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mercredi, 19 septembre 2018

LIBERATION DE MME SIMONE GBAGBO: LIESSE ET AVEUX DE TAILLE

 

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Liesse et merci

 

L'onction populaire ne se force pas. C'est l'expression d'un sentiment qui vient naturellement. Elle est spontanée. Madame Gbagbo est sortie de prison le 07 août dernier avec le fameux sourire qu'on lui connaît. Elle n'avait aucunement l'air de forcer l'évidence. Elle était dans une sorte de révélation. Cette foi et assurance qui animent tous ceux qui marchent dans le chemin de la juste cause. Ils ont une espérance transcendantale qui les transfigure.

Madame Simone Gbagbo était plus rayonnante que son geôlier qui la veille dans une sorte de précipitation, le regard perdu, lisait l'ordonnance de sa libération. Ce qui s'en est suivi est tout aussi sublime. Une onde de choc heureuse s'est emparée de tout le pays. Le domicile de l'ostracisée est devenu un lieu de pèlerinage politique depuis. Dans l'autre camp c'est le deuil. La liesse populaire qui entoure la sortie d'une militante de parti contraste énormément avec la peur qui s'est emparée du pays le 02 décembre 2010 alors que Ouattara venait d'être désigné président de la république par Youssouf Bakayako.

Leur "Ouattara n'a subi aucune pression" sonne creux parce qu'on est tenté de leur demander pourquoi rompre subitement le cours de ce confort politique ? De quel chapeau, ceux qui se targuaient hier d'être le régime le plus démocratique au monde avec zéro prisonniers politiques, ont-ils sorti 800 bagnards ? Alors des voix s'élèvent pour réclamer qu'on disent merci à Ouattara.

Comble de l'histoire, que ces prisonniers qui ont survécu organisent une festivité à la magnanimité de leur bourreau. A eux, je dis que cela ne coûterait rien matériellement, mais beaucoup moralement, parce que cela impliquerait qu'on reconnaisse tacitement que le tyran a gracié des bandits de grands chemins. Le merci aurait pu être à ceux qui lui ont tordu le bras si et seulement si ce ne sont pas eux les marionnettistes de notre triste histoire.

Joseph Marat

 

Source: LE BLOG DE JOSEPH MARAT

 

 

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Aveux de taille

 

Madame Simone Ehivet Gbagbo est sortie de prison après 7 ans d'incarcération le 8 août dernier. Depuis quelque temps, comme quelqu'un qui a suffisamment creusé et remué sa langue, elle reçoit, elle parle et le marigot politique ivoirien est en ébullition. Cette sorte d'effervescence qui amène à la surface ce qui est enfoui. Les langues se délient et les gestes trahissent.

Au lendemain de sa libération, qui annonce certainement celle de son mari, ce sont les pro-Soro de la diaspora qui se sont précipités aux portes de Scheveningen comme s'ils se réveillaient subitement d'un cauchemar.

En prime, ils font le serment de voter pour Gbagbo aux prochaines élections présidentielles. Le PDCI qui a échangé son plat de lentilles pour une promesse électorale de diriger par procuration le pays s'est retrouvé accroupi aux pieds de la véritable première Dame de Côte d'Ivoire. Le jeudi 30 août dernier, les populations du nord ont offert une liesse digne de ce nom à Simone Gbagbo à son domicile privé de Cocody-Riviera. Qui l’eut cru ?

Aujourd'hui c'est la sulfureuse Salimata Porquet qui avale la mémoire des « 7 glorieuses d'Abobo » pour tisser des couronnes d’Ambassadrice de la paix de l’Union africaine, excusez du peu, sur les tresses violemment arrachées hier de Simone Gbagbo. Avant elle, c'est Joël N'Guessan, le pathétique porte-parole du Rdr qui a renié ses convictions et tout ce qu'il a déblatéré devant les juges de la Cpi, pour dire et je cite : « Il faut féliciter l’ex-Première Dame de Côte d’Ivoire pour la profondeur de ses propos...

Nous sommes certainement nombreux à avoir lu et relu avec émotions les propos tenus ce week-end à Moossou, par l’ex Première Dame de Côte d’Ivoire, Madame Simone Ehivet GBAGBO. Ces propos emprunts de sagesse et d’humilité prouvent que la réconciliation totale des fils et filles de Côte d’Ivoire est possible. Le premier constat que nous faisons, c’est qu’elle a l’honnêteté de dire la vérité sur ses sept (7) années de détention aussi bien à Odienné qu’à l’Ecole de Gendarmerie à Abidjan.

Prenant le contre-pied de tous ceux qui ont prétendu que pendant son temps de détention elle a été régulièrement maltraitée, elle affirme au contraire qu’elle a été traitée avec respect et dignité ». Pour la réconciliation, nous saluons ces propos et ces attitudes qui expriment clairement les aveux d'un régime illégal et illégitime. Parce que, mine de rien, c'est à cause de cette profondeur qui sourd de leurs propos, de cette honnêteté qui les caractérise que nous avons toujours pensé que ce sont leurs ennemis politiques qui sont superficiels et malhonnêtes. Et les Ivoiriens n’ont pas pu faire le choix, en 2010, de personnes véreuses et sans contenance pour les diriger.

Deux questions à quelques sous pour Bensouda. Comment une Dame chez qui les gens du nord ivoirien effectuent aujourd’hui un pèlerinage a-t-elle pu concocter un plan avec son époux pour les exterminer ? Les miraculés ou les rescapés ont-ils perdu la mémoire de leurs parents décimés ? Plus sérieusement, nous sommes face à un remake de l’histoire de la sagesse de Salomon. Supposons que le roi Salomon ait été vassalisé et contraint de se soumettre à la volonté de la mère indigne. La transcendance n’a pas permis que la Côte d’ivoire soit totalement coupée en deux. Simone Gbagbo est en train de recoudre son enfant. C’est heureux que les coupables avouent leur crime. 

Joseph Marat

 

SourceLE BLOG DE JOSEPH MARAT

samedi, 08 mars 2014

LE MINISTRE ERIC KAHE: A MON AMIE ET A MA MAMAN SIMONE EHIVET GBAGBO

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Si en cette journée du 8 mars, l’humanité a décidé de célébrer la Femme à travers une journée internationale qui lui est dédiée, c’est bien pour nous arrêter un instant sur les inégalités et les injustices faites à nos mères, sœurs, filles, épouses et amies.

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C’est sans doute pour donner à chacun l’occasion de faire son introspection et prendre conscience des souffrances diverses qui leur sont faites au nom d’un ordre social dans lequel le mâle est dominateur, quelle que soit la latitude, quel que soit le fuseau horaire.

À juste titre et pour encourager l’exemple, cette commémoration  se veut aussi la célébration de celles d’entre les femmes qui ont, soit donné l’exemple de la brisure des œillets du regard, soit fait avancer la cause de la Femme. Il en est ainsi de deux Simone : Simone Veil et Simone Ehivet Gbagbo.

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Maintenir cette dernière dans les liens de la détention, après tant d'humiliations affrontées avec dignité, au seul motif qu’elle a osé sortir du rôle que nos sociétés masculinisées veulent réserver aux femmes, est une véritable aberration et un déni de célébration du 8 mars. C’est vouloir une chose et sanctionner ceux qui vous offrent cette chose. Toute femme, qui, pour des considérations politiciennes, ne réclame pas la libération de Simone Gbagbo tout en disant se battre pour les droits des femmes est une illusionniste manipulée qui sert une cause de salon et livre un spectacle pour le plaisir des appareils et des machos.

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Courage à l’amie de combat, à la mère affectueuse, à l’épouse loyale de Laurent Gbagbo, à la Servante dévouée du Seigneur !

 

Le ministre Eric KAHE

Président de l'AIRD, Porte parole du CNRD.

 

Source: AIRD-INFO

jeudi, 26 septembre 2013

SIMONE GBAGBO: MEME SES GEOLIERS SONT EN ADMIRATION DEVANT ELLE

 

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Dictature Ouattara - Voici les dernières images de Simone Gbagbo: Même ses geôliers sont en admiration devant elle.

 


Cette image prise ce mois de septembre 2013 montre bien Simone Ehivet Gbagbo, l'ex-Première Dame de Côte d'Ivoire, sur le tarmac d'un aéroport. Probablement celui d'Odienné, la ville où elle est internée dans les geôles de la dictature Ouattara. Elle s'apprête à prendre un avion de la Compagnie Air Ivoire, mais nous ne pouvons pas dire avec certitude pour quelle destination. Mais ce qui est frappant, c'est que ses geôliers sont visiblement en admiration et défèrent devant elle. Ils sont sous son charme et sa classe.

Malgré la fatigue et l'amaigrissement du fait de longues séances de torture, on voit qu'elle a le moral, et qu'elle a déjà pardonné à ses geôliers.

Elle a visiblement gardé son charisme et sa stature de mère de la Nation et de Première Dame adulée par son peuple.

 

Serge Touré


Source: IVOIREBUSINESS.NET

mardi, 24 septembre 2013

APRES SON REFUS DE TRANSFERER SIMONE GBAGBO A LA CPI, OUATTARA DOIT-IL DEMANDER LA LIBERATION DE GBAGBO?


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Le gouvernement ivoirien reconnaît qu’il existe désormais en Côte d’Ivoire, les conditions de procès «justes et équitables» pour poursuivre Simone Ehivet Gbagbo devant ses juridictions. Dès lors Alassane Dramane Ouattara n’a plus aucune raison de détenir encore longtemps à La Haye le président Laurent Gbagbo poursuivi.


A la veille du départ d’Alassane Dramane Ouattara pour New York où il compte prendre part à la 68ème Assemblée générale des Nations unies, son gouvernement a décidé de ne pas transférer l’ex-Première dame devant la Cour pénale internationale (Cpi). Il justifie sa position par le fait que désormais «les conditions d’un procès juste et équitable sont garanties» en Côte d’Ivoire. Cette décision prise, le vendredi 20 septembre dernier, par un conseil des ministres extraordinaire, sous-tend évidemment que Mme Simone Gbagbo va être jugée en Côte d’Ivoire.

Ainsi, après 18 mois après le mandat d’arrêt lancé contre l’épouse du président Gbagbo par la Cpi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, on connaît désormais la réponse des nouvelles autorités ivoiriennes. Elles disent non à l’injonction de la juridiction internationale. «Il y a deux ans, vous le savez, la Côte d’Ivoire sortait d’une grave crise post-électorale, les juges étaient éparpillés dans la nature, la hiérarchie judiciaire était cassée. Et donc tout cela, à l’époque en tout cas, ne permettait pas d’offrir à l’ex-président Gbagbo les conditions d’un jugement équitable, objectif, indépendant. Aujourd’hui la situation est différente. Les juridictions ivoiriennes sont en place, les juges sont là. Nous avons estimé, au niveau du gouvernement, que les conditions étaient réunies pour un procès juste et équitable en Côte d’Ivoire, pour Mme Gbagbo», indiquait aussitôt sur les antennes de Rfi, le ministre Bruno Koné, porte-parole du gouvernement ivoirien.

Le gouvernement ivoirien a alors décidé de présenter une requête en irrecevabilité et de surseoir à exécuter le mandat d’arrêt émis par la Cpi le 29 février 2012. Toute chose étant égale par ailleurs, Alassane Dramane Ouattara n’a plus aujourd’hui aucune raison valable de garder encore longtemps, loin du théâtre des opérations politiques, le président Laurent Gbagbo. S’il peut demander au Bureau du procureur de la Cpi d’arrêter ses poursuites contre l’ex-Première dame pour les mêmes chefs d’accusation que son mari, Alassane Dramane Ouattara peut également le faire pour le président Gbagbo. Mais l’actuel homme fort d’Abidjan a-t-il suffisamment de cran pour braver les faucons de son régime ? Rien n’est moins sûr tellement les risques encourus sont grands. Alassane Dramane Ouattara doit toutefois dépasser les intérêts partisans pour se hisser au-dessus du lot et prendre la bonne décision. Car c’est là qu’il est attendu par l’ensemble des Ivoiriens, la communauté dite internationale ainsi que les partenaires au développement. Il y va de la réconciliation des fils et filles de ce pays.

Le non du gouvernement pas une bravade

Faut-il saluer le non du gouvernement Ouattara à l’injonction du procureur de la Cpi ? Le refus vu cet angle, laisserait entrevoir un bras de fer engagé entre la Gambienne Fatou Bensouda et le gouvernement ivoirien. On pourrait penser que le pouvoir Ouattara qui s’est engagé «à collaborer pleinement avec la Cpi» serait entré en conflit ouvert avec le Bureau du procureur et qu’il serait en train de lui tenir tête. Ce serait se tromper énormément. C’est le conseil de l’ex-Première dame qui résume le mieux ce que cache cette décision. «C’est pour éviter tout transfert des anciens chefs de guerre promus aujourd’hui à de hautes fonctions, et pourtant fortement suspectés d’être les auteurs de graves crimes de guerre, notamment du génocide de Duékoué», déclarait Me Abiba Touré dans l’Intelligent d’Abidjan du samedi 21 septembre dernier. Une opinion largement partagée par la majorité des Ivoiriens et  par de nombreux observateurs de la vie politique ivoirienne qui soutiennent que le gouvernement a aussi pris cette décision pour éviter une grosse honte à Alassane Dramane Ouattara. Ils expliquent que le chef de l’Etat ivoirien n’avait certainement pas imaginé qu’en envoyant son adversaire politique à La Haye, cela aurait eu un impact sérieux sur sa gouvernance au point de lui détourner tous ses soutiens d’hier. Ils estiment que faute de consensus sur les dossiers importants qui demandent la cohésion nationale, il est aujourd’hui judicieux d’investir en Côte d’Ivoire.

L’épée de Damoclès sur la tête de Ouattara

En d’autres termes, pour les soutiens d’Alassane Ouattara si les Ivoiriens ne sont pas réconciliés entre eux, la Côte d’Ivoire est condamnée à aller à vau l’eau. Or, les partenaires au développement n’aiment pas les pays à risques. Ils estiment donc que la libération de l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, est aujourd’hui plus que nécessaire. Rejoignant ainsi la position de l’opposition incarnée par le Front populaire ivoirien (Fpi) qui fait de la libération du président Laurent Gbagbo non pas «un préalable» mais «un impératif». Soutenu, en son temps, par une communauté internationale, qui se résumait à la France de Nicolas Sarkozy appuyée par les Etats unis d’Obama, Alassane Ouattara était convaincu peut-être que personne, à la Cour pénale internationale, ne réclamerait des têtes dans ses rangs. Il observe le contraire aujourd’hui. Il commence donc à comprendre que plus il s’entête à en finir avec les pro-Gbagbo en les expédiant à La Haye, plus il fait peser l’épée de Damoclès sur sa propre tête. Alassane Dramane Ouattara ne veut plus continuer de s’enfoncer davantage dans les erreurs politiques comme celle qu’il a commise en entraînant Laurent Gbagbo devant la Cpi en novembre 2011.


Robert Krassault, in le quotidien ivoirien "Notre Voie".

dimanche, 02 juin 2013

SOUVENONS-NOUS DE CE QUE JEAN-LUC MELENCHON DISAIT SUR LA COTE D'IVOIRE LE 17 AVRIL 2011

 

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Ces propos sont une analyse juste de l'incroyable lâcheté d'un Parti socialiste pour qui ne comptent, en Afrique, que les "réseaux" et la realpolitik".


"Le parti de Laurent Gbagbo était membre de l’internationale socialiste. Quelle contribution a pris l’internationale socialiste au règlement de la crise ? Aucun. Quels ont été les membres de cette illustre organisation qui se sont interposés dans le drame ? Aucun. Pourtant le PS français assure la vice présidence de cette organisation et Pierre Mauroy en a été le président ! Que dit cette organisation sur la capture de l’un des siens et son emprisonnement dans une zone contrôlée par des mercenaires sanguinaires ? Rien. Quant aux dirigeants français du PS, prompts à faire des visites sur place ? Rien. Combien d’année, le délégué national aux questions africaines a-t-il été aussi un intime de Laurent Gbagbo ? Lui, du moins, a-t-il assumé loyalement jusqu’au bout. Mais les autres ? Et euro RSCG, l’agence de communication de Dominique Strauss-Kahn, organisatrice de la campagne électorale de Laurent Gbagbo. Vont-ils rendre l’argent au nouveau pouvoir pur et sincère de monsieur Ouattara ? Non bien sur ! Sinon il faudrait rendre celui d’Eyadema, celui de Bongo et celui de combien d’autres ? Admettons. Admettons que chacun ait, en cours de route, découvert qu’ils ont soutenu par erreur un odieux tyran. Dans ce cas pourquoi ne demandent-ils pas à l’internationale socialiste une réunion pour prendre la mesure du nombre de ses membres qui viennent de perdre le pouvoir dans la violence ? Pourquoi n’ont-ils jamais demandé leur exclusion avant ? Pourquoi ont-ils gardé toutes leurs responsabilités dans cette organisation ?

Ces débats sur la nature et l’orientation de cette organisation m’ont été mille fois refusé, l’air excédé, par un François Hollande, du temps qu’il dirigeait le PS. Il n’y a pas eu une minute de débat quand leur ami De Larua fit tirer sur la foule argentine par ses policiers, ni quand leur ami président du Venezuela social démocrate fit tirer sur celle de Caracas, ni sur leur cher Alan Garcia élu président du Pérou avec l’aide de la droite qui fit massacrer paysans et prisonniers de droit commun. Aucune de mes mises en garde concernant cette organisation, faites de vive voix ou par écrit dans mes livres et articles, n’a jamais reçu un mot de réponse ni soulevé une minute de débat. Ils s’en moquent, ils ne savent pas où c’est, ils ne savent pas de qui il s’agit…. On connait la musique. Ils soutiennent n’importe qui, n’importe comment, du moment que l’intéressé a un tampon de l’Internationale Socialiste et paye le voyage. « Nous ne permettons pas aux autres de nous dire ce que nous devons faire, de quel droit irions-nous leur dire ce qu’ils doivent faire eux » m’avait lancé François Hollande. Après quoi ils sont prêts à abandonner leurs amis d’un jour à la mare aux caïmans, quand ça tourne mal.

Mais le cas de Laurent Gbagbo ne ressemble à aucun autre. Je prends le risque de me voir affubler par bien des petites cervelles qui liront ces lignes une nouvelle fois de leurs simplifications offensantes. Mais je ne risque, moi, aucune confrontation désagréable avec mes actes. J’ai rencontré Simone Gbagbo du temps où elle était dans l’opposition. Je n’ai jamais été invité sous sa présidence. Je n’ai jamais participé à une conférence sur place, ni été défrayé pour cela, je n’ai pas eu de tache d’écriture rémunérée par euro RSCG. Gbagbo ne m’a jamais téléphoné, écrit, fait porter des messages ou interpellé. J’étais, pour lui aussi, ce que j’étais pour ses chers amis du PS et de la gauche du PS. Une ombre au tableau. Mais il reste ceci : que ça plaise ou pas :

Gbagbo a été la seule tentative de faire de la vraie sociale démocratie en Afrique. Qu’il ait échoué, dérivé ou ce que l’on voudra, mérite mieux que le lâche abandon auquel ont procédé les dirigeants du PS français. Les ivoiriens méritaient au moins une tentative d’interposition politique. Aujourd’hui, au moins par compassion humaine, par respect pour leur propre passé et leur ancienne amitié, ils devraient se soucier de savoir ce que devient Laurent Gbagbo et sa famille entre les mains des mercenaires givrés de Alassane Ouattara. Ils ne le feront pas. Ils espèrent juste que ça passe et qu’on ne leur demande aucun compte.

Je crois bien que les images de « l’arrestation » de Laurent Gbagbo devraient créer un grand malaise. Leur violence, le style « mercenaire aux yeux rouges » des assaillants, l’ambiance de lynchage des vaincus, les violences faites aux femmes, l’évidente main mise de notre armée sur l’opération, rien ne ressemblait moins à une opération de protection de la population sous mandat de l’ONU. Mais, depuis le début, Laurent Gbagbo est l’homme à abattre pour les concessionnaires français qu’il a menacé dans leurs intérêts un temps même s’il les a bien cajolé ensuite. Cela n’excuse rien, mais cela explique tout. Et d’abord la réécriture de la personnalité d’Alassane Ouattara. En fait, un vrai aventurier repeint en bon père de la démocratie. Soutenu par l’ancien président hier accusé de totalitarisme, Konan Bédié qui l’avait empêché en son temps d’être candidat à l’élection présidentielle, et par le premier ministre de Gbagbo, un soi disant « rebelle du nord », vrai seigneur de la guerre, dont les mercenaires ont été immédiatement maintenus en place et rebaptisés en « force républicaine », le changement de camp valant amnistie pour les crimes qui leur étaient hier reprochés. Alassane Ouattara est un chef de clan et rien de plus. L’argument de sa victoire électorale est une fiction qui pouvait être utile aussi longtemps qu’il pouvait y avoir une perspective d’accord sur ce point entre les parties. Mais il n’y en avait pas.

Ne restaient donc en présence qu’une addition de tricheries. Valider les mensonges des bourreurs d’urnes d’Alassane Ouattara revenait à prendre partie dans une guerre civile. Elle dure depuis 2003. La raconter obligerait à un récit qui prendrait trop de place. Aucune page n’y valut mieux que la précédente. Mais aucune ne correspond au récit simpliste de la lutte entre gentil et méchant qui repeint Gbagbo en tyran et Ouattara en démocrate. Car si l’on en a vu beaucoup montrer du doigt ce fait que Gbagbo n’a pas obéi aux injonctions de l’ONU, on dit moins, et même jamais, que Ouattara n’y a pas davantage obéi. Notamment parce que ses mercenaires n’avaient pas désarmé pendant l’élection, contrairement à la demande de l’ONU. Leur influence pédagogique explique sans doute les votes à 90 % en faveur de sa candidature dans les zones qu’ils contrôlaient. On vit clairement le parti pris quand fut refusé le recomptage des suffrages, demandé par Gbagbo et refusé par Ouattara. Pourquoi ? On l’avait bien fait aux USA, faut-il le rappeler ? A la fin il faut se souvenir que le mandat de l’ONU était de "protéger les civils" et d’"empêcher l’utilisation d’armes lourdes" contre eux, pas d’aller arrêter un président sortant en bombardant le palais présidentiel.

Mais qui s’en soucie ? « Vae victis », comme dirait Michel Denisot. Malheur aux vaincus ! Je crois que cette opération militaire déclenchée sans le début d’une discussion et ou d’un vote de l’assemblée nationale commence un mauvais style pour la suite de nos relations avec l’Afrique. Il est urgent que notre pays se ressaisisse. En premier lieu que le parlement ne laisse plus s’installer cette habitude qui voit dorénavant tous les artifices d’interprétation et de procédure réunis pour justifier que les parlementaires n’aient jamais leur mot à dire sur les expéditions militaires du pays. On n’a voté à l’Assemblée et au Sénat ni sur l’Afghanistan, ni sur la Libye, ni sur la Côte d’Ivoire ! Ni avant, ni pendant, ni depuis ! Et, bien sûr, c’est nous qui donnons des leçons de démocratie aux autres ! Mais nous, quel genre de démocratie est donc la nôtre entre l’Europe qui nous dicte des lois et des astreintes jamais délibérées et un régime présidentiel qui déclenche des guerres à sa guise et sans mandat ni contrôle du parlement ? Il me semble qu’une commission d’enquête parlementaire sur cette intervention est seule capable de faire la lumière sur l’enchainement qui a conduit jusqu’à cette intervention militaire française dans la guerre civile ivoirienne."

 

Source: Le blog de Théophile Kouamouo

jeudi, 09 mai 2013

TRANSFEREMENT A ODIENNE DE SIMONE GBAGBO: RECIT D'UNE SOIREE MOUVEMENTEE

 

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Comment le Docteur Banam de la Pisam a drogué sa patiente pour favoriser son transfèrement indigne.


Transférée en urgence d’Odienné où elle est enfermée depuis avril 2011 afin de recevoir des soins à la Polyclinique Sainte Anne-Marie (Pisam), il y a quelques jours de cela, Simone Gbagbo a été reconduite manu militari dans le nord du pays, dans la soirée du 08 mai. Récit d’une soirée mouvementée…

 

Le soleil se couche sur la capitale abidjanaise lorsque des éléments des forces républicaines de Côte d’Ivoire font irruption dans la chambre de l’ex présidente du groupe parlementaire Fpi afin de lui indiquer qu’ils doivent sur le champ la ramener à Odienné d’où elle était venue pour des soins.

Simone Gbagbo qui se trouve en compagnie de sa sœur, une visite autorisée par le procureur de la république, demande à voir le document juridique de son transfert signé par le procureur général. Les soldats qui disent agir sur ordre direct du ministre de la justice ne l’entendent pas de cette oreille et tentent de l’amener de force. C’est à ce moment qu’apparait le docteur,  Prof BANA Abdoulaye (retenez bien ce nom) de l’hôpital qui propose un plan machiavélique aux hommes commis à la sale besogne.
Il leur explique en effet que sa patiente doit descendre dans quelques temps pour subir une fibroscopie alors étant donné qu’elle s’oppose, il leur propose d’attendre qu’il l’endorme afin de leur faciliter la tache. C’est exactement ce qui sera fait. C’est une Simone Gbagbo totalement groggy qui sera embarquée à bord d’une ambulance alors qu’elle porte encore sa tenue de l’hôpital et que tous ses effets personnels sont abandonnés dans la chambre qu’elle occupait.

Dans la soirée, elle est accueillie par le maire d’Odienné à sa descente de l’avion qui feint de s’offusquer de la tenue totalement inappropriée pour une personnalité du rang de Simone Gbagbo qui est retenue prisonnière dans sa localité.

Qu’est ce qui justifie un tel traitement envers celle qui durant dix aura honoré Dominique Ouattara à chaque occasion ? Seul le régime Ouattara est à même de répondre à cette question.

Rappelons que Michel Gbagbo qui séjourne lui aussi dans cet hôpital a été  interdit de visite aussi bien pour sa famille que pour ses avocats.

 

Source: Le blog de Steve Beko

samedi, 04 mai 2013

HOMMAGE A SIMONE GBAGBO

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Il est peu probable que nous nous rencontrions un jour, vu le fait que nous évoluions dans des sphères totalement différentes, ou que vous ayez – vu votre incarcération dans ce que certains appellent un de nos «goulags ivoiriens» – l'occasion de lire cette note mais je tenais tout de même à la  publier.

Chère Simone,

Permettez-moi d'utiliser votre prénom, sans que je ne sache vraiment pourquoi, vous ne quittez pas mes pensées depuis un bon moment. A part prier pour vous, la seconde option aurait été de vous envoyer une carte, une lettre, ou même un petit mot d'encouragement. Mais malheureusement et contrairement à votre mari, cette possibilité ne nous est pas donnée dans votre cas. Il ne me restait alors que cette dernière solution. M'adresser à vous par la voie publique, tout en sachant la probabilité pour vous de lire ces écrits très faible. Mais qu'importe... Peut-être qu´ils vous parviendront tout de même, qui sait?

Chère Simone,

Je me souviens encore de cette interview sur TV5, il y a quelque années - à l´époque je regardais encore cette chaîne - peu après la publication de votre livre «Paroles d'honneurs». Vous aviez demandé à la France d'alors, celle de Jacques Chirac, de «savoir raison garder». Malheureusement pour la Côte d'Ivoire et pour les Ivoiriens en général, les intérêts financiers ont été de tout temps plus importants que la raison. Les «grands» de ce monde ne s'embarrassent même plus de scrupules et agissent véritablement sans vergogne. Ils n'hésitent même plus au grand jour, à faire régner la loi du plus fort. Dans le passé ils prenaient au moins la peine d'habiller leurs différentes interventions du manteau «humanitaire» ou d'excuses plus ou moins plausibles. Aujourd´hui, ils s'en passent hélas et bien souvent  allègrement.

Mais je ne m'en prendrai pas à eux aujourd'hui car ce ne sont pas eux qui font le «sale boulot» mais nos propres frères. Je me demande parfois s'ils - je veux parler du pouvoir actuel et des Ivoiriens qui l'ont aidé à s'installer sous les bombes françaises et dans le sang de leurs frères - sont satisfaits du résultat final. Ce résultat qui se résume à une Côte d'Ivoire devenue méconnaissable, déchirée et exsangue. Mais cela leur importe peu, sans doute.

Mais à eux non plus, je ne voudrais pas consacrer plus de lignes aujourd´hui, car c'est à vous que je voudrais m'adresser; à vous et à vos compagnons de lutte mais aussi d'infortune. 

Chère Simone,

Je me souviens encore de ces photos de vous à Odienné, qui est malheureusement mon lieu de naissance, même si je n'en suis pas originaire, où l'on vous voyait si amaigrie, mais tout de même avec un sourire si radieux! Comme pour dire à vos tortionaires «directs» - et lointains, dans les palais d'Abidjan - qu´ils pouvaient vous brimer et vous malmener physiquement, mais que moralement et spirituellement ils n'auraient pas le dessus sur vous. Depuis que nous connaissons les conditions d'incarcération de votre mari Laurent Gbagbo, il n'est pas difficile de se faire une idée de ce que vous vivez tous. Michel, Aboudramane Sangaré, Affi N'Guessan, Genéviève Bro Grébé, Charles Blé Goudé (pour ne citer que ceux-là) et tous ces autres prisonniers politiques anonymes, en savent quelque chose. L'on a peu de nouvelles de vous et peu de blogs et de sites parlent de vous. J'espère que cela est dû au fait qu'ils n'aient  rien de nouveau à signaler, plutôt qu'au fait qu'ils vous aient oubliée...

Merci à vous tous de porter haut pour nous, assis dans nos salons douillets, le flambeau de cette lutte, qui est, à n'en pas douter, la lutte pour notre «indépendance véritable».

Celle qui nous permettra de choisir ceux que nous voulons comme chefs d'Etat.

Celle qui nous permettra de fixer nos dates d'élections sans que quelqu'un d'autre soit «intraitable» à propos de la date qu'il nous aura fixée. J'espère de tout coeur et je souhaite qu'elle aboutisse. C'est vrai qu'il est facile pour moi de vous encourager à lutter tout en demeurant en liberté, mais sachez que nous ne vous avons pas oubliée, et que nous ne ne sommes pas près de le faire. Tout comme nous n'oublions pas tous ces anonymes qui croupissent dans les geôles dramaniennes.

A tous je dirai: Ne les laissez pas avoir le dessus sur vous, tenez-bon et Allez Jusqu'Au Bout!

Que Dieu vous bénisse, Simone!

 

Une de vos «petites» soeurs ivoirienne admirant votre combat.

 

N. Coulibaly

 

NB: Je viens de lire, ce matin (vendredi 3 Mai), que vous aviez été transférée pour des soins à Abidjan. Quand j'écrivais ce texte, il y a trois jours, j'étais loin de me douter que vous alliez si mal. Que le Seigneur vous garde!

lundi, 27 août 2012

MAIS OU A-T-ON CACHE SIMONE GBAGBO?

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Les visiteurs de l’ex-Première dame ivoirienne ne la trouveront plus à Odiénné.

Détenue dans cette localité du nord-ouest de la Côte d’Ivoire depuis avril 2011, Simone Gbagbo aurait été transférée vers un autre lieu tenu secret, à 80 km de son lieu de détention initial.

L’information provient du quotidien Notre Voie qui s’appuie sur des «sources judiciaires», confirmées par un avocat de l’épouse de Laurent Gbagbo.

Par ailleurs, le journal pro-Gbagbo cite des informateurs qui donnent les raisons de ce transfèrement:

«Le pouvoir actuel soupçonne donc les individus qui attaquent de vouloir libérer les prisonniers politiques détenus dans le nord du pays, dont Mme Gbagbo.  

Alors il (le régime Ouattara, ndlr) a décidé de la déplacer d’Odienné vers une autre destination tenue secrète.»

Une interprétation concordant avec les propos du journal l’Inter qui fait le récit d’une tentative d’enlèvement manquée de Simone Gbagbo dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 août 2012.

Cette rumeur, invérifiable, est néanmoins corroborée par les opérations de ratissage des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) qui avaient lieu au même moment à Odienné.

Il y a peu de chances pour que celle qui est inculpée pour «crimes de sang, vol aggravé, détournement de deniers publics, pillage, concussion et atteinte à l’économie nationale», ne soit transférée à la CPI comme son époux.

Interrogé fin juillet par RFI sur cette éventualité, le président ivoirien Alassane Ouattara, a été clair:

«Ma priorité et mon souhait, ce serait de juger tous les Ivoiriens en Côte d’Ivoire.»

Il faut donc s’attendre à ce que ce transfèrement ne soit pas le prélude à un départ de madame Gbagbo vers le tribunal de La Haye.

 

Lu sur Notre Voie, RFIL’Inter


Source: SLATE AFRIQUE

jeudi, 17 mai 2012

POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANÇAIS MICHEL GBAGBO

 

 

Pour la libération immédiate du citoyen français... par legrigriinternational

dimanche, 29 avril 2012

DE L’IMPROBABLE RECONCILIATION IVOIRIENNE

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Drôle de réconciliation que celle proposée par Alassane Ouattara aux Ivoiriens ! Une réconciliation faite de superficialité, de parodies et de parades, à l’image de son voyage dans le grand Ouest où aucune amende honorable sincère n’a été faite mais où bien au contraire beaucoup de justificatifs ont été donnés pour s’éterniser dans la posture de l’auto-victimisation permanente. En Côte d’Ivoire, il urge de guérir les cœurs et les esprits. Faute de quoi, de nouveaux troubles sont prévisibles, comme le craint d’ailleurs le général Béréna Gnakoudè, le chef militaire de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), appréhensions relevées dans ses mots d’adieu à la Côte d’Ivoire, sur Onuci FM. Ouattara offre en lieu et place quelques pauvres infrastructures. Que sert-il de marcher sur du nouveau bitume avec un cœur ulcéré, un esprit en peine et une âme tourmentée ? Si bien qu’à Man et Kouibly, ce sont des malinkés qui ont été coptés porte-paroles des autochtones. Où sont donc passés ces autochtones ? A la vérité, le discours tranche totalement avec les actes. Pour contraindre les réticents à venir accueillir « leur président », des quasi battues ont été organisées par les Dozos dans les campements et villages avec, quelquefois, des chiens de chasse pour les résoudre à en sortir et aller dresser des haies d’honneur à celui qu’ils considèrent encore comme leur bourreau.

Pour la même cause, les marchés ont été fermés, les commerçantes, obligées à aller sur les places de meeting, et les taxis, forcés au stationnement, sous peine de mise en fourrière. On se serait à nouveau cru dans une Côte d’Ivoire à jamais révolue. Celle du temps de la colonisation et des travaux forcés.

Selon des fils de la région, des victimes seraient même encore venues alourdir le déjà-insupportable passif de la crise ivoirienne dans ces contrées montagneuses. Pour la simple et bonne raison qu’au nom de dispositions sécuritaires, le nouveau pouvoir d’Abidjan a organisé une véritable traque contre les Wè, estampillés pro-Gbagbo, à l’approche de la visite d’Alassane Ouattara. La chasse à l’homme a donc repris, à la faveur d’une visite présidentielle (si elle a même cessé, un jour !).

Des populations, tout naturellement terrifiées par un traumatisme récent, et sous la menace, qu’il a été aisé de convaincre d’afficher des sourires de circonstance pour faire plaisir à l’illustre hôte, dussent-elles ravaler leurs amertumes et leurs morgues pour tous les crimes continuellement subis. La paix par la peur, la terreur et le mutisme, qui oblige la victime à se terrer et à faire profil bas, voici le type de paix que Ouattara propose aux Ivoiriens. Est-ce cela la réconciliation tant annoncée et chantée, mais qui jamais ne pointe à l’horizon ? S’il y a encore des personnes honnêtes et lucides autour de Ouattara, qu’elles le lui disent : Nous allons droit dans le mur !

Nous autres, sommes des « renards du Net » et en avons parcouru, des sites, des blogs et des réseaux sociaux ! Où que vous alliez, une chose vous frappe invariablement : les ivoiriens sont profondément opposés et divisés. Et c’est un euphémisme de le dire. Passez sur n’importe quel forum où il est loisible aux Ivoiriens de s’exprimer, vous verrez des positions ivoiriennes inconciliables, tranchées, voire guerrières et franchement macabres. Des forums où fusent des injures et des insanités impossibles à reproduire, tant elles sont d’une vilenie renversante. Impossible d’engager le moindre débat, sereinement. Tout observateur et analyste sérieux se rend tout de suite compte que la fracture ivoirienne est totale, consommée, cristallisée, quasi irréversible.

Cette guerre de tranchées et cette intransigeance jusqu’au-boutiste des positions sont indissociablement liées au manque déprimant de tact des nouveaux gouvernants ivoiriens qui ont opté pour la jubilation indécente et la diabolisation permanente contre Laurent Gbagbo (qui continue de hanter leurs nuits), postures qui n’ont pas faibli en une année de pouvoir. Il n’y a qu’à voir tous les plateaux télé consacrés à la crise ivoirienne sur RTI 1, les discours du Chef de l’Etat et du nouveau président de l’Assemblée nationale. Pas plus que ne s’estompent les mensonges éhontés sur la crise ivoirienne depuis 2002, qui ne voient des victimes que dans un camp, ainsi que sur la crise postélectorale de 2010-2011, et la justice de vainqueurs qui a vu récemment mettre aux arrêts Me Rodrigue Dadjé, avocat de Mme Simone Gbagbo, en pleine préparation de dossier de défense. L’homme de droit est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de trafic d’armes, et subit le chantage d’une certaine autorité ministérielle pour la remise de sommes indues (10 millions de francs CFA) devant conditionner sa libération.

C’est un grand opprobre pour ce qui est censé être la « République de Côte d’Ivoire », si du moins elle est encore pourvue de scrupules. Mais cela, nous semble-t-il, n’émeut personne dans la « nouvelle Côte d’Ivoire ». Bien au contraire ! Tous saluent ou assistent indifférents, passifs – à commencer par la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) –, aux dérives du régime et à l’escalade dans les actes antirépublicains et fossoyeurs de paix. Incarcérer l’avocat de son opposante, en pleine affaire, il faut vraiment le faire ! Ce pouvoir est-il sérieux ? Au reste, quel crédit accorder à une réconciliation qui en une année n’a pas fait le moindre pas significatif en avant. En la matière, la CDVR est une désolation nationale. Toutes choses qui n’ont pas manqué d’arracher à la diva de la musique ivoirienne, Aïcha Koné, en exil en Guinée, cet aveu : « Je ne comprends pas bien cette réconciliation ». Elle n’a pas tort. Nous n’y comprenons pas grand-chose, nous non plus ! Et des millions d’Ivoiriens avec nous. Il y a véritablement matière !

Finalement, il faut se le dire honnêtement et sans ambiguïtés, on ne fera jamais l’économie du recomptage des voix pour solder le contentieux électoral ivoirien et pour le retour d’une paix véritable en Côte d’Ivoire, à moins d’y arriver par des arrangements politiques au plus haut niveau. Encore faut-il que le pouvoir Ouattara ait cette culture et cette élégance. Attendons de voir.

C’est par la sagesse et le tact du souverain, du gouvernant, que les cœurs se désarment et que la paix a lieu. Quand il n’en a pas, il faut en faire le deuil. Continuer de mentir ainsi, comme des arracheurs de dents, et retenir dans les bagnes du Nord ses adversaires politiques comme des trophées de guerre, les persécuter sans relâche et se susciter une autre opposition, sur mesure, sélective, sans consistance véritable, ordonnée par les partenaires financiers et sous leur pression (tout comme le premier voyage présidentiel à l’Ouest pour rassurer les investisseurs et alliés internationaux sur la bonne marche du processus de réconciliation), ne donne absolument aucune chance à la paix en Côte d’Ivoire. Toutes choses qui nous ont inspiré ce titre si peu optimiste. Peut-il en être autrement quand celui qui nous tient lieu, actuellement, d’«héritier du père de la nation» est d’une accablante incapacité à réunir les fils de la Côte d’Ivoire pour faire la paix des braves, englué qu’il est dans les petits calculs de survie et de pérennité au pouvoir, par la mise à mort de la seule opposition significative, le FPI-CNRD, volontairement décapité pour s’incruster.

Ouattara ne peut faire croire au peuple ivoirien qu’il est un homme de paix avec des discours lénifiants et des promesses. Pas plus qu’il ne peut faire croire que la crise ivoirienne a débuté en 2010, qu’il est blanc du pourrissement de l’atmosphère politique, dans notre pays, depuis deux décennies, et doit cesser de s’afficher en permanence comme l’unique victime de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, victime qui, du reste, serait pur du sang des Ivoiriens et qui, aujourd’hui au pouvoir, pardonne à ses bourreaux. La campagne électorale est passée. Il est primordial de mettre un bémol aux promesses, tout comme aux contes de fées, et de passer aux actions. Cela fait plus d’un an que le peuple attend des actes véritables de réconciliation, par l’élargissement des adversaires politiques incarcérés dans ses goulags du Nord et la ré-civilisation de la vie politique ivoirienne qui est devenue un champ de tous les périls pour les opposants.

Y parviendra-t-il ? Nous le lui souhaitons. Car en réalité, à cela, nous, peuple ivoirien, pourrons juger de sa grandeur d’homme d’Etat ou de sa petitesse de calculateur médiocre. L’histoire le regarde et retiendra chacun de ses actes.

 

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !


In le quotidien ivoirien N° 504 des samedi 28 et dimanche 29 avril 2012.

samedi, 14 avril 2012

RESISTANCE A LA RESIDENCE DE COCODY, ARRESTATION DE GBAGBO, SEJOUR AU GOLF: CE QUI N'A JAMAIS ETE DIT

 

RESIDENCE DE GBAGBO EN FEU.jpg

 

Mystères et questionnements. Les derniers jours passés par le président Laurent Gbagbo dans sa Résidence présidentielle de Cocody encerclée par des troupes pro-Ouattara incapables de venir à bout de la résistance de quelques centaines de loyalistes mais surtout par l’armée française dont les bombardements ont fini par incendier quasi-totalement l’édifice, continuent d’alimenter rumeurs, fantasmes et interrogations. Parce que de nombreux acteurs de ces moments terribles sont aujourd’hui embastillés, donc privés de leur droit à la parole et de toute possibilité de raconter.

Mais également parce que ces jours de feu et de sang témoignent de la vraie nature des relations entre la France et ses ex-colonies plus de cinquante ans après les indépendances formelles. A l’occasion de ce triste anniversaire, Le Nouveau Courrier révèle quelques-uns des secrets de cette période peu ordinaire.

 La force mentale et les interrogations de Laurent Gbagbo 

«Tant qu’il était là, nous n’avions pas peur. Jusqu’à ce qu’on vienne le prendre, le président Gbagbo était égal à lui-même. Avec son même sens de l’humour. C’est vrai qu’il était sérieux, mais détendu.

Jusqu’à la fin, il a cherché à comprendre l’acharnement toujours plus grandissant de la France. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a envoyé Alcide Djédjé à l’ambassade de France pour savoir pourquoi la France nous bombarde parce qu’il n’était pas en guerre contre la France», raconte une des personnes qui l’ont accompagné jusqu’au bout.
 
Ces snipers français qui ont commis des homicides en toute connaissance de cause

Bien entendu, Louis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale (CPI) et Fatou Bensouda, qui va bientôt le remplacer, n’ouvriront jamais d’enquête sur l’armée d’un des principaux Etats bailleurs de fonds de leur institution. Mais des témoignages concordants attestent de la présence de snipers français dans le périmètre de la Résidence de Cocody, plus particulièrement sur le toit de la Résidence de France, où s’est trouvé par moments l’ambassadeur Jean-Marc Simon. Ce sont ces snipers qui ont tué le colonel-major Hilaire Babri Gohourou, ex-porte parole des FDS à la grande entrée de la Résidence présidentielle, qui donne sur l’ambassade de France. Bloqué par de jeunes militaires accusant les généraux et les hauts gradés qui leur sont proches d’avoir «trahi», Babri, qui se trouve en dehors de toute position de belligérance, reçoit une balle dans la cuisse gauche. Puis une deuxième dans le dos. Il décède de ses blessures à l’infirmerie. A quoi répondaient ces crimes crapuleux de militaires français absolument pas mandatés pour faire directement la guerre, surtout à des personnes ne combattant pas? Bien entendu, tout cela relevait d’une bataille psychologique totale, et avait pour objectif de créer une psychose et empêcher l’afflux toujours plus grandissant de militaires à la Résidence, où un commandement cohérent se réorganisait après le lâchage d’une hiérarchie militaire travaillée au corps pendant des mois, souvent directement par des ambassadeurs accrédités à Abidjan.

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Simone Gbagbo ne contrôlait pas tout dans le «bunker», loin de là…

Pendant le siège de la Résidence de Cocody et même après, la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo a été décrite par certains médias comme une sorte de Messaline mystique et hystérique régnant impitoyablement sur la Résidence et radicalisant un époux sous influence. On peut aujourd’hui dire qu’il s’agissait de fausses informations, maintenant que des ex-pensionnaires de ce que l’on a appelé le «bunker» peuvent parler sous couvert d’anonymat. «C’est vraiment n’importe quoi. Simone était en retrait. Elle passait tout son temps dans la prière. C’est seulement le soir qu’elle rejoignait son époux. C’est le ministre Désiré Tagro qui était vraiment opérationnel. Il faisait le gros du boulot. Quand chacun finissait ce qu’il avait à faire, on rendait compte au chef. Qui décidait seul, sous le regard d’Aboudrahmane Sangaré et non de Simone. C’est clair qu’elle pouvait donner son avis, mais elle ne validait rien. Elle n’avait pas le rôle qu’on lui prête. Les gens racontent n’importe quoi», nous révèle un témoin.
 
La ministre Christine Adjobi confondue avec Simone Gbagbo

Une double ration de coups. Parce que son visage en sang a souvent été pris pour celui de Simone Gbagbo au Golf Hôtel, la ministre Christine Nebout Adjobi a été particulièrement malmenée. Malmenée par ceux qui la reconnaissaient, quasiment déchiquetée par ceux qui la prenaient pour Simone, elle a été battue au point d’être laissée pour morte. Comme Simone, ses cheveux ont été arrachés, ses vêtements ont été enlevés et déchirés. Elle a été poignardée d’un coup de couteau avec lequel ses bourreaux ont sectionné une de ses cuisses. Mais c’est aussi la confusion avec Simone qui l’a sauvée.

C’est parce qu’un FRCI l’a prise pour Simone devant un militaire de la force Licorne que ce dernier a arrêté la voiture qui la menait à Anyama pour être éliminée selon toute évidence. Devant les réticences du soldat pro-Ouattara, le Français a prononcé des mots très clairs, le renvoyant à son statut de supplétif. «Ici, l’autorité, c’est nous», a-t-il dit.
 
Un Casque bleu au moins parmi les tortionnaires du Golf

Les photos et les vidéos diffusées depuis un an ont très clairement établi que les Casques bleus de l’ONUCI, présents de manière massive, ont oublié leur fameuse «responsabilité de protéger» les civils pro-Gbagbo (dont Simone et Michel Gbagbo) contre la furia des FRCI et de leurs auxiliaires civils pro-Ouattara à l’hôtel du Golf. Mais un témoignage troublant nous est parvenu. Un Casque bleu au moins (au profil «asiatique») a prêté main forte aux bourreaux de cette journée atroce du 11 avril. Comment en avoir le cœur net? En ouvrant une Commission d’enquête, ce que l’ONU ne fera pas.
 
L’hypothèse d’une transition avec Mangou ou Koulibaly

Désespérés par l’incapacité des FRCI à prendre le contrôle d’Abidjan malgré l’aide multiforme reçue de la part de l’armée française et de l’ONUCI et inquiets du manque de coopération des Chinois et des Russes au Conseil de sécurité (avant leur assouplissement), certains «réseaux» parisiens au sommet ont évoqué, alors que la Résidence était assiégée, une sortie de crise «par le haut» qui verrait le président Gbagbo abandonner le pouvoir au profit soit de Mamadou Koulibaly, alors dans les bonnes grâces des patriotes, soit de Philippe Mangou. L’hypothèse a été vite abandonnée au profit d’un schéma maximaliste mais l’évolution de la situation en Côte d’Ivoire lui donne du piquant a posteriori.
 
Le dévouement émouvant de la garde rapprochée de Gbagbo

Dans sa prison de La Haye, Laurent Gbagbo se remémore sans doute les trahisons d’un certain nombre de généraux croulant sous les honneurs et les privilèges. Mais il sait aussi l’héroïsme d’un certain nombre de «corps habillés» ivoiriens. Au moment où il devait finalement être pris, son aide de camp, Dua Kouassi Norbert, s’est couché sur lui, pour prendre l’éventuelle balle lui étant destinée.

Tandis que des membres de sa garde rapprochée dont l’adjudant Zokoubi et les lieutenants Kobly Rémi et Guédé Zagahi se sont levés pour dresser un ultime bouclier humain autour de leur chef. Fidèles jusqu’au bout, même face à la mort.
 
 
Philippe Brou


jeudi, 23 juillet 2009

AFFAIRE KIEFFER : ET REVOICI LE CHIFFON ROUGE DE LA FRANCE!


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Hier, mercredi 22 juillet 2009, à 18h GMT, la chaîne française France 24 a relayé un reportage de France 3 dans lequel un prétendu nouveau témoin dans l’affaire Guy-André KIEFFER, du nom d’Alain GOSSE, fait des révélations sur la mort du susnommé : Selon celui qui se fait appeler Major Alain GOSSE, Guy-André KIEFFER aurait subi un interrogatoire à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, au Plateau, dans une petite salle au sous-sol qui se présenterait comme une sorte de cellule de garde à vue.

Il y aurait été interrogé alors par le Commandant Séka Séka, aide de camp de Mme Simone GBAGBO, le Capitaine Tony Oulaï (aujourd’hui incarcéré en France, dans le cadre de cette même affaire) et Monsieur Baï, garde de corps du Président Laurent GBAGBO, sur son intérêt pour le cacao ivoirien et ses investigations relatives aux armes de guerre achetées par l’Etat de Côte d’Ivoire. Après cet interrogatoire, il aurait été emmené dans un lieu inconnu où une bavure aurait causé sa mort par balle.


La journaliste Vanessa Burggraf qui présentait cette édition du journal interroge, par la suite, Maître Rodrigue Dadjé, Avocat de Mme Simone GBAGBO, en direct, pour qu’il se prononce sur l’élément de la chaîne France 3. Il est très clair : Ce monsieur qui se fait passer pour un soldat de l’armée ivoirienne n’en est, en fait, pas un. Mieux, c’est un burkinabé. Il rejette entièrement le témoignage du prétendu gendarme ivoirien et relève les contradictions voire les incongruités entre les thèses de Tony Oulaï et du nouveau témoin. Il souligne le fait que les enquêtes actuelles sur ce dossier sont en bonne voie et qu’il déplore que chaque fois que l’on approche de l’éclatement de la vérité, il faille que de nouveaux témoins soient exhibés pour déjeter l’opinion publique sur des questions moins importantes, avant d’indiquer la totale sérénité de Mme Simone GBAGBO relativement à ce nouvel élément dans l’enquête (qui n’en est pas, en fait, un) et de passer, de façon tout à fait inopinée, la parole au Commandant Séka Séka, en direct, prenant ainsi de cours l’animatrice de l’édition du journal de 18h.


Le Commandant Séka Séka, invité inattendu (et peut-être indésirable), souligne d’entrée de jeu qu’il ne devait, en principe, pas intervenir en direct sur ce dossier mais s’y astreint pour avoir été nommément cité dans le reportage de France 3. Il met tout de suite en pièce le témoignage fallacieux du vrai faux témoin en déclinant entièrement sa véritable identité : Zinsonni Nobila Paul. Un burkinabé, né au Burkina Faso, dans une ville burkinabé, de père et de mère burkinabé, avec un patronyme parfaitement burkinabé. Le faux témoin est démasqué et ce d’autant plus que tout soldat ivoirien qu’il dit être, il rabat son béret militaire sur la droite alors qu’en Côte d’Ivoire, le béret se rabat sur la gauche. Cela est totalement inconcevable pour une personne qui se réclame de l’armée ivoirienne. Un tel individu ne peut donc aucunement être exhibé comme un militaire ivoirien travaillant à la Présidence de la République, témoin des circonstances de la mort du journaliste-homme d’affaires français Guy-André KIEFFER.


Cette intrusion ébranle un tantinet la journaliste Vanessa Burggraf et peut-être même toute la rédaction du journal de France 24. Pour preuve, à 18 heures 30, l’intervention caustique du Commandant Séka Séka est retirée de la nouvelle édition du journal et à 19h GMT, un certain Joseph TUAL, invité de cette autre édition, fait un raccourci incroyable en affirmant que ce nouveau témoignage jettera certainement le discrédit sur le régime GBAGBO. Très révélateur !

Etait-ce la vérité que recherchait France 24 en relayant cet élément de France 3 et en invitant un commentateur si peu sérieux ou le marquage des esprits par un nouveau témoignage discréditant l’entourage de Mme GBAGBO et donc Mme GBAGBO elle-même, et par ricochet, son époux le Président GBAGBO ? Sûrement pas !

Par cette manœuvre inconsidérée derrière laquelle se trouvent incontestablement les autorités françaises, il s’agit une fois de plus de jeter l’anathème sur le régime ivoirien et de présenter indirectement le candidat GBAGBO, à l’approche des élections présidentielles de novembre 2009 pour lesquelles tous les sondages le donnent gagnant (même ceux commandités par ces adversaires), comme un personnage infréquentable et peu recommandable, de sorte à justifier devant l’opinion internationale tous les coups bas en préparation par la France contre la Côte d’Ivoire.


Décidément, Nicolas SARKOZY ne fait plus de scrupules pour positionner voire imposer son poulain Alassane Ouattara, en Côte d’Ivoire, après avoir diabolisé et quasiment présenté comme un vil personnage le Président GBAGBO, aux obsèques d’Omar BONGO, et récemment Henri Konan BEDIE. Si cela ne s’appelle pas ’’choisir son candidat’’, je donne ma langue au chat !


La presse nous a rapporté, antérieurement, que selon l’épouse ghanéenne de KIEFFER, trois jours après la disparition et, certainement, la mort de son conjoint, deux individus de race blanche ont débarqué à leur domicile et ont mis la maison sens dessus dessous, à la recherche d’un mystérieux document. Surpris de la trouver à son domicile, ils lui ont intimé l’ordre de rentrer chez elle, au Ghana, si elle tenait à sa vie.


D’où vient-il donc que l’Elysée s’escrime à imputer la disparition de cet homme d’affaires-journaliste français qui a mal goupillé son ’’business’’ au régime ivoirien ?

De deux choses l’une : Soit KIEFFER est vraiment mort et certainement pas entre les mains du régime ivoirien (c’est une absolue certitude), soit il se la coule douce sur une île paradisiaque, aux frais de l’Elysée, de sorte que sa prétendue mort serve de chiffon rouge contre le régime GBAGBO (si on peut encore appeler ’’régime’’ ce panier à crabes qu’est le gouvernement ivoirien).

Au moins une chose est sûre : Ces turpitudes de la France contre la Côte d’Ivoire, y compris la dernière bavure de SARKOZY depuis le consulat de France à New York (sans les Casques Bleus, j’aurais fait le nettoyage en Côte d’Ivoire), nous indiquent, on ne peut plus clairement, qu’on veut la peau de GBAGBO et que les mois à venir ne seront pas de tout repos pour nous, peuple ivoirien. Mais un peuple digne ne se laisse pas plier comme une feuille de papier. Nous reprochons mille et une choses à GBAGBO, certes, mais il est le seul qui ne vendra pas l’âme de la Côte d’Ivoire à la France. Il représente, pour nous, le moindre mal et s’il doit être évincé du pouvoir, qu’il le soit par les urnes et pas autrement ! Que ceux qui manoeuvrent en eaux troubles se le tiennent pour dit ! Salut !



DINDE Fernand AGBO