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mercredi, 17 juillet 2013

FRANCE - DES ASSOCIATIONS DENONCENT UN DEFILE NEOCOLONIAL LE 14 JUILLET

 

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Réunis à l’occasion d’une conférence tenue à Paris le 11 juin dernier, des militants de l’association Survie, de Sortir du Colonialisme et un activiste tchadien ont dénoncé l’organisation par la France le 14 juillet d’un défilé sur les Champs-Élysées mettant à l’honneur des troupes françaises et tchadiennes mobilisées dans la guerre au Mali.


« Ce défilé donne un parfum de victoire à une opération militaire qui est loin de pouvoir être présentée ainsi étant donné les nombreuses zones d’ombre qui l’entourent et les incertitudes qui demeurent sur son issue » a déclaré Fabrice Tarrit, Président de l’association Survie, rappelant que la France était probablement le pays le moins légitime pour intervenir au Mali, du fait de son passif historique dans la sous-région et de la succession d’interventions militaires qu’elle y a mené depuis 50 ans, contribuant à sa déstabilisation. Une publication de l’association, intitulée « La France en guerre au Mali : enjeux et zones d’ombre » apporte de nombreux éclairages sur ces aspects qui ont été jusque-là peu développés dans les médias.

Pour le Président de Survie, « sous couvert de mobilisation en faveur de la démocratie et des droits de l’Homme, cette intervention sert clairement les intérêts politiques, économiques et militaires de la France au Mali. Un parallèle peut être dressé avec le défilé organisé par Nicolas Sarkozy en 2010, année de commémoration du cinquantenaire des indépendances africaines, en présence de 10 chefs d’État africains. François Hollande perpétue cette politique, en prenant l’initiative sur des dossiers qui concernent avant tout les africains, en s’entourant d’un aréopage de chefs d’État et dictateurs alliés et en vantant l’ingérence militaire française sur le continent. »

« Cette intervention marque un échec », a renchéri David Mauger, lui aussi membre de Survie, « l’échec du multilatéralisme, tant il est flagrant que la France, concernant le Mali, a tenu le stylo pour toutes les initiatives, toutes les résolutions de l’ONU, qu’elle a dû constater l’incapacité opérationnelle des forces africaines de la Cedeao qu’elle est supposée renforcer depuis des décennies, et que par ailleurs elle n’a trouvé aucun partenaire pour intervenir au niveau de l’OTAN, peinant même à obtenir des soutiens européens à la mission de formation EUTM ». « Nous assistons à un retour du bilatéral entre la France et l’Afrique », a-t-il ajouté.

Ce retour du bilatéralisme est visible concernant la mobilisation des troupes tchadiennes au Mali, qui a fait l’objet de tractations diplomatiques entre la France et le Tchad, pays dirigé par le dictateur Idriss Déby et dont les forces armées sont réputées pour leurs violations des droits de l’homme et le recrutement d’enfants soldats. « La société civile tchadienne, est la victime principale de cette intervention militaire française appuyée par le Tchad » a relevé Abdelkerim Yacoub Koundougoumi, soulignant la vague de répression qui a suivi ce début de retour en grâce de Déby sur le plan diplomatique, donnant lieu à de très faibles réprobations, de la France en particulier. « Je suis choqué et déçu que les troupes tchadiennes soient mobilisées pour défendre la liberté et la démocratie dans un pays étranger alors qu’elles les refusent à leur propre peuple », Le militant tchadien en a profité pour lancer un appel de soutien à Makaila Nguebla, blogueur poursuivi par le régime tchadien jusqu’au Sénégal, dont il a été récemment expulsé, actuellement en attente d’un visa pour la France.

Le porte-parole de Sortir du Colonialisme, Patrick Farbiaz a appuyé cette demande et exprimé sa préoccupation à propos du refus de visa subi récemment par l’écrivaine malienne Aminata Traoré, jusque-là considérée en France comme une interlocutrice de poids, mais victime de son discours discordant sur l’intervention militaire française.

Le mouvement Sortir du Colonialisme, qui a émis en février un appel intitulé « Mali : la politique de la canonnière n’est pas une solution » voit dans ce défilé du 14 juillet une relégitimation de l’ordre colonial, à travers la mise en scène d’une armée française intervenant en Afrique, de troupes africaines lavées de tout soupçon d’exactions, et plus globalement d’une Françafrique qui a adopté un nouveau look tout en restant dans le giron de l’Élysée, de l’Etat-major et des entreprises françaises. Le nouveau Livre Blanc de la Défense, redonne une légitimité d’intervention militaire française en Afrique, cautionnant cette « stratégie du gendarme ».

Ce défilé intervient en effet à mi-chemin entre deux dates importantes. Le lancement le 1er juillet de la MINUSMA, la mission onusienne censée prendre le relais de Serval pour « pacifier » le pays, au sein de laquelle la France conserve un rôle de commandement, disposant par ailleurs de sa propres force « parallèle » d’intervention. D’autre part la date prévue du premier tour de la Présidentielle malienne, le 28 juillet, date imposée par la France, qui avait menacé d’être « intraitable » selon les propres mots de François Hollande, alors que les conditions d’organisation de l’élection sont bien loin d’être réunies. A la veille de ce scrutin, alors que la France est très investie dans la course aux marchés pour la reconstruction du Mali, qu’elle engrange peu à peu, il y a fort à redouter que le régime qui sera issu de ce processus peine à conquérir une vraie légitimité, continuant ainsi à laisser la part belle à ceux qui, comme la France, ont décidé de maintenir le pays sous tutelle.

Les représentants de l’association Survie, en conclusion de la conférence de presse ont tenu à dénoncer le rôle autoproclamé de gendarme de l’Afrique que la France s’est octroyé au Mali et condamné l’ingérence politique, diplomatique et militaire dont elle a fait preuve depuis le déclenchement de la crise malienne, appelant à un départ des troupes françaises du pays et plus globalement du continent africain.

Un appel à la vigilance et à la mobilisation citoyenne a également été lancé en prévision de l’organisation à Paris les 5 et 6 décembre d’une conférence internationale consacrée à la sécurité en Afrique, initiative pilotée par la France et qui s’apparente à une nouvelle version des Sommets France-Afrique dont les prédécesseurs de François Hollande ont tous usé pour rassembler la « famille françafricaine ».

 

Survie.org


Source: TSIMOKI GASIKARA

vendredi, 11 mars 2011

CARGAISON D'ARMES SAISIES AU CAMEROUN: LE NOM D'ALASSANE OUATTARA CITE



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In Le Nouveau Courrier N°225 du 11 Mars 2011

 

Des informations issues des interrogatoires attestent que le nom de l'opposant ivoirien aurait été cité par le monsieur d'origine libanaise venu s'enquérir de la situation sur place afin d'entamer les négociations.


Hier mercredi 9 mars 2011, en fin d'après midi, Le Messager a appris de sources sécuritaires proches de la légion de gendarmerie de l'Est qu'un homme de nationalité libanaise dont l'identité ne nous pas été communiquée, se serait présenté nuitamment aux chauffeurs tchadiens des quinze camions contenant les trente containers estampillés Onu et fortement soupçonnés de contenir des armes de guerre, pour les convaincre de prendre la poudre d'escampette avec le délicat convoi en direction de Douala. Selon nos sources, il était prévu que lesdits chauffeurs quittent Bertoua à minuit dans la nuit du mardi 8 mars non sans avoir déjoué la vigilance des gendarmes préposés à leur surveillance. Mais, prévenus contre une telle éventualité, les gendarmes de Bertoua auraient tout de suite éventré " ce plan de guerre ".

Et le mystérieux Libanais qui, dit-on, venait de Douala, aurait alors quitté Bertoua précipitamment au moment où les pandores s'apprêtaient à lui mettre le grappin dessus afin de procéder à son identification et l'interroger sur les mobiles de sa démarche. Ainsi hier mercredi, jusqu'au moment où nous mettions sous presses, les nouvelles qui nous parvenaient de Bertoua indiquaient que le convoi des quinze camions semi-remorques avec leurs trente containers suspects étaient toujours parqués à la légion de gendarmerie de l'Est, sous la vigilance des gendarmes. Le Messager a aussi appris des sources proches du ministère de la Défense, que ces containers n'avaient toujours pas été ouverts, la présidence de la République n'ayant toujours pas donné d'ordre à ce propos.

Toutefois, des indiscrétions en provenance des milieux proches du pouvoir de Yaoundé affirment qu'il s'agit " d'une affaire de haute sécurité qui préoccupe au plus haut niveau le chef de l'Etat. Dans la mesure où s'il s'agit effectivement des armes de guerre, à savoir des kalachnikov, des fusils d'assaut légers, et des lances roquettes, comme le laissent croire les premiers éléments de l'enquête, il s'agirait d'une affaire très grave. Vous savez que les containers en question viennent du Tchad, un pays voisin et frère et sont estampillés Nations Unies. Ce n'est pas une affaire simple à gérer, il faut le croire ". Selon nos sources, l'affaire préoccupe au plus haut point le pouvoir de Yaoundé dont le silence actuel pourrait être le signe visible d'un embarras. Parce que l'histoire pourrait conduire à une crise diplomatique non seulement entre le Cameroun et le Tchad mais aussi entre notre pays et l'Onu ou la Côte d'Ivoire. De sources bien introduites, que ce soit à la présidence de la République ou ministère des Relations extérieures l'on s'étonne que le Tchad, dont le président Idriss Deby Itno fait partie du panel des chefs d'Etats membres de l'Union africaine chargé de trouver une solution diplomatique à la crise postélectorale ivoirienne, ait fait convoyer des containers suspects en passant par le Cameroun, sans en avertir les autorités camerounaises. " Il y a quelque chose qui sent mauvais dans cette situation. Le président tchadien entretient de bonnes relations avec le président Paul Biya. La météo entre N'djamena et Yaoundé est sans nuage. Qu'est-ce qui peut expliquer une telle cachotterie " ? s'interroge un cadre du Minrex.

Il est évident qu'il s'agit d'une situation de grosse tension en ce moment au sommet de l'Etat camerounais où le silence reste, pour le moment, de rigueur. Aux dernières nouvelles, nous apprenions qu'une partie du convoi serait parti de Bertoua la nuit dernière pour Yaoundé sous escorte de la gendarmerie.

Selon les premières informations diffusées par le Messager, il s'agissait d'un convoi de plus de 15 véhicules gros porteurs transportant chacun deux conteneurs. Mais selon les dernières informations de la gendarmerie camerounaise il s'agirait de plus de 35 véhicules gros porteurs regroupés autour de la légion de gendarmerie (voir photos ci dessus) et siège régional du Groupement Mobile d'Intervention (GMI).

D'autres informations issues des interrogatoires attestent que le nom de le Sieur Alassane Ouattara aurait été cité par le monsieur d'origine libanaise venu s'enquérir de la situation sur place afin d'entamer les négociations. Même si l'issue de ces négociations n'a pas été révélée, le correspondant de cameroonvoice sur place à Bertoua a pu constater qu'une partie du convoi a pris la route à destination de Douala sous forte escorte de la gendarmerie camerounaise. D'après les indiscrétions des chauffeurs qui avaient pris des chambres dans une auberge proche de la légion de gendarmerie, ils quitteront ce 10 mars à 7h 00 pour Douala. Notre source sur place a pu néanmoins noter quelques plaques immatriculation:18S2408A, 18S2411A, 18S2409A, CESR8553A, T8S1402A, 18S2337. Nous y reviendrons.


 

In Le messager - Cameroonvoice


Source : LE NOUVEAU COURRIER

vendredi, 31 décembre 2010

LES OBSTACLES A LA REALISATION DU PROJET DE DESTABILISATION DE LA COTE D'IVOIRE


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In Le Nouveau Courrier N°166 du 30 Décembre 2010 par Allangomadji Hony, Tchadien vivant en Côte d'Ivoire


Nous l'avions déjà affirmé en décembre 2004 dans les pages de nos confrères de Le Courrier d'Abidjan de l'époque et Le Temps.


Notre intervention ici n'a rien de politique. C'est une lecture historique des faits. Nous avions donné les raisons en son temps, pourquoi cette transposition de l'opération Epervier au bord de la lagune Ebrié avec un nom qui tue le symbole de l'Etat de Côte d'Ivoire, ne peut réussir.

Mais il se trouve que rien ne semble marcher comme prévu par le plan. En effet, lorsque la France dirigeante de l'Elysée programme une rébellion qui a pour objectif d'enlever du pouvoir un président choisi par le peuple, comme c'est le cas pour le président Laurent Gbagbo actuellement, elle met tout en œuvre mais ne prévoit jamais de plan B. Elle est d'autant plus sûre d'elle dans sa programmation, que ses expériences du Tchad, du Congo, du Rwanda, de Centrafrique ne lui avaient jamais requis la nécessité de prévoir un second plan au cas où....Jamais, la France n'avait prévu qu'il y aurait une résistance en Côte d'Ivoire lorsqu'elle préparait l'opération Licorne, qui ressemble étrangement aux autres opérations aux mêmes intentions comme les opérations : Turquoise au Rwanda, Baracuda dont une poignée de soldats de l'armée française a renversé Bokassa, et surtout l'opération Epervier réussie au Tchad en 1980, soit 15 années après le début de la rébellion dans ce pays.

En effet, depuis le choix de la force dite impartiale ou d'interposition, jusqu'à celui du premier ministre (chef rebelle), en passant par l'abandon de position des forces impartiales - abandon qui devait permettre aux rebelles d'avancer vers la zone sous contrôle gouvernemental - toutes les étapes de l'opération Licorne ont coïncidé avec celles de l'opération épervier, sauf une : la présence dans la capitale Abidjan, des combattants rebelles avec leurs armes. Au Tchad, deux (2) armées aux intentions opposées ont fait subir durant six (6) mois, des atrocités aux paisibles populations de N'Djamena. Ce fut la période durant laquelle les armes ont été distribuées aux lycéens, collégiens et universitaires.

En Côte d' Ivoire, le plan n'avait pas prévu que les parrains (Licorne et ONUCI) arment des fauteurs de troubles qui ont infiltré Abidjan depuis les accords de Ouagadougou ou qui étaient sur place. Dommage. Le parrain n'a pas eu ce temps, et surtout, que l'unification des forces armées s'est faite, pas comme les rebelles le voudraient ; et mieux, le désarmement qu'ils ont refusé est en train de se faire progressivement...

Ces ingrédients qui ont fait défaut à l'Elysée dans son opération en Côte d'Ivoire, empêchant sa réussite.

1. La carte ethnique. C'est la carte mère des opérations françaises dans les conflits qu'elle crée dans ses ex colonies. Elle est la résultante de la balkanisation de l'Afrique faite à Berlin en 1884-85 qui a fait des Etats aux frontières artificielles, avec des civilisations morcelées et suspendues sur ces frontières - la même au Nord et au Sud, de même qu'à l'Est et à l'Ouest, et qui se sentent systématiquement concernées lorsqu'il y a un conflit sur l'une ou l'autre frontière. Cette carte a bien fonctionné au Rwanda parce qu'il n'y a que deux ethnies dans ce pays. Le calcul est facile. Le plan consistait à opposer la majorité à la minorité en faisant croire à cette dernière qu'elle est marginalisée ou exclue.

2. La carte religieuse. Elle est difficilement manipulable mais elle marche bien lorsque la géographie religieuse s'y prête comme ce fut le cas au Tchad. Ce cas est typique. Pour ceux qui ne le savent pas, lorsque vous voyagez du sud au nord du Tchad, vous vous rendez compte qu'il y a exactement deux grands peuples opposés à tous égards : depuis les habitudes vestimentaires, en passant par la langue et la culture dans son ensemble, il est très facile de distinguer un Tchadien du nord a priori musulman de celui du sud, chrétien. Ce qui fausse toutes les données de l'identification, c'est qu'il est difficile de distinguer un Mahamat tchadien d'un Mahamat soudanais ou libyen, ou même d'un Sani ou d'un Ibrahim nigerian ou nigerien d'un Sani ou d'un Ibrahim tchadien. Il est aussi vrai qu'on ne peut distinguer facilement trois Coulibaly du Mali, de la Guinée ou de la Côte d'Ivoire.

Cependant, nous allons voir pourquoi cette carte ne peut fonctionner dans ce pays qui a une longue tradition d'accueil.

Nous appuyant sur nos connaissances de ce peuple, nous pouvons affirmer, sans risque de nous tromper que l'Ivoirien, de façon générale éprouve une fierté à accueillir chez lui, celui qui vient d'ailleurs. Ainsi donc, le qualificatif ''xénophobe'' est méchamment attribué aux Ivoiriens. Nous savons par ailleurs que le monde entier se trouve en Côte d'Ivoire.

Les alliances interethniques ou parentés à plaisanterie : une valeur culturelle sûre en Côte d'Ivoire.

La Côte d'Ivoire, en tant que peuple, a une longue et riche expérience en matière de tolérance et de règlement de conflit entre groupes ou entre individus. Observons au quotidien les Ivoiriens pour nous rendre compte que ce peuple possède une capacité extraordinaire à gérer les conflits latents ou ouverts. Nous en voulons pour preuve le recours systématique aux alliances interethniques, cette pratique ancestrale, également appelée ''parentés à plaisanterie'', qui apaise de nombreuses situations de conflits entre les Ivoiriens. J'ai encore en mémoire mes souvenirs de nouvel arrivant en Côte d'Ivoire dans les années 80s quand mon frère qui s'y trouvait avant moi me disait : ''ici, on ne se bat pas.'' On pouvait voir des gens s'insulter, se cracher dessus, ou même s'empoigner, mais aucun des belligérants ne prenait l'initiative de porter la main à l'autre.

C'était beau tout cela. Sans risque de nous tromper, ceux qui créent des situations de conflits violents ne sont pas des Ivoiriens. ...Le vrai Ivoirien, pour éviter qu'un conflit latent ne devienne ouvert, évoque le Toukpê. Dès lors que l'un des antagonistes évoque cette alliance dont très souvent, les parties en conflits ne connaissent pas les circonstances historiques de leur existence, toute probabilité d'éclatement est écartée. Vous conviendrez avec moi que beaucoup d'ethnies ensemble, c'est une force. Et nous pouvons aisément comprendre la minutie avec laquelle la balkanisation de l'Afrique avait été faite...

Enfin, les Ivoiriens semblent être les seuls peuples en Afrique, ayant cette magie de transformer les situations dramatiques en faits banales, afin de les subir moins. C'est une grandeur d'esprit que peu de peuple au monde ont. Pourquoi les Nations Unies dont la Côte d'Ivoire est membre à part entière, peut-elle se permettre de mettre en cause une décision issue de la loi fondamentale, que cette organisation dite internationale reconnaît comme étant au dessus de ses textes, quels que internationaux soient-ils ?

Si un texte des Nations Unies passe avant une constitution, ce sera la preuve que les actes de l'ONU dans le monde sont des actes de terrorisme, et il n'y a pas d'autres termes pour le désigner. Ce sont les Etats qui font l'ONU, et non pas le contraire. Résistant, reste serein, ton combat est noble. Nous voyons bien que cette crise ne dure que par la volonté manifeste de ses commanditaires qui continuent de tirer sur la ficelle. Mais cette fois-ci, ils ont touché à la loi fondamentale que l'ONU est pourtant tenue de respecter. Cette forme d'agression ne laissera personne indifférent en Afrique. Ne l'oublions jamais : la liberté ne se négocie pas, elle s'arrache.

 

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

samedi, 18 décembre 2010

DECLARATION DE L'ACTUS/PRPE (PARTI POLITIQUE TCHADIEN) SUR LA SITUATION EN COTE D'IVOIRE

 

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Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum, Secrétaire Général de l'ACTUS/PRPE


COTE D'IVOIRE: POURQUOI LA FRANCE VEUT-ELLE ABATTRE LE PRESIDENT INSOUMIS, LAURENT GBAGBO ?


L'ACTUS/prpe (Action Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme / Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique, E-mail : actus-prpe@club-internet.fr) suit avec une attention particulière l'évolution de la situation politique en Côte-d'Ivoire depuis le coup d'état avorté de l'impérialisme français en 2002 contre le Président Laurent Gbagbo.

L'échec du putsch d'alors était du au soutien massif, populaire et notamment à celui des jeunes patriotes dirigés par Charles Blé Goudé, qui ont bravé les troupes françaises basées dans le pays.

La partition de facto du pays en deux : le Nord sous contrôle des putschistes et le Sud sous administration légitime et légale du Président Laurent Gbagbo.

Dix années plus tard, la rancoeur tenace de l'impérialisme international et français en particulier, est revenue à la charge afin d'imposer à la présidence de Côte-d'Ivoire, leur poulain, en l'occurrence Monsieur Alassane Dramane Ouattara (surnommé ADO par ses partisans) après le deuxième tour de l'élection présidentielle du 28 novembre 2008.

Si les prétendus démocrates en occident et si les membres de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) étaient impartiaux et soucieux d'instaurer une véritable démocratie en Côte d'Ivoire, alors comment expliquer leurs criminelles accointances avec les putschistes du Nord depuis septembre 2002 en refusant de les désarmer avant les élections ? Dans ces conditions surréalistes, comment pourrait-on avoir une ombre de doute que les élections dans la partie septentrionale du pays serait opaque, falsifiée et irrégulière ?

Cette connivence de la France et de l'Onuci avec les putschistes du nord, préparerait déjà l'opinion internationale à ce coup d'état « démocratique et institutionnel » de la Commission Electorale Indépendante (CEI) qui voudrait imposer illégalement et illégitimement ADO, Président de la République de Côte d'Ivoire.

Pourquoi les Africains doivent-ils continuer à être humiliés en acceptant les coups d'états permanents de l'impérialisme français, la Françafrique 50 ans après les indépendances nominales? Force n'est-il pas de constater que les criminels dictateurs à l'instar du tyran Déby au Tchad, soutenus par la France sont imposés aux peuples ?

Ces despotes du pré carré français d'Afrique sont au pouvoir depuis au moins 20 ans pour chacun d'eux, par la volonté impériale de la France. En revanche, elle vilipende les dirigeants ou candidats africains insoumis ou progressistes, soutenus par les peuples.

La nouvelle stratégie de l'hexagone consisterait à appeler en renfort l'ONU afin de procéder au sacre de leur valet, ADO. C'est le cas de la Côte-d'Ivoire ces derniers jours où le cynisme, et la forfaiture du droit de la force de l'impérialisme prime sur la force du droit national et international. 50 ans après les indépendances africaines, le néocolonialisme français n'a pas perdu de sa vigueur d'antan. Il a repris le haut du pavé.

Ce qui se passe en Côte-d'Ivoire est inédit, injuste, humiliant, déshonorant et criminel pour toute l'Afrique. Cela devrait interpeller tous les patriotes africains car quelles que soient nos divergences confessionnelles, politiques et idéologiques avec le régime du Président Laurent Gbagbo, il serait de notre devoir de combattre l'inacceptable et cette pensée unique que l'impérialisme occidental, au nom de l'esprit de la suprématie coloniale occidentale, voudrait imposer sa volonté au détriment des peuples de notre continent.

C'est dans cette optique de résistance de solidarité et de lutte pour les Etats-Unis d'Afrique indépendants, que notre Parti, ACTUS/prpe adresse sa solidarité militante et anti-impérialiste au Président Laurent Gbagbo et au peuple frère ivoirien. Nous tenons ici, à lui exprimer par ailleurs, nos félicitations pour sa réélection à la magistrature suprême du pays (Lire la suite en téléchargeant le fichier joint ci-dessous).


Télécharger toute la déclaration de l'ACTUS/PRPE (18 pages) en fichier PDF (cliquer): ICI