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mardi, 07 juillet 2015

LES 10 VERITES DU PEUPLE GREC AU MONDE

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Lors du référendum historique du 5 juillet 2015, les Grecs ont envoyé un message de rejet à l’oligarchie politique et financière de l’Europe et un message d’espoir aux peuples du monde.



1. NON à l’Europe de l’austérité, à l’Europe des banques et de l’oligarchie et à l’Europe égoïste. Les politiques d’austérité sont politiquement coûteuses, économiquement inefficaces et socialement désastreuses. Loin de relancer la croissance, la réduction des dépenses, la diminution des salaires et des pensions de retraite, le démantèlement des services publics, y compris d’éducation et de santé, la destruction du code du travail et des acquis sociaux conduisent inévitablement à une contraction de la consommation.

2. OUI à l’Europe sociale, à l’Europe des peuples et à l’Europe du partage. En temps de crise, les Etats doivent adopter une politique de New Deal et réaliser des investissements massifs afin de relancer l’économie. Les mesures de protection sociale doivent être renforcées afin de protéger les catégories les plus vulnérables de la population. De la même manière, une hausse du salaire minimum enclenchera un cercle vertueux car elle relancera la consommation, remplira le carnet de commandes des entreprises, lesquelles embaucheront de nouveaux salariés pour répondre à cette demande, ce qui permettra à l’Etat d’augmenter ses recettes fiscales grâce à ces nouveaux contribuables et de diminuer ses dépenses d’allocations-chômage grâce à la baisse du nombre de personnes sans emploi. Ces nouvelles sources de revenus pour la nation permettront de renforcer les services publics à destination du peuple.

3. NON à la dictature de la finance, aux ultimatums, au chantage de la Troïka, au terrorisme politique, économique, financier et médiatique et aux menaces en tout genre. Il est inadmissible que la Commission européenne, composée de technocrates non élus – donc sans aucune légitimité populaire – décide de la politique économique et sociale d’une nation souveraine. Il s’agit là d’une atteinte à la démocratie et une remise en cause du droit inaliénable des peuples à l’autodétermination.

4. OUI à l’indépendance, à la volonté sacrée des peuples, à la liberté et à la dignité. En portant au pouvoir un gouvernement progressiste mené par Alexis Tsipras de SYRIZA, les Grecs ont voté pour un programme de relance économique anti-austérité et un renforcement de la protection sociale. Aucune entité ne peut interférer dans cette décision souveraine d’un peuple libre.

5. NON à la dette inique, mathématiquement impayable, destinée à asservir les peuples et à satisfaire l’appétit de la finance internationale. Il est temps de mettre fin au système actuel qui interdit à la Banque centrale européenne de prêter directement aux Etats aux mêmes taux que ceux réservés aux banques privées, c’est-à-dire entre 0 et 1%. La Grèce pourrait résoudre le problème de la dette si une telle réforme était adoptée. Aujourd’hui, lorsque la Grèce a besoin d’un financement, elle est obligée de passer par les banques privées qui lui prêtent à des taux usuraires pouvant atteindre les 18%, des emprunts qu’elles ont-elles-mêmes souscrits à des taux inférieurs à 1% !

6. OUI à un audit international des dettes publiques, à la renégociation et à l’annulation des emprunts illégitimes. Selon la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque, « la dette issue des mesures de la Troïka constitue une violation caractérisée des droits humains fondamentaux des résidents de la Grèce. Ainsi, nous sommes parvenus à la conclusion que la Grèce ne doit pas payer cette dette, du fait de son caractère illégal, illégitime et odieux. […] Le caractère insoutenable de la dette publique grecque était évident depuis l’origine pour les créanciers internationaux, les autorités grecques et les grands médias. Pourtant, les autorités grecques et certains gouvernements de l’Union Européenne se sont ligués pour rejeter une restructuration de la dette publique en 2010, dans le seul but de protéger les institutions financières privées. Les grands médias officiels ont dissimulé la vérité au public en soutenant que le plan de sauvetage allait être bénéfique pour la Grèce, tout en passant en boucle le récit selon lequel la population ne faisait que payer pour ses propres turpitudes ».

7. NON à l’accumulation des richesses, à l’égoïsme et à l’individualisme. L’Europe actuelle est le paradis des nantis et l’enfer des peuples. Elle est l’illustration parfaite de la célèbre maxime voltairienne selon laquelle « une société bien organisée est celle où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne ».

8. OUI à la répartition des richesses, à la solidarité et à la défense de l’intérêt général. La crise actuelle n’est pas due à une question de ressources car l’Europe n’a jamais été aussi riche de son histoire. Il est donc urgent de procéder à une répartition équitable des richesses et de placer la dignité humaine au centre du projet européen.

9. NON à la dictature des puissants. La Grèce, berceau de la démocratie, rappelle à l’Europe et au monde le fameux avertissement de Maximilien Robespierre. Le Héros de la Révolution française qui, dès le départ, avait choisi le camp des pauvres, avait dénoncé « le joug de l’aristocratie des riches, la plus insupportable de toutes » : « Les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ».

10. OUI à la révolte des peuples contre toutes les injustices, à l’insurrection civique et pacifique et à la résistance à l’oppression. Les peuples ne sont pas condamnés à l’indifférence et à l’humiliation et ont le pouvoir de prendre en main leur propre destin. La misère n’est pas une fatalité mais une décision politique imposée par les élites rapaces et insatiables. L’heure est à la révolte de la plèbe, des écrasés et des révoqués contre la brutalité de la finance mondiale.

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamra...

In Al Mayadeen

 

Source: INVESTIG'ACTION

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En Grèce et partout ailleurs

mercredi, 12 janvier 2011

48H APRES LE DEPART D'OBASANJO: LE GRAND DILEMME DE OUATTARA


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In Le Nouveau Courrier N°176 du 12 Janvier 2011 par Emmanuel Akani


Alassane Ouattara qui accepte de collaborer avec Laurent Gbagbo. Du nouveau, même si la décision est assortie de conditions. Comment en est-on arrivé là ? Retour sur le séjour de l'ancien président nigérian sur les bords de la lagune Ebrié.


48 h après le départ de l'ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo, qui a séjourné à Abidjan les 9 et 10 janvier, Alassane Ouattara se retrouve dans une situation embarrassante. Jusqu'au week-end dernier, l'homme était partagé entre deux sentiments : continuer de prôner l'intervention des forces militaires de l'Ecomog contre la Côte d'Ivoire pour l'imposer aux Ivoiriens ou écouter les médiateurs mandatés par l'Union africaine (Ua) et la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) qui l'invitent à la table de négociation. Depuis hier lundi, après le départ de l'ancien chef d'État nigérian qui effectuait une visite privée à Abidjan, avec la caution de Goodluck Jonathan et ses pairs de la Cedeao, le président du Rdr semble avoir décidé de saisir la main tendue de Laurent Gbagbo, pour une sortie de crise apaisée. C'est pourquoi il a annoncé, juste quelques heures après qu'Obasanjo s'est envolé pour Abuja, son désir de travailler avec le président Gbagbo dans le cadre de la mise en place d'un gouvernement d'union. A condition, selon lui, que le président de la République reconnaisse «sa victoire». Une réserve pour se donner de la contenance face à ses partisans et donner l'impression qu'il maîtrise la situation.

D'ailleurs, tout en donnant son accord aux médiateurs pour des négociations entre Gbagbo et lui, Alassane Ouattara brandit toujours l'épouvantail de l'attaque armée pour renverser Laurent Gbagbo. Quand lui-même parle de commando armé pour enlever le président de la République, ses lieutenants appellent la communauté internationale, France et États Unis en tête, à lâcher des bombes sur la Côte d'Ivoire. L'ambassadeur de Côte d'Ivoire à l'ONU, Youssoufou Bamba ( ?), a ainsi déclaré hier, à New York, que «nous sommes dans la dynamique de l'usage de la force qui constitue un ultime recours quand les autres mesures ont été inopérantes».

Une cacophonie qui, ajoutée aux menaces que le camp Ouattara fait peser tant sur les fonctionnaires et agents de l'État que sur les opérateurs économiques, permet de comprendre que la cause est entendue pour le protégé de Nicolas Sarkozy. Et cela, Ouattara le sait!

Les dessous de la visite d'Obasanjo

Les tentatives de récupération de la visite d'Olusegun Obasanjo par l'Élysée ont fait long feu. Et les médias et agences de presse français qui parlaient d'une ultime chance donnée à Gbagbo pour quitter le pouvoir ont très vite déchanté. Selon une diplomate nigériane au cœur des échanges entre Obasanjo et les deux protagonistes de la crise, il n'a nullement été question d'ultimatum. La mission de bons offices de l'ancien chef d'État visait surtout à tenter de rapprocher les deux positions et faire entendre raison particulièrement au locataire du Golf hôtel. «Obasanjo est venu demander à Ouattara, à la demande des chefs d'Etat de la Cedeao, d'accepter de collaborer avec Laurent Gbagbo. Il l'a rassuré qu'un poste sera taillé sur mesure pour lui et lui a surtout expliqué que la Cedeao n'est pas en mesure d'envoyer une force de l'Ecomog en Côte d'Ivoire ; pour plusieurs raisons. D'une part, parce que la sous région a plus intérêt à écouter les deux parties et régler le problème de façon pacifique. Par la négociation et non par la force militaire qui pourrait créer des violences susceptibles de s'étendre dans les pays limitrophes et au-delà. D'autre part, le Nigeria, grand pourvoyeur de soldats, ne peut s'engager dans une telle opération, vu la situation actuelle du pays. Les élections prévues en avril approchent à grands pas et sont déterminantes. C'est pourquoi le président Obasanjo a multiplié les têtes-à-têtes avec le premier ministre Alassane Ouattara qu'il a rencontré à trois reprises au cours de son séjour. Je peux vous dire qu'il est reparti sur une bonne note», a rassuré la diplomate nigériane. Le président Obasanjo, qui a une parfaite connaissance du dossier ivoirien, «est venu en ami en Côte d'Ivoire, pour qu'on recherche ensemble la solution», soulignait lundi le ministre des Affaires étrangères, Alcide Djédjé. Il aura réussi un beau coup, sans bruit, si Alassane Ouattara décidait de respecter la parole donnée. Pourvu que ses maîtres, Sarkozy et Obama, lui laissent la latitude de savoir ce qui est bon pour lui.



Source : LE NOUVEAU COURRIER

samedi, 18 décembre 2010

DESTABILISATION DE LA COTE D'IVOIRE : L'ARMEE FRANÇAISE S'APPRETE A ENTRER EN SCENE DEPUIS LE BURKINA



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In Le Nouveau Courrier N° 158 du 18 Décembre 2010 par Gilles Naismon

Profitant des relations «sournoises» qui le lient à Blaise Compaoré, le président Nicolas Sarkozy s'apprête à entrer en scène dans quelques heures pour obtenir le départ de Laurent Gbagbo par la force.


Selon une source aéroportuaire au Burkina Faso, trois cargos militaires français ont atterri dans la soirée du jeudi 16 décembre sur le tarmac à Ouagadougou. Le «package de Sarkozy», composé de soldats français et de logistiques militaires, poursuit notre source, sera acheminé vers la Côte d'Ivoire par sa frontière nord. Les Forces françaises auraient été reçues par le général Emmanuel Beth, ancien patron de la Force licorne, nommé récemment ambassadeur de France au Burkina Faso.

Avant même la prise officielle de service de l'ambassadeur de France au pays des Hommes intègres, sa nomination avait fait des gorges chaudes sur les bords de la lagune Ebrié. Les supputations allaient déjà bon train du côté de la Côte d'Ivoire, pays où ce dernier a commandé de 2002 à 2003 la force française d'interposition, la Licorne.

Le général Beth à l'œuvre

Les analystes des enjeux politico-diplomatiques avaient vu dans cette nomination une crainte de la métropole d'une déflagration en Côte d'Ivoire au cas où le scrutin présidentiel ne se tiendrait pas comme elle le souhaitait. Emmanuel Beth, non loin de là, pouvait bien coordonner une éventuelle intervention militaire. Les prévisions des autorités françaises anti-Gbagbo semblent se confirmer, au point de vouloir convoyer du renfort en zone rebelle. Ce renfort à la rébellion, révèle notre source, en marge à l'ultimatum de Sarkozy à son homologue ivoirien, à qui il « demande de céder le pouvoir dans les 72h» confirme une volonté de la France d'intervenir militairement en Côte d'Ivoire. Ainsi, après que son filleul ait enregistré un échec patent dans la prise de la Rti et la Primature, jeudi et vendredi, mais surtout l'avènement de la guerre civile qu'il appelait de tous ses vœux en Côte d'Ivoire, Nicolas Sarkozy a décidé lui-même d'entrer en scène pour imposer un individu qu'il contrôle aux Ivoiriens.

Les cargos français, nous a-t-on confié, ont été mis en route dans la nuit d'hier en direction de la zone nord de la Côte d'Ivoire. Et ses hommes appuieront la rébellion ivoirienne au cas où l'armée régulière engageait une offensive de libération des territoires occupés par les hommes d'Alassane Ouattara. On se rappelle que sur ordre du prédécesseur de Nicolas Sarkozy, une partie de la flotte militaire ivoirienne avait été anéantie, le 6 novembre 2004. La France avait là un prétexte tout trouvé pour freiner l'offensive de «l'opération Dignité». Les avions bombardiers ivoiriens « Sukhoï 25 » sont détruits. Mais une réaction entraînant une autre, les patriotes sont descendus dans la rue dénonçant «l'occupation de leur pays et la tentative de renverser le président Laurent Gbagbo, orchestrée par la France». C'est par millier qu'ils avaient convergé vers l'aéroport d'Abidjan pour «le libérer». Cette fois, ce sera certainement un autre match.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

LES PREUVES DE LA COLLUSION ONU-FORCES REBELLES POUR UN COUP D'ETAT EN COTE D'IVOIRE

 

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L'ONU, sa représentation locale l'ONUCI, les Etats-Unis d'Amérique, la France, l'Union Européenne, la CEDEAO, le Burkina-Faso, le Sénégal, et le Nigéria, pays dits démocratiques, états frères africains et organisations de la paix préparent en coalition contre la Côte d'Ivoire, un coup d'état militaire, au mépris de toute réserve diplomatique, au mépris de notre souveraineté, de nos instituttions et de la volonté du peuple ivoirien qui a porté le Président Laurent GBAGBO au pouvoir. Avec tout le risque que cela comporte de faire basculer la Côte d'Ivoire et toute la sous-région ouest-africaine dans une rwandadisation plus grave et plus étendue que celle déjà enregistrée dans l'histoire récente et malheureuse de notre continent. Voici, en photo, les preuves de la conspiration internationale contre un pays africain souverain déterminé à ne se soumettre à aucun diktat, d'où qu'il vienne, et à vivre dans la paix, ainsi que dans la liberté de décider pour lui-même de sa destinée.

Le jeudi 16 décembre 2010, ces forces et états coalisés ont aidé les rebelles ivoiriens (en brassards bleus onusiens, appuyés de casques bleus onusiens) et des assaillants fondus dans la masse des marcheurs, armés d'armes de guerre, à mener leur assaut insurrectionnel contre la Côte d'Ivoire. La presse acquise à leur cause a même parlé d'assaut final. Cela n'a été rien d'autre, au final, qu'un coup d'épée dans l'eau. Par la grâce de DIEU et par la maîtrise de soi  et le professionnalisme dont ont fait montre nos Forces de Défense et Sécurité (FDS). Nous avons déploré avec une grande amertume la mort de 20 frères Ivoiriens (10 agresseurs et 10 éléments des FDS), arrachés à l'amour de leurs familles par la bêtise humaine au service de causes perdues et d'ambitions politiques surdimensionnées. Pendant ce temps, un certain Nicolas SARKOZY, ne comptabilisant que la mort des 10 agresseurs armés, se fend en menaces contre Monsieur et Madame GBAGBO, dans des déclarations à l'emporte-pièces, à Bruxelles. L'occasion était trop belle. Comme en Guinée. Ces charognards n'ont besoin que de notre sang versé, dont ils se repaissent, pour alimenter leurs diatribes racistes et leurs arguties haineuses.

Afrique, tu en es témoin! Terre, tu en es témoin! Nous ne voulons plus de médecins après la mort qui viennent s'apitoyer sur notre continent. Si vous avez encore de la dignité et un peu de considération pour la vie, pour les droits humains et la liberté des peuples de se choisir les dirigeants qu'ils veulent, vous êtes interpellés, peuples africains et peuples du monde!


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

vendredi, 17 décembre 2010

LES IMAGES DES MEDIAS INTERNATIONAUX TEMOIGNENT : SUR LE TERRAIN, L'ONUCI SE CONFOND AVEC LES REBELLES


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In Le Nouveau Courrier N°157 du 17 Décembre 2010 par Benjamin Silué

La collusion Onuci-RHDP-rébellion était un secret de polichinelle. Les médias français en ont été témoins hier.

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Troublant reportage hier soir sur la chaîne de télévision française Canal +, qui montrait les combats de l'hôtel du Golf, opposant Forces de défense et de sécurité ivoiriennes et rebelles des Forces nouvelles, du côté des seconds, dont la base est l'hôtel du Golf. Pour le voir sur le web, tapez l'adresse suivante :

http://bit.ly/fpe6oi

Premièrement, les images nous montrent que les rebelles disposent d'armes lourdes stockées à l'hôtel du Golf. Sachant qu'historiquement, cet hôtel abritait des membres du gouvernement placés sous la protection des Casques bleus, et non un régiment armé d'une force cantonnée dans le Centre, le Nord et l'Ouest, l'on se pose une question : comment ces armes et ces munitions de guerre sont-elles arrivées à l'hôtel du Golf ? L'ONUCI escortant en permanence les locataires politiques de cet hôtel, elle devra forcément s'expliquer sur la manière dont ces armes de guerre sont arrivées dans cet endroit que les « soldats de la paix» avaient vocation à «sanctuariser». L'ONUCI aurait voulu installer la guerre civile à Abidjan qu'elle ne s'y serait pas prise autrement.

Objectivement, elle a créé une base avancée de la rébellion dans la capitale économique. L'Histoire - car on écrit toujours l'Histoire, souvent désastreuse, des opérations de l'ONU - le retiendra.

De plus, l'on voit des images de combats où les soldats de la rébellion de Guillaume Soro se confondent avec les Casques bleus. Les deux groupes d'hommes en arme portent des brassards bleus. Les deux groupes d'hommes portent des armes de guerre et sont en posture de guerre. La collusion est manifeste ! Et l'on se demande ce qui se serait passé si, en visant un rebelle des Forces nouvelles, l'armée ivoirienne avait tué un soldat onusien...

La situation créée par Choi et ses hommes, qui poussent les Casques bleus à venir en appui logistique à une force belligérante, est en contradiction avec les attributions des soldats de la paix de l'ONU. Les Casques bleus ne peuvent intervenir que pour surveiller l'application d'un cessez-le-feu, désarmer et démobiliser les combattants, protéger les populations civiles, faire du maintien de l'ordre, former une police locale, et déminer. Le mandat spécifique de l'ONUCI, qui reste dans les limites des résolutions sur la Côte d'Ivoire, ne l'autorise pas non plus à jouer aux supplétifs d'une force combattante. ONUCI-FM, qui s'est transformée en appendice du RHDP, viole de la même manière ses attributions, consistant «à faire comprendre le processus de paix» aux Ivoiriens, mais aussi à «encourager le dialogue inter-ivoirien, l'échange et la tolérance». Le moins que l'on puisse dire est que l'on en est bien loin.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

LE RHDP ORGANISE UNE MARCHE PACIFIQUE AVEC DES ARMES DE GUERRE

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Des rebelles au service d'Alassane Dramane Ouattara dans la cour de l'Hotel du Golf, en partance pour la RTI. Remarquez qu'ils portent des brassards bleus de soldats de l'ONUCI. Vous avez dit complot ?


Récit déprimant et spectacle désolant que ce qu'il nous a été donné de voir et d'entendre, hier, sur les antennes de la télévision ivoirienne : la marche « pacifique » du RHDP pour installer BROU Aka Pascal à la tête de la RTI s'est soldé par un bilan fort dramatique de 20 morts dont 10 parmi les agresseurs voire assaillants (c'est le lieu de le dire) et 10 parmi les forces de l'ordre. Comment une marche sensée être pacifique ou annoncée pour l'être peut-elle au final faire des morts par balles, tirées avec des armes de guerre, parmi les forces de défense et de sécurité ? C'est le tour de force qu'aura réussi le RHDP qui se prévaut pourtant de la philosophie pacifiste du Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY avec qui ils n'ont visiblement aucun lien ! Il ne fallait donc pas être étonné de la réaction vigoureuse (mais malgré tout contenue) de nos agents de l'ordre. Au demeurant, un mort de plus dans ce pays est un mort de trop, quel que soit son camp ou ses opinions.

Malheureusement, la coalition des conspirateurs prévoit une autre marche, ce jour, vendredi 17 décembre 2010 pour, disent-ils, installer dans ses bureaux de nouveau Premier Ministre d'ADO, à la Primature au Plateau, SORO Guillaume, le chef rebelle par procuration qui a enfin remis son pouvoir au véritable patron et parrain de la rébellion en Côte d'Ivoire : Alassane Dramane OUATTARA, qui s'était toujours caché au monde et qui est aujourd'hui clairement découvert. Ce débat est désormais clos, DIEU soit loué ! La « Radio ONUCI FM Mille Collines » du Sébroko Frantel, en pleine intox, pousse l'incongruité jusqu'à remercier les FDS de ne pas être sortis (elles qui circulaient par milliers dans les rues d'Abidjan et de l'intérieur du pays), d'avoir désavoué le pouvoir en place, et se targue de savoir quelle armée est dehors. En effet, ONUCI FM affirme, pince sans rire, doctoralement, que celle qui est dehors est anglophone. En vertu des droits qui nous sont conférés, en notre qualité d'observateur de la vie politique ivoirienne, nous lui décernons le prix Nobel de la désinformation. On ne peut pas faire pire !

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Pour en revenir à cette marche en armes de guerre, voici donc, comment le RHDP nous donne une fois de plus la preuve de sa culture de la violence et du crime. L'ONU, l'ONUCI, l'UE, la France, les Etats-Unis et la CEDEAO sont personnellement responsables de cette vingtaine de décès, eux qui se font les défenseurs des droits de l'homme et qui restent aphones aujourd'hui devant les morts par balle parmi les FDS. Comment se l'expliquent-ils, eux qui ont annoncé à la face du monde la marche « pacifique »  de leurs poulains ? Naturellement, leur presse aux ordres fait la fine bouche sur le drame et se contente d'une condamnation hémiplégique du régime ivoirien, agitant au besoin le chiffon rouge du TPI. Ce monstre en carton, ce tribunal des perdants, ne nous effraie guère dans la mesure où ceux qui doivent le craindre, ne sont pas du côté que l'on croit mais plutôt de celui de ceux qui ne manqueront pas d'y être traduits à la fin de la crise ivoirienne et dont le seul salut se trouve dans la prise du pouvoir, fût-il dans un fleuve de sang. DIEU qui est le juste juge et qui a été le témoin privilégié de toutes les atrocités commises dans notre pays depuis la nuit du 19 septembre 2002 par les filleuls d'ADO, et particulièrement dans les zones CNO, saura trancher avec l'équité qui lui est universellement reconnue et qui est sa nature même.

Pour rappel, il est clair dans l'esprit de tous ceux qui sont encore habités par l'honnêteté que le scrutin présidentiel ivoirien a été marqué, au second tour, par de graves irrégularités qui ont fait invalider les résultats d'au moins cinq départements du Nord, fief d'Alassane OUATTARA, leader du RDR. Une fraude massive y a été dévoilée, y compris par les observateurs internationaux. Pour preuve, sur les 20.078 procès-verbaux d'élection en provenance des bureaux de vote, 2.200 ont été rejetés par les ordinateurs de SILS Technologie, la société partenaire de la CEI pour le traitement des résultats de l'élection présidentielle. Pour la simple et bonne raison que sur ces procès-verbaux, dans une intention manifeste de tricher, les présidents de ces 2.200 bureaux de vote ont enregistré un nombre de voix pour Alassane OUATTARA qui est supérieur au nombre même des inscrits. Ce qui représentait, en définitive, un report inexplicable et inexpliqué de plus de 630.000 voix sur le score du candidat du RDR. Franchement hallucinant ! Cela ne peux être accepté ni aux Etats-Unis ni en France. Car tous les ordinateurs du monde pourvus d'un tableur EXCEL fonctionnent strictement de la même façon. A la limite, c'est une arithmétique si simple et une logique tellement triviale qu'un enfant du primaire ne s'y ferait pas prendre. Et c'est ce résultat honteusement extorqué, bassement volé, qu'ADO veut nous faire avaler, avec l'aide des donneurs de leçons universels, racistes et méprisants que sont les pays occidentaux. Il espère ainsi nous contraindre à accepter l'escroquerie morale selon laquelle il serait le vainqueur du scrutin présidentiel du dimanche 28 novembre 2010 et revendique à cor et à cri le fauteuil occupé par Laurent GBAGBO, le véritable élu du peuple digne de Côte d'Ivoire. Il devrait en avoir honte, lui qui est adoubé républicain et démocrate par une certaine « communauté internationale » en plein délire.

Sur la question, les Saintes Ecritures sont on ne peut plus clair et c'est même une trivialité universelle : « L'athlète n'est pas couronné, s'il n'a pas combattu suivant les règles » 2 Timothée 2 : 5. Simple bon sens. D'où vient-il donc que les Etats-Unis et la France veulent-ils faire de lui roi en Côte d'Ivoire. Cette conspiration ne passera pas. Comme d'ailleurs toutes les autres savamment et constamment orchestrées contre notre pays depuis septembre 2002. Le combat de David (la Côte d'Ivoire) contre Goliath (la coalition Etats-Unis, France, ONU, UE et CEDEAO) a commencé et tous ceux qui on un peu de culture savent comment ce pugilat biblique s'est achevé. Il n'arrivera pas autre chose en Côte d'Ivoire, soyez-en certain !

Terre, terre, tu es prise à témoin !


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !



DINDE Fernand AGBO


Dernière heure: Nicolas SARKOZY donne un ultimatum au Président Laurent GBAGBO pour quitter le pouvoir avant la fin de ce week-end du 17 au 19 décembre 2010, selon les médias français. Pour qui se prend-il?