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lundi, 19 novembre 2012

FRANCE: L'UMP ET L'EFFET BOOMERANG DE SON IMPOSTURE EN COTE D'IVOIRE


AHOUA DON MELLO 3.gif


L’UMP, le parti qui a porté au pouvoir Nicolas SARKOZY et qui avait proscrit de son vocabulaire le mot recomptage des voix lorsque Laurent GBAGBO et Alassane OUATTARA réclamaient chacun la victoire lors des élections presidentielles 2010 en Côte d’Ivoire, vient de reconnaitre les vertus du recomptage après avoir expérimenté la fraude électorale et la proclamation frauduleuse des élections à partir du QG des différents candidats. 

En effet, après avoir formé, soutenu et intronisé des fraudeurs un peu partout en Afrique, l’UMP avait estimé que sa méthode était suffisamment éprouvée pour l’appliquer à elle-même. Deux méthodes enseignées à OUATTARA ont été tentées lors des élections à l’UMP: 

1- LA METHODE DE CLONAGE DES BULETTINS DE VOTE: 

A Nice, dans un bureau de vote, le nombre de bulletins de vote dans l’urne est deux fois supérieur au nombre de votants, exactement comme ce qui a été appliqué par OUATTARA dans la zone N.I.CE (Nord Ivoirien, CEntre) de la Côte d’Ivoire. Ainsi, le taux de participation proclamé à 71% à la fermeture des bureaux de vote en Côte d’Ivoire est passé à 81% à l’annonce des résultats au QG de M. OUATTARA avec donc 10% de bulletins clonés. 

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2- LA METHODE DE PROCLAMATION DES RESULTATS AU QG: 

Les deux candidats UMP, sans attendre les résultats officiels de la structure ayant en charge la proclamation des résultats définitifs, s’appuient sur les résultats de leurs représentants pour revendiquer la victoire exactement comme leur Copé pardon leur copain, excusez moi, leur fillon pardon leur filleul à fait en Côte d’Ivoire. 

L’Union Européenne n’a gelé aucun revenu ni privé Nice de médicaments, l’ONU n’a levé aucune armée pour installer la démocratie, ils ont décidé de prendre sans honte la solution formulée par leur ennemi mortel en Côte d’Ivoire et qu’ils ont combattu avec des bombes: le recomptage des voix. 

Ce qui est bien pour la France est certainement un luxe pour l’Afrique, ainsi va la françafrique. 


DON MELLO Ahoua 

Dr Ingénieur des Ponts et chaussées de Paris 

jeudi, 26 avril 2012

PRESIDENTIELLE FRANÇAISE: SARKOZY DIVISE LA CLASSE POLITIQUE IVOIRIENNE

 

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L'élection présidentielle en France ne laisse pas indifférents les Ivoiriens, particulièrement la classe politique divisée entre pro et anti Nicolas Sarkozy, le président sortant, arrivé deuxième dimanche derrière François Hollande à l'issue du premier tour.

 

Ancienne colonie française, la Côte d'Ivoire a maintenu des relations privilégies avec son ex-métropole qui demeure un de ses principaux fournisseurs et clients.

Mais, c'est surtout l'intervention décisive de l'armée française pour permettre l'arrestation de Laurent Gbagbo et installer Alassane Ouattara au pouvoir après les meurtriers affrontements post-électoraux de novembre 2010 qui façonne le regard des Ivoiriens sur l'élection présidentielle en France.

Ce regard est bien évidemment différent selon que l'on est proche du camp Ouattara ou que l'on est militant du Front populaire ivoirien (FPI) ou sympathisant du président déchu Laurent Gbagbo.

Pour ou contre Sarkozy?
                                                                                     
Le Rassemblement des Républicains (RDR) et ses alliés du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), partisans d'Alassane Ouattara, sont sans réserve pour la réélection de Nicolas Sarkozy. Le RDR, parti d'Alassane Ouattara, a signé le 14 avril à Paris avec l'UMP de Nicolas Sarkozy un "accord de coopération et d'amitié". Les deux présidents se targuent d'être des amis intimes de longue date et le pouvoir à Abidjan voit d'un mauvais œil une défaite de M. Sarkozy qui signifierait la perte d'un soutien de taille à l'Elysée.

"Si Sarkozy tombe, nous n'aurons plus les mêmes relations avec les nouvelles autorités françaises. Nous n'aurons plus droit à un certain nombre de privilèges que nous avons avec Sarkozy en terme d'appui auprès des institutions internationales, des entreprises françaises, au plan de la sécurité", fait savoir un militant du parti de M. Ouattara. En face, les partisans de Laurent Gbagbo ne jurent que par la défaite de M. Sarkozy considéré comme leur "principal ennemi". "Nous souhaitons que Sarkozy perde les élections parce qu'il s'est présenté comme notre principal ennemi", soutient un responsable du FPI, Raymond Abouo N'Dori.

"Moi, je ne comprends pas pourquoi les partisans de Gbagbo voient en François Hollande un sauveur", s'interroge un enseignant qui relève que le Parti socialiste français avait demandé, au plus fort de la crise post-électorale, l'exclusion du FPI de l'Internationale socialiste et ne s'était point opposé aux bombardements qui ont entraîné la chute de Gbagbo.

"Nous n'avons pas de raisons objectives de pavoiser sur l'arrivée des socialistes au pouvoir puisqu'ils ne nous ont jamais soutenu mais, entre deux maux, il faut choisir le moindre mal. Hollande représente le moindre mal pour nous", tranche Abouo N'dori. Pour de nombreux Ivoiriens, la réélection ou non de Sarkozy ne changera rien à la politique africaine de la France. 

Hollande et Sakozy? Blanc bonnet et bonnet blanc
                                                 
"La politique reste la politique, je ne vois pas ce que Hollande fera de spécial au niveau des accords de coopération entre la France et ses colonies d'Afrique", se demande Habib, un couturier. "Sarkozy ou Hollande, la politique de la France vis-à-vis de la Côte d'Ivoire ne changera pas d'un iota, la France n'a pas d'amis en Afrique mais plutôt des intérêts", estime Joël Bouabré, fonctionnaire de son Etat.

Pour le politologue Maurice Fahé, les Ivoiriens ont des raisons de ne pas être indifférents à ce qui se joue en France même s'il pense qu'un changement de président ne bouleverserait pas les rapports entre la France et la Côte d'Ivoire.

"La pratique a montré que, que ce soit un gouvernement de gauche ou un gouvernement de droite, la politique africaine de la France restait toujours la même", affirme-t-il. Le politique indique toutefois qu'il peut se produire des "changements à la marge" liés à la personnalité du chef de l'exécutif français ou à son appartenance idéologique. "Si François Hollande venait à être élu président de la France, cela ne changerait pas grand-chose, sauf la proximité avec le président ivoirien et peut-être certains engagements personnels de M. Sarkozy en Côte d'Ivoire", explique-t-il.

"Après tout, la Côte d'Ivoire, comme l'Afrique, n'est qu'un sous-thème dans la présidentielle française, son sort étant depuis longtemps réglé par les accords de coopération, les traités monétaires et la pratique économique, politique et diplomatique", conclut le politologue.

 

Source: CAMEROON VOICE

lundi, 23 avril 2012

QUAND IL PLEUT A PARIS, ABIDJAN EST MOUILLE - SARKO MENACE, OUATTARA TREMBLE

 

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Ce n’est pas encore la grosse peur, mais un vent de panique souffle sur le clan Ouattara et ses divers alliés. Le premier tour de la présidentielle française vient de livrer ses résultats, et il paraît évident que Nicolas Sarkozy est en ballottage défavorable dans la perspective de la «lutte finale». La gauche est à son plus haut niveau depuis longtemps, et selon les sondages le président sortant bénéficiera d’un report de voix globalement assez médiocre de la part des électeurs du Front national (extrême-droite) et du MODEM (centre). La perspective la plus probable est donc la défaite électorale de Nicolas Sarkozy, même si les jeux ne sont pas faits. 

Ces dernières semaines, les observateurs de la vie politique ivoirienne ont tous pris acte de la nervosité qui s’est emparée des dignitaires du Rassemblement des républicains (RDR) et du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Ne se sentant pas satisfaits de l’étrange accord de partenariat signé avec l’UMP, ils ont demandé solennellement à leurs sympathisants ayant la nationalité française de voter pour Nicolas Sarkozy. Un Sarkozy qui devait se demander pourquoi il n’y avait pas de réaction en France à l’activisme des Africain-Français hostiles à sa double épopée ivoirienne et libyenne. Certes, le RDR et l’UMP sont des formations politiques de droite, avec tout ce que cela comporte. Mais l’on ne sent pas la même fièvre dans les autres pays du «pré carré» dirigés par des alliés objectifs de l’UMP. De quoi a donc peur le régime Ouattara ?
 
Un système de gouvernance autoritaire qui repose sur des complaisances parisiennes

Une chose est à noter : si Nicolas Sarkozy perd le pouvoir, ce sera la première fois, depuis l’éclatement de la crise ivoirienne, que les alliés traditionnels du PDCI et du RDR quitteront les lambris dorés de l’Elysée et des cabinets ministériels pour s’installer sur les sièges réservés à l’opposition parlementaire. Ce sera donc un grand saut dans le vide. Déjà, avant la crise, les liens entre la nomenklatura ivoirienne et la droite française étaient patents. Malgré une prévenance de tous les instants des socialistes, Félix Houphouët¬-Boigny soupçonnait François Mitterrand d’instrumentaliser son opposition pour l’affaiblir. Quand Jacques Chirac a été élu en 1995 en battant Lionel Jospin, les journaux progouvernementaux d’alors ont exulté. Pendant longtemps, l’affrontement entre bédiéistes et ouattaristes se déroulait selon la grille chiraquiens contre balladuriens. C’est pour cette raison que l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir sera un sujet de grande joie pour Ouattara, heureux d’avoir «noyé» les réseaux parisiens de Bédié, et de faire savoir à Gbagbo qu’il était le seul opposant d’Afrique subsaharienne à avoir été reçu à plusieurs reprises à l’Elysée dans un contexte de guerre froide franco-ivoirienne où Gbagbo n’avait «droit» qu’à des échanges non formalisés avec des seconds couteaux ou à une photo à la volée à New York, à l’occasion d’une Assemblée générale des Nations Unies. Dans une logique similaire, la victoire électorale de Jacques Chirac en mai 2002 devait sonner l’heure de la reconquête dans l’arrière-cour ivoirienne, où la «normalisation» et la «prise de distance» voulues par le gouvernement de Lionel Jospin avaient permis aux rapports de force internes de s’accomplir à travers l’élection de Laurent Gbagbo en octobre 2000. Le coup d’Etat du 19 septembre 2002, s’il avait abouti à la capitulation d’un Laurent Gbagbo acceptant un exil doré en France, aurait parachevé la «reprise en main» des lobbies droitiers français pour qui la Côte d’Ivoire doit être la continuité géostratégique de la France…
 
C’est bel et bien Nicolas Sarkozy qui a instrumentalisé l’ONU, l’Union européenne et l’Union africaine pour faire prévaloir le récit médiatique douteux accréditant la victoire électorale d’Alassane Ouattara. Il a même appelé à onze reprises en une seule journée un chef d’Etat ouest-africain pour le rallier à la guerre de Ouattara. Contre un grand nombre d’officiers supérieurs de son pays, il a engagé l’armée française dans la bataille d’Abidjan, ordonné l’omerta sur les crimes commis par les supplétifs FRCI qui avançaient grâce aux missiles de la force Licorne, fermé les yeux sur l’assassinat du Français Philippe Rémond à Yamoussoukro et sur le martyre de son compatriote Michel Gbagbo, vidé les fonds de caisse de l’Agence française de développement (AFD) pour payer les salaires du régime Ouattara, intrigué pour envoyer Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale, applaudi la justice des vainqueurs et les dérives tribales du régime ivoirien…
 
Un départ de Sarkozy viendrait au pire moment pour Ouattara…

Nicolas Sarkozy est allé tellement loin avec Alassane Ouattara que ce dernier sait pertinemment  qu’un changement de pouvoir à l’Elysée baissera forcément le niveau des complicités crapuleuses dont il bénéficie à Paris. Il a pourtant construit tout son système autoritaire de gouvernance sur le «droit d’humilier» dont il dispose et sur la muraille d’impunité qui est bâtie autour de lui par la France et au-delà de la France – à l’ONU, dans les institutions de Bretton Woods. Alassane Ouattara est allé tellement loin dans les démonstrations d’amitié avec Sarkozy qu’il pourrait à juste titre craindre un «retour de bâton» des futurs maîtres de la France, qu’il a toujours cajolés grâce à ses relations au Parti socialiste. Des relations – son avocat Jean-Pierre Mignard par exemple – désormais en porte-à-faux avec leur famille politique, «grâce» à la stratégie caricaturale du «tout-Sarkozy» adoptée par l’homme fort d’Abidjan. S’il est élu, François Hollande devra normaliser la relation franco-ivoirienne, désormais regardée même en France comme un signe du renouveau de la Françafrique. Et cette normalisation, Alassane Ouattara, qui supplie la France de maintenir ses bases militaires et de truffer son Palais de coopérants de tous genres, n’en veut absolument pas. Comment gouverner sans béquille ? Là est la question.

Un éventuel départ de l’Elysée de Nicolas Sarkozy interviendrait au pire moment pour Ouattara. Après un an de «grâce internationale» et plus de dix ans d’accompagnement médiatique complaisant, la «bulle explicative internationale», notamment représentée par les différentes ONG financées par les Etats et les grandes entreprises occidentales et qui «notent» la gouvernance des pays africains, commence à se montrer plus exigeante. Tandis que les analystes de la presse parisienne considèrent désormais qu’une dérive autoritaire guette le régime d’Abidjan.

C’est pour anticiper les nouvelles exigences de l’étranger qu’Alassane Ouattara, qui répugne à négocier avec les corps intermédiaires comme les syndicats ou avec son opposition, communique sur le thème d’une main tendue à son opposition qui n’a aucune consistance puisque la logique des inculpations à caractère politique et de la «justice des vainqueurs» se poursuit, voire se renforce avec les dérives de la Direction de la surveillance du territoire (DST). D’une certaine manière, cet ersatz de dialogue inter-ivoirien pourrait même viser à donner de la consistance à Nicolas Sarkozy qui veut visiblement «capitaliser» sur sa prétendue «crédibilité internationale», se fondant notamment sur ses sanglantes épopées libyenne et ivoirienne, «vendues» comme des «victoires de la démocratie» là où elles ont semé la mort et la désolation. Des informations sur un processus de «réconciliation» en Côte d’Ivoire avant le second tour seraient une aubaine pour lui. C’est pour cette raison que l’opposition ivoirienne ferait une belle passe à l’adversaire en se soumettait à l’agenda et au «storytelling» de Ouattarakozy.
 
 
Théophile Kouamouo


mercredi, 18 avril 2012

KARAMOKO YAYORO (RJR) EN CAMPAGNE A PARIS: «SI SARKOZY PERD, NOTRE POUVOIR EST EN DANGER»

 

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Une délégation du Rhdp, conduite par Karamoko Yayoro, séjourne à Paris (France), afin de mobiliser les pro-Ouattara pour accorder leurs suffrages au Président français, Nicolas Sarkozy, dans le cadre du premier tour de l’élection présidentielle qui a lieu, le dimanche 22 avril 2012. A cet effet, vendredi dernier, la délégation a tenu une réunion dans une salle située non loin de la bouche de métro Alexandre Dumas. Selon un participant à cette réunion, M. Yayoro, lors de sa prise de parole, n’est pas passé par quatre chemins pour galvaniser les partisans du chef de l’Etat ivoirien à s’aligner derrière le candidat de l’UMP: «Si Sarkozy perd, notre pouvoir est en danger». Introduisant son discours, le patron du RJR a indiqué : «Nous sommes spécialement venus d’Abidjan pour vous rencontrer. Notre mission est de vous mobiliser afin de voter tous pour Nicolas Sarkozy, celui-là grâce à qui le président Ouattara a été installé au pouvoir». Et d’indiquer, avec une rare lucidité : «Si Sarkozy ne nous était pas venu en aide, Gbagbo serait encore là».
 
Voulant décupler les ardeurs quant à une mobilisation sans faille le dimanche 22 mars, Karamoko Yayoro a cité en exemple la mobilisation des pro-Gbagbo : «N’ayez plus de complexe car ceux d’en face n’en ont pas! Ils ne se cachent pas de supporter les socialistes. Regardez Calixthe Beyala, elle mobilise les Français d’origine africaine à voter pour Hollande». Pour cette raison, dira Yayoro, «je vous demande solennellement d’aller dans tous les foyers parler à vos enfants, aux ressortissants de vos villages respectifs qui ont la nationalité française et dites-leur qu’ils doivent voter pour Sarkozy».
 
En guise de rappel des hauts faits du président sortant dans la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, M. Yayoro affirmera, pour certainement convaincre les indécis : «C’est ce monsieur qui a autorisé la déportation de Laurent Gbagbo. Pour ceux qui croient en Dieu, priez, pour les autres sollicitez vos marabouts, consultez vos cauris, faites tout ce que vous pouvez, mais il faut que Sarkozy passe». Et de conclure, sentencieux : «Nous lui devons ça».
 
Le président de la jeunesse du RDR sera-t-il entendu? Nul doute. Mais la mobilisation de ses ouailles sera-t-elle suffisante pour incliner le plateau de la balance électorale dimanche en faveur d’un Nicolas Sarkozy en perte de vitesse et que les dernières enquêtes d’opinion donnent perdant au second tour face à son rival du Parti socialiste avec au moins dix points? La réponse sera donnée le 6 mai prochain, date de la tenue du second tour de la présidentielle française.
 
 
Souleymane T. Senn in le quotidien ivoirien Notre Voie du 18 avril 2012.

mardi, 17 avril 2012

COPE ET L'UMP CAUTIONNENT-ILS LES APPELS AU MEURTRE DU RDR AVEC QUI ILS PACTISENT?

 

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L'UMP, parti de Nicolas Sarkozy, actuellement dirigé par Jean-François Copé a signé samedi 14 avril à Paris un accord de partenariat avec le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara. Cette signature est intervenue dans le cadre d'une manifestation intitulée "La France avec les printemps africains", en présence de divers représentants et personnalités, comme Mahmoud Saleh, représentant le nouveau président sénégalais Macky Sall, les anciens Premiers ministres guinéens Cellou Dallein Diallo, Sydia Touré et Lansana Kouyaté ...

De quels printemps africains est-il question ici? Du coup d'État, certes printanier, réalisé en Côte d'Ivoire par la France afin d'y installer le futur président de la Cédéao Ouattara le 11 avril 2011 ? Des réélections dans des fauteuils (parfois presque roulants) de toutes les vieilles barbes de la Françafrique à part Wade (Déby, Compaoré, Sassou)? Du récent coup d'État au Mali ? De celui, encore plus récent, en Guinée Bissau?

Les printemps africains, c'est-quoi-c'est-où-c'est-quand-c'est comment (comment)?

Comment le président Guinéen Alpha Condé (tenu pour un chanteur de reggae par Alexandre Adler) doit-il interpréter l'invitation faite à son principal opposant Dallein Diallo?

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Jean-François Copé, l'homme qui ignorait le sens de l'expression "conflit d'intérêts", a paraphé cet accord "de coopération et d'amitié" avec son homologue ivoirien, Amadou Soumahoro et déclaré "Les putschs militaires n'ont plus d'avenir" Au lendemain de la Guinée Bissau et quelques mois seulement après la tentative par balles sur le palais du même Alpha Condé à Conakry, la formule n'était-elle pas superfétatoire ? Au regard du rôle, une fois encore, pénible attribué à la France dans la crise malienne, était-il judicieux d'assurer : "L'échec très rapide du putsch lamentable au Mali ne fait que renforcer ma conviction. Ce type d'opération est condamné par avance" ? Pour JFC, "la nouvelle politique africaine de la France, c'est Nicolas Sarkozy qui la conduit" alors que "la Françafrique, celle de 'Papa m'a dit', c'est celle du PS et de son candidat", François Hollande. Amen.

Il est un point sur lequel aucun journaliste présent n'a manifestement songé à questionner l'ami Copé, ce sont les propos, les menaces même, proférées régulièrement, et encore il y a quelques jours par M.Soumahoro à l'encontre du parti de Laurent Gbagbo : « Désormais, nous allons demander à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du Fpi qui s’attaqueront au Président Alassane (Dramane Ouattara). Nous n’allons plus accepter les arrogances du Fpi. Oui, nous allons les mater. Ils oublient que tous ceux qui se sont attaqués à Alassane se trouvent au cimetière. »

Lorsque la polémique éclatera, Soumahoro reculera en prétextant avoir en fait voulu parler de "cimetière politique". Avant de se lancer dans une nouvelle furieuse diatribe contre les journalistes cette fois... À une semaine du premier tour de la présidentielle française, quoi de plus rassurant : le Secrétaire général de l'UMP signe un partenariat avec un homme qui menace de mort les opposants politiques et se moque du tiers comme du quart de la liberté de la presse ! 

Photo - dr   Texte - J.O.


PS : On murmure aussi ici et là que cette manifestation n'aurait en fait eu pour fonction que de contrer médiatiquement le Congrès du Mouvement des Africains de France, initié par Calixthe Beyala le même jour... cela expliquerait peut-être l'étonnante présence au milieu des Ouattaristes d'un ancien très bien vu sous Gbagbo, l'actuel Délégué interministériel à l'égalité des chances pour les Français de l'Outre-mer, Claudy Siar...


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

mardi, 27 décembre 2011

LOOKING FOR NICOLAS SARKOZY

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Looking for Nicolas Sarkozy a passionné les téléspectateurs (1 290 000 téléspectateurs soit une bonne audience pour Arte) mais énervé Lionnel Luca, député des Alpes-Maritimes et proche du président de la République. Dans ce documentaire, le réalisateur William Karel (Mais qui a tué Maggie?, Gallimard, le roi Lire) avait demandé à dix-huit correspondants de la presse étrangère en poste à Paris de juger Nicolas Sarkozy et son quinquennat.

« Durant 1h30, de propagande anti-Sarkozy, ces petits procureurs néostaliniens n'ont eu de cesse de critiquer, dénigrer, ridiculiser le chef de l'État », a expliqué le député du collectif UMP la Droite Populaire. Il a stigmatisé des « journalistes étrangers soigneusement choisis, dont un russe et un chinois sûrement moins bavards chez eux ». Selon lui, « ce documentaire-réquisitoire rappelle les grandes heures de la télévision soviétique. »

Arte « outrage des téléspectateurs qui participent à son financement et se déshonore avec une émission à sens unique », lâche Lionnel Luca avant de demander « comment le CSA compte comptabiliser ce temps ». William Karel, actuellement en tournage en Israël, n'a pas souhaité s'exprimer.

Lire aussi: Sarkozy vu par la presse étrangère


Source: LE FIGARO.FR

00:23 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, nicolas sarkozy, looking for nicolas sarkozy, arte, ump, lionnel luca, william karel | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 28 décembre 2010

LA MISE EN GARDE D'UN DEPUTE SARKOZYSTE

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Didier Julia et Nicolas Sarkozy

 

La position officielle de la France sur la situation ivoirienne n'est pas partagée par l'ensemble des parlementaires. À gauche, certains élus, comme Henri Emmanuelli, François Loncle ou l'ancien ministre Hubert Védrine, s'interrogent. Au sein de l'UMP aussi, certains députés estiment que la position de la France devient dangereuse pour ses intérêts en Afrique. Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne et membre de la commission des affaires étrangères, nous a fait savoir qu'il a sondé ses collègues et que 30 à 40% d'entre eux commençaient à changer de ligne. Il a décidé de briser la chape de plomb et il a accordé son premier entretien sur cette affaire à Kernews, mardi 28 décembre, au micro de Yannick Urrien.

Kernews : Tous vos collègues parlent de l'accrochage que vous auriez eu avec Michèle Alliot-Marie lors de la dernière réunion du groupe UMP de l'Assemblée nationale, quelques jours avant Noël... Que s'est-il passé ?

Didier Julia : J'ai eu l'occasion, lors de la réunion du groupe UMP qui rassemble tous les députés, en l'absence de François Fillon, de poser trois questions à Madame Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères. Ma première question était de savoir pourquoi la France s'engage-t-elle au premier plan dans un problème de politique intérieure qui concerne la Côte d'Ivoire. La deuxième question : pourquoi le gouvernement français envisage-t-il de prendre des mesures de rétorsion à l'égard de l'entourage du président sortant de Côte d'Ivoire, qui serait à Paris, en leur retirant leurs visas et leurs passeports, alors que cela peut mettre en danger les 15 000 Français qui sont en Côte d'Ivoire et qui subiraient la même procédure. La troisième question : si les soldats français devaient ouvrir le feu sur des Ivoiriens pour un problème de politique intérieure ivoirienne, ce serait une abominable image pour la France, un recul de 50 ans, époque de la canonnière de la colonisation. Au XXIème siècle, ne serait-ce pas vraiment une régression du point de vue historique ? Ces trois questions ont suscité une colère extrêmement violente de Madame Alliot-Marie et cela m'a beaucoup étonné de la part d'un ministre qui se présente comme étant de tradition gaulliste. Le fait pour la France de s'identifier à la position américaine, qui est anti Gbagbo, parce qu'ils n'ont jamais pu conquérir les marchés de Côte d'Ivoire, ce n'est pas une position gaulliste. La position gaulliste, c'est d'abord le respect des pays et de leur indépendance. Ensuite, nous ne sommes pas des supplétifs des Américains dans la politique mondiale. J'ai été frappé par cette réaction passionnelle. J'ai eu l'occasion de passer une note au premier ministre François Fillon en lui disant que l'intérêt de la France et la morale en politique voulaient que nous laissions les pays de l'Union africaine s'occuper de la Côte d'Ivoire et que ce n'était certainement pas à l'ancienne colonie d'imposer son point de vue. Le premier ministre partage tout-à-fait cette approche du problème ivoirien.

Selon certaines indiscrétions émanant de vos collègues, Michèle Alliot-Marie, en privé, aurait des doutes sur la sincérité du scrutin annoncé par l'ONU... Qu'en pensez-vous ?

Notre problème, ce n'est pas d'être pro Gbagbo ou pro Ouattara... Nous nous interrogeons tous en commission des affaires étrangères et je peux dire que l'opinion majoritaire, de tous ceux qui s'intéressent au problème, est de dire qu'il y avait d'un côté une commission soi-disant indépendante, qui était sous le contrôle des Américains, en tout cas sous le contrôle des opposants au président Gbagbo et, de l'autre, un Conseil constitutionnel dont on dit que ce sont des amis de Monsieur Gbagbo, mais c'est quand même le Conseil constitutionnel... Par conséquent, je connais le nord de la Côte d'Ivoire qui est entre les mains de chefs de guerre qui pratiquent, comme chacun sait, le racket sur le coton et le diamant, et il était impossible aux populations qui sont sous leur tutelle de voter autrement que ce qu'elles ont voté. Donc, le problème de la légalité discutable dans le Nord est un réel problème.

Nous avons reçu des témoignages précis d'assesseurs représentant le candidat Gbagbo qui ont dû quitter le bureau de vote à 9 heures du matin parce qu'on les menaçait avec une kalachnikov...

Oui, au sein de la commission indépendante aussi, il y avait deux assesseurs représentant le candidat Gbagbo, contre dix, et ils ont aussi fait l'objet de menaces. Par conséquent, les conclusions de la commission indépendante posent vraiment un problème. Mais je n'en veux pas à Michèle Alliot-Marie. C'est une femme pour laquelle j'ai de l'amitié et une certaine admiration. Ce qui m'inquiète plutôt, c'est qu'elle incarne une tradition gaulliste et, si son attitude l'amenait à soutenir aveuglément le point de vue américain et à ne pas respecter la réalité du scrutin pour des raisons qui m'échappent, eh bien, je dis que son image en pâtirait.

Comment analysez-vous l'influence des médias sur ce dossier ? Il n'y a aucune explication précise sur le fond de l'affaire, on n'entend aucun discours contradictoire, mais une dialectique de guerre et de diabolisation...

Les médias agissent de la même façon dans tous les domaines. Tout le monde a hurlé contre Éric Woerth en le qualifiant d'escroc, de voleur, de menteur, de truqueur, de profiteur... Aujourd'hui, plus personne n'en parle. Lorsqu'ils s'apercevront tous qu'ils se sont trompés, il y en a pas un qui aura l'honnêteté de le dire. Il y aura une petite ligne disant que Monsieur Woerth n'était finalement pas concerné par les problèmes sur lesquels il était critiqué. J'ai connu cela à propos de l'affaire irakienne : ils se sont déchaînés contre nous pendant dix jours ! Le procureur général et les juges ont conclu que l'accusation de collusion avec une puissance étrangère pour intenter aux intérêts fondamentaux de la France était une affaire purement ubuesque et sans fondement. Nous avons été totalement relaxés et nous avons eu droit à trois lignes dans les journaux... Regardez, toute la presse s'est déchaînée sur le problème des retraites. A l'étranger, certains pensaient que la France était sens dessus dessous et que c'était la révolution dans la rue... Tout le monde nous interrogeait sur le désordre de la société française et plus personne ne parle des retraites aujourd'hui ! Dans la presse française, tout le monde va dans le même sens et, lorsqu'ils feront marche arrière, on va passer à autre chose...

Alors, faisons un peu de prospective, car chaque opération de désinformation qui a été entreprise a des conséquences sur une décennie. La conséquence de la première guerre du Golfe a été l'émergence de l'islamisme radical et des attentats du 11 septembre 2001... C'est vrai...

La deuxième guerre a entraîné le massacre des chrétiens d'Irak et d'Orient, qui doivent fuir leurs pays respectifs...

Oui...

Alors, quelles seront les conséquences de cette affaire ivoirienne ?

J'ai dit à Michèle Alliot-Marie que si nous continuons dans cette voie, les Français seront tous remplacés par les Chinois, les Brésiliens, les Indiens, et la France disparaîtra de l'Afrique. C'est très dommage. J'ai aidé le président Sarkozy à être élu, je soutiens son action réformatrice très méritante en France, mais je ne peux pas suivre une politique mondiale lorsqu'elle met en cause l'influence et la crédibilité de la France dans un continent, surtout l'Afrique, qui est le continent d'avenir. En 2050, l'Afrique sera plus peuplée que la Chine. C'est un continent en pleine expansion économique, qui est en train de s'organiser, dont les ressources sont considérables, et c'est vraiment un continent d'avenir. La France risque de se couper pendant longtemps d'un pays d'avenir. Si cela s'amplifiait, ce serait une grave régression.


Sources: GBAGBO.CI