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mardi, 05 mars 2013

OBIANG NGUEMA: «L'INGERENCE DE LA FRANCE ET DE L'ONU EN COTE D'IVOIRE A CREE UN MAUVAIS PRECEDENT»

 

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INTERVIEW DU PRESIDENT DE LA GUINEE EQUATORIALE, OBIANG NGUEMA BASOGO

 

Dans une interview exclusive au magazine Panafricain Africawatch, le président Equato-Guinéen Obiang Nguema Basogo dénonce de manière véhémente l’intervention de la France et de l’ONU dans les conflits ivoirien et libyen. Président en exercice de l’Union Africaine au moment des faits, le Président Obiang s’insurge contre l’internationalisation du conflit par la France qui avant même les élections en Cote d’ivoire avait clairement choisi son camp.



Q: Vous étiez le président de l'Union Africaine de Janvier 2011 à Janvier 2012. Il y a eu plusieurs événements importants au cours de cette période, y compris la famine en Afrique de l'Est, le printemps arabe en Tunisie, Égypte et Libye, et une guerre civile en Côte d'Ivoire. Cela semble avoir été un agenda chargé pour juste sur un année au pouvoir. Comment avez-vous managé dans ces situations difficiles?

R: Eh bien, c'était vraiment une période difficile. J'ai fait face à beaucoup de problèmes au cours de mon mandat en tant que président de l'UA, donc je ne sais pas quoi dire. Était-ce la volonté de Dieu pour moi d'être le président de l'UA à ce moment précis pour faire face à tous ces conflits et ces problèmes? Ou était-ce juste une malchance? Je ne sais pas. Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai travaillé très dur pour essayer d'apporter la paix à tous les endroits ou il y avait des conflits, et en Afrique en général.
 
En ce qui concerne les cas de la Tunisie et  de l’Egypte que vous avez mentionnés, je pense que c'était des questions internes que les gens de ces pays voulaient mettre à l'attention de leurs gouvernements et des présidents. Et il n'y avait pas grand-chose qu'on pourrait faire ou dire à leur sujet au niveau de l'UA ou international. À propos de la Côte d'Ivoire et de la Libye, c'était une autre paire de manches. On peut clairement dire que les deux conflits ont échappé à notre contrôle à cause de l'ingérence extérieure dans les deux pays.
 
En Côte d'Ivoire, par exemple, quand j'étais président de l'UA, j'ai parlé et j'ai réussi à convaincre l'ancien président Laurent Gbagbo à démissionner du pouvoir et il a accepté de le faire, j'ai aussi essayé de convaincre l'autre partie à accepter la négociation avec Gbagbo parce qu'il avait accepté de démissionner, mais l'ingérence extérieure n'a pas donné vraiment le temps à Gbagbo de démissionner ou de s'engager dans des négociations avec l'autre partie.
 
En fait, le problème ivoirien n'était pas vraiment un problème au début, il s'agissait d'un malentendu. Les gens sont allés à une élection et il y avait un malentendu sur le gagnant. En fait, cela me surprend qu'à partir de ce malentendu est né un énorme conflit qui s'est aggravé au niveau que nous avons vu.

Q: Qu'est ce qui à votre avis a provoqué l'escalade?

R: Je crois que c'était l'ingérence de pays étrangers, des Nations Unies et de tous les organismes, qui ont vraiment aggravé le conflit en Côte d'Ivoire. Je me suis demandé pourquoi les Nations Unies, une institution de la paix fondée pour favoriser la paix dans le monde, a pris parti dans un conflit interne et créée l'escalade à l'aide de ses troupes qui sont intervenues, ont même combattu, pour une partie au conflit.
 
Pourquoi n'a-t-elle pas dit: "Eh bien, nous savons que la France s'est impliqué jusqu'au cou dans ce conflit, elle a utilisé ses troupes et s'est battu pour un camp dans le conflit avant les élections, et beaucoup de personnes sont mortes. En tant que tel, la France n'est plus un arbitre impartial en Côte d'Ivoire. Elle devait donc se mettre à l'écart et donner la place à des pays neutres acceptés par les deux parties pour vraiment aider à trouver une solution acceptable en Côte d'Ivoire".
 
Mais non. L'ONU, elle-même, sous l'influence des pays occidentaux au sein du Conseil de sécurité, a déployé ses troupes en tandem avec la France pour attaquer Laurent Gbagbo, le traquer dans le bunker présidentiel, et l'humilier, lui , sa femme et sa famille devant la télévision internationale. Oui, ils l'ont défilé devant la télévision internationale. Cela, pour moi, restera à jamais l'un des points les plus bas, les jours sombres, même des Nations Unies. Pourquoi l'ONU a décidé de descendre si bas dans un conflit international me tourmente. Et beaucoup de gens sont morts en Côte d'Ivoire en raison de l'ingérence extérieure. Ils n'ont vraiment fait qu'aggraver le problème.

Q: En ce qui concerne l'UA, pouvait-elle ou devait-elle intervenir?

R: Je crois qu'il était possible à l'UA de trouver une solution, parce que, en tant président de l'UA, j'ai demandé à la communauté internationale de permettre à l'Union africaine de trouver une solution en Côte d'Ivoire. Je leur ai dit que c'était une opportunité pour l'Union africaine et les Africains, pour résoudre le problème. C'était un problème africain qui avait besoin d'une solution africaine.
 
Mais ils n'ont pas écouté. Pour eux, il était trop tard, car ils avaient déjà pris la décision d'intervenir et d'utiliser leurs troupes contre Gbagbo, de le retirer de pouvoir au profit de l'autre partie. Ainsi, contrairement à la Tunisie et l'Egypte, ce n'était pas le peuple de Côte d'Ivoire qui a enlevé Gbagbo du pouvoir. Ce sont les Français et les troupes de l'ONU qui l'ont fait. Ce n'était même pas l'armée ivoirienne qui l'a enlevé. Ce sont les français et les troupes de l'ONU, des troupes étrangères.

Q: Pourquoi exactement la France et les Nations Unies ont-elles joué ces rôles importants dans ces conflits africains?

R: la France a joué un rôle clé dans le conflit ivoirien parce que la France avait promis de donner le pouvoir à l'autre partie. Mais elle n'allait pas le faire par les urnes ou les négociations, elle avait l'intention d'utiliser l'armée française. Et c'est exactement ce qu'elle a fait. Et quelque soit ce que nous disions en tant que dirigeants de l'Afrique, siégeant à l'Union africaine, n'avait pas d'importance pour eux.
 
En Libye, le conflit a aussi commencé comme une affaire interne, comme ce qui s'est passé en Egypte et en Tunisie, mais il a fini dans une rébellion parrainée par les pays étrangers. Tout à coup, les rebelles de l'Est, qui n'avait pas de fusils, ont reçu des armes envoyées par des pays étrangers pour lutter contre le gouvernement du colonel Mouammar Kadhafi, qui avait contribué à la création de l'Union africaine, et a soutenu l'organisation de quelque manière qu'il le pouvait.
 
Dans tous les pays, si un gouvernement est attaqué par des rebelles armés, le gouvernement a le droit de se défendre par le déploiement de son armée. C'est inscrit dans le droit international. Et c'est exactement ce que le gouvernement de Kadhafi a tenté de faire.
 
En Tunisie et en Egypte, le peuple s'est levé pour exiger un changement de gouvernement sans utiliser les armes. En Libye, c'était différent. La soi-disant armée rebelle dans l'est de la Libye a soudainement obtenu des armes en provenance de pays étrangers et les ont utilisées pour attaquer le gouvernement de Kadhafi.
 
On peut donc comprendre ce que Kadhafi a essayé de faire pour se défendre et défendre la souveraineté de son pays. Même si c'était un cas évident d'un gouvernement qui se défend contre l'agression rebelle, contre les rebelles financés et armés par des pays étrangers, les mêmes pays étrangers se sont cachés derrière l'OTAN pour bombarder et de détruire l'armée de Kadhafi et neutraliser sa capacité de se défendre et défendre son pays.
 
Ces mêmes pays étrangers ont à nouveau utilisé les Nations Unies pour imposer une «zone d'exclusion aérienne» sur la Libye. Alors, vraiment, les mains et les pieds de Kadhafi étaient attachés par l'ingérence internationale qui a joué un rôle clé dans le conflit libyen, contrairement aux soulèvements en Tunisie et en Egypte, qui ont été autorisés à être des questions purement internes à résoudre par les peuples de ces deux pays, et non par des puissances étrangères.
 
On peut donc distinguer entre les soulèvements en Egypte et en Tunisie, d'une part, et les conflits en Côte d'Ivoire et la Libye, d'autre part. Les deux premiers étaient des questions internes qui ont été régler par les peuples de ces pays eux-mêmes, tandis que la Côte d'Ivoire et en Libye ont connus des interférences internationales qui n'ont fait qu'empirer les choses.
 
Pour cette raison, nous pensons que les Nations Unies, une institution de la paix, ne devrait pas avoir joué le genre de rôle qu'elle a joué en aidant les puissances étrangères à intervenir en Côte d'Ivoire et en Libye. Ce n'était pas pour cela que l'ONU a été créé. Elle a créé un mauvais précédent dans le monde.

 

Source: TELEDIASPORA.NET

mardi, 17 juillet 2012

OUATTARA SUR DES BRAISES: APRES LE PPTE, COUP D'ENVOI DE LA FRONDE SOCIALE

 

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Enseignement secondaire: 9 syndicats lancent un ultimatum au pouvoir

 

Le pouvoir a jusqu’à la fin de ce mois de juillet 2012 pour payer aux enseignants du secondaire général et technique la seconde moitié des effets financiers du reclassement et des arriérés dû à ce reclassement depuis novembre 2009. Ce, conformément aux engagements pris par l’Etat en 2009.


C’est l’ultimatum lancé, samedi dernier, à Yopougon par le Mouvement des syndicats de l’enseignement secondaire général et technique (Msesgt). Une structure syndicale qui comprend neuf syndicats. Les responsables de ce mouvement ont appelé tous les enseignants à rester mobilisés. «Les enseignants du secondaire général et technique de Côte d’Ivoire ont fait leur part de sacrifices. A l’Etat de Côte d’Ivoire d’honorer les siens envers les enseignants. L’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) est désormais une réalité pour notre pays. Ce résultat a pu être atteint grâce à l’effort de tous. Nos gouvernants d’une part et les travailleurs d’autre part qui ont accepté de consentir de nombreux sacrifices pour la reconstruction de notre pays» a indiqué le porte-parole de ce mouvement, Jean Yves Koutouan Abonga.

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Cette revendication sociale du Msesgt intervient trois jours après la sortie publique de la Confédération des syndicats de fonctionnaires de Côte d’Ivoire (Cosyfoci). Une confédération qui regroupe 40 syndicats et qui exige également le paiement de la seconde moitié des effets financiers du reclassement et des arriérés. Depuis l’annonce du point d’achèvement PPTE par le gouvernement, les syndicats de fonctionnaires mettent la pression sur ce régime afin que les engagements de l’Etat soient tenus. Les jours à venir s’annoncent très chauds puisque selon des sources dignes de foi, une nouvelle hausse de salaires à la Fonction publique n’est vraiment pas la priorité du gouvernement.

Des remous sociaux ne sont pas à exclure d’autant plus que les syndicats tiennent absolument à ces augmentations de salaires. Ils n’entendent pas lâcher prise.


Charles Bédé, in le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 16 juillet 2012


SourceTELEDIASPORA.NET

samedi, 19 février 2011

VIDEO INEDITE: LA VERITE SUR LA FERMETURE DES BANQUES EN COTE D'IVOIRE

Vidéo inédite:


La vérité sur la fermeture des banques en Côte d'Ivoire


Le Ministre ivoirien délégué au Budget, Justin Koné Katinan

dans cette vidéo éclaire la communauté nationale et internationale

sur la fermeture de certaines banques en C.I.


Pourquoi l'Etat a t-il nationalisé la SGBCI et la BICICI?
La CI sort elle de l'UEMOA?
Le salaire des fonctionnaires?
Vers la création d'une monnaie ivoirienne?

Visualiser le débat

cmrci

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Copyright © Fév. 2011

samedi, 29 janvier 2011

CRISE IVOIRIENNE - LES CAMEROUNAIS SE PRONONCENT (2): VIDEOS INEDITES

Les camerounais au sujet de la crise post-électorale en CI (2).


L'avis des Africains compte dans la crise post-électorale Ivoirienne. Cette vidéo illustre bien le sentiment des Camerounais

face à cette crise.

Cliquez sur les liens ci-dessous pour la visualiser

1ère Partie: Lien1 / Lien2

2ème Partie: Lien1 / Lien2

cmrci

Copyright © Janv. 2011

samedi, 22 janvier 2011

LES CAMEROUNAIS SE PRONONCENT SUR LA CRISE IVOIRIENNE

Les camerounais au sujet de la crise post-électorale en CI.

 

L'avis des Africains compte dans la crise post-électorale Ivoirienne. Cette vidéo illustre bien le sentiment des Camerounais

face à cette crise.

Cliquez sur l'image pour la visualiser

cmrci


Copyright © Janv. 2011