enterré le corps de Kieffer. Ils disent que trois membres de leur commando «opération meurtre de Kieffer», sont aujourd'hui d'imminentes personnalités proches de Ouattara.

Oui, quelques raisons pour lesquelles certains Français détestent Gbagbo et son épouse s'envolent. Et si tout ceci s'avérait, les français verseront quelques larmes de regrets... Oui, d'avoir fait tuer des milliers d'ivoiriens pour voler des richesses certes, mais aussi pour venger la mort de Kieffer. Que c'est cocasse ! Parce que in fine, l'assassin serait Ouattara?????



Calixthe Beyala, écrivaine franco-camerounaise, sur sa page Facebook.

vendredi, 04 février 2011

HO HONTE, SARKOZY ! HO HONTE, COMPAORE ! HO HONTE, BAN KI MOON !

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L'on s'en souvient encore, c'est ainsi que la Première Dame ivoirienne, Madame Simone Ehivet Gbagbo avait hué l'ONU, la CEDEAO et la « communauté internationale », lors du grand meeting de mobilisation du CNRD (Congrès National de la Résistance et pour la Démocratie) dont elle est la présidente, au Palais de la Culture, à Abidjan, le samedi 15 janvier 2011, pour leur complot contre la Côte d'Ivoire. Nicolas Sarkozy, Blaise Compaoré et Ban Ki Moon, voici un bien triste trio ! De mémoire d'ivoiriens, jamais attelage n'aura été plus démoniaque, plus infernal et plus criminel à l'égard de la Côte d'Ivoire ! On ne sait sur la base de quel deal, mais ces « trois mousquetaires de la géhenne » sont en campagne pour casser de la Côte d'Ivoire.

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Nicolas Sarkozy, le suzerain rappelé à l'ordre

L'on se souvient encore de l'empereur Nicolas Sarkozy en partance pour l'Inde qui déclarait, dans son avion royal, ne reconnaître qu'un président élu sur les bords de la lagune Ebrié : Alassane Ouattara. Quelques temps après, sur la tribune de Bruxelles, perché sur ses ergots, il intimait l'ordre à Laurent Gbagbo et à son épouse (que vient-elle faire dans cette affaire ?), dans un ultimatum totalement surréaliste que retiendra l'histoire, de quitter le pouvoir dans les 48 heures. Cela fait plusieurs semaines, aujourd'hui. Laurent Gbagbo est bel et bien là ! A la même place. « Gbagbo pas bouger ! », martèlent les Ivoiriens qui disent à l'envie à quiconque se prend à rêver sur le départ du président qu'ils ont élu qu'ils n'ont aucunement l'intention de se laisser intimider. L'épouvantail fût-il Nicolas Sarkozy, président de la puissance française. Nous ne sommes guère impressionnés. Même si au Burkina Faso sont stationnés, par ses soins, des avions de guerre et des hélicoptères de combat, ainsi qu'à Bouaké des milliers de mercenaires de tout poil et de tout acabit, de barbouzes français et de soldats burkinabé, prêts à passer à l'action. Adepte qu'il est de la violence et d'une barbarie toute coloniale.

L'Afrique digne lui ayant dit son fait au récent sommet de l'Union Africaine, à Addis-Abeba en Ethiopie, c'est un Nicolas Sarkozy aplati et descendu de sa superbe qu'il nous a été donné de voir, évitant habilement de se prononcer, avec l'arrogance et la suffisance qui lui sont connues, sur le différend ivoirien, faisant en lieu et place l'apologie de la non violence et présentant une France irréelle, respectueuse de la souveraineté des Etats africains. Même si nous n'avons pas cru un mot de son laïus, nous nous réjouissons de l'impact qu'ont eu les mises en garde des gouvernements africains sur le suzerain de France. L'option militaire pour enlever Laurent Gbagbo du pouvoir a donc ainsi été fermement et définitivement écartée. Pour bien prendre la mesure de la déconvenue et de la déculottée d'Addis-Abeba, il est important de savoir que la presse française est restée quasi muette sur le discours de son hyper-président. Peu de mention en a été fait sur les télés françaises, d'habitude si prolixes quand il s'agit de la crise ivoirienne, si promptes à déblatérer des horreurs sur la Côte d'Ivoire et à nous passer en Une.

Cet homme a cru, en outre, nous faire mal en complotant avec ses sujets bas-ventristes de l'UEMOA pour mettre la Côte d'Ivoire sous coupe réglée financière et monétaire, de sorte à nous emprisonner dans un corset économique et nous contraindre ainsi à capituler. Par strangulation et étouffement. Mal leur en prit : l'UEMOA est aujourd'hui au bord du précipice, du gouffre financier, moins d'un mois seulement après le retrait forcé de la Côte d'Ivoire de la BCEAO. Il n'y a pas plus grande démonstration de la force de notre pays dans la sous-région. A malin, malin et demi ! Les conspirateurs ont aujourd'hui le bec dans l'eau. Et bien pris qui croyaient prendre. Que cela leur serve de leçon !

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Blaise Compaoré, l'âme damnée

Pour en venir à Blaise Compaoré, il faut le reconnaître, il n'y a pas homme d'Etat plus désolant dans toute l'Afrique ! Il est sans honneur, dénué de toute dignité, étranger à toute fierté. Voici un homme qui a aidé à brûler le Libéria et la Sierra-Leone, qui est, de près ou de loin, mêlé à toutes les crises ouest-africaines voire africaines, à tous les trafics mafieux de la sous-région (jusqu'à être exportateur de Café-Cacao, à la faveur de la crise ivoirienne, dans un pays qui n'a pas un pied de cacaoyer), attaché à des intérêts mercantilistes innommables et qui a plongé la Côte d'Ivoire, un pays frère voisin qui abrite au moins 3 millions de ses compatriotes, dans un désordre inqualifiable et une souffrance indicible depuis bientôt dix années, élu sans discontinuer depuis 23 ans à des scores soviétiques à la tête du Burkina Faso (le plus récent : 80,15%, le 25 novembre 2010, pour la quatrième fois consécutive) et qui veut nous donner des leçons de démocratie. Ci-devant facilitateur du processus de paix ivoirien commué sans transition aucune, par on ne sait quel coup de baguette magique, en déstabilisateur forcené et empressé, récemment reçu à l'Elysée pour être instruit des ordres du suzerain et qui a promis prendre très rapidement ses responsabilités militaires dans la crise postélectorale ivoirienne pour dégager le président réélu ivoirien, Laurent Gbagbo. Si ce n'était de vies humaines dont il était question, on en éclaterait presque de rire.

Cet homme est une honte pour l'Afrique entière. Rares auront été les valets de l'Occident et, singulièrement, de la Françafrique qui se seront révélés aussi bassement serviles et aussi aveuglément zélés que Blaise Compaoré, âme damnée de l'exécutif français et plus spécialement de Nicolas Sarkozy, après de bons et loyaux services rendus au déprimant Jacques Chirac. C'est avec raison que tous les Ivoiriens défenseurs de la République en péril, à travers les jeunes patriotes et leur leader Charles Blé Goudé, le récusent énergiquement comme membre du Panel de 5 chefs d'Etats africains devant évaluer (comme l'a toujours demandé le Président Laurent Gbagbo) le processus électoral ivoirien. Il n'est pas le bienvenu en Côte d'Ivoire et nous le lui ferons clairement sentir, le moment venu.

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Ban Ki Moon, « l'incompétent » notoire

Nous achevons notre randonnée scripturale avec le non moins sinistre et désolant Ban Ki Moon. Ci-devant Secrétaire Général de l'ONU le plus nul et « le plus incompétent que l'organisation ait jamais eu », dixit la Responsable des Audits du grand « Machin », il y a seulement quelques jours de cela. Les Ivoiriens pensaient être les seuls à le penser de cet affidé des cercles maçonniques, adepte des basses manœuvres et comploteur invétéré. La vérité vient de tomber. Implacable, impitoyable. De la bouche même de la spécialiste onusienne chargée de contrôler et d'évaluer la gouvernance du Sud-coréen.

C'est cet « incompétent » (le mot n'est pas de nous) qui a osé dire, lui qui n'est pas chef d'Etat - après que le sommet des chefs d'Etats africains ait décidé de la mise sur pied d'un panel de haut niveau pour évaluer l'élection présidentielle ivoirienne - dans une conférence de presse par lui accordée aux médias, à l'issue de la 16ème session des chefs d'Etats : « Procéder au recomptage des voix est une honte et une grande injustice faite à Alassane Ouattara ». Nous lui répondons que c'est plutôt lui qui fait honte à toute la Corée du Sud, un pays digne et travailleur, avec son sbire de compatriote Young Jin Choï de l'ONUCI et à l'humanité dans son entièreté, quand il est incapable de comprendre une chose aussi basique : dans le cas d'un litige électoral majeur comme celui de la Côte d'Ivoire, la meilleure chose à faire est le réexamen des documents électoraux. Il faut l'avouer, la vacuité des propos de Ban Ki Moon aura atteint des sommets à Addis-Abeba. Tout comme son « incompétence », d'ailleurs.

Au-delà de cette victoire apparente des Africains dignes sur les va-t-en-guerres de la Françafrique, les Ivoiriens doivent rester mobilisés, concentrés et vigilants jusqu'aux conclusions du Panel des chefs d'Etats africains - qui ne doivent être biaisées sous aucun prétexte ni sous aucune pression : attention au syndrome Youssouf Bakayoko ! - pour ne se laisser surprendre par personne et surtout pas distraire par les paroles mielleuses d'un Nicolas Sarkozy manipulateur, qui espère nous donner le change. Les Ivoiriens ne sont pas dupes. Ils savent parfaitement qu'il n'a guère renoncé à son projet militaire contre la Côte d'Ivoire. Nous sommes « krangba (callés) », comme dit (en noushi, argot local) la jeune artiste ivoirienne Nash, et nous l'avons bien à l'œil.

A bon entendeur..., salut !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO