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vendredi, 27 mars 2015

CRISE IVOIRIENNE - GILDAS LE LIDEC: UN TEMOIGNAGE ACCABLANT POUR LA FRANCE ET L'OCCIDENT

 

GILDAS LE LIDEC.jpg

 

Interview de Gildas LE LIDEC ambassadeur de CI 2002-2005 par Nicoletta Fagiolo mise en ligne le 27 février 2015 sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=LJLI01pOETI

Avant même de vous inviter à écouter ce témoignage accablant pour les dirigeants français et occidentaux ou à la lire (elle est en grande partie retranscrite ci-dessous), nous exigeons que Gildas LE LIDEC soit cité comme témoin à décharge dans le procès pendant de Laurent GBAGBO et Charles Blé GOUDE ainsi que dans les procès politiques de toutes les personnalités jugées pour leurs responsabilités prétendues dans la crise post-électorale tandis que les vrais bourreaux du peuple ivoirien eux continuent de sévir aux responsabilités en toute impunité . Et qu'on ne vienne pas nous parler d'immunité diplomatique ou autres paravents des crimes d'Etat car c'est bien de crimes contre l'Humanité dont il est question. Vous savez ces crimes que la Cour Politique Internationale avait vocation à connaître afin que les coupables soient punis par une justice internationale équitable et universellement reconnue... Mais c'était avant que cette institution porteuse d'espoir sur le papier ne devienne le bras judiciaire de l'Ordre des Nantis Unis qui nous dirigent et spolient les peuples de leur droit à disposer d'eux-mêmes.

Dans cette incroyable vidéo d'un ambassadeur décomplexé de la Françafrique qui a néamnmoins le courage de reconnaître tout haut ce que toutes les instances décisionnaires complices de l'installation par les armes de OUATTARA passent leur temps à occulter quitte à se débarrasser par tous les moyens des témoins gênants :

- On redécouvre que SORO est connu comme un violent, sanguin qui dès 2003 proposait de se débarrasser physiquement de GBAGBO via un coup d'état militaire qu'il proposait de faire avec la FRANCE qui devait lui livrer les armes pour se "débarrasser" de GBAGBO. On reconnaît tout le mépris à peine voilé des dirigeants occidentaux fussent-ils des amis prétendus de l'Afrique : « Mais oui, ils disent tous n’importe quoi, tout le monde peut dire tout et son contraire, c’est l’Afrique, c’est la politique, non, non… Je n’attache pas plus d’importance… Ce n’était pas réellement…un plan… C’était une phrase comme ça… Mais combien de phrases ai-je entendu comme ça en Afrique qui ne portent pas conséquence plus de deux heures après…» ;

- Gildas LE LIDEC, ambassadeur français en CI de 2002 à 2005 reconnaît également les massacres de novembre 2004 qu'il justifie d'une phrase incroyablement anachronique et impérialiste : « C’était Dien Bien Phu qui recommençait en 2004 à ABIDJAN ». Il admet que la FRANCE a fait tuer ses propres soldats à BOUAKE pour justifier l'anéantissement de la flotte aérienne du régime légal de Laurent GBAGBO.
« Et puis on n’a jamais vu des militaires français tuer d’autres militaires français … Ca c’est quand même osé !" ;

-Gildas LE LIDEC réitère très clairement que la FRANCE et la Communauté Internationale ont tout fait pour installer OUATTARA par la force au pouvoir ;

- Il considère que si GBAGBO est en prison à LA HAYE, alors tous les dirigeants africains devraient y être ainsi que SARKOZY !

C'est vous dire la portée des aveux d'un ancien ambassadeur de Côte d'Ivoire qui croit tellement à l'impunité de la FRANCE en particulier et de l'OCCIDENT en général dans le pillage de l'hémisphère sud et la négation du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes qu'il peut se permettre de tout dire y compris qu'en 2004 la FRANCE a tiré sur une foule au mains nues après avoir assassiné des soldats français ! Quand on a contribué à un tel niveau à renverser un régime certes imparfait mais démocratique pour installer un régime illégitime et démocratique, on n'a pas seulement le devoir de parler, on a celui de réparer le préjudice que l'on a causé à autrui et si ce n'est d'y parvenir, au moins d'essayer !


 

RETRANSCRIPTION QUASI INTEGRALE :


"La Force Licorne est arrivée en CI sans que l’ambassadeur en soit informé. Protection de OUATTARA pour sa sécurité… A quel titre ?"

« Mettez une camionnette et des munitions. Vous me dites juste l’endroit et on se charge du reste » Guillaume SORO ;

« Mais oui, ils disent tous n’importe quoi, tout le monde peut dire tout et son contraire, c’est l’Afrique, c’est la politique, non, non… Je n’attache pas plus d’importance… Ce n’était pas réellement…un plan… C’était une phrase comme ça… Mais combien de phrases ai-je entendu comme ça en Afrique qui ne portent pas conséquence plus de deux heures après…»

Parlant de Pierre MAZEAUD, « il était tombé amoureux de SORO ; il était très proche de SORO »

Sur les rebelles et la crainte qu’ils inspiraient. « Moi j’ai accompagné, j’ai été très ambassadeur de terrain et grâce d’ailleurs aux Généraux, grâce aussi bien à Emmanuel Beth, à Joana qu’à Poncet j’ai pu me rendre avec les généraux français dans les territoire sous rébellion. Je dois vous avouer que j’ai vu des gens, des COMFOR comme ils appellent ça qui étaient totalement hirsutes avec des grigris dans le nez,… Et j’étais très très très content d’être protégé par les forces spéciales françaises, parce que j’ai eu peur. Alors dire que ces gens là appartiennent maintenant à la force républicaine de CI, il aurait fallu qu’ils se transforment considérablement et qu’ils aillent à l’Université pour apprendre ne serait-ce qu’à lire »

Pour justifier le bombardement de la foule et la fusillade de l’Hôtel Ivoire de novembre 2004 : « C’était Dien Bien Phu qui recommençait en 2004 à ABIDJAN »

« Et puis on n’a jamais vu des militaires français tuer d’autres militaires français »… Ca c’est quand même osé !

Gildas LE LIDEC parle de chars en position de guerre, c’est-à-dire l’opercule ouverte au niveau du canon devant la résidence présidentielle, vingtaine ou trentaine de chars (commandés par DESTREMEAU) dont il ne comprend pas la présence à cet endroit rue du bélier tout prêt de la Résidence présidentielle.

« Le lendemain, ils montaient le piège, c’est-à-dire recommencer Tian’anmen. »

« Je suis d’accord un petit peu avec ce que les gens disent. La presse a certainement joué un rôle pro-OUATTARA. Mais déjà dans l’esprit des dirigeants français, on était pro-OUATTARA. Parce que OUATTARA présentait mieux que GBAGBO. D’abord il avait été fonctionnaire international. Il parlait bien anglais. Il connaissait bien SARKOZY. OUATTARA était un peu programmé. Pas pour CHIRAC. Il n’aimait pas OUATTARA. Pour CHIRAC la CI s’était arrêtée à FHB. CHIRAC n’est pas dans le complot pro-OUATTARA parce qu’il se méfiait tout autant de OUATTARA que de GBAGBO. Mais SARKOZY, ça ne fait aucun doute.

SARKOZY était totalement, totalement pro-OUATTARA. […] Certainement les journalistes ont nourri la haine contre GBAGBO et puis ce sentiment pro-OUATTARA, c’est sûr. GBAGBO a fait peur. Et c’est pour cela que je ne comprends pas très franchement : si quelqu’un comme Laurent GBAGBO est à cause de ce qu’il a fait devant la CPI de LA HAYE, à mon avis tous les chefs d’Etat africains doivent y être. Et beaucoup de chefs d’Etat européens. Pourquoi pas mettre SARKOZY compte tenu de beaucoup de choses qui se sont passées ou BERLUSCONI ou… Pourquoi c’est réservé aux Noirs et pas aux Blancs ? GBAGBO fait peur et il n’a pas raison de faire peur. Y a pas de raison qu’il soit à LA HAYE. Pour moi il n’y a pas de raison qu’il soit à LA HAYE. TAYLOR oui. Il est socialiste me dit CHIRAC. Mais monsieur le Président, il est socialiste comme moi je suis Archevêque de CANTURBURRY, un socialiste en Afrique, bon, il est membre de la chaîne des rôtisseurs, du club Air France 2000, ça ne veut rien dire d’être socialiste. Il fait partie de l’Internationale socialiste… L’Internationale socialiste, ça ne veut rien dire. Y a une mésentente… Y’a un énorme quiproquo sur l’image de GBAGBO.

Parce que GBAGBO est un homme extrêmement courtois, extrêmement drôle, extrêmement éduqué qui peut vous faire du charme. Il peut vous faire du charme, vous embarquer… Alors est-ce que c’est la méfiance des gens ? Non le Parti Socialiste français a été très mauvais dans cette affaire-là. Ils se sont totalement trompés. Ils ont eu peur. Le lobby OUATTARA a dû jouer oui. Non il a toujours été occupé à se défendre de la politique intérieure. J’ai rarement discuté avec GBAGBO de problèmes de fond. […] Je n’ai jamais eu en face de moi un chef d’Etat en train de régner. C’était un chef d’Etat en Défense perpétuelle ou en attaque perpétuelle ! En Défense parce qu’il était attaqué, ça c’est sûr.

« Dans cette évolution de la Côte d’Ivoire, vous avez des grands points d’interrogation, des zones d’ombre totale :

- Qu’est-ce qui s’est passé fin septembre 2002 qui fait que Renaud VIGNAL retourne complètement sa veste alors qu’il est le meilleur défenseur de GBAGBO pour être son principal accusateur ? Et à ce moment-là, il vit jour et nuit avec le couple OUATTARA à 60m de GBAGBO… C’est quand même une situation absolument étonnante ;

- Qu’est-ce qui s’est passé réellement avec l’Opération Dignité ? Est-ce que ça a été un échec cuisant pour GBAGBO ? Est-ce que ça a été une victoire avortée ? GBAGBO dit dans son livre qu’il a pris un hélicoptère qu’il est allé demander aux militaires de se calmer. Je n’en crois pas un mot. Je n’ai jamais vu GBAGBO dans un hélicoptère. Il avait peur de l’avion. Il est terrorisé par les avions. […] Et qui a tiré sur les Français ? […] Lors de son dernier repas avec GBAGBO, Gildas LE LIDEC me dit « mais, c’est pas moi. Quel intérêt j’aurais eu de faire ça ? »

Nicoletta interroge Gildas LE LIDEC sur le rôle des Israëliens. Relisez le dernier livre de Pierre Péan conseille Gildas LE LIDEC. D’après lui ça a beaucoup aidé les rebelles. […] « Quand vous voyez Wattao, etc. ces types hirsutes etc., qui aujourd’hui devraient être à LA HAYE. Tous ces gens-là devraient être à LA HAYE. Si on met GBAGBO, il faut mettre tous ces KOMMANFOR, tous ces KOMFOR à qui OUATTARA a donné une totale impunité. Aujourd’hui ils ne sont pas inquiétés. C’est ça qui rend la farce de LA HAYE totalement inutile et totalement scandaleuse, totalement euhhh déséquilibrée. Mais de fait, le nom de OUATTARA avec ce qu’il représente de sérieux, fonctionnaire FMI, bien sur sa personne, etc. a donné un petit peu ses lettres de noblesse aux rebelles. C’est-à-dire se référant à OUATTARA, effectivement, les rebelles ont peut-être été plus facilement acceptés. » « Quand est-ce qu’ils ont fait ce lien ? » demande Nicoletta – « Très vite » répond Gildas LE LIDEC, « à MARCOUSSIS il était presque fait ce lien…Oui oui, il était fait à MARCOUSSIS.

C’est sorti très vite. SORO est sorti comme un fantôme. On ne savait pas d’où il sortait. Il venait de la FESCI SORO. En fait c’est un élève dont GBAGBO a été le Professeur qui est passé ensuite du côté des rebelles, qui est repassé du côté de GBAGBO qui est repassé maintenant du côté de OUATTARA. C’est pour cela que je déteste ce type. C’est un traître. Mais c’est ça. […] Rien n’a changé… Aujourd’hui rien n’a changé. Il y a eu… la CI a perdu 4 ans/5 ans pour rien. La situation est à peu près identique. Il n’y a plus de ligne de confiance mais enfin, il y a une ligne de pauvreté qui est évidente. » Nicoletta rappelle qu’il y a encore au moins 700 prisonniers politiques, le génocide dans l’Ouest. Gildas LE LIDEC répond que c’est pour cela qu’il aime bien les communiqués de victoire de l’Armée française ou du Ministre français de la Défense qui disent « ça y est, nous avons gagné au MALI et nous sommes en train de gagner en République centrafricaine. C’est à hurler de rire. On ne gagne jamais en Afrique… Non, non, on ne gagne jamais et je crois qu’il faut être très modeste et puis laisser les Africains être les vrais acteurs. Quand vous décortiquez effectivement la stratégie française, premièrement nos Diplomates travaillent à l’ONU pour obtenir une résolution qui nous couvre sur le plan international ; deuxièmement, on intervient en disant notre intervention sera de courte durée ; et troisièmement, nous disons que la relève va être prise par les troupes de l’ONU qui vont se mettre en place. Tout le monde sait que les troupes de l’ONU sont incapables et ne peuvent rien faire. Que ces gens qui sont envoyés ne viennent que pour gagner de l’argent. C’est d’ailleurs des gens toujours les mêmes hein du PAKISTAN, du BANGLADESH qui ne sont pas de vrais soldats ; qui se mettent derrière des barbelés et qui ne font rien ; qui ne parlent pas la langue du pays, qui ne s’intéressent pas au pays. Et puis quatrième principe, nous allons former la Nouvelle Armée de CI ou du MALI qui pourra nous remplacer. Donc c’est un espèce de schéma que l’on reproduit. Ca fait 10 ans ou 15 ans . C’est une espèce de schéma que reproduit aussi bien la gauche française que la droite.

 

Retranscription, Christine Tibala.

dimanche, 19 janvier 2014

BURKINA FASO: POURQUOI OUATTARA ET SORO S'AGITENT-ILS? PAR THEOPHILE KOUAMOUO

 

SORO ET COMPAORE.gif

 

Le sentez-vous, ce vent de panique ? Depuis l’annonce, il y a une dizaine de jours, de la démission collective de plusieurs membres éminents du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti du numéro un burkinabé Blaise Compaoré, les principales figures du régime Ouattara donnent l’impression que la seule idée de voir celui qui règne sur Ouagadougou depuis bientôt 27 ans à la retraite leur fait perdre tout sang-froid et les pousse à douter de leur propre avenir politique. Contre tout bon sens, Guillaume Soro, Hamed Bakayoko et Ibrahim Ouattara dit « Photocopie », ont accouru à Ouaga pour apporter, aux frais du contribuable ivoirien, un soutien dégoulinant de flagornerie au tombeur de Thomas Sankara dans ce qui relève pour le moins d’un conflit interne à une association privée (le CDP).

Quel est leur problème ? Pourquoi s’agitent-ils tant ?

D’une certaine manière, en accompagnant avec force mercenaires et kalachnikovs, la prise de pouvoir sanglante d’Alassane Ouattara, Blaise Compaoré signait son « arrêt de mort ». Ne s’en est-il  pas rendu compte ? Dès lors qu’à Abidjan, cœur battant de l’influence hexagonale en Afrique de l’Ouest, avait été « reconquis » et qu’un homme conforme aux vœux de Paris avait été installé au Palais présidentiel du Plateau, son « utilité systémique » diminuait singulièrement. Certes, le « beau Blaise » peut toujours servir dans le cadre de l’action difficilement déchiffrable de la France au Mali et dans le Sahel. Mais il est moins central dans le « dispositif » qu’à l’époque où le « grand méchant Gbagbo » était au pouvoir et qu’il fallait tout faire pour s’en débarrasser, avec l’aide irremplaçable du Burkina Faso…

Ouattara est au pouvoir à Abidjan, Soro est le numéro deux de l’Etat ivoirien, Gbagbo est à La Haye. Au fond, et très cyniquement, les actuels dirigeants de la Côte d’Ivoire ont-ils toujours besoin que le plus grand commun déstabilisateur de l’Afrique de l’Ouest soit aux affaires à Ouaga au point de remuer ciel et terre pour faire « entendre raison » à ses adversaires internes ? A première vue, cet excès de zèle est curieux. Plusieurs hypothèses sont toutefois à étudier.

- Et si Ouattara soutenait Compaoré comme la corde soutient le pendu ? C’est bien connu : « cohabiter » avec des personnes dont on se sent « redevable », surtout quand on a soif de « s’affirmer » peut s’avérer difficile. Le natif de Ziniaré « out », il semble évident que l’ancien élève du lycée Zinda Kaboré de Ouagadougou devenu chef de l’Etat en Côte d’Ivoire prendrait, dans le « système françafricain », une importance plus grande. Cela dit, Ouattara peut aussi considérer qu’il continue de dépendre de Compaoré, notamment en ce qui concerne la livraison de matériel militaire hors embargo et/ou de mercenaires affectés – en tout cas jusqu’à un passé récent – à sa garde rapprochée.

- Et si c’était finalement Guillaume Soro qui avait le plus à gagner dans le maintien au pouvoir de Blaise Compaoré, qu’il présente volontiers comme son « mentor » ? Il est probable que l’équilibre des relations pas toujours très claires entre Ouattara et son « dauphin constitutionnel » ait besoin de l’entregent du maître de Ouaga pour ne pas sombre dans la franche adversité. Il ne faut pas oublier que, même quand Ouattara semblait convaincu que Soro le « trahissait » avec Gbagbo, notamment à la faveur du « dialogue direct », Compaoré continuait de le « couver ». Soro espère aussi, sans doute, prendre le pouvoir dans un avenir proche avec l’aide du « mentor »…

- Et si, au-delà de ce type de calculs d’ordre politicien, c’était la perspective d’un grand déballage du misérable tas de secrets liés à la rébellion ivoirienne et aux nombreux crimes économiques qui l’ont émaillée qui angoissait les tenants du pouvoir à Abidjan ? Un fin observateur de la scène politique et diplomatique ouest-africaine, le militant de gauche Guillaume Tene Sop, note ainsi que Salif Diallo, ancienne âme damnée du régime désormais passé à la dissidence, avait dans sa gibecière de souvenirs de quoi faire trembler à la fois Ouaga et Abidjan. « Pourquoi Soro court-il à Ouaga et parle de « médiation » dès que Salif Diallo démissionne du CDP ? De quoi a-t-il peur ? Pour la petite histoire, la ‘Mercedes noire’ c’est Salif Diallo. Le 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire, c’est Salif Diallo, le MPCI, c’est Salif Diallo, la prise de Bouaké c’est Salif Diallo, les armes du MPCI c’est Salif Diallo… Et si Salif Diallo se mettait à table ? Il faut protéger le citoyen Salif… Il est en danger », s’interrogeait-il récemment. Lessiveuse d’argent sale, abri de mercenaires et de comploteurs de tout poil, relais de la contrebande du cacao ivoirien, la capitale burkinabè a été témoin de maints épisodes cachés de l’histoire récente. En cas de divorce au CDP, les « docs » se retrouveront-ils sur la place publique ?

L’attitude de la France de François Hollande face au « cas Compaoré » sera en tout cas très intéressante à observer. Jouera-t-elle la carte d’un « Macky Sall » local, et du changement dans la continuité, en soutenant un homme du sérail pour mieux contrer la vraie opposition, notamment sankariste ? Affectera-t-elle la « non-ingérence » tout en appuyant discrètement un Compaoré qui sait se montrer utile ? Soutiendra-t-elle sans arrières-pensées le mouvement démocratique ? Qui vivra verra.

 

Théophile Kouamouo

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 21 août 2013

COMMENT GUILLAUME SORO A TRAHI LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO

GBAGBO ET SORO.jpg

 

Soro Guillaume, Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a séjourné les 15, 16 et 17 Août 2013, dans le Gôh. Il était l’invité spécial de la chefferie traditionnelle de Gagnoa. Il s’y est officiellement rendu pour inaugurer le siège central de la chefferie. Mais en homme politique à la ruse affinée, il étendit son champ de visite à d’autres localités de la région dont les plus symboliques sont Gnagbodougnoa ,Gnaliépa, Mama, et Kpogrobé. Il avait, de toute évidence, un autre calendrier. Durant son séjour, en dehors de la parade éhontée de ses ex chefs de guerre, il marqua l’opinion par son discours sur ses rapports avec le Président Laurent Gbagbo. L’on a pu l’entendre dire  ceci : “On entend souvent j’ai trahi Gbagbo. Est ce que j’ai été nommé PM pour être Directeur de campagne de Gbagbo ? Non, Ce n’était pas mon rôle. D’où vient donc la trahison ?". Sa « vérité » ne pouvait rester sans réponse tant elle pue à mille lieues la falsification. Une falsification délivrée avec toute l’assurance que Gbagbo en détention à la Haye, ne pouvait entendre ses monstruosités. Oui, Soro parle. Soro est le seul à parler. Ses contradicteurs potentiels  sont soit morts (Tagro Désiré), soit  en prison (Gbagbo Laurent, Blé Goudé Charles, Jean yves Dibopieu)  en exil (tous les leaders de jeunes dont Damana Pickas, Moussa Touré Zeguen), soit tétanisés par la peur de la dictature de son nouveau mentor Ouattara. Mais fort heureusement que les faits, comme l’a dit Lénine, sont têtus.

Au cours de sa jeune histoire politique l’actuel Président de l’Assemblée nationale a capitalisé des actes de trahison qui méritent d’être rappelés. En 1990, après la réinstauration du multipartisme, la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) fut créée. Elle affirma être un mouvement de gauche qui devait non seulement, arracher au pouvoir PDCI (droite) les conditions meilleures de vie pour ses syndiqués, mais en plus s’opposer aux idées impérialistes semées dans le milieu estudiantin. Son statut de syndicat de gauche, tout comme les autres syndicats progressistes nés au cours de cette période, fait des mouvements de gauches ses principaux alliés. L’on sait que les partis politiques entretiennent des relations avec les syndicats selon leur orientation idéologique. C’est pourquoi, il existe une intimité entre le MEECI, l’UGTCI et le PDCI, la CGT et le parti communiste Français D’ailleurs, le 18 Février 1992, le président Laurent Gbagbo et les forces démocratiques furent arrêtés par Ouattara parce qu’ils s’offusquaient du traitement inhumain réservé aux étudiants dont le responsable syndical était en jugement au tribunal du Plateau. Soro Guillaume fut projeté au devant de la scène par la FESCI, mouvement de gauche allié naturel du FPI. Pourchassé, activement cherché par le pouvoir PDCI, Soro ne trouva ni refuge chez des militants du PDCI ni chez ceux du RDR. Il fut protégé et caché pendant plusieurs mois par des cadres du FPI dont Mme Tapé Adèle Dédi ancien maire d’Issia. Cela est tout à fait logique car le FPI et la FESCI luttaient pour la conquête des libertés démocratiques. Il n’était donc pas question de livrer aux griffes du pouvoir, le fer de lance de la lutte anti-impérialiste en milieu scolaire et estudiantin. Mme Dédi Adèle, la bienfaitrice, a été, sous les yeux embués d’ingratitude de Soro déportée du Golf Hotel d’Abidjan au pénitencier de Boundiali. Si donc Laurent Gbagbo est considéré, à raison, comme son père spirituel, c’est bien dans le cadre de cette alliance naturelle qu’il eu des échanges entre ces deux « alliés ». Le père spirituel de Soro Guillaume ne pouvait pas communiquer à son filleul, des valeurs aux antipodes de la démocratie c'est-à-dire, la lutte armée. Dans le Gôh, Soro a eu le courage de soutenir « Je n’ai pas suivi Laurent Gbagbo quand il était président de la République, bien au contraire je l’ai fui quand il est arrivé au pouvoir. » Mais qu’a-t-il fait lorsqu’il a fui Laurent Gbagbo ? Il a abandonné la solidarité militante. Il a abandonné les valeurs de la gauche  pour devenir le glaive des libéraux et attaquer son père spirituel. Il se trouva à la tête d’une rébellion armée tribaliste de Ouattara, sponsorisée par des dignitaires de la Françafrique (Blaise Compaoré, Omar Bongo). Ce fut la première grande trahison.

Le chemin de la traitrise ne s’est pas arrêté à ce niveau

En sa qualité de signataire des accords politiques de Ouagadougou, Soro avait l’obligation de jouer sa partition: le désarmement de ses troupes rebelles. Pendant que le Président Laurent Gbagbo ne se lassait pas d’appliquer ce qui relevait de sa compétence, Soro avait un autre agenda: ruser avec le désarmement jusqu’aux élections. Avec ses partenaires de l’Onuci, il enferma le désarmement dans un «long processus». Soro ne désarma donc pas ses hommes et ce qui devait arriver, arriva aux élections de Novembre 2010. Ses hommes s’adonnèrent à une fraude démentielle au nord. C’était cela son agenda secret. Une fois le jeu réussi Soro, pouvait dire « Si c’est parce que j’ai dit en mon âme et conscience que Gbagbo a perdu qu’on dit que je suis un traitre, alors c’est que moi-même je suis un bon traitre ». Mais il oublie que l’âme et la conscience ne sont pas les organes habilités à proclamer les résultats définitifs d’une élection. L’âme, aussi forte soit-elle, devra se soumettre à la voix des institutions et cela, Soro l’a rejeté du revers de la main. Ce fut la deuxième trahison.

Soro Guillaume continua à parcourir inlassablement le chemin de la traitrise

Par quelle opération du saint esprit Soro Guillaume s’est-il retrouvé au Golf Hôtel, quartier général du candidat Alassane Ouattara ? Sans attendre que s’éteigne le feu de la crise post-électorale, Guillaume Soro était-il légitimé à soutenir Ouattara au point de donner des ordres aux éléments des Forces nouvelles agglutinés au quartier général de Ouattara ? Soro Guillaume, premier Ministre de Laurent Gbagbo et organisateur des élections présidentielles, avait un devoir de neutralité absolu. Il n’avait pas à prendre partie pour un camp. Pourtant, on a pu constater que Soro s’est retrouvé à mener des attaques contre les institutions depuis le Golf Hôtel. Il a sacrifié son statut de personnage neutre sur l’autel de la trahison avec un arrière goût de vengeance. En effet , et c’est connu, lors des accords de Ouaga, le président de l’assemblée nationale actuelle avait introduit auprès du Président Compaoré, médiateur, une clause qui prévoyait qu’à l’issue des élections présidentielles, le vainqueur devait garder Soro à la Primature. Mais Laurent Gbagbo rejeta cette clause et depuis, la question de l’avenir politique de Soro devint en marge des CPC (cadre permanent de concertation), une préoccupation pour les conciliabules Gbagbo, Compaoré et Soro. Avant, entre les deux tours et après le second tour des élections présidentielles, la hantise de demeurer à la Primature l’amena maintes fois à solliciter les services du Ministre Désiré Tagro et de bien d’autres personnalités encore en vie, pour convaincre le Président Gbagbo à adhérer aux supplications de son 1er Ministre. Mais le Président Gbagbo tenait à rompre avec le cycle de la rébellion. Que comprendre à travers cette attitude intéressée du premier Ministre. On voit bien qu’il était plus préoccupé à préparer son avenir politique qu’a à appliquer consciencieusement la feuille de route attachée à sa fonction. Laurent Gbagbo fut donc abusé par Soro. Il s’attendait à voir Soro jouer un rôle neutre dans le processus électoral. Mais non, il avait son agenda personnel qu’il a pu dérouler en allant s’installer au Golf Hôtel avec Ouattara qui a accepté le deal que Gbagbo a refusé. On comprendra ainsi un peu plus pourquoi Desiré Tagro, assurément le témoin gênant a été le premier exécuté à bout portant en ce jour fatidique du 11 avril 2011. Ce fut la troisième trahison.

Au lieu de connaitre un fin de règne à l’étape trois, la traitrise continua jusqu’à Korhogo

En effet, la présence de Laurent Gbagbo au Golf Hôtel, à Korhogo puis à la Haye a, à sa base, l’acte de trahison de Soro Guillaume. Le braquage des élections au nord n’a été possible qu’après que Soro ait rusé avec le désarmement. Il en est de même pour le bombardement des institutions qui n’aurait jamais eu lieu si Soro et son chef Ouattara avaient accepté le recomptage des voix. Soro ne devrait donc pas se féliciter d’avoir « sauvé » Gbagbo en donnant des instructions pour que sa vie soit épargnée. Est-ce à dire qu’il y avait un plan d’assassinat du Président Laurent Gbagbo ? Si oui, le parricide auquel se serait donné Soro constituerait le summum de l’acte de trahison. Dans le même temps, on constate que le rapport médical dressé par les experts de la CPI, dévoile des cas de maltraitance dont a été victime le Président Gbagbo lors de sa détention à Korhogo. Or Soro avoue « C’est moi qui l’ait envoyé à Korhogo (…) il était à Korhogo, il dormait dans ma maison, sur mon lit ». C’est dire que Soro qui, visiblement, était informé des mauvais traitements subis par Gbagbo, a cautionné toutes les inhumanités infligées à son père spirituel. Il envoyait donc Gbagbo à Korhogo, dans sa maison, sur son lit, pour que celui-ci frôle la mort. Dans la même veine sa déportation à la CPI a été faite, Soro l’avoue désormais, avec sa complicité. Ce fut le quatrième acte de trahison.

En somme, s’est muni du fil de la trahison que Soro Guillaume a cousu son histoire avec le Président Gbagbo. Chaque étape de cette histoire est couronnée par la traitrise de celui qui tente de se positionner en sauveur. On aura beau tourner l’histoire dans tous les sens, elle affichera toujours, en dernier ressort, la bonne face : celle de la vérité infalsifiable de la Côte d’Ivoire éternelle.

 

Alain Bouikalo, Juriste.

 

Source: AFRIK53.COM

lundi, 20 mai 2013

VOICI PAR QUI ET POURQUOI LE MAJOR IBRAHIMA COULIBALY (IB) A ETE TUE

 

IBRAHIM COULIBALY DIT IB.jpg

 

Ce qui sépare le Major IB de son Mentor Alassane Dramane Ouattara dès le départ de la Rébellion, en Décembre 1999 d’abord et en Septembre 2002 ensuite est déjà une simple question de morale politique. 

En Décembre 1999, le père Noel n’était pas celui que l’on croyait, parce qu’un Général de brigade cachait un économiste qui ne voulait pas être taxé de « Putschiste ». Alassane Dramane Ouattara avait alors reproché à Ibrahima Coulibaly, de n’avoir pas abattu Henry Konan Bédié, qu’il a laissé se réfugier à la résidence de l’ambassadeur de France à 20 mètres de la résidence officielle du Chef de l’Etat. Tous ceux qui avaient alors entendu Alassane Dramane Ouattara vociférer  dans sa colère irraisonnée, ont retenu cette phrase assassine qui donnait froid dans le dos : « Pourquoi a-t-il laissé ce connard s’échapper, il fallait absolument l’abattre. Avec tous les milliards qu’il a, il reviendra à coup sûr nous emmerder » Dixit ADO. 

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La suite des évènements ne fut pas celle qu’il avait prévue. Et Laurent Gbagbo arriva au pouvoir. Mais ceci est une autre histoire…

En Septembre 2002 la violence nous rend de nouveau visite et la source et l’initiative viennent de la même personne. Alassane Dramane Ouattara possède une ipséité et une unicité  qui font de lui un être vraiment à part. Personne ne peut être comme Alassane Dramane Ouattara et Alassane Dramane Ouattara ne peut être comme personne d’autre, croyez moi. C’est en connaissance de cause que je me suis mis dans une opposition ferme et fermée à tous ses projets et à toutes ses ambitions. Pour tout dire, Alassane Dramane Ouattara ne fonctionne pas comme un être humain, il est véritablement l’associé du Diable, impitoyable et sanguinaire. Il a passé un pacte avec la Mort. Tout ce qu’il touche tombe dans le malheur et la désolation. Est-il nécessaire d’exposer tous les tableaux macabres qui entourent ses actes ? Les chauffeurs de ce pays se sont-ils mis brusquement et volontairement à rater tous les virages en rase campagne et tous les ponts de la ville d’Abidjan depuis que Alassane Dramane Ouattara prétend qu’il est Président ? Récemment encore à Man la Cote d’Ivoire a failli perdre tout son gouvernement dans un accident d’avion ! Même les jeunes boxeurs ne se relèvent plus de leurs KO sur le ring. Dire cela n’est assimilable ni à une diffamation ni à un crime d’aucune sorte. Les faits sont là, sous nos yeux, tous les jours. Du reste, je n’ai pas de qualités divinatoires dans mon patrimoine génétique mais ma connaissance de l’homme Alassane m’a fait dire des choses graves qui avaient été couvertes en son temps par « les bruits et les fureurs » des usurpateurs et des imposteurs. Pour autant, je ne me crois pas autorisé à demander au bon peuple de Côte d’Ivoire de plaider coupable d’angélisme et de Naïveté. Même pas à ceux de ma propre Région qui m’ont reproché et qui continuent de me reprocher d’avoir choisi de soutenir un homme de l’Ouest : Laurent Gbagbo. Ceci n’était qu’une petite digression qui avait pour but de mieux situer le sujet par rapport au caractère dangereux et associable de Alassane Dramane Ouattara.

Ou en étions-nous ? Aux 18 et 19 Septembre 2002.

Alassane fait attaquer la Cote d’Ivoire et la fait couper en deux à la hauteur de Bouaké. Voici venu le deuxième sujet de discorde entre le Major Ibrahima Coulibaly et Alassane Dramane Ouattara. Le fondement du désaccord est économique mais il est surtout moral. Alassane Dramane Ouattara demande à son poulain de spolier les paysans du Nord d’une somme avoisinant les 10 Milliards de F.CFA, au bénéfice d’un homme d’affaires Malien du nom de Sidy Kagnassi, en proposant à IB un bakchich de 500 Millions F.CFA pour son silence.  Le Major IB refuse cette offre et rappelle à son Mentor qu’il n’a pas fait la révolution pour ça. Il n’en fallait pas plus pour que IB se trouve brutalement écarté de la tête de la Rébellion au profit de Soro Guillaume. 

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Ibrahima Coulibaly n’a jamais plus retrouvé sa place de leader de la Rébellion.

Alassane Dramane Ouattara savait pertinemment qu’être Président de la République n’est pas une fonction mais une mission. Mais il n’en avait cure. Il savait depuis longtemps que les occidentaux l’avaient coopté pour assouvir leur triste dessein en Côte d’Ivoire. Ces sponsors savaient de surcroit pouvoir se servir d’Alassane Dramane Ouattara pour nourrir et appliquer le funeste projet d’imposer à notre pays une guerre de basse intensité de type Casamançais ou Colombien, pour s’octroyer parallèlement toutes latitudes et facilités pour piller nos ressources. Pour atteindre leur but, les blancs qui sont méthodiques et qui ne font rien au hasard avaient déjà positionné Dominique Nouvian Folloroux dans le pays. Elle deviendra très vite Madame Ouattara. Le tandem est constitué. A l’université on dirait le binôme.  Mais qui est Madame Ouattara Dominique Nouvian Folloroux ? 

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Elle aussi est exceptionnelle à sa manière mais elle est exceptionnellement négative pour des raisons simples : Elle est de basse extraction et ceci expliquant cela, elle a un lourd complexe d’infériorité à liquider; de préférence sur le dos des autres. Ce n’est pas tout: elle est atteinte d’une gravissime boulimie d’argent, d’or, de pierres précieuses et de pierres patrimoniales. A cela il faut ajouter une envie de pouvoir démesurée, et un désir permanent de proximité avec « les grands de ce monde ». Elle veut faire partie du Gotha, de la Jet-Set, fut-il au prix de milliers de morts. Pour notre malheur elle a choisi la Cote d’Ivoire.

C’est ce couple là, ce duo de maitres-chanteurs qui a fait froidement assassiner le Major Ibrahima Coulibaly au PK-18 à Abobo.

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Le soir même de l’acte criminel, IB sent venir le complot avec quelques un de ses proches, mais il connait les donneurs d’ordres. Il appelle en vain Alassane, se tourne ensuite vers son épouse Dominique qu’il connait bien, pour avoir jadis assuré sa sécurité rapprochée. « Pourquoi ton mari veut il me tuer, qu’est-ce que je lui ai fait ? » Et Dominique de lui répondre « Ne t’en fais pas, je vais arranger ça ». Moins de deux heures après cet échange, un commando lourdement armée mettait fin à la vie du soldat séditieux certes mais adulé par ses hommes et par sa Région. Je puis assurer que l’histoire confirmera ce que vous venez de lire. Ibrahima Coulibaly n’était pas armé, il avait son téléphone portable à l’oreille. Devinez qui était à l’autre bout du fil et qui a entendu les tirs meurtriers. Quelles leçons tirer de la mort de cet homme, qui n’était pas pire que ses assassins. Je ne m’attarderai pas sur ceux qui se sont réjouis de sa mort et qui se  reconnaitront ici, en attendant leur tour. Ce qu’il faut retenir de la mort de cet Ivoirien de souche (il est originaire de Séguéla), c’est moins les raisons objectives et évidentes que je vous ai données, que l’agenda caché du principal meurtrier Alassane Dramane Ouattara. On s’est empressé de me traiter de xénophobe et de vendu,  quand j’ai osé dire il y a quelques années que Alassane Dramane Ouattara n’était pas Ivoirien.  Préparons-nous maintenant à payer le prix de notre aveuglement ou de notre mauvaise foi. Avec son projet de nouveau code de la nationalité, et celui de sa réforme agraire, nous auront compris avant longtemps, qu’Alassane Dramane Ouattara veut nous déposséder des deux choses qui ne sont pas négociables pour les enfants de ce pays.  Et chacun sait qu’il veut le faire au bénéfice de ses frères Mossi dont il a favorisé et précipité l’immigration sauvage en Côte d’Ivoire. Ne nous y trompons pas, Le Nord souffrira plus encore que l’Ouest et le Sud. Tout le monde sait que le bétail électoral clandestin qui a fait son succès au Nord n’est pas reparti au Burkina Faso et qu’il impose aux autochtones Senoufo et Malinké impuissants, une loi des vainqueurs justifiée  par la présence de leur frère de sang Alassane Dramane Ouattara au palais de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire. Tout ayant valeur d’exemple, je voudrais maintenant vous expliquer pourquoi j’ai choisi le cas du Major Ibrahima Coulibaly pour démontrer que Alassane n’est pas Ivoirien et qu’il n’a investi ce pays avec brutalité que pour favoriser ses frères de sang Burkinabè. Le Major IB a servi Alassane Dramane Ouattara pendant ses années de braises. Il était un soldat redoutable. Le General Doué Mathias en sait quelque chose. Mais il n’était pas seul sur les champs d’opérations. Dès le départ un bandit de grand chemin, Amadé Ourémi, avait pris possession du Mont Péko.

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Tout le monde le savait. Le Député Déhé Gnahou originaire de cet endroit avait à maintes reprises posé officiellement le problème à l’assemblée Nationale sans succès, parce que le vrai patron de la Rébellion Alassane Dramane Ouattara bloquait toutes les initiatives à ce sujet. Le chef Rebelle Mossi Amadé Ourémi servait et garantissait trop d’intérêts croisés en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso pour se sentir menacé. Il faisait là-bas, sur le Mont Péko, exactement ce qu’il voulait au vu et au su de tous y compris de l’ONUCI. Personne ne pouvait l’affronter militairement et même politiquement. Avant sa dernière visite à l’Ouest, les Ivoiriens, s’ils ne sont pas frappés de cécité, doivent avoir constaté que Alassane Dramane Ouattara  avait invité Blaise  Compaoré à Yamoussoukro. Ce n’était pas pour admirer les crocodiles sacrés qui ont survécu au Vieux. Le centre d’intérêt de cette rencontre était le cas de leur frère Mossi Amadé Ourémi qui règne en maitre absolu sur toutes les richesses de la région du Mont Péko et qui dispose comme il l’entend de la vie des autochtones. Il possède une puissante armée et tout le désordre de l’Ouest part de chez lui. Alasssane le sait, Blaise le sait, Konders le sait donc le monde entier le sait. Alassane Dramane Ouattara a même menacé récemment d’envoyer 6.000 soldats FRCI contre son camp retranché pour ensuite se raviser. Au cours de sa dernière visite à l’Ouest, Alassane Dramane Ouattara a lâché une phrase inquiétante au sujet de Amadé Ourémi quand un journaliste s’est inquiété de sa longévité dans l’Ouest : « Je vais m’en occuper  » avait alors dit Alassane « Le problème sera réglé bientôt ». Compaoré a-t-il donné son accord à Yamoussoukro ? Alassane peut-il mettre fin à cette spoliation sauvage des Ivoiriens de l’Ouest ? Les rumeurs courent, elles courent et chacun sait que Alassane Dramane Ouattara a proposé 10 Milliards de F.CFA à Amadé Ourémi avec la caution de Blaise Compaore pour qu’il abandonne la Foret classée du Mont Péko. Evidemment, personne ne croit vraiment à ce deal mais certains Ivoiriens n’hésitent pas à suggérer qu’il suffit qu’Alassane Dramane Ouattara lui accorde la Nationalité Ivoirienne pour que le tour soit joué !

Le Président Mossi qui gouverne la Cote d’Ivoire pour les Mossi, dispose même du pouvoir de l’article 48 de la constitution pour se passer du « vote des bêtes sauvages » d’une assemblée Nationale qui lui est pourtant totalement acquise. Peut-être n’a-t-il plus aucune confiance en Soro Guillaume.

Cependant, une question demeure, lancinante et accablante pour Alassane Dramane Ouattara : pourquoi lui a-t-il été possible de se débarrasser si facilement du Major IB et pourquoi à contrario est-il si compliqué de chasser Amadé Ourémi des terres de nos frères de l’Ouest, alors qu’ils ont tous les deux troublé la Cote d’Ivoire de la même manière ? Il ne vous a pas échappé que l’un, le Major Ibrahima Coulibaly est Ivoirien, l’autre Amadé Ourémi est Mossi. Mossi comme Alassane Dramane Ouattara. Alassane tue les Ivoiriens sans aucune forme de procès mais s’impose le devoir de protéger ses frères Mossi. C’est la stricte vérité. Soro Guillaume le complice et le compère, devrait en tirer leçon s’il tient à sauver sa peau. 

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Alassane Dramane Ouattara n’est pas bon.

J’ai entendu au cours d’un débat un membre influent de l’inutile CDVR de Charles Banny à court d’arguments, dire que « la plupart des gens sont bons et honnêtes » Je me suis dit en silence : « Alors, mon bonhomme, on n’a pas dû rencontrer les mêmes »

 

Le 15 Mai 2013   

 

MAMADOU BEN SOUMAHORO 

Ancien Député à l’assemblée Nationale de Côte d’Ivoire


Source: Le blog de Claudus

samedi, 18 mai 2013

LE FPI REPOND AU GROUPE D'EXPERTS DE L'ONU - DECLARATION

 

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Dans une déclaration pondue ce mercredi 15 mai, le FPI monte au créneau une fois encore et dénonce le parti pris des experts de l’Onu en Côte d’Ivoire. Selon Miaka Ouretto et ses camardes, le dernier Rapport du "groupe d’experts" sur la Côte d’Ivoire, au Conseil de Sécurité de l’ONU serait un pamphlet de campagne électorale au profit d’Alassane Ouattara . Eventnews Tv.

 
Déclaration N°005/2013

Relativement au rapport du groupe d'experts de l'ONU sur la Côte d'Ivoire en date du 12 avril 2013


I. Rappel du contexte politique: Etat des lieux

Depuis les bombardements franco-onusiens qui ont éjecté le président élu Laurent Gbagbo du pouvoir, le 11 avril 2011, pour – nous avait-on répété à l’envi – instaurer la démocratie, le président Alassane Ouattara, au nom de qui et par qui – dixit Koné Zakaria un de ses chefs de guerre – la rébellion a pris le armes, s’est méthodiquement engagé dans une politique de la terre brûlée pour effacer le Front Populaire Ivoirien de la scène politique ivoirienne.

2011:

- Déclenchement d’une gigantesque chasse aux sorcières qui se poursuit encore par des arrestations au quotidien de militants, sympathisants du FPI ou tout citoyen pour toujours la même rengaine "d’atteinte à la sureté de l’Etat". Résultats, 671 prisonniers politiques civils et militaires détenus dans les pires conditions, sans jugement. A eux s’ajoutent les milliers de détenus des prisons clandestines disséminées sur l’ensemble du territoire national ;

- Confiscation des médias publics et des libertés de manifestations réprimées avec constance dans la terreur et le sang ;

- Exclusion du Front Populaire Ivoirien de l’Assemblée Nationale par des élections législatives aussi précipitées qu’injustes et non transparentes ;

2012:

- Organisations ciblées d’attaques du régime et de l’ONUCI par la branche armée du RDR, sous la houlette du chef de la rébellion Guillaume SORO, en désignant automatiquement du doigt le FPI comme responsable, sans la moindre enquête ;

- Rédaction, le 15 Octobre 2012 par les officines du pouvoir Ouattara, d’un rapport prétendument attribué à des experts indépendants de l’ONU où le FPI est accusé d’avoir partie liée avec tous les camps opposés dans la guerre au Mali: Quelle absurdité!

2013:

Tout ce montage grotesque s’effondre. Le château de cartes « Ouattarien » s’écroule et se réduit à rien, face à la pugnacité du Front Populaire Ivoirien à l’international. Le pouvoir Ouattara est de ce fait contraint par ses alliés au dialogue – dont il n’a jamais voulu – avec son opposition significative, le FPI. Premier revers.

Deuxième revers, la quasi-totalité des ONG des droits de l’Homme brocardent le régime Ouattara présenté unanimement comme un état de non droit, caractérisé par des violations massives des droits de l’Homme, et qui est tout sauf une démocratie.

Troisième revers, l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges contre Laurent Gbagbo à la Haye tourne quasiment au drame pour le pouvoir Ouattara avec le laminage par la défense du président Laurent Gbagbo, des actes d’accusations, pour faux et usage de faux.

Du coup, le vrai visage du "messie démocrate" sorti tout droit des cuisses du couple Jupiter FMI / Banque Mondiale, se révèle dans toute sa vérité et nudité : mensonges et incapacité politique notoire. Le demi-dieu de la haute finance internationale, "le wari fatchê" pour parler comme les "ADOrateurs" se révèle bien incapable de faire la politique en Côte d’Ivoire, et donc de diriger ce pays.

Un pays qu’il n’a eu cesse d’attaquer depuis qu’il y a mis le pied en 1989, pour, selon ses propres termes, le rendre ingouvernable, avant de se l’approprier au terme de plus d’une décennie de guerre qu’il a menée tambour battant, avec à la clé des milliers de morts.

Aujourd’hui la Côte d’Ivoire politique est coupée en deux. Le tissu social est déstructuré. La pauvreté et le chômage galopants, la réconciliation au point mort, le front social instable, avec le feu du mécontentement qui couve, l’insécurité rapprochée devenue chronique, la démocratie en panne. Les citoyens étouffent sous l’arbitraire, la répression au quotidien et les discriminations ethno-tribales érigés en système de gouvernance.

C’est à ces problèmes fondamentaux que le chef de l’Etat devait s’attaquer sans délai, hic et nun, ici et maintenant. Tournant le dos à ces impératifs nationaux et déjà en campagne pour les présidentielles de 2015, le président Alassane Ouattara choisit de commanditer un rapport auprès d’un "groupe d’experts" sur la Côte d’Ivoire pour polir son image personnelle en détruisant celles de ses adversaires potentiels en vue d’une gouvernance solitaire et absolue de la Côte d’Ivoire.

II. Le Rapport du "groupe d’experts" sur la Côte d’Ivoire, au Conseil de Sécurité de l’ONU: un pamphlet de campagne électorale au profit d’Alassane Ouattara

2.1 Un rapport de diversion fondé sur de malsains partis pris

Le rapport final, dit du groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire, établi en application du paragraphe 16 de la résolution 2045 (2012) du Conseil de Sécurité, a été publié le 17 avril 2013, et se structure autour de onze chapitres. Ce rapport, parce qu’il biaise à la fois avec la réalité et la vérité, mérite qu’on y prête attention pour que l’opinion nationale et internationale qu’il vise à abuser soit prémunie contre les subterfuges et évidents partis pris qu’il recèle. Qu’on en juge.

Le premier constat que révèle l’examen de ses différents volets, est que ce rapport dont la prétention affichée est de porter sur la Côte d’Ivoire, ne porte nullement sur les vrais problèmes de la Côte d’Ivoire qu’on vient de mettre en évidence. Il ne s’intéresse qu’à l’embargo sur les armes, en rapport avec le contrôle douanier, et les finances que généreraient les trafics d’or et de diamants, sous l’angle principal des menaces de déstabilisation que représentent l’usage des armes contre le régime Ouattara. Ce rapport vise in fine à protéger ce pouvoir.

De ce fait, ce document ne parle que de tous ceux qui peuvent faire ombrage au poulain de l’ONU Alassane Ouattara. C’est-à-dire de ceux qui peuvent s’opposer, ou s’opposent à sa gouvernance jugée satisfaisante par ces experts. Ils affirment avoir « constaté que les autorités ivoiriennes, sous la houlette du président Alassane Ouattara, avec la précision "élu démocratiquement" – comme pour s’en convaincre – ont fait des progrès notables en matière de sécurité, avec l’arrestation des membres du gouvernement Gbagbo qui opéraient depuis le Ghana ». (Paragraphe 3 page 5).

Flagrant délit de parti pris. Pro Gbagbo = insécurité, FRCI/Dozo = sécurité.

Concernant les progrès accomplis en matière de lutte contre l’impunité : le procès du Général Dogbo Blé Brunot, qualifié de procès majeur par ces experts, est à leurs yeux "une avancée non négligeable" (Paragraphe 9 page 6). L’impunité dont jouissent tous les criminels de guerre pro-Ouattara n’est donc pour ces experts, que justice.

Par ailleurs, ce groupe d’experts a "constaté que la réconciliation politique entre les partis ivoiriens était en progrès" (Paragraphe 3 page5). C’est à se demander s’ils parlent de cette même Côte d’Ivoire où nous vivons, et où la réconciliation, de l’avis de tous, est en panne sèche. Ces experts à l’évidence ne voient et ne disent que ce qui peut faire plaisir à leur commanditaire.

Mais il n’y a pas que ces incongruités. Dans le traitement même qu’ils font de la question centrale de leur rapport, l’embargo sur les armes, le déséquilibre des informations est tel que l’on en vient à se demander si ce travail est véritablement l’œuvre d’intellectuels dignes de ce nom, ou de mercenaires de la plume recrutés à la petite semaine, pour accomplir de basses œuvres sans scrupules et état d’âme.

Le chapitre VI du rapport intitulé "Armes" comprend au total cinq volets développés sur douze pages (page 9 à 22), et comporte 74 paragraphes dont 44, soit plus de 60% du texte, consacrés aux violations de l’embargo dont se seraient rendus coupables depuis 2009 le président Laurent Gbagbo et ses partisans après la chute de son régime. Seulement 10 chapitres sur 74 concernent les Forces Nouvelles, soit 12% ; les violations du gouvernement Ouattara sont traitées dans 13 chapitres soit 18% et 7 chapitres aux particuliers, soit 9%.

C’est là le premier aspect de ce déséquilibre que révèle la production linéaire du texte, et qui montre déjà à ce niveau, l’acharnement de ces "experts" sur les pro-Gbagbo.

En poussant un peu plus la réflexion, l’on s’aperçoit très vite que dans leur désir forcené de démontrer que les pro-Gbagbo constituent une espèce politique vénéneuse à exterminer, ils se sont employés avec force détails à décrire, les allées et venues des membres de ce qu’ils ont baptisés "l’aile radicale du mouvement pro-Gbagbo". Pour étayer leurs affirmations péremptoires ils ne s’appuient que sur des formules vagues, passe partout, du genre "selon des sources fiables" sans les identifier, ou "d’après les informations fournies par l’ONUCI, ou celles dont dispose le groupe d’experts".

S’agissant de ses sources d’informations, le chapitre deux du rapport indique relativement à la méthodologie de l’enquête, au paragraphe 10 que "le groupe d’experts a, en priorité, mené des enquêtes de terrain, en Côte d’Ivoire et dans les Etats voisins. Il a également examiné les éléments de preuves fournis par les organisations nationales, régionales et internationales, et entreprises privées". Et pour tenter de montrer sa bonne foi, le groupe d’experts souligne au paragraphe 12 de son rapport ceci " ses conclusions relatives à des Etats, des particuliers et des entreprises, ont été autant que possibles, portées à l’attention des intéressés et qui ont eu la possibilité d’y répondre ".

Deuxième aspect du déséquilibre de l’information, le groupe d’experts avoue avoir contacté toutes les sources possibles d’information, à l’exclusion du Front Populaire Ivoirien, le parti fondé par le président Laurent Gbagbo et qui a inspiré toute sa politique et les actes posés. Pourquoi le Front Populaire Ivoirien en particulier et les pro-Gbagbo sur qui porte l’enquête, ont été à priori considérés comme des sources non fiables par le groupe d’experts?

Toute démarche judiciaire ordinaire exige que tout présumé coupable soit entendu avant d’être condamné s’il y a lieu. Or la constance des rapports prétendument établis par des experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire, est que les pro-Gbagbo sont des coupables à priori, qu’ils évitent soigneusement d’approcher encore moins d’entendre, d’écouter et de comprendre. Là se trouve le parti pris fondamental de l’ONU en Côte d’Ivoire et qui explique que, de forces dites impartiales, l’ONUCI soit devenue et reste encore aujourd’hui, une force belligérante, donc non crédible et ses experts disqualifiés pour parler de la Côte d’Ivoire.

2. 2 De la diabolisation permanente du FPI à celle du rebelle Soro et ses com-zones

De fait, les officines du pouvoir Ouattara, commanditaires et inspiratrices de ce rapport ont désormais fait leur choix dans la guerre larvée de succession à Alassane Ouattara, en optant de brocarder et de vouer aux gémonies Guillaume Soro et ses com-zones des Forces Nouvelles, mis dans le même sac que le FPI, comme des comploteurs.

Voici ce que dit à cet effet le rapport dans son paragraphe 30 page 10 «Au moment de l’attaque du camp militaire d’Akouédo, le 06 août 2012, le groupe d’experts a reçu des informations fiables sur les constats établis entre le commandement militaire de l’aile radicale du mouvement pro-Gbagbo au Ghana et de hauts représentants des ex-Forces Nouvelles, notamment leur ancien Secrétaire Général, Guillaume Soro, actuellement président de l’Assemblée Nationale et son proche conseiller et directeur du protocole, Kamagaté Souleymane, alias "Soul to Soul"».

Voilà le Front Populaire Ivoirien désormais allié des Forces Nouvelles de Guillaume Soro, alors que dans le précédent rapport de l’ONU, ce même parti avait été associé à tous les camps qui s’opposent dans la guerre au Mali, tout cela par la seule volonté des experts commandités par Alassane Ouattara.

Si l’attaque du 6 août 2012 du camp d’Akouédo, qui a servi de déclencheur au pouvoir pour opérer des arrestations massives au sein des pro-Gbagbo à commencer par Laurent Akoun, Secrétaire Général du FPI, a été opérée de concert avec les Forces Nouvelles, le pouvoir Ouattara devrait pouvoir tirer les conséquences de cette nouvelle donne et agir équitablement.

Mais il ne le peut parce que, comme le note aussi ce rapport (paragraphe 4 page 5) de 2011 à 2012, «d’anciens combattants des Forces Nouvelles ont étendu leur influence économique et politique: d’anciens commandants de zone ayant à leur actif un nombre notable de violations du droit international humanitaire, ont rejoint les rangs ordinaires des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Des individus comme Martin Kouakou Fofié (qui est sur le coup de sanction de l’ONU depuis 2006), Ouattara Issiaka (alias "Wattao"), Hervé Touré (alias "Vetcho"), Koné Zakaria et Chérif Ousmane, ont tous été promus à des postes stratégiques de commandement. Ils ont également des contingents sous leurs ordres et d’importantes quantités d’armes (et de matériel connexe) entre leurs mains ; (…) sans pour autant que ceux-ci abandonnent leurs activités économiques prédatrices de seigneurs de guerre, qu’ils ont à présent étendus à l’ensemble du territoire ivoirien (paragraphe 5 page5).

Comment procèdent-ils ? Les rédacteurs du rapport précisent (paragraphe 102 page 23) que « la raison en est l’existence d’un réseau militaro-économique au sein de l’administration, qui profite de la contrebande et d’un système d’imposition parallèle ». Le réseau, souligne le rapport (paragraphe 151 page 29) « a adopté des méthodes de taxation analogues à celles utilisées par "La Centrale", l’ancien organisme responsable du trésor au sein des Forces Nouvelles, bien qu’il opère de manière plus discrète».

«Le réseau (paragraphe 152 page 30) maintient un monopole sur l’utilisation des armes par l’armée nationale. Il entrave la capacité des autres autorités, comme la police, la gendarmerie, les services de douanes et la police maritime et forestière de s’acquitter efficacement de leurs responsabilités».

Pour le fonctionnement de son système de taxation parallèle pour différents types d’activités commerciales, en ce qui concerne l’agriculture (cacao, coton, noix de cajou), le transport, l’or le diamant, «le réseau a fait appel dans toutes les grandes villes du pays à des anciens étudiants de la ville de Bouaké pour gérer ses recettes (Cf. chapitre 7 paragraphe 153 page 30)».

Notons enfin que ce que ce rapport indique bien que ce «réseau n’hésiterait pas à recourir à la force s’il en jugeait le besoin (paragraphe 102 page 23)».

L’enjeu est de taille parce que le paragraphe 103 page 23 précise que «la croissance limitée des taxes et droits sur les marchandises exportées par la Côte d’Ivoire, tient pour partie aux effets de la contrebande. Entre 2011 et 2012, la contrebande de cacao a représenté 153 000 tonnes soit des pertes de 400 millions de dollars environ 25 milliards de francs CFA (paragraphe 112 page 24)».

En d’autres termes, le pouvoir Ouattara à travers ces experts, dénonce l’existence d’un Etat bis en Côte d’Ivoire dirigé par Guillaume Soro et ses com-zones qui sont forts économiquement, militairement et politiquement.

Mais curieusement si sur le chapitre achat des armes et financement des activités, les auteurs du rapport se sont montrés très prolixes s’agissant des pro-Gbagbo avec même des indications sur les origines soudanaise, iranienne, israélienne, chinoise, russe des armes etc. et force détails sur même le calibre des munitions et leur nombre, pour ce qui est de l’armement des Forces Nouvelles, le rapport est quasiment muet. Il se limite à dire que les armes sont venues du Burkina Faso «début 2011 transportées par au moins six camions jusqu’à la zone de Katiola» (paragraphe 70 page 18).

Mais il n’est un secret pour personne que le Burkina Faso, qui n’a pas d’usine d’armement, n’a été qu’une couverture, un lieu de transit d’armes durant toute cette guerre. Alors questions. D’où viennent ces armes? De quels pays? Qui en a assuré le financement? Avec quels moyens?

Et cela avant et depuis le déclenchement de la guerre en septembre 2002. Ce sont là les questions essentielles qui s’attaquent à l’origine de la guerre, et non à ses effets que sont entre autres l’embargo sur les armes.

Le groupe des experts esquivent ces questions dont les réponses risquent d’emporter le commanditaire de ce rapport qui veut se débarrasser d’une rébellion qui l’a porté au pouvoir.

D’ailleurs que peut faire Alassane Ouattara, même devenu aujourd’hui président de la République, contre la contrebande des Forces Nouvelles et leur réseau militaro-économico-politique. Cette contrebande existe depuis 2002, il ne l’a jamais dénoncé, l’ONU non plus. C’est la contrebande en tout genre, cacao, diamant, or, coton qui équilibre le budget du Burkina Faso depuis 2002. Ce pays sahélien est devenu producteur de cacao, mais le rapport n’en parle pas. C’est la contrebande orchestrée par "La Centrale" qui a pris le relais du financement de la guerre dont Alassane Ouattara a profité pour accéder au pouvoir d’Etat. Avec l’existence de cette contrebande dans une Côte d’Ivoire coupée en deux, et que dénonce aujourd’hui Ouattara et ses experts, Laurent Gbagbo a gouverné pendant plus d’une décennie la Côte d’Ivoire avec des budgets sécurisés.

Le président Ouattara est donc très mal placé pour dénoncer la contrebande des Forces Nouvelles par ses experts interposés. C’est un juste retour des choses, l’arroseur arrosé.

De même que peut faire l’ONU contre une rébellion qu’elle a couvée, adoubée et portée au pouvoir. Rien.

Ce rapport des prétendus experts sur la Côte d’Ivoire relève en définitive d’une diversion. Il s’agit de divertir, au sens de distraire, détourner l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les vrais problèmes de la Côte d’Ivoire énoncés plus haut dans l’état des lieux.

Publié curieusement au même moment où Alassane Ouattara annonce sa candidature aux présidentielles de 2015, il constitue un élément de campagne visant à disqualifier dans le même élan celui qui l’a fait roi, Guillaume Soro d’une part, et de l’autre le Front Populaire Ivoirien dont il a si viscéralement peur qu’il s’obstine, dans sa diabolisation devenue une rengaine, à voir le FPI dans des élections auxquelles il n’a pas participé.

A cet effet il est frappant de constater que ce rapport ne fait nullement état du moindre reproche encore moins de la moindre faute commise par Alassane Ouattara durant ces deux ans de gouvernance pourtant désastreux. Il fuit en permanence son peuple, les travailleurs en particulier en se réfugiant dans l’esbroufe pour cacher sa peur. L’esquive et la communication internationale mensongère dont ce rapport en sont une preuve patente.


Fait à Abidjan, le 15 mai 2013


Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard



Source: AFRIK53.COM

vendredi, 07 décembre 2012

MENACES DE LA CPI: CE QUI FAIT PEUR AUX AVOCATS DE OUATTARA, SELON JEUNE AFRIQUE

 

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L’information est donnée par l’hebdomadaire Jeune Afrique, au détour d’un dossier de huit pages mi-admiratif mi-désapprobateur consacré à Simone Gbagbo, une «femme puissante» en qui «il y a du Winnie Mandela», un «roc» qui aurait «contribué à précipiter la chute du régime».

Lors de la formation de son dernier gouvernement, Alassane Ouattara a tenté de donner des gages à Guillaume Soro. «En confiant les clés de la Justice à Gnénéma Coulibaly, un ancien des Forces nouvelles (FN), Alassane Ouattara a visiblement voulu rassurer Soro», indique l’hebdo. Qui fait tout de même remarquer que «la position du pouvoir d’Abidjan est difficile à tenir». «S’il n’exécute pas le mandat, il devra contester sa recevabilité.

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L’avocat principal de Laurent Gbagbo, le Français Emmanuel Altit, n’attend que cela pour invoquer l’irrecevabilité du mandat contre son client et dénoncer le «deux poids deux mesures». Pour sortir de ce casse-tête, les avocats de l’Etat ivoirien, Mes Jean-Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard, sont sollicités. Ils ont tenu une réunion à Paris le 26 novembre, multiplié les contacts et rédigé des notes destinées au président Ouattara et au ministre de la Justice», écrit Jeune Afrique. Qui pense savoir que dans un premier temps, «les autorités ivoiriennes cherchent à gagner du temps». 

Le temps de voir la requête en irrecevabilité déposée auprès de la Chambre d’appel par Me Altit rejetée et de voir l’audience de confirmation des charges commencée pour s’assurer que «le cas Gbagbo» est verrouillé avant de «saboter» le reste de la procédure? Peut-être. Le temps de «prendre par surprise» Soro et ses hommes, ou au moins quelques-uns d’entre eux? Peut-être aussi. En tout cas, à La Haye, on grogne. «Alassane Ouattara nous a demandé d’enquêter sur les crimes postélectoraux. (…) Ce n’est pas une justice à la carte dans laquelle on pioche ce qui nous arrange (…). 


Philippe Brou

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 23 août 2012

AFFAIRE FPI A ERADIQUER: UNE IVOIRIENNE CRACHE SES VERITES A SORO GUILLAUME




Soro Guillaume a publié un article appelant a éradiquer le FPI, qualifié d’organisation terroriste, sur son blog personnel. A la suite du tollé qu’a provoqué cet article sur le net, Guillaume Soro a fait écrire un autre article pour se désolidariser de la publication de son porte-parole. Ce revirement du Président de L’assemblée national ivoirienne a amené de nombreux citoyens ivoiriens à réagir à ce qui semble être une pure manœuvre. Nous publions ici la réaction d’Alice Kacou, une commentatrice très réactive dans la communauté des blogueurs ivoiriens :

"Soro Guillaume, ce pseudo-politologue arriéré, qui s’est autoproclamé comme tel sans en avoir les diplômes requis, n’a pas compris que quand tu affiches un document sur ton blog qui est un site personnel, c’est que tu l’approuves. Le parti socialiste ne peut jamais afficher sur son site des écrits du Front National.

Alors monsieur Soro, arrêtez de prendre les enfants du bon Dieu pour les oies sauvages. De plus sekongo félicien c’est votre Porte-parole et votre conseiller, si vous n’approuviez pas ses écrits non seulement vous ne feriez pas de lui votre porte-parole et en plus vous ne l’autoriseriez pas à publier sur votre blog qui a un identifiant et un mot de passe qui sont en votre possession.
 
C’est là une façon bien triste de réfléchir aux conséquences de ses écrits après les avoir produit. Dans tous les cas on ne peut que s’attendre à ce genre de bourdes avec vous, car quand deux sémi-éduqués se mettent ensemble le résultat ne plane évidemment pas haut !
 
L’un n’a pour tout diplôme universitaire qu’une licence en Anglais auquel il n’a jamais pu adjoindre le simple certificat d’aptitude au métier d’enseignants de collège, et l’autre a été renvoyé en deuxième année de l’URES de Daloa pour tricherie aux examens ; il est évident que cette paire de cancres là ne peut que produire de la bouse.
 
Monsieur Soro, ce spectacle triste que vous nous offrez, est bien évidemment à l’image de la nouvelle Côte d’Ivoire de désordre où vous prospérez, dans laquelle la compétence et l’intelligence attestées ont cédé la place à la médiocrité et aux connivences".
 

Alice Kacou, sur Facebook.

mercredi, 22 août 2012

JEUNE AFRIQUE DENONCE LES DERIVES DE SORO GUILLAUME


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Capture d'écran du blog de Guillaume Soro. © Capture d'écran



Une fois n'est pas coutume. Jeune Afrique, habituellement soutien quasi-inconditionnel d'Alassane Ouattara et de son régime, a dénoncé, à travers son site internet, les derniers appels à "éradiquer" le FPI, assimilé à une "organisation terroriste", diffusé sur le blog de Guillaume Soro, qui se pose désormais en véritable média de la haine. DEBOUTCIV.


 

 

 

Côte d'Ivoire: Un post du blog de Guillaume Soro appelle à "éradiquer" le FPI, qualifié d'"organisation terroriste" 



"On aurait pu attendre moins "clivant" de la part du président de l’Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, pays à la recherche d'une réconciliation qui semble toujours hors de portée. Sur son blog personnel relayé par les réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre Guillaume Soro a publié, mardi 21 août, un article intitulé "Le FPI : une organisation terroriste ivoirienne à éradiquer", signé par un de ses conseillers spéciaux. L’ancien parti de Laurent Gbagbo y est comparé à Al-Qaïda ou encore au Mujao.

 

Le 4 juillet 2012, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, déclarait : « La réconciliation nationale fait son chemin en Côte d’Ivoire ». Il semble cependant que, dans son esprit, les efforts d'apaisement soient désormais bien loin. Alors que le pays est secoué par des violences, dont les auteurs ne sont pas encore clairement identifiés, les propos belliqueux reviennent au pas de charge. Jusqu’au plus haut sommet de l’État.

De fait, Guillaume Soro a relayé sur son blog personnel, mardi 21 août, les écrits d’un de ses conseillers les plus proches, Félicien Sékongo, ancien porte-parole des Forces Nouvelles (ex-rebéllion). L’article, intitulé « Le FPI : une organisation terroriste à éradiquer », n'est rien de moins qu'un tract incendiaire à l’encontre du Front populaire ivoirien (FPI), l’ancien parti de Laurent Gbagbo, accusé - sans preuves - d'être derrière les récentes attaques contre les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).

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"Au nom de l'humanité"

« Aqmi, Al Qaïda, Mujao... Ces organisations ont des ramifications qui prennent des appellations diverses en fonction du continent, du pays où elles sont implantées. En Côte d'Ivoire, le pendant de ces organisations est sans nul doute le FPI », explique le texte, qui trônait fièrement, mardi après-midi, en Une du blog de Guillaume Soro.

Et d’expliquer « par a + b » que « l’essence politique du FPI, c’est la banalisation de la mort, la désacralisation de la vie humaine. Ses adeptes ont appris et accepté qu'un être humain mort est comme un chien enragé qu’on tue, et pis et que cela devait même être source de réjouissance. » Avant de conclure : « C'est le lieu donc d'appeler à l'union sacrée pour éradiquer, une fois pour toutes, le fléau FPI. Cela, au nom de l'humanité. » Rien que cela.

La Côte d’Ivoire avait-elle besoin d’un nouvel appel à la violence ? Surtout émanant du second personnage de l’État ? Les Ivoiriens jugeront.

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Source: JEUNE AFRIQUE

SORO GUILLAUME EN PLEINE DERIVE GENOCIDAIRE APPELLE A ERADIQUER LE FPI

 

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Dissimulé sous un pseudonyme (Félicien Sékongo, un de ses conseillers spéciaux), Soro Guillaume appelle à la haine contre le FPI et à son éradication de la scène politique ivoirienne, sur son blog, dans un impressionnant cocktail de contre-vérités et de révisionnisme (affaires Guy-André Kieffer, Yves Lamblin, Sept femmes d'Abobo, Mère d'Alassane Ouattara, Escadrons de la mort, sans qu'aucune enquête n'ait confirmé quoi que ce soit). Une prime au meurtre. Il assume désormais tous les crimes et mauvais traitements infligés aux militants du parti de l'ex-Président ivoirien, Laurent Gbagbo, injustement détenu à La Haye depuis novembre 2011, tandis que les auteurs de crimes contre l'humanité avérés se la coulent douce sur les bords de la Lagune Ebrié et sont promus aux plus hautes fonctions civiles et militaires en Côte d'Ivoire. Voici comment on parvient aux dérives génocidaires (tous leurs germes se retrouvent dans l'incroyable concentré de haine que constitue ce petit texte), dans la plus totale impunité, dans un pays de non droit où règne la terreur et l'injustice la plus criante. Appréciez! Bonne lecture.



 

 

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Le FPI: une organisation terroriste ivoirienne à éradiquer


Au centre de la quête humaine, se trouve le désir de s'offrir un monde meilleur, un monde dépourvu de violence, un monde où l'homme redevient la valeur suprême, un monde où la vie humaine est sacrée.


Il apparait alors responsable que tous, à travers le monde, sans distinction de race, de religion, de philosophie et au-delà des appartenances idéologiques, politiques, culturelles s'unissent pour combattre les organisations qui font de la violence et le non-respect de la vie humaine, le socle de leur pensée et de leur action.

Ces organisations sont connues et s'appellent aqmi, al-qaïda, gspc, mujao... Ces organisations ont des ramifications qui prennent des appellations diverses en fonction du continent, du pays où elles sont implantées. 

En Côte d'Ivoire, le pendant de ces organisations est sans nul doute le FPI.  Dire cela, ce n’est ni de l’outrance ni de l’exagération mais bel et bien le constat d'une similitude d'action entre cette organisation politique et lesdites organisations criminelles. Trop d'éléments l'attestent. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à observer les actions de ses membres depuis la crise post-électorale en Côte d'Ivoire. Agissements dont cette organisation nous avait déjà donnés d'observer les prémices dès 2000.

En effet, pendant la crise post-électorale, le FPI a bâti des groupes civilo-militaires et inculqué à ceux-ci  l'éducation de la mise à mort systématique de toute personne qui ne partagent pas ses idéaux ou épouse sa vision du monde. Souvenons-nous des escadrons de la mort dont les victimes se comptaient dans un seul camp, un seul parti, une seule région, un seul groupe ethnique… Cette orgie meurtrière s’est étendue sans pitié à tous ceux qui étaient considérés par eux comme impurs, souillant leur territoire et qui, de ce fait, devaient être éradiqués sans autre forme de procès.

L’essence politique du FPI c’est la banalisation de la mort, la désacralisation de la vie humaine. Ses adeptes ont appris et accepté qu'un être humain mort est comme un chien enragé qu’on tue, et pis, que cela devait même être source de réjouissance. 

Les milices du FPI, on l’a vu lors de la crise post-électorale ont perdu cette culture africaine qui fait que l'Africain a une crainte révérencielle du cadavre et redoute par conséquent de donner la mort. On les a vus, en public, faire du feu avec de vieux pneus et des cartons, y jeter des hommes vivants, chanter et danser autour pendant que ces hommes et femmes, se consumaient dans d’horribles cris de détresse. Que dire de cela si ce n'est le FPI a prôné et mis en œuvre la forme la plus extrémiste de la culture du meurtre.

Souvenez-vous : Yves Lamblin, le PDG de Sifca torturé, assassiné, découpé à la machette et dont les morceaux ont été jetés aux poissons dans la lagune ébrié.

Souvenez-vous de Guy André Kieffer, arrêté, torturé au sein même du palais présidentiel, tué et dissous dans de l’acide.

Les sept femmes d’Abobo qu’on a froidement arrosées à la mitrailleuse lourde, une mitrailleuse destinée à percer le blindage des chars!

Souvenez-vous de la mère d’Alassane Ouattara dont le corps, à peine enterré, a été déterré pour être brûlé. Il s’en est fallu de peu qu’ils réussissent cela.

Maintenant, ils agissent juste pour assassiner et s'en vantent par la suite.

Bref! Au vu de tout ceci, les Ivoiriens doivent s'organiser sans exclusive pour contrer cette organisation. Il appartient aux autorités ivoiriennes d'engager une lutte sans merci contre ces adeptes de ce fondamentalisme politique nocif et nihiliste. 

A l'instar des pays à travers le monde qui ont sur leur territoire ce type d'organisation, l'Etat ivoirien doit se donner les moyens de combattre avec détermination et abnégation le FPI. 

Nous n'avons plus à faire avec un parti politique ordinaire. Le FPI est une organisation terroriste et cela, nos autorités doivent s'en convaincre.

C'est le lieu donc d'appeler à l'union sacrée pour éradiquer, une fois pour toutes, le fléau FPI. Cela, au nom de l'humanité.
 

Félicien Sékongo.

 

Source: Le blog de Soro Guillaume
 

mardi, 21 août 2012

FACE AUX ATTAQUES DE GROUPES ARMES, LE RDR INSTALLE UN GOUVERNEMENT OCCULTE


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Imbroglio total entre l'exécutif et le législatif: Soro Guillaume, chef des armées. Vous parlez d'une république! 

 

Les récentes et sporadiques attaques d’un commando mystérieux contre les Frci ont quelque peu désarçonné le régime Ouattara qui ne sait véritablement pas comment ramener la sérénité dans ses rangs. Et n’a eu d’autres choix que de remettre subrepticement dans le jeu de l’exécutif, l’actuel président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori Soro, qui a reçu les responsables militaires lundi et mardi dernier. Face aux attaques multiples de groupes armés, le régime Ouattara a fait le rappel des troupes en sen sein. Avec la remise en selle de l’ex-Premier ministre, Guillaume Soro, qui semble avoir pris les devants pour colmater les brèches et éviter que le navire Ouattara ne prenne l’eau de toutes parts. On  se souvient de la rencontre quasi-inattendue entre les frères ennemis du système Ouattara – Hamed Bakayoko et Guillaume Soro –,  aux lendemains de l’attaque du camp Akouédo.

Au moment où le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, savoure ses vacances en France, après un détour de quarante-huit heures en Arabie Saoudite, alors que les choses devraient reposer sur le Premier ministre, Ahoussou Jeannot, qui devrait être épaulé par les ministres Hamed Bakayoko de l’Intérieur et Paul Koffi Koffi, délégué à la Défense, c’est curieusement Guillaume Soro qui revient sur le devant de la scène. Et enchaîne les rencontres avec les responsables militaires depuis lundi dernier. Soro dont le C.V témoigne de son «expérience» en violence armée, est donc celui-là même qui semble être chargé de redresser la barre – sécuritaire – pour le régime. 

Le spectre d’un gouvernement Rdr occulte, pour faire face à une probable crise, se dessine nettement. Le président du Parlement sous Ouattara, prend – progressivement – les commandes de l’armée (ou du moins de son armée). Lundi dernier, il a échangé avec les commandants Chérif Ousmane et Losseni Fofana dit Loss. Mardi, c’était au tour du fraîchement «quatre étoiles», le Général Soumaïla Bakayoko, du contre-amiral Djakaridja Konaté de la Marine nationale, du Colonel-major Koné Adama du GATL, du Colonel Gaoussou Soumahoro et du commandant Coulibaly Amadou, d’être reçus l’un après l’autre par Guillaume Soro.
 
A leur suite, des ex-chefs de guerre ont aussi échangé, ce même jour, sur la situation militaire avec l’ex-patron des Forces nouvelles. Il s’agit notamment des commandants Ousmane Coulibaly dit Ben Laden, Gaoussou Koné dit Jah-Gao, Dramane Traoré et Messamba Koné. On notera surtout le caractère ouvertement mono-ethnique de ces réunions au sommet…
 
Officiellement et selon le blog de Guillaume Soro lui-même, «cette série de rencontres  a pour objectif de permettre à Guillaume Kigbafori Soro de non seulement s’enquérir des dernières évolutions, mais aussi et surtout d’examiner ensemble la situation  sécuritaire afin de trouver des solutions durables et définitives». De quelle situation sécuritaire veut s’enquérir le prédécesseur de Ahoussou Jeannot à la Primature ? Puisque durant l’attaque du camp d’Akouédo, le récit personnel de Soro sur son compte Twitter (un réseau social sur internet) révèle qu’il était l’un des tout premiers informés. Et quand on lit entre les lignes, Soro avoue presqu’il pilotait les opérations de «sécurisation». Et si ces consultations tous azimuts des responsables de l’armée renseignaient l’opinion sur le fait que Guillaume Soro se met dans des habits de chef de l’Etat, en l’absence d’Alassane Ouattara ? L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire ne s’y est pas trompé, puisque c’est au cours d’une rencontre avec Soro qu’il a évoqué la délicate question de la réforme de l’armée.
 


Frank Toti


mardi, 14 août 2012

LE PIEGE DE LA CPI SE REFERME SUR LE CAMP OUATTARA

 

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Le régime Ouattara croyait trouver en la Cpi, une arme fatale contre Laurent Gbagbo et ses partisans qu’il veut voir disparaitre à jamais de la vie politique nationale. Obnubilé par ce noir dessein, le nouveau pouvoir s’est empressé de transférer le Président Gbagbo à La Haye. L’opération a nécessité de gros moyens (avion présidentiel) et s’est faite avec une rare célérité qui traduit éloquemment la détermination du régime Ouattara à vouloir sceller définitivement le sort d’un adversaire redoutable, l’ancien chef de l’Etat.

Mis en confiance par leurs parrains et convaincus qu’ils ne se seront jamais poursuivis pour les nombreux crimes commis par leurs hommes, Ouattara et son régime ont promis de coopérer pleinement avec la juridiction internationale dans la gestion du dossier ivoirien. « Toute personne mise en cause devra répondre de ses actes devant la justice qu’elle que soit son bord », se plaisait à affirmer l’actuel chef de l’Etat à ceux qui doutait de sa capacité à garantir l’indépendance de la justice tout en le soupçonnant de protéger ses partisans.

Mais depuis quelque temps, cette disponibilité vis-à-vis de la Cpi s’est transformée en une hostilité. La complicité du début a tourné au vinaigre. La raison est que le parquet de la juridiction internationale, s’appuyant sur les résultats des enquêtes menées par ses services ainsi que ceux des organisations de défense des droits humains, réclame la tête des hommes de Ouattara qui ont commis des crimes graves dont le massacre de 1000 civils dans l’ouest du pays. Un rapport relatif aux conclusions des juges de La Haye sur le dossier ivoirien mentionne que des forces armées pro-Ouattara ont bel et bien commis des crimes de guerre ainsi que des crimes contre l’humanité et devront comparaitre devant leur Cour.

Des sources concordantes indiquent qu’au nombre des personnes recherchées figureraient en bonne place Guillaume Soro Kigbafori, chef de l’ex- rébellion armée de septembre 2002 rebaptisée Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) ; les chefs de guerre Chérif Ousmane, Fofié Koffi et Losseni Fofana. Face à retournement spectaculaire de situation, Ouattara et son régime voient le danger venir. Subitement, ils ne sont plus prêts à collaborer avec la juridiction internationale et ont changé de discours. Il faut plutôt trouver le moyen de contourner la Cpi. D’où la remise en selle de la justice nationale, présentée comme étant désormais apte à connaitre tous les crimes y compris ceux de génocide commis en Côte d’Ivoire.

La justice nationale déclarée ainsi compétente pourra juger les criminels du régime dont les têtes sont réclamées par la justice internationale. Les nouvelles inculpations infligées aux pro-Gbagbo détenus dans les camps de torture au nord du pays procèdent donc de cette volonté du régime Ouattara de contourner la Cpi. Alassane Ouattara pourra-t-il éviter la prison de La Haye à ses hommes ? En attendant le verdict de l’histoire, il apparait très clairement que la Cpi est devenue une source d’inquiétude pour le camp Ouattara. Autant dire que le piège se referme, de jour en jour, sur son auteur.



Jean Khalil Sella 

 

Source: NOTRE VOIE

mercredi, 11 juillet 2012

CPI: CES REVELATIONS DE SORO QUI GENENT OUATTARA

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L’information a été glissée furtivement. Mais elle a retenu l’attention des oreilles exercées. Dans un entretien à bâton rompu accordé à Rfi dimanche dernier, dans le cadre de l’émission « Le débat africain », Guillaume Soro a pour ainsi dire vendu la mèche en faisant cette révélation : « Jusqu’à présent, la Cpi a été appelée à venir investiguer en Côte d’Ivoire. 
 
Mais en ma connaissance, elle n’a émis que quatre mandats d’arrêt, qui évidemment ont été émis contre monsieur Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, Blé Goudé et le général Dogbo Blé ». C’est là assurément une information nouvelle qui a dû faire tilt dans la tête de certaines personnalités bien au fait des procédures judiciaires en cours aussi bien sur le plan national qu’international, depuis la fin de la crise post-électorale. Parce que capitale, cette information, lâchée au détour d’une phrase, pourrait mettre à mal ceux qui gèrent les dossiers encore pendant devant les tribunaux nationaux voire internationaux. De quoi s’agit-il ? 

Pour mémoire, il y a quelques mois, l’épouse de l’ancien chef de l’Etat, Simone Gbagbo, devait comparaître au tribunal d’Odiénné où elle est incarcérée depuis novembre 2011. L’audience, qui avait été annoncée publiquement pour le vendredi 30 mars 2012, a été annulée sine die. Sans la moindre explication officielle. Même les avocats de l’ex-première dame, qui étaient en route pour Odiénné pour assister à l’audience, ont été pris de court, la veille, par la décision d’annulation. Joint par téléphone, voici l’explication que nous avait donné, l’un d’entre eux, Me Serge Gougnon : « Nous sommes en route pour Abidjan, nous sommes présentement à l’entrée de Yamoussoukro. Le Parquet (service du Procureur de la République, ndlr) nous a informés ce matin (jeudi 29 mars) que l’audience est annulée, sans aucune explication. Ils nous ont juste dit que les juges ne viendront plus à Odienné, et que la Première Dame ne sera plus auditionnée, en tout cas demain (vendredi 30 mars, ndlr). Ils nous ont fait savoir qu’ils nous donneront les raisons de cette annulation d’audience quand nous serons à Abidjan »( Cf L’inter du vendredi 30 mars 2012). 

A l’époque, le bruit avait couru qu’il s’agissait en fait, au cours de cette audience, pour le procureur Simplice Kouadio, d’aller notifier à Mme Gbagbo un mandat d’arrêt que la Cour pénale internationale(Cpi) aurait délivré contre elle. Des partisans de l’ancien régime avaient d’ailleurs alerté l’opinion sur cette audience par un tapage médiatique, craignant qu’elle ne vire au scénario vécu par l’époux Gbagbo au sortir d’une brève audience qui s’est tenue à Korhogo. Audience que celui-ci avait qualifiée de « volée » lors de sa première comparution à la Cpi. On se souvient que c’est au sortir de cette audience de Korhogo qu’il a pris le chemin de La Haye. 

Simone, Dogbo Blé: Pourquoi ils ne sont pas encore à la Cpi

En ce mois de mars donc, la rumeur avait couru que l’audience d’Odiénné devait être l’occasion de porter à la connaissance de Mme Gbagbo le mandat d’arrêt délivré contre elle par la Cpi et qu’au final elle devait, à son tour, prendre la route de La Haye au Pays-Bas. Info ou intox ? Il reste qu’à l’époque, l’annulation de cette audience avait nourri des commentaires, surtout qu’aucune explication officielle convaincante n’avait été donnée. 

D’aucuns avaient laissé entendre que le régime Ouattara s’était vu bel et bien signifier un mandat d’arrêt contre Mme Gbagbo. Information que ni les services du procureur de la République, Simplice Kouadio, ni le président Alassane Ouattara, ni même le procureur Luis-Moreno Ocampo et son successeur, la Gambienne Fatou Bensouda, de passage à Abidjan, n’ont daigné confirmer ; se bornant tous à botter en touche quand ils étaient interpellés sur ce fameux mandat d’arrêt. 

Or, voilà que, trois mois plus tard, on apprend de la bouche du n° 2 du régime, le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, qu’il y a eu bel et bien un mandat d’arrêt lancé par la Cpi contre Mme Gbagbo et mieux, contre le général Dogbo Blé, le redoutable chef de la Garde républicaine, sous Gbagbo. Or donc, un mandat d’arrêt avait été émis par la Cpi à l’encontre de la célèbre prisonnière d’Odiénné ! Ceux qui avaient flairé que l’audience avortée du 30 mars, qui devait se tenir dans cette cité, visait à porter l’information à Mme Gbagbo, n’étaient donc pas dans le faux. De sources proches de ces procédures judiciaires, il semble que ce sont les autorités gouvernementales, au plus au sommet, qui ont « mis le pied » sur ce mandat d’arrêt en refusant de le mettre à exécution. Et cela, à juste titre. 

En effet, elles craindraient que l’exécution des mandats d’arrêt contre Mme Gbagbo et le général Dogbo Blé, ouvre la boîte de pandore. En clair, ça pourrait apparaître comme la porte ouverte au transfèrement à La Haye de tous les militaires proches du pouvoir, soupçonnés d’être dans le viseur de la Cpi. Ce qui pourrait être préjudiciable au régime, qui a alors sagement opté pour la traduction de Simone Gbagbo et autres devant les tribunaux ivoiriens. 

En balançant donc l’information selon laquelle un mandat d’arrêt avait été bel et bien lancé par la Cpi contre Mme Gbagbo et le général Dogbo Blé, Guillaume Soro met les autorités ivoiriennes dans une mauvaise posture : celle de devoir s’expliquer sur la non-exécution de ce mandat d’arrêt depuis son émission. Et ça, c’est bien embarrassant.



Assane Niada, in le quotidien ivoirien L'INTER.

dimanche, 08 juillet 2012

COTE D'IVOIRE: LA REPUBLIQUE DES MENTEURS

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Après le retentissant mensonge d’Etat d’Alassane Dramane Ouattara à propos de l’arrestation imaginaire de Justin Koné Katinan au Cameroun et des contacts imaginaires de Ouattara avec le Président Paul Biya à ce sujet, c’est au tour de Guillaume Soro de servir un des plus gros mensonges à la Côte d’Ivoire.

A la suite de sa visite controversée au Président de l’Assemblée Nationale Française Claude Bartolone, le journal L’INTER dans son édition N°4229 du MERCREDI 04 JUILLET 2012 - en Page 14 a écrit ceci :

SORO ET BARTOLONE : Comment les 2 hommes (se sont connus: d’Archives)

''il faut savoir que Claude Bartolone et Guillaume Soro se connaissent depuis longtemps. C'est le président du Parlement ivoirien lui-même qui le révèle sur son blog officiel. «J'ai été aussi heureux de retrouver un vieux camarade militant, qui fut Président de l'Unef (union nationale des étudiants de France) quand moi-même je dirigeais la Fesci (Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire, ndlr). Nous nous sommes connus à l'époque glorieuse de nos deux mouvements estudiantins», a révélé Guillaume Soro. On l'imagine, le président du Parlement ivoirien devait être très à l'aise face à son ami''

Alors quelque chose a fait tilt dans notre tête. Claude Bartolone est né en 1951. Soro est né en 1972 .Comment Bartolone qui avait donc 21 ans et fini ses études alors que Soro n’était pas encore né peut il partager des souvenirs estudiantins avec Soro ???

Nous avons fait des recherches. Voici ce que nous avons trouvé :

Enfance et études de Bartolone …

Cadre de l'industrie pharmaceutique, Claude Bartolone est né le 29 juillet 1951 à Tunis sous le Protectorat français de Tunisie à, dans une famille d'ouvriers agricoles d'origine sicilienne par son père, qui a émigré en Tunisie pour fuir le fascisme, et maltaise par sa mère. La famille Bartolone et leurs trois enfants viennent s'installer en France en 1960 au Pré-Saint-Gervais où ils vivent dans la cité Jean-Jaurès. Claude Bartolone fait sa scolarité au collège Anatole-France et, alors qu'il doit s'inscrire en CAP de mécanique, décide de poursuivre ses études au lycée Turgot à Paris sur les conseils de sa professeur de français qui convainc ses parents, en 1965, des capacités de leur enfant. Après son baccalauréat, en 1968 Claude Bartolone s'inscrit à l'université Pierre-et-Marie-Curie, à Paris, où il obtient une licence de mathématiques en 1971 (à cette date Soro n’était pas encore né)

Les débuts de Bartolone dans la vie politique

Claude Bartolone devient membre du Parti socialiste en 1974 (Soro avait 2 ans) après la défaite de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1974. Il est élu pour la première fois en 1979 comme conseiller général du département 3. (Soro avait 7 ans)

Ancien cadre commercial de l’industrie pharmaceutique, il est élu député en 1981(Soro avait 9 ans) à la surprise générale à la faveur de la vague rose des législatives de 1981. Il est réélu, sans discontinuer et pour la dernière fois le 17 juin 2012, pour la XIVe législature (2012-2017), dans la 9ème circonscription de Seine-Saint-Denis, composée du canton de Bagnolet, des Lilas, du canton de Pantin-Est et de Pantin-Ouest. Il fait partie du groupe socialiste 6.

GUILLAUME SORO a été secrétaire général de la FESCI de 1995 à 1998.

A cette date Bartolone était :

• Du 19 juin 1995 au 9 mars 2008 : membre du conseil municipal du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) 
• Du 19 juin 1995 au 25 octobre 1995 : adjoint au maire du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) 
• Du 26 octobre 1995 à 1998 : maire du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) 
• Du 1er juin 1997 au 30 avril 1998 : député de Seine-Saint-Denis
• Du 16 mars 1998 au 28 juin 2002 : membre du conseil régional d'Île-de-France 
• Du 30 mars 1998 au 5 mai 2002 : ministre délégué à la ville du gouvernement de Lionel Jospin.


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Voici donc les faits. Vous en savez désormais un peu plus sur la décence morale des deux personnalités qui dirigent la Cote d’ivoire ; Le chef de l’état Alassane Dramane Ouattara et son dauphin constitutionnel Guillaume Kigbafori Soro .

Les faits on ne le dira jamais assez sont sacrés et les commentaires sont libres …. Dans l’attente du prochain mensonge d’État !!!

Steve Beko

Le mensonge mis à nu de Soro Guillaume vient d'être corrigé sur son blog dans la version suivante

"J'ai été aussi heureux de retrouver un vieux camarade militant, qui fut Président de l'UNEF (union nationale des étudiants de France) quand moi-même je dirigeais la Fesci. Nous nous sommes connus à l'époque glorieuse de nos deux mouvements estudiantins. Mon ami et frère Guillaume Houzel était son adjoint à l'Unef. Il s'agit du député Amirshahi Pouria. Il a participé à l'audience avec M. Claude Bartolone. C'est peu dire que d’affirmer que c'est avec joie que je l'ai revu. "

Nous attendons le rectificatif du journal l’Inter.

 

Source: FACEBOOK Steve Beko 

mercredi, 23 mai 2012

LIMOGEAGE DE BICTOGO, ON EN SAIT UN PEU PLUS SUR LES CONDITIONS

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LE MEDIATEUR D'ALASSANE  DRAMANE OUATTARA DANS LA CRISE MALIENNE EST UN VOYOU 


Après le limogeage de Adama Bictogo, ministre de l’intégration dans le gouvernement pléthorique et clanique de Dramane Ouattara, les langues ont vite commencé à se délier.

Selon des sources proches du palais, Dramane avait déjà mis en garde les ministres Bictogo et Anne Ouloto suite au scandale révélé sur l'attribution du marché des ordures ménagères par la presse nationale. Il leur aurait dit en conseil des ministres '' si un autre scandale de se retrouve dans la presse, je serai obligé de me séparer de vous''. Par la suite l'appel d'offre lancé en septembre et remporté par la société de Bictogo créée en novembre avait été déclaré illégal par l’autorité d'attribution des marchés publics. Dès lors, les concernés ont compris qu'ils n'avaient plus droit à l'erreur mais Bictogo, sûr de ses entrées à la présidence ivoirienne continue tranquillement ses affaires. N'est ce pas lui l'un des grands financiers de la rébellion qui a endeuillé la Côte d'Ivoire? N'est ce pas lui qui grâce à ses manigances avec la société Amajaro représentée en Côte d'Ivoire par le fils de Dominique Ouattara a réussit à offrir des armes sophistiquées aux rebelles? N'est ce pas lui qui grâce à ses entrées au sein du régime Gbagbo et précisément auprès du ministre Tagro Désiré a pu livrer toutes les informations importantes à son chef?

Manque de pot pour lui, le scandale des déchets toxiques fait surface. Tout d'abord dans la presse nationale puis dans le journal Jeune Afrique à l’échelle mondiale. Le ministre est en colère car on lui avait promis de ne pas ébruiter cette affaire. Il faut noter qu'un groupe d’enquêteurs avait déjà dans un rapport remis au ministère de la justice mentionné le nom de l’infortuné comme l'un des bénéficiaires du détournement des fonds alloués par le Président Gbagbo pour le dédommagement des victimes. 

Ouattara qui avait fait de cette histoire de déchets toxiques l'un de ses slogans de campagne - qui ne se souvient pas du fameux ''NE DONNE PAS TA VOIX AUX DECHETS TOXIQUES''- est en colère. Non parce que son ministre est mis en cause mais le fait que l'affaire se retrouve dans les journaux démontre que la fuite vient du gouvernement. Hamed Bakayoko qui entretient d’excellentes relations avec Bechir Ben Yamed le patron de Jeune Afrique est soupçonné d'avoir vendu la mèche afin de se débarrasser d'un élément clé du dispositif Soro dans l'entourage de Ouattara. C'est un secret de polichinelle que les membres du gouvernement se livrent une guerre sournoise à laquelle Dramane n'est pas encore parvenu à mettre un terme. Après l’éviction de Soro de la primature, l’écurie de Hamed Bakayoko vient ainsi de remporter une deuxième bataille importante

Pris de court, il demande a son premier ministre d'obtenir le plus rapidement possible la démission de Bictogo. Lorsque ce dernier contacte le ministre tombé en disgrâce, celui-ci lui rétorque sur un ton menaçant que non seulement, il n'est pas le seul ministre à être cité dans cette affaire et qu'il n'a d'ordre à recevoir de lui - tout le monde sait que Ahoussou Jeannot n'a en vérité aucun pouvoir dans cette équipe gouvernementale- et ne se rend pas au rendez vous fixé par son chef. Ahoussou subit l’affront mais ne peut le laver. Il s'en remet donc à Dramane qui à son tour lui reproche sa mollesse. Tiraillé de toute part, il comprend qu'il est pris au piège dans une bataille de famille à laquelle il n'appartient pas.

Afin de liquider le problème, Dramane signe cet après midi un décret mettant fin à la fonction de son ministre après avoir pris le soin de l'en informer au téléphone. Une rencontre est prévue demain entre les deux hommes. La tournure prise par les évènements révèle en effet une bataille dans l'entourage du préfet installé par Sarkozy en terre ivoirienne. Ce qui est fréquent est qu'un ministre mis en cause dans une affaire de ce genre et qui ne se reproche rien démissionne de ses fonctions naturellement pour laisser le soin à la justice de l'innocenter. Pourquoi Bictogo a t-il refusé de démissionner? Pourquoi ni Ahoussou ni Dramane n'ont-ils pu l'y contraindre? Pourquoi Hamed Bakayoko sur qui pèsent de lourds soupçons n'est-il pas aussi débarqué? L'avenir nous situera!

Toujours est-il que des dossiers explosifs sur le clan Bakayoko Hamed sont annoncés dans la presse dans les jours à venir.

La 2ème partie pourrait s'intituler ''QUAND LE CLAN SORO CONTRE-ATTAQUE''.


Source: FACEBOOK STEVE BIKO

dimanche, 20 mai 2012

SCANDALE DES DECHETS TOXIQUES - UN RAPPORT OFFICIEL ACCUSE UN (TRES) PROCHE DE OUATTARA

 

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Le ministre de l’Intégration africaine Adama Bictogo ira-t-il en prison dans les semaines qui viennent ? En tout cas, selon des sources généralement bien informées, un rapport judiciaire remis au procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio, recommande d’engager des poursuites contre celui qui est également député d’Agboville. Pour des motifs particulièrement graves : «faux, usage de faux, détournement de fonds, recel et complicité». Les faits dont il est soupçonné, comme deux autres personnages, Koné Cheick Oumar et Claude Gohourou, sont en relation avec le dossier d’indemnisation de plus de 6000 victimes des déchets toxiques, défendus initialement par le cabinet londonien Leigh Day and Co. Des éléments de preuve accablants au sujet de ces détournements seraient disponibles depuis plusieurs semaines. Et mis en exergue dans le rapport qui se trouve désormais dans les mains du procureur de la République d’Abidjan.

La question qui se pose est la suivante : le régime Ouattara acceptera-t-il de «livrer» une de ses figures centrales, particulièrement proche de Ouattara et dépositaire des «secrets» de la «nébuleuse» secrète qui a alimenté «l’effort de guerre» depuis le 19 septembre 2002 ? En effet, Adama Bictogo a été très impliqué dans la contrebande de cacao de la zone rebelle, une contrebande qui passait par le Burkina Faso et le Togo, et bénéficiait de puissantes complicités en France. Bictogo est réputé proche en affaires de Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara, directeur Afrique de la sulfureuse firme Armajaro, qui s’est enrichi en spéculant sur les opportunités que la guerre offrait en matière de spéculation sur le marché international de la «fève brune». Après les dissensions qui sautent aux yeux entre Guillaume Soro et Hamed Bakayoko ou les Forces nouvelles et le PDCI, le régime Ouattara pourrait à nouveau être miné de l’intérieur.


 
Benjamin Silué


vendredi, 06 avril 2012

REACTION AUX VOEUX DE LA CPI A SORO - LES AVOCATS DE GBAGBO: «OCAMPO DOIT ETRE RECUSE»



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C'est un courrier qui crée actuellement le buzz sur Internet, et plus particulièrement sur les réseaux sociaux. Le Procureur sortant de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a envoyé une lettre à Soro Guillaume, pour le féliciter après son élection à la tête du Parlement ivoirien. « J'ai l'honneur de vous adresser mes plus sincères félicitations ainsi que celles de mes collaborateurs pour votre nomination à la présidence de l'Assemblée nationale de la Côte d'Ivoire », écrit le magistrat argentin. Dans ce courrier, daté du 27 mars 2012 (voir fac-similé), le Procureur le plus puissant du monde invite l'ancien chef du gouvernement ivoirien à continuer la coopération judiciaire avec son successeur. « Je tiens à vous réitérer ma reconnaissance pour votre action et votre soutien au travail de mon Bureau en Côte d'Ivoire, et j'espère que vous allez poursuivre la même collaboration de qualité avec mon successeur, Madame Fatou Bensouda », poursuit Ocampo. Avant d'ajouter : « (...) J'espère que nous aurons l'occasion de nous voir dans les toutes prochaines semaines afin de continuer la fructueuse coopération entre votre Gouvernement et mon Bureau ».

C'est Soro Guillaume lui-même qui a pris l'initiative de publier, hier mercredi 4 avril sur sa page Facebook, cette lettre censée être confidentielle. Puisque le courrier ne figure nulle part sur le site Internet officiel de la CPI ; pas même dans les documents mis à la disposition du grand public dans la rubrique « Le Bureau du Procureur », sur ledit portail d'informations en ligne.

Que vise le président de l'Assemblée nationale en mettant ce courrier sur la place publique ? Est-on tenté de se demander. Par cette action de communication, assurément Soro voulait montrer à l'opinion nationale et internationale qu'il n'a rien à cacher ni à se reprocher. Surtout que le Procureur Ocampo vient de confirmer qu'il n'a jamais fait ou tenté de faire obstruction aux enquêtes de la CPI sur le territoire ivoirien.

Le président du Parlement ivoirien voudrait aussi prouver à ses détracteurs qu'il n'a rien à craindre de la CPI, vu la qualité de ses rapports avec le Procureur Ocampo. Soro s'est-il senti honoré de « l'amitié » et le satisfecit du magistrat argentin, au point de penser que lui ou ses proches seraient à l'abri de toutes poursuites au cas où les investigations de la CPI les mettraient en cause ? Si c'était ce raisonnement qui l'a motivé à publier la lettre du Procureur, le président de l'Assemblée nationale pourrait se tromper lourdement sur le compte de la justice internationale. Le bout de phrase : « (...) J'espère que nous aurons l'occasion de nous voir dans les toutes prochaines semaines afin de continuer la fructueuse coopération entre votre Gouvernement et mon Bureau », n'est-elle pas une formule quelque peu enrobée du Procureur Ocampo pour inviter Soro Guillaume à continuer de coopérer avec la CPI, quelle que soit l'issue des enquêtes et de la procédure ?

La réaction des avocats de Gbagbo

Toujours est-il que cette lettre d'Ocampo à Soro va relancer le débat sur l'impartialité et la crédibilité de la CPI. En effet, en rendant publique cette lettre, Soro Guillaume pourrait conforter la position de tous ceux qui ont toujours estimé qu'il y avait une certaine collusion entre les nouvelles autorités ivoiriennes et le Procureur Ocampo.

C'est en tout cas ce que pensent les conseillers juridiques de l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. Voici à ce propos, la réaction de Me Lucie Bourthoumieux, avocate franco-camerounaise de l'ancien chef de l'Etat. « C'est la preuve de la très grande neutralité de la CPI ! Plus sérieusement, ceci remet en cause la crédibilité de la CPI, qui ne pourra se racheter qu'en annulant purement et simplement le mandat d'arrêt à l'encontre du Président Gbagbo », s'est insurgé hier l'avocate inscrite au Barreau de Paris, qui nous a envoyé un mail. « Je vous rappelle qu'en son temps, nous avions demandé la récusation du Procureur Ocampo pour dévoiement de la justice internationale. Ocampo doit être récusé, ainsi que tous les actes de procédure qu'il aura entrepris dans le cadre de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire ; notamment à l'encontre du Président Laurent Gbagbo », a réclamé Me Bourthoumieux.

Avant l'ouverture du procès du 18 juin, nul doute que cette lettre va alimenter pendant quelque temps les discussions sur la toile et dans les chaumières.


Anassé Anassé, in LA DEPECHE D'ABIDJAN


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mardi, 03 avril 2012

ONE-MAN-SHOW DE OUATTARA SUR LA RTI: ENCORE UN FESTIVAL DE CONTREVERITES


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Prodada indécente à la Une. Les téléspectateurs ivoiriens qui ont regardé l'interview d'Alassane Ouattara  diffusée hier sur les antennes de la RTI1 ont sans doute été dans leur grande majorité agacés par les saillies particulièrement prétentieuses de l'homme fort d'Abidjan. Dans une situation économique et sociale désastreuse, Ouattara ne peut s'empêcher de se glorifier et d'affirmer, en dépit des faits, qu'il a mieux fait en un an que Laurent Gbagbo en dix ans. Alors que toute sa politique se fonde sur le programme PPTE arrivé au point de décision sous Gbagbo, et que ses ministres de premier plan ont tous été ministres de Gbagbo. Martelant des chiffres totalement déconnectés de la réalité économique ivoirienne, il a sans doute renforcé au sein de l'opinion publique l'impression d'arrogance au sommet. Même si son discours a plu aux «ADOrateurs» les plus fanatiques.

Des contrevérités en direct

Le Nouveau Courrier reviendra bien entendu sur cette prestation de l'actuel chef de l'Etat. Mais il est à noter qu'il a cédé à son péché mignon : la contrevérité flagrante. Devant la nation entière, il a désavoué le concept de «rattrapage ethnique» qu'il avait pourtant assumé lors d'une interview à l'hebdomadaire français L'Express.

Evoquant la ''nomination des nordistes'' aux postes clés au sein de l'appareil d'Etat, il avait expliqué qu'«il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité». Ce dérapage est gravé noir sur blanc pour la postérité, Alassane Ouattara doit l'assumer.

Consécration de l'impunité des seigneurs de guerre

Le plus important dans cette intervention télévisée, c'est que Ouattara dévoile sa stratégie d'organisation de son impunité ainsi que de celle de Guillaume Soro et de ses hommes. Durant la semaine qui s'achève, nous avons été inondés des rumeurs sur le processus de transfèrement à La Haye de la première dame Simone Ehivet Gbagbo, puis sur la magnanimité du prince qui lui a évité la Cour pénale internationale (CPI). Tout cela est destiné à préparer l'opinion à un signal clair que le régime de Ouattara a finalement envoyé : aucune personnalité de son camp ne finira à la CPI. Pour faire passer la pilule, Ouattara joue au grand seigneur... En réalité, il sait que tout transfert de plus d'un pro-Gbagbo signifierait naturellement le début du transfert des ses hommes à lui. Au risque de faire perdre à la CPI le peu de crédit qui lui reste.

Non seulement les pro-Ouattara n'iront pas à la CPI mais ils ne seront jugés en Côte d'Ivoire que si Ouattara le veut. Pour éviter toute surprise, il a en effet confié à la juge Matto Loma Cissé - tellement proche de lui qu'il  vient de la nommer ministre déléguée à la Justice - une commission qui encadrera strictement le travail des juges qui enquêteront sur les crimes de la guerre post-électorale. Cette commission se chargera de blanchir Soro Guillaume, Chérif Ousmane et les com'zones les plus importants pour le régime qui livrera à la justice ivoirienne le menu fretin pro-Ouattara et le plus grand nombre possible de pro-Gbagbo. On attend la réaction de la communauté des défenseurs des doits de l'homme qui s'est déjà indignée de la composition de cette fameuse commission de blanchiment pro-Ouattara.


Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 28 mars 2012

DENONCIATION DU SILENCE COUPABLE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE SUR LES CRIMES DE MONSIEUR ALASSANE DRAMANE OUATTARA



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Ce 28 mars 2012, date anniversaire du début de l'offensive barbare des rebelles et de leurs alliés français contre l'Etat de Côte d'Ivoire, souvenons-nous  du génocide wê, génocide débuté depuis novembre 2002 et qui a atteint son paroxysme avec le massacre de plus de 800 civils du peuple wê à Duékoué le 28 mars 2011 lors de la prise de cette ville par les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), forces rebelles sous le commandement de Monsieur Alassane Dramane OUATTARA.

A cette douloureuse occasion, nous demandons à tout citoyen ivoirien où qu'il se trouve et à tout défenseur des droits de l'homme d'observer une minute de silence pour dénoncer cet autre silence coupable qui entoure les crimes de Monsieur Alassane Dramane OUATTARA.

Depuis donc ce 28 mars 2011, et depuis l'accession au pouvoir  de monsieur Alassane Dramane Ouattara  par coup d'Etat de la France le 11 avril 2011, la population ivoirienne vit au rythme des crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide selon la définition du traité de Rome qui institue la CPI.

Après le 11 avril 2011, date de l'arrestation du Président Laurent Gbagbo par l'armée française et alors même que les combats ont cessé depuis, les FRCI ont continué les persécutions contre  ses partisans et commis  des meurtres ciblés à Abidjan.

Human Rights Watch, dans un rapport rendu public le 2 juin 2011, a relevé et décrié le fait que «  les FRCI avaient tué au moins 149 partisans réels ou supposés du Président Laurent Gbagbo depuis leur prise de contrôle d'Abidjan à la mi-avril 2011 ».

La marche du régime Ouattara se fait au rythme de massacres au quotidien et ponctués de massacres en masse dont ARRAH 35 civils tués en février 2012, à BANGOLO, 20 civils tués en Février 2012, sans compter les obstructions et attaques des manifestations pacifiques de l'opposition entrainant des blessés graves et des morts. Des milliers d'ivoiriens sont expropriés de leurs plantations et de leurs biens, pillés ou menacés, quand d'autres sont contraints à l'exil interne et externe.

Tous ces faits se déroulent sous le regard bienveillant de l'ONUCI dont l'unique raison de la présence en Côte d'Ivoire est pourtant la protection des civils. Sa mission a été dévoyée et se résume à l'armement et au soutien apportés aux FRCI contre les civils et à la protection de Monsieur Alassane Dramane OUATTARA.

A ARRAH, tandis que la population avait retrouvé la paix après les affrontements entre elle et les FRCI, une partie de la population allochtone s'est retrouvée avec des armes lourdes pour attaquer les autochtones après le passage de l'ONUCI dans cette ville.

Aujourd'hui, sous le régime OUATTARA, la population ivoirienne n'a d'autre droit que le droit  au chômage, au pillage, à la cherté de la vie pour les plus chanceux et le droit au viol et à la mort pour les moins chanceux. La communauté internationale reste muette, sourde et aveugle face à ces atrocités au quotidien. Les derniers crimes en date sont entre autres:

-Le 31 janvier 2012 : Le jeune Erick Amichia abattu sans cause dans le village de Yaou (Ayamé) par les éléments FRCI nommés Traoré Oumar, Diaby Mama et Diomandé Adama.

-Le 16 mars 2012, toujours à DUEKOUE, une institutrice reçoit la visite des FRCI, l'un d'eux la viole  et les autres la dépouillent de ses biens.

-Le 18 mars 2012 à DUEKOUE, Mr GBOHO François, opérateur économique, a été enlevé par les FRCI sollicités par un opérateur économique concurrent et fusillé avec une balle dans la bouche faisant sauter son cerveau.

-Le 25 mars 2012 à Yopougon, les FRCI installés sur la place de la liberté, font une descente dans un quartier de Yopougon, trois civils sont tués dont un (1) a été égorgé, la tête fracturée et l'œil défoncé et le cadre de banque Kouamé Lucien poignardé. Plusieurs femmes ont été violées et des boutiques pillées. Une centaine de civils ont été blessés.

Ces crimes et ce silence s'inscrivent dans la continuité des crimes commis pendant l'attaque de la Côte d'Ivoire en septembre 2002 et le silence de la communauté internationale face à ces crimes.

En effet, en septembre 2002, pendant que 61 gendarmes désarmés et leurs enfants étaient exterminés par les rebelles à BOUAKE et que tous les biens de l'Etat et de la population étaient pillés, pendant que des villages entiers et leurs habitants à l'ouest étaient brulés et que les plantations des villageois étaient occupées par des rebelles, la presse occidentale notamment française présentait les rebelles comme des anges qui ne faisaient aucun mal aux civils.

Cette mise sous silence de ces crimes a favorisé l'amplification du génocide des populations wè à l'ouest du pays lors de l'offensive des rebelles le 28 mars 2011 ou 800 wê ont été exterminés sous le commandement direct de Mr OUATTARA qui, après s'être autoproclamé à l'hôtel du golf d'Abidjan Président de la République a nommé le chef rebelle Soro Guillaume « Ministre de la défense » et tout cela en présence de l'ONUCI dont la mission officielle est pourtant de protéger les civils.

A l'heure du rattrapage ethnique prôné par Mr OUATTARA comme projet de société et des menaces de morts proférées par le secrétaire général du RDR, Amadou SOUMAHORO sur toute personne qui osera s'opposer à Ouattara, nous interpellons une fois de plus la communauté internationale sur le silence complice et coupable observé autour des crimes actuels qui peuvent préparer, déboucher sur un génocide généralisé à la moindre occasion, comme dans un passé récent.

En cette date anniversaire du 28 mars 2012, rappelant la date historique du 28 mars 2011, date du génocide wê par les rebelles de Mr OUATTARA, nous tenons à rappeler à la communauté internationale que le choix de la force pour le règlement d'une crise électorale au lieu du recomptage des voix comme aux USA en 2000 ou comme en HAITI en 2011, n'a pas permis d'asseoir un régime respectueux des droits de l'homme et que les crimes continuent d'être commis avec des responsabilités identifiées par le traité de Rome.

Nous tenons donc à interpeller une fois encore la communauté internationale quant au silence coupable dont elle fait preuve face aux crimes que commet Mr OUATTARA en Côte d'Ivoire depuis 2002 et singulièrement  depuis son accession au pouvoir par le coup d'Etat de la France.


Coordonnateur et Porte-parole du FPI en exil

Dr ASSOA ADOU

vendredi, 16 mars 2012

COTE D'IVOIRE: AU PAROXYSME DE LA DEMENCE JURIDIQUE


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Le lundi 12 mars 2012, l'ex chef des rebelles, ancien Premier ministre ivoirien Soro Guillaume, a été élu président de l'Assemblée nationale à 39 ans. Cette montée fulgurante du jeune Soro est à saluer, surtout, à cause de son jeune âge et de son parcours ex-cep-tion-nel. Bravo Monsieur ! Paradoxalement, cette montée contraste avec l'idée qu'elle donne de la Côte d'Ivoire. Pendant que l'auteur de «Pourquoi je suis devenu rebelle» prend son envol comme l'oiseau de Minerve, la Côte d'Ivoire voit chaque jour son image s'affaisser, sa dignité trainée dans la boue pour enfin devenir comme, l'a noté avec une intelligence déchirante Le Nouveau Courrier, «la République du n'importe quoi». Désormais, l'huissier de l'Assemblée nationale, lors des séances plénières, annoncera l'entrée de M. le président de l'Assemblée nationale, M. Soro Guillaume, et tous les autres parlementaires se lèveront pour accueillir celui dont l'élection a porté la démence juridique à son paroxysme.

Quelle est donc cette démence juridique?

Le pouvoir d'Abidjan excelle dans la violation des règles d'accession et d'exercice du pouvoir politique. Les exemples en la matière sont pléthores. Sans nous attarder sur ces exemples, allons à l'essentiel. Relativement à l'élection du président de l'Assemblée nationale, les règles sont strictes. Il n'y a aucune dérogation possible. En effet, l'article 65 de la Constitution du 1er août 2000 dispose : «Le Président de l'Assemblée nationale est élu pour la durée de la législature. Le président de l'Assemblée nationale et le premier vice-président sont soumis aux mêmes conditions d'éligibilité que le président de la république». Si le mandat du président est clair, pour ce qui concerne les conditions générales et singulièrement celles liées à la condition d'âge, l'article 65 nous renvoie à l'article 35. Lequel précise : «Le candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et de soixante quinze ans au plus». Dans notre cas, à quoi avons-nous assisté? Soro, né le 08 mai 1972 et à 39 ans il n'aura 40 ans que le 08 mai 2012. Pourtant il a été élu, contre tout bon sens, président de l'Assemblée nationale, échappant par là à la rigueur de l'article 35 de notre Constitution. Certainement que des dispositions de certaines lois autorisent une telle anomalie. Cherchons donc la base légale de l'acte posé par les parlementaires ivoiriens.

La constitution du 03 mars 1960 ne contient aucune disposition mentionnant l'âge légal, le règlement de l'Assemblée nationale non plus n'en parle, qui elle, vient en application de l'article 70 de la Constitution. Nous ne commettrons pas la bêtise d'examiner le code électoral. Peut être que si nous le faisons, les Ivoiriens excuseront notre errance, habitués qu'ils sont à voir des incohérences. La Constitution de 1960 ne précisant pas l'âge des postulants, l'on pouvait comprendre aisément qu'à 39 ans, un député devienne président de l'Assemblée nationale. Mais en 2012, nous ne comprenons pas comment un jeune de 39 ans peut être élu président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire. Pour se dédouaner, les violateurs permanents de la Constitution brandissent un décret.

Un décret illégal aux effets nuls

Précisons d'entrée de jeu que dans la hiérarchie des normes juridiques, le décret est de loin inférieur à la Constitution, la loi fondamentale. Cela veut tout simplement dire, qu'un décret ne peut en aucune manière modifier la constitution ou créer une dérogation à des dispositions constitutionnelles. Le décret lui-même découle des pouvoirs que confère la Constitution au Président de la République qui, en le signant(le décret), met en mouvement son pouvoir réglementaire. De plus, le parallélisme des formes n'autorise pas le Président de la République à utiliser un décret pour modifier une loi ordinaire. Le faire serait battre en brèche le riche travail abattu par Montesquieu. Cela dit, penchons nous maintenant sur le décret pris par Ouattara pour positionner «son petit». Le décret partiellement porté à la connaissance des Ivoiriens (cela se comprend) s'appuie sur les accords de Linas Marcoussis, pour aider Soro. Soro devient donc un candidat ex-cep-tion-nel comme Ouattara et Bédié.

Mais là encore, Ouattara est dans le faux parce que cet accord est ici inopérant. En effet, les modifications constitutionnelles souhaitées par Marcoussis  n'ont pu être effectives car les rebelles pro-Ouattara de Soro avaient refusé de déposer les armes, ce qui rendait impossible l'organisation d'un référendum. L'idée de référendum ici à tout son sens dans la mesure où l'article querellé exigeait, pour la validité de la modification, un référendum. Il s'agit de L'article 35 relatif aux conditions d'éligibilité du candidat aux élections présidentielles. Le caractère exceptionnel des candidatures de Bédié et Ouattara découle de l'accord de Pretoria et non de celui dit de Marcoussis. Toutefois, tentons de pénétrer la logique de Ouattara. Marcoussis n'a jamais indiqué que ses signataires devaient d'office être candidats à la présidence de l'Assemblée nationale. Seuls les signataires de l'accord étaient concernés et seulement aux élections présidentielles. Par ailleurs, notons que si Ouattara et Bédié sont devenus des candidats ex-cep-tion-nels, c'est simplement par l'exercice de «la dictature constitutionnelle» du président de la République dont la base légale réside dans l'article 48 de notre constitution. Dans son application, le président Laurent Gbagbo avait respecté toute la procédure. Que fait Ouattara ? Il s'autorise à prendre un décret pour faire bénéficier à Soro de circonstances exceptionnelles. Alors, sur quelles dispositions constitutionnelles Ouattara s'est-il appuyer pour prendre ce décret?  A l'évidence aucune. Le seul article que Ouattara pouvait utiliser est l'article 48. Là encore il y a problème car ce n'est pas un article bateau qui permettrait de faire n'importe quoi. Lisons ensemble : «Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le président de la république prend les mesures exceptionnelles exigées par les circonstances après consultation obligatoire du président de l'Assemblée nationale et de celui du Conseil constitutionnel. Il en informe la nation par message. L'Assemblée nationale se réunie de plein droit». Nous voyons clairement que les conditions liées au recours à l'article 48 ne sont pas cumulatives c'est-à-dire que l'une peut exister indépendamment de l'autre. Toutefois, le président se doit de consulter obligatoirement les présidents de l'Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, s'adresser à la nation et l'Assemblée nationale doit se réunir de plein droit. Ce sont donc des conditions très rigoureuses. Qui nous dira ici que les conditions exigées par la constitution sont réunies ? Même Maurice Hauriou ne réussira pas l'exercice.  Ouattara ne dit donc pas qu'il a utilisé l'article 48, il nous dit simplement que Soro  sera candidat à 39 au lieu de 40 ans. Silence ! Qu'elle est la base de sa décision? Motus ! Quelle est donc cette République où tout fonctionne comme si l'on se trouvait au marché d'Abobo? Même dans un micro Etat, de tels actes démentiels ne peuvent être posés.

En outre, il est opportun de noter que l'évocation des accords de Marcoussis pose problème. Le problème, c'est de savoir si cet accord régente encore la marche de la nation. Marcoussis est mort lui et tous les autres accords. Même ceux de Ouaga ont leur sépulture à l'Elysée, non loin du regard de Sarkozy. En effet, l'objectif pour lequel les rebelles du MPCI avaient pris les armes est atteint : Ouattara est au pouvoir. Alors pourquoi nous parler de façon incantatoire de Marcoussis et ses frères? Il apparait clairement que Ouattara veut faire de ces accords un vêtement de rechange chaque fois qu'il sera confronté à des difficultés majeures. Attention, le danger nous guette ! Pris dans tous les sens, ce décret est manifestement illégal. Son illégalité contamine l'élection de Soro. C'est donc dire que de Soro, il ne pourra sortir que des actes illégaux. Mais cela ne pose aucun problème tant que nous avons des adjuvants comme Bédié et  Wodié.

Bédié, Wodié, les adjuvants de la démence juridique

Henri Konan Bédié, celui sous l'autorité de qui Ouattara travaille (Cf discours de Ouattara lors l'investiture du candidat RHDP au deuxième tour des élections présidentielles de 2010) a offert la Côte d'Ivoire à la vindicte populaire. En effet, au nom de ses intérêts, il a engagé son parti le PDCI à rendre effective cette démence juridique. En sa qualité d'ancien chef d'Etat, il sait mieux que quiconque la valeur de la Constitution. N'est-ce pas lui qui, le 22 décembre 1999, a affirmé : «Un Etat de droit est un pays où les lois régulièrement votées par le parlement élu s'appliquent à tous. Cela est vrai des lois ordinaires, cela l'est plus encore des lois constitutionnelles»? A voir Bédié comme il agit actuellement, nous sommes tentés de dire que le respect des lois n'avaient de valeur à ses yeux que parce qu'il était président de la république. Il a déversé de l'eau bénite sur la dérive de Ouattara en déshonorant la Côte d'Ivoire contre le poste de Premier ministre, lequel peut être révoqué ad nutum. Si Ouattara a fait de Soro le président de l'Assemblée nationale, c'est bien avec la bénédiction de Bédié. N'ayant peut être plus rien à perdre, l'auteur de «Les chemins de ma vie»  a préféré s'accrocher au peu de privilèges qui lui reste, au mépris de l'intérêt du peuple ivoirien.

Quant à Wodié, le président du Conseil constitutionnel, nommé en violation de l'article 90 de notre Constitution, il garde un silence coupable. Son silence peut se comprendre dans la mesure où sa nomination est aussi illégale. Son expertise en droit a foutu le camp depuis qu'il travaille pour Alassane Ouattara, qu'il a qualifié d'«ivoirien de fraîche naissance» (in Institutions politiques et droit constitutionnelles en Côte d'Ivoire. PUCI, Juillet 1996, page 352). S'il ne peut se saisir des violations constantes de la Constitution, la morale et son rigorisme devraient l'aider à démissionner. Mais que non, il assiste tranquillement au viol de la loi fondamentale. Que dira t-il des lois qui émaneront de cette législature? Seront-elles régulières ? Franchement nous ne le croyons pas car, celui même qui dirigera l'institution n'a pas été élu selon les règles. Alors vu qu'une autorité illégale ne peut que sécréter des normes illégales, nous disons que Wodié et l'institution qu'il dirige n'ont plus rien à faire parce qu'ils n'auront pas l'occasion de vérifier la constitutionnalité de la loi. Wodié sera-t-il en harmonie avec lui-même lorsqu'il se tiendra auprès de Soro lors des cérémonies officielles? Dieu seul sait !

L'élection-plébiscite de Soro vient donc d'inscrire la Côte d'ivoire sur la liste des pays dont la simple évocation du nom fait sourire n'importe qui. Aujourd'hui, la démence juridique est telle que même les plus grands constitutionnalistes du monde avoueront leur finitude face au cas, objet de notre réflexion. Il n'y a donc pas de remède approprié.

Pauvre Côte d'Ivoire!


Par Alain Bouikalo, juriste consultant


Source: LE NOUVEAU COURRIER

SORO SE HISSE SUR LE PERCHOIR AVEC DES MOYENS ANTICONSTITUTIONNELS - TOUTES LES PREUVES D'UNE GIGANTESQUE IMPOSTURE



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Une junte militaro-civile qui cache mal son visage derrière le masque d'institutions sans fondement constitutionnel sérieux. C'est le visage qu'a montré hier la Côte d'Ivoire à la faveur du couronnement parlementaire ambigu de Guillaume Soro. L'homme pressé de la classe politique ivoirienne devient donc président de l'Assemblée nationale, donc numéro deux de l'Etat et chef de l'Etat par intérim en cas de vacance du pouvoir. Mais sa promotion est marquée du sceau de l'anti-constitutionnalité. Aucun analyste sérieux ne peut prétendre le contraire.

Ce que dit la Constitution sur le président de l'Assemblée nationale

En son article 65, la Loi fondamentale dit ceci : «Le Président de l'Assemblée nationale est élu pour la durée de la législature. Le Président de l'Assemblée nationale et le Premier Vice-Président sont soumis aux mêmes conditions d'éligibilité que le Président de la République». Des conditions d'éligibilité qui sont contenues dans l'article 35 de la Constitution en ces termes : «Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n'est rééligible qu'une fois. Le candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et de soixante-quinze ans au plus. (...)»

Né le 8 mai 1972, Guillaume Soro a 39 ans. Il n'est donc naturellement pas constitutionnellement éligible à la tête de l'Assemblée nationale ivoirienne. Les arguments prétendant qu'il est dans sa quarantième année ne sont pas valables. Cela reviendrait à dire que l'on peut voter avant son 18ème anniversaire si l'on est dans l'année de sa majorité, ou que l'on peut aller à la retraite l'année de ses 60 ans avant la date de son anniversaire. On n'a pas 40 ans avant son quarantième anniversaire. C'est aussi simple que cela. Au demeurant, si Soro remplit vraiment les conditions d'âge évoquées, pourquoi Alassane Ouattara s'est cru obligé de signer un décret permettant à tous les signataires des accords de Linas-Marcoussis de se présenter aussi au poste de président de l'Assemble nationale ?

Le décret de Ouattara est illégal : la preuve !

Alassane Ouattara a donc rédigé un décret pour permettre à Guillaume Soro d'être candidat exceptionnel à la présidence de l'Assemblée nationale, et de marcher ainsi sur les pas de son «mentor». Le problème est que ce décret est manifestement illégal. Un décret ne peut s'opposer à la Loi fondamentale. Dans ce cas, il est évidemment frappé d'inconstitutionnalité et doit, dans une République normale, être rejeté par le Conseil constitutionnel. Le malaise est évident. Et il est assez révélateur que l'intégralité de ce décret singulier n'ait pas été lue par le secrétaire général de la Présidence et n'ait pas été publiée au moins par Fraternité-Matin, le quotidien national.

L'on nous dit que la «dérogation» de Soro se fonde sur les accords de Linas-Marcoussis. Si ces accords ont préconisé une réforme constitutionnelle prévoyant, entre autres, que le président de la République - donc le président de l'Assemblée nationale - soit âgé d'au moins 35 ans - et non 40 ans -, cette réforme constitutionnelle n'a jamais été adoptée, notamment parce que le refus de désarmer de la rébellion empêchait tout référendum. Du coup, l'accord de Pretoria a réglé le problème de l'éligibilité, exclusivement pour la présidentielle de sortie de crise, par la parade de l'article 48 de la Constitution. Un article qui est très clair : «Lorsque les Institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacées d'une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exceptionnelles exigées par ces circonstances après consultation obligatoire du Président de l'Assemblée nationale et de celui du Conseil constitutionnel. Il en informe la Nation par message. L'Assemblée nationale se réunit de plein droit». Non seulement les conditions d'utilisation de l'article 48 ne sont plus réunies - le pays est réunifié et la question de l'élection de Soro ne met pas en péril les engagements internationaux du pays, pas plus qu'elle menace le fonctionnement normal des institutions -, mais en plus la procédure très précise évoquée par la Constitution n'a pas été suivie.

Nous ne sommes plus en République

N'ayons pas peur des mots. La Constitution de la Deuxième République de Côte d'Ivoire a été tellement violée qu'il est légitime de penser que nous ne sommes désormais plus en République. La prestation de serment de Ouattara ne respectait pas la Constitution. La nomination de Francis Wodié, président du Conseil constitutionnel, s'est faite en violation de la Loi fondamentale. Guillaume Soro se hisse sur le perchoir aujourd'hui en dehors de toute règle de droit. L'exécutif, le législatif et le judiciaire sont donc illégitimes si l'on s'en tient aux textes. La Côte d'Ivoire n'a pas le choix. Elle doit passer à la Troisième République. Mais comment le faire alors que l'Etat RDR qui se met en place ne se distingue pas par son ambition en termes de construction démocratique à long terme ? D'ores et déjà une question se pose : inéligible pour la prochaine présidentielle, Alassane Ouattara, qui ne répond pas à tous les critères de l'article 35, se soumettra-t-il à un périlleux référendum populaire visant à «normaliser» sa prochaine candidature, et qui pourrait se résumer à un référendum pour ou contre sa personne ? Ou alors procèdera-t-il avec la désinvolture qui caractérise aujourd'hui le rapport de son régime au droit ? Qui vivra verra.

 

Philippe Brou

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER